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 mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)

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MessageSujet: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Mar 17 Avr - 10:22

Mon bloc note dans les mains j’suis aligné avec mes camarades pour la relève du soir. Dirigée par le chef de traumato, on fait le tour des urgences et de la réa pour briefer tout le monde sur les urgences de la nuit. Trois internes plus loin, y a Nur, l’air vague, les mains dans les poches, dégoulinant de sa nonchalance naturelle qui plait à tout le monde. Surtout à moi. J’arrête pas de lui glisser des coups d’oeil plus ou moins discret en écoutant à moitié David faire son recap sur le patient de la 103. ... Et il a du liquide dans les poumons, on va donc… Je pouffe de rire, comme à chaque fois que quelqu’un dit ça. A force de danser sur “He’s got fluid” dans Scrubs à tout bout de champs, j’ai même plus l’impression que c’est un symptôme, juste une blague. J’me tourne vers Nur, par réflexe, elle me regarde pas. Mon sourire s’efface, j’suis rapidement interrompu. Ca te fait rire Teague que Mr. Jackson ait du liquide dans les poumons ? Je tourne la tête, le titulaire est juste devant moi, mais comme à chaque fois je peux pas m’empêcher de pouffer de rire avant de me mordre l’intérieur de joue et de secouer vivement la tête. Non, non absolument pas… C’est… terrible. Que je bafouille, là y a Mr. Jackson qui se redresse difficilement sur son lit. Comment ça terrible ? J’croyais que c’était pas si grave ? Voilà que toute la promo a les yeux rivés sur moi. Tout le monde sauf Nur. J’crois que c’est le pire.

**

Evidemment, le chef de traumato m’a mis sur les dossiers et après ça, Cruella d’Enfer (je l’appelle comme ça, elle est responsable des urgences et me hait) m’a demandé de rester cette nuit pour faire les examens d’un patient,elle, elle peut pas, elle a son anniversaire de mariage. Et “Oui j’te veux que ça soti toi et pas Franklin, sinon je serais allée voir Franklin, idiot.” Je sais pas si je devais en être flatté ou pas. Bref, belle soirée de merde. J’ai tenté d’échanger ma garde, personne ne pouvait. Et quand on me demandait pourquoi je voulais rentrer au lieu de bosser sur un cas qui serait peut-être un truc super intéressant, j’ai pas su quoi répondre. J’ai pas pu leur dire que je planque mon meilleur ami passablement fou dans notre appartement et que je peux pas le laisser sans surveillance toute une nuit. Alors j’ai haussé les épaules et j’suis parti l’air de rien. Plus qu’une seule solution. Une seule.

**

Elle est dans la salle de radiologie, seule, simplement éclairé par les lumières murales qui aident à lire une radio, en train d’étudier des côtes cassées. Et quand j’entre dans la pièce et qu’elle se retourne sur moi, c’est moi qui ait l’impression d’avoir des côtes cassées. On se regarde et je sais pas quoi dire. J’ai cet air coupable qui m’a pas quitté depuis… depuis combien de temps déjà ? La veille de la disparition de Bo. On s’est pas parlé, du moins, pas directement depuis ce soir-là. C’est normal que je sois aussi mal à l’aise ? Ouais sûrement. Je sors de la poche de mon pantalon bleu clair d’interne un vieux brownie dans son emballage et lui tend dans le vide. Tiens je t’ai.. j’t’ai piqué le dernier brownie à la cafet. En fait, c’était mon dessert de ce midi que je n’avais pas fini mais pour ce soir, il me servira de drapeau blanc à agiter sous son nez, de peur qu’elle me headshot avec son regard-sniper. Vu qu’elle n’attrape pas le brownie je finis par le poser sur le bureau au milieu de la pièce, et recule de deux pas, comme si j’étais en face d’un fauve. Oh wait, c’est le cas en fait. Je… euh… Jenkins m’a foutu sur un patient cette nuit j’peux pas rentrer et… j’avais laissé Bo sous la surveillance de George sauf qu’il est de garde cette nuit… et j’crois que toi non du coup… du coup ça t’embête de rester avec Bo à l’appart ce soir ? J’ai sorti tout ça le plus vite possible pour ne pas lui laisser le temps d’en placer une, de se défiler ou pire encore de me demander pourquoi je lui avais menti en disant que j’avais quitté Fanny alors que ce n’était pas le cas dans le seul but de coucher avec elle. Ouais, principalement pour ça en fait. Je reprends mon souffle et me mords la lèvre inférieure, gêné. Il va pas très bien et… et j’préfère qu’on le surveille, tu vois ? Ouais, elle voit. Mais ça ne m’empêche pas d’essayer de me faire bouillir le cerveau par la simple force de son esprit.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Mar 22 Mai - 19:37


Allez qu’on en finisse, j’voudrais dormir un siècle, j’voudrais m’tirer de cet hôpital avant minuit, j’voudrais ne pas le voir ou alors lui écraser la tête contre un bracard. Mon envie oscille entre les deux dernières options et ça impacte mon humeur volatile. Plus que d’habitude en tout cas. J’me suis faite sermonnée deux fois aujourd’hui. Soi-disant pour mon comportement trop agressif. Soupir et regard loin. J’serre les poings enfoncés dans mes poches en espérant que ça passe. En attendant que je puisse nier avec brio que même sans poser mes yeux sur lui, je sais exactement où se trouve Arthur dans la pièce. Pour mieux le détester, c’est ce que je me dis. Remarque jusqu’à maintenant, j’étais devenue douée pour l’éviter et l’ignorer, au moins autant que lui le faisait. Mais maintenant qu’on n’a plus à s’inquiéter de savoir si on retrouvera Bo ou non, les tensions tenues en laisse, la colère qui a eue le temps de se faire une place entre mes côtes… tout ça se réveille. Mais j’vais pas lui sauter à la gorge en pleine visite. C’est à lui de venir s’expliquer, s’excuser ou que sais-je. Parce que je ne sais même pas si j’accepterais l’un ou l’autre. Vaut mieux pas y penser. Vaut mieux se concentrer sur les patients, le boulot, les rapports demandés, blablabla. J’irai courir aussi, histoire d’être sûre d’avoir épuisé toutes mes émotions. Cette nouvelle routine est bonne. Bon, à cette heure-là aucune chance de tomber sur la routine des pompiers de la caserne d’à côté d’la coloc’ mais j’espère bien pouvoir retrouver cette distraction dans la semaine, et que nos routines s’entrecroisent au moins une fois.

**

Évidemment, faut qu’il y ait une dernière arrivée pour ralentir mes plans. Le genre qui ment. Elle aussi. Sauf que dans son monde à elle, ses raisons sont bien plus justifiées. La chute dans l’escalier qui brise aussi précisément des os, excuse des hématomes trop prononcés, c’est censé fonctionner à tous les coups. Et c’est horrible de dire que j’arrive à dire quand et pourquoi on me ment au boulot, mais pas dans ma vie perso. Les iris concernés et concentrés sur la radio, à la recherche du pire, de l’éclat qui des dégâts en se logeant dans un organe. Le trauma interne à anticiper pour éviter trop de chirurgie si ce n’est les nôtres. En sentant l’arrivée de quelqu’un dans mon dos, je m’attendais à mon titulaire pour lui faire part de mes conclusions et lui passer la main à l’autre interne si besoin, mais non. C’est lui. Et l’encre de mes yeux se plombe de munition. Ça, cette réaction naturelle, je ne peux plus le retenir ou l’esquiver, je lui en veux trop. Tiens je t’ai.. j’t’ai piqué le dernier brownie à la cafet. Mon regard coule sur le brownie suspendu entre nous et j’en reviens pas. Il nous considère vraiment comme des gamins, relation niveau maternelle, qui se concluera gentiment avec un échange de goûter et deux parties de billes. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’est-ce qu’il espère avec ça ?! Ma mâchoire se serre nerveusement et j’ai l’impression que je pourrais éclater mes dents en un mouvement. Et au lieu de le lui faire bouffer et espérer qu’il s’étouffe dessus, je reste immobile, laissant mes organes internes s’ombrager petit à petit. Je… euh… Jenkins m’a foutu sur un patient cette nuit j’peux pas rentrer et… j’avais laissé Bo sous la surveillance de George sauf qu’il est de garde cette nuit… et j’crois que toi non du coup… du coup ça t’embête de rester avec Bo à l’appart ce soir ? J’le vois bien son petit air de caliméro désolé, coupable qui s’assume pas. Il croit que parce que son regard est tout triste, j’vais faire comme si de rien n’était ? Il nous fait des crises pour des broutilles et j’devrais l’épargner quand il me ment éhontément juste pour pouvoir tirer son coup ?! Et lui qui n’arrêtait pas de répéter que j’étais belle, bah c’est pas l’cas. J’me sens laide. Surtout quand c’est lui qui me regarde. Bien joué Artie. Bien l’amitié. Mais c’est vrai, y a que Bo qui compte dans l’histoire. Okay. Et Fanny. J’sais pas à quoi j’m’attendais en fait. Mais heureusement que je n’étais pas en état d’espérer quoi que ce soit. Il va pas très bien et… et j’préfère qu’on le surveille, tu vois ? J’ai dit que c’était bon. J’m’en occuperais. Le mettre K.O. debout, putain si seulement j’pouvais. Mais j’me retourne, l’attention faussée reportée sur la radio, les côtes brisées… Tu peux m’aider à piger un truc. Vu qu’apparemment t’as rien d’autre à me dire de toi-même, j’vais être obligée de te tirer les vers du nez. J’ai trois théories sur pourquoi il y a des dégâts difficilement réparables. Je souffle en accrochant mes yeux aux fissures apparentes sur la radio et je n’essaye absolument pas d’adoucir ma voix. Bien au contraire. 1) Tu t’es juste dit que parce que j’étais complètement bourrée, cette fois, je serais plus encline à céder. Donc aucun scrupule à te servir des faiblesses de ta coloc. 2) Parce que oui du coup, je ne suis finalement pas sur le piédestal réservé à ceux que tu étiquettes comme ami, je ne suis qu’une énième de tes putains de soirées. Ou 3) T’es juste un connard fini. Mon corps vrille à nouveau vers lui, mais sans l’approcher. Parce que j’aimerais qu’il évite de me toucher à partir de maintenant. Alors c’est quoi la bonne réponse Arthur ? Choix multiple, tu peux tout cocher si tu veux. Et si j’pouvais l’électrocuter, le transpercer de toute part, j’pense qu’il le mériterait. Traitre.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Ven 25 Mai - 18:27

J’ai dit que c’était bon. J’m’en occuperais. C'est comme un uppercut. J'suis figé sur place et je cligne des yeux comme un putain de robot. Ok... Que j'expire à bout d'souffle. J'essaie de me souvenir de la dernière fois où on a été autant en froid. J'crois que même après l'histoire de son mensonge comme quoi son frère était toxico ou bien le Tyfygate, c'était moins pire. Même la fois où j'ai oublié de lui prendre un cours qu'elle avait manqué elle était moins en pétard. Pire que tout, la fois où j'ai couché avec une nana dans son lit parce que je m'étais tout simplement trompé de chambre en rentrant bourré, ouais même là c'était moins pire. J'ai vraiment l'impression d'avoir égorgé des centaines de chatons sous ses yeux. Non, j'crois que même là, elle m'en voudrait moins. Parce que celui qui risque de se faire égorger, c'est moi. Quand elle se retourne, je fais la moue, soupire un grand coup et gigote sur place. Faut que j'parte, le plus vite possible. Que j'me mette à l'abris, dans un bunker. Mais entre ce que ma raison me hurle et les faits, y a un monde. J'reste planté là trois secondes de trop. Trois putains de secondes de trop. Et alors même que j'étais en train de faire volte-face avec mon coeur plus lourd qu'une pastèque, sa voix résonne encore. Elle me fait tellement peur, j'ai l'impression d'être face à la Mort qui vient me faucher. Tu peux m’aider à piger un truc. J'inspire un grand coup pour faire le plein de courage. Clairement, elle va pas me demander des conseils sur les os pétés. De toute façon, elle s'y connaît mieux que moi en ortho. Je m'éclarcis la gorge et reste désespérément planté là, trois mètres derrière elle. Au moins, elle ne me fixe plus avec son regard-laser. J’ai trois théories sur pourquoi il y a des dégâts difficilement réparables. L'ostéoporose ? Que je répond du tac au tac. C'est pas ma faute, quand je suis nerveux je suis encore plus bête que d'habitude. Rien qu'un grand froid glacial ne vient rebondir contre ma stupidité. J'ai levé les yeux au ciel en me mordant l'intérieur de la joue si fort que j'vais sans doute m'arracher le visage. Stupide, stupide, stupide. Pourquoi je suis aussi STUPIDE. Pourquoi ? Évidemment, elle parlait pas de la fragilité osseuse. 1) Tu t’es juste dit que parce que j’étais complètement bourrée, cette fois, je serais plus encline à céder. Donc aucun scrupule à te servir des faiblesses de ta coloc. Ça m'agresse ce qu'elle dit. Parce qu'elle dépeint un portrait si éloigné de ce que j'ai pensé, sur le moment. Le tableau qu'elle décrit, c'est celle d'un type qui profite d'une nana sans défense. D'un de ces connards dont toutes les femmes s'insurgent. Génial, vivement le jour où j'aurais mon hashtag dédié. Et pourtant, dans ma tête c'était... beau, quasi romantique. Et maintenant tout est si amer dans nos mémoires que ça me file la gerbe. Non je... Évidemment elle me laisse pas le temps d'en placer une. 2) Parce que oui du coup, je ne suis finalement pas sur le piédestal réservé à ceux que tu étiquettes comme ami, je ne suis qu’une énième de tes putains de soirées. Je soupire. Faut arrêter avec cette idée à la con comme quoi les filles d'un soir comptent moins que les autres, c'est limite sexiste. Ouais, j'aurais bien envie de dire ça et pourtant j'dis rien. Je me force à fondre mes lèvres l'une avec l'autre. Voilà, si j'dis rien ça finira forcément par passer. Ou 3) T’es juste un connard fini. Je lève les yeux vers le plafond, comme si je réfléchissais vraiment à cette dernière option. Ouais, c'est possible. J'veux dire, j'suis un gamin pourri gâté manifestement. Je trompe ma nana et la terre entière me hurle dans les oreilles que c'est mal. Et pourtant, sur le moment, j'vous jure que j'ai pas l'impression que ça l'est : mal. Parce que j'avais vraiment envie de Nur. J'avais envie qu'on retrouve quelque chose, ce genre de complicité qu'on a perdu y a un bail maintenant. J'avais envie de vivre quelque chose de fort. Et putain, c'était fort. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle se retourne. Du coup, j'en sursaute presque quand nos regards s'accrochent. Ou plutôt quand son regard force le mien à tomber sur le carrelage. Alors c’est quoi la bonne réponse Arthur ? Choix multiple, tu peux tout cocher si tu veux. Aie. Bah, j'crois que t'as déjà ton idée là-dessus. Que j'articule difficilement, toujours en fixant mais chaussures d'hôpital. J'me sens mal, comme une merde pour dire la vérité et j'aimerais pouvoir m'expliquer, vraiment, trouver une bonne raison à tout ça. Le fait est qu'il n'en y en pas. Et je saurais même pas comment formuler ça. Chaque fois que j'essaie, dans ma tête, ça se mélange, ça devient un vrai bordel et j'oublie tout ce que j'avais envie de dire. Et puis, qu'est-ce que ça changerait hein ? Que j'ajoute. Non, non, non, tais-toi misérable. J'veux dire, tu me détestes de toute façon. C'est une seconde nature chez moi d'me plaindre. J'hausse les épaules comme un petit malheureux. Je sais pas pourquoi j'fais des trucs débiles Nur. Je les fais c'est tout. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? Que je lâche dans une expiration excédée. J'suis presque sûr qu'elle va me poignarder avec un bistouri qu'elle aura planqué dans sa poche.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Ven 1 Juin - 18:09


Évidemment que j’ai mon idée là-dessus. Mais défends-toi, donne-moi une explication que je pourrais croire -que je veux déséspérement croire- et qui m’soulagerais. D’être tombée dans l’panneau, d’en avoir eu envie au moins autant que lui, de m’être jetée sur l’occasion dès que le chemin était clean, comme si je n’aurais jamais eu d’autres chances et comme si je ne désirais personne d’autre et lui non plus. Alors que c’est faux. Retire-moi ma culpabilité d’être une putain de maîtresse, d’être moins qu’une amie à tes yeux. Assumes ce que tu penses au lieu de tout embrouiller. Dis clairement que tu regrettes, que j’suis juste un bout d’viande à sauter, pratique, juste à côté, souvent éméché, plus simple que Fanny à manipuler. Aaaah putain j’me sens si stupide !! Et puis, qu'est-ce que ça changerait hein ? Je ne sais pas ce que ça changerait. Peut-être que je lui voudrais moins, ou plus. J’en sais rien. Peut-être qu’il arriverait à tout effacer et que j’oublie tout, comme si rien ne s’était passé ? Comme si on n’avait pas été tous les deux très cons. J'veux dire, tu me détestes de toute façon. Poignard. Non. Tac-au-tac soufflé, incontrôlé. Mes épaules tombent, mes yeux s’agrandissent et se perdent sur Arthur : mon palpitant a dérapé. À l’intérieur de mon ventre, ça crie à l’injustice et combien c’est faux, mais j’suis incapable d’en dire plus tellement ça m’choque. Je sais pas pourquoi j'fais des trucs débiles Nur. Je les fais c'est tout. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? Les larmes grimpent et j’ai du mal à les retenir comme j’arrive difficilement à gérer mon envie de quitter la pièce et le laisser derrière moi. Parce que c'est comme un autre coup au coeur qu’il ne sache même pas quoi me dire. À MOI ! J'ai vraiment eu tort sur toute la ligne de croire qu’on était plus, que j’étais plus Okay. Alors à partir de maintenant, fais-les tout seul tes trucs débiles. Mon coeur lâche et s’éclate au sol. Je bloque mal un hoquet de sanglots qui trébuchent dans ma gorge, parce qu’en plus de ma colère et des blessures qu’il me laisse, j’ai l’impression de le trahir en disant cela. Vraiment débile. Pourtant, c’est lui qui nous a trahi en premier, c’est déjà fait, c’est déjà trop tard. Alors pourquoi j’le ressens comme ça et que ça m’déchire en deux ?! Ne me dis plus que tu as envie de moi, ne me dis plus que tu me trouves belle, ne me touche plus. Mes veines fondent et brûlent à la fois, ça m’file le tournis. Je recule et me retourne pour fixer la radio. J’te souhaite de bien t’amuser avec Fanny et toutes les autres nanas que tu te feras à l’avenir. Je ne sais même pas si je mérite mieux ou moins. Idem pour Artie. Je ne sais pas ce que je veux lui donner ou lui prendre. Je ne sais plus rien. Je ne sais pas quoi dire d’autre. Je ne sais pas. On a au moins encore ça en commun. Alors comme lui s’en fout, fais probablement semblant -qu’est-ce que je suis censée croire venant de lui de toute façon?- bah faut faire pareil Nur. Je m’en fous !
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Sam 7 Juil - 4:10

J’ai jamais vu Nur aussi blessée, j’crois. Et j’ai du mal à comprendre comment moi, juste moi, je peux avoir un effet aussi dévastateur sur elle. Comme une saleté de virus qui se reproduit et se disperse partout, dans tous les vaisseaux. J’ai l’impression qu’elle est en miette et j’étais pas prêt à assumer de telles responsabilités moi. Pas prêt à faire face à un désastre pareil. Parce que je le répète : c’était bon, c’était bien entre nous. Alors oui, j’ai merdé, j’ai salement merdé même mais… là je suis complètement désemparé par le coeur à vif de Nur que j’vois battre la chamade dans sa cage thoracique, comme si j’étais devant son scan. Oui je me sens coupable, oui je me sens vraiment mal, et oui j’aimerais qu’elle me pardonne mais ça semble tellement impossible, comme si on s’était mal compris. Parce qu’elle semble vouloir tout oublier, alors que j’aimerais juste reprendre là où on s’est arrêté, dans cette chambre, ce soir-là. J’veux pas revenir en arrière et tout effacé, j’aurais jamais envie d’effacer cette nuit-là de ma mémoire. Et maintenant elle en parle comme s’il s’agissait d’un crime. Okay. Alors à partir de maintenant, fais-les tout seul tes trucs débiles. Je soupire et vient m’adosser contre la porte en levant les yeux vers le ciel, surtout pour éviter son regard. Je le supporte pas, il est trop éclaté de larmes qui refusent de tomber. Et je déteste la voir comme ça. Ne me dis plus que tu as envie de moi, ne me dis plus que tu me trouves belle, ne me touche plus. Comme des coups de poignard, l’accusation est brutale. J’ai l’impression de m’être fait des films sur toute la ligne, comme si j’avais été seul à ressentir ce truc entre nous. J’ai un sourire acide sur mes lèvres et je fixe toujours un point au-dessus de sa tête pour éviter son regard, mais j’suis bien obligé de guetter, du coin de l’oeil, parce que c’est plus fort que moi. Deux secondes d’échange suffisent à me faire boire à nouveau la tasse. J’ai presque envie de pleurer. Presque, parce que je suis aussi passablement énervé. Et quand elle se retourne je prends une inspiration et renifle, les larmes attendront. J’te souhaite de bien t’amuser avec Fanny et toutes les autres nanas que tu te feras à l’avenir. Rire tout aussi acide que le sourire qui l’accompagne. Je me passe les deux mains dans les cheveux pour me les ébouriffer et je soupire longuement. T’sais quoi Nur… à t’entendre on croirait presque que tout est ma faute. Une passion chez moi d’accuser les autres de mes malheurs. Je reprends enfin du poil de la bête et m’avance d’un pas vers elle. Comme si on avait couché ensemble genre, par hasard, comme ça, parce que je t’ai sauté dessus et que t’étais bourrée. Je refuse d’avoir ce rôle-là, je refuse qu’elle s’en serve de cette manière. Parce que c’était plus que ça et j’le sais. Je le sens aussi, car c’est dingue mais c’est comme si les battements de son coeur, je les sentais vibrer dans la pièce. Comme si y avait jamais rien eu d’autres, jamais eu de messages, d’allusions, de… merde Nur c’était dans ma tête ou quoi ? Pitié, non. Y a tout qui repasse en sens inverse dans mon esprit pour savoir à quel moment ça a vraiment merdé. Est-ce qu’elle m’en veut juste d’avoir menti pour Fanny ou est-ce que c’est autre chose ? Tout ce que je sais c’est que j’ai fais un pas de plus vers elle et que même si je ne vois que son dos, je la sens frémir davantage, signe peut-être qu’elle va me tuer immédiatement.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Sam 11 Aoû - 15:22


C’était pas dans ta tête, Artie., que je lâche comme une évidence en me retournant brusquement. C’était même pas que dans nos corps, que mes pensées me lancent -traitresses. Mais j’ai jamais dit qu’on n’avait pas merdé depuis le début. Et j’ai jamais dit que j’avais pas envie de toi alors que t’es macké, et alors qu’on est amis avant tout. La fatigue entraîne des gestes las, mais l’énervement habite mes nerfs. La main dans les cheveux mis en vrac, comme torturés, emmêlés avec le reste de mes émotions nouées entre elles. J’suis épuisée par tout ça, mes sentiments, ses sentiments, la nébuleuse entre nous. J’en ai marre. Ça devient trop compliqué. Je deviens trop compliquée ?? Désolée mais j’fais plus dans l’entre-deux, surtout pas après Tyfy. C’est soit y aura plus rien, soit t’es à moi. Mais vu qu’on est censé être amis avant le reste, il ne peut pas ne rien y avoir. Ou si ? J’représente quoi au juste ? Et l’exclusivité c’est pas son truc. Ce n’est pas censé être le mien non plus. Comme si ça me ressemblait de balancer des ultimatums ? Comme si j’avais plus du tout envie de m’amuser ? Et que j’voulais finir casée, allez hop, fini, c’est rangé. Non putain de non ! Même pas. Y a que des contradictions et des fichues nouvelles règles que j’essaye de m’imposer pour aller mieux. Mais tout ne fait que se fracasser. J’suis même pas sûre de me comprendre moi-même, alors comment le pourrait Arthur ? Mais il ne m’aide pas. Il fait partie du problème, de ma perdition. À cause de sa voix, d’sa gestuelle, d’son regard. Fuck. Les souvenirs de nos moments, de notre complicité, de cette nuit-là qui se mélangent inconsciemment, embrouillent mes pseudos principes -surtout défensifs- comme pour me rappeler tout ce qu’il me manque le plus en ce moment. Qu’il soit là, qu’il me fasse rire et que je le fasse sourire, qu’il m’entraîne et que je l’entraîne, qu’il me donne son affection, sa douceur, pour attirer la mienne comme une gravité contre laquelle on ne peut rien. Il me manque même en étant là dans la pièce avec moi. J’le sais, j’le sens dans chaque fibre de mon corps.

Alors j’essaye de me rattraper. J’suis pas comme cette chieuse de Fanny. J’l’enfermerais pas, je ne m’enfermerais pas non plus. Je ne nous enfermerais pas ensemble. Elle est cocu, encore une fois -quelle conne cette meuf-, t’es toujours un petit con, (ils sont fait pour être ensemble) et moi j’suis la pute. Nice. La prochaine fois, essaye de m’la faire à l’endroit. Mais ne t’inquiète pas. Vu que tu as menti et que Fanny est toujours dans l’équation... Problem solved, right ? No ? Incapable de mettre ma voix sur ces mots. Parce qu’il peut comprendre, non ? Parce que ça marquerait la réalité trop brutalement. Mes barrières se brouillent entre résistance, conscience, égoïsme et rancune. J’lui en veux tellement que j’ai envie de lui arracher la tête. L’électricité statique présente dans la pièce chauffe mon sang. Mais les ressentis sont aussi là, à fleur de peau, au bord des yeux. J’aurais aimé au moins ne pas perdre un ami. Mais tu as menti… Qu’est-ce que je suis censée croire maintenant ? Je rive mes yeux dans les siens en me rapprochant également d’un pas. Qu’est-ce que tu attends au juste ? Qu’est-ce que tu veux Arthur ? Tu te cherches même pas d’excuses et j’suis censée faire comme si rien de mal était arrivé ? Comme si j’avais pas couché avec mon meilleur ami, en couple ?! Désir ou pas désir, même si j’suis impulsive, j’espérais valoir mieux que ça. Oui c’était damned bon. Coup d’oeil incontrôlé sur ses lèvres magnétiques -non reste en colère, Nur ! Oui j’me suis même demandée ce que ça m’ferait de l’avoir sans tout cet alcool dans mon système. C’est une autre question sans réponse à ajouter à la liste. Je souffle et dérive les yeux. Si tu sais pas quoi me répondre, moi non plus j’sais pas quoi te dire d’autre. À part que je suis désolée pour Fanny. Pas du tout pour moi malgré tout, mais un peu pour nous quand même aussi.
Clac. J’éteins l’interrupteur du bloc lumineux d’où je détache la radio et j’ai l’impression d’éteindre aussi un truc en moi. Comme si y avait eu un court-circuit dans ma cage d’os et que tout avait pété à l’intérieur, clac entre nous, claque sur notre amitié, obscurité tombée sur nos désirs encore et toujours passionnés mais avortés.


Dernière édition par Nur Al Shaikhly le Dim 12 Aoû - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Dim 12 Aoû - 23:09

C’était pas dans tête, Artie. Pour la première fois depuis qu'on est dans la même pièce, ce qu'elle dit ne me donne pas envie de me foutre par la fenêtre. J’ai presque l’espoir, pendant un tier de seconde, de l’avoir convaincu. Trop égocentrique pour voir venir ce qui suivra et pour voir que j’ai fais trop de mal cette fois. J’ai trop merdé. Et c’est pas le genre de truc qu’on efface avec une seule conversation. Mais là j’ai un petit sourire comblé de gamin de dix ans quand j’entends ça. Elle me plait, et je lui plais. C’est tout ce qui compte à cette seconde. Mais celle qui suit m’arrache le coeur à coup de griffes : Mais j’ai jamais dit qu’on n’avait pas merdé depuis le début.... Je prends une grande inspiration et recommence ma magnifique observation des carreaux de la salle de radiologie. Non, on a pas merdé. Que j’aimerais lui dire, mais j’aurais trop peur de m’en prendre une dans les couilles. Pourtant j’le pense. J’ai merdé quand je lui ai menti, ok. Mais pour tout le reste ? Pour ces nuits qui ne se termine pas et nos sous-entendus, ces gestes, ces baisers parfois arrachés, ces soirées, l’alcool notre amitié… TOUT merde. Elle regrette tout ? Tout ça parce que quoi ? Parce que j’ai invité Fanny à une boum quand j’avais seize ans ? Parce que je suis encore avec elle six ans plus tard ? Nur j’suis autant un gosse que je l’étais y a six ans, et je sais toujours pas ce que je vais faire de ma vie, et si je dois la finir avec Fanny. Non, évidemment que non, j’arrête pas de la tromper. Laisse-moi être un gosse. Que je pourrais supplier. Mais mes lèvres sont scellés et mes yeux piquent à force de compter les carreaux sans les cligner. Désolée mais j’fais plus dans l’entre-deux, surtout pas après Tyfy. C’est soit y aura plus rien, soit t’es à moi. BAM. Ca je l’ai pas vu venir. Ok, donc elle me compare à Tyfy. Au psychopathe de la coloc. Génial. Les carreaux, les carreaux, où j’en étais… 32. Je fais une petite moue, les dents serrées, et j’acquiesce à sa remarque pour accuser le coup et surtout, pour m’empêcher de dire une autre connerie. J’veux pas aggraver la situation, encore moins me mettre à pleurer. Mais j’peux pas le retenir, faut que ça sorte. Alors que lève mes yeux brillants vers elle, avec un air à mi chemin entre le coeur ravagé et l’énervement maximal : Est-ce qu’on est encore amis au moins ? Ca m’arrache la gorge de demander ça. Parce que je le sens au fond de moi, j’pourrais plus jamais me contenter de son amitié. En tout cas, c’est l’impression que ça me donne, là, maintenant. Et même si elle ne donne pas encore de réponse définitive, j’ai pourtant l’impression de l’avoir eu, sa réponse. Mais ne t’inquiète pas. Vu que tu as menti et que Fanny est toujours dans l’équation... Je soupire un grand coup, et voilà, repartons du Fanny. Inquiétons-nous de son bonheur à sa place. Ca fera vachement avancer le truc. J’aurais aimé au moins ne pas perdre un ami. Mais tu as menti… Qu’est-ce que je suis censée croire maintenant ? Ah bah, la voilà la réponse à ma question. Le coup de poignard fait un mal de chien. J’suis à deux doigts de biper la traumato. Merde, c’est Nur la traumato. Qu’est-ce que tu attends au juste ? Qu’est-ce que tu veux Arthur ? Là j’ai pas le choix, je lève les yeux vers elle d’un air démuni. Merde, merde, merde faut que je trouve une réponse. Ce que je veux Nur ? C’est pouvoir rigoler avec toi le matin, partager les frais d’essence pour aller à l’hôpital, qu’on continue à arranger nos emplois du temps pour que nos gardes tombent en même temps, qu’on rit encore en amphi ou aux conférences Mortalité et Moralité. Ce que je veux Nur ? C’est passer mes lendemain de garde à regarder la télé avec toi. Ce que je veux enfin, c’est toi, tout entière et ton corps, toutes les nuits. Voilà ce que je veux. Mais je ne dis rien, je me contente de mordre ma lèvre, paralysé par le doute. Si tu sais pas quoi me répondre, moi non plus j’sais pas quoi te dire d’autre. À part que je suis désolée pour Fanny. Les attaques sur Fanny, ça marche à tous les coups. Je secoue la tête et regarde sur le côté. J’ai rien à dire, vraiment rien. Alors je me retourne au moment où elle éteint la lumière. Ouais, faut que je me tire, comme ça elle a gagné et on reprendra ça plus tard. Bon, évidemment, ma débilité reprend le dessus. T’sais ce que je crois ? Elle avait commencé à avancer vers la sortie elle aussi, nous voilà juste l’un en face de l’autre. J’pense que ça t’arrange bien d’avoir l’excuse de Fanny pour pas assumer ce qu’il aurait pu se passer entre nous. JE. SUIS. TROP. DEBILE. Pourquoi je continue à être AUSSI débile ? je veux dire, j’ai terminé major de ma promo, j’dois pas l’être tant que ça, si ? Faut croire que Nur me fait perdre des dizaines de points de QI ça et mon besoin maladif que les gens m’aiment et que ça ne soit pas de ma faute. Mes yeux se fondent dans les siens, les sourcils froncés. Vas-y, demande-moi d’la quitter. Fais-le Nur. Prends cette responsabilité pour moi, ça me simplifierait la vie. Jure de m’aimer si je la quitte. Tu vois, c’pas facile ? J’attends quelques secondes.

Mon bipper se met à sonner. MERDE. J’y jette un oeil et lève les yeux au ciel en tapant ma tête contre la porte. Merde j’dois… J’ai presque envie d’ignorer l’appel. Je la regarde, dégoulinant d’espoir pendant trois secondes et ferme les yeux. A contre coeur j’ouvre la porte pour sortir. M’arrête, me retourne vers elle. J’déconne pas. Dis-moi ce que tu veux que j’fasse pour arranger les choses. N’importe quoi Nur, j’le ferais.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Mer 22 Aoû - 18:49


Il dit rien. Putain il ne prononce pas un mot. Il ne s’est toujours pas excusé pour m’avoir menti, il n’essaye pas de me contredire ou ne se révolte même pas à l’idée qu’on perde notre amitié. Rien. C’est comme si j’étais arrivée aux urgences avec une plaie béante sur la poitrine, qu’il avait mis les mains dedans, attrapé le premier organe vital à sa portée, regardé l’objet en se disant “oh tiens qu’est-ce que c’est que ce truc qui bat tout seul ?” un peu curieux mais sans plus. C’est comme si il avait haussé les épaules, arraché le tout et balancé le palpitant derrière lui. Et ça c’est juste un bout de moi qui s’écrabouille par terre parce qu’il ne dit rien. J’ai l’impression de sentir le carrelage froid dans toutes mes cellules. Juste parce qu’il a eu envie de s’amuser et que maintenant que ça se complique… naah on laisse tomber. Okay, très bien. Ça ne fait pas juste un mal de chien de constater de n’être qu’un petit rien dans la vie du grand Arthur Teague. Et pourtant. Je m’étonne quand même que ce soit arrivé et que ça me fasse autant de peine. Parce que j’ai su dès le début, dès que je l’ai rencontré… j’ai su comment il était et je l’ai accepté sans problème. Pourquoi j’ai cru que notre connivence, notre vie ensemble à la coloc’ aurait rendu les choses différentes, que je ne serais pas une autre de ses pétasses en faisant tomber mes résistances ? Parce que derrière sa gueule d’innocent, il sait manipuler, rendre les choses spéciales et, faut bien l’avouer, j’ai adoré ça. Tous ces petits jeux de l’interdit qui venaient contre-balancer la complicité indéniable du quotidien. Toute cette facilité entre nous, c’était l’idéal. Et maintenant, c’est lui qui s’en va. Toujours sans un mot. Parce qu’il n’a jamais rien attendu de moi, et qu’il a déjà eu ce qu’il voulait. Orgueil blessé, j’me résigne à sortir moi aussi. Besoin d’air, de distance. Il me manquait déjà malgré tout, et ça va être pire maintenant que je comprends combien je me suis fourvoyée. J’vais avoir du mal à l’digérer.

T’sais ce que je crois ? Sa voix perce enfin et j’ai failli sursauter. J’ai même plus la force de lui faire face. J’pense que ça t’arrange bien d’avoir l’excuse de Fanny pour pas assumer ce qu’il aurait pu se passer entre nous. Moment de lague cérébral intense. Quoi… ?!, que je souffle sans croire, sans avoir assimilé complètement l’information. Mon attention se recentre sur lui petit à petit, comme un couteau qu’on aiguise avec le pressentiment que quelque chose va mal tourner. Que… Vas-y, demande-moi d’la quitter. Il se fout de ma gueule. Mais totalement. Il a un talent inné pour atteindre mes nerfs et foutre le bordel dans mes sentiments. Il a un vrai don pour provoquer mes orages et carnages internes. À l’intérieur de mon ventre, ça a déjà explosé, juste, ça n’a pas encore atteint la surface. J’entends même pas son bipper, je n’entends pas la suite, ou du moins je refuse de capter son air soudainement désespéré, comme si il avait vraiment besoin de nous rafistoler. Je bous tout simplement, de la lave à la place du sang.

C’est juste que je ne sais pas par quoi commencer. Les projectiles ou les débris. L’état dans lequel il met tous mes organes ou les anti-corps que j’aimerais lui balancer pour me protéger. J’ai envie de le crucifier sur place tout autant que j’ai envie de disparaître dans ses bras. J’me perds dans mes ressentis, dans mes contradictions et c’est la pulsion qui parle quand j’le chope et le tire à moi. Pourquoi je le cherche encore malgré ma colère ? Aucune idée. Pourquoi je l’enlace comme si mon équilibre en dépendait ? J’en sais rien. Pourquoi je l’embrasse comme si c’était la dernière fois ? J’en sais foutrement rien ! Peut-être parce qu’il y a des chances pour que ce soit le cas. J’suis pas ta maîtresse, j’ai pas à demander ça. Murmure contre ses lèvres, je suis censée savoir ce que je vaux et être sûre de moi. Mais il a tout ébranlé et j’ai plus qu’à essayer de recomposer le rubik’s cube. Comme je peux. Je redescends lentement sur mes talons et vise le creux de ses yeux. C’est toi qui n’assume pas. Parce que tu vois très bien ce que tu pourrais avoir avec moi, et tu en as peur. Je me détache mais avance quand même vers lui. Main sur son torse pour l’obliger à me laisser passer et être sûre que ça le touche comme ça me touche. T’as peur de moi Artie. Des gens qui sont ensemble parce qu’ils se sont arc-boutés là-dessus, sur cette petite chose ingrate que devient leur relation, leur petite vie qui n’aura plus d’éclats… C’est ce que devient son couple avec Fanny. Il le sait et je le sais. Ne retourne pas l’truc contre moi, c’est trop facile. Flèche de rancoeur. Il aurait juste dû se contenter d’accepter ma crise colérique, tout ce merdier éclater une bonne fois pour toute et ça aurait une chance de passer plus vite. Mais là… T’aurais déjà dû t’excuser et trouver de toi-même comment regagner ma confiance. T’es censé me connaître... Il a mis un peu plus à vif mon coeur battant... Enfin ça, c’est si tu me voulais vraiment... Et il n’aurait peut-être pas dû. Parce que je ne sais pas quoi faire d’autre mis à part le laisser là. M’éloigner avec la tristesse sur les talons, et la peur dévorante d’avoir tout gâché. Lui comme moi. Faute partagée, mais pas réparée.
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