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 mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)

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MessageSujet: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Mar 17 Avr 2018 - 10:22

Mon bloc note dans les mains j’suis aligné avec mes camarades pour la relève du soir. Dirigée par le chef de traumato, on fait le tour des urgences et de la réa pour briefer tout le monde sur les urgences de la nuit. Trois internes plus loin, y a Nur, l’air vague, les mains dans les poches, dégoulinant de sa nonchalance naturelle qui plait à tout le monde. Surtout à moi. J’arrête pas de lui glisser des coups d’oeil plus ou moins discret en écoutant à moitié David faire son recap sur le patient de la 103. ... Et il a du liquide dans les poumons, on va donc… Je pouffe de rire, comme à chaque fois que quelqu’un dit ça. A force de danser sur “He’s got fluid” dans Scrubs à tout bout de champs, j’ai même plus l’impression que c’est un symptôme, juste une blague. J’me tourne vers Nur, par réflexe, elle me regarde pas. Mon sourire s’efface, j’suis rapidement interrompu. Ca te fait rire Teague que Mr. Jackson ait du liquide dans les poumons ? Je tourne la tête, le titulaire est juste devant moi, mais comme à chaque fois je peux pas m’empêcher de pouffer de rire avant de me mordre l’intérieur de joue et de secouer vivement la tête. Non, non absolument pas… C’est… terrible. Que je bafouille, là y a Mr. Jackson qui se redresse difficilement sur son lit. Comment ça terrible ? J’croyais que c’était pas si grave ? Voilà que toute la promo a les yeux rivés sur moi. Tout le monde sauf Nur. J’crois que c’est le pire.

**

Evidemment, le chef de traumato m’a mis sur les dossiers et après ça, Cruella d’Enfer (je l’appelle comme ça, elle est responsable des urgences et me hait) m’a demandé de rester cette nuit pour faire les examens d’un patient,elle, elle peut pas, elle a son anniversaire de mariage. Et “Oui j’te veux que ça soti toi et pas Franklin, sinon je serais allée voir Franklin, idiot.” Je sais pas si je devais en être flatté ou pas. Bref, belle soirée de merde. J’ai tenté d’échanger ma garde, personne ne pouvait. Et quand on me demandait pourquoi je voulais rentrer au lieu de bosser sur un cas qui serait peut-être un truc super intéressant, j’ai pas su quoi répondre. J’ai pas pu leur dire que je planque mon meilleur ami passablement fou dans notre appartement et que je peux pas le laisser sans surveillance toute une nuit. Alors j’ai haussé les épaules et j’suis parti l’air de rien. Plus qu’une seule solution. Une seule.

**

Elle est dans la salle de radiologie, seule, simplement éclairé par les lumières murales qui aident à lire une radio, en train d’étudier des côtes cassées. Et quand j’entre dans la pièce et qu’elle se retourne sur moi, c’est moi qui ait l’impression d’avoir des côtes cassées. On se regarde et je sais pas quoi dire. J’ai cet air coupable qui m’a pas quitté depuis… depuis combien de temps déjà ? La veille de la disparition de Bo. On s’est pas parlé, du moins, pas directement depuis ce soir-là. C’est normal que je sois aussi mal à l’aise ? Ouais sûrement. Je sors de la poche de mon pantalon bleu clair d’interne un vieux brownie dans son emballage et lui tend dans le vide. Tiens je t’ai.. j’t’ai piqué le dernier brownie à la cafet. En fait, c’était mon dessert de ce midi que je n’avais pas fini mais pour ce soir, il me servira de drapeau blanc à agiter sous son nez, de peur qu’elle me headshot avec son regard-sniper. Vu qu’elle n’attrape pas le brownie je finis par le poser sur le bureau au milieu de la pièce, et recule de deux pas, comme si j’étais en face d’un fauve. Oh wait, c’est le cas en fait. Je… euh… Jenkins m’a foutu sur un patient cette nuit j’peux pas rentrer et… j’avais laissé Bo sous la surveillance de George sauf qu’il est de garde cette nuit… et j’crois que toi non du coup… du coup ça t’embête de rester avec Bo à l’appart ce soir ? J’ai sorti tout ça le plus vite possible pour ne pas lui laisser le temps d’en placer une, de se défiler ou pire encore de me demander pourquoi je lui avais menti en disant que j’avais quitté Fanny alors que ce n’était pas le cas dans le seul but de coucher avec elle. Ouais, principalement pour ça en fait. Je reprends mon souffle et me mords la lèvre inférieure, gêné. Il va pas très bien et… et j’préfère qu’on le surveille, tu vois ? Ouais, elle voit. Mais ça ne m’empêche pas d’essayer de me faire bouillir le cerveau par la simple force de son esprit.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Mar 22 Mai 2018 - 19:37


Allez qu’on en finisse, j’voudrais dormir un siècle, j’voudrais m’tirer de cet hôpital avant minuit, j’voudrais ne pas le voir ou alors lui écraser la tête contre un bracard. Mon envie oscille entre les deux dernières options et ça impacte mon humeur volatile. Plus que d’habitude en tout cas. J’me suis faite sermonnée deux fois aujourd’hui. Soi-disant pour mon comportement trop agressif. Soupir et regard loin. J’serre les poings enfoncés dans mes poches en espérant que ça passe. En attendant que je puisse nier avec brio que même sans poser mes yeux sur lui, je sais exactement où se trouve Arthur dans la pièce. Pour mieux le détester, c’est ce que je me dis. Remarque jusqu’à maintenant, j’étais devenue douée pour l’éviter et l’ignorer, au moins autant que lui le faisait. Mais maintenant qu’on n’a plus à s’inquiéter de savoir si on retrouvera Bo ou non, les tensions tenues en laisse, la colère qui a eue le temps de se faire une place entre mes côtes… tout ça se réveille. Mais j’vais pas lui sauter à la gorge en pleine visite. C’est à lui de venir s’expliquer, s’excuser ou que sais-je. Parce que je ne sais même pas si j’accepterais l’un ou l’autre. Vaut mieux pas y penser. Vaut mieux se concentrer sur les patients, le boulot, les rapports demandés, blablabla. J’irai courir aussi, histoire d’être sûre d’avoir épuisé toutes mes émotions. Cette nouvelle routine est bonne. Bon, à cette heure-là aucune chance de tomber sur la routine des pompiers de la caserne d’à côté d’la coloc’ mais j’espère bien pouvoir retrouver cette distraction dans la semaine, et que nos routines s’entrecroisent au moins une fois.

**

Évidemment, faut qu’il y ait une dernière arrivée pour ralentir mes plans. Le genre qui ment. Elle aussi. Sauf que dans son monde à elle, ses raisons sont bien plus justifiées. La chute dans l’escalier qui brise aussi précisément des os, excuse des hématomes trop prononcés, c’est censé fonctionner à tous les coups. Et c’est horrible de dire que j’arrive à dire quand et pourquoi on me ment au boulot, mais pas dans ma vie perso. Les iris concernés et concentrés sur la radio, à la recherche du pire, de l’éclat qui des dégâts en se logeant dans un organe. Le trauma interne à anticiper pour éviter trop de chirurgie si ce n’est les nôtres. En sentant l’arrivée de quelqu’un dans mon dos, je m’attendais à mon titulaire pour lui faire part de mes conclusions et lui passer la main à l’autre interne si besoin, mais non. C’est lui. Et l’encre de mes yeux se plombe de munition. Ça, cette réaction naturelle, je ne peux plus le retenir ou l’esquiver, je lui en veux trop. Tiens je t’ai.. j’t’ai piqué le dernier brownie à la cafet. Mon regard coule sur le brownie suspendu entre nous et j’en reviens pas. Il nous considère vraiment comme des gamins, relation niveau maternelle, qui se concluera gentiment avec un échange de goûter et deux parties de billes. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’est-ce qu’il espère avec ça ?! Ma mâchoire se serre nerveusement et j’ai l’impression que je pourrais éclater mes dents en un mouvement. Et au lieu de le lui faire bouffer et espérer qu’il s’étouffe dessus, je reste immobile, laissant mes organes internes s’ombrager petit à petit. Je… euh… Jenkins m’a foutu sur un patient cette nuit j’peux pas rentrer et… j’avais laissé Bo sous la surveillance de George sauf qu’il est de garde cette nuit… et j’crois que toi non du coup… du coup ça t’embête de rester avec Bo à l’appart ce soir ? J’le vois bien son petit air de caliméro désolé, coupable qui s’assume pas. Il croit que parce que son regard est tout triste, j’vais faire comme si de rien n’était ? Il nous fait des crises pour des broutilles et j’devrais l’épargner quand il me ment éhontément juste pour pouvoir tirer son coup ?! Et lui qui n’arrêtait pas de répéter que j’étais belle, bah c’est pas l’cas. J’me sens laide. Surtout quand c’est lui qui me regarde. Bien joué Artie. Bien l’amitié. Mais c’est vrai, y a que Bo qui compte dans l’histoire. Okay. Et Fanny. J’sais pas à quoi j’m’attendais en fait. Mais heureusement que je n’étais pas en état d’espérer quoi que ce soit. Il va pas très bien et… et j’préfère qu’on le surveille, tu vois ? J’ai dit que c’était bon. J’m’en occuperais. Le mettre K.O. debout, putain si seulement j’pouvais. Mais j’me retourne, l’attention faussée reportée sur la radio, les côtes brisées… Tu peux m’aider à piger un truc. Vu qu’apparemment t’as rien d’autre à me dire de toi-même, j’vais être obligée de te tirer les vers du nez. J’ai trois théories sur pourquoi il y a des dégâts difficilement réparables. Je souffle en accrochant mes yeux aux fissures apparentes sur la radio et je n’essaye absolument pas d’adoucir ma voix. Bien au contraire. 1) Tu t’es juste dit que parce que j’étais complètement bourrée, cette fois, je serais plus encline à céder. Donc aucun scrupule à te servir des faiblesses de ta coloc. 2) Parce que oui du coup, je ne suis finalement pas sur le piédestal réservé à ceux que tu étiquettes comme ami, je ne suis qu’une énième de tes putains de soirées. Ou 3) T’es juste un connard fini. Mon corps vrille à nouveau vers lui, mais sans l’approcher. Parce que j’aimerais qu’il évite de me toucher à partir de maintenant. Alors c’est quoi la bonne réponse Arthur ? Choix multiple, tu peux tout cocher si tu veux. Et si j’pouvais l’électrocuter, le transpercer de toute part, j’pense qu’il le mériterait. Traitre.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Ven 25 Mai 2018 - 18:27

J’ai dit que c’était bon. J’m’en occuperais. C'est comme un uppercut. J'suis figé sur place et je cligne des yeux comme un putain de robot. Ok... Que j'expire à bout d'souffle. J'essaie de me souvenir de la dernière fois où on a été autant en froid. J'crois que même après l'histoire de son mensonge comme quoi son frère était toxico ou bien le Tyfygate, c'était moins pire. Même la fois où j'ai oublié de lui prendre un cours qu'elle avait manqué elle était moins en pétard. Pire que tout, la fois où j'ai couché avec une nana dans son lit parce que je m'étais tout simplement trompé de chambre en rentrant bourré, ouais même là c'était moins pire. J'ai vraiment l'impression d'avoir égorgé des centaines de chatons sous ses yeux. Non, j'crois que même là, elle m'en voudrait moins. Parce que celui qui risque de se faire égorger, c'est moi. Quand elle se retourne, je fais la moue, soupire un grand coup et gigote sur place. Faut que j'parte, le plus vite possible. Que j'me mette à l'abris, dans un bunker. Mais entre ce que ma raison me hurle et les faits, y a un monde. J'reste planté là trois secondes de trop. Trois putains de secondes de trop. Et alors même que j'étais en train de faire volte-face avec mon coeur plus lourd qu'une pastèque, sa voix résonne encore. Elle me fait tellement peur, j'ai l'impression d'être face à la Mort qui vient me faucher. Tu peux m’aider à piger un truc. J'inspire un grand coup pour faire le plein de courage. Clairement, elle va pas me demander des conseils sur les os pétés. De toute façon, elle s'y connaît mieux que moi en ortho. Je m'éclarcis la gorge et reste désespérément planté là, trois mètres derrière elle. Au moins, elle ne me fixe plus avec son regard-laser. J’ai trois théories sur pourquoi il y a des dégâts difficilement réparables. L'ostéoporose ? Que je répond du tac au tac. C'est pas ma faute, quand je suis nerveux je suis encore plus bête que d'habitude. Rien qu'un grand froid glacial ne vient rebondir contre ma stupidité. J'ai levé les yeux au ciel en me mordant l'intérieur de la joue si fort que j'vais sans doute m'arracher le visage. Stupide, stupide, stupide. Pourquoi je suis aussi STUPIDE. Pourquoi ? Évidemment, elle parlait pas de la fragilité osseuse. 1) Tu t’es juste dit que parce que j’étais complètement bourrée, cette fois, je serais plus encline à céder. Donc aucun scrupule à te servir des faiblesses de ta coloc. Ça m'agresse ce qu'elle dit. Parce qu'elle dépeint un portrait si éloigné de ce que j'ai pensé, sur le moment. Le tableau qu'elle décrit, c'est celle d'un type qui profite d'une nana sans défense. D'un de ces connards dont toutes les femmes s'insurgent. Génial, vivement le jour où j'aurais mon hashtag dédié. Et pourtant, dans ma tête c'était... beau, quasi romantique. Et maintenant tout est si amer dans nos mémoires que ça me file la gerbe. Non je... Évidemment elle me laisse pas le temps d'en placer une. 2) Parce que oui du coup, je ne suis finalement pas sur le piédestal réservé à ceux que tu étiquettes comme ami, je ne suis qu’une énième de tes putains de soirées. Je soupire. Faut arrêter avec cette idée à la con comme quoi les filles d'un soir comptent moins que les autres, c'est limite sexiste. Ouais, j'aurais bien envie de dire ça et pourtant j'dis rien. Je me force à fondre mes lèvres l'une avec l'autre. Voilà, si j'dis rien ça finira forcément par passer. Ou 3) T’es juste un connard fini. Je lève les yeux vers le plafond, comme si je réfléchissais vraiment à cette dernière option. Ouais, c'est possible. J'veux dire, j'suis un gamin pourri gâté manifestement. Je trompe ma nana et la terre entière me hurle dans les oreilles que c'est mal. Et pourtant, sur le moment, j'vous jure que j'ai pas l'impression que ça l'est : mal. Parce que j'avais vraiment envie de Nur. J'avais envie qu'on retrouve quelque chose, ce genre de complicité qu'on a perdu y a un bail maintenant. J'avais envie de vivre quelque chose de fort. Et putain, c'était fort. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle se retourne. Du coup, j'en sursaute presque quand nos regards s'accrochent. Ou plutôt quand son regard force le mien à tomber sur le carrelage. Alors c’est quoi la bonne réponse Arthur ? Choix multiple, tu peux tout cocher si tu veux. Aie. Bah, j'crois que t'as déjà ton idée là-dessus. Que j'articule difficilement, toujours en fixant mais chaussures d'hôpital. J'me sens mal, comme une merde pour dire la vérité et j'aimerais pouvoir m'expliquer, vraiment, trouver une bonne raison à tout ça. Le fait est qu'il n'en y en pas. Et je saurais même pas comment formuler ça. Chaque fois que j'essaie, dans ma tête, ça se mélange, ça devient un vrai bordel et j'oublie tout ce que j'avais envie de dire. Et puis, qu'est-ce que ça changerait hein ? Que j'ajoute. Non, non, non, tais-toi misérable. J'veux dire, tu me détestes de toute façon. C'est une seconde nature chez moi d'me plaindre. J'hausse les épaules comme un petit malheureux. Je sais pas pourquoi j'fais des trucs débiles Nur. Je les fais c'est tout. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? Que je lâche dans une expiration excédée. J'suis presque sûr qu'elle va me poignarder avec un bistouri qu'elle aura planqué dans sa poche.
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MessageSujet: Re: mes coups d'jus et mes coups d'foudre (nutie)   Ven 1 Juin 2018 - 18:09


Évidemment que j’ai mon idée là-dessus. Mais défends-toi, donne-moi une explication que je pourrais croire -que je veux déséspérement croire- et qui m’soulagerais. D’être tombée dans l’panneau, d’en avoir eu envie au moins autant que lui, de m’être jetée sur l’occasion dès que le chemin était clean, comme si je n’aurais jamais eu d’autres chances et comme si je ne désirais personne d’autre et lui non plus. Alors que c’est faux. Retire-moi ma culpabilité d’être une putain de maîtresse, d’être moins qu’une amie à tes yeux. Assumes ce que tu penses au lieu de tout embrouiller. Dis clairement que tu regrettes, que j’suis juste un bout d’viande à sauter, pratique, juste à côté, souvent éméché, plus simple que Fanny à manipuler. Aaaah putain j’me sens si stupide !! Et puis, qu'est-ce que ça changerait hein ? Je ne sais pas ce que ça changerait. Peut-être que je lui voudrais moins, ou plus. J’en sais rien. Peut-être qu’il arriverait à tout effacer et que j’oublie tout, comme si rien ne s’était passé ? Comme si on n’avait pas été tous les deux très cons. J'veux dire, tu me détestes de toute façon. Poignard. Non. Tac-au-tac soufflé, incontrôlé. Mes épaules tombent, mes yeux s’agrandissent et se perdent sur Arthur : mon palpitant a dérapé. À l’intérieur de mon ventre, ça crie à l’injustice et combien c’est faux, mais j’suis incapable d’en dire plus tellement ça m’choque. Je sais pas pourquoi j'fais des trucs débiles Nur. Je les fais c'est tout. Qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? Les larmes grimpent et j’ai du mal à les retenir comme j’arrive difficilement à gérer mon envie de quitter la pièce et le laisser derrière moi. Parce que c'est comme un autre coup au coeur qu’il ne sache même pas quoi me dire. À MOI ! J'ai vraiment eu tort sur toute la ligne de croire qu’on était plus, que j’étais plus Okay. Alors à partir de maintenant, fais-les tout seul tes trucs débiles. Mon coeur lâche et s’éclate au sol. Je bloque mal un hoquet de sanglots qui trébuchent dans ma gorge, parce qu’en plus de ma colère et des blessures qu’il me laisse, j’ai l’impression de le trahir en disant cela. Vraiment débile. Pourtant, c’est lui qui nous a trahi en premier, c’est déjà fait, c’est déjà trop tard. Alors pourquoi j’le ressens comme ça et que ça m’déchire en deux ?! Ne me dis plus que tu as envie de moi, ne me dis plus que tu me trouves belle, ne me touche plus. Mes veines fondent et brûlent à la fois, ça m’file le tournis. Je recule et me retourne pour fixer la radio. J’te souhaite de bien t’amuser avec Fanny et toutes les autres nanas que tu te feras à l’avenir. Je ne sais même pas si je mérite mieux ou moins. Idem pour Artie. Je ne sais pas ce que je veux lui donner ou lui prendre. Je ne sais plus rien. Je ne sais pas quoi dire d’autre. Je ne sais pas. On a au moins encore ça en commun. Alors comme lui s’en fout, fais probablement semblant -qu’est-ce que je suis censée croire venant de lui de toute façon?- bah faut faire pareil Nur. Je m’en fous !
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