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 résiste, prouve que tu existes. (nutie)

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MessageSujet: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Jeu 30 Mar - 8:35

Je m'accroche à elle au moment de passer la porte du hall de l'immeuble. Je bute contre un truc, je crois que c'est une poubelle et pouffe de rire, et puis je me retourne dans la hâte vers Nur en plaquant mon index contre ma bouche. Comme si c'était de sa faute, je lui intime d'une voix vague. Chuuuuutttteuh. Les voisins, ils vont nous engueuleeeer. Et on reprend notre route. Deux étages à monter, à pied. Devant les marches, je fais une petite pause et me frotte les yeux pour essayer d'apporter de la netteté. Un petit rire me secoue quand je manque de louper la première marche, ça va pas être une partie de plaisir. Je m'accroche fermement à la rambarde et commence à gravir cette montagne à pic -enfin c'est l'impression que ça me donne. Et puis, j'évoque de vieux souvenir : T'as vu... t'as vu... le r'gard du mec, quand... quand il a capté que sa copine m'avait donné son numéro ? Je chuchote de ma voix embrumée par l'alcool, et toutes les autres substances qu'on a pu avaler dans la soirée. Encore une fois, je tiens à souligner que ce n'est pas de notre faute, si on est dans cet état, à une heure aussi avancée. Après tout, il est déjà 5 heures du matin, et la nuit pâlit petit à petit dans le ciel. Fallait qu'on y soit, à cette soirée "sage femme", il le fallait. D'abord parce que ces nanas, en médecine, on n'est pas fan d'elles, et foutre le bordel à leur soirée c'est primordial, et ensuite parce que j'ai un ticket avec la petite brune. Bon, j'ignorais qu'elle ramènerait son copain (le pauvre mec, il est véto, VETO) et donc forcément, j'ai pas eu la fin escomptée. Mais l'alcool et la présence de Nur, ça a bien aidé pour profiter de la soirée.

Nous voilà devant la porte. Je sors mes clés et les porte devant mes yeux pour repérer la bonne. Quand enfin je la trouve je tente de la mettre dans la serrure, vite déconcentré, je me retourne vers Nur et l'observe de haut en bas. Tu veux qu'on s'calle dans ma chambre ? On se r'garde un Scrubs avant de dormir ? Elle me fait les gros yeux. Je m'empresse de préciser : Bo dort dans le salon, je l'avais déjà prévenu que je risquais de rentrer accompagner. Bizarrement, ça n'arrange rien du tout. J'crois qu'elle aurait préféré que Bo dorme sagement dans son lit. Je la regarde avec mon air le plus innocent du monde, mes petits yeux de gamins que je sers toujours quand une nana se méfie de moi. J'ai pas la tête du playboy pour lequel je me prends parfois, et j'en arrive à croire que c'est ma plus grande force. J'suis pas entrain de vous dire que je ramène des meufs tous les weekend, y a que dans les films américains qu'un mec tire autant de coup sans être payé pour. Mais j'dois avouer que je m'en sors pas trop mal -pour un gars en couple, j'veux dire. Dans ces moments-là Fanny ne quitte pas mes pensées. Fanny ne quitte jamais mes pensées. J'ai le mauvais rôle dans notre histoire -encore que, ce qu'elle ignore ne peut pas lui faire de mal. Mais j'ai jamais cessé de... bon l'aimer c'est peut-être pas le mot, mais de tenir à elle, à nous. Y a aucun moment (même au pieu avec une autre) où j'me dis que je voudrais faire une croix sur Fanny, c'est bien pour ça que je me fais chier à lui cacher tout ça. C'est juste que je cloisonne bien les choses, question d'entraînement. Je suis trop jeune pour les contraintes. Hein, Nur, les contraintes, ça craint. Ah merde, ça je l'ai dis dans ma tête : Allez, fais pas ta relou. J'ai gardé la porte verrouillée, une fois qu'on sera dans la coloc, faudra plus dire un mot pour ne pas risquer de réveiller qui que ce soit et être de corvée de chiottes pendant trois semaines (Zoé et ses règlements à la con, vous savez...). Et là, je sais qu'elle va négocier, Nur. Elle ne rentre jamais dans notre chambre, JAMAIS. Ou alors quand je n'y suis pas. J'imagine que c'est plus sage comme ça. Enfin "sage", tout est une question de point de vue. Je plante mon regard dans le sien avec un petit sourire alcoolisé sur les lèvres. Nur sait qu'elle me plait, et j'sais que je lui plais aussi. C'est ça qui la dérange le plus. On se regarde un moment comme ça, avant que je ne pousse un long soupir et que j'ouvre la porte, résigné.

Dans le couloir de l'entrée, elle prend la direction de sa chambre, la mienne est juste en face. J'hésite à baisser les bras. Vraiment. Peut-être que c'est mieux comme ça. Les coucheries dans la coloc, c'est jamais quelque chose de bien. Mais quand je la vois tituber avec ses cheveux emmêlés par dessus sa veste, c'est plus fort que moi. Je l'attrape par derrière, la plaque contre moi, l'entoure de mes bras tendrement, et lui chuchote à l'oreille. Allez, s't'euplait. Juste, viens r'garder un truc avec moi, il se passera rien. Je la lâche et la retourne vers moi pour la regarder, d'un air sérieux, je recule d'un pas vers la porte de ma chambre pour l'inciter, et j'ajoute, non sans un air intéressé. J'tenterais rien... promis. Je le pense pas une seconde, et alors qu'une de mes mains glisse jusqu'à sa taille, j'ajoute : Même si c'est pas l'envie qui me manque. De mon autre main, j'ouvre la porte de ma chambre pour l'inviter à entrer.
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mar 11 Avr - 18:24


Y a le monde qui danse rond ou pas tout à fait. Y a les paillettes, les lumières et le flow qui coulent sur les peaux et dans les veines. Puis y a les rires. Et surtout celui d’Arthur en phare au milieu de la marée humaine dans les soirées médecine. Ce sont aussi ces rires mustang qui galopent parmi la jeunesse avide de liberté. Une énergie libérée de ses contraintes, et, après quelques longues heures menant au petit matin : sans plus aucun fard. Les rires résonnent encore avec un peu plus de tournis qu’au début. Ils galopent encore plus facilement, ou finissent par trotter pour pas s’casser la gueule dans l’escalier. Artie fait mine de vouloir imposer le silence et moi aussi, main plaquée sur la bouche pour étouffer le rire. “Fais pas genre. T’aimerais trop qu’ils nous engueulent !” Mais je ne retiens plus rien quand il loupe une marche. Machinalement, j’ai essayé de le retenir, mais le geste brusque a failli le pousser un peu plus. Oui c’est pas gagné. Alleeez ça va le faire. “T'as vu... t'as vu... le r'gard du mec, quand... quand il a capté que sa copine m'avait donné son numéro ?” “Ouais c’était priceless. Il a rien capté, ça faisait un peu pitié.” Mais honnêtement, ce dont je me souviens le mieux, c’est le beau brun avec qui j’ai dansé une partie de la nuit. Il semblait apprécier ma robe. Dommage qu’il ait dû rentrer si tôt… Arrgh j’ai encore trop d’énergie à épuiser là ! L’ascension même périlleuse des escaliers ne m’aura pas fatiguée. “Mais putain, un coup j’ai chaud, un coup j’ai froid...”, râlais-je en m’appuyant contre la porte qu’Artie essayait d’ouvrir, la veste à moitié enlevée, épaules dénudées. “J’vais jamais réussir à dormir...” L’humeur un peu volatile qui se calme façon mini-caprice sous-entendu. Ma tête roule contre la porte pour voir où il en est avec les clés et la serrure. Ça a l’air compliqué de trouver le bonne clé, à mettre dans l’bon trou. ‘fin là en l’occurence, y en a qu’un. Et j’peux pas retenir le souffle rieur qui vient châtouiller mes cordes vocales juste parce que je me moque gentiment de sa maladresse enivrée. “Tu veux qu'on s'calle dans ma chambre ? On se r'garde un Scrubs avant de dormir ?” Finalement, j’dois pas avoir assez d’alcool dans l’sang pour ne pas réagir, ne pas me figer en l’entendant faire cette proposition aussi naturellement. Et mes yeux ont dû parler pour moi pour qu’il embraye aussi vite, en rappelant que Bo dormait déjà dans le salon. Évidemment que ça n’arrange rien. “Non non non. Essaye pas d’m’avoir avec Scrubs. Pas question.”, dis-je en me redressant. Pourtant un épisode, là maintenant, ça serait terriblement bien. Avec Artie aussi. C’est sûr. C’est notre rituel en plus. Un de ceux que je préfère. Mais d’ordinaire, c’est dans ma chambre ou dans l’salon, des univers que je maîtrise. Là, il propose sa chambre. Ça ne va pas du tout. “Allez, fais pas ta relou.” Non non. C’est trop risqué. Pas seuls tous les deux. “Mais j’t’ai déjà dit, pas ta chambre... J’y mettrais pas les pieds.” Parce que je sais très bien jusqu’où ça peut aller. On sait tous les deux jusqu’où on pourrait aller. Quel petit enfoiré avec sa gueule d'ange. Il le fait exprès, c’est obligé. Mais peut-être qu’aussi, je ne me fais pas confiance avec lui. “On n’a qu’à virer Bo du canap’...” Et certainement que moi aussi j’pense à Fanny. Même si j’peux pas la piffrer, même si c’est de sa faute à elle si elle est si cocue, même si… fuck, arrête de me regarder comme ça.Ouais non, c’est pas cool. Tu l’trimballes déjà assez.” Ou ma chambre alors ? Souris pas, stop, arrête. Putain les filles qui connaissent pas Fanny ont la vie plus facile, moi j’vous l’dis. “Bon allez, non. C’pas sérieux.”, conclus-je en poussant la porte pour rentrer dans l’appart’. Ouais c’est ça, c’est pas raisonnable du tout. Mes mains filent dans mes cheveux et trahissent peut-être la prise de tête qui se joue dans mon crâne quand je les mets plus en vrac que je ne les recoiffe. Il a pas tiré son coup, il est frustré, bah il va faire comme tout le monde, regarder un porno et utiliser sa main… Pourquoi j’pense à ça exactement ? Ça m’file un frisson chelou et j’ai l’impression d’me perdre dans le couloir qui mène à nos chambres. Frisson instantanément annihilé ou amplifié -j’sais plus trop- à son contact. “Artie...” Merde, ça ressemblait presque à un ronronnement. “Allez, s't'euplait. Juste, viens r'garder un truc avec moi, il se passera rien.” Y a que les plus fourbes d’entre nous (aka Noa) qui peuvent se persuader que les embrassades d’Arthur ne réchauffent pas les coeurs, qu’on n’est pas bien dans ses bras. Mais finalement, je retire c’que j’ai dit, j’suis assez ivre pour me sentir aussi faible qu’une marionnette. “J'tenterais rien... promis.” Les fils ? Ses yeux espiègles un peu trop brun. Ses mains baladeuses un peu trop grandes. “Même si c'est pas l'envie qui me manque.” Coup de chaud sous la peau. Y a mon cerveau qui vient de s’écrabouiller dans l’couloir pour tenter de s’accrocher à l’encadrure de la porte de sa chambre et me retenir. Mais y a surtout mon corps qui agit de sa propre volonté, ou suit plutôt bêtement le mouvement. La frontière imaginaire est passée, et même si c’est peut-être trop tard, j’essaye de récupérer un brin de contenance. “Juste un épisode alors.”, dis-je en veillant à me détacher. Tout est cool, il va rien s’passer. Il l’a promis. C’est pas comme si j’ignorais c’qu’il faisait des promesses de ce genre. C’est pas comme si il n’avait pas précisé l’évidence juste après. C’est pas comme si… Ta gueule ta gueule ta gueule. Faut pas s’priver d’un bon moment avec un pote pour un truc qui pourrait ne pas arriver. Oui voilà. Même si pendant une fraction de seconde qui semblait s’éterniser, l’titanic a failli couler une seconde fois, j’me suis immobilisée au milieu de la pièce pour tout observer, comme si sa présence changeait quelque chose. Puis quand il m’a dit de m’installer, je l’ai fait au milieu des oreillers, visant directement le lit après avoir fait tomber la veste et abandonné mes stan smith. Finalement à l’aise. J’sais pas à quoi j’m’attendais mais ça va. C’est pas comme si on était des lapins et qu’on allait se sauter dessus. Ça pose pas de problème le reste du temps.T’as des trucs à grignoter ?” Moi aussi j’sais être innocente et battre des cils en souriant. Surtout maintenant que j’me suis rassurée toute seule. “On en était à quel épisode ?”, dis-je distraitement, déjà en train de reluquer ce qu’il peut bien planquer dans sa table d’chevet.
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mer 10 Mai - 17:09

J’vais jamais réussir à dormir... J'souris en entendait ces mots. j'ai l'impression que tout ce qu'elle dit n'est que signaux de fumée pour m'attirer. C'est difficile de la voir, cette limite entre nous. On s'amuse à la repousser un petit peu plus à chaque fois. Ça a commencé par des sous-entendus, sur le ton de l'humour. Parce qu'on s'aime bien et qu'on chahute, et puis, parce qu'on est proche on s'est confié l'un à l'autre. Nos histoires de coeur, de cul. Doucement, ça a glissé, sans trop qu'on s'en rende compte. Y a une sorte d'intimité qui s'est construite entre nous. Un truc un peu secret, un peu sensuel. Basé sur des jeux de regards, des sous entendus. On s'est déjà dit clairement ce qu'on ressentait l'un pour l'autre : une envie brûlante de franchir le cap. Mais je crois que le côté indécent de notre relation nous plait encore plus que l'idée d'y succomber. Nur, ça serait une erreur. Je le sais, mais elle le sait encore mieux que moi. Les filles avec qui je trompe Fanny, je ne les côtoie pas plus d'un soirée. Je les croise dans les couloirs de la fac, peut-être, mais ce ne sont pas mes amies. Loin de là. Nur, je vis avec elle. S'il se passait quoi que ce soit entre nous, ça ne serait jamais qu'une fois. Si je trompais Fanny avec elle, ça serait un truc régulier. C'est ce qui nous fait flipper le plus peut-être, moi en tout cas. Ça ne m'empêche pas de la vouloir. Je la veux terriblement, cette nana est tellement canon, j'arrête pas d'y penser. Encore plus avec autant d'alcool dans le sang. Encore plus quand je repense à son corps qui se déhanchait sur la piste de danse, couvert de sueur, ses cheveux collés sur son front et un verre d'alcool frais entre les mains. Alors voilà, tel l'homme que je suis, j'essaie de la faire venir dans ma chambre pour regarder un épisode de Scrubs, notre série sacrée. Non non non. Essaye pas d’m’avoir avec Scrubs. Pas question. Qu'elle me rembarre aussitôt comme si je lui avais dis texto tout ce que j'aimerais lui faire. Je la regarde longuement. Mais j’t’ai déjà dit, pas ta chambre... J’y mettrais pas les pieds. Je lève les yeux au ciel. Elle a vraiment un problème avec ma chambre. Je ne sais même pas pourquoi, elle-même n'arrive pas à me l'expliquer. Si jamais on voulait coucher ensemble, le salon, la cuisine, la salle de bain, sa chambre, ma chambre... On pourrait le faire n'importe où. Mais on dirait que ma chambre c'est un genre d'antichambre du sexe, si on y entre on est presque sûr d'y passer. Quoi ma chambre ? Je la teste. On sait très bien pourquoi regarder un épisode de Scrubs, en pleine nuit, dans cet état, est dangereux. Comme d'habitude je joue les innocents. C'est l'une de mes tactiques les plus payantes. Jusqu'à ce qu'elle propose carrément de virer Bo du canap' pour qu'on se calle dans le salon. Je m'adosse contre la porte, trop bourré pour rester debout plus longtemps. Sérieux ? Je ne vais certainement pas virer Bo du canapé. Je le fais déjà assez chier pour qu'il me laisse la chambre chaque fois que je sors, là il m'arracherait les yeux et m'aspergerait d'eau bénite si je venais le réveiller à cette heure-là pour lui demander de retourner dans la chambre et me laisser le salon. Elle comprend d'elle-même que cette situation n'est pas envisageable. Ouais non, c’est pas cool. Tu l’trimballes déjà assez. Mais ça sonne comme si c'était la fin des négociations et qu'on allait tous rejoindre notre chambre, nous endormir, et demain serait comme les jours d'avant.

J'ai failli laisser tomber l'idée. Après tout, elle avait peut-être raison. Peut-être qu'on avait besoin d'un personne raisonnable dans notre duo, et qu'elle acceptait d'endosser ce rôle. C'est vrai quoi, Nur elle n'est jamais raisonnable. Ce soir, on a encore pas été raisonnable. J’ai pas les idées claires, mais vraiment pas. Et quand je la vois partir vers sa chambre, je ne peux pas résister à l’envie de la prendre contre moi. Et mes boyaux s’emmêlent quand je sens son corps contre le mien. J’entends son coeur battre. Le sang qui passe dans son artère. Et putain, elle sent bon. Un mélange de parfum et de vodka. Je la supplie de me rejoindre dans ma chambre. Artie... Elle chuchote, mielleuse et ça me rend complètement dingue. Je ferme les yeux une seconde. Avant de la retourner pour la regarder. J’ai envie de l’embrasser. Je glisse mon regard jusqu’à ses lèvres pendant une seconde et je promets celle d’après de ne rien tenter. Juste un épisode alors. Je lui offre mon plus beau sourire, un sourire jusqu’aux oreilles et je l’entraîne de se pas dans ma chambre. Elle parcourt quelques mètres, un peu gênée tandis que je ferme doucement la porte derrière moi. J’ai encore la tête qui tourne. J’enlève mes chaussures et les envois valser à côté de ses Stan Smith, j’en profite pour retirer la ceinture de mon jean et mon t-shirt. Je suis encore dos à elle, elle ne m’a pas vu mais quand elle s’installe sur le lit, elle bloque sur moi et nos regards se croisent. J’esquisse un sourire, on dirait que c’est la première fois qu’elle me voit torse-nu, alors que je me trimbale en caleçon quasiment toute la journée le weekend, et qu’on se change dans les mêmes vestiaires à l’hôpital. Quoi, tu mates ? Que je plaisante, à moitié. Elle enchaîne rapidement, presque mal à l’aise : T’as des trucs à grignoter ? Je fronce les sourcils et finis par acquiescer, je crois avoir repéré l’autre jour un paquet de gâteaux apéritifs dans le tiroir du bureau de Bo. Je m’empresse d’aller lui voler et l’envoie à Nur.

On en était à quel épisode ? Qu’elle demande. Putain Scrubs, ouais. Bon, je ne sais même plus à quel épisode on était, ni même où est mon ordi portable, du coup je reste là, au centre de ma chambre, comme un con, et bug pendant une seconde. Quand enfin je trouve mon ordi, je l’ouvre et m’approche du lit. Nur est en train de fouiller dans mes affaires. OULA. Je me mets à me marrer et saute sur le lit pour la faire reculer avant qu’elle ne sorte ma boite de préservatif ou pire encore du tiroir de ma table de chevet. Très problématique ces capotes, car quand Fanny est là je suis obligée de les ranger dans le tiroir de Bo. Et Bo, bah ça le dégoûte rien que d’en voir alors bon. Allez, arrête de fouiller. Madame “j’veux pas aller dans ta chambre, jamais de la vie et ensuite je fouille partout” À genoux sur le lit j’en profite pour la tirer vers moi puis m’installe au milieu des coussins, en lui en piquant un au passage. Je pianote sur mon ordinateur, espérant secrètement qu’il s’éteigne avant la fin de l’épisode. Merde, chargé à 80%. Saison 6 non ? Que je me demande, m’en foutant complètement de l’épisode où on en était. Je regarde ma table de chevet, repère mon cendrier et un pétard à moitié consommé laissé là d’avant de partir en soirée. Attrape le pétard s’il te plait. Je demande tout en retirant mes chaussettes avec mes pieds pour les envoyer ensuite sur le lit de Bo, avec un petit sourire narquois sur mon visage.

Une fois le joint entre mes lèvres j’ai ouvert le bon épisode , je crois, et mets l’ordi au bout du lit pour m’installer à côté d’elle. Voilà, maintenant, j’ai l’air malin. Et j’ai le tournis. J’allume enfin mon pétard et tire deux trois lattes pendant que l’épisode commence. Puis je lui tends. On se regarde. Elle a les yeux explosés, ça me fait rire, sourire. Putain, j’ai envie de l’embrasser. Maintenant, j’peux pas attendre. Mais si, faut. Si je tente un truc maintenant elle est encore assez décidée pour se barrer. Je serre les dents. Des fois, j’aimerais que Fanny soit comme elle. Aussi légère, irresponsable mais dans le bon sens du terme vous savez. Pas le genre à me faire la morale. J’voudrais m’amuser avec Fanny comme je m’amuse avec elle. J’veux lui dire, à Nur, à quel point j’ai envie d’elle à cet instant. Je vais lui dire, c’est au bord de mes lèvres. Je suis tellement défoncé. C’est tout ce qui sort et j’explose de rire avant de poser ma tête contre sa poitrine, comme si j’avais besoin de réconfort. Je relève la tête pour la regarder, nos visages se frôlent presque, je lui souris d’un air enfantin. Alors, est-ce que c’est si terrible d’être dans le même lit que moi ? Que je demande, stupide, stupide, stupide. Mais c’est ça ou je me jette sur elle dans la seconde.

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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mer 17 Mai - 1:09


Si je cède une fois, je cèderai la fois d’après. C’est comme ça que ça fonctionne les péchés. Et j’ai l’impression que le mien ne fait que de me tester, me tenter. Sa chambre. Son… torse… Bien sûr que je mate. Comme lui mate mes jambes, mes hanches, le creux de mon cou alors que je m’attarde sur la ligne de ses épaules, les grains de beauté sur sa peau, ses grandes mains… Fichu exhibitionniste. J’ai réussi à détourner le visage et faire mine de rien. Comme si j’avais faim. Bon c’est vrai aussi. Mais pas essentiel à ma survie dans cette chambre. Alors j’essaye de le rappeler à l’ordre, faire ma relou, faire ma Fanny -ça m’emmerde- ? Scrubs. L’épisode. Il avait déjà zappé et le voir un instant perdu me fait craquer un sourire certainement espiègle. Qui se transforme en rire quand le sien éclate, contagieux. “Allez, arrête de fouiller. Madame “j’veux pas aller dans ta chambre, jamais de la vie et ensuite je fouille partout.” Je pouffe en me laissant faire comme une poupée désarticulée qu’il a l’habitude de manipuler. “En attendant, t’es bien content que j’sois pas trop relou et que j’ai cédé.”, dis-je en me repositionnant confortablement avec l’élan dans mes jambes d’aller s’emmêler aux siennes. Une sorte de magnétisme. Et j’me suis rarement sentie aussi électrique à côté de lui, dès qu’il bouge. Arrête de gigoter putain. À cause de ce fichu plexus solaire, j’suis un peu trop consciente de sa présence. Ou alors c’est l’alcool. Oui c’est ça. Je ne vois pas d’autres explications. Je souffle doucement et hume pour confirmer, ça doit être ça, saison 6. Comme si j’allais arriver à m’en souvenir à cet instant. “Attrape le pétard s’il te plait.” J’obéis docilement et essaye de me concentrer sur le petit écran et les images qui s’y incrustent.

Plus facile à dire qu’à faire quand on a l’esprit et le sang imbibé par la vodka. Un rien me déconcentre, me distrait -impression d’être une plume dérivant au vent. Le crépitement du briquet. L’odeur du pétard qui part en cendre. Les lèvres d’Arthur sur le bâtonnet. Ses yeux qui scrutent probablement mes cernes. On va avoir de ces gueules demain… dans quelques heures. Il se marre et je le pousse loin de moi, en râlant “Vas-y te moque pas de ma gueule.” en faisant surtout écho. J’te pousse, tu m’tires, j’t’attrape. On fout quoi franchement ? J’sais pas et je risque pas de trouver la réponse en m’emparant du joint. Mais je le fais. Je contrôle pas. C’est pas grave. “Je suis tellement défoncé.” C’est ça. J’me cambre naturellement contre le matelas pour l’accueillir, main vite posée dans ses cheveux, le pétillement qui galope dans la gorge pour le rattraper. Encore.Sans blagues, j’avais pas remarqué.” Moi j’suis tout à fait clean. Je ne viens absolument pas d’me dire que j’adorais son rire, que j’le boufferais. Que cette proximité, c’est pas assez. Nope. Ça ne m’a pas du tout traversé l’esprit. “Alors, est-ce que c’est si terrible d’être dans le même lit que moi ?” Je ne réponds pas tout de suite. La fumée du joint au bout de mes doigts danse et ses yeux accaparent les miens. Jusqu’à ce que ces derniers glissent sur sa bouche et que la mienne se courbe sous les pensées espiègles qui clignotent dans ma tête. “C’est terrible en effet.”, dis-je juste avant de tirer une nouvelle taffe sans bouger autre chose que ma main pendant une seconde plus. Finalement, je lui glisse le spliff entre les lèvres au lieu d’y faire courir les miennes. “Tu vas louper le meilleur si tu restes comme ça.” L’épisode. Scrubs. Je déglutis, soudainement assoiffée, en train de me liquéfier. “Et tu m’donnes chaud...”, que j’ajoute en rigolant, gigotant faiblement pour le pousser à s’écarter alors que je crève d’envie qu’il se rapproche. Je veux son contact. Et plus l’effet du joint se propage dans mes artères, plus je sens la barrière bloquant mes désirs se fissurer, s’ouvrir. Comme d’habitude. C’est ce qu’il provoque. L’envie de le suivre, de l’attraper, de s’accrocher, de le laisser venir. L’envie contradictoire de l’approcher, le devoir de le repousser, le besoin de l’attirer. Cercle dangereux. Et c’est presque d’la physique élémentaire comme réaction, le corps qui répond avant tout le reste, qui s’ouvre littéralement. J’espère à moitié qu’il est assez défoncé pour pas le remarquer. Cette nuit particulièrement : souffle, odeur, regard, corps ; l’alchimie indéniable de nos moments enivre, étourdit et fait frémir. Un milliard d’images en tête, un milliard d’envies aussi. Tachycardie staccato entre les os. La raison qui se dilue dans l’temps. C’est pénible de résister, si bien que la seconde après l’avoir repoussé, j’reviens plus près entre ses bras et lui vole son joint. Mais je le frôle à peine. Y a comme une partie de moi qui lutte, m’empêche de le toucher. Alors que d’un autre côté… Trouver ses lèvres allait peut-être apaiser ma frustration. Ça n’a pas de sens.

Aaah putain.” C’est lâché subitement quand je me redresse assise tout aussi vite. Je me fatigue. Mains dans les cheveux en vrac, je souffle avant de me retourner vers Arthur. Je le surplombe un peu pour une fois. “J’vais te sauter dessus si tu remets pas ton t-shirt.Si j’sors pas de cette chambre maintenant. Battements de cils. Je ne peux pas résister à l’éclat taquin au fond de ses yeux. Celui-là même qui m’fait sourire de façon identique alors que je tente de lui rappeler doucement…  “C’est terriblement mal, Artie.Et pourtant j’en crève d’envie. Je suis obligée de réprimer un soupir entre mes dents accrochées à mes lèvres. Mots en sucre. Iris sulfuriques. Les limites qui fondent à mesure que je tire sur le spliff en espérant -toujours à moitié- que ça me happe hors de portée de son aura bouillonnante.

C’est juste physique pas vrai ? Une résonance d’ondes ? Un écho sur la radio ? Parce qu’on sait depuis longtemps ce que ça nous fait -cette intimité. Donc on ne risque rien ? À faillir une fois ? Questions nues, bêtement sincères. J’y crois peut-être naïvement, à ces possibilités. Stigmates de la gamine prête à tout expérimenter, tout tester pour voir la chimie opérer. Alors que très loin derrière le nuage planant, même si je sais que je ne dois rien à personne, je sais aussi ce que je dois redouter. Devenir accro. En vouloir plus.


Dernière édition par Nur Al Shaikhly le Mar 13 Juin - 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mar 13 Juin - 13:19

Je me moque pas de sa gueule, loin de là. Mais comment lui faire comprendre sans la faire fuir que j’ai encore plus envie d’elle quand elle est dans cet état là. Bourrée, défoncée, fatiguée, complètement hors contrôle. J’ai envie de lui dire que j’ai eu envie d’elle toute la soirée, à me faire triquer parfois, quand son décolleté plongeait un peu trop et qu’un verre de vodka lui a atterrit dessus ? Y a tout chez elle qui fait s’affoler mon pauvre corps de jeune adulte. Y a tout chez elle qui me rend fou, de ses lèvres à ses yeux ébènes, de ses cheveux en pétard à son cul de malade mentale. Y a tout chez elle qui me fait frissonner. Et je lui ai dis, putain qu’est-ce que j’ai pu lui répéter quand elle sortait de la douche, ruisselante d’eau, une pauvre serviette autour d’elle. Qu’est-ce que j’ai pu lui chuchoter pendant qu’elle faisait la cuisine. Mais c’est toujours resté abstrait tout ça. En tout cas, moins concret que ce soir. Parce que finalement, elle avait raison. Entrer dans ma chambre, c’est une ligne qu’on a encore franchi. Que je lui ai poussé à franchir. Faire tomber les barrières, tout ça, je suis trop bourré pour m’en rendre compte. Je lui fais remarquer d’ailleurs, que je suis trop défoncé. Comme pour me dédouaner de tout ce qui allait se passer. On s’en fout n’est-ce pas, c’était la faute de la vodka-redbull, voilà tout. Sans blagues, j’avais pas remarqué. Je me remets à rire, comme si c’était très drôle ce qu’elle venait de dire. Ses doigts dans mes cheveux, en fait chaque contact furtif me donne tellement chaud que je suis entrain de bouillir. Alors qu’elle laisse le joint se consumer je la regarde à nouveau, comme le fruit défendu, vous voyez. Nur, c’est l’une des filles les plus canon que je n’ai jamais vu, et c’est comme si elle était hors de portée. C’est peut-être pour ça que notre petit manège ne m’a jamais inquiété. Peut-être que ça semblait trop irréel dans ma tête, que ça ressemblait trop à un jeu, à faire semblant. Mais non, ce qu’on ressent c’est la vérité. L’atmosphère de la pièce se réchauffe, elle devient étouffante, enveloppante de désir en fait. Est-ce que c’est si terrible d’être dans le même lien ? C’est terrible en effet. Ça sonne comme un aveux, parce que je n’entends vraiment ce qu’elle dit. Tout ce que je comprend, c’est que c’est si bon qu’on a envie de succomber, d’abandonner tout et même si on sait très bien que demain sera horrible, on s’en fiche. L’alcool, la drogue, ce que vous voulez, ça vous fait oublier le lendemain. Une chose que j’ai appris à faire, dans une certaine mesure. Avec Nur, les lendemains, ça sera tous les jours. Parce qu’on vit dans le même putain d’appartement. Mais ça ne rend tout ça que plus intense. Nos regards qui s’entrechoquent, là, j’ai bien cru qu’elle allait craquer. Au lieu de ça, elle me met le joint entre mes lèvres, et quand ses doigts me frôlent, y a des papillons qui battent de l’ailes dans mon bide. Elle me dit que je vais louper le meilleur et je ne sais plus vraiment de quoi elle parle parce que ce que j’ai sous les yeux me convient parfaitement. Je tire une longue taffe et laisse la fumée descendre dans le fond de ma gorge. Puis me tourne vers elle avec un air sérieux, celui que je prend quand je veux qu’elle me suive sans poser de questions. Je lui attrape doucement le visage, laissant mes doigts glisser sur sa joue empourprée. J’approche mon visage et juste avant que nos lèvres se touchent j’expire la fumée du joint pour qu’elle circule jusqu’à elle. Nos lèvres ne se sont même pas effleurées et pourtant ce geste est plus symbolique qu’aucun n’autre. Jusqu’ici, tout ce qu’il y a entre nous c’est passé dans notre tête. On est en train de vivre notre fantasme. Comme il n’est pas toujours bon de le faire. Tout mon corps réagit au sien et on se regarde dans les yeux, j’ai ce sourire niais et juvénile du sale gosse qui a et aura toujours ce qu’il veut. Elle avoue alors, dans un soupir presque érotique : Et tu m’donnes chaud… elle ponctue sa phrase par un rire clair et je la suis, alors que la weed ne me fait penser qu’à une chose : faire sauter la dernière barrière qu’il nous reste : celle de la chair. Mais elle s’écarte juste à temps pour ne pas se faire emprisonner par mes lèvres. Cela dit je garde une main baladeuse sur ses cuisses et laisse courir mes doigts sur sa peau si douce et frémissante. J’ai rarement eu aussi envie de quelqu’un et je peine à croire que c’est juste l’alcool. Juste une fois que j’me dis. Même si on est coloc, ça ne peut être qu’une seule fois. Si on se le dit dès le départ, on teste une fois pour exorciser notre envie et ça passera. J’vais exploser.

Elle me repique le joint, je sens qu’elle a la bougeotte, comme si mes doigts la brûlaient. Aussitôt fait elle se redresse je me penche en avant pour mettre l’épisode sur pause et je m’installe confortablement face à elle pour la regarder, les bras croisés sur mon torse nu. C’est comme si je la défiais. Vas-y Nur, oses me dire que tu vas pas craquer. Elle s'ébouriffe les cheveux et je la regarde faire en me passant la langue sur les lèvres. J’vais te sauter dessus si tu remets pas ton t-shirt. j’ai un moment de blocage et je pouffe de rire, surtout gêné en fait. Mes joues se teintent de rouge et je lui lance ce petit regard par en-dessous comme je sais si bien le faire. Je me penche doucement vers elle et lui retire le joint qu’elle tient entre ses doigts pour le poser dans le cendrier, elle est trop occupé à me dire que c’est mal pour m’arrêter. Une fois fait, je prend son visage entre mes mains. Mal ? Comment ça pourrait être mal ? Un truc aussi bon ne peut pas être mal. Arrêtes de te prendre la tête. que je lui souffle avant d’écraser mes lèvres sur les siennes.

Ça explose en moi. Avec une impatience d’adolescent mes mains cherchent sa peau sous son t-shirt, ses formes, son corps. Je veux tout, tout de suite. Mon coeur cogne contre ma cage thoracique, je la retiens contre moi pour ne pas la perdre. J’ai besoin d’elle, de nous, j’ai l’impression que je vais crever si elle m’échappe. Je quitte ses lèvres pour m’attarder dans son cou. Je frissonne. J’ai trop envie d’toi… putain… que je chuchote, c’est plus fort que moi. Qu’on arrête de faire les gamins, sans oublier qu’on en est encore. Des foutus gosses incapables de calmer leurs pulsions. Je me recule, la regarde et commence à remonter son t-shirt avec un sourire accroché sur mes lèvres et un regard vague débordant d’excitation.
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Lun 17 Juil - 21:49


J’ai l’impression que quelque chose est en train de dérailler à force de voir les wagons de ma conscience et de mes limites se détacher un à un. Faut qu’il arrête de me regarder de cette façon là, j’vais pas pouvoir dire non très longtemps. Mes muscles deviennent tous mous, autant que mon myocarde qui s’efforce de battre un peu plus fort. Ressaisis-toi bordel. T’es pas censée être autant à sa merci. Mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse quand il s’approche de cette façon. J’me noie dans ses yeux sans fond et frissonne sous ses doigts, qui-ne-sont-que-sur-mes-joues putain. Fuck. J’respire trop naturellement la fumée qu’il me donne, sans même y réfléchir. J’reste suspendue à ses lèvres alors que les miennes n’ont pas atteint les siennes. Chaleur électrique au fond des yeux, on sait tous les deux ce que ça veut dire, ce que son geste signifie pour nous deux. Je cherche ma salive en accrochant mes mains sur les siennes. Lui aussi dans un sens cherche certainement à résister. J’vacille avant de prétexter qu’il me donne chaud pour m’éloigner. De toute façon, c’est vrai. Comment il pourrait en être autrement dans un moment pareil ? J’ai l’tournis. Et à chacun de ses mouvements, j’me prends une vague de son odeur, plus ses petits yeux de merde là. J’lui ai déjà dit d’arrêter mais Artie n’en fait qu’à sa tête, il n’écoute personne (ou peut-être Bo). J’vais l’étouffer avec un oreiller si ça continue, mais au lieu de ça, j’lui balance clairement ce qu’il provoque en moi. Sans savoir pourquoi, sans l’avoir prédit, sans retenu -sans filtre. Et moi aussi j’bloque sur ma soudaine honnêteté. Qu’est-ce que je fiche ? J’aurais dû la fermer bordel. Le voir rire, le voir rougir -shit, il est cute- ça fait tanguer mes sens et pas que. C’est pas bon signe, c’est pas bon signe du tout. J’essaye de me rattraper. J’insiste, je rappelle que c’est mal tout ça. Terriblement mal. Je ne devrais pas être là. Faut que je sorte de cette chambre. Ou à minima que je me taise. J’argumente, mais il n’en a rien à faire. Pourquoi ne me pousse-t-il pas hors du lit ? “Arrêtes de te prendre la tête.” J’l’ai vu approcher, tendre le même piège, mais je n’ai pas bougé jusqu’à ce qu’il réduise l’espace entre nous deux à néant. Et y a un truc qui cède, qui fond en moi comme du sucre sur la langue et qui disloque le fil de mes pensées. Y a une protestation qui meurt au fond de ma gorge et qui se transforme en un soupir satisfait contre sa bouche. Baiser coupable, égoïste, presque un gémissement pour dire “Je ne devrais pas, mais je le veux quand même”. Mon esprit n’arrive même plus à lutter et à me répéter “non” à mesure que ses mains roulent sur ma peau, qu’il me retient contre lui, que chacun de ses gestes trahit son avidité. Et la maigre prudence qui retenait encore en laisse mes mains de le toucher pleinement vole en éclat quand il dérive dans mon cou. “J’ai trop envie d’toi… putain…Tremblements. Son prénom enrobé de miel traverse mes lèvres pour toute réponse et mes mains glissent dans son dos, refusant de s’arrêter comme pour mieux butiner mais incapable de décider où toucher parce que je veux tout toucher. Et l’appétit vient de loin. Du fond du ventre, là où une vague de sensations s’est enroulée sur elle-même. C’est chaud et ça vient fouler ma peau, j’ai l’impression que le tonnerre martèle mon coeur dans une cavalcade pressée, brûlante. Et quand il s’éloigne, je râle. Même si il sourit, même si c’est juste pour mieux me retirer mon t-shirt. Je pousse ses mains sans le quitter des yeux pour ôter le tissu moi-même mais pour surtout revenir plus près en grimpant sur ses genoux. Regard fondant dans le sien, sur son visage que je détaille un instant alors que je le surplombe un peu. Un petit moment de flottement où j’ai l’impression que je le vois avec plus d’affection que je ne le devrais. Alors mon bras s’enroule à son cou pour s’accrocher littéralement à lui. Mon autre main se pose sur son visage, divague dans ses cheveux, ma bouche fait son aguicheuse effleurant la sienne avant de jeter son dévolu sur son cou, pour revenir tracer la ligne de sa mâchoire, puis l’embrasser avec plus d’ardeur, une autre langueur. Je me presse contre son putain de corps pour le sentir enfin contre moi comme on l’attendait depuis longtemps, alors qu’on ne devrait pas, alors que nos peaux qui s’aimantent disent le contraire. Et quand mes lèvres découvrent un peu plus sa peau y laissant quelques morsures ou redessinant sa silhouette de son épaule à son oreille, j’ai l’impression de devenir de plus en plus affamée. Mes mains touchent, caressent tout ce qu’ils trouvent sur leur passage, bloquent de temps à autres leurs jumelles pour me laisser le champ libre de parcourir son torse, de grains de beauté en grains de beauté. Peut-être que quelque part, j’veux que ça le hante, même plus tard, quand ça aura merdé entre nous, même quand ça sera fini. Mais j’peux plus rien faire quand Arthur décide à nouveau de reprendre les manettes en m’attirant. L’impression de n’être qu’une substance chimique hyper réactive. La moindre molécule qu’il touche pourrait me détruire, me ranimer, me changer, me consumer. Tout ça à cause de ses lèvres. À nouveau sa bouche contre la mienne. À nouveau qui cherche à capturer l’autre ? C’est à celui qui volera le plus son oxygène à l’autre. À celui qui ira le plus loin, le plus profondément avec ce baiser qui s’étire, s’étire, chargé de ce trop plein de désir qu’on retenait. Ça se propage. Des pupilles incendiaires aux doigts enhardis. Et même plus au sud, quand d’instinct et malgré les tissus, y a un autre rythme, un nouveau roulement qui s’cale lascivement. J’en peux plus. C’est terriblement bon. Mais ce n’est toujours pas assez. J’cherche à étouffer ma voix dans son cou, contre sa peau avant de taquiner son oreille et que mes mains ne plongent dans ses cheveux. J’suis assoiffée tellement de fois je l’ai appelé, entre deux soupires, sourires et soubresauts rieurs, perdus sous le poids des sens excités et des baisers enfiévrés. Et j’sais, je sens qu’il est dans le même état, qu’il s’impatiente, que ses grandes mains s’enfoncent plus dans ma peau et que les miennes s’attèlent à dégrafer son jean. Plus de chair pour moins de barrière. “Arthur… okay attends… on est d’accord ?” Je me recule un peu pour chercher ses yeux, mais j’y arrive pas. “C’est juste… Juste une fo...” La fin de ma phrase, de ma pensée une nouvelle fois aspirée, kidnappée ailleurs. Par lui, ce qu’il fait, ce qu’il dit, peu importe, y a cette hyperconscience qui emmêle tout. À la place, probablement un indescriptible “fuck” ou quelque chose d’enroué mais transperçant se bloque dans ma gorge. Au point que j’ai pleinement conscience à cet instant de combien je suis en train de lâcher-prise, combien je suis en train de craquer. Et ça me fait l’effet d’une gifle. Comme si Fanny venait de rentrer dans la pièce. Obligée de le repousser. “Stop stop stop. On peut pas.” Obligée de me reculer, de me cacher avec le premier truc qui m’passe sous la main. Y a la panique et la culpabilité qui m’font répéter qu’on peut pas faire ça. Parce que y a cette violente impression d’avoir piétiné sa relation avec Fanny, d’avoir risqué notre amitié, juste pour une pulsion qu’on pourrait contrôler. Putain est-ce que j’suis comme les autres filles ?! Le dégoût glisse au fond de ma gorge. Qu’est-ce que j’ai fait comme connerie ?! J’ai beau m’éloigner, j’sens toujours ses mains sur moi, son souffle rebondir sur ma peau. “J’peux pas. On en reste là et demain on s’en rappellera pas...” J’fais taire la presque question, le regret dans ma voix en me relevant, récupérant mes chaussures et le peu de fierté qu’il doit me rester, quelque part, perdu entre ses draps. “T’as Fanny.Et probablement toutes les autres.Donc j’peux pas.”, que j’affirme plus fermement, à deux pas de cette fichue porte que j’aurais jamais dû passer malgré la lutte interne, interminable, infernale... Entre envie et devoir. Est-ce qu’on peut vraiment être encore des gamins et se foutre des conséquences ? Pourquoi j’arrive pas à m’en foutre ?
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mar 25 Juil - 15:27

À quoi on joue ? Dis, Nur, à quoi on joue vraiment ? J'aimerais lui dire si j'étais pas happé par sa peau qui frissonne, par ses yeux qui me supplie, et ses lèvres qui m'appellent. Réfléchir une dernière fois, et enfin se mettre d'accord pour ne pas réfléchir. En fait, on ne se dit rien, on réagit. On suit le cours de nos mouvements saccadés par l'excitation d'un soir, nos gestes maladroits embrumés par l'alcool, et nos cerveaux pas encore tout à fait formé. J'ai vu ça en neuro, le cerveau n'est pas totalement formé avant ses 26 ans. 26 ans Nur, on a tellement de temps devant nous avant d'être intelligent, de réfléchir aux conséquences de nos actes, de discuter, de comprendre, d'anticiper les conséquences. On a des années avant d'être hanté par une connerie d'un soir, une baise comme ça, pendue dans l'espace et le temps, qui ne voulait rien dire, ne veut rien dire, mais vient du fond des tripes. Nur, on regrettera plus tard nos erreurs de jeunesses, nos mensonges. J'ai envie de lui dire tout ça, mais mes lèvres sont occupés par les siennes. Par sa peau hâlée qui m'embrase tout entier. Le feu a démarré maintenant, il est impossible a arrêté, impossible j'ai dis. Pris d'un frisson quand elle me rend mon baiser, enfin y a un truc qui explose en moi. Comme un feu d'artifice. Elle dévoile son corps, et ma tête d'adolescent ne peut rien voir d'autre. Mon champ de vision réduit ne voit que son corps perdu dans un néant immense. Le reste est dans l'angle mort, y a que nous, rien d'autre. Ma bouche est entrouverte, comme si je ne m'attendais pas à ça, comme si j'avais pas cherché à le provoquer tout ça. Comme si j'ignorais qu'elle succomberait. Peut-être bien, peut-être que je pensais que ça resterait un jeu entre nous, pour toujours. Peut-être que j'étais trop sûr de moi, sûr de nous. Jamais on franchira la ligne rouge, on ne fera que la contourner, la frôler, la piétiner. Mais jamais on franchira la ligne. On s'amusera avec elle, comme des enfants. Mais la frontière est franchie maintenant, elle n'existe que dans des souvenirs coupables. Y a plus rien, et ça fait du bien. Plus de contraintes. Les contraintes, je déteste ça. Elle grimpe sur mes cuisses et je la retiens d'un bras autour de sa taille fine. Elle se colle contre moi, peau contre peau. Mon coeur vibre, quasi-sûr d'être en tachycardie. Y a un crépitement sous ma peau qui me fait sourire quand elle approche sa tête de la mienne. On s'échange un regard, complice, amusé, doux et excité à la fois. Y a cette microseconde où on sait, on en est sûrs, on prend la bonne décision. Elle ausculte mon corps avec la rigueur d'une professionnelle, je caresse on épaule et m'adosse contre le mur d'en fasse, l'une de mes mains glisse le long de son bras, remonte par sa taille, son nombril et ses seins, jusqu'à sa gorge nouée d'envie. Je passe mon pouce contre sa carotide pour sentir son pouls taper. T'es trop belle Nur, beaucoup trop belle. Que je voudrais ajouté, si mon esprit n'était pas complètement pris. Mes doigts quittent sa gorge pour remonter le long de sa nuque, s'emmêler dans ses cheveux, jusqu'en haut de son crâne, finalement s'y accrocher pour retrouver ses lèvres pleines qui elles, se viennent se coller contre mon oreille. Je sens sa langue, son souffle et sa chaleur, je sens ses mains, partout, sur moi, par dessus mon jean, sur ma peau. Je la sens tout entier contre moi, et mon corps s'affole, ma respiration se saccade. Putain Nur, j'suis en plein arrêt cardiaque, que j'me dis à moi-même. J'ai envie de profiter de chaque instant volé, de chaque erreurs qu'on est entrain de faire. Je veux que la honte nous étouffe demain d'avoir baisé comme des sauvages. La culpabilité sera si grande, qu'on la chérira. Car on saura qu'on a franchit absolument toutes les barrières. J'veux goûter à son corps, à toutes les parties de son corps. Je la veux, elle et maintenant, entière et frissonnante. Arthur… okay attends… on est d’accord ? Je ne l'entends pas, je l'ignore, je la sens reculer et mes lèvres viennent la chercher à l'aveugle, embrasser ses seins, la retenir par la taille. Tais-toi bon sang, que j'veux crier. De sa taille une main juste jusqu'à son pantalon, passe par ses fesses, défait le bouton, cherche un chemin jusqu'à sa chair. C’est juste… Juste une fo... En même temps qu'elle, je chuchote, pressé, peu concerné : Juste une fois, ouais. Ses mains qui se pressent sur les boutons de mon jean, je la regarde faire avec une sorte de fascination. L'impatience est bonne, terriblement envoûtante. Le désir de franchir cette ultime barrière, me grise complètement. Je pousse un soupir. Et puis d'un coup, c'est comme si on avait rallumé la lumière.

Stop stop stop. On peut pas. Je suis pétrifié, elle se recule et attrape mon t-shirt pour le mettre devant ses seins. Je la regarde faire, j'ai l'impression de m'être pris un coup de matraque en pleine tête. Elle est entrain de se liquéfier sous mes yeux et je ne sais même pas quoi dire à part un Qu…quoi ? ahuri, la respiration courte et l'excitation toujours à son paroxysme. J'ai l'impression qu'elle va me sortir un truc con, un genre de blague, qu'on va recommencer à s'embrasser dans une seconde. Je suis pendu à ses lèvres comme un putain d'autiste, en surchauffe la plus totale. Qu'est-ce qu'il y a ? Je demande gentiment, les joues rouges, les yeux vagues, le coeur à bout de souffle. Elle comprend, elle sait, elle voit ce que je ne vois pas encore. L'énorme connerie qui n'a rien de romantique, rien d'un peu passionnant, rien d'excitante. La réalité, la vraie, la plus terre à terre possible. La description simple de ce qu'on s'apprête à faire. Une coucherie sans lendemain, une infidélité de plus. Elle voit ça, moi non. J’peux pas. On en reste là et demain on s’en rappellera pas... Deuxième coup de matraque, juste histoire de me remettre les idées en place. Je la regarde et me met à genoux devant elle, refusant de la laisser partir. Quoi ? Bien sûr qu'on s'en souviendra demain. Le mal est fait. Arrête, arrête ça, on fait rien de mal. On en a envie tous les deux. Je m'approche, fourbe. Je m'impose, j'ignore ses mains contre mon torse pour me faire reculer, j'ignore ses musclés crispés, je me fond sur elle, je l'embrasse, sur les lèvres, dans le coup, je retourne à sa braguette, à sa culotte que j'entrevois. Son corps disparate qui me dit tout et son contraire à la fois. J'ai peur que la partie soit finie, perdue. Je ne le supporterais jamais. Non, on peut pas. Pas comme ça, c'est encore pire. Nur tu peux pas faire ça. Tu peux pas me dire que t'as envie qu'on s'arrête là. Je chuchote, ma main entre ses jambes et mes yeux dans les siens. Si, elle peut. T’as Fanny Je la lâche immédiatement, et mon visage perd ses couleurs, son sourire. Comme si c'était un genre de mot de passe, un code pour m'arrêter entièrement. Un antidote, une croix devant un vampire. Fanny me stoppe illico. Je me laisse tomber assis devant Nur, je passe mes deux mains devant mon visage, pour essayer de me réveiller, mais je ne peux pas. Je suis toujours bourré, j'ai toujours envie d'elle. Mes idées sont encore embrouillées. Fanny, hein. Je serais prête à jurer à Nur de la quitter si ça pouvait m'aider à continuer. Je vendrais un rein, j'arracherais mes yeux, je tuerais mes parents si ça pouvait la convaincre. Fanny; j'ai envie qu'elle disparaisse de la surface du globe, de l'esprit de Nur. J'ai envie de l'oublier, juste ce soir. Fanny je la hais à l'heure actuelle, viscéralement. Je tente une dernière approche. Comme tu l'as dis, c'est moi qui suis avec Fanny, pas toi. Je la regarde sérieusement, autant que possible en tout cas. C'est moi qui gère ma relation, c'est moi qui sait ce que je veux. Je mets mes mains autour de son visage, à Nur. C'est toi que j'veux. Je sais pas d'où je sors cette phrase, d'une série télévisée ou du tréfonds de mon âme d'alcoolique. Quoi qu'il en soit, je ne sais pas quelle conséquence à ces simples mots, car je frissonne en les prononçant. Nur, j'pourrais péter ma relation avec Fanny pour elle, juste pour une seule nuit, et même si ça ne devait plus jamais se reproduire. Je suis certain que je pourrais. Et ça me fait flipper, mais mon corps prend à nouveau le contrôle, je recommence à l'embrasser, malgré ses réticences, je la supplie du regard, je lui murmure des "s'il te plait" plaintif. Laisse toi faire, reviens en arrière, reviens au moment où on était juste nous deux, et que tout le reste était dans notre putain d'angle mort. C'était si bon, c'était parfait, le Nirvana.

Fanny. Bordel son image m'apparaît à l'intérieur du crâne et je m'arrête. Je ferme les yeux et je recule. Je soupire un grand coup. Putaaain, pourquoi t'as parlé d'elle ? Que je râle en me laissant tomber sur mon oreiller. La culpabilité ? J'sais pas, j'ai jamais vécu ça, j'ai jamais ressenti ça, avec toutes ces autres nanas que j'ai réussi à ramener à l'appartement, dans ma chambre, dans ce lit. Toutes ces filles qui m'ont demandé si j'avasi déjà une copine, à qui j'ai répondu que j'en avais rien à foutre de ma copine. Parce que je savais, j'étais persuadé que ça n'aurait aucune conséquence; Qu'aucune de ces nanas ne réussiraient à me détourner de Fanny, aucune n'étaient assez fortes, assez intéressantes pour ébranler ma si jolie vision du couple. J'ai jamais eu le moindre doute, sur moi, sur mes sentiments pour Fanny. Jamais une seule fois. Et puis là, ces putains de conséquences, cet angle mort, tout ça me fait flipper. Tous ces lendemains matin, ces petits déjeuners, ces clopes partagées, ces épisodes de Scrubs, tout ce qu'il y avait avant et qu'on continuera à faire après avec Nur, tout ça va changer. Et si on couche ensemble, si on couche vraiment ensemble, ça sera pire. Nur risque de foirer mon couple. Non, rectification. Je risque de foirer mon couple pour Nur. Et cette pensée me terrifie complètement. Je la regarde, Nur, toujours là, au bord du lit. On s'en souviendra pas demain. Je sais même pas ce que je cherche à dire. Nous convaincre que ce n'est pas grave, que ça n'aura pas de conséquence, qu'on peut continuer. Ou bien est-ce une promesse, celle de ne plus jamais reparler de ça et que cet incident ne devra rien changer, jamais rien. Ni entre nous, ni être Fanny et moi. J'en sais rien, je suis paumé.
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Lun 31 Juil - 13:01


Quoi ? Bien sûr qu'on s'en souviendra demain. Arrête, arrête ça, on fait rien de mal. On en a envie tous les deux. Putain putain putain. Ça ne va pas du tout. Je le sais très bien qu’on en a envie tous les deux. Toi, arrêtes. Comment tu peux me vouloir comme ça alors que tu as Fanny ? Comment je peux te vouloir comme ça alors que tu as Fanny ? Pourquoi il n’y a pas une barrière, un mur, je ne sais pas, n’importe quoi, un truc qui t’associe en continue avec Fanny et m’empêche de te voir, de t’approcher, de m’approcher ? Que quelque chose bloque ma vision de lui oscillant entre innocence, insouciance et cette haute charge de désir qui m’appelle, qui m’fout en l’air et me perd. Confusion à son paroxysme. J’ai l’impression que ma poitrine se déchire, entre mon désir pour lui qui s’enflamme toujours plus quand il me touche, et les bouts de ma conscience qui se réveille un peu plus quand j’commence à flipper à cause de c’qu’on est en train de faire, de ce qu’on est. Et mon corps incertain trahit tout ce bordel. Entre le oui et le non. Entre le “j’te repousse mais me lâche pas”. Éloigne-toi et viens plus près. Nur tu peux pas faire ça. Tu peux pas me dire que t'as envie qu'on s'arrête là. Y a un truc qui dégringole dans mon ventre quand il m’appelle comme ça, quand il m’envahit comme ça. Et je le sais. Ce qui nous habite depuis le début, ça n’a rien à voir avec un désir de domination, c’est plus une forme de possession. Envie qu’il soit mien, même si c’est juste une fois. Envie d’être sienne, même si ce n’est que cette nuit. Alors oui, j’ai pas envie qu’on s’arrête-là, c’est ça le problème. Parce que TU-AS-FANNY putain. Je le répète, j’ai l’impression de ne faire que ça, de marteler son prénom comme une enclume pour qu’il n’oublie pas et que je ne l’oublie pas. J’le vois qui se décompose à l’entente du prénom de sa petite amie. Y a ce qu’on veut et ce qu’il faut, et au milieu c’est le naufrage. Un volcan de tourments. Un bazar indescriptible, pénible et un peu effrayant quand il se rapproche et que je n’ose même pas reculer. Comme tu l'as dis, c'est moi qui suis avec Fanny, pas toi. Mon regard le grignote, prête à y croire, qu’il a raison, c’est à lui de s’en inquiéter de gérer. Pourtant, j’peux pas m’en empêcher. Mais- Je veux protester mais il ne m’en laisse pas le temps. C'est moi qui gère ma relation, c'est moi qui sait ce que je veux. C'est toi que j'veux. Tu peux pas me sortir des trucs comme ça, t’as pas l’droit. Et c’est d’autant plus ridicule quand ma réaction se résume à un putain de frisson qui s’faufile sur ma peau comme une fissure sur un lac gelé. Mais- La sensation qui serpente, m’fait frémir au point de m’sentir faible et à deux doigts de perdre ma volonté. C’est pas possible. J’veux pas. Pas comme ça. J’ferme les yeux comme si ça allait atténuer l’effet de ses baisers, de ses “s’il te plaît” qui m’poignardent le ventre. Me supplie pas. J’sais pas quoi faire. J’sais pas comment ne pas vibrer sous ses assauts obstinés, son caprice mais aussi le mien. J’sais pas comment l’repousser. J’ai peur.

Putaaain, pourquoi t'as parlé d'elle ? Ses mains disparues, son corps contre le mien, son souffle dans ma bouche. Tout se détache brusquement. Pièces perdues. Le vide qui va avec. Bah finalement j’ai réussi à le faire reculer. Et j’sais pas si j’ai la tête qui tourne à cause de l’alcool, du joint ou si c’est parce que tout tourbillonne tellement vite dans ma tête que j’en ai l’vertige. Arthur, j’le vois loin, terriblement loin. J’ai réussi mon coup putain. On s'en souviendra pas demain. Ah. Ça fait un peu mal quand c’est l’autre qui le dit. Poitrine probablement déchirée en deux. Heureusement y a l’alcool et la weed pour endolorir tout ce bordel confus. Mais oui c’est ça, on s’en souviendra pas, c’est ce qu’on dira à tout le monde et surtout c’qu’on se fera croire à nous-mêmes. La gorge nouée et le corps lourd, j’enfile son t-shirt et laisse retomber mes yeux dans les siens pour une seconde, juste pour être sûre. Je ne sais pas vraiment de quoi. On peut jamais avoir de certitudes avec Arthur. J’inspire profondément en fermant les yeux, lèvres pincées. Allez c’est fini. Demain, on en parle plus. Tu vois que tu n’sais pas toujours être un p’tit con. Je m’avance vers lui à genoux, sourire bancal aux lèvres, et pour qu’il ne le voit plus je fonds une dernière fois. Le baiser est chaste. Un effleurement, bouches closes. Fragile, précieux. Comme si à tout instant, je pouvais le briser. Comme si s’embrasser ainsi pouvait me camoufler, ou minimiser l’impact. Pas sur Fanny, pas sur lui. Mais sur moi. Il fallait que je minimise l’impact sur moi-même, (ou peut-être bien que si, aussi sur lui), et on le savait tous les deux. Tu l’aimes ta Fanny. À ta façon. Et nous, on est amis. C’est pas parce qu’il ne veut pas rompre avec elle malgré toutes les autres filles ou que je ne suis pas stable dans mes relations, qu’on peut tout foutre en l’air, juste parce qu’on a eu envie de baiser comme des lapins. Le désir, ça se refoule. Ça ne fait que passer, pas vrai ? Je peux être sage. Et c’est ce que j’fais quand je me détourne, quitte son lit, quitte sa chambre. J’suis sage comme l’orage qui vient de passer dans nos têtes, comme le tonnerre qui a secoué nos corps.
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MessageSujet: Re: résiste, prouve que tu existes. (nutie)   Mar 8 Aoû - 15:33

J’ai le tourni, la tête enfoncée dans mon oreiller moelleux. J’ose même pas la regarder. Elle va être nue et magnifique et je suis presque sûr que si je me concentre assez, j’arriverais à ignorer la voix criarde de Fanny dans mes oreilles qui me hurle que je ne suis qu’un enculé qui va finir par la perdre. On pourrait refuser un pétard, histoire d’anesthésier notre culpabilité, la mettre en sourdine, et se donner corps et âme dans cette stupide coucherie. On pourrait… Non, c’est trop tard. On a laissé passer la chance, notre occasion d’être irresponsables. On a été rattrapé par notre conscience, elle nous tient maintenant, impossible de s’échapper. Qu’est-ce qu’il reste à faire maintenant ? Sauf oublier. Ou plutôt, se promettre d’oublier, pour que tout rentre dans l’ordre. Que demain elle ne soit pas plus qu’une amie, pas plus qu’une coloc. On oubliera nos corps nus, on oubliera nos baisers, on oubliera tout. J’le dis à haute voix, et je sens que ça fissure quelque chose en elle. J’entend sa salive qui descend dans sa trachée, douloureusement, la pilule a du mal à passer pour moi aussi, qu’elle se rassure. Y a un silence, pas tellement gênant. J’suis surtout triste. J’aurais aimé qu’on boive encore plus pour s’éviter de penser, pour rendre toute interaction neuronale impossible. J’aurais aimé que ça se passe différemment. J’aurais aimé qu’on prenne la mauvaise décision, en tout cas, qu’elle nous laisse la prendre. Tu vois que tu n’sais pas toujours être un p’tit con. Léger sourire. Je refuse toujours de la regarder, et me voilà entrain d’emmêler les longs doigts entre eux, comme un débile ou un parkinson précoce. Je fixe mon nombril, pour une fois, pas au sens métaphorique du terme. J’ai pris aucune décision, elle a implanté dans mon esprit Fanny et le virus s’est propagé. Elle a pris la décision pour nous deux, c’est tout. Elle a sans doute pris la bonne, et peut-être qu’un jour, quand je finirais par épouser Fanny et que l’eau aura coulé sous les ponts, je la prendrais en aparté pendant la réception et je lui dirais merci. hey, merci Nur de nous avoir empêché de coucher ensemble. Merci d’avoir aidé à sauvegarder mon couple avec ma petite copine de lycée, parce que sans ça, j’aurais jamais pu m’arrêter de penser à toi, jour et nuit. Ouais, peut-être que c’est la happy end qui nous attend tous. Alors pourquoi j’ai la gorge aussi nouée ? Pourquoi ça m’accable cette situation ? Pourquoi je n’arrive pas à le prendre avec le sourire, moi qui ai trois grammes dans le sang ? Elle s’approche de moi, je vois ses genoux qui glisse. J’avale ma salive, j’ai toujours pas envie de la regarder. Mais elle s’approche, plus près, encore un peu. Finalement, ses lèvres pleines se posent délicatement sur miennes, entrouvertes. Le baiser est si bref que je n’ai pas le temps de le savourer. Pourtant, j’aurais dû, il sonnait comme un au revoir. Comme un dernier baiser avant de se reconnecter avec la réalité. Le goût de ses lèvres, la chaleur qu’elles diffusent en moi. Quand elle se recule, j’ai envie de la tirer vers moi pour une seconde de rab. Mais elle est trop loin maintenant. Enfin, je lève les yeux vers elle, et je dis : Si, j’suis trop con. J’suis trop con Nur. Trop con de rester avec Fanny, trop con de passer à côté de toi. J’suis qu’un débile et voilà ce que je rate à cause d’une histoire qui finira forcément par imploser. Je me sens terriblement mal à cet instant. J’aurais aimé trouver les mots qui sauraient nous convaincre tous les deux, les mots qui balayeraient tout. Mais je suis muet comme une carpe, en train de la regarder avec ce drôle d’air, comme si j’attendais quelque chose. Au lieu de ça y a un nouveau silence qui me laisse le temps de la regarder, là, les cheveux ébouriffés, le maquillage imparfait, et mon t-shirt sur le dos. Mon cœur se remet à battre, cette fois ce n’est pas de l’excitation, c’est juste douloureux. Tu l’aimes ta Fanny. Elle remue le couteau dans la plaie. Ouais je l’aime, évidement que je l’aime. Et j’ai l’impression que je ne réfléchis même plus quand je me dis ça. Parce que c’est normal, parce que c’est naturel à dire. Arthur et Fanny, depuis le lycée. Fanny, ma seule et unique, ma toute première nana. Elle est restée dans ma vie si longtemps qu’elle s’est fondue en moi. Si bien que je ne sais même plus à quoi je ressemble sans elle. À quoi ressemblerait ma vie sans elle. Peut-être à ça. À Nur, sur mon lit, les cheveux ébouriffés et mon t-shirt sur le dos. Pensée honteuse que j’essaie tant bien que mal de chasser de mon esprit. Au lieu de ça je me contente d’un sourire gêné. Et je la laisse se relever.

J’hésite. J’hésite à sauter sur mes pieds, et lui courir après. La plaquer contre cette porte et l’embrasser, moins sage que ce dernier baiser. L’embrasser vraiment pour imprimer ce souvenir au fer rouge dans sa tête. Un baiser qu’on ne pourra même pas faire mine d’avoir oublié. Lui reprendre mon t-shirt, blaguer, dire qu’elle n’a pas le droit de me le voler. La voir nue contre cette porte, lui sourire. Balancer des trucs que je regretterais demain. Ce genre de phrase que j’ai toujours voulu caser du genre “mieux vaut avoir des remords que des regrets” ou “le mal est fait” ou encore “quitte à m’en vouloir autant que ça soit pour une bonne raison.” Vous voyez, les phrases toutes faites trouvé sur Facebook ou dans le journal intime d’une gonzesse, qui prennent soudainement tout leur sens quand on est dans ce genre de situation. Elle finirait par céder, et elle me sortirait une réplique de Scrubs, “quand j’pense que t’étais à deux doigts de me laisser partir.”

Finalement, je l’ai laissé partir. Et elle a fermé délicatement la porte derrière elle pour ne pas alerter les autres. Elle a fermé la porte sur ce qui aurait pu se passer, sur la frustration. J’ai entendu ses petits pas de chat jusqu’à sa chambre et j’ai fermé les yeux très forts. J’ai roulé sur le ventre pour m’étouffer dans mon coussin. Peut-être que j’vais en crever, là, dans ce coussin, en train de mordre la taie pour ne pas crier que je suis définitivement le type le plus con de l’univers. J’ai hésité à envoyer un message à Fanny. Un truc gentil, du style “je t’aime”. Mais quand j’ai tapé le message ça m’a semblé très vide de sens. Donc j’ai posé mon téléphone, et j’ai attrapé la fin du joint précédemment partagé. J’ai fumé. Je suis décidément beaucoup trop con.
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