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 the thunder (may)

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MessageSujet: the thunder (may)   Dim 16 Sep - 22:15


Elle relâche la fumée dans le couloir sous le regard méprisant d’un habitant de l’immeuble, mais aucun reproche ne franchit la barrière de ses lèvres pincées. Le visage baissé dans les ombres, se détournant des prunelles d’une tempête à la dérive, la présence du voisin s’estompe sans mener l’offensive. Le mégot s’écrase sur la peinture usée d’un mur, et les restes d’une incandescence fébrile s’éteignent quand le bûcher d’un âtre différent s’embrase. Le bout de cigarette toujours entre ses doigts, ses cheveux flamboyants retombent devant son visage le temps qu’elle attrape ses clés. L’exaspération s’égare dans un soupir alors qu’elle ouvre la porte d’entrée, sans aucune raison apparente – elle n’en a jamais réellement eu besoin, d’une raison. Aujourd’hui, plus encore, c’est tout un monde qu’elle exècre. Toute la présence d’une ombre qu’elle maudit, la sienne. La porte claque sans retenue et le bruit sourd habituel s’apparente au gémissement d’une âme en peine. La rouquine abandonne son casque, les clés et son sac sur le canapé parmi d’autres décombres – le même tas de divers débarras qui s’étend jusque dans la moindre pièce de leur appartement – avant de se délester du mégot dans le cendrier de la table basse. Le silence qui l’entoure lui assure l’absence des autres et à cet instant elle ne sait plus vraiment ce qu’elle aurait préféré, se percuter à ses pensées toute seule ou écraser sa colère contre ceux auxquels elle tient le plus. Ses épaules s’affaissent quelques secondes dans une expiration lassée, avant de s’ébrouer et de faire craquer son cou pour se remettre d’aplomb. Son portable vibre dans la poche arrière de son jean déchiré, mais elle n’a pas le temps de lire le message que l’appareil s’éteint complètement dans sa main. Le gaélique raisonne un moment entre les murs de leur loft miteux, d’autant plus quand elle ne retrouve pas son chargeur dans le désordre de sa chambre. Elle récupère finalement celui de Samih, avant de rebrousser chemin jusqu’à la cuisine et de se prendre une bière dans le frigo. Elle la dépose ainsi que son paquet de cigarette sur la table, branche son téléphone à la prise juste à côté, et s’échoue finalement sur une chaise – plus affalée sous le poids de ses calamités, que réellement à son aise. Elle prend plusieurs gorgées de sa bière puis se brûle une nouvelle cigarette, le temps que son portable se rallume. La patience est absente de ses veines en combustion, aussi bien que le chaos que forment ses pensées incessantes dans son crâne – de quoi l’abattre d’une bonne migraine, si sa colère perpétuelle ne consumait pas tout sur son passage. Daire découvre enfin le message qu’elle a reçu, mais c’est à peine si une esquisse effleure ses lèvres quand elle en découvre la nature. L’annonce d’une prochaine manifestation pour dénoncer les violences policières, encore, et elle est certaine que Leo n’est pas encore au courant de celle-ci étant donné que ce sont les anarchistes qui lancent le mouvement. Elle transmet le message à son ami et repose le téléphone, s’enfonçant encore plus au fond de son siège pour dévisager le plafond. Quand la porte d’entrée claque et laisse émerger une silhouette brune, la lumière a décliné dans l’appartement depuis un moment. Elle ne sait plus combien de cigarettes elle a consumé en restant ainsi prostrée dans la semi-pénombre, mais ce qui est certain c’est que le tas de clopes s’est considérablement développé dans le cendrier. Elle se redresse en s’étirant et attend tranquillement, là où ses veines bourdonnantes restent encore silencieuses, que la plus jeune vaque à ses occupations avant de revenir dans le salon ; et quand May apparaît dans son champ de vision, les mots s’entrechoquent dans l’électricité statique de la pièce avec l’intonation calme d’un orage en approche. « Hey. ‘faut qu’on parle. » Elle ne bouge pas d’un millimètre, ne pivote même pas sur sa chaise pour la suivre du regard, se contenant de se délester des cendres dans le cendrier avant de reprendre sa part. C’est seulement quand l’irlandaise rebrousse chemin sans masquer son exaspération à elle, que Daire se lève brusquement et lui attrape le bras avant qu’elle ne s’éloigne trop loin. « May. » Les lettres se percutent lourdement au bord de ses lèvres, mâchoire serrée pour empêcher des flots regrettables de s’abattre sur elle. Son intention n’est pas de la faire fuir, pas tout de suite du moins, elle a seulement besoin de quelques instants. De quelques minutes de sincérité perdue dans le tumulte de leur existence. De quelques minutes, pour combler son absence de ces derniers temps. Son regard accroché au sien comme pour l’accabler d’un ordre auquel elle ne peut échapper, elle prend le temps de s’assurer qu’elle ne disparaîtra pas, qu’elle a obtenu sa résignation éphémère le temps d’un échange. « C’est important. » qu’elle ajoute plus calmement, le cataclysme au fond de son regard ne trompant personne, pourtant. Elle relâche doucement la pression sur son bras avant de prendre deux nouvelles bières irlandaises dans le frigo et de retourner s’asseoir à la même place. Elle en dépose une sur la table, s’ouvre la deuxième et prend une taffe de la cigarette qui avait continué de se consumer entre ses doigts. C’est important, parce que je n’ai pas oublié ton visage ravagé.
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MessageSujet: Re: the thunder (may)   Mar 18 Sep - 22:20

Ça avait fini par arriver. Tu savais très bien que ça te tomberait dessus un de ces quatre mais tu ne pensais pas que ce serait aujourd’hui. Si tu avais su, tu ne te serais pas emmerdée à y aller en fait. Il ne s’en rendait pas compte mais venir t’avait couté des efforts, tu t’étais lissé les cheveux et même recourbé les cils, tout ça pour quoi ? Rien du tout. Retour case départ. Bref, c’était quoi ce mec qui attendait d’avoir les gens en face de lui pour leur annoncer qu’ils étaient virés ? Franchement, en 2018 un texto t’aurait largement suffi ! Et tout ça pour quoi ? Juste parce que t’avais séché quelques services en espérant que tes collègues te couvriraient. Dommage pour toi, le nouveau en avait vite eut assez de se retrouver tout seul et ce petit bâtard était allé te dénoncer. Ça aurait pu passer si tu avais été une bonne employée par le passé mais ça n’avait jamais été le cas, quand tu ne séchais pas, tu étais peut-être là physiquement mais tu n’étais pas franchement au travail pour autant. Tant pis, ce job à la Sirène te gonflait de toute manière, toi tu voulais squatter l’autre côté du bar, pas servir les gens ! L’expérience avait été rôle dix minutes mais tu t’étais rapidement lassée, un mal pour un bien donc, non ?
Il ne te restait donc plus qu’à rentrer à l’appartement, faute d’avoir meilleure idée. Peut-être que tu pourrais envoyer un message à Vivi pour voir si elle avait quelque chose de prévu ce soir ? Puisque ta soirée s’était subitement libérée, autant en profiter pour sortir un peu même si l’ambiance n’était pas la même en semaine qu’en week-end…Tu en étais encore à peser le pour et le contre quand tu insérais les clés dans la serrure fatiguée de l’appartement, ne te rendant même pas compte que tu n’eus pas à tourner la clé pour ouvrir la porte. Esquissant néanmoins une petite moue surprise, tu rangeais les clés dans ton sac avant de le faire passer par-dessus tes épaules, tu fis une petite grimace quand tu sentis le pincement sur tes poumons. L’eau avait beau avoir coulé sous les ponts, certains mouvements te restaient encore douloureux et tu espérais fortement que ça ne soit que provisoire. Le temps que l’os termine de se consolider ?
Tu n’eus guère loisir d’y penser davantage, surprise de l’odeur de fumée qui vint te chatouiller les narines et ce n’est qu’alors que tu remarquais la présence de la rouquine, dans la cuisine. Merde, y’avait pas à dire, niveau méfiance et prudence, c’était zero pointé ! ça aurait pu être n’importe qui de malintentionné ! Heureusement que non mais tu n’en demeurais pas moins surprise de croiser Daire. Ces derniers temps, temps avais l’impression qu’elle aussi, s’était évaporée dans la nature, un peu comme Eanna, JJ et Samih. Quoique ce dernier, tu savais très bien où il était puisqu’il n’avait guère d’autre choix que de rester à la niche pour les huit prochaines années. « Salut » lançais-tu à la va-vite, accrochant ton sac contre le rebord du radiateur et jetant ta légère veste satinée par-dessus. Ce n’était pas comme s’il était déjà allumé de toute façon, tu ne risquais pas de cramer quoique ce soit. Restant finalement quelques secondes plantée là, tu cherchais quelque chose à dire ou à faire, pas certaine d’avoir forcément envie de lui parler maintenant. Ce n’était pourtant pas méchant, la communication avait simplement toujours été compliquée avec la rouquine et plus le temps passait, plus tu sentais le fossé se creuser entre vous. Peut-être parce qu’elle avait pris la tête des Kids alors que toi, tu n’étais fidèle qu’à Samih et JJ. JJ plus précisément puisque Samih t’avait obligée à choisir ton camp. Daire était-elle au courant de toute cette histoire ? Avait-elle été contrainte de choisir elle-aussi ? Alors pourquoi était-elle allée le chercher à sa sortie de prison, bien qu’il ne l’ait pas suivie ? Trop de questions sans réponses, encore. T’en avais franchement marre de ces silences et ces non-dits entre vous. Ils ne faisaient que te faire sentir plus à l’écart encore. Pas étonnant que tu cherches ton bonheur ailleurs alors, pas vrai ? Voilà comment tu te donnais bonne conscience.
Décidant finalement d’aller directement dans ta chambre, Daire semblait avoir senti ou lu dans tes pensées ton intention car avant même que tu n’ais avancé d’un pas, elle t’interpela, te faisait rouler des yeux avant de te retourner vers elle, un sourire forcé au coin des lèvres. « Honnêtement c’est pas l’moment là » lançais-tu en arquant un sourcil. A vrai dire, tu te fichais complètement du moment, tu te servais juste de ton licenciement comme excuse. Malheureusement, Daire n’était pas le genre de femme à s’arrêter à un non. Tu n’étais plus surprise, les gens de Savannah ne connaissaient pas ce mot, tu en avais fait les frais avec Knox. Enfin, c’est du moins ce que tu pensais puisqu’il n’avait pas démenti, endossant la responsabilité des actes de son frère. Sans crier gare, Daire se leva pourtant et d’une rapidité redoutable, vint t’agripper le bras. Ta réaction fut au moins aussi vive, tentant de te dégageant d’un mouvement sec. « C’est bon, j’m’enfuis pas ! » sifflais-tu, le regard assombri par cette manœuvre désagréable, gonflant tes joues d’air avant de soupirer et aller vers la cuisine quand elle te relâcha. « Puisque c’est si important, laisse-moi au moins me prendre quelque chose à boire » annonçais-tu avant qu’elle ne te suive à la trace, de peur que tu t’évapores sans doute. Et c’est en prenant tout ton temps que tu allais te servir dans le frigo, sortant deux bières que tu décapsulais mollement, posant les deux sur le table avant de prendre place à ton tour. Depuis quand n’aviez-vous plus parlé toutes les deux ? ça te paraissait si loin… il y avait tant de choses à dire que tu avais l’impression que tout s’annulait. « C’est à propos de JJ ? » finis-tu par demander, un peu par défaut, parce que c’était toujours à cause de JJ. Et parce que parler de JJ aurait de quoi occuper toute la conversation avant qu’elle n’aborde le sujet dont tu n’avais surtout pas envie d’aborder. Tu savais très bien de quoi il s’agissait.
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