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 Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine

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MessageSujet: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Lun 4 Juil - 0:08

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
S’il n’est pas rémunéré, le bonheur de voir les enfants heureux alors qu’ils jouent au foot montre à Azaël à quel point ça vaut le coup. En ce moment, c’est ce genre de moment, minime certes, dont il a besoin ces derniers temps. Faut dire que sa vie n’a rien de bien glorieuse et même s’il ne le montre pas forcément, il n’est pas heureux. Alors, le jeune homme profite de ces moments comme il se doit. Aujourd’hui donc, il est allé jusqu’au terrain de foot à l’heure de l’entrainement hebdomadaire. Travaillant à l’hôtel juste avant, il a juste fait un saut chez lui histoire de prendre une douche mais aussi se changer puisqu’il ne peut définitivement pas entrainer des jeunes à de sport en costume. Finalement, il a pris les transports en commun pour y aller. Il aurait très bien pu prendre sa voiture mais bon, il veut marcher un peu mais puisque c’est un peu loin pour s’y rendre à pied sans être en retard,  il opte pour la marche combiné aux transports en commun qu’il ne prend pas souvent mine de rien. Après un entrainement pour préparer les enfants au match qui aura lieu au prochain samedi, Azael proposa un petit match amical contre lui pour que tout le monde puisse s’amuser. Ils avaient l’air ravi mais Azaël ne le fut pas longtemps puisqu’alors qu’il était en train de courir, Azaël sentit une douleur provenir de son mollet gauche mais malgré une grimace de douleur, il ne dit rien. C’est sa faute aussi, il fait du sport sans le moindre échauffement contrairement aux enfants qui se sont échauffés pendant qu’Azaël préparait le matériel nécessaire. Il ne pensait pas qu’il en aurait forcément besoin alors qu’il joue contre des enfants même s’il doit bien avouer qu’il y a des as dans les lots. Finalement il trouva une excuse pour arrêter le match et en profita pour parler tactique quant au prochain match qui aura lieu contre des enfants d’une ville voisine. Alors que les premiers parents arrivaient pour récupérer leurs petites marmailles, Azaël fit quelques pas pour voir si la douleur passe mais ça a plus l’air de s’intensifier qu’autre chose. Il a du se faire un claquage ou autre, en espérant que ça passe. Boitant en allant récupérer les plots, une mère de l’un de ses élèves semble avoir remarqué le fait qu’il se soit fait mal puisqu’elle lui proposa de l’emmener voir un médecin à l’hôpital. « Non merci, ça va passer au pire j’irai demain si jamais ça ne passe pas. Par contre vous vivez bien à Tybee Islande ? Ça ne vous dérangerez pas de me ramener ? » Il n’aime pas s’imposer mais il se voit mal rentrer à pied malgré qu’il pensait revenir en faisant un petit footing mais là son envie a changé. Finalement, il se dépêcha donc de tout ranger alors que la mère de famille l’attendait dans la voiture. Pendant tout le trajet, Azaël et elle parlait des performances de son fils ainsi que de son comportement. Entendre qu’on aide son enfant à se contenir grâce au sport le rend heureux. C’est pour cela qu’il est bénévole après tout, pour rien d’autre. Même si les enfants lui font penser à ses problèmes personnels, ça lui fait quand même du bien. Une fois arrivée, il remercia la femme qui a un fait un léger détour pour le ramener et tout en jurant contre cette satanée blessure, il pénétra dans la maison qu’il partage avec sa femme malgré la complexité de leur relation depuis qu’ils ont cessés de s’adresser pratiquement la parole, tout en s’annonçant « C’est moi je suis rentré » C’est l’une des seules choses qu’ils se disent encore. Le jeune homme se laissa tomber sur le canapé. Il faut espérer que ça va passer car il est hors de question qu’il mette un seul pied à l’hôpital, bien trop douloureux malgré que des mois se sont écoulés depuis qu’il y est allé. Mais bon, faut dire que la mort d’un enfant est quelque chose d’assez traumatisant pour que ça reste sur la durée. « T’es là ? » Demanda-t-il finalement à l’adresse de sa femme, non pas pour lui demander service car il n’a pas envie de se faire plaindre mais parce que c’est dans ses habitudes de demander cela même s’il a vu sa voiture dans l’allée.
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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Lun 4 Juil - 0:43


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  Je m’étais retrouvée à devoir aller voir un nouveau-né à l’hôpital, ce dernier allait être abandonné par sa jeune mère âgée de seize ans.  C’était dur. J’avais eu du mal à des moments à contenir mes sourires  vis-à-vis de ce petit être qui m’avait tant fait penser à ma douce Aoline.  Mes larmes aussi j’avais du essayé de les retenir, j’y étais parvenue jusqu’à devoir quitter la chambre de cette jeune femme, j’avais été au toilette pour pleurer, lâcher la pression. Je me l’autorisais que quand j’étais seule.  Je ne voulais pas que mes proches ou qui que ce soit se sente dans la moindre obligation que d’écouter mes plaintes vis-à-vis de la vie, je ne pouvais pas quémander cela à personne. Alors, je me concentrais sur ma personne tentant de contenir les problèmes personnels qui jonchaient depuis quelques temps ma vie.  Je voulais aider cette jeune femme, il fallait que je l’aide à choisir des parents, elle voulait une adoption ouverte et j’avais une liste d’adoptant particulièrement longue. Parfois, mon frère me demandait pourquoi je n’adoptais pas avec Azaël, mais je n’y avais jamais songé, je continuais à me bercer d’illusion que je pouvais un jour avoir un bébé à moi, enfin à nous.  Mais, ce nous me donnait l’impression d’être inexistant désormais et cela me tuait. J’aimais cet homme de tout mon être, mais vivre avec lui était devenu comme compliqué. Je n’y parvenais pas, je ne savais quoi lui dire. Face à lui je me voulais forte, mais il me rendait faible, sans le vouloir sans doute, c’était le pouvoir de l’amour, alors j’avais peur de craquer. Faisant mon travail jusqu’au bout, je continuais de faire en sorte de ne pas craquer, je pouvais être forte, sourire, faire comme-si ma vie était parfaite … alors qu’elle n’était que chaos et tristesse. Toutes mes notes prises, j’avais laissé quelque document à la jeune femme lui expliquant qu’elle pouvait changer d’avis, qu’elle avait le temps. Mais, elle avait l’air clair sur le choix qu’elle venait de faire. Raisonnable, elle était, mais être maman si jeune n’était en rien une chose mauvaise à mon goût, beaucoup s’en tirait parfaitement. Alors que je  l’avais quitté, j’avais repris la route en direction de cette maison côtière où je  vivais avec mon mari, cette dernière était grande,  nous l’avions acquise durant ma première grossesse, j’étais enceinte de Célia.  Un rêve de fonder une famille, la nôtre, mais celui-ci était bien plus compliqué que prévu à réaliser. Chez moi, je me préparais un chocolat liégeois, un petit péché qui avait le don de me remettre un coup de fouet. Je ne savais pas pourquoi, mais je me sentais vidée, sans doute le fait de toujours sourire, alors que j’avais toujours envie de tirer la tête. Aucune idée. Je finissais par monter dans notre chambre pour attraper avec hâte mon doudou, Herman. Je m’étais changée entre temps, dans des vêtements confortables, histoire de me mettre à l’aise, le chocolat prêt, je sortais sur la terrasse donnant sur la plage. Je me posais sur la petite balancelle qu’on avait installé pour pouvoir y passer des moments ensemble. Et sans que je ne puisse m’y préparer, je sentais des larmes couler, alors qu’avec force je serrais Herman dans mes bras, c’était inévitablement le moment de tout lâcher. J’étais seule après tout, chez moi et j’étais donc libre de pleurer sans devoir aborder tous ces sujets qui me blessaient et me tuaient à petit feu.  De torrent à quelques larmes, comme si je ne pouvais plus pleurer, je ne pouvais plus démontrer la peine que j’avais. Je buvais petit à petit mon chocolat  tout en tremblant, il ne faisait pas froid, mais je me sentais affaiblie par cette séance de pleurs intensive.  Les larmes ruisselaient encore légèrement quand j’entendis la porte s’ouvrir, je ne fis pas de bruit tentant de me calmer et de me ressaisir, cela ne pouvait être que Azaël qui était rentré de l’entrainement des poussins. Sans mon frère en vacance, j’aurais pu penser à lui, mais là c’était impossible.  La baie vitrée de la cuisine ouverte sur l’endroit où je me tenais je pouvais entendre mon mari demander si j’étais là, j’espérais que mes yeux n’étaient plus trop rougis, car je rentrais allant dans le salon où avait émané sa voix.   «  Oui, je suis là, j’étais dehors. » Que je disais. Je finissais par retourner dans la cuisine pour déposer ma tasse dans l’évier et me passer un peu d’eau sur le visage.  Je ne parvenais pas à rester longtemps face à Aza’ et autant dire que dîner ensemble était compliqué, vraiment. «  Pour ce soir, je fais des pâtes avec du barbecue. » Que je lui disais d’une voix assurée, comme tout allait bien.  



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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Mar 5 Juil - 1:15

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
C’est dur, terriblement dur de vivre dans cette atmosphère. Eux qui étaient un couple tellement heureux et joyeux, ils ont perdu cette petite étincelle, comme si le vent de la disparition de leur enfant est venu éteindre les dernières chances de voir ses étincelles se retransformer en braises puis en feu. Azaël est toujours marié, pourtant rien n’est plus pareil. Ils vivent l’un avec l’autre, ce n’est pas pour autant qu’ils vivent ensemble. Les paroles se font rares, à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche c’est pour des banalités. C’est sûr au quotidien, de ne plus la prendre dans ses bras, de ne plus lui glisser des mots doux à l’oreille mais c’est devenu la routine. Ils ne font plus l’amour, pourtant lorsqu’ils leur arrivaient de se disputer pour des choses simples, ils finissaient par se réconcilier sur l’oreiller. Ce n’est plus vraiment à l’ordre du jour étant donné qu’ils ne se touchent plus. Vont-ils tenir longtemps comme cela ? L’un des deux va-t-il péter un câble ? Ou bien est-ce seulement passager et tout redeviendra à la normal. Pour le dernier point, Azaël en doute fortement. En même temps, tout ne sera pas comme avant, c’est tout bonnement impossible. Comment vivre comme avant lorsqu’on perd non pas un mais deux enfants. Suite à la fausse couche d’Ondine, ils ont su aller de l’avant, en tirer des leçons pour être davantage plus fort. Là, c’est non seulement la goutte d’eau faisant déborder le vase mais en prime, c’est encore plus douloureux car ils ont vu leur fille. Ils n’ont pas pu la toucher mais ils ont pu l’observer pendant des heures durant lesquelles ils pouvaient imaginer leur famille avec le visage de leur fille. Aujourd’hui le simple fait de repenser à son visage lui est douloureux. Sans doute est-ce pour cela qu’il consulte un psychologue sans que personne ne sache rien, qu’il passe plus de temps au travail lorsqu’on lui propose des heures supplémentaires ou encore ses insomnies calmés par les cachets que lui prescrit son médecin. Alors, de retour dans la maison, même s’il a appelé sa femme par habitude, ils ne parlent pas. Il ne saurait même pas quoi lui dire en fait. Autrefois ils avaient toujours quelques choses à se dire et lorsque ce n’était pas le cas et qu’ils n’étaient pas en train de s’embrasser ou autre, les silences n’étaient pas gênants, tout au contraire. « D’accord, c’était pour savoir si tu étais là ! » Dit-il simplement en la voyant rentrer de l’extérieur, un simple regard, rien d’autre. Pas de regard plein d’envie, plutôt un regard fuyant. De toute façon elle ne reste pas longtemps, c’est une habitude, quand ce n’est pas un qui quitte la pièce dans laquelle se trouve l’autre, c’est l’autre en question. Au moins leur indifférence montre qu’ils ne se prennent pas la tête, c’est déjà ça. Quoi que, même s’il ne fait rien pour arranger les choses, Azaël se dit qu’ils feraient mieux de se crier dessus, ça les aiderait à extérioriser ce qu’ils ont sur le cœur. Le silence ne résoudra sans doute rien mais c’est plus facile pour eux. « Ok super ! » Dit-il assez fort pour qu’elle puisse l’entendre du salon. Plus enthousiaste, tu meurs et pourtant il ne répond pas avec une mauvaise foi comme s’il s’en foutait royalement, c’est comme cela qu’il fonctionne en ce moment en sa présence. Avec les autres il semble tout heureux alors que c’est tout l’inverse, avec Ondine il ne lui cache pas même s’il ne parle pas de ce qu’il a sur le cœur. Après avoir éteint la télévision, il n’y a rien de bien sur n’importe quelle chaine, il alla finalement mettre le couvert. Ils ont beau ne pas se parler, ils ne s’évitent pas totalement étant donné qu’ils mangent quand même ensemble. C’est le minimum syndicat. Quoi qu’il en soit, après avoir installé les deux assiettes et tout ce qui va avec, ce qui ne lui a pas pris un temps inconsidérable, il partit se chercher une bière dans le frigo – non sans grimacer de sa douleur à la jambe - alors qu’Ondine est en pleine préparation du repas. « T’en veux une ? » Proposa-t-il finalement en lui désignant sa bière de la main, avant de finalement décapsuler la sienne pour en boire une gorgée. Vive la communication.
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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Dim 17 Juil - 0:09


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  Herman. Ce petit nounours qui m’avait toujours soutenu au long de ma vie, dans mes peines comme dans mes joies. Autant dire que c’était loin d’être facile actuellement. Pourtant, je souriais, j’avalais cette peine comme si c’était un verre d’eau chaude qui me brûlait la trachée, mais cela m’importait peu, tant que mes proches et les autres n’avaient pas de peine pour moi. J’avais eu un certain mal à accepter les condoléances des personnes que je croisais, les voisins, les personnes au courant. C’était un arrache cœur, car ce n’était pas cela que je voulais entendre. Non, je voulais qu’on me dise que cette vie qui était la mienne actuellement était un cauchemar et que j’allais bientôt me réveiller. Mais, les mois étaient passés et je n’avais pas eu le choix que d’avancer. Sourire, je m’y forçais alors que dans mon quotidien je croisais des enfants abandonnées à leur propre désarroi, à cette vie qui ne leur faisait pas de cadeau, les obligeant à grandir sans parent. Alors que moi, en tant qu’adulte, je désirais vivre cette joie de la maternité, voir mon enfant grandir me rendre dingue dès qu’il le pouvait durant son adolescence. Malgré mes sourires, ma bonne humeur qui n’était que vent dans le courant de ma vie actuelle, je tenais bon face à cette peine qui était comme ancrée en moi et dans laquelle j’avais l’air aussi piégé qu’une mouche dans une toile d’araignée. Me balançant inlassablement sur cette balancelle, je serrais mon doudou, comme une enfant qui venait de faire le cauchemar de trop. Celui qui allait le hanter durant toute son enfance, le mien, je l’avais vécu deux fois et je n’avais pas l’air de pouvoir y échapper. Malencontreusement. Les larmes qui avaient coulé peu de temps avant que j’entende la porte d’entrée qui avait eu pour cause de me calmer directement. Je me fis taciturne, glissant un peu plus dans mon assise, histoire de ne pas être aperçu, je ne voulais pas encore affronter son regard. Je ne savais même plus si le, Azaël que j’avais connu était encore ici, je ne pouvais pas jeter la moindre pierre sur lui. Non, car la Ondine que j’avais été à un moment donné, je n’étais plus sûre que cette dernière fuse encore de ce monde. Peut-être que tous ces événements avaient fini de la tuer à petit feu, sans même laisser de mot pour prévenir quiconque. Je ne pouvais continuer de me cacher, je devais l’affronter, comme toujours, alors quand sa voix m’interpella, je me levais tout en répondant, le cœur lourd, pourtant personne ne pourrait le déduire de par mon visage souriant et enthousiasme. Le dîner que je venais d’annoncer, j’en avais pas prévu l’identité avant de déposer ma tasse dans l’évier. Non, je n’avais pas eu le temps, l’envie de le faire, mais j’étais encore sa femme et on avait toujours fonctionné ainsi. Non pas la femme se donnant corps et âme à son mari, mais le premier rentré faisait le repas ou le prévoyait au moins. Je n’étais pas souvent la première rentrée et sans doute que c’était une chose plutôt sympa pour mon mari, n’étant pas non plus la meilleure des cordons bleus. Je m’activais à faire le repas, alors que j’entendais les couverts se mettre sur la table grâce à Azaël. Je n’osais pas me retourner, le laissant tout bonnement faire et laissant ma cuisson m’aspirer. L’excuse, surtout pour ne pas avoir à réellement échanger avec lui. Je ne serais expliqué vraiment pourquoi tout cela me bouffait au point d’avoir du mal avec l’homme qui avait fait autrefois battre mon cœur. Oui, je ne savais pas si ce dernier le faisait encore battre. Pourquoi rester ? Je n’en savais rien dans le fond et cela ne me gênait pas. Comme si je méritais cette situation ? Sans doute. Au final, je n’en savais rien et je n’avais pas cherché à le savoir. Les plats disposés sur la table, je jetais un œil à Azaël qui avait fini par me proposer une bière. « Oui, merci ! » J’avais tellement l’impression de parler à un inconnu ou du moins à quelqu’un je n’avais jamais vécu de plaisir charnel ou autre. En vrai, ce plaisir-là, je ne l’avais pas vécu depuis la mort de notre enfant, quelques jours avant sa naissance à vrai dire. Oui, depuis je faisais tout pour ne pas être attirante, je ne me sentais pas capable ou motivée par ses mains se promenant sur mon corps. Comme si il me dégoutait ? Je m’installais à table, le servant comme je le connaissais, je pouvais le faire les yeux fermés au niveau des quantités et des choses à ne pas mettre dans son assiette. « Bonne journée ? » Que je finissais par lui lancer tout en le servant. Il fallait meubler un maximum nos conversations, même si parfois ne pas parler était une bonne chose qu’on arrivait à faire. C’était naturel au moins.


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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Dim 17 Juil - 17:52

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
Azaël a vraiment du mal à supporter la situation. Entre sa peine qu’il n’arrive pas à dépasser et l’ambiance chez lui, c’est vraiment trop. Pourtant le jeune homme ne semble pas déterminer à vouloir changer les choses. Il pourrait parler de sa peine à quelqu’un d’autre que sa psychologue, il pourrait aussi essayer de trouver une solution avec Ondine. La quitter par exemple. Il n’arrive tout de même pas à se déterminer à quitter la femme qu’il voyait comme la femme de sa vie, celle qu’il voyait jusqu’à son lit de mort, celle qui serait la mère de ses enfants. Elle l’a été, mais ils ne sont plus là et c’est sans doute pour cela qu’il n’arrive pas à la quitter. Il l’aimait tellement. L’aime-t-il encore ? C’est quelque chose qu’il n’arrive même plus à savoir. Est-ce qu’il est même capable d’aimer qui que ce soit maintenant alors qu’il a l’impression d’être mort de l’intérieur suite à la mort de ses deux petites filles ? C’est dur, tellement dur de répondre à cette question qu’il ne tente jamais d’avoir une vraie réponse à cela. Ils restent ensemble mais ne semblent pas heureux. Ils ne vivent pas, ils se contentent de survivre. Après la mort de leur première fille, ils ont réussi à aller de l’avant avec le temps, ils étaient plus forts que jamais mais là ça lui parait tout bonnement impossible. Ils n’ont plus la moindre tendresse l’un avec l’autre, ils n’arrivent même plus à se parler normalement sans que les blancs dans la conversation ne fassent surfaces et prennent quasiment la totalité de leur temps ensembles qui est de plus en plus restreint. Azaël est néanmoins en train de mettre la table, ils mangent quand même ensemble, vivent sous le même toit même s’ils ressemblent plus à des colocataires ne se connaissant que très peu qu’autre chose. Il va finalement se chercher une bière, lui en proposant une et alors qu’il lui tend, il n’ajoute rien. Il ne voit même pas qu’est-ce qu’il pourrait bien lui dire pour arranger la situation. Il ne sait même pas s’il en a envie. Il faut en avoir envie pour se battre et vu comment il baisse les bras, l’envie n’a pas l’air d’être présente. S’asseyant à table, il ne la regarde même pas. C’est douloureux d’être face à sa femme avec tout ce qu’il s’est passé. Mais il fait avec, il n’a pas le choix étant donné qu’il ne semble pas décidé à divorcer ou ne serait-ce que la quitter pour faire un break. C’est peut-être ça ce dont ils ont tous les deux besoin : s’éloigner, se donner de l’espace ou encore se quitter pour voir qu’ils ont besoin de l’autre si tel est le cas. Il ne sait pas mais les silences le rongent même s’il ne tente pas de les combler. « Merci, bon appétit ! » Il n’en oublie pas pour autant ses bonnes manières. Ils ne parlent pas, ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas humains. Prenant donc sa fourchette, il commence donc à manger le plat préparé par sa femme. Un silence commence à s’installer de nouveau alors qu’Ondine fini par le briser en lui posant une question sur sa journée. « Ouais bonne, enfin comme d’habitude, l’hôtel puis cet après-midi j’ai fait l’entrainement de foot et puis… je suis rentré ! » Il pourrait parler de son claquage, seule chose qui sort de son quotidien mais non. Il ne veut pas se plaindre. Un claquage c’est tellement dérisoire à côté de la douleur dû à la perte d’enfants qu’il ne veut pas se plaindre. Il pourrait vivre avec ce claquage toute sa vie, pourtant les autres maux qu’il ressent sont eux, très douloureux. Il n’a pas non plus envie de déranger sa femme avec ça alors que lui-même refuse d’aller voir un médecin et mettre un pied à l’hôpital de nouveau. On peut en tout cas remarquer qu’il ne cherche pas à décrire sa journée, à essayer de parler davantage pour combler ses blancs, c’est trop lui demander. « Et la tienne ? » C’est tout ce qu’on peut obtenir de lui. Autant dire que ce ne sont pas des diners très joyeux. De toute façon il n’a pas envie de rire. Ça leur ferait peut-être du bien s’ils y arriveraient mais non, ce n’est pas au gout du jour. Peut-être qu’ils y arriveront, ensemble ou séparément mais même s’il ne le montre pas forcément puisqu’il fait le mec fort qui a réussi à aller par-dessus la douleur, il n’y parvient pas. Sa fierté d’homme ? Non car il s’en fiche de se montrer faible au vu de la raison mais c’est comme cela, une carapace qu’il s’est toujours fait depuis que sa mère est revenue de l’armée en étant plus la même psychologiquement, ce qu’il a aussi mal vécu à l’époque. En tout cas, dans cette atmosphère, le repas d’être long… comme tous les autres.  
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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Sam 23 Juil - 14:20


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  Le silence pourrait être plaisant, mais ce dernier est blessant. Il me laisse penser, me remémorer ma fille, mes filles qui sont mortes trop top. Mon estomac se noue encore sous la pensée de ces dernières. Je ne pouvais pas pleurer, j’étais à table, alors je serrais ma fourchette, finissant par faire comme si tout allait. Souriant je lui répondais rapidement. « Merci à toi aussi ! » que je lançais sans vraiment déposer mon regard dans le sien, comme je pouvais le faire auparavant. Car le passé, notre passé était tout aussi mort qu’Aoline. Je n’en doutais même pas. Je mâchais, je dégustais ce que je mettais dans ma bouche, autant dire qu’avoir la bouche pleine m’aider à me trouver une raison à ne pas parler, mais je continuais de penser, d’imaginer la vie que j’aurais pu avoir avec Azaël si nos filles étaient encore avec nous. Mais ce n’était pas le cas, je me terrais dans mon mutisme laissant cette maison être taciturne avec le temps. Finalement, secouant un peu ma tête, je faisais mine de m’intéresser à sa journée, enfin ça m’intriguait, mais je savais que mon esprit finirait par rapidement chasser ses dires. Après tout, ce dernier n’était embrumé de ce qui s’était passé y a six mois et quelques années plus tôt. Mon esprit était ancré dans le passé, tout comme moi et avancer paraissait aussi compliqué que de gravir le mont blanc. J’essayais de rester concentrer sur les mots de mon mari, mais je n’y parvenais pas vraiment … alors, je ne savais même pas quoi répondre à ces derniers. Autant dire que je jouais plus des dents de ma fourchette avec la nourriture dans mon assiette qu’autre chose. Si on regardait la scène de plus près, on pourrait croire que j’étais une adolescente fâchée fasse à son père impuissant … mais cela dépendait du point de vue, car j’étais certaine que du côté de Azaël c’était encore différent. Forcément une question comme celle que je venais de poser, était souvent à double tranchant, car elle était toujours retourné, souvent par politesse. Et là je n’étais même pas sûre que ce soit juste de la politesse. J’étais perdue. Je buvais une gorgée de la bière que m’avait donnée un peu plus tôt mon mari et je finissais par le regarder rapidement. « Bien. Elle était bien. » Autant dire que je ne voulais pas parler avec lui des enfants que j’avais pu rencontrer ou autre. Déjà que moi ça me touchait au plus profond, alors en plus en reparler ce n’était pas forcément la bonne chose. Alors la conversation était sans doute déjà finie, tout comme mon assiette. Je jouais avec les miettes de pain autour de mon assiette attendant qu’Azaël eut fini à son tour, cela ne fût pas très long. Personne ne voulait de dessert, moi j’avais sans doute plus vraiment faim depuis bien longtemps maintenant, je mangeais juste, car c’était une question de survie … c’était ça le mot, je survivais à ma propre vie. Je débarrassais et je commençais par faire la vaisselle, alors que je voyais Azaël attendre pour essuyer. « On n’a qu’à la laisser sécher seule pour une fois ! » Je voulais surtout me retrouver seule, pas pour pleurer, mais … en vrai, je ne savais pas vraiment pourquoi je le voulais. J’étais perdue dans une vie qui me semblait inconnue, pourtant j’étais persuadée de reconnaître certains aspects de cette dernière. Comme l’impression d’être enfermé dans un cauchemar dont je ne parvenais pas à trouver la fin parfaite. La mort était une solution, mais ça reviendrait à être lâche. Je pensais, je pensais tellement que j’en perdais le contrôle de mes mains, de mes gestes. Je finissais par faire éclater se verre que je détenais dans ma main, je ne ressentais rien, pas de douleur pourtant ce fût le sang qui me fit comprendre ce qui venait de se passer. « Merde. » Je passais ma main blessée sur mon visage, totalement inconsciente, j’étais comme léthargique. Je prenais les bouts de verre qui était dans l’évier sans même savoir si Azaël était là ou non, en vrai je ne faisais plus attention à lui.

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Dim 21 Aoû - 14:55

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
Le silence est lourd, le silence fait mal. Pourtant, c’est devenu une habitude dans ce couple qui semblait si heureux auparavant. Ils ne le semblaient pas, ils l’étaient sans le moindre doute. Azaël ne le fait pas avec plaisir, il ne le fait pas non plus délibérément. Il n’a juste rien à dire, ni de questions à lui poser. Parfois, il suffit de poser des questions à quelqu’un, s’intéresser à la personne pour engager la conversation mais même ça, il ne semble pas en avoir la force. C’est sans doute trop lui demander. Alors ils vivent en silence, ne se parlent que par obligation ou bien parce qu’ils restent courtois mais le jeune homme ne se souvient pas la dernière fois qu’ils ont vraiment parlé. La dernière fois qu’ils se sont regardés dans les yeux ou encore la dernière fois qu’ils se sont dit qu’ils s’aimaient. Le jeune homme n’a même pas conscience du fait qu’ils aient ou non véritablement parlé depuis la mort de leur enfant. C’était une période tellement difficile qu’il vivait un peu dans le déni et depuis les choses telles qu’elles sont aujourd’hui, ce sont installés et ils sont entrés dans ce cercle sans fin. Ils mangent alors dans ce silence de plomb, quelques mots échangés par ci par là n’y changeront rien. Azael prend son temps pour manger mais si jamais il s’écoutait il ferait l’inverse pour écouter ce moment ensemble. Dans d’autres situations, il se trouverait affreux de penser de ce genre de chose mais à l’heure actuelle c’est tellement devenu une habitude qu’il n’y voit pas de honte à avoir. Ils vivent sous le même toit mais ne sont plus le couple heureux qu’ils étaient auparavant et ne font même pas l’effort de montrer le contraire. S’en soucient-ils ? Azael lui s’en fichent des que dira-t-on, il ne pense qu’à cette peine qu’il ressent au plus profond de lui, cette blessure qui ne guéri pas depuis la mort de son enfant, de leur enfant. « Tant mieux ! » Dit-il à la réponse d’Ondine. On pourrait penser qu’il s’agit d’ironie, qu’il s’en fiche totalement mais non. Répondre de la sorte, avec aussi peu  d’enthousiasme est devenu une vilaine habitude qu’il a prise. Ce n’est pas pour autant qu’il s’en fiche de la journée de sa femme, de savoir qu’elle aille bien ou non mais il n’y montre aucune émotion. Parfois il a l’impression d’être mort à l’intérieur et que c’est cela qui le rend inerte. Une fois le repas terminé, ils reprirent leur petite habitude, débarrasser, passer un coup d’éponge alors qu’il finit par la rejoindre pour essuyer la vaisselle pour que tout soit fait plus vite à deux. Ils agissaient de la sorte et aujourd’hui continus. « D’accord ! » Vive la conversation. Azael fini par la laisser sous son idée, retournant devant la télévision après avoir pris une nouvelle bière, ayant toujours du mal à se déplacer même s’il reste silencieux à ce sujet-là. Allumant la télévision, il zappe les chaines, ne s’arrêtant pas sur les chaines de journal télévisées, pas d’humeur à apprendre de mauvaises nouvelles de ce monde de brut. Finalement, il fut sorti de ses pensées alors qu’il entendit un bruit dans la cuisine et Ondine jurer. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » Il accourra pratiquement, ne cachant pas alors des grimaces naîtres sur son visage alors qu’il a mal à la jambe alors qu’il se précipite dans la cuisine. Malgré la situation, malgré qu’ils ne sont plus ce qu’ils étaient, il ne supporterait pas de la perdre, elle aussi, alors il se fait du souci c’est certain même si ça n’a fait qu’aggraver le mal qu’il a. Mais ça bien sûr, il ne le dit pas, il le laisse juste percevoir à la grimace affiché sur son visage tandis qu’il lui demande : « Ça va ? » Ondine lui faisait dos mais alors qu’il s’approchait d’elle il vit du sang sur la jeune femme. « T’es sure que ça va ? » Inquiet malgré lui mais au vu du sang on peut le comprendre, même si ce n’est pas ce qu’il a montré ces derniers mois.  
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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Lun 19 Sep - 22:28


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  Au plus vite le repas était fini, c’était le mieux à faire. Je n’avais rien à dire, je préférais me réjouir de ce silence qui était dans le fond très blessant et difficile à apprécier. Seule c’était comme une solution à tous mes mots. J’étais peinée à chaque fois que je me retrouvais dans cette maison, que je me retrouvais seule avec cet homme qui était mon mari. Je ne savais comment faire, mais je faisais, j’avançais, je me voilais par la même occasion la face. Voyant attendre Azaël qui voulait sans doute m’aider, je préférais lui dire qu’on laisserait faire la nature pour le séchage des assiettes et autre chose que je m’activais à nettoyer dans l’évier. La solitude était devenue comme une drogue pour moi, ça me manquait, comme si me retrouvait seule me laissait la possibilité d’être un peu plus proche de ma fille Aoline. J’y pensais, ça me tuait, je me sentais enivré par une vague de colère, mais que pouvais-je faire pour le coup ? Je ne pouvais rien faire. J’étais dans l’impossibilité de revoir ma petite puce sauf … en mourant. Mais, je n’étais pas assez lâche ou courageuse pour la rejoindre. Je lavais et ce fût-ce verre entre mes mains qui finissait pas rester un long moment dans ma main, j’étais là, mais avec une impression d’être à dix milles kilomètres de ce qui était en train de se passer dans l’eau de cet évier. Je pinçais mes lèvres, comme si cela allait me faire retenir mes larmes, mais non, impossible. Je tentais pourtant, la force, je la mettais même dans cette main détenant ce verre à pied. Aucune douleur, ou alors si la douleur était là, mais j’avais tellement l’habitude d’être dans une certaine douleur, que je ne prêtais plus attention aux restes qui pouvait me blesser ou autre. L’eau finissait par devenir rouge, ce fût qu’à cet instant que je réalisais que le verre était parti en plusieurs morceaux sous la force de ma main. Cette dernière était forcément blessé au vu du sang, pourtant, je ne ressentais pas la douleur, mon cœur quant à lui restait comme muet. Léthargique. Je ne savais que faire, pourtant, je commençais à ramasser les morceaux de verre éparpillé dans l’évier, surtout dans l’eau rempli de paic et du coup, je n’y voyais rien. J’y allais à l’aveugle. La voix de mon mari me ramena à la réalité. La douleur toujours absente, je sortais ma main pleine de verre et de sang. « Rien … rien. » Que je lui lançais sans même penser à le regarder. À quoi bon faire cela ? Je connaissais ses traits de visage par cœur, ces derniers avaient changé depuis la mort de notre fille, tout comme les miens .nous avions pris un coup de vieux, nous étions plus que les fantômes d’une ancienne vie. Je laissais couler l’eau sur ma main, voyant que cette dernière était vraiment amochée, pourtant j’aurais dû me dire qu’il était temps d’aller à l’hôpital, mais non. Je laissais juste couler l’eau montrant ma main à Azaël. « Il n’y a rien tout va bien … comment les choses pourrait empirer de toute façon … » Ma santé, je m’en fichais, j’étais déjà morte à l’intérieur, alors le sourire que j’avais jusqu’à présent sur mes lèvres pour faire bonne figure face aux autres ou encore à Azaël autant dire que je m’en fichais. Mon visage venait de se fermer, je laissais l’eau couleur prenant un torchon avant de sortir de la maison, mes pieds nus commençaient à sentir la fraicheur du sable sur ma peau. Continuant de marcher, je pouvais à présent sentir l’eau fraîche sous mes pieds. Je regardais l’horizon, alors que le visage de ma petite puce venait à mon esprit, mes larmes n’étaient plus présentes. Ces dernières avaient bien trop coulé. Je continuais d’avancer dans l’eau, laissant petit à petit mes épaules entrer dans l’eau. Je ne savais pas trop ce que je faisais pour le coup, mais j’avais besoin de me sentir en paix, pas forcément de me noyer, mais je voulais me sentir vivante et être heureuse. Malheureusement, cela avait l’air d’être impossible à me faire ressentir.

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Jeu 29 Sep - 17:03

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
L
e couple qu’ils étaient avant n’existe plus. Azael n’a beau ne pas se voiler la face sur un possible retour en arrière, il ne part pas. Partir serait douloureux, ça montrerait que leur mariage est terminé, ça montrerait également qu’il n’y a plus de famille. Pourtant partir serait sans doute la meilleure chose à faire, ça leur permettrait d’avancer ou du moins essayer. Rester dans un certain mutisme ne les aide pas, et pourtant c’est la meilleure des choses à faire pour le moment, c’est ce qui leur fait tenir le coup. Seul devant la télévision Azael n’est pas concentré sur son poste de tv, l’esprit ailleurs, il n’arrive pas à rester devant à écouter les sons émanant. Il n’est que l’ombre de lui-même depuis la mort de leur enfant. Un bruit de verre cassé, des injures, voilà ce qui l’a ramené à la réalité même si Ondine ne semble pas vouloir de son aide. Il serait mal placé pour lui en vouloir étant donné qu’il fait pareil avec la blessure qu’il a au pied. Ne pas se plaindre, ne pas vouloir voir un médecin pour ne pas retourner dans des lieux tel que l’hôpital, il sait ce que c’est. Il la regarde alors qu’elle est dos à lui, complètement impuissant alors que tout lui échappe. Il souffle seulement. Cette situation, même s’il ne fait rien pour l’arranger avec son propre silence, l’énerve au plus haut point. « Ouais ! » Se contente-t-il de commenter même si cette simple affirmation n’est pas vraiment nécessaire. Ils sont sur la même longueur d’onde sur ce sujet-là, c’est-à-dire qu’ils ne voient pas comment les choses pourraient être pires qu’elles ne le sont déjà. Après tout, perdre un enfant est l’une des pires choses qui puissent vous arriver et Azael ne le souhaiterait même pas à ses pires ennemis. Ondine et lui semblent pourtant avoir le même genre de pensée sombres, de déprimer mais ils sont tous les deux dans la même galère et même s’ils n’en parlent pas, Azael sait très bien qu’ils en souffrent tous les deux. Ondine a beau lui sourire, à respirer la joie de vivre il n’est pas non plus parfaitement dupe. Elle peut duper le monde mais pas lui. Azael ne comprendrait pas comment elle ne pourrait pas être triste. Il la voit finalement sortir de la cuisine et il comprend qu’elle est même sortie de la maison grâce aux sons de la porte d’entrée. Il ne peut s’empêcher de regarder par la fenêtre. Il ne l’espionne pas, ce n’est décidément pas son genre surtout depuis qu’ils ne sont plus un couple comme les autres mais c’est son instinct qui a agi pour lui et il a eu raison puisqu’il la vit aller dans l’eau. Pendant quelques secondes, il était là à l’observer, fronçant alors les sourcils. Il trouverait cela étrange, bien trop étrange alors ni une ni deux il la suivi dehors et même dans l’eau pour s’approcher de la femme qu’il considérait comme la femme de sa vie, la seule et l’unique. Il a beau souffrir à cause de sa jambe, sans même réfléchir à sa douleur il la fit sortir la tête de l’eau avant de l’engueuler. « Non mais qu’est-ce qui te prend ? Tu es folle ou quoi ? » Il est vraiment énervé car même s’ils se comportent tels des étrangers, elle est sa femme et il est juste hors de question qu’il perde quelqu’un de nouveau. « Tu veux te faire du mal très bien mais ne comptes pas sur moi pour te laisser faire ! » Continua-t-il de crier, énervé sans même qu’il ait vraiment réfléchi si oui ou non elle voulait se faire du mal, ce qui la conduit à agir de la sorte. Si ça se trouve il s’est juste fait des idées mais que ce soit le cas ou non, il fait au mieux. S’il n’a pas réussi à sauver sa fille, il compte bien sauver la blonde qu’il a épousée il y a des années.

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Lun 3 Oct - 14:52


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  C’est l’enchainement d’événements qui faisait que mon couple n’était plus qu’un simple grain de simple dans ce monde. Je n’avais le contrôle sur rien. Que ce soit sur la vie de mon défunt enfant, ma petite puce ou que ce soit sur les sentiments éprouvés par Azaël ou même par moi. Je ne suis plus sûre de rien. Les sentiments étaient-il encore là ? Je ne pourrais tellement pas en être sûre que cela me brise le cœur. Les bons souvenirs sont comme des bouteilles jetés à la mer laissait au bon vouloir du courant et laissé à l’abandon par ma personne. Je ne me replongeais pas dans ses souvenirs, car ce bonheur était mort depuis la fin de la vie de ma petite puce. J’étais morte et je ne pouvais rien y faire pour changer cela. Deux inconnus dans une maison seraient peut-être plus tendre l’un avec l’autre .ma tendresse que j’avais pu avoir auparavant pour l’homme qui était celui de ma vie n’était plus là. Je n’y arrivais pas, sans avoir à sentir mes entrailles se décomposer de l’intérieur et me faire mourir à petit feu. La mort serait sans doute plus douce que ma propre vie pour le coup. Je n’avais pas besoin d’aide. La douleur que je devrais ressentir à la blessure sur ma main était invisible, je ne ressentais même pas un petit picotement. J’envoyais en quelques mots mon mari bouler ailleurs, je ne voulais pas de pitié ou autre. Après tout j’avais l’impression de vivre ici seul et de manger avec un mur, lui devait ressentir la même chose et je ne pouvais en douter. Le laissant en plan, je finissais par sortir, aucune idée en tête, juste le besoin, cette folle envie de me sentir vivant et heureuse. Mais cela n’était point possible. J’en avais la sensation. Je caressais avec mes pieds le sable, avançant doucement jusqu’à l’eau de mer tout en sentant les rayons du soleil caresser mon visage. Je laisse ce petit visage de bébé guider mes pas, un sourire venait se figer sur mon visage, alors que mon cœur battait de plus en plus vite. J’étais comme libérée du poids de cette peine qui m’emprisonnait depuis bien des années, même si cela ne faisait que des mois qu’elle était morte. Oui, la vie avait été trop dur avec mon couple et ce dernier n’était plu, il était mort, mais je continuais de continuer d’avancer en tant que femme marier… même si cela devenait d’illusoire. L’eau était à mes épaules, sans même que je m’en rende compte je me laissais couleur, alors que je fermais les yeux, finissant par hurler sous l’eau. Je ne pouvais plus continuer comme ça, cela n’était pas possible. Comment pouvais-je le faire, comment pouvais-je avancer sans aucune raison ? Je ne le savais pas, mais je faisais avec. Mais cette fois, je n’étais pas sûre de pouvoir le faire. Mourir, abandonner ? Aucune idée si c’était ce dont je voulais, mais je laissais faire les choses, laissant mon être se vider d’air, mais d’un coup je fus ramenée de force à la surface et à un endroit où j’avais pied. « Non, mais toi qu’est-ce qui te prend ! » Je le poussais, j’avais reprit un peu mon souffle et la rage dans laquelle j’étais allée se déverser sur l’homme qui était mon mari. « Pourquoi tu es venu …. Pourquoi tu ne veux pas me laisser faire ce que je veux … cela ne te regarde plus ! » Comme si lui et moi n’étions plus ensemble. Dans le fond c’était ce qui se passait. Nous n’étions que des compagnons tel un chien ou un chat pour l’autre. « Tu n’as pas à te mêler de ce que je veux ou non Azaël … c’est fini … tu le comprends pas … cette vie … notre vie est fini … il est temps de le réaliser ! » j’étais en pleurs. J’avais juré de ne jamais l’abandonner, de ne jamais baisser les bras, mais là c’était comme devenu insurmontable pour ma part. Je n’étais pas sûre de pouvoir de me relever pour le coup. Comment pourrais-je le faire après tout ?

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Sam 15 Oct - 18:41

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
A
zael vit par habitude, non pas envie. Sa vie est devenue une routine que rien ne casse. Il ferait mieux de partir, s’arracher à cette vie monotone dont il ne pense pas en sortir indemne mais il ne sait même pas s’il le peut. Il n’a pas le courage, la force de partir loin pour recommencer à zéro. Il ne sait pas non plus s’il le mérite. Si ça se trouve c’est ça, il mérite tout ce qu’il lui arrive, il ne mérite pas d’être heureux. C’est triste de raisonner de la sorte, après tout ça voudrait dire que tout ceci est de sa faute, il sait que ce n’est pas le cas même si des fois il en doute et c’est pour cela que c’est aussi difficile de se relever. Perdre un proche est douloureux, perdre un enfant l’est d’autant plus. Il n’avait jamais pensé à cela, pour lui c’était inconcevable. La première fausse couche de son épouse, il pensait que c’était une erreur de parcours mais la mort de leur princesse, ça il ne peut pas sourire. Il ne peut être heureux en la pensant dans le ciel ou dans un autre endroit inconnu où il espère qu’elle se sent bien, qu’on prenne soin d’elle alors qu’elle n’avait que quelques jours. Azael vit alors, trainant les pieds avec les jours qui passent, avec une femme avec qui les choses ne s’arrangent pas. Il ne sait quoi faire et dans un sens il ne cherche même pas à arranger les choses. A quoi bon ? Au fond ça sera toujours pareil, il y aura toujours la disparition de leurs filles. On ne peut pas recoller les morceaux, pas quand les choses ont été aussi violement cassées. Cassées oui, non pas abimées. Pourtant, malgré la distance qui les sépare moralement et non pas physiquement, il ne peut s’empêcher d’avoir peur pour elle, se faire du souci tandis qu’il court vers la jeune femme. Pour lui c’est clair et net, elle voulait se faire du mal et il ne pouvait pas laisser les choses faire. La vie lui a trop pris, c’est fini on ne lui prendra plus rien. Mais bon, c’est sans compter sur le sale caractère de sa femme qu’il appréciait autrefois mais qu’il déteste aujourd’hui. Il est trempé mais il s’en fiche, il l’écoute explosé sans bouger le moindre cil. « Qu’on le veuille ou non ça me regarde parce qu’on s’est passé cette fichu bague au doigt ! » S’il avait aimé lui demander sa main, aujourd’hui son alliance lui parait terriblement lourde. Il a l’impression qu’il s’agit d’un poids et pourtant il ne veut pas l’abandonner. Sans doute son côté sadomaso. « Tu crois que notre fille… que nos filles seraient heureuses de voir ce que tu deviens, comment tu te comportes ? Elles seraient déçues de voir leur mère abandonner ! » S’il veut éviter de la faire gueuler, ce n’est pas la bonne décision, parler de leur fille fait tellement mal et il est content dans le fond d’être mouillé car ses larmes peuvent se dissimuler. « Je ne peux pas me battre pur deux aujourd’hui, je peux pas… » C’est lourd mais il fait avec parce qu’il ne veut pas la perdre. Mais se battre pour deux, c’est trop lui demander à la longue. « Alors tu veux te faire du mal vas’y, t’as raison, ça ne me concerne plus ! » Ces mots lui déchirent leur cœur dans le fond, plus qu’il ne l’aurait cru mais si elle veut se faire du mal il ne peut plus rien faire. Il n’est pas son père, il n’est plus son mari dans le fond. La perdre lui ferait atrocement mal mais il n’a plus la moindre force pour essayer de faire quoi que ce soit. Pourtant, lui dire que c’est fini, la quitter, déménager, c’est encore plus dure. Ils sont entrés dans ce genre de cercle vicieux qu’il est difficile de quitter. Ils se font du mal par leur simple présence et pourtant, ne peuvent dire adieu à l’autre, c’est du moins dans cet état d’esprit qu’Azael se bat jour après jour sans être certain de voir le bout du tunnel un jour ou l’autre.

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Sam 22 Oct - 23:04


Azaël & Ondine 


Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?

  Craquer. C’était comme une chose simple et forte sympathique à faire. J’avais besoin de lâcher la pression. Ce malaise qui régnait entre mon mari et moi-même. Pleurer dans un coin, caché dans la pénombre pour ne pas émouvoir Azaël, vivre en quelques sortes reclus sur soi-même n’était pas une solution. Mon geste, ce geste désespérait sans vraiment l’être. Car je n’étais pas sûre que j’allais me laisser couler pendant des heures jusqu’à rendre mon dernier souffle dans cette multitude d’eau de mer. Non, j’avais besoin de me ressourcer, de trouver un endroit calme et paisible. Je ne savais pas ce que j’attendais de cette petite plongée avant que la nuit n’arrive sur nous. Non, je n’avais pas trouvé d’explication, mais j’étais loin de vouloir être sauvée ou même secouru par mon mari. C’était devenu un étrange, on était deux étranger qui se disaient à peine bonjour, échangeant le stricte minimum. Cela était déchirant, tout autant que la perte de ma fille ? Je ne saurais le dire, je ne saurais trouver cette maudite réponse qui serait la solution à tous nos maux. Non, je ne savais plus rien, je ne voulais juste plus que ma vie tourne autour de cette douleur qui était comme étouffante. L’implosion était comme une obligation, je ne pouvais plus me contenir, sourire et avancer. Je continuais mon bout de chemin dans ma vie, sans me rendre compte que je m’enfonçais juste dans des méandres, dont je n’étais pas sûre de pouvoir m’en sortir. Non, je n’étais pas sûre de pouvoir en sortir un jour, je me sentais étouffer, pourtant à cet instant précis mon être était loin d’être dans une quelconque position de devoir suffoquer. Non, j’étais tout au contraire à l’air libre, mes poumons pouvaient se gorger d’air à son bon vouloir. Mais, ce n’était plus l’eau qui m’asphyxiait … mais ma vie, cet amour qui était comme parti que je partageais avec Azaël. Je ne savais plus, je ne connaissais plus rien et j’étais juste un amas de déception, j’étais en charpie. Plus personne ne pouvait quoi que ce soit pour ma personne. Mon cœur se serrait, il saignait, mais cela depuis bien longtemps maintenant, même si actuellement les mots de mon mari si je pouvais le nommer ainsi faisait comme ricocher sur sa membrane. « C’était une erreur … à en croire tes mots. Tu te sens redevable de ma personne ? Tu ne me dois rien … pars si c’est ce que tu veux ! » Je ne savais plus ce que je devais dire ou même penser. Je délirais peut-être, mais je commençais à ressentir des sueurs froides. Je n’étais qu’à quelques centimètres de lui, je sentais mon cœur se fracasser contre ma poitrine, alors que mon regard ne cherchait plus à fuir celui de mon mari. Je n’en croyais pas mes oreilles. Mes filles, nos filles. J’en restais sans voix durant quelques temps. Je mordais ma lèvre, sentant presque aussitôt le goût du sang faire des ravages sur mes papilles gustatives. Mordre, non je la saccageais justement. Le temps de quelques secondes, ma main avait fini par atterrir dans la figure d’Azaël, un acte qui me fit brutalement trembler. Jamais je n’avais été violente et encore moins envers lui, mais ses mots, cette façon de tenter de mêler nos enfants à tout cela. C’était de l’excès pour le coup. Mon regard se plantait dans le sien, je l’avais laissé parler, ne pouvant que supporter ses mots, sans le faire, j’avais tout bonnement bouillonné intérieurement. « Ne t’avise plus de dire ça sur elles … plus jamais ! Jamais je n’oserais te foutre une telle chose en pleine figure … et jamais je n’aurais cru que tu aurais été capable de le faire ! » C’était fini. J’étais plus que morte et cet homme que j’aimais ou avait aimé était celui qui avait mis fin à ma vie avec ses paroles meurtrières. « Je te demandais rien … je t’ai jamais rien demandé même … » Que je finissais par ajouter. « Adieu … » Je finissais par quitter l’eau levant difficilement mes jambes pour aller rejoindre la maison, je voulais partir, m’enfuir et ce pour très longtemps. La rage commençait à me donner de la force et du courage. Je finissais par arriver dans la chambre sortant une valise … il était temps que notre histoire prenne fin pour notre bien à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ? ▬ Ondine   Sam 4 Mar - 17:16

Ondine & Azaël  

Est-ce qu'on fait semblant de vivre, semblant de se suivre ?
A
zael avait la sensation d’avoir tout perdu. Pourtant, ce n’est pas forcément vrai et il s’en rend compte aujourd’hui qu’il est en train de perdre sa femme. Sans doute est-ce qu’il la prenait pour acquise ? Ne pensait pas que leurs vies pourraient se poursuivre l’un sur l’autre alors il n’a pas fait le moindre effort ? Il essayait de guérir sa peine, cette peine si difficilement consolable. Ils n’agissaient plus comme un couple depuis longtemps. Les marques d’affections sont loin derrière eux. Il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu d’éclat de rire à l’intérieur de la maison mais c’est compréhensible. Pourtant, il ne veut pas comprendre ce geste. A-t-il fait des suppositions trop vite ? Est-ce que la peur de la perdre à agir à sa place et c’est pour cela qu’il s’est senti obligé d’intervenir. Il ne sait pas. Il n’arrive plus à reconnaitre la moindre émotion qu’il ressent à l’intérieur de lui-même. Azael est indélicat dans ses paroles, il s’en rend compte au moment où ses mots sortent entre ses lèvres. Seulement, c’est la rancœur qui parle pour lui. Il lui en veut de vouloir se faire du mal même si ce n’est peut-être pas ce qu’elle avait voulu en venant la tête dans l’eau. Il ne lui avait pas laissé la chance de remonter d’elle-même alors il ne saura pas les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte. « C’est pas ce que je voulais dire et tu le sais ! » Fini-t-il par dire en soufflant. Malgré la peine qui les ronge, il ne remettra jamais leur mariage en question. Ils étaient fou amoureux l’un de l’autre, voulaient construire une famille à deux mais malheureusement les peines se sont abattus sur eux sans prévenir. Azael marche sur des yeux mais pour le coup il est fautif. Il est très maladroit et parler de leurs filles n’était pas une très bonne idée. C’était même l’inverse. Pourtant, il l’a fait et ne peut s’en prendre qu’à lui-même. C’est pour cela qu’il comprend la raison pour laquelle sa femme a fini par le gifler. Azael l’a senti passer mais la douleur n’est pas comparable à celle qu’il ressentit alors qu’il se rend compte de ce qu’il a pu lui dire. Pourtant, même s’il se déçoit soi-même d’avoir parlé de leurs filles de cette manière-là, ça ne change pas le fait qu’elle devrait se ressaisir et non pas se laisser mourir comme là maintenant. Alors il se tait, inutile de rajouter de l’huile sur le feu à cet instant. Azael n’arrive même plus à la regarder en face. Il ne pensait pas que la douleur pourrait être encore plus difficile après ce par quoi ils sont tous les deux passés ensemble. Pourtant il est actuellement loin d’être heureux. « Ondine… » Il prononce dans un murmure. Le simple fait de l’appeler par son prénom montre que les choses sont différentes de ce qu’elles ne l’étaient. Inutile de la retenir après ce qui a été dit, c’est trop tôt. Sortant lui-même de l’eau, il se laissa tomber sur le sable malgré le fait qu’il soit trempé et que le sable allait coller ses habits. C’est loin d’être le plus important à cet instant, il ne sait plus quoi penser, quoi faire alors que finalement, restant là un moment, les yeux dans le vide, il entendit Ondine claquer la porte puis le moteur de sa voiture démarrer. Elle est partie !

FIN


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