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 prisoners (may)

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Leonard River
et le château de sable, il est dans l'eau maintenant
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MessageSujet: prisoners (may)   prisoners (may) EmptySam 3 Nov - 0:23

Accroupi sur le sable, Leo fait signe, la musique de fond démarre, les caméras sont braqués sur le Bachelor et Alyssa. Ils jouent dans l’eau comme des gamins. Tiens, il la prend par la taille. C’est bien continu, continu. Faut qu’il l’emballe. Tout est prévu pour qu’il l’emballe, là, maintenant. Ils sont persuadés de vivre un moment unique. En réalité c’est la quinzième fois qu’une séquence similaire est tournée dans l’histoire de cette émission. On sait faire les choses. Yes ! Il l’embrasse dans le cou. Une vague, ils se marrent. Trop obvious. Leo en oublie de cligner des yeux, ça pique. Son talki serré contre sa poitrine, il se mord la lèvre. On l’averti dans l’oreillette que de l’autre côté de la plage, sur le deuxième set, les nanas sont en train de bitcher. Parfait, nickel. Putain mais embrasse-la connard ! Il s’avance, yes ! Alyssa va être la première à emballer cette saison. J’ai jamais ressenti ça. Qu’on entend dans le casque de l’ingé son qui se démerde comme il peut avec sa perche malgré les vagues fraiches. Ouais, c’est ça, t’as jamais ressenti ça. Mais c’est du vent, rien, nada, que dalle. T’as pas compris, vous avez pas compris, on a tout mis en place depuis une semaine pour que le final ça soit ça, ce moment, bien particulier. Parce qu’Alyssa doit rester, Deb doit se faire dégager. C’est prévu, c’est acté. Allez, embrasse-la. C’est bon, il va le faire.

Monsieur Leonard River ? Leo sursaute presque. What ? Fuck, p’tin. Noooon. Coupé, coupééééé ! Qu’il s’égosille. Monsieur River ? Il se retourne comme une flèche, deux types en uniformes l’attendent à un mètre. Le bachelor et Alyssa s’arrête. Voilà, la magie est rompue à jamais. On est sur un plateau de tournage, vous venez foutre en l’air la séquence. QUE QUELQU’UN ÉTEIGNE LA MUSIQUE. Les policiers approchent, l’équipe se rassemblent en spectateur autour d’eux. Monsieur River, si vous voulez bien nous suivre. Rire excédé. Leo n’a pas dormi depuis deux nuits. Vous entendez ce que je dis ? C’est un plateau de tournage, vous n’avez pas l’droit d’être ici. Au revoir. Vous êtes arrêté pour incitation à la violence et au trouble de l’ordre public. Leo hausse les sourcils, hoquète de rire. Pardon ? Un policier sort une paire de menottes. Leo recule d’un pas et lève les deux mains. Au passage, il lance un coup d’oeil à Moïra : Appel Jeff. Elle acquiesce. Nous devons vous emmener au poste pour vous interroger. Il recule encore d’un pas. Hors de question, vous dites de la merde, j’ai rien fais d’tout ça, maintenant laissez moi bo- Alyssa grelotte dans sa robe d’été trop légère pour la saison. Hey, c’est quoi ce bordel, vous avez foiré mon rendez-vous ! J’vous préviens j’veux un autre date ! Leo se tourne vers elle, au même moment un policier lui attrape le bras. Par réflexe il le pousse en arrière. Me touchez pas ! Matthew entre en scène, caméra tenue à bout d’bras. Leo, on fait quoi ? Virez moi ces mecs ! QUELQU’UN A APPELÉ JEFF ? Les flics lui retombent dessus. Il ne résiste pas longtemps avant de finir menotté, à genoux sur le sable, pendant que les flics appellent du renfort. Sérieusement ? Oui sérieusement, ils sont quatre à l’escorter jusqu’à la voiture. Matthew trottine derrière eux pendant que Leo donne les consignes, et lui rappelle d’appeler Jeff.

A l’arrière, Leo est collé contre le grillage qui le sépare des policiers : Vous devez avoir des preuves avant de pouvoir m’arrêter, c’est pas légal c’que vous faites. Je sais même quoi ce que vous me reprochez. Sérieusement, c’est l’connard de maire que vous donne des quotas de gens à emmerder par semaine ? On l’ignore. C’est toujours la même chose, même rengaine. Leo avait passé le plus clair de ses weekend assis sur une banquette arrière de voiture de police, depuis tout jeune. Mais les dernières semaines ont été les pires. Contrôle dans les rues, interdiction de manifester. Démographie sacrifiée. Plus personne pour gueuler. Sauf lui. Sérieusement, p’tin vous êtes flics au moins ? Ou juste des chiens bien dressés ? J’suis sûr même vous, vous savez pas c’qu’on me repproche. Le flic place passager, se retourne vivement. Leur visage sont à un grillade de distance. J’te colle une amende pour outrange à un représentant de la loi si tu la fermes pas, ok ? Leo lui fait un sourire mauvais et s’enfonce dans le fond de son siège. Ouais, fais donc ça mon pote. Ton patron sera fier de toi. Il l’entend marmonner quelque chose dans sa barbe et griffonner quelque chose dans son calepin. Leo passe les quinze minutes qui le sépare du poste à soupirer bruyamment et à cogiter sur le nombre d’heures qu’il va passer là-bas.

On est en à quatre.
Quatre heure à attendre et à crier à travers le commissariat pour qu’on vienne le libérer. Faut que j’passe un coup d’fil ! Eh ! EHHH ! On l’ignore. Les cellules de garde à vue débordent. Leo est accroché aux barreaux et il n’en peut plus. Autour de lui, ce sont des gens comme vous et moi qui patiente. Plus les putes et les camés, les SDF récalcitrants ou ceux qui veulent s’offrir au moins une nuit au chaud et en sécurité. Personne n’est épargné. Tout le monde est coupable dans cette ville gangrénée par les lubies du maire. Si Leo est ici, c’est parce qu’il organise depuis des semaines des manifs illégales contre lui. Il n’obtient aucun accord, bien sûr, pour pouvoir défiler librement dans la rue. Alors il s’octroie ce droit. Il rassemble comme il peut quelques résistants. Il a fait un sitting la veille devant la mairie. Il en faut peu pour se retrouver accuser d’incitation à la violence hein ? Les heures défilent. Enfin on entend du bruit. Leo s’accroche à nouveau aux barreaux de sa cage. Sérieusement, soit vous m’inculpez soit vous me laissez partir, vous avez pas le droit de me retenir ici. Le flic l’ignore, la cage s’ouvre, Leo se jette pour sortir, il est vivement repoussé. Derrière le flic, une gamine porte les menottes. On t’amène de la compagnie River. Il tente à nouveau de forcer le passage, le flic sort sa matraque, l’autre enlève les menottes à la gosse et l’envoie dans le fond de la cellule. Reste calme, tu veux ? Et ferme-la aussi. J’veux passer un appel. Eh, vous pouvez pas me refusez ça, je connais mes droits ! Le flic referme la porte si violemment, qu’à une seconde près, Leo se faisait broyer la main. Il entrouvre la bouche. Si t’es sage, compris ? Leo lève le majeur, les flics partent en riant.
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Meadbh O'Driscoll
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MessageSujet: Re: prisoners (may)   prisoners (may) EmptyDim 4 Nov - 21:01

A partir de quel moment ta vie était devenue merdique à ce point ? Tu te posais sérieusement la question. Un an plus tôt, peut-être un peu moins, tu n’étais qu’insouciance à boire ta bière les jambes repliées son ton corps, entourée des tiens  au loft. Et aujourd’hui ? Que restait-il de cette vision idyllique ? Samih était en prison, JJ devenait ingérable et Eanna avait disparu. Ça commençait à faire beaucoup pour votre petite bande. Vous aviez beau vous aimer de manière irrationnelle, votre famille disloquée ne ressemblait plus à rien.
Tu ne serais pas là, en train de te cacher d’eux si tel n’était pas le cas. Tu pourrais pourtant rentrer au loft et venir te rouler en boule au fond de ton lit mais tu savais que c’était trop risqué. Il suffirait que Cal passe la tête par la porte pour comprendre que quelque chose n’allait pas: tu ne restais jamais isolée bien longtemps. Et Daire ? Un seul regard sur toi et elle s’embraserait, la rage au ventre. Tu la connaissais, elle n’était que dynamite, toucher au moindre des siens et ce serait comme signer son arrêt de mort. Tu ne voulais pas l’impliquer là dedans. Comme tu tenais JJ à l’écart de tes histoires. A vrai dire, toi-même tu ignorais pourquoi tu agissais ainsi, le laissant dans l’ignorance, lui et tous les autres d’ailleurs. La première fois que tu étais rentrée, meurtrie de partout, Daire avait câblé comme jamais, elle ne supporterait pas que ça recommence et se heurter une nouvelle fois à ton silence.
Il ne te suffirait pourtant que d’un seul mot pour que tout s’arrête. Prononcer son nom, ce serait comme libérer les Dieux et tu frissonnais d’avance à l’idée de le voir frappé par la foudre, qu’elle s’appelle Daire ou JJ. Pourtant, tu ne disais rien, pire tu te cachais d’eux pour qu’ils ne s’inquiètent pas, pour qu’ils ne se mêlent de rien. A croire que tu ne voulais pas vraiment que ça s’arrête finalement.
Ce que tu voulais voir arrêter en revanche, c’était cette douleur lancinante qui ne te lâchait plus. Chaque mouvement t’était douloureux, même pour respirer, tu y réfléchissais à deux fois.

Depuis votre fameuse altercation, tu n’avais donc plus remis les pieds au loft et c’est d’un un vieux motel pourri en marge de la ville que tu créchais, ne sortant plus que pour te trouver de quoi manger…et des médicaments. C’était inconfortable au possible et les draps te grattaient de partout mais c’était bien le seul que tu pouvais te payer avec tes maigres ressources. D’habitude, tu trouvais toujours quelques pigeons à plumer mais vu ta tête, ce n’était même pas la peine d’y songer. Tu avais l’impression qu’on avait tenté de t’arracher les yeux de la tête, frappée avec des massues et brisé chaque os de ton visage. Tu avais vérifié, hormis la peau meurtrie, rien ne semblait cassé. Tu avais la tête dure apparemment. Mais clairement, tu ne ressemblais à rien, la moitié du visage violacé. Et ce n’était rien en comparaison à l’hématome qui te prenait les côtes. Pour le visage, tu pouvais toujours maquiller les dégâts quand tu sortais, pour les côtes, hormis de mordre le poing, tu ne pouvais rien faire. En un sens, tu t’estimais heureuse d’être tombée dans l’inconscience aussi vite. Et tu remerciais secrètement Knox d’être intervenu. S’il s’était contenté de t’ignorer, s’il ne s’était pas bougé pour toi, Seven t’aurait peut-être tuée qui sait. Tu ne l’avais jamais vu dans un tel état et tu n’étais pas certaine de vouloir le recroiser de sitôt.
Rester cloîtrée dans le motel n’était pourtant plus possible plus longtemps, tu avais besoin de retourner en ville pour chercher des antalgiques. Tu ne tiendrais pas le coup sinon, t’en étais certaine. Tu avais beau jouer les braves, t’étais pas une guerrière toi, t’étais pas aussi forte que tu voulais bien le faire croire et  surtout t’en pouvais plus de mordre les draps dès le moindre mouvement malheureux. C’est ce qui t’avait décidé à sortir de ton trou, non sans t’être tartiné la dose de fond de teint et concealer pour cacher les ecchymoses. Pour les yeux, tu n’avais pas eu à faire de gros efforts, il te paraissait difficile de faire mieux que le smokey-eye violet qui te les entourait, de loin on aurait même pu dire que la couleur faisait ressortir celle de tes yeux. Conneries.  

Le plan était simple: Marcher jusqu’à la première pharmacie et essayer de les convaincre de te filer tous les antidouleurs possibles et imaginables en libre-service. T’avais pas l’ombre d’une ordonnance, t’étais pas certaine d’y parvenir mais tu n’avais guère le choix.  Malheureusement pour toi, si tu avais la chance de ton côté, ça se saurait. Avant même d’être parvenue à la première pharmacie, une voiture de patrouille s’était arrêtée à ton niveau. Tu l’avais ignorée. Sauf qu’ils ne s’étaient pas arrêtés pour te demander ton chemin, ni te demander ce que tu foutais là, seule au bord de la route. « Le racolage, c’est interdit par la loi mademoiselle ! » Avait-tonné une voix et sur le coup, t’avais été tellement surprise…que tu avais finie par te faire embarquer et pousser dans le commissariat. Faut croire que t’avais pas cherché midi à quatorze heure, t’avais gueulé comme un putois et peut-être bien que tu t’en étais pris à la voiture. Ça n’avait pas joué en ta faveur.
Menottée comme la plus terrible des criminelles, les deux flics n’avaient pas perdus leur temps avant de te faire un procès-verbal mais ils perdaient leur temps. Il était hors de question que tu ne donnes ton nom et surtout, tu avais bien compris qu’ils n’étaient pas là pour connaître la vérité, tout ce qu’ils voulaient, c’était d’avoir l’air efficaces. Efficace mon cul, tu ne décolérais pas malgré ton mutisme obstiné, le regard devenu couleur tempête. On finit sans doute par en avoir marre et toujours bien escortée, on t’emmena jusqu’à la cellule de garde à vue et tandis que l’un des flics s’amusait de la situation en s’adressant à un autre détenu, l’autre te poussa à l’intérieur sans le moindre ménagement. « Rentre la dedans et fais pas d’histoires ! » Entendis-tu vaguement, trop occupée à te mordre violemment la lèvre pour étouffer le gémissement de douleur qui tenta de s’échapper. Il ne l’avait pas fait exprès mais en te poussant, il avait redonné un coup sur ton flanc et c’est avec difficulté que tu retiens les larmes qui menaçaient de couler. Des milliers d’insultes te vinrent en tête mais dents serrées, aucune ne franchit tes lèvres. Au lieu de ça, tu tentais de trouver un coin où aller te poser sous le regard intéressé des détenus et celui plus dédaigneux des putes. A croire qu’elles craignaient la concurrence. Tu te détournais d’elles sans trop savoir quoi faire ni ou regarder. Le type crasseux à côté de toi qui lorgnait   sur tes cuisses ne semblait pas plus inspirant. « Menottes ou pas je peux encore te châtrer alors regardes ailleurs, sale pervers » sifflais-tu, la mine renfrognée, peu encline à passer pour une faible ou un potentiel quatre-heures.
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