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 la quatrième dimension (john)

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Nolan Nerini
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MessageSujet: la quatrième dimension (john)    Dim 28 Oct - 22:05


“who are you” & Au début ça allait, il supportait comme il pouvait l'absence régulière de Billy. Il a l'habitude après tout, il a vécu sans le voir pendant longtemps, presque cinq ans. Il s'est dit, bêtement, qu'il pourrait continuer sans. Sans quoi ? Sans nouvelles, sans mots, sans voix, sans présence, sans regard, tout simplement sans Billy Sheridan.
Et pendant plusieurs semaines de déni, ça a été le cas.
Mais Nolan, il est pas très doué pour le déni. Ca marche un temps avec lui. Il fourre toutes les emmerdes sous le tapis, il réfléchit plus trop, il fait comme il peut mais il y pense plus. Et puis, de plus en plus, et puis ça prend toute la place, tout son esprit se retrouve accaparé par un truc, comme un fin en soit, Billy. Billy qu'il veut serrer dans ses bras, Billy, il crèvera si il l'a pas contre lui.
Et, petit à petit, l'idée ne se détache plus, elle reste ancrée, elle prend le contrôle.
Bêtement, il a cru qu'il s'en sortirait, juste en allant chez lui. Il décide de mettre les voiles, après le travail. Il est 18h, pas trop tard, il n'envoie pas de SMS, il verra bien.
Sur la route, il se redonne le code de l'entrée, en boucle. Comme si ça allait l'aider. Comme s'il allait garder les pieds sur terre, de cette manière.
Pas du tout, en réalité, au contraire. Il arrive chez lui, prend l'ascenseur et perd un peu la tête à l'intérieur. Soudainement tout son travail le quitte, tous ce qu'il risque, tout ce qu'il pourrait perdre, tout le reste. Samih, les clients, les autres, sa partenaire de taffe, tout ça passe au second plan, derrière Billy. Il veut le voir, il veut le voir, il peut pas faire autrement.
Alors lorsqu'il toque à la porte, qu'il est bien fringué, en costard, il s'attend pas à grand chose. Il a l'esprit vide, il prie un dieu, n'importe lequel.

Mais voila, la porte s'ouvre, son coeur fait un bond, et avant qu'il n'aie le temps de parler, de réfléchir, il fronce les sourcils.
C'est pas Billy.
C'est pas Billy mais il lui ressemble.
C'est pas Billy mais qui c'est ?
C'est pas Billy mais qu'est-ce qu'il fout chez lui ?
Il regarde sur la sonnette. Sheridan. Donc il s'est pas planté. Il demande, lentement :
" Bon...jour, je voudrais voir Billy..." Y'a plein de choses qui se bousculent dans son esprit. Rien de positif.


 
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John Sheridan
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MessageSujet: Re: la quatrième dimension (john)    Mar 6 Nov - 1:11

SAC A PUCES.

« tête à claques j'braque patatrac trac»
les odeurs les différentes odeurs les multiples miasmes de l'appartement de Billy. oh non ça il n'y était pas préparé pas préparé du tout à ne reconnaitre aucune odeur du foyer familial, de la maison de leur enfance, chez son frère. et alors il prend des bouffées à plein nez maintenant que Billy est parti faire un tour il détecte les différents éléments qui caressent ses narines. et il se demande à ne reconnaitre aucune odeur de leur enfance si chez lui ça sentait aussi rigoureusement autrement que. si les ruptures nettes dans les familles se produisaient également au niveau des odeurs. rupture d'odeur, de son, de lumière, de couleurs. une famille qui se rompt c'est deux nouveaux mondes qui se créent. alors il apprend patiemment il ne fait pas grand chose d'autre depuis que Billy est parti. il apprend les odeurs de son frère, ses vraies odeurs qu'il s'est choisi. et son son (marteau piqueur dehors voisin fan de claquettes ou propriétaire illégal d'un couple d'éléphants au dessus), sa lumière (lampadaire dégueulasse de la rue la nuit peu de contact direct avec le soleil le jour), ses couleurs (inexistantes, presque ternes). il se demande si toutes ces caractéristiques peuvent dire la vérité d'un être. il part loin.

il est en train de partir loin quand ça sonne. c'est étrange d'entendre pour la première fois la sonnette de quelqu'un. c'est comme quand on change de sonnerie de téléphone, on oublie de répondre au début parce qu'on croit que c'est à quelqu'un d'autre. il ne réagit pas d'abord il se permet de replonger dans ses pensées et voilà qu'il ressort mais t'es con ou quoi c'est quand même vachement proche pour être la sonnette du voisin aux claquettes d'éléphants. son corps passe d'une sorte de léthargie lourde à un sursaut qui le précipite jusqu'à la porte. il ne connait pas les potes de son frère, les problèmes de son frère, il n'a aucune idée de qui peut se tenir derrière alors dans le doute il ouvre et se prend un aller express pour le passé dans la gueule. ce mec en costume alors que lui traine dans le même jean depuis qu'il est arrivé à Savannah, ce mec en costume c'est le retour au bureau, le retour à la finance, le retour dans un rôle qu'il est en train d'apprendre à oublier. il se dit des trucs de complotiste. il se dit qu'ils l'ont retrouvé. après il se dit c'est qui ils personne te cherche espèce de déglingue. et comme il ne sait pas à quelle voix dans son esprit donner raison, il se tient juste là comme un abruti. il se tient face à ce jeune loup en costume et il ne lui vient pas à l'idée que ce type vient voir quelqu'un d'autre que lui puisqu'il vient apparemment de son monde qu'il met quelques secondes à réaliser ce qu'il vient de lui dire. c'est pas lui qu'il est venu voir. c'est quoi ce délire. euh, bah, euh, ouais, Billy. silence gênant nul de deux personnes bouche bées. billy il n'est pas là en fait mais si tu veux je peux lui passer un message. qui dit ça ? personne au monde. il a l'impression de s'immiscer dans la vie de son frère alors qu'il ne la connait pas. c'est hyper violent de découvrir quelqu'un avec qui on a grandi à travers d'autres gens. ça met une distance. ce mec est un inconnu, décris-le moi. ce mec est un inconnu, mon frère un inconnu, je ne le connais pas. ou alors tu peux rentrer si tu veux ? enfin comme tu le sens. je ne sais pas quelles sont vos habitudes quelles sont ses habitudes montre-moi.
(c) DΛNDELION
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