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 | this is not your destruction, this is your birth (jordan)

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MessageSujet: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 1:23



Jordan Oakley
you can't break a broken heart
©️ tumblr
PRÉNOM|NOM Jordan Ariel Oakley En vérité, mon nom de naissance est Jordan Ariel Campbell. C'est également ce qui est écrit sur ce diplôme qu'on m'a remis à la fin du primaire, puis du collège. Par contre, à cette époque, maintes fois, j'ai écrit sur mes devoirs et examens Oakley comme nom de famille. Maintes fois, je me suis fait réprimander pour cela, parce qu'apparemment, ça gênait les enseignants. Par contre, ils ne cherchaient jamais à aller plus loin et comprendre pourquoi je faisais cela, parfois même inconsciemment. C'est au lycée que finalement, les bonnes questions se sont posées et que ma famille d'accueil a compris que je ne m'associais pas du tout à mon nom de naissance, probablement celui de mon père. Ils ont entamé les démarches officielles et c'est à quinze ans que j'ai commencé à porter le nom Oakley et que je ne l'ai jamais lâché par la suite. AGE|LIEU DE NAISSANCE Étant né le premier juin mille neuf cent quatre-vingt-six, je viens tout juste de franchir le cap des trente ans. J'ai vu le jour dans un petit quartier paumé d'Atlanta en Georgie, soit à trois heures de Savannah. NATIONALITE|ORIGINE Selon le peu que je sais de mes origines, je suis Américain. Depuis combien de générations ? Je ne sais pas. Est-ce que j'aurais d'autres origines cachées ? Je n'en ai aucune idée. ETUDES|EMPLOI Après avoir passé cinq ans sur les bancs d'université, j'ai eu un diplôme en enseignement spécialisé. Voilà maintenant cinq ans que je travaille dans un collège de la ville. Puisque ma spécialité, ce sont les troubles de comportement et d'apprentissage, je m'occupe d'élèves ayant besoin de conditions particulières pour apprendre. Cette année, je me suis occupé pendant dix neuf mois de huit enfants atteints du trouble du spectre de l'autisme à un niveau élevé. Aux dernières nouvelles, j'aurais la même classe, les mêmes élèves à la prochaine rentrée scolaire. STATUT CIVIL Le quinze mai deux mille treize, j'ai uni ma vie à celle que je pensais être la seule et l'unique. Depuis ce temps, je suis donc marié à Maia. Il y a quelque temps, j'aurais dit que j'étais heureux dans mon mariage, prêt à vieillir près de cette femme qui me fait tourner la tête, avoir une famille, mais tout s'est écroulé. Maintenant, je ne sais pas ce qu'elle fait, je ne sais pas ce qu'elle pense. Moi-même, je ne sais que penser, même si je sais que je l'aime encore. Bref, les choses sont très compliquées en ce moment. CARACTERE Patient, naïf, romantique, persévérant, dévoué, rancunier, sensible, doux, solitaire, incompris, altruiste.  GROUPE Mistral.

= Better place
Votre pire souvenir (ou par défaut votre meilleur souvenir)? Ce fameux soir où tout a basculé. Évidemment, je ne garde aucun bon souvenir de ces jours où Maia et moi on se disputait - sauf quand on finissait par se réconcilier pour le mieux, évidemment - mais ce soir-là, tant d’émotions négatives m’ont traversé que je ne peux pas trouver quoi que ce soit qui puisse m’apporter le moindre réconfort. En repensant à ce moment où j’ai appris pour son avortement, que j’ai appris qu’elle l’a fait sans m’en parler et ce, même pas pour une question de santé, pour une simple question de volonté ou de boulot, je suis triste, je suis dégoûté, je suis perdu. Je me demande pourquoi elle m’a fait une chose pareille sans rien me dire, je me demande ce que je représente pour elle, au fond. Je remets tout en question et je ne me sens pas confortable à cette idée. Puis, inutile de mentionner que l’accident qui a eu lieu le même soir et tout ce que cela a engendré ne me fait certainement pas plaisir à rappeler à ma mémoire et clairement, si je pouvais revenir en arrière, tout oublier, ne rien apprendre, ou au moins, pousser à Maia à me tenir au courant, je le ferais sans hésiter.
Quelles sont les personnes en qui vous avez le plus confiance ? Évidemment, j’ai aveuglément confiance envers ma famille, soit mes parents, mes deux soeurs et Jamie et ce, même si la vie fait en sorte que nous ne parlons pas tous les jours. Je sais qu’en cas de besoin, que ce soit de se confier ou de faire quelque chose, je peux compter sur eux sans problème, et l’inverse est tout aussi vrai. Jusqu’à tout récemment, j’aurais pu dire que j’avais cette même confiance aveugle envers ma femme. Malgré tous ses voyages et son caractère un peu juvénile par moments, jamais je n’ai douté d’elle, jamais je n’ai été jaloux à proprement parler parce que je savais qu’elle ne me ferait pas de sale coup. Bien sûr, ça, c’était avant l’accident. Maintenant, je ne sais même plus si je pourrais lui faire confiance une nouvelle fois.
Avez-vous perdu un être cher au cours de votre vie ? À proprement parler, j’ai perdu mes parents quand j’étais tout jeune, c’est-à-dire alors que j’avais trois ans. J’étais présent sur la scène, j’ai entendu ce qui s’est passé, mais je ne l’ai pas vu. Par contre, je ne peux pas dire que c’est pour moi une perte qui m’a profondément marquée. Enfin, peut-être qu’à l’époque, j’ai subi un traumatisme quelconque qui a expliqué pourquoi j’ai eu du mal à m’habituer à un nouvel environnement, mais aujourd’hui, cela ne m’affecte pas plus que ça, parce que je considère les Oakley comme ma famille à présent, alors pour moi, c’était comme si j’avais toujours été leur enfant, même si bien sûr, cela ne peut effacer ce que j’ai vécu avant de faire leur connaissance.

=  You are a memory
Petit un | Je viens tout juste de passer six semaines dans le coma après un accident survenu au début du mois de mai, faisant en sorte que je n'ai pas vu passer ni mon anniversaire de mariage, ni mon propre anniversaire. Maintenant, je dois passer la majorité de mon temps dans un fauteuil roulant, la petite minorité restante représentant les moments où je suis en rééducation pour réapprendre à marcher. J'ai également des problèmes de motricité fine avec mes mains, mais ça, ce n'est pas encore certain que ce soit que temporaire ou encore permanent. Petit deux | Je suis gaucher et ce, dans tous les aspects de ma vie, donc que ce soit pour écrire, pour les sports ou autres. Par contre, j'ai appris à me débrouiller de la main droite également, faisant en sorte que pour plusieurs choses, je peux me considérer comme ambidextre, même si ma main gauche demeure ma main dominante. C'est ce qui explique également pourquoi je porte ma montre de la main droite. Petit trois | Ma routine matinale en temps normal implique que je vais faire un jogging et ce, à chaque matin. Non seulement, ça me permet de me tenir en forme mais de plus, avec mes écouteurs sur les oreilles et la musique à fond, ça me permet de m'isoler et être seul avec moi-même pendant un moment, comme j'aime le faire bien souvent. Petit quatre | Je ne suis pas des plus sociables, mais je ne suis pas malheureux dans ma solitude non plus. J'aime être en compagnie des gens que j'apprécie, ma femme, les quelques amis que j'ai, mais je ne suis pas triste non plus quand je me retrouve à déjeuner seul le midi ou quelque chose du genre. Petit cinq | Dans mes temps libres, j'aime beaucoup dessiner un peu n'importe quoi, à tout hasard, selon mon inspiration du moment. Ma spécialité, si je peux l'appeler ainsi, est de dessiner les personnages de Bob l'Éponge. Ce n'est pas nécessairement parce que je l'ai voulu, c'est parce que mes élèves me l'ont demandé si souvent que la pratique est venue par défaut et la crédibilité de mes croquis aussi. Par contre, vu mon problème suite à mon accident, je ne sais pas trop ce que ça va donner. Petit six | Il y a de cela six mois environ, l'envie d'avoir des enfants s'est faite sentir de mon côté. Par contre, je n'avais jamais osé en parler à Maia. Maintenant, l'envie est toujours là, mais elle est enfouie, refoulée bien au fond de moi, écrasée surtout par la déception et la tristesse. Petit sept | Bien que je ne l'ait jamais dit à qui que ce soit, j'ai gardé des coupures de journaux parlant du décès de mes parents. Je les ai regardées que deux fois ou trois, soit au moment de mes déménagements, mais sans plus. Je ne m'explique pas vraiment pourquoi je les garde toujours, peut-être pour me rappeler d'où je viens, un truc du genre. J'ai aussi conservé l'ourson en peluche avec lequel on m'a trouvé comme un porte-bonheur, dans l'idée de le donner à mon enfant un jour. Petit huit | Je ne fais pas exprès de le faire, évidemment, mais j'ai tendance à avoir les larmes faciles, que ce soit en regardant un film ou bien dans une situation qui me touche particulièrement. Je ne dis pas que je chiale pendant des heures, mais je peux essuyer une larme ou deux alors que d'autres hommes peuvent rester complètement insensibles ou du moins, ne pas le montrer de façon évidente. Petit neuf | Depuis que je suis enfant, je suis intolérant au lactose. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins évident et fort comme problème, si bien que je ne me prive pas de consommer des produits laitiers, même si évidemment, je le fais en quantités raisonnables. Petit dix | J'ai suivi un cours complémentaire à l'université que peu de gens ont décidé de suivre, soit celui pour apprendre le langage des signes. Je n'ai jamais enseigné à des élèves avec des troubles d'audition depuis, mais il me sert quand même, en particulier lorsqu'un élève sourd, ou même un parent sourd, arrive à l'école. Du coup, je ne regrette pas d'avoir suivi ce cours, même si cela a influé dans mon quotidien, dans le sens où j'ai souvent tendance à parler avec beaucoup de gestes sans m'en rendre compte.


☆ ☆ ☆
BEHIND THE DOOR


PRÉNOM|PSEUDO Marilyne/Mayiie.  AGE Vingt-cinq ans. PAYS Canada. AUTRE COMPTE Tommy Grayson . AVATAR Aaron Tveit le magnifique. MOT DE LA FIN C'est la faute de Marion (a) 


Code:
<eb>[color=#C2A43A]AARON TVEIT[/color]</eb> ▪️ jordan oakley


Dernière édition par Jordan Oakley le Dim 11 Sep - 1:25, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 1:24




Life is short but this time it was bigger
Than the strength he had to get up off his knees

06.1986 | Comme tout enfant, je ne me souviens pas grand-chose à ce qui a trait à ma naissance et mes premières années de vie. Tout ce que je sais, c’est ce qu’on m’a dit et encore là, puisque mes parents ne furent pas ceux qui m’ont tout raconté. En gros, mes connaissances se résument à un nom, un endroit, une situation difficile. Jordan Ariel Campbell, voici le nom qu’on m’a donné à ma naissance, celui qui figure sur mon certificat. Atlanta, voilà la ville dans laquelle je suis né. Cependant, Atlanta est une grande ville, faisant en sorte que le fait que j’y sois né ne signifie pas que j’avais des moyens convenables. En vérité, j’ai vu le jour dans un des quartiers les plus défavorisés de la ville. Mes parents peinaient à payer un logement à loyer modeste, fort probablement parce que mon père ne cessait de se faire renvoyer de ses diverses emplois pour ses problèmes de comportement et que ma mère dépensait tout en cigarettes et en alcool. Mais ça, je ne m’en souviens pas. tout cette partie est un flou dans ma tête, un flou comblé partiellement par des hypothèses et des suppositions.
12.1989 | Si je ne me rappelle pas vraiment de mes premières années de vie, je me souviens toutefois vite fait de ce jour de décembre, particulièrement froid. Ma mère avait peur, elle pleurait. Des bruits sourds se firent entendre dans le couloir, plus forts que d’habitude, parce que des bruits du genre, on en entendait tout le temps tant l’immeuble était mal insonorisé. Puis, il y eut un autre gros bruit, comme si quelqu’un venait de tomber, suivi d’un juron. À ce moment, ma mère me prit par la taille, m’emmena jusqu’au placard de sa chambre, puis m’y enferma avec mon ourson, Mozart, la seule peluche, le seul jouet que j’avais. Pour moi, ce fut le noir, mais j’entendis un cri, puis deux. Mon père, puis ma mère. Et là, il y eut un bruit si fort que je me bouchai les oreilles, mais ce ne fut pas assez pour couvrir le second bruit semblable qui survint par la suite, me faisant ainsi sursauter. Un coup de feu, deux coups de feu, voilà ce qui venait de survenir. Je tentai d'appeler ma mère pour qu'elle vienne me chercher, mais puisque je n’eus aucune réponse, je restai dans le placard. J’y restai toute la nuit, jusqu’au lendemain matin, quand la porte s’ouvrit. Ce ne fut pas ma mère que je vis, mais une dame que je ne connaissais pas. Je tentai alors de me recroqueviller pour qu’elle ne me fasse pas de mal, même si elle ne semblait pas méchante. Doucement, elle me demanda mon nom, que je peinai à lui donner. Même à trois ans et demi, je ne parlais presque pas, on ne m’avait jamais poussé à le faire. Après plusieurs minutes, la dame finit par me sortir du placard, me gardant contre elle alors que nous sortions de l’appartement pour aller ailleurs, dans un endroit que je ne connaissais pas du tout.

02.1990 | Le lendemain du fameux soir où mon père est rentré à l’appartement, a tué ma mère d’un coup de feu avant de lui-même s’enlever la vie, cette dame m’a confiée aux services sociaux. À l’époque, je n’avais aucune idée de quoi il s’agissait. Coincé dans cet immeuble qui ne me disait rien, avec ces gens que je ne connaissais pas, j’étais craintif. Tout ce que je savais faire, c’était regarder leurs visages, marmonner « mama » et « papa », mais sans plus. Maintes fois, j’ai entendu ces gens utiliser les mots « retard », « éducation problématique » et d’autres trucs du genre, me doutant bien qu’ils parlaient de moi parce qu’ils me regardaient toujours quand ils disaient cela. En retard pourquoi ? Qu’est-ce que problématique voulait dire ? Je n’en avais aucune idée, parce que jamais je n’avais su me comparer aux autres enfants qui, à mon âge, savaient parler et faire pas mal plus que moi. Au final, après presque deux mois, j’ai été conduit dans une maison, encore un endroit que je ne connaissais pas. La maison n’était pas très grande, mais elle était accueillante. Bien éclairée, avec des fleurs dans le jardin. Bref, rien à voir avec cet espace sombre sans fenêtres où j’étais né. Une dame m’accueillit avec le sourire, me proposant de lui prendre la main pour faire le tour de la demeure, cette nouvelle maison dans laquelle j’allais vivre, au sein de cette famille à laquelle j’avais été confié. Les premières semaines ne furent pas simples. Je ne savais pas où me mettre, j’avais peur qu’on m’enferme de nouveau dans un placard. Passif, je me contentais de simplement être la nouvelle poupée préférée de ces deux filles qui habitaient déjà ici, Maisie et Skylar. Même si elles étaient plus vieilles que moi de trois ans, ce qui leur en faisait six au moment de mon arrivée, elles ne comprenaient pas pourquoi je ne parlais pas, alors dans leur innocence d’enfant, elles ont tenté de me faire parler. Jamais je ne saurai si c’était la bonne chose à faire techniquement, mais ce fut ainsi que je commençai à prononcer plus de mots, faire des phrases complètes, comprendre que ce n’était pas plus mal de m’exprimer et commencer à faire ma place.
04.1997 | Grâce à la persévérance de celles que je considérais à présent comme mes soeurs, à la gentillesse de monsieur et madame Oakley, j’ai finalement réussi à rattraper le temps perdu et avoir une enfance normale. À la grande surprise de l’assistante sociale même, je parvins à rentrer à l’école primaire en même temps que tout le monde, apprendre comme les autres élèves et avoir des notes convenables. La seule chose qui me différenciait était le fait que je peinais à lever la main pour répondre aux questions de l’enseignante en classe, même si j'avais la réponse, parce que je ne voulais pas qu’on me regarde et qu’on se moque de moi. J’avais un ami, peut-être deux, mais pas plus, et pour moi, c’était convenable tandis que pour d’autres, ce n’était pas tout à fait ça. Par contre, ce qui posait probablement le plus problème à l’école, c’était le fait qu’alors que nous apprenions à écrire notre nom au complet, bien souvent, je ne trouvais pas normal d’écrire « Campbell » comme étant mon nom de famille. À huit ans, j’ai écrit pour la première fois « Oakley » sur un de mes projets en classe. L’enseignante s’est contentée de le raturer pour le changer elle-même. Cela ne fut pas suffisant, puisque je continuai, si bien qu’à un certain point, elle décidai d’en parler au principal, qui convia mes parents et moi-même pour leur expliquer le problème. Tous furent quelques peu choqués, mais au final, ils se contentèrent de simplement me dire de bien écrire mon nom, sans tenter de comprendre ou quoi que ce soit. En gros, ils n’y firent pas gaffe à ce moment, me laissant quelque peu frustré. Pourquoi devrais-je écrire le nom de gens que je ne connaissais pas, donc je me souvenais à peine ? À presque dix ans, je ne comprenais pas et visiblement, on ne jugea pas nécessaire de me l’expliquer, pas pour le moment en tout cas.

08.2001 | Deux ans après ce passage au bureau du directeur, j’avais finalement appris la vérité sur mes parents. Ce ne fut pas vraiment un choc dans le sens où je savais déjà que je venais d’ailleurs, vu les bribes de souvenirs que je pouvais avoir et le fait que j’avais les cheveux bruns et les yeux bleus tandis que le reste de la famille était essentiellement blond avec les yeux verts ou marrons. Plus que ça encore, je ne me sentis pas brimé ou quoi que ce soit du genre; je me sentis même encore plus reconnaissant envers les Oakley qui m’avaient permis d’avoir une vie que je n’aurais cru possible pour moi quand j’étais enfant, vu les coupures de journaux que j’avais pu lire qui traitaient de ce fameux soir, ce drame conjugal au détour duquel un enfant avait été trouvé dans une penderie, moi, en gros. J’étais également reconnaissant pour le fait que même quand je sus la vérité, ma famille d’accueil ne chercha pas à me traiter différemment. Enfin, leur perception ne sembla pas changer à mes yeux jusqu’au jour où Monsieur Oakley obtint une promotion qui l’obligeait à déménager à Savannah, en Georgie. Maisie et Skylar ayant dix-huit ans, elles entraient à l’université en septembre, donc ça ne changeait pas grand-chose pour elles. Me concernant, on me laissa le choix, le choix de suivre les deux parents à Savannah ou bien de tenter de construire ma propre vie, puisque j’étais assez mature pour cela. L’orgueil aurait voulu que je prenne la seconde option, mais ne me sentant pas prêt, je choisis la première. Je ne le regrettai pas, puisqu’une fois que je leur fis part de ma décision, en espérant que cela ne les gêne pas, on me présenta des papiers m’offrant un autre choix; rester un enfant donné à une famille d’accueil il y a douze ans, ou bien devenir le fils adoptif des Oakley, changer mon nom, avoir deux parents et deux soeurs. L’adolescent que j’étais eut les larmes aux yeux en voyant les papiers, puis se jeta au cou de ceux qu’il allait pouvoir appeler librement papa et maman. Librement parce que souvent dans mon enfance, je m’étais trompé, mais maintenant, je ne devrais plus me sentir complexé de le faire, et c’était là une délivrance, le nouveau chapitre d’une vie qui annonçait que du bon à présent. Sans hésiter plus longtemps, je fis mes cartons, puis j’accompagnai les deux parents, mes parents, hors d’Atlanta en direction de Savannah, là où je commencerais le lycée un mois après, en ne me faisant plus jamais réprimander d’écrire Oakley comme nom de famille sur mes papiers.
09.2002 | Tel que prévu, Maisie et Skylar sont parties à l’université peu de temps après que nous nous soyons définitivement installés à Savannah, laissant dans la maison que mes parents et moi-même. De cinq personnes en tout temps dans la demeure, nous étions maintenant trois. C’est ce que, je crois, fit en sorte que ma mère adoptive choisit d’entamer les procédures pour accueillir un nouvel enfant dans la maison, en faire un foyer d’accueil comme ils l’avaient fait avec moi. Puisque je ne pouvais pas me plaindre des bienfaits que cela avait eu sur moi, parce que leur prise en charge, puis adoption, m’avait carrément sauvé la vie au bout du compte, je ne m’y opposai pas, même si dans un premier temps, au moment de l’arrivée de ce nouvel enfant, Jamie, je ne sus pas vraiment comment composer avec lui. Si moi, j’en avais bavé avant d’arriver dans cette famille, lui, c’était pire. On avait dit de lui qu’il avait subi un profond traumatisme, si bien qu’il était encore plus renfermé sur lui-même que je ne l’étais, en plus d’être agressif envers les autres gens qu’il ne connaissait pas, c’est-à-dire nous tous à son arrivée. Bien sûr, je ne pouvais pas faire comme mes soeurs, soit jouer à la dînette en le poussant à parler et s’ouvrir un peu plus. Au début, je me contentai de simplement le regarder de loin, ne pas lui parler. Puis, un jour, je ne sus pas vraiment ce qui avait provoqué ce déclic, je décidai de l’approcher, gentiment. Je ne tentai pas de l’obliger à me parler, m’intéressant seulement à ce qu’il était en train de faire. À la surprise de tous, c’est à ce moment que Jamie commença à se sentir mieux, si bien que lui et moi devinrent comme deux frères. J’étais devenu son protecteur, son tuteur, son meilleur ami, et cela ne me déplaisait pas. Ce fut à un tel point que lorsqu’on me dit que je devrais travailler avec des enfants éprouvant diverses difficultés de comportement, je ne rejetai pas l’idée, bien au contraire. Je savais que c’était bien peu pour déterminer toute une carrière, mais j’étais sur le point de chercher ma branche, je n’avais pas beaucoup d’idées, et celle-ci me semblait tout simplement parfaite pour le coup.

04.2009 | Un an et demi après l’arrivée de Jamie dans la famille, soit à l’âge de dix-huit ans, j’obtins mon diplôme du lycée et en septembre de la même année, je me dirigeai vers la Savannah State University. Contrairement à mes soeurs, je n’avais pas obtenu de bourse d’études - heureusement, ça n’avait fâché personne - faisant en sorte que je me dis qu’il valait mieux que j’occasionne un peu moins de dépenses à mes parents en restant habiter à leur demeure pour le temps de mes études. En parallèle, je me trouvai un petit boulot dans une colonie de vacances pendant l’été, colonie de vacances spécialisée pour les enfants en difficulté. Cinq ans après mon entrée à l’université, je reçus des mains du recteur de l’université mon diplôme en enseignement spécialisé. Que serait mon boulot avec une qualification pareille ? Enseigner dans des classes spéciales, avec des élèves ayant des troubles de comportement de toutes sortes. Pour plusieurs, c’était là un défi de grande taille, mais c’était le défi que j’avais décidé de relever quand j’avais seize ans et qui demeurait toujours le mien aujourd’hui. Prêt à officiellement entrer dans le monde scolaire, je commençai dès la rentrée suivante à aller déposer mon CV dans les écoles, dans l’espoir de trouver ma place à un endroit ou un autre.
06.2011 | Le jour de mes vingt-cinq ans, alors que j’étais à l’école dans laquelle je travaillais depuis un an et demi comme remplaçant, puis finalement comme remplaçant à temps plein, compte tenu que j’avais pris le poste d’une femme en congé de maternité jusqu’en septembre de l’année suivante, je fus convié dans le bureau du directeur sans en connaître la raison. Je me doutais bien que cela avait quelque chose à voir avec mon boulot, mais je supposais que c’était essentiellement pour boucler la boucle, me dire que l’an prochain, ils m’appelleraient si jamais ils avaient besoin de moi de temps à autre et voilà tout. Je n’en étais pas fâché, parce que c’était ce que je faisais depuis ma sortie de l’université et ça me convenait, puisque je prenais de l’expérience, même si bien sûr, un poste à temps plein engendrerait pas mal plus de revenus et clairement, ce ne serait pas de refus. À ma plus grande surprise, ce fut avec enthousiasme que le directeur m’accueillit dans le bureau, affirmant sitôt que mon travail était grandement apprécié, ce pour quoi je le remerciai sans savoir à quoi m'attendre par la suite. Puis, ce fut à ce moment qu’il me parla du fait qu’un des enseignants spécialisés allait être promu au poste de directeur adjoint, laissant ainsi une place vacante. Il ajouta que plutôt que de faire une recherche, il préférait me le proposer, à temps plein, aussi longtemps que je le voulais, tant et aussi longtemps que je faisais bien le boulot, ce que je faisais déjà à leur avis. Sans hésiter une seconde, je lui signifiai que j’acceptais le poste avec grand plaisir, lui serrai la main avec bonheur et sitôt sorti de l’école après ma journée de travail, un large sourire aux lèvres, je composai sur mon téléphone le numéro de Maia, cette fille que j’avais commencé à fréquenter il y a quelques semaines de cela. Sitôt qu’elle décrocha, je lui dis que je l’emmenais au restaurant ce soir, celui de son choix. Je voulais fêter ce nouveau poste, et je voulais le fêter avec nulle autre qu’elle. Je savais bien que nous commencions tout juste à sortir ensemble, mais je m’en moquais; je sentais qu’il y avait quelque chose entre nous, quelque chose de fort, et j’étais déjà impatient de voir où tout cela allait nous mener.

05.2013 | Le quinzième jour du mois de mai, je me levai le coeur rempli à la fois de nervosité, d’impatience et d’amour. De nervosité parce que ce jour là n’était pas un jour comme les autres, d’impatience parce que cela ne voulait pas dire que je voulais reculer le moment, bien au contraire, d’amour parce que ce jour était important, un pivot pour cette histoire que je vivais avec Maia depuis deux ans maintenant. En effet, cette fréquentation qui était en cours au moment où j’obtins mon poste à temps plein se transforma en une relation amoureuse, de plus en plus sérieuse, jusqu’au point où il y a six mois, je décidai de lui acheter une bague et la demander en mariage. Je n’avais pas les plus grands moyens, mais j’avais fait mon possible pour trouver l’alliance parfaite, parfaite pour elle. Apparemment, cela avait marché parce que non seulement, mes élèves qui avaient remarqué la petite boîte dans ma poche l’avaient vue et approuvée, et Maia également, puisqu’elle m’avait dit oui, faisant en sorte qu’aujourd’hui, nous allions unir nos vies. Dans la maison de mes parents, dans mon lit qui était maintenant au sous-sol puisque Jamie s’était approprié mon ancienne chambre, il m’avait fallu quelques temps pour réaliser que ce jour était arrivé. Puis, un sourire flottant sur mes lèvres, ne voulant nullement quitter mon visage, je montai au rez-de-chaussée pour manger avec la famille, acceptant les plaisanteries de mon père, regardant le visage brillant de ma mère, riant doucement en voyant Jamie avoir des soucis à faire un noeud de cravate plus tard. Une fois le moment venu, je me préparai pour la cérémonie, puis la réception, et après avoir serré une dernière fois mes parents dans mes bras - ainsi que quelques photos, il n’y avait pas moyen de s’en passer pour le coup - je me dirigeai en leur compagnie jusqu’au lieu où aurait lieu notre mariage, déjà prêt à dire oui, à promettre à Maia de l’aimer pour toujours, parce que je ne me voyais certainement pas faire autrement.
05.2016 | Les premiers mois, voire même les deux premières années de notre mariage à Maia et moi ne sauraient être plus parfaites. Évidemment, nous ne pouvions nous voir tous les jours en raison de son métier, mais puisque c’était quelque chose dont nous étions conscients avant d’unir nos vies, nous n’avions jamais eu de problème, se disant toujours que lorsque Maia quittait pour aller faire un reportage, les retrouvailles seraient que meilleures. Nous avions quelques disputes, mais jamais de quoi mettre en péril notre mariage. Ça, c’était jusqu’à il y a quelques mois de cela; les disputes commencèrent à s’enchaîner, mais je passais par-dessus, chaque fois, parce que j’aimais Maia, et je ne me voyais pas vivre sans elle, même si elle était que peu souvent là. Je lui faisais aveuglément confiance, je me sentais bien avec elle. Cependant, il y a quelque temps, quelque chose arriva, quelque chose sur quoi je ne sus passer par-dessus et que je ne saurais jamais faire. Au début du mois, j’appris que non seulement, elle ne m'avait jamais annoncé qu’elle était enceinte mais que de plus, elle s’était faite avorter sans même me prévenir, me demander mon avis. Peut-être qu’au début de notre couple, j’aurais été blessé, mais j’aurais passé au travers, sauf que là, ce ne fut pas possible. Voilà maintenant quelques mois que je songeais à avoir un enfant, que je glissais quelques sous-entendus çà et là sur la question, sans toutefois insister. L’idée qu’elle ait pu mettre fin à la vie de cet enfant qui aurait dû être le nôtre me dégoutant au plus au point, je n’avais pas été capable de rester à la maison. Ce soir là, je quittai notre demeure pour me rendre dans le premier bar que je trouvai. Au début, je pensai simplement prendre un verre pour me calmer, composer avec cette réalité, puis rentrer à la maison pour tenter d’arranger les choses, mais un verre en devint deux, puis trois, jusqu’à ce que je cesse de compter. Ivre mort, un de mes amis qui était venu là à tout hasard appela Maia pour qu’elle vienne me chercher, ce qu’elle fit à mon plus grand désarroi. Dans la voiture, assis du côté passager, je ne voulais pas lui parler, je ne voulais même pas la regarder. Malgré tout, la conversation s’enclencha, conversation qui devint une dispute, une engueulade qui fit perdre à Maia l’attention sur la route un moment, un petit moment où la voiture dévia de sa trajectoire, laissant tout juste l’occasion à une autre de venir nous percuter de plein fouet. Pour moi, à ce moment, ce fut le noir complet; je n’eus pas idée de l'arrivée des secours, de l’état de Maia, de mon propre état, rien du tout. J’aurais très bien pu mourir que je ne m’en serais pas rendu compte à ce point.

Aujourd'hui | Voilà tout juste une semaine que je me suis réveillé d’un coma qui en a duré six. Six semaines de ma vie complètement perdues, six semaines pendant lesquelles j’aurais dû souligner notre troisième anniversaire de mariage, à Maia et moi. Même que pour l’occasion, malgré les tensions au sein de notre couple, je lui avais acheté ce superbe bracelet que je n’ai même pas pu lui offrir. Allais-je rattraper le temps perdu et le lui offrir une fois que je serais sorti de l’hôpital ? À ce stade, je ne savais pas trop. J’y avais songé, je ne le cacherai pas, mais pour le peu de fois que j’ai vu ma femme, je ne sais même plus ce que nous sommes, si je peux me permettre de l’appeler ainsi. Je l’aime, c’est sûr, elle est la première personne que j’ai cherchée quand j’ai finalement ouvert les yeux. Mais elle, m’aimait-elle encore ? Ou bien avait-elle cessé de m’aimer avant même de se faire avorter, ce qui aurait pu expliquer son geste ignoble ? Je n’ai pas encore eu le courage de lui demander. En vérité, je n’ai pas eu le courage de lui demander quoi que ce soit, outre la date que nous étions à mon réveil. Je ne lui avais même pas demandé ce qui en était de moi, les médecins ayant décidé de répondre à cette question à sa place. C’était peut-être mieux ainsi, parce que je n’étais pas certain que j’aurais supporté d’apprendre de sa bouche que l’accident m’avait écrasé les jambes, ayant exigé leur reconstruction quasi totale - enfin, c’était ce que j’en tirais, je n’étais pas un expert - et le fait que clairement, je n’étais pas apte à marcher seul. Le fauteuil roulant était obligatoire pour le moment, jusqu’à ce que je me lance dans la rééducation, qui consiste depuis quelques jours à bouger mes jambes avec de l’aide, sans plus. Plus encore, j’avais subi un traumatisme faisant en sorte que j’avais perdu de la dextérité dans mes mains, dextérité que je ne pourrais peut-être jamais retrouver. Fini les dessins élaborés, tout ce qui nécessitait de travailler délicatement. Heureusement que je n’étais pas chirurgien, autrement, je serais foutu, mais cela ne me plaisait pas vraiment non plus. Mais le pire dans tout cela, même si j’avais mes parents qui étaient venus quelques fois, selon ce qu’ils avaient laissé, y compris Mozart, mon ourson en peluche d’enfance et un cadeau pour mon anniversaire, mes soeurs qui étaient venues quelques fois aussi, voire même Jamie, il n’en demeurait pas moins que la personne qui aurait dû être à mes côtés était là. Enfin, physiquement, elle l’était, mais sa distance envers moi me rappelait une absence plus qu'autre chose. Outre le fait que tout avait été laissé en plan avec l’accident, j’avais l’impression qu’elle me cachait quelque chose, comme si elle avait espéré que je ne sois plus dans le décor. Peut-être je me faisais des idées ? Peut-être que mon état me rendait encore plus sombre que je ne l’aurais cru ? Décidément, je n’aurais pas de réponses si je ne lui parlais pas, même si pour le coup, c’était bien loin d’être gagné vu tous les problèmes qui avaient décidé de me tomber dessus et ce, d’un seul coup.


Dernière édition par Jordan Oakley le Mar 28 Juin - 20:55, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 6:47

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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 10:26

BEAU GOSSE
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 10:57

rebienvenue.
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 16:43

pfiou, il est pas moche lui rebienvenue, bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 17:29

rebienvenue I love you
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 18:51

(re)bienvenue avec ce nouveau personnage.
Chouette choix d'avatar. I love you I love you
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 20:07

re bienvenu I love you hate de voir vos rps
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   Jeu 16 Juin - 23:27

Merci tout le monde ! I love you J'espère avoir des liens tout plein avec vous

Sur ce, je m'autovalide... Because I can !
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MessageSujet: Re: | this is not your destruction, this is your birth (jordan)   

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