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 HORLA.

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Nelson Petzold
⊹ life can hurt
▹ posts envoyés : 39
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▹ pseudo : lomechevaleresque / dylan.
▹ crédits : cliffs edge pour l'avatar.
▹ avatar : boyd holbrook.
▹ signe particulier : sa main gauche, infâme, marquée par de larges entailles et d'épouvantables cicatrices conformes à la douleur d'un lourd passé.
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MessageSujet: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 11:53


petzold, ivan nelson
meurtri comme un ermite, je ne décris que l'éternité
putride devient l'esprit qu'on a pétri de modernité
je ne vois que des vitrines mais, ce qui brille, nous le ternissons
des crises, des crimes, des cris, des griffes que nous vernissons
nekfeu, humanoïde

   
anecdotes

   (rencontre.) martha nicole vdkadovsky était, à l'époque, une jeune femme épanouie et pleine de vie — déterminée, elle avait l'ambition de devenir artiste-plasticienne et avait été acceptée à l'université de st-pétersbourg, pendant les années soixante. à cette époque, elle ignorait ce que deviendrait pour elle la personne de richard petzold, un riche investisseur ricain, jusqu'à leur rencontre étonnante sur les trottoirs de la ville, plongée dans la nuit. il devait être une heure du matin à ce moment là et le froid glaçait lentement le sang de martha, presque dénudée à la vue de l'homme, qui comprit aussitôt l'affaire. faire la catin était, à l'époque, un moyen facile de gagner de l'argent et d'arrondir ses fins de mois, et pour richard, d'approcher la mafia russe, étant persuadée que la prostituée était liée à un réseau très influent au sein même de l'état communiste.
à sa grande déception, vdkadovsky n'était proche d'aucun gangster connu et n'avait aucun lien avec la bratva. elle se souvenait avec émotion des premiers moments passés avec lui et leur rencontre ne se soldait non pas par une partie de jambes en l'air fastidieuse mais par un échange respectif de leurs numéros de téléphone. ils avaient prévus de se revoir, de se donner un rendez-vous dans un lieu plus respectable qu'un bordel caché au beau milieu des rues sombres de « la venise du nord ».
il aimait la musique, le théâtre et la comédie, elle aimait la sculpture, le cinéma et la danse classique. l'art était une passion commune et c'était également lui qui les avait fait se rapprocher, puis, au cours d'une discussion hasardeuse dans l'appartement de martha, il lui demandait d'emménager avec elle aux états-unis.
— je ne sais pas quoi dire... vraiment...
mais finalement, elle avait dit oui. quittant sa famille, insultée de paria, reniée par son entourage mais surtout aveuglée par l'amour qu'elle portait à cet homme mystérieux en qui elle voyait son âme-sœur, elle s'était envolée de l'autre côté de l'atlantique pour rejoindre le continent américain en pleine guerre froide. mais contrairement à ce que l'on pouvait penser, la véritable guerre n'a pas commencé en 1947 et ne s'est pas finie en 91.
non, la véritable guerre a débuté en 1990.
et elle ne s'est toujours pas terminée.

   (foetus.) quinze août. les années quatre-vingt dix, c'est pleins de choses à la fois ; pour beaucoup, ça engobe le génocide des tutsis, le début de la fin de l'apartheid en afrique du sud, la chute de la glorieuse urss, et pour certains c'est totalement différent ; la plupart assimile cette époque à l'explosion d'internet et des nouvelles technologies, à l'apparition de la techno et du hip-hop tandis que d'autres font le rapprochement avec le développement de l'industrie des jeux-vidéos, à l'inverse du couple petzold. les années quatre-vingt-dix avaient pour eux une toute autre signification. en effet, ce fût à cette date que naquit le jeune nelson.
comblée par un époux formidable et par son premier miracle, martha avait délaissée sans regret ses parents qui n'avaient jusqu'alors jamais été tenus au courant de la naissance de leur petit-fils, et avait abandonnée ses études pour se consacrer à l'éducation de ce garçon qu'elle se jura de chérir toute sa vie. chanceux, elle et son mari avaient pu jouir des privilèges octroyés par l'entreprise de sa belle-famille dont le père était le directeur officiel, ce qui garantissait à richard l'insouciance de l'aspect économique de leur situation. or, il y eût un couac. si son escapade improvisée à st-pétersbourg dans le but de se rapprocher du célèbre semion mogilevich s'était soldée par un échec cuisant, il n'avait été nullement stipulé que ramener une femme issue du camp adverse faisait parti du contrat, surtout si cette femme là était porteuse d'un enfant au départ invoulu puis souhaité. il représentait pour chacuns des deux partis la honte du mélange de deux ennemis ; aux yeux des autres petzold et aux yeux des américains, ce gosse n'était pas des leurs, il n'existait même pas. déjà à cet âge, nelson avait du mal à se faire accepter.
— on ne peut pas abandonner cet enfant richard, c'est notre enfant, avait-elle déclaré. c'est soit tu pars avec moi, soit tu restes ici avec ton père et ta mère. c'est à toi de décider.
ce fut à contre-cœur qu'il quitta ses parents, pour suivre sa femme et son nourrisson dans un petit appartement au centre-ville de valparaiso, loin de son habitat naturel et du confort que lui apportaient les postes prestigieux de ses géniteurs.

   (enfance.) loin des nombreux calvaires dont il allait bientôt être la victime, nelson passait un début d'enfance assez tranquille. c'était un garçon vif, attentif et ce fut tout naturellement qu'il se démarqua des autres élèves par son intelligence et sa soif d'apprendre. pourtant, il n'avait pas bénéficié d'un environnement luxueux, mais le logis dans lequel il séjournait lui était amplement suffisant. il se distrayait en sortant dehors avec ses amis et avait fait du dessin et de la peinture sa passion, comme ses parents l'avaient toujours souhaité. des traits maladroits, des coups de pinceaux hasardeux et l'œil gauche fermé, concentré par sa représentation propre de daredevil, le super-héros qui avait inspiré la partie sombre qui résidait en lui et qui ne se révélerait que bien plus tard.
tout souriait aux petzold, et surtout à martha, émue de voir l'existence de son fils enfin reconnue par la justice, mais elle avait toujours fait en sorte à ce que ce dernier ne révèle jamais aux autres ses origines européennes pour éviter qu'il soit victimes d'impétueuses brimades, parce que sa mère était non seulement une ancienne prostituée, mais aussi parce qu'elle était russe.
le seul point négatif à cette période paisible pour la famille fut le rapprochement dangereux de richard à qui son ancien mode de vie manquait terriblement, et de ses parents. il s'était rapidement lassé de son logement minuscule, du quartier ennuyant dans lequel il habitait et de la ville dans laquelle il s'était installé. il n'y avait rien, à valparaiso, pas même un starbucks, alors qu'il y avait tout à indianapolis, absolument tout.
— je ne partirai pas ma chérie. je resterai ici avec nelson et toi, le rassurait richard, en caressant sa joue après une longue discussion à une heure du matin.
menteur.

   (déchirement.) mais ça lui manquait. deux semaines plus tard, il partit. subitement. sans la prévenir. il avait réuni toutes ses affaires l'après-midi, et la veille, il avait quitté la ville, sa femme, et son fils. martha, les yeux humides de chagrin, regretta de s'en être apitoyée. elle savait que ce moment allait arriver, un jour ou l'autre. elle savait qu'il était un boulet pour lui, pour son avenir, et le maudissait de l'avoir laissé tombé au profit de ses beaux-parents. le sommeil de nelson s'était déréglé, comme quand il n'était encore qu'un bébé. il sentait que le cocon familial s'était fissuré. tout le monde l'avait remarqué.
cependant, la nature optimiste de martha la contraint à ne pas se laisser envahir par la tristesse du départ de richard. elle avait fini par s'habituer à ce mode de vie de célibataire, mais, remarquant la peine infinie de nelson, elle avait finalement décidé de refaire sa vie, à trente ans cinq ans, avec un autre homme, pour qu'il puisse enfin grandir avec un véritable père et non plus un lâche qui avait délaissé son entourage. cet homme là, ce serait son voisin, dave davenport.
dave davenport avait beau avoir deux ans de moins que petzold, il semblait avoir quarente ans. une bedaine précoce apparente, une barbe mal rasée et des cheveux coupés courts — rien chez ce type ne correspondait aux goûts personnels de martha. sa personnalité elle en revanche, s'alliait formidablement à son physique ingrat ; c'était un beauf, le cliché du père naturellement mauvais et irrespectueux de l'image de la femme. c'était pour cette raison que son ex l'avait quitté, mais, doué d'une éloquence digne de bergerac, il avait réussi à convaincre le juge de l'incapacité de cette dernière à élever leur fille unique, helen. ce fut donc tout naturellement qu'elle rejoint dave dans l'appartement de sa nouvelle mère.
à l'inverse de ce qu'on aurait pu penser, nelson et elle s'entendaient bien. l'un heureux de pouvoir faire la connaissance de la petite sœur qu'il n'avait jamais eu, l'autre rassurée de ne plus être désormais la seule à supporter le détestable davenport, ils avaient réussi à tisser des liens fraternels, comme s'ils étaient nés de la même mère. bien-sûr que ça a été difficile au début, après tout ils n'avaient aucun vrai lien de parenté.
— content de faire ta connaissance, lui avait-il dit en tendant sa main pour la lui serrer.
— ouais.
néanmoins, le temps a fait comme s'ils en avaient un. mais ça ne s'est révélé que bien plus tard.
encore ce foutu temps.

   (adolescence.) le sang est à chaud. c'est à cette période que l'on veut tout défoncer, prendre son envol. lui, ce qu'il aimerait surtout, éclater la tronche du gros porc qui lui sert de beau-père, mais helen l'avait toujours dissuadé de s'en prendre à dave, et puis, dans l'univers du meurtre, le parricide était très mal vu, question de crédibilité.
les premiers mois de cohabitation avec les davenport furent plutôt silencieux mais se déroulaient de manière calme. puis dave a commencé à se mettre à l'aise assez rapidement et à se comporter comme s'il était le seul et unique maître de la maison. ça débutait par des remarques sexistes à sa mère, puis par des fessées indiscrètes et une attitude tout simplement dégoûtante qui avait le don d'exaspérer nelson. puis il se comportait comme un bâtard et n'avait d'yeux que pour ses parties de poker avec ses amis aussi répugnants que lui. ça le gonflait. il s'était éloigné de martha — pourquoi avait-elle décidé de se marier avec ce chien ? puis il se rappelait de sa demi-sœur. comment réussissait-elle à ne pas se rebeller, à ne pas fuguer, après toutes ses années à vivre avec lui ? il s'était montrait compatissant avec elle et lui avait partagé ses envies d'assassinats quelques jours après une soirée blackjack organisée par son père.
— du calme claudius, elle avait lâché sur un ton sarcastique, tu vas buter personne. si tu veux niquer mon père, je ne t'en empêcherai pas. fais-le si ça te chante, mais ne compte pas sur moi pour t'aider à réaliser ce macabre homicide.
cette fille, c'était son coup de cœur, la seule chose bénéfique qui était arrivée dans sa vie depuis la venue de dave. elle avait deux ans de moins que lui, et ne ressemblait pas à son père. elle était calme, éclairée et cultivée, sage et modérée. elle adorait l'ironie, c'était sa marque de fabrique. elle exerçait sur l'adolescent une bonne influence et le retenait de péter la tronche du premier venu. mais ils avaient surtout un fanatisme commun pour les films d'horreur. surtout les plus vieux, les classiques. et puis un soir...
— dis, tu veux aller voir le silence des agneaux ?

  (destruction.) avec cinq oscars, le silence des agneaux s'était démarqué à l'époque pour l'originalité de son scénario et par le jeu d'acteur grandiose d'anthony hopkins qui endossait le rôle du très charismatique hannibal lecter. pour helen, ce long-métrage était un classique, pour nelson, c'était le meilleur de tout les temps. rien ne pouvait lui faire plus plaisir que de se rendre au cinéma regarder son film préféré avec la personne qu'il aimait le plus au monde. helen l'avait d'ailleurs mis en garde sur son comportement avec elle.
— fais gaffe à ce qu'on ne t'accuse pas de consanguinité, ça te donnerait une très mauvaise image.
après avoir passés un peu plus de deux heures à trembler devant buffalo bill, ils avaient décidé d'emprunter une ruelle tranquille de valparaiso. il devait être vingt trois heures du soir, heureusement, ils avaient réussi à intercepter un marchand de glace qui tenait encore son stand ouvert, malgré le vide de la population. il n'y avait quasiment personne, mis à part eux deux, le vendeur, et un groupe de trois hommes de dix neuf ans, à tout casser. il confiera plus tard « que le monde venait généralement à partir de minuit, quand les bars et les discothèques aux environs commençaient à se remplir. » c'était ça son gagne-pain en quelque sorte.
— attends moi, j'vais t'offrir une glace, avait-il déclaré, en regardant les parfums proposés par le service.
ils ne leur avaient suffit pourtant que d'une seconde. une seconde pour s'emparer d'elle et de voler sa dignité. il n'avait réagi que trop tardivement pour les empêcher de s'en prendre à elle, il n'avait même pas tilté quand il l'avait laissé seule, sur le bord du trottoir. il était occupé à choisir le goût qu'aurait sa glace et n'avait compris que quand le marchant l'alerta sur ce qu'il se passait dans son dos. mais elle avait déjà disparu. il avait gueulé. fort. si fort qu'un autre cri lui avait répondu. c'était elle. son rythme cardiaque s'affolait, il était à deux doigts d'exploser complètement, mais il fallut pour lui se déplacer jusqu'au lieu du drame pour laisser déverser toute sa rage, déchaîner sa haine, sur ceux qui avaient osé toucher à sa demi-sœur, à son intimité. nous n'évoquerons pas l'horreur de l'acte, ni même le sang qui s'était échappé lors de l'agression et qui longeait ses jambes, jusqu'à se noyer dans le béton du bitume, ce même sang qui s'était répandu partout ses vêtements pour une grande partie déchirés et dont la semence avait été exposée sur son visage meurtri, mêlée aux larmes qui coulaient sur ses joues, ainsi que ses ongles, cassés, brisés à l'image de sa dignité, qui s'étaient maladroitement accrochés à la surface rocheuse du parterre pour lutter contre les attaques de ses trois agresseurs, et encore moins de l'arête de son nez fracturé par un coup de coude, du creux qui s'était formé sur la surface même de sa boîte crânienne et des nombreux bleus qui ornaient ses bras, entièrement nus. elle se sentait comme une proie abattue, puis dépecée jusqu'à la moelle par un chasseur, comme un vulgaire objet que l'on venait de jeter après l'avoir utilisé. elle ne ressentait plus rien en réalité — de l'intérieur elle était morte.
il s'en était pris à eux et y avait perdu l'usage de sa main gauche, endommagée par les éclats de verre d'une bouteille brisée qui se dirigeait droit sur son visage. il avait perdu bien plus en commettant son premier meurtre, après avoir sauvagement assassiné un des assaillants, laissant les deux autres prendre la fuite. il aurait pu passer pour un héro ce soir là, si seulement il était intervenu plus tôt. si seulement il avait réussi à sauver helen.

  (internement.) son esprit n'avait pas survécu. on l'avait déplacé dans un hôpital psychiatrique en arizona, loin de chez elle et loin de son frère qui, lui, s'en était énormément voulu. il culpabilisait. avant de partir, elle l'avait rassuré, et lui avait dit que ce n'était pas de sa faute, que ça n'aurait rien changé. un ramassis de mensonges qu'il rejetait. tout était de sa faute. le cinéma, la glace. c'était son idée. il avait détruit sa vie, et involontairement, il avait brisé quelque chose en lui. il devenait aussi fou qu'elle, sauf que lui ne serait pas envoyé à l'asile. il devrait vivre comme si rien ne s'était passé, comme si sa sœur ne s'était pas faite violée, comme s'il n'avait jamais tué personne. si, en fait. il a déjà passé à l'acte. aux yeux de la justice, ce n'était pas vraiment considéré comme un meurtre, mais, légitime défense ou pas, le résultat était le même. il avait ôté la vie à quelqu'un. il venait sûrement de ravager une famille entière, détruit la vie de sa mère et de son père. mais le pire dans cette histoire, c'est qu'il avait aimé ça.
il ne l'avait dit à personne, évidemment, ça aurait été beaucoup trop risqué. mais il voulait revivre l'expérience. il avait tué cet homme avec un ciseau récupéré sur le comptoir du stand, gentillement emprunté au vendeur. il n'avait appris que bien plus tard l'identité de sa victime. miles finnigan. un connard parmi tant d'autres, finalement. il s'était senti dans son élément, et étrangement, avait apprécié le moment où il a transpercé de la lame de son ciseau sa carotide, puis enfoncé une seconde fois celle-ci dans sa gorge. il entendait les borborygmes mêlés au flot de sang qui s'écoulait de sa gorge, il sentait la vie le quitter et avait adoré le moment où il s'est retiré, pour laisser son corps s'étendre brusquement sur le sol, mort.
ce jour là, il était devenu un monstre.

  (rébellion.) — le tueur est de retour parmi nous !
dave avait dit ça sur le coup de l'ironie, lui aussi était un maître du sarcasme, à la différence que nelson avait du mal à accepter les plaisanteries qui sortaient de sa bouche. c'était juste après sa dernière audience. on l'avait acquitté, au grand désespoir des parents de finnigan, mais il s'en fichait pas mal de leur malheur. ils avaient enfanté le violeur de sa sœur, il n'avait pas à se sentir désolé pour eux. davenport n'avait pas bougé de son canapé entre le moment où il dût se rendre au tribunal et le moment où il en était sorti, toujours avec son pack de bières qui, malgré tout, se vidait au fur et à mesure de ses gorgées. une bouteille à la main, il profitait tranquillement de la télévision, regardant en direct un match de superbowl, avant de réaliser que sa bouteille était vide.
— martha ! ramène moi une autre bière !
— c'est la dixième fois que tu m'en redemandes, arrête de boire un peu..
nelson
hallucina quand il le vit se relever de son sofa et frapper sa mère d'une gifle monumentale. il serrait les poings, et se dirigea vers son beau-père. c'en était trop. il lui asséna un coup au nez, laissant ce dernier brisé et ensanglanté par la force du gamin, mais il était trop fort pour lui être comparable. il s'empara de ses mains et l'entraina contre un mur d'une violence telle qu'il le fit tomber au sol, lui debout pour prouver sa supériorité physique.
— qu'est ce que t'as fait tocard ?
— je...
— qu'est ce que t'as fait ?!
hurlait-il en frappant sa mâchoire avec la pointe de ses baskets défigurées et en piteux état.
— je...
— espèce de sale fils de pute, ta mère c'était une prostituée de st-pétersbourg. t'es un putain d'enfant non voulu, à ton avis, pourquoi ton père s'est tiré de chez vous ?

nelson jeta un coup d'œil à sa mère. pourquoi l'avait-elle épousé ? était-elle masochiste au point de se laisser souffrir de cette manière ?
— barre toi de chez moi. maintenant.

  (comico.) il avait réuni toutes ses affaires et avait abandonné valparaiso. c'était là qu'il était né. il aurait pu rejoindre son père et ses grands-parents à indianapolis pour vivre dans un cadre idéal, un tableau idyllique, mais il éprouvait trop de rancœur pour son géniteur pour pouvoir revenir comme si de rien n'était. il avait volé toute la fortune de dave au poker et s'était tiré avec. c'était peu, parce que c'était un piètre joueur de poker, mais c'était suffisant pour se payer quelques nuits à l'hôtel, le temps de trouver un boulot. ce boulot, c'était au sein du commissariat de savannah. pourquoi savannah ? c'était au hasard, il voulait partir le plus loin possible et avait claqué toutes ses économies autrefois réservées à ses études pour le voyage jusqu'en géorgie. il avait été accepté, après avoir réussi avec brio tous les tests d'aptitudes suite à son inscription à l'académie de police de la ville pour prétendre être un vrai poulet. il s'apprêtait à quitter son existence  d'enfant pour devenir un adulte, un vrai, et ce changement s'était fait ressentir lorsqu'il entra pour la première fois au poste en costume de travail.
il savait que son chef ne l'aimait pas. sans doute à cause de son histoire et de l'échec du sauvetage de helen. ses collègues prétextaient que c'était parce que c'était le nouveau de la bande et qu'il faisait figure de nouveau souffre-douleur. c'était pour cette raison qu'il l'avait associé à un autre homme. plus calme, plus doux, plus expérimenté, mais comme lui, détruit par le destin. contrairement à ce qu'il avait espéré, ils s'entendaient bien, tous les deux, et se montraient efficaces à chacunes de leurs missions. ils se confiaient souvent l'un l'autre et racontaient leurs expériences. nelson lui avait souvent parlé de son histoire à lui, du viol de sa demi-sœur et de sa profonde mésentente avec son beau-père, mais il lui cacha les vraies raisons qui l'avaient poussé à devenir keuf. son goût prononcé pour le mal et son obsession pour les crimes devaient rester secrets éternellement.
or, son comparse ne prit pas longtemps à comprendre ce qui se cachait derrière lui. il avait un jour saisi l'ampleur de sa blessure et de la violence qui l'avait ravagé.

  (la goutte d'eau). il entendait l'aiguille de l'horloge avancer inlassablement. cette histoire de temps lui les brisait sincèrement. il était assis sur un fauteuil individuel en plastique. face à lui, la silhouette familière d'un homme. ce n'était pas n'importe qui. c'était son boss.
— bon nelly, j'vais pas passer par quatre chemins. on sait tout les deux que j'te déteste et que j'comprends toujours pas pourquoi t'es encore dans la brigade, que t'es un couillon et que cette fois t'as dépassé les bornes.
il se souvenait parfaitement de ce qu'il s'était passé. c'était hier soir. l'exécution d'un plan minutieux, qu'il avait préparé un mois plus tôt, pour coincer ce dépotoir de jack o'phrinney. le violeur au turban de savannah. il avait réuni suffisamment de preuves et avait réussi à recueillir assez d'informations pour avoir une petite idée de son emploi du temps quotidien. on était le dimanche soir. il allait au bar à chaque fois, le condor, ça s'appelait. c'était le genre de brasseries pour des quinquagénaires en manque ou pour des salopards de son espèce, où la moitié de la salle finissait bourrée après avoir fini son premier verre. son collègue et lui attendaient dans une fiat 500, à l'entrée du pub, qu'il sorte du bâtiment.
lors de sa première rencontre avec o'phrinney, nelson avait immédiatement cerné le personnage. c'était aussi la nuit, et l'homme était calé confortablement contre un lampadaire isolé. le faible éclairage rendait l'atmosphère encore plus glauque, encore plus intriguante mais surtout plus attrayante. il savait ce qu'il attendait. à l manière d'un chasseur, il attendait sa proie. et ce prédateur allait devenir la sienne.
à savannah, les viols n'étaient pas rares. la hausse de criminalité s'était rapidement faite ressentir, surtout dans le quartier où il habitait. et il était sur le point de chopper l'un des auteurs de cette barbarie. alors, à l'instant même où o'phrinney pointa son nez à l'extérieur, sa première réaction fut de sortir lui aussi du véhicule et de hurler à celui ci :
— eh trou du cul ! c'est nous qu'tu cherches ?!
sprint. ils tapaient tous les deux une course effrénée à travers toute la ville, mais l'avantage revenait à jack, qui connaissait mieux que lui l'endroit. il s'était réfugié dans un immeuble au hasard qui était, en vue de son état, abandonné, faute d'être en travaux à la vue des nombreuses grues qui étaient placées là. nelson entra à son tour. lampe-torche dans la main gauche, tremblante, sa main droite saisissant un colt 45, il inspectait les lieux. il n'était pas dans la meilleure des positions. soudain, il sentit une planche s'abattre sur sa tête. il venait de réveiller la bête.
il empoigna la gorge de son assaillant si fort qu'il le sentait mourir. sa paume de main gauche s'était écrasée sur son nez et il enchaina ses coups de manière frénétique, avant d'envoyer valser son corps au sol. il était assis à califourchon sur l'homme et continuait de le tabasser. il sentait que ses doigts étaient devenus visqueux, ce devait-être sûrement son sang mais il n'en n'était pas si certain, à cause de la lumière de sa lampe qui était trop mal positionnée pour éclairer leur bagarre. il saisit à son tour la planche de bois et cogna celle-ci contre son crâne une dizaine de fois, le bruit des coups mêlés aux cris et aux pleurs du violeur. il n'arrivait pas à s'arrêter, c'était trop bon. ça en devenait même délicieux. il sentait une main étrangère sur son épaule. c'était son fidèle comparse.
— arrête nelson. c'est bon, il est sonné.
retour à la réalité. vingt heures après ce qu'il venait de se passer, et il était toujours prisonnier du bureau de son commandant qui ne semblait pas très heureux de ce qu'il avait fait. oh, les résultats de l'opération était certes très satisfaisant, mais c'était plutôt la manière qui l'avait déplu. nelson avait oublié qu'il vivait dans une époque où la violence, même pour les forces du bien, était censurée.
— t'es viré. t'as de la chance que le tribunal ait jugé que c'était de la légitime défense. c'est marrant hein ? à chaque fois que tu fais le mal, la justice pense que c'est juste pour te protéger. c'est pas la première fois que ça arrive. tu te souviens n'est-ce pas ? du soir où tu as buté miles finnigan. non ? pourtant ses parents ne l'ont pas oublié.
il s'était barré du comico, mais il ne pouvait pas quitter la ville. faute de moyens. il avait amassé suffisamment d'argent avec son salaire de flic pour pouvoir se payer un appart à kayton. il n'était pas très beau, ni même confortable, mais il était suffisant. il ne s'attendait pas non plus à une villa avec une piscine.
voilà ce qu'il était devenu. un chômeur à tendances criminelles en quête de paix et d'harmonie dans un monde corrompu par les vices. mais il n'existait pas de Salut dans la voix qu'il avait emprunté.


   Prénom — nelson ivan. deux prénoms qu'il ne porte pas avec la fierté qu'il devrait leur attribué. c'est souvent la honte qui le perturbe quand il dévoile son identité, c'est assez rare qu'une personne réagisse de cette façon, mais qu'importait finalement les origines de ce mal-être intérieur. nelson était reconnu pour être un prénom noble, un trophée qui le désignait comme un héros aux yeux de tous, à l'instar de l'amiral nelson, un dérivé bien étrange d'un autre prénom, neil, qui avait la chance d'avoir comme premier représentant l'illustre neil armstrong, le premier homme a avoir eu l'arrogance de se proclamer « premier homme sur la lune ». et puis ivan, sûrement à cause de sa mère, issue de l'immigration, qui elle, avait eu l'audace de passer la frontière russe pour se retirer aux états-unis, un an avant la fin de la guerre froide.
   Nom — petzold ; ça sonne comme le vice, le crime, le sang et l'amertume. c'est ce sale bâtard qui lui sert de perd qui lui a octroyé ce nom maudit, nom qui lui collera à la peau durant toute sa vie qu'il espère être la plus longue possible. calvaire éternel, il a longtemps supplié à changer de nom de famille, au grand dam de ses géniteurs qui ont réussi à convaincre la justice de refuser sa demande sans réelles raisons valables. « alors comme ça tu veux plus être un petzold, nelson ? tu ne veux plus voir ta gueule assimilée à nous, tes propres parents ? » merde, oui.
   Âge — vingt-huit ans. il en a fait, du chemin, pour en arriver ici. évidemment, ça n'a pas été facile au début, et ça ne l'est toujours pas à ce stade, oh que non. mais bordel, le temps passe trop vite. il aurait voulu le rattraper, ce temps, il aurait aimé lui gueuler dessus et le faire s'arrêter, le temps d'une seconde, le temps d'un centième de seconde et faire le point sur sa vie. monotone, emmerdante, exaltante parfois, cruelle, misérable, pitoyable, couverte de gloire — des hauts et des bas incessants, l'espoir et son lot de faux espoirs. ça fait vingt-huit ans qu'il crèche sur cette terre. vingt-huit putain d'années. juste le temps qu'il lui reste pour lui permettre de se venger.
   Lieu de naissance — valparaiso, comté de porter, indiana. une ville tranquille, à peine plus de quarente-mille habitants ou plutôt quarente-mille clients comme le disait sa mère après avoir tirée une taffe tranquillisante en regardant les voitures passer sur le balcon de son appart. c'est ici qu'il a chialé la première fois, roulé ses premières pelles, toute son enfance se résumait à valparaiso. sa naissance, elle, remonte à bien plus longtemps. le quinze août quatre vingt-dix. à l'hôpital. « t'es sûre de le garder, martha ? » lui avait soufflé son salopard de père, deux ans avant de se tirer de la maison familiale et de laisser sa place à un monstre pire que lui. des cris, du sang, beaucoup de sang et ce p'tit con de nelson qui venait de pointer son pif dans le monde réel. bienvenue en enfer, petzold.
   Nationalité — américaine, tout naturellement. personne n'aurait toléré qu'un migrant soit policier, surtout pour les plus conservateurs de savannah. enfin, ça, c'était avant qu'on l'ait expulsé de sa brigade en lui collant un bon coup de pied au cul comme on les aime. les gens ne se sont pas attardé très longtemps sur son renvoi, mais imaginez juste s'il était né en dehors des états-unis ? oh là-là, le pauvre nelson devrait fermer sa grosse gueule avant de sortir une connerie que le peuple aura mal interprété et qu'on l'accuse d'être un homme blanc cis privilégié.
   Origines — russes et slaves de sa mère, américaines de son père, ce qui fait de lui le fruit de deux indésirables de la guerre froide. telles sont ses origines, il aurait aimé se vanter d'être français, anglais, ou espagnol. il aurait aimé aussi être un latino sud-américain tout à fait charmant nommé francisco et avoir un accent italien très prononcé à la manière des protagonistes charismatiques des telenovelas. pas de chance, il resterait aux yeux de tous le classique stéréotypé du « ruskov » ; un gangster impitoyable, friand de tequila et de vodka — ce qui n'était pas totalement faux —, un hooligan violent et adorateur de la viande humaine. en soit, il y avait toujours une petite part de vrai dans les clichés.
   Statut — bâtard célibâtard.
  Orientation sexuelle — il n'a jamais aimé les mecs. pour lui, tout les gars sont soit des fils de pute, soit des cons, soit des handicapés mentaux à qui il manquerait bien plus qu'un neurone, soit des p'tites bites, soit des cons pathétique. c'était ça d'ailleurs, il avait un problème avec la plupart des types qu'il a rencontré dans sa vie — général, ça se finissait avec un nez brisé, un tibia pété, une grosse cicatrice sur le visage et du sang partout autour de la bouche. et puis il y avait les femmes. ah les filles. une grande histoire d'amour, qui se finissait souvent avec une gifle sur la joue et un « dégage espèce de pervers. » il voulait juste avoir son numéro, ce n'était pas comme s'il s'apprêtait à la violer. non, surtout pas ça. en soit, nelson n'a jamais aimé qui que ce soit dans sa vie. il a apprécié beaucoup de filles, il est hétérosexuel dans l'âme, il a eu des coups de cœur, un grand nombre d'ailleurs, mais jamais de vraies relations. des flirts, sans plus. « tu ne veux pas aller plus loin ? ok d'accord. » t'es frustré nelson ? attends-toi au pire, tocard.
   Emploi/étude — chômeur, skouateur, buveur, ancien poulet méprisant et méprisable. il ne fait plus aucun effort pour retrouver un taf', de toute manière quand il va clamser ce ne sera pas l'argent qui lui sauvera la peau, alors à quoi bon s'faire chier à traverser la rue pour avoir un nouveau job quand il sait déjà le sort que le temps lui réservera. croupir dans son vieux canapé ikea est plus intéressant que de faire un porte à porte à tout les bars miteux de savannah, n'est-ce pas nelson ?
   Caractère —  âme martyrisée, fêlée par l'événement le plus traumatisant de sa vie — un cœur noir, rongé par les remords. une culpabilité qui l'avait habité pendant si longtemps et qui n'avait cessé de croître au fur et à mesure que le temps passait, que les secondes s'écoulaient et que les minutes s'éternisaient. il avait trouvé en son reflet son plus grand ennemi. ce serait la colère qui l'emporterait au final, la refoulant sans cesse au prix d'une torture inacceptable qu'épouvantable — mais c'était le prix à payer, le prix à payer pour le mal qu'il avait commis et qu'il n'avait jamais voulu commettre. ce mal là ne s'essoufflait jamais, bien au contraire, et, à la manière de ses regrets, il s'installait lentement en lui, et influençait ses choix, ses avis, ses idées, sa personnalité. ce côté là de son caractère, nelson ne l'assuma jamais ; elle ne trouvait, contrairement à ce qu'il pouvait penser, pas ses origines dans ce terrible drame, et s'était logée sous sa peau et sa chair depuis son premier souffle, le premier battement. guidé par son impulsivité, il ne se fiait uniquement qu'à la violence qui l'avait conduite au bout du combat, ce combat contre lui-même, en cherchant un exutoire à sa peine et à son courroux. mais il savait que dans cet affront, il ne pouvait trouver son salut. il avait été perverti par les vices et les crimes et était devenu aussi dangereux que n'importe quel meurtrier car il avait été incapable de retenir ses coups et son calme. crochet du gauche, il avait décelé toutes souillures chez autrui, car il comprenait chacunes de ses proies. il était le chasseur qui se chaissait lui-même. il s'était cru généreux en s'inscrivant au commissariat de savannah, il l'avait été au début, mais il comprit rapidement qu'il avait fait de son métier au service des autres sa quête personnelle, l'égoïsme avait pris le dessus et avait juré de laisser aucun de ces criminels survivre en croisant sa route par malheur. irréfléchi, fougueux, volcanique, calculateur, manipulateur. à la limite de la psychose, il était persuadé être un homme bon dans ses actes, dans ses mots et dans ses idéaux, mais son esprit était beaucoup trop obscurci pour que l'on puisse le considérer comme un véritable héro. pour lui, seul le mal pouvait combattre le mal. épris d'une folie incontrôlée, rien ne pouvait l'arrêter. dans l'ombre de la police, il voulait rendre justice. justice aux femmes d'abord, et à tous les innocents victimes de violences par des monstres, des monstres comme lui. il aurait pu se poser aussi, se remettre en question et trouver une solution plus intelligente que d'éclater le nez au premier connard venu. mais là, il était plutôt d'humeur vengeresse. d'humeur à casser des gueules.
   Groupe — broken.
   Crédits —  camille.
   
interview

   Depuis combien de temps votre personnage est-il à Savannah ? neuf ans qu'il réside à savannah, à kayton, le quartier de la mort et sûrement le seul endroit sur terre où il vaudrait mieux être un rat qu'un humain. il déteste kayton parce que c'est le truc qui lui ressemble le plus ici. il aurait aimé pouvoir revenir en arrière, retourner là d'où il vient, mais il sait aussi que ce d'où il vient ne le considère plus comme l'un des leurs désormais. le seul avantage qu'il puisse trouver à sa cité, c'est qu'ici, il n'a pas besoin d'alarme pour se réveiller — les coups de feu en contrebas de son immeuble lui suffisent largement pour ça.

   Fait-il des choses illégales ou au contraire, est-il plutôt sage ? c'est assez ambiguë, mais disons que commettre l'irréparable pour réparer ce qu'il ne peut pas l'être est une façon de pensée tout-à-fait ordinaire pour un esprit aussi fasciné par le gore. il aurait pu se retrouver en prison une bonne dizaine de fois, heureusement qu'il casse un tête uniquement pour le bien. il n'est pas un meurtrier, juste un justicier de l'ombre divergent, une version pouilleuse de daredevil.

   A-t-il des penchants pour l'alcool ou la drogue ? les deux ? aucun ? ; penchants est un faible mot pour décrire l'admiration qu'il voue aux drogues. la délivrance que lui apportait les antalgiques et autres procédés morphiniques, la vodka de sa patrie et l'alcool dans sa généralité était beaucoup trop salvatrice pour être ainsi abandonnée, même après des années de sévices dont il se rendait responsable. sa vie entière se résumait à l'image de lui-même s'abreuvant d'un scotch dans une ruelle obscure de l'hypercentre, titubant à moitié torché, heureux mélange qui l'aidait à supporter la douleur de sa souffrance et de ses cicatrices plus profondes que le handicap d'une main inutilisable depuis longtemps.

   Qu'est-ce qu'on trouve sur sa table de nuit ? nombreux sont les objets maladroitement entassés sur son chevet, mais l'on pourrait y voir un neuf millimètre chargé avec son cran de sécurité remonté — rangé dans le même tiroir que son ancienne plaque de policier qu'il n'a jamais rendu à ses supérieurs de l'époque par arrogance, ce mystérieux carnet de dessins qu'il utilisait pour marquer ses tourments et ses ecchymoses pour le sauver que l'ire qui l'assaillait quotidiennement. un polaroïd avec l'image de sa sœur avant qu'on ne lui fasse du mal, pour qu'il se rappelle chaque matin de la raison qui le pousse à rester en vie pour accomplir sa seule et unique mission.

  Que pense-t-il des armes aux usa ? il est triste et difficile d'admettre qu'il ne serait rien sans les armes. les flingues, les gros calibres et les balles lui sont si familiers qu'il est devenu très à l'aise avec eux, si bien qu'il avait constamment le doigt sur la gachette chaque fois qu'il sortait la nuit dans les rues malfamées de savannah. même s'il n'avait jamais fait preuve d'une détente extraordinaire, il avait toujours réussi à se calmer lorsqu'il s'apprêtait à tirer, plus concentré que jamais. mieux qu'une taffe ; la rafale lui procurait un bien aussi fou que glauque.

   S'il pouvait retourner dans le passé, que changerait-il ; il y a tellement de choses qu'il aurait aimé changer, mais s'il y a bien une chose qu'il regrette par-dessus tout, c'est d'avoir emmener helen au cinéma ce soir là, d'avoir emprunté cette rue ci et de ne pas avoir pu protéger sa sœur du danger qui avait détruit l'innocence de son âme. « merde, merde, merde — putain, putain, putain. » involontairement, il avait non seulement empêché sa sœur d'avoir une vie normale, mais en plus, il venait de lancer le compte-à-rebours de son autodestruction.

   Généralement, dans quels genres d'endroits traine-t-il ? le genre d'endroit qu'il ne devrait pas côtoyer. c'est malsain ; ça en devenait même toxique, mais ses aller-retours dans les bars les plus sales d'amérique et dans les discothèques les plus louches de la ville sont devenus pour lui une habitude, un besoin essentiel à son quotidien. il sait pertinemment que c'est mauvais, aussi bien pour lui que pour sa réputation, mais ça l'amusait de rôder autour des boîtes de nuit et de surprendre les jeunes adolescents entrain de se faire délivrer de faux papiers pour prouver leurs majorités avec son badge d'ancien keuf. ça l'amusait aussi de chopper les prédateurs sexuels en plein action, ça lui faisait tellement plaisir d'avoir une raison de botter le cul à un quinquagénaire en manque et de le laisser inconscient dans les cabinets, le visage en sang. et puis y'avait ses sorties tardives dans l'hypercentre et à kayton pour prendre l'air et fumer de l'air. soul diesel, blue dream, purple haze. il les avait toutes testés en bas de son immeuble. personne ne lui dirait quoi que ce soit ; après tout, il était à kayton.

   Il vit plutôt le jour ou la nuit ? si le jour est entièrement dédié à une existence banale, le soir est fait de surprises dont lui-même ne pourrait s'imaginer. la journée se vit chez lui avec lassitude, si ce n'est qu'une séance de cinéma le dimanche après-midi et un tour au musée le mercredi. quelques balades à pied au parc, quelques clopes consommés au centre-ville et une lecture de hamlet sur la terrasse d'un café — rien de bien excitant, ni même de très intéressant. nul besoin de souligner ses heures consacrées à regarder de vieux films et des séries cultes des années de sa jeunesse, confiné dans sa chambre et les fenêtres closes. à l'image de son cœur, nelson avait une adoration certaine pour les paysages ternes, sombres et peu lumineux. bien-sûr, croiser de temps à autres le soleil ne lui faisait pas de mal, mais l'ambiance que capturait la nuit et les sensations qu'elle dégageait étaient beaucoup plus intéressants. il pouvait se passer tout et n'importe quoi, on pouvait aussi bien assister à un meurtre sanglant et rencontrer son âme-sœur en une seule et même soirée. c'était cette part de mystère qui l'intriguait et qui, plus que tout, lui plaisait.

   S'il pouvait changer une chose chez lui, qu'est-ce que ce serait ? sa haine qui le consume comme une cigarette qui bouffe les poumons d'un fumeur conscient — sa fureur l'assaille, le blesse, le tue, l'assassine, l'étrangle et l'empoisonne. et cette impulsivité impitoyable, impétueuse et meurtrière. toutes ses mauvaises choses couvrent son corps d'une armure de glace, imparable et infranchissable pour qu'il garde l'apparence de cet homme insensible, sans peur, sans frayeur. mais non, il n'assume pas ça. jamais il ne pourra avouer au monde entier le monstre qu'il est devenu.

   A-t-il des projets d'avenir ? trouver un travail est déjà une étape importante pour lui permettre d'enfin payer le loyer de son appartement, mais ce dont-il rêve le plus, c'est de retrouver les hommes qui ont violé sa sœur et de les punir comme il se doit, à sa manière. s'en prendre à une inconnue l'aurait limité à les défigurer à coups de clé à molette, mais c'était bien helen qui avait été victime de violences, et devant lui en plus. il ne les laisserait plus s'échapper d'ici vivant. pas une seconde fois. il les traquerait, un par un, et les torturerait jusqu'à ce que mort s'ensuive et que justice soit faite, pour que plus aucune femme ne subisse le même sort que sa demi-sœur et ne vive le même calvaire qu'elle, mais surtout pour se sauver lui-même. il n'y a qu'en affrontant ses cauchemars que l'on peut éveiller ses rêves.

   Décris ton personnage en deux ou trois phrases — nelson, c'est le fou. rongé par la démence et par l'obsession de poursuivre ceux qui l'ont violé elle, il est perdu au sens large du terme et ne sait plus où donner de la tête. nelson, c'est le téméraire. c'est l'audacieux, celui qui a l'arrogance de mêler sa maladie au horla, le vampire spectral de maupassant. c'est l'irréfléchi, celui qui frappe avant de penser, celui qui agit avant d'y méditer. mais nelson, c'est surtout le brisé. le torturé, le tourmenté, le tenaillé. c'est l'âme en peine que l'on n'aimerait plus voir souffrir une énième fois.

   
liens

♂ (30/50) : ancien coéquipier — une amitié aussi profonde qu'inexpliquée, tout les deux semblaient auparavant trouver un grand réconfort en leurs présences respectives. ils se comprenaient plutôt bien, de par leurs expériences difficiles passées et leurs caractères certes différents mais complémentaires, à l'instar du ying et du yang. alliés par leur chef qui les méprisait en espérant y tirer dans leur association leur renvoi, ces derniers, au contraire, formaient un tandem qui marchaient très bien lors des opérations. c'était un binôme qui fonctionnait bien, très bien même, et qui dura suffisamment longtemps pour qu'il puisse se créer entre eux un lien affectif important. ça c'était avant. avant la dernière intervention de nelson. une erreur qui coupa court à la fois à sa carrière au sein de la justice, mais également à son duo avec x. depuis, il l'a perdu de vue. plus aucune trace, plus aucune nouvelle. rien qui puisse le permettre de le retrouver. il savait que ça allait être différent, s'il venait un jour à le revoir, mais l'avenir est aussi incertain que la valeur d'un dé jeté sur le plateau d'un jeu de société. // à voir //

♂ | ♀ (18/50) : frères / soeurs d'armes — camarades et amis. une épaule apaisante sur laquelle il pouvait se poser, un confident, proche ou éloigné, tant qu'il pouvait se tenir à l'écart du boulot, des longues discussions philosophiques ou des blagues infantiles, perdues à jamais par un chemin séparé en deux par le destin. il peut-être cruel, parfois, mais il arrive souvent que des amis perdus de vue se retrouvent grâce au hasard. il y aussi ceux qu'on n'aurait aimé ne jamais revoir, ses collègues de travail que l'on méprise pour une raison ou une autre et qui le karma a décidé de mettre sur votre route pour faire de votre vie un enfer. // à voir //

   
hors-jeu

   obligatoire
   Prénom & Pseudo — lomechevaleresque, mais appelle-moi dylan.
   Âge — quatorze ans.
   Pays ou région/ville — france, haute savoie (raclette RPZ)
   Autre(s) compte(s) —

   facultatif
   Tu fais quoi dans la vie — étudiant.
   T'es déjà arrivé saoul(e) au bureau/à l'école — non, heureusement sinon ce serait déjà criblé de balles par mon daron omg.
   Plutôt ville ou campagne — ville même si j'habite plus vers la campagne.
   Si tu pouvais inviter qui tu veux à dîner (même mort), ce serait qui — donald trump pour foutre de la mort aux rats dans son burger  HORLA.  4167421004
Spoiler:
 
   Ta phobie la plus étrange — gérard depardieu  HORLA.  2903251074
   Les séries que tu aimes — the flash, daredevil, friends, malcolm (GROS GROS FAN DE FRIENDS).
   Quel est le film dont tu connais toutes les répliques par coeur — avengers infinity war (gros gros fan de marvel également)
   Qu'est-ce que tu écoutes comme musique dans l'ensemble — j'écoute essentiellement du rap français et US, sinon j'aime beaucoup le rock et la pop ricaine.
   La chanson honteuse que tu adores — ah qu'est ce qu'on est serré au fond de cette boîte...
   Plutôt bouquin ou plutôt liseuse (ou fuck la lecture ?) — je brule les livres balec .
   Est-ce que tu fanboy sur une célébrité en particulier — j'adore grant gustin wola c'est vrai sinon jsuis un gros fan de benjamin pavard pour des raisons obscures
   T'as déjà volé quelque chose ? si oui, quoi — j'ai volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux  HORLA.  1043588926
   Si tu ne pouvais manger plus qu'un seul plat pour le reste de ta vie, ce serait lequel — des frites putain qu'est ce que c'est bon.
   Est-ce que tu fais du sport ou une activité — je fais de l'escalade mais jsuis de moins en moins chaud pour continuer, autrement je dessine énormément mais c'est des dessins d'enfant quoi mdr.
   T'es plutôt du matin ou du soir — de l'après midi.
   La sieste pour toi, c'est le bien ou le mal — le PARADIS mais wola une fois que tu te réveilles t'es dans un bail graave bizarre genre t'es limite drogué comme si on avait injecté un truc bizarre dans ton corps pendant ton sommeil tu sais même plus quelle heure il est mais quand tu dors t'es tellementtttt bien bref c'est un cercle vicieux la sieste .
   T'as des manies/habitudes alimentaires bizarres — je mange des bébés crus  pornstach
   Quel est le pire cadeau qu'on t'ai offert — un cahier sur comment faire des bracelets brésiliens pour noël HORLA.  1376589181 je l'ai largué à mon ptit cousin.
   Raconte-nous une blague — attention je vais être original.
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qu'est ce qui est jaune et qui attend mdr
   
   
Spoiler:
 


   


Dernière édition par Nelson Petzold le Mer 31 Oct - 11:49, édité 45 fois
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Allen Cox
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▹ avatar : L. Savignoni
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 11:59

Bienvenue parmi nous ! HORLA.  1141717323
Je sens que ce perso va se plaire parmi nous, surtout à Kayton et il pourrait bien s'entendre avec Fran qui est lui un ancien militaire !
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Fran Vance
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 12:03

boyd, ce pseudo, ce début de fiche, ce PROFIL.  HORLA.  2065365303 je meurs d'envie d'en savoir plus. bienvenue parmi nous bg et bonne chance pour ta fiche.  HORLA.  643491794

aussi, je plussoie allen, j'exige un lien. bierber
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Ariel Walker
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 12:15

il est beau HORLA.  2065365303
c'est un peu vide tout ça HORLA.  1094223471 mais en vu du profil, le perso a l'air hyper intéressant HORLA.  2700857663 et c'est très bien écrit btw !
Bienvenue par ici loveeye
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 19:14

bienvenue par ici, excellent choix d'avatar et j'adore le speudo. HORLA.  3156413753
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 20:51


j'ai envie d'en savoir plus sur nelson. personnage beaucoup trop intéressant. HORLA.  3184084084
bienvenue sur le forum.

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Anca Popescu
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▹ crédits : hoodwink(avatar) & sial(sign)
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyJeu 25 Oct - 23:23

ouuuuuuuuuuuh boyyyyd jkdsdh.
Bon je suis juste extrêmement fan de ta plume et du perso d a m n.
Il nous faudra un lien avec ma Valdis, entre la flic avide de justice et le pouilleux (oui j'ose.)
bref en tout cas bienvenue j'ai hâte de savoir la suite; n'hésite pas si tu as une question !
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Lena Ryjkov
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyVen 26 Oct - 0:10

Boyd + le perso (les origines russes la vie le sang, faut les porter fièrement), holala trop de bons choix run run
Puis t'es fan de marvel alors que demander de plus, c'est gage de qualité ça
Breff j'ai p'tête une idée de lien mais j'dois te mp demain pour voir si ça pourrait coller hmm bienvenue parmi nous sinon I love you
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Nelson Petzold
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyVen 26 Oct - 0:36

quand j'ai vu les messages que vous avez commenté :
HORLA.  MealyRaggedAss-small

quand j'ai réalisé que je n'avais moi-même pas commenté vos commentaires  HORLA.  1376589181  HORLA.  1376589181  :
HORLA.  DangerousBriskDiscus-size_restricted

blblbl
merci tout lmonde pour vos messages wola ça fait chaud au cœur heartbeat heartbeat promis jremplis vite ma fiche j'ai gravve envie de vous rejoindre, j'accoure même !!

HORLA.  Original

@Lena Ryjkov bah ouais marvel c'est le sang HORLA.  4222963148
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Romee Ziegler
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyVen 26 Oct - 10:48

bienvenue HORLA.  778448285 j'trouve qu'y a comme une aura de mystère qui tourne autour de ton perso, du coup ça donne hâte d'en savoir plus HORLA.  1141717323 courage pour ta fiche HORLA.  643491794
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptySam 27 Oct - 17:44

mais wolala ce personnage ??? cette fiche ??? cette plume ??? boyd ???
on signe où stppp ??? HORLA.  3184084084
j'ai trop hâte de lire la suite HORLA.  4021671171
bienvenue parmi nous ! I love you
edit ET CE TITRE DE FICHE OEIGJIJ
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Invité
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyDim 28 Oct - 18:13

comment dire que tes références viennent de l'enfer jpp
le perso est stylé, la plume est dingue. wow. juste.
bienvenue parmi nous HORLA.  2065365303 fan
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Lucy Warren
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyMar 30 Oct - 11:32

je suis a m o u r e u s e HORLA.  2562227986 HORLA.  2562227986 HORLA.  2562227986 HORLA.  2562227986
bienvenue HORLA.  1765165459
et courage pour le reste de ta fiche HORLA.  1765165459
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Jax Roses
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyMer 31 Oct - 10:15

boyd fan
bienvenue parmi-nouuus HORLA.  1043588926
le perso promet carrément HORLA.  1893068100 heartbeat

ça m'a l'air terminé tout ça, non ? hmm
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Nelson Petzold
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▹ avatar : boyd holbrook.
▹ signe particulier : sa main gauche, infâme, marquée par de larges entailles et d'épouvantables cicatrices conformes à la douleur d'un lourd passé.
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyMer 31 Oct - 11:06

merci tout le monde  heartbeat  heartbeat vous êtes trop gentils

@jax roses pas tout à fait, il me reste encore à finaliser la dixième anecdote
up: si c'est fini enfaite
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Valdis Astadóttir
Docteur House
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▹ crédits : balaclava & anesidora
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▹ signe particulier : tête d'ange mais le diable au corps - des cicatrices un peu partout - muscles saillants
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MessageSujet: Re: HORLA.    HORLA.  EmptyMer 31 Oct - 12:31


FELICITATIONS
t'es dans le game

   (t'as vu j'ai sorti ma flic pour te valider, entre poulets (et ex poulets) on se soutient)
bref je sais pas par où commencer ? Mais j'ai juste dévoré cette fiche. ta plume est juste incroyable et toute l'histoire est géniale. j'aime tellement tout le background et le personnage de nelson  gné  fan bref je valide sans hésiter, une admin te mettra rapidement ta couleur quand elle passera ! et je viens te poker pour parler liens  pornstach  pornstach  pornstach

   


   Et voilà, tu es validé(e) !
   Félicitations et bienvenue ici, chez les psychopathes.    

   Maintenant, avant tout, présente ta bête au monde en postant notamment tes fiche personnage. Pense aussi à recenser ton métier et tu peux également ajouter ton personnage au fc directory. Si tu as besoin d'aide pour tes premiers pas sur le forum n'hésite pas à faire un tour au speed-dating rp ou à la roulette des liens pour trouver tes partenaires de crime. Après ça tu pourra participer pleinement à la vie du forum en rejoignant notamment le discord ou le tumblr mais surtout en passant ta vie à flooder.

   Allez, amuse toi bien !
   

         
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HORLA.

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