Partagez
 

 lying bitch (samix)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Samih Scully
Rest In Prison
▹ posts envoyés : 1934
▹ points : 23
▹ pseudo : fitotime
▹ crédits : dude (avatar) tumblr (gifs) beerus (code signa) soad, white stripes (textes)
▹ avatar : rami malek
▹ signe particulier : des yeux de magicarpe
☽ ☾

already broken
+ disponibilité rp: open bar
+ contacts:

lying bitch (samix)  Empty
MessageSujet: lying bitch (samix)    lying bitch (samix)  EmptyLun 8 Oct - 17:06

Trixia t’a menti Sam. Parce que c’est ce qu’elle fait toujours.

Depuis le début. Depuis la toute première seconde, tout ça était un plan, une blague, une farce. Sam s'était fait avoir, parce que c'était ce que lui faisait toujours. Il l'avait cru parce qu'il avait envie de la croire. Voilà ce qui s'était passé. Sam avait fait confiance à Trixia et a sa gueule cabossée. Les sentiments qu'il avait pour elle, aussi contradictoires et compliqués soient-ils l'avaient fait boire ses paroles murmurés entre sa mâchoire cassée. C'est facile de croire une victime, plus difficile de se dire qu'elle vous mène en bateau. Mais Trixia était comme ça, increvable, inarrêtable et elle crèverait sans doute la bouche ouverte histoire de sortir une dernière vacherie, harpie sans coeur qu'elle était. La haine avait eu le temps de murir, pendant les deux jours qu’il avait passé en isolement. Et quand on est dans le noir, par terre, sans voir personne d’autres que vos propres hallucinations, y a de quoi devenir dingue.

À quoi bon, hein ? Faut-il vraiment faire payer quelqu’un ? Le vrai idiot de l’histoire, c’était lui, et ça plus personne ne pouvait en douter. Pourquoi faudrait-il que ça soit Trixia qui trinque ? Les questions se mélangeaient dans son crâne en overdose d’informations. Sans doute qu’il aurait laissé couler, s’il avait encore de quoi appuyer sur off. Mais y avait plus rien pour faire taire ses voix intérieures, plus rien pour contrôler l’incontrôlable. La colère allait crescendo. Ce n’est pas humain de se détester soi-même. Ce qui est humain c’est de désigner un coupable, n’importe qui, se trouver des excuses. Encore un coup de Trixia. Validé par les mensonges par omission d’Assia. Voilà, ce qui était le plus confortable. Et faute de morphine, faudrait faire passer la douleur d’une autre manière. Haïr les autres, tous ceux à l’extérieur du cercle très sélect dont Sam avait accordé sa confiance. Se prouver qu’il pouvait l’avoir elle aussi, une maigre vengeance, qui lui ferait sans doute plus de bien que de mal. Mais pourquoi pas. L’amour vache, c’est la seule chose qui n’a jamais marché entre eux.

Il l’avait donc appelé en pleurnichant.

Trixia je suis en prison, t’as appris ? Je suis tout seul. J’ai besoin de toi. Je ne peux compter que sur toi maintenant.
Trixia s’il te plait, viens, faut que j’te parle. Pitié, je t’en supplis. Viens. Tu viendras demain ?

C’était environ comme ça que ça s’était passé, et la blessure acide qui rendait sa voix tremblante avait rendu tout ça plus crédible. Plus intense. Elle était sensée venir, même si elle n’avait pas vraiment confirmé. Elle devait venir. Il voulait la regarder dans les yeux quand il lui annoncerait qu’il savait. Et qu’une fois de plus elle s’était bien foutu de sa gueule. Qu’une fois de plus, elle avait gagné un bout de terrain. Il voulait qu’elle soit là, pour qu’elle soit sûre que ça serait la dernière fois. Et t’y arriveras ? Oh oui. Oui il y arrivera. Elle était allée trop loin. La fois de trop. Le jeu devait s’arrêter maintenant. Cet entre-deux toxique. Parce que fallait mieux ça que plus rien. Trixia avait partagé sa vie si longtemps qu’il ne pouvait pas s’imaginer qu’elle en sorte définitivement. Mais il le fallait, elle était devenue un poison si venimeux, qu’elle avait presque failli pousser Sam à l’irréparable. Il aurait pu buter JJ. Et elle aurait dit quoi après ça ? “Lol, surprise bitch.” Sans doute un truc dans ce goût-là.

Le voilà entrain d’avancer au parloir avec la tête comme dans un étau et le coeur en miette. Il marchait et les images d’Assia étaient devenues flou dans ses souvenirs. Parce que la rage avait fait sauté tous ses circuits à ce moment-là. Mais les souvenirs de ce sentiment envahissait tout son corps. Il en tremblait. Il se posta devant le plexi. Il resta debout une seconde face à elle, belle à crever comme d’habitude. Il la considéra une seconde et se laissa lourdement tomber dans le fond de sa chaise en attrapant avec paresse le téléphone qu’il plaça contre son oreille. Son regard était vide, tout autant que son cerveau. Aucune expression sur son visage fermé, teinté des vieilles traces de luttes des dernières semaines d’enfermement. Il la regarda un moment, sans qu’aucun autre ne parle. Enfin, d’une voix si froide qu’elle glaçait toute la pièce, il déclara enfin. Assia est venue l’autre jour. Elle m’a dit la vérité à propos de son agression. Il haussa les épaules, l’énervement était si fort qu’il ne pouvait même plus l’exprimer. J’veux juste savoir pourquoi t’as fait ça. Et qu’elle le regarde bien dans les yeux la prochaine fois qu’elle voudrait lui mentir. C’était pour te venger de JJ ou juste pour me faire du mal ? Elle savait bien sûr, qu’il serait toujours prêt à tout pour elle, pour la venger, qu’il foncerait tête baissée. Et sa voix ferme, tout son corps qui dégueulait la rancoeur plaçait entre eux une frontière bien plus épaisse que le plexi. Infranchissable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thenotebook.forumactif.org/t442-requin-tigre-samih http://thenotebook.forumactif.org/t6013-samih-leo-arthur-knox http://thenotebook.forumactif.org/t461-samih-scully http://thenotebook.forumactif.org/t769-samih-scully-formspring

Trixia Cunningham
⊹ life can hurt
▹ posts envoyés : 79
▹ points : 5
▹ pseudo : fae
▹ crédits : hoodwink
▹ avatar : courtney eaton
▹ signe particulier : le calme d'un félin, la sournoiserie d'une bombe
☽ ☾

already broken
+ disponibilité rp: yas
+ contacts:

lying bitch (samix)  Empty
MessageSujet: Re: lying bitch (samix)    lying bitch (samix)  EmptyDim 14 Oct - 18:15

Nuit sans étoiles.
Trixia se débat contre un Morphée farouche, qui a l'audace folle de lui refuser ses bras. Et la bataille fait rage, alors qu'il flotte au-dessus d'elle, combinaison orange et rétines immenses, se mêlant sournoisement avec celui qui hante ses pensées. Bien contre son gré. Si le sommeil lui refuse son étreinte, les bras de Kurtis se glissent un peu trop étroitement contre sa taille dans un signe de tendresse qu'elle vit comme une invasion.
– Ça va bébé ?
Réaction épidermique, Trixia se crispe et laisse ses phalanges rejoindre sa main. Elle feint les caresses affectueuses sur sa peau pour mieux se libérer des chaînes qui l'entravent, ce bras colon qui est de trop. Bébé, putain.
–  Oui oui. C'est juste que je vais voir ma mère à l'hosto demain, tu sais dans quel état ça m'met...
Le mensonge fleurit contre ses lèvres sans vergogne. Trixia utilise sa déchirure originelle, la plus laide, la plus profonde, pour expliquer la plaie béante qui se déverse seulement dans l'obscurité, quand les masques tombent et que prétendre lui semble trop difficile. C'est Samih qui l'a rouverte, avec ses trémolos à la con dans la voix et son besoin d'elle.
– Je peux venir avec toi si tu veux.
–  Non.
La lame de son timbre tranche et saigne à blanc sans qu'elle n'ait le temps de l'envelopper d'une douceur factice juste bonne à endormir les doutes. C'est sorti trop vite, du tréfonds de ses entrailles et Trixia sent littéralement Kurtis se renfrogner contre elle, l'éternel gamin en manque d'attention qui a besoin qu'on l'aime, qu'on le chérisse, qu'on l'idolâtre. Même si c'est du vent. Alors elle écrase un soupir las au fond de sa gorge et entre dans les danses qu'elle connaît si bien pour effacer le préjudice et maintenir la bride autour de sa nuque docile. Elle n'en a pas envie, vraiment pas envie mais elle laisse la sensualité de son corps murmurer les excuses qui n'effleurent jamais ses lèvres pour l'endormir sous les endorphines, celui qui refuse de voir qu'elle ne lui appartiendra jamais. Car elle n'est loyale à personne, pas même à elle, capable de se sacrifier, de tout renier, sur l'autel de sa seule survie.
Et qu'importe si ça fait mal, puisque la douleur est la seule sensation que son myocarde esquinté respire encore.

***

A mesure que ses talons vertigineux esquintent le sol pourri sous ses pas conquérants, elle se demande ce qu'elle fout là Trix, son mépris glaçant figé sur ses traits aquilins. Là dans cette prison austère, dans ses fringues à la blancheur virginale pour trancher avec la crasse et la désolation qui règnent ici en maître. Là, sous le mensonge cosmétique juste bon à dissimuler des cernes dessinées à la truelle, dernier stigmate d'un Samih toujours sous sa peau, même lorsqu'elle l'en chasse et croit à son succès. La vérité, c'est qu'elle n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Parce que c'est la nuit que les souvenirs assiègent, que les masques tombent et que les illusions se fracassent. Qu'elle perd un peu ses allures de petite conne qui pense qu'un jour, le monde dansera au creux de ses phalanges. Quand Sam l'a appelée, la voix tremblante et la détresse contagieuse, elle s'est sentie forte, Trixia, traversée par une bouffée d'endorphines plus forte que tout. Elle a imaginé le désespoir teinter les traits de ce fantôme bien trop vivace et tous les espoirs qu'il fondait en elle. Elle a cherché à serrer les liens autour de son palpitant sans tout à fait l'apaiser. Trix est restée évasive. Elle allait essayer de venir. Et pourtant, a aucun moment elle n'a songé à véritablement se rendre là-bas, avant cette putain de nuit. Elle désirait seulement lui faire croire qu'elle viendrait, lui qui semblait tant rechercher son absolution, et le laisser attendre, crever en réalisant qu'elle ne se pointerait pas. Qu'elle avait mieux à faire.
C'est vrai et pourtant elle est là, l'arrogance chevillée au coeur comme seul bouclier contre la morosité ambiante et les gardes cadavériques qui la reluquent un peu trop. Si un regard pouvait tuer, ils seraient déjà tous à terre. La vérité, c'est qu'elle appréhende ses propres réactions, elle qui les réprime depuis toujours. Parce que Samih a le don de les électriser, de fourrager à l'intérieur et de tout bousiller, avec la naïveté de croire qu'il n'a aucun impact sur elle. Ce serait si simple, si c'était le cas. Trix ne serait pas là, elle n'aurait plus jamais été là, l'aurait rayé de sa vie en tournant les talons pour rejoindre la belle baraque de Kurtis, les cadeaux griffés et la vie facile. Elle aimerait réussir, se débarrasser définitivement de ce membre fantôme qui la leste et qu'elle croit haimer parfois, dans l'intensité de ce sentiment trop destructeur pour n'être que de l'amour ou seulement une haine féroce. Mais un fil invisible, tenu, continue à exister entre son passé et son présent, les Kids et les Yobbos, lui et elle et si Trix est la reine des illusions, si elle semble régner dans le parloir et briller de mille feux, ce n'est qu'un mensonge de plus. A l'intérieur, elle vacille entre les mines sans savoir laquelle lui explosera à la gueule.

Elle évite gracieusement le premier impact d'un bond. Samih est là, de l'autre côté de la ville. Samih et sa gueule ravagée par un champ de bataille encore frais. Il est là, debout face à elle et cette vision désastreuse libère un peu ses entrailles en tenaille. Elle a l'avantage, elle n'a qu'à attaquer la première. Un coup, et il s'effondre. Un coup, un seul, et il est à terre. Trixia ignore pourquoi elle est sur la défensive, pourquoi elle s'accroche férocement à son regard noir dardé sur elle. Pourquoi elle accentue la condescendance avec laquelle elle embrasse sa silhouette. Il est déjà à terre, ça n'a aucun intérêt. Mais elle a toujours bouffé la main qui la nourrissait, c'est une sale habitude chez elle : le renard peureux mais malin qui se prend pour un loup sauvage et invincible tout en se rêvant seulement chien. Un clébard dans la sécurité d'un foyer, aimé et protégé. –  T'as une mine époutanvable. Ce sont les premiers mots qu'elle lui adresse, sans empathie, sans chaleur. Juste un constat à l'étonnante véracité. Trixia laisse couler ses opales affamées contre sa peau et laisse le silence s'étendre jusqu'à ce qu'il le brise. Elle l'imagine déjà se plaindre à elle, chercher son réconfort et ne récolter que l'exact inverse, derrière les souvenirs doucereux. Sauf que non.
C'est justement l'exact inverse qui se produit et le givre de ses propos s'immisce entre eux tel un hiver nucléaire. Éternel et désolé. Elle ne pige pas, Trixia, qui pour une fois a agi plus ou moins décemment, arque un sourcil et tressaille sous ses mots. Le vérité, surtout, craché comme une accusation. –  Et c'est quoi le problème ? Tu m'as réclamée pour mieux pouvoir m'engueuler parce que ce n'était pas à moi de te le dire, mais à ta soeur ? Si c'est ça, je t'arrête tout de suite. Je me contrefous de son petit caprice. Elle est loin du compte, Trixia, qui n'imagine pas la lave qui bout dans les veines de Samih. Elle pense seulement qu'Assia a été blessée de voir sa confession éventée, offerte en pâture à un frère suffisamment sur le fil pour commettre l'irréparable. Mais Trixia ne regrette pas. Elle ne regrette jamais rien ... sauf peut-être l'instant de faiblesse qui l'a conduite ici, face à lui, comme une enfant grondée. Et putain, elle refuse. Elle n'a rien fait de mal. Pas cette fois et Sam persiste, s'enfonce dans un délire paranoïaque qu'elle ne comprend pas et qui égratigne sa patience inexistante. –  Me venger de JJ... mais t'entends tes conneries, Sam ? Ce débile notoire viole ta soeur et tu trouves encore le moyen de t'inquiéter de ses états d'âmes ? Je peux savoir quel est ton putain de problème ? Elle reste calme, Trixia, malgré les interrogations lapidaires et les mots couteaux, les injures feutrées et sa propre irritation. Son timbre s'écoule paresseusement entre ses lèvres pleines alors que tout son visage respire le dédain qu'il lui inspire. Il pense encore à JJ, il défend encore JJ, malgré tout, malgré ce qu'il lui a fait, à elle, malgré ce qu'il a fait subir à Assia et à tant d'autres sûrement, malgré sa propension à écraser Samih en permanence pour prendre toute la place. –  Et s'il te plaît, crève-moi cet ego mal placé : t'es pas le centre de mon univers Samih et te blesser n'est pas ma priorité. Trixia souffle le chaud et le froid, use d'une voix de velours, presque trop enjôleuse pour souffler ce genre de mots mais laisse le tout claquer comme un fouet sur la peau, le marquant à vif en l'infantilisant comme un enfant retardé à qui on doit tout expliquer lentement, très lentement, et gentiment. Elle le prend de haut, à mesure qu'elle comprend qu'il s'est fichu d'elle et qu'elle a foncé tête baissée. Elle ignore ce que Samih lui veut mais elle n'a plus envie de jouer. Trixia est prudente, calculatrice : elle n'entre dans les danses que lorsqu'elle a pipé les dés. –  Je sais pas ce que tu cherches, mais je refuse de perdre mon temps. Donc soit tu m'expliques ce que tu fiches ici et ce que tu me veux, soit je tourne les talons. Elle bluffe, elle tournera les talons quoiqu'il arrive et peu importe combien de temps il met à faire sens, elle ne partira pas avant de savoir pourquoi il est là, pour combien de temps. Parce que Trixia, elle a les pensées contraires, partagée entre le triomphe amer et la souffrance diffuse. Il est là, à pourrir ici alors qu'elle peut s'épanouir dehors, se construire loin de lui, réussir à le noyer définitivement de ses pensées et à l'abandonner pour se concentrer sur ce qui compte : elle-même. C'est une fin de partie, une victoire écrasante et elle devrait seulement se glorifier.
Mais ce n'est pas si facile. Parce qu'une infime partie d'elle, la môme abandonnée, a toujours sa main dans la sienne, et souffre de le voir souffrir. Elle est lointaine, muselée, et perd toujours les batailles internes que Trixia se livre, désireuse de s'élever en détruisant tous les obstacles sur sa route. Dont Samih. Alors elle prétend, mime une posture de connasse, distance gelée et esquisse venimeuse en coin, galvanisée par le plexiglas entre eux. Celui qui les empêchera de s'écorcher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Samih Scully
Rest In Prison
▹ posts envoyés : 1934
▹ points : 23
▹ pseudo : fitotime
▹ crédits : dude (avatar) tumblr (gifs) beerus (code signa) soad, white stripes (textes)
▹ avatar : rami malek
▹ signe particulier : des yeux de magicarpe
☽ ☾

already broken
+ disponibilité rp: open bar
+ contacts:

lying bitch (samix)  Empty
MessageSujet: Re: lying bitch (samix)    lying bitch (samix)  EmptyMer 24 Oct - 19:09

T'as une mine époutanvable.

Elle fut la première à dégainer, bien sûr.
Elle était toujours la première à tirer.
La façade glaciale qu’elle arborait, l’absence la plus totale de compassion, le vide intersidéral de son regard, tout ça ne faisait que renforcer le sentiment profond de trahison. C’était sordide. Comment tout avait si mal tourné entre eux. Sordide cette façon de se venger. L’avoir en face de lui, c’était violent, c’était comme se prendre des vagues glacées en pleine face, encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un moment pour respirer. À peine eut-il sortit une phrase, qu’elle décochait une nouvelle flèche. Y avait pas l’ombre d’un remord. Tu t’attendais à quoi ? À un semblant de culpabilité. À percevoir quelque chose de brisé en elle. A la sentir frissonner dernière le plexiglas. La sentir coupable, interdite, apeurée d’apprendre qu’il avait découvert la vérité, qu’Assia avait tout balancé. Que dalle. Trixia avait la capacité d’empathie d’un caillou. Elle ne se sentait ni mal, ni vengée. Elle ne ressentait rien d’autre qu’un profond désintérêt pour la condition de Sam. Tu l’as jamais intéressé, de toute façon. Elle avait été intéressée par la position de Sam au sein des Kids, par le logement et la sécurité financière qu’il apportait à l’époque où elle n’avait plus rien. Voilà tout. Le reste ne l’intéressait pas. Et c'est quoi le problème ? Ça claquait dans l’air comme un coup de fouet. Sam baissa les yeux, soudain secoué d’un petit rire acide. Tu m'as réclamée pour mieux pouvoir m'engueuler parce que ce n'était pas à moi de te le dire, mais à ta soeur ? Si c'est ça, je t'arrête tout de suite. Je me contrefous de son petit caprice. Les muscles qui se crispent, le cerveau qui éclate. Trixia avait ce don pour le mettre hors de lui, pour faire crier l’autre tout au font de son crâne. Elle réveillait une violence trash, brute, explosive. Elle réveillait une passion oubliée, un amour déchiqueté. Elle était la personification de tout ce qui avait déraillé dans sa vie, comme un péché originel, elle était à elle seule toutes les tromperies, les désertions et les mensonges. Trixia était la plus grave de toutes, celle qui avait fait le plus de ravages. Encore aujourd’hui, croiser son regard était si douloureux que ça hurlait en lui. Si fort qu’il ne s’entendait même plus penser. Fallait qu’il hausse le ton alors, et, accoudé brusquement contre la table, il criait : Est-ce que tu veux bien arrêter de te foutre de ma gueule Trixia ? Chaque mot envoyé comme une balle de sniper, pour percer sa carapace de titane. Le jeu était terminé, fin de la partie. Sam ne voulait plus jouer. Fallait couper le membre avant que la gangrène ne le paralyse complètement. Elle avait empoisonné une trop grande partie de son existence, asphyxié son coeur pendant trop longtemps. Me venger de JJ... mais t'entends tes conneries, Sam ? Ce débile notoire viole ta soeur et tu trouves encore le moyen de t'inquiéter de ses états d'âmes ? Je peux savoir quel est ton putain de problème ? Elle continuait, elle continuait, elle continuait. Sam se passa une main tremblante d’une rage incontrôlée sur son visage tuméfié. Elle n’acceptait pas ou quoi ? Elle espérait quoi ? Elle tente de te manipuler, encore. Elle veut te mettre le doute. Y avait plus de doute. Y en aurait plus jamais. Cette ultime trahison aurait au moins eu un effet positif : plus jamais Trixia. Plus jamais elle n’entrerait dans sa tête. Plus jamais elle n’évoquerait quoi que ce soit d’autre qu’un dégoût profond, qu’une rancoeur âcre. Elle serait celle qui avait tout foutu en l’air. Evidemment qu’elle était cette personne. Ca aurait pu se deviner dès le premier jour, dès la première heure. A ce moment précis où Sam était tombé amoureux d’elle, bien trop vite, bien trop intensément. Parce qu’il l’avait aimé trop fort, il l’avait aimé sans concession. Aveuglément. C’était aujourd’hui qu’il en payait vraiment le prix. Et s'il te plaît, crève-moi cet ego mal placé : t'es pas le centre de mon univers Samih et te blesser n'est pas ma priorité. Mouvement d’humeur. Sam ne contrôla pas son poing qui tapa violemment contre le plexi, pour la faire réagir, et s’il avait pu taper directement sur son coeur glacé, il l’aurait fait. Il l’aurait explosé à coup d’phalanges. C’est pourtant ce que tu fais ! qu’il ponctua avec hargne, la voix vibrante d’émotion qui dénotait face aux accents doux-amer de Trixia. Il pensait pouvoir gérer ça, mais il n’avait jamais pu le faire depuis qu’elle l’avait quitté. Y avait trop de ressentiments entre eux, alors pourquoi il avait l’impression d’être le seul à trinquer ? Comment ça se faisait qu’elle soit cet espèce de robot sans coeur ? Comment avait-il pu se faire avoir encore et encore depuis six ans ? Pourquoi il avait choisi de la croire elle plutôt que JJ ? Comment il avait pu tomber dans le gouffre sans fond de son esprit tordu ? Non, pire que ça, il s’y était jeté la tête la première lui-même.  Je sais pas ce que tu cherches, mais je refuse de perdre mon temps. Donc soit tu m'expliques ce que tu fiches ici et ce que tu me veux, soit je tourne les talons. son poing glissa le long du plexiglas, dans un geste las. Il y arriverait jamais, parce qu’elle ne ressentait rien. Ni amour, ni haine, qu’un parfait sentiment de triomphe de l’avoir réduit à néant une fois encore. Il haussa les épaules, se remit à rire devant le cas désespéré qu’il était, les yeux rougis par ce trop plein d’émotion qui lacérait ses entrailles. Elle pouvait pas partir, elle n’en avait pas le droit, pas apres l’avoir enfermé ici. Parce que sans ca, sans cette fausse révélation, sans ce stratagème, il n’aurait sans doute jamais fait cette connerie irréparable. Il aurait aidé Eanna autrement, il aurait trouvé une autre solution. Il n’aurait pas débordé de colère au point de flinguer toute son existence par simple besoin de tuer JJ. Venger sa soeur. Putain Trixia ! T’as réussi cette fois hein ? T’as vraiment réussi à foutre sa vie en l’air, notre vie. Clamait l’autre dans un coin de son crâne et Sam s’était raidit tout entier pour empêcher ses lèvres de parler à sa place. Enfin son regard d’un vert passé se posa sur la brune, sourire mauvais : Et toi c’est 8 ans que tu m’as fait perdre. Huit ans. Chaque fois qu’il le disait à haute voix ça semblait ridicule, impensable. Et pourtant la sentence avait été prononcée, martelée. Huit ans hein, et il n’en était qu’à quelques mois. Huit ans. Elle lui a volé tout ça.

Il se redressa, réajusta le téléphone à son oreille, se pencha en avant pour qu’au final leur visage ne soit plus qu’à quelques centimètres de plexi l’un de l’autre. De ses grands, ses énormes yeux qui lancaient des milliers d’éclairs il la toisait avec toute la haine qu’il éprouvait pour elle. Tu veux pas perdre de temps Trix ? Très bien ! sa gorge était nouée, le dire à haute voix l’effrayait. Ca marquerait tout ça au fer rouge dans la réalité. Et pourtant ça sortit tout seul avec une insolence peu commune : Assia m’a dit que c’était Seven qui l’avait violé. Alors tu vois, de tous les coups tordus que tu m’as fait, j’pensais pas que tu irais aussi loin. qu’est ce qu’il pensait aussi ? De quel droit il passerait entre les mailles du filet de haine avec lequel elle s’entourait ?  Faut croire que tu t’es ausis planté sur ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thenotebook.forumactif.org/t442-requin-tigre-samih http://thenotebook.forumactif.org/t6013-samih-leo-arthur-knox http://thenotebook.forumactif.org/t461-samih-scully http://thenotebook.forumactif.org/t769-samih-scully-formspring
Contenu sponsorisé

☽ ☾

lying bitch (samix)  Empty
MessageSujet: Re: lying bitch (samix)    lying bitch (samix)  Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

lying bitch (samix)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WE ARE BROKEN :: coastal state prison-
RETROUVEZ-NOUS SUR
CROCODILE/GAMES