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 fenêtre sur rue (sidney)

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Tristan Lochlann
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MessageSujet: fenêtre sur rue (sidney)   Jeu 4 Oct - 19:15

autour de lui le ciel devient bleu tandis que le pieu s’enfonce dans ses poumons. le rouge se reflète dans les devantures des magasins et tristan il se défonce dans les artères de savannah. souffle court, court pour s’enfuir. tristan il déconne, dérobe les portefeuilles et fait s’envoler les photos de famille qui se sont glissées entre les cartes avant de délaisser le cuir sur le macadam, les quelques dollars engouffrés dans ses poches pour un wrap dans le fast-food du coin. court pour poser un lapin aux gyrophares qui se sont parés de leur robe lumineuse. il les connait trop bien ces histoires là tristan, la fable et la morale qui pulsent à tour de rôle dans son crâne, le sang lui montant à la tête. il se souvient des visages oubliés des uns, ceux qui se sont laissés charmer par le chant des sirènes – ils s’endorment dans l’ombre des barreaux aujourd’hui, le bout de pain de jean valjean sur la table de nuit. court pour faire taire les sirènes. mécanique rythmique, l’habitude qui le propulse jusque dans les ruelles isolées, raccourcis étroits, passages secrets des gamins des rues, là où les flics ne sont pas les bienvenus. pourtant y’a ce gars qui l’interpelle au loin et fait sauter le disque de la routine. regard par-dessus son épaule, l’injure qui file entre ses lèvres, tristan il resserre la capuche sur sa tête en courant, à croire qu’avec ça il s’en sortira. une fois à gauche. deux fois à droite. ruelle sans issue. il n’réfléchit plus vraiment tristan, monte sur une poubelle pour attraper le dernier barreau métallique qui le sauvera (peut-être). le bruit est sourd, réveillera sûrement ceux qui ont le sommeil trop léger, alertera probablement l’ombre qui reprend son souffle à une rue de là. l’échelle salutaire grince dans sa descente, bute contre le bitume avant qu’il ne grimpe, abandonne la vieille poubelle et prend de la hauteur. grincement répétitif de l’échelle qui remonte, claquement de ses baskets sur la ferraille des escaliers de secours, tristan il devient maestro d’une symphonie illégale pour disparaitre dans l’ombre du bâtiment. il n’sait pas bien combien d’étages il monte, peut-être trois, peut-être qu’un, tout se mélange dans son crâne et c’est l’envie de nicotine qui l’enivre. tristan il se laisse tomber sur les marches, le regard rivé sur l’asphalte à attendre que se dessine la silhouette de l’âme policière, peinte par la lumière artificielle qui éclaire les artères principales de la ville. et pendant ces secondes qui lui semblent s’écouler lentement, c’est son souffle qu’il comprend, le vent faisant tomber sa capuche et dévoiler son visage de gamin. les poches sous les yeux, les cheveux ébouriffés et la pâleur de ses traits. pourtant dans tout ça il ne remarque pas tristan, peine à sentir le poids qu’on vient lui coller sur les épaules, là, sur sa droite. y’a cette tête qui dépasse d’une fenêtre, le regard qu’il finit par croiser dans une expression mutine. inertie dans le vent, les lèvres du menteur scellées.


Dernière édition par Tristan Lochlann le Dim 14 Oct - 18:52, édité 1 fois
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Sidney Kasabian
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MessageSujet: Re: fenêtre sur rue (sidney)   Lun 8 Oct - 23:40

Haleine de houblon et yeux rouges, il a un joint entre les doigts, une enclume entre les côtes. Accoudé à la fenêtre, carcasse voûtée comme s'il arrivait plus à tenir debout. Peut-être que c'est le cas. La fatigue pèse une tonne mais il est incapable de trouver le sommeil – encore moins dans cette chambre, dans ce lit, avec Vic endormie. Alors il zone. Dans son salon à défaut de pouvoir le faire dans les bars, lui-même victime de ce couvre-feu qu'il est pourtant obligé de faire appliquer. Mais pas ce soir.

Il sursaute quand un bruit métallique vient troubler le calme de la nuit, devine sans mal qu'on a tiré sur l'échelle qui donne accès à l'escalier de secours. Ses sourcils se froncent quand il entend les pas se hâter sur les marches, mais il ne bronche pas.

Silencieux même quand la silhouette stoppe sa course à son étage.

Il voit la posture, la capuche qui finit par retomber – c'est qu'un gamin en train de se planquer. Il se contente d'observer, crachant un nuage de fumée quand leurs regards finissent par se croiser. Pas un bruit. C'est Sid qui ouvre la bouche le premier, timbre posé, régulier, un peu usé. « T'as oublié le couvre-feu ? » L'esquisse d'un sourire en coin de lèvres ; le môme a la gueule de ceux qui oublient volontairement, qui oublient aussi facilement qu'ils désobéissent. Il tire une taffe. Sa main se tend dans sa direction, joint en offrande au bout des doigts. Peut-être par compassion ou générosité, l'envie de partager, d'éclairer un peu la nuit trop terne. Ou peut-être que c'est juste égoïste, s'empêcher de continuer à sombrer en prêtant son poison à quelqu'un d'autre.

« Ils vont te trouver, tu sais. » Il les a vus faire. Certains sont de simples flics à qui on a confié une nouvelle mission, comme lui. D'autres n'ont rien à voir avec les forces de l'ordre, n'ont même pas été entraînés correctement, ne respectent aucune des règles qui viennent pourtant avec l'uniforme. Ceux-là sont comme des chiens – ils traquent et suivent à la trace, ne lâchent plus prise une fois que leurs crocs ont trouvé un os à ronger. Et comme pour lui donner raison, des bruits de pas se font entendre dans la petite rue. Un homme arrive, scanne les alentours, rapidement rejoint par deux comparses. Sûrement qu'il a pris le temps d'alerter ses semblables en chemin. Sid tourne la tête vers l'étranger, l'air de dire tu vois, ses yeux qui semblent examiner l'épée de Damoclès planant au-dessus de son crâne. Sa voix réduite à un murmure quand il reprend : « T'es foutu s'ils lèvent les yeux. » Un constat simple, sans détour. Et déjà l'hésitation, le besoin d'aider qui brûle, l'envie de tendre la main pour autre chose qu'un joint. Un vague mouvement de menton, invitation pas vraiment assumée, comme s'il était pas sûr de son choix. Il est jamais vraiment sûr de rien.
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MessageSujet: Re: fenêtre sur rue (sidney)   Lun 15 Oct - 18:31

écho d’une rupture dans l’espace-temps – au loin le chant criard des sirènes rouges et bleues devient simple bourdonnement dans ses oreilles et ce sont ses lèvres qui se scellent d’un fait inattendu. il n’y a plus qu’une expression mutine sur son visage de gamin perdu quand autour de lui les mouvements s’étirent, semblable à la lente agonie de son esprit pris au piège. tristan il n’offre que le silence, immobile sur la marche de l’escalier de secours tandis que le voile de sa cachette se lève à la vue des autres ; à la vue de l’inconnu à sa fenêtre. la fenêtre ouverte sur cette rue qu’il cherche à fuir. "t'as oublié le couvre-feu ?" l’oubli volontaire le temps de l’évasion, quitter la maison d’hadès pour une nuit d’errance. haussement d’épaules avant que son regard se laisse attirer par la feuille roulée. l’hésitation qui ne dure qu’un temps avant qu’il s’en empare et tire une latte salvatrice, un coup d’opium pour faire durer la pause. peut-être bien ouais. ce n’est qu’un murmure qui file entre ses lèvres, un coup d’œil sur la rue, un autre sur le visage de l’autre côté de la fenêtre et le joint qu’il lui rend en se refermant dans son mutisme. "ils vont te trouver, tu sais." en contre-bas les silhouettes se dessinent entre les ombres des bâtiments, les voix s’élèvent dans les airs et tristan il recule sur sa marche, rêverait de disparaitre entre les briques. "t'es foutu s'ils lèvent les yeux." quelques fois il y pense, s’demande ce qu’il pourrait bien lui arriver si à son tour il se faisait attraper. est-ce que lui aussi il finira derrière les barreaux comme tous les autres ? est-ce qu’il les appelleront ? l’enfant fugueur retrouvé et écroué. bonjour papa (désolé maman). alors quand les voix se rapprochent et semblent murmurer à son oreille, c’est dans le geste à peine visible de l’anonyme qu’il trouve un point d’ancrage, une hésitation brève quand son regard passe des ombres à l’ouverture qu’on lui laisse. tristan il ne pense plus à rien, espère simplement pouvoir sauver sa peau quand il se lève, non sans un grincement discret de l’escalier, faisant glisser son sac de son dos. une main sur le rebord de la fenêtre, son vieux eastpak dans l’autre et d’une enjambée il quitte le froid pour l’intérieur d’un appartement qu’il se fiche bien d’explorer pour une fois – pour l’instant peut-être. j’crois que j’dois te dire merci. les gestes accompagnent ses mots, son sac qu’il remonte sur ses épaules et ses mains qu'il glisse au fond de ses poches sans réellement savoir quoi faire de plus. pourtant tristan ça lui laisse une impression de brûlure au fond de la gorge, le remerciement à peine audible, presque déguisé. il n’a pas vraiment l’habitude lui, de dire merci, d’accepter l’aide ; sûrement parce qu’il a trop l’habitude des contreparties. puis si j’peux attendre encore une minute ou deux l’temps qu’ils s’éloignent ça s’rait cool. et cette fois-ci il y met plus d’assurance, croise une nouvelle fois le regard de l’inconnu du balcon, stoïque au milieu de l’appartement. après ça, ça s'ra comme si tu m'avais jamais vu.
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MessageSujet: Re: fenêtre sur rue (sidney)   Mer 24 Oct - 11:00

« Peut-être bien ouais. » Ça veut tout dire et il se contente d'esquisser un léger sourire, reprenant le joint que le môme lui rend. Et ça pourrait s'arrêter là. Il pourrait hausser les épaules en voyant les chiens d'garde débarquer, voire même les aider puisqu'il est l'un des leurs – ça serait si simple d'attirer leur attention, donner le fuyard en pâture pour appliquer le protocole en toutes circonstances. Mais son uniforme est rangé et ces nouvelles règles lui plaisent pas. Il préfère les contourner.

Il sait pas pourquoi il l'invite à entrer ; il le connaît pas et il lui doit rien. Il pourrait tout aussi bien croiser les doigts pour lui et s'retirer, attendre de voir s'il va réussir à devenir invisible ou si la course-poursuite va reprendre. Mais il n'arrive pas à rester les bras croisés. De toute façon il a pas le temps de réfléchir ou regretter, le gamin est déjà en train de grimper sur le rebord de sa fenêtre. Une fois qu'il est à l'intérieur, Sid referme derrière lui, avant de se tourner pour lui faire face. « J’crois que j’dois te dire merci. » Il reconnaît les relents de fierté un peu trop brute – celle de ceux qui n'aiment pas dire ces mots-là. Il lâche un souffle amusé, tirant une dernière taffe sur le joint avant de l'écraser dans le cendrier posé près de la fenêtre. « De rien. » Ses yeux se lèvent sur lui et il le scanne, maintenant qu'il n'y a plus ni capuche ni pénombre pour le camoufler. Ses traits sont jeunes mais fatigués, des vestiges de bagarre qui s'devinent dans une ombre un peu trop bleutée, une lèvre abîmée. Et plus il l'observe, plus il a l'impression de le connaître. Son regard se fait peut-être trop intense, même un peu indiscret. « Puis si j’peux attendre encore une minute ou deux l’temps qu’ils s’éloignent ça s’rait cool. Après ça, ça s'ra comme si tu m'avais jamais vu. » Il reste silencieux une seconde. Puis il hausse les épaules, le contournant pour aller s'avachir dans le canapé, la tête tournée dans sa direction. « Tu peux en prendre une si tu veux. » Son index se pointe sur les dernières bières rescapées qui trônent sur la table basse, attendant d'être bues. Les cadavres de celles déjà descendues sont alignés autour du meuble, au sol. Y en a sûrement un peu trop. Mais puisqu'il peut plus aller au bar le soir, il fait venir le bar à lui.

Ses yeux le scrutent une fois de plus, alors qu'il décapsule une bière et la porte à ses lèvres, sourcils froncés. Il a beau chercher, il arrive pas à remettre le doigt dessus. Il sait pas d'où sort le gosse. « On s'est déjà croisés, non ? Comment tu t'appelles ? » Il marque une pause, tente un sourire encourageant. Il voudrait pas effrayer le fuyard non plus. « Moi c'est Sid. » Il avale une nouvelle gorgée, mais il en a déjà tellement bu que ça lui fait autant d'effet que si c'était l'eau du robinet. Soupir.
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