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 encre sur le drap (Lucy)

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Ariel Walker
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MessageSujet: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyDim 16 Sep - 17:58


“fleur et cactus” &
Ça sonne la fin de cours dans les couloirs, les fourmis qui sortent des classes de désespoir, ça saute presque dans les airs, à faire les sautes moutons jusqu’au parking, à sauter dans la décapotable de papa, ou les vélos qu’éclaboussent l’arrêt d’bus comme bon week-end les gars à ceux qu’habitent trop loin, ou qu’ont les mamans qui travaillent tard, qui peuvent pas venir les chercher, elles leur ont envoyé un message, je suis désolé mon chéri. Avec un cœur.
T’as tous tes cahiers dans le sac à dos, bien vissé sur la colonne, les pas timides à côté de la belle du lycée, elle fait voler ses cheveux blonds, son parfum qui les fait tous retournés, y’a des sourires, y’a des sifflets. Puis après c’est toi qu’on voit bébé. La mauvaise herbe près de la rose orangée. T’as les yeux baissés vers le carrelage, tu caches tes yeux verts clairs, peut-être la seule beauté qu’on pourrait y voir sur ton visage. T’es un peu intimidé c’est vrai, et les autres qui pensent que tu trompes peut-être Ruby, que ta tête de victime elle fait tomber les jolies filles, tu sais déjà que demain t’auras quelques coups de poings jaloux sur tes joues. Tu relèves rien quand y’a quelques commentaires qui claquent l’air, des t’as cru qu’t’avait ta chance, retourne au placard petite pédale, celle-là elle est plus silencieuse que les murmures mais elle manque pas à ton oreille, ça te fait grincer des dents, pour la peine tu marches plus près d’elle. Vous sortez du lycée, le soleil sur vos gueules, y’a Isaac qui surgit de derrière, tout essoufflé, eh vous m’attendez même pas ! , tu dis rien toi, tu la laisses parler.
Des signes de main, le tien timide et tu le regardes filer en vélo, tu te retournes vers Lucy, « on y va ? », c’est pas assuré, on dirait un premier rencard, ça relooke pas mal assis sur les bancs, y’a la belle et le clochard, manquerait plus qu’ils se tiennent par la main.
Tu la suis, tu sais où elle habite maintenant, c’est pas la première fois que tu pars te cacher dans  sa jolie maison, plus jolie que la tienne qu’est un simple motel, embauché comme esclave à temps partiel. « Hum, merci pour le repas au fait… C’était bon, ma mère a bien aimé », elle te l’avait préparé pour le midi d'hier, faut dire qu’elle en a peut-être eu marre que tu les regardes tous manger à la cantine avec ta petite gamelle de riz, c’est moins cher pour ta maman que payer les cantinières. Le matin d'hier, t’as ouvert ton casier, et y’avait le père noël qui était passé. Une jolie gamelle et un petit post-it rose. T’as pas tout manger, t’en as gardé pour le diner. Et puis maman elle t’a demandé qui l’avait fait, ça pouvait pas être toi, t’as même pas menti, t’as dit que c’était une jolie fille qui te l’avait fait, qu’elle s’appelait Lucy. Maman elle a souri, elle a dit qu’Ruby allait être jalouse si elle le savait, ça tu lui as pas dit que c’était pas vrai, puis elle t’a dit quelque chose d’important aussi. Elle t’as dit que l’aide faut l’accepter, que vous pouviez pas vous permettre d’avoir une fierté mal placée, puis elle s’est levée et est aller chercher quelque chose. Elle a dit que c’était pour la remercier, elle t’a fait juré de le lui donner. Tu cherches le cadeau dans ton sac avant de lui tendre timidement, de le lui poser dans sa paume, « elle a tenu à t’dire merci, j’t’oblige pas à l'porter hein... c’est un peu vieillot », toi tu lui donnes un léger sourire, qui glisse vite hors de tes lèvres, sourire étoile filante. C’est un foulard, avec des fleurs de toutes les couleurs. T’es un peu gêné de lui donner, sûrement qu’elle va pas aimer. Tu sais pas. T'y connais rien en goût féminin.
 
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Lucy Warren
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MessageSujet: Re: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyDim 16 Sep - 18:33


“fleur et cactus” &
finalité maladive d'un monde adolescent. les affaires qui se rangent, démangent d'être jetées à jamais (pas encore). blondeur assumée, tu attends patiemment le bouclé, qu'il puisse enfin préserver le peu d'oisiveté présente dans t'es pupilles teintées. dernier livre attrapé entre t'es bras, léger, soigné, tour hasardeux au côté du mal aimé.
insultes qui s'envolent, à toujours regretter de ne pas pouvoir faire plus. 't’as cru qu’t’avait ta chance, retourne au placard petite pédale', enfoiré d'une renommée dont tu tairas toute opinion, mais ton doigt levé dans sa direction dictera toute autre nom, mot ou jurons. va te faire enculer, peut-être que cela lui suffira, à cet attardé maladif. princesse, reine d'une infinité de connerie, trône au dessus des saloperies (putain). mais ton favoris se rapproche un peu plus, comme un signe de rébellion bien placé, un sourire, l'avancée (un cri derrière, celui légèrement abandonné). désolée, il faudra te dépêcher à l'avenir ! un clin d'oeil.
un signe de la main, un rictus malin (géant). on y va ? voix claire peu assurée, tu acquiesces naturellement en prenant la direction de ta demeure. invité habituel, invité de marque. t'es parents ne se posent même plus de questions, ils savent qu'il est important, c'est tout ce qui compte. hum, merci pour le repas au fait… c’était bon, ma mère a bien aimé sourire qui s'anime sur le rouge écarlate qui habille t'es pulpes. naturellement tu le regardes avec douceur, pudeur. petit rire étouffé, lâché là sans attendre de réponse abusée. avec plaisir, ariel. et puis si ta maman, ou toi, avais des préférences surtout hésite pas hein. de temps en temps. tu sais qu'il ne le fera jamais, imposer une chose dont il n'est pas le facteur principal. tu sais qu'il n'osera pas finalement, pudeur ou malheur, aucune réponse. mais au moins, tu l'as glissé dans son oreille, là. que ça reste, que ça s'en aille. et puis tu sais, faut pas vous gêner. j'expérimente beaucoup... rire faussement narquois, cobaye de bonne foi, tu fait le maximum, mine de rien.
la stupeur te prends aux tripes, il te touche légèrement à déposer le présent au creux de ta peau blanchâtre. ruban orné, original qui appartient à un être aimé, de celui qui mérite d'être aimé. elle a tenu à t’dire merci, j’t’oblige pas à l'porter hein... c’est un peu vieillot. surprise qui se lit sur t'es traits qui s'adoucissent finalement, alors que t'es lèvres colorées viennent légèrement toucher sa joue froide, torturée. aucune modestie, juste un peu de sympathie, de tact pour ne pas le froisser, lui faire peur, l'enfermer. juste une douceur incomprise. les doigts dans la prise tu ne le touche pourtant presque jamais, mais ici, tu te sentais obligée, parce que tu ne pouvais le remercier autrement. il est très beau, ariel. merci beaucoup ! tu remercieras ta mère aussi, hein ? tu l'enfiles autour de ton poignet, soigneusement, comme il le faudrait. mode que tu suis sans vraiment savoir pourquoi et pourtant. tu vois, regarde. il me va parfaitement bien. les couleurs s'accordent, même avec ma peau. jeu joué avec splendeur, rire qui s'illumine avant de traverser la dernière rue.
heureuse, fleur d'un matin pas prête de lâcher sa main, la belle et la bête (les rôles sont inversés, on y croit). lentement tu pousses la porte du petit jardin, modeste mais bien entretenu par ta propre personne. gentiment tu lui ouvres la porte, fermant derrière ton passage. parents encore absents, tu retires t'es chaussures : il connait déjà le chemin jusqu'à votre dessin. tu veux manger ou boire quelque chose ?
 
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MessageSujet: Re: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyDim 30 Sep - 11:25


“fleur et cactus” &
Lucy, la belle Lucy, qui propose mille repas, qui propose de demander parfois, un jour quand tu le voudras, tu hoches la tête mais ça changera rien, t’iras pas t’imposer dans sa cuisine, t’ira pas lui réclamer les lasagnes de la dernière fois, ni la ratatouille d’hier. Si elle pense à toi, t’es content, tu ramènes à manger à la maison, tout fier, comme si tu revenais de la guerre, impatient de manger sur la terrasse de votre chambre motel, à regarder les nuages rosées, heureux de tout simplement manger. Et puis si elle ne le fait pas, tu lui en veux pas. Elle est gentille Lucy, elle est peut-être pas humaine pas comme tous les autres, qui poussent, qui gueulent, qui crachent par terre, qui s’en foutent. Elle peut pas être humaine, l’humain il est pas comme ça, l’humain il garde sa nourriture, il la mange en regardant les autres crevés, les dents sur les racines déterrées. C’est peut-être une super héroïne, peut-être un ange, ta bonne étoile qui se serait matérialisée y’a un ou deux ans, qui serait venu se planter devant toi fièrement à la rentrée de cette année, comme si elle avait toujours existé. Tu l’aimes bien ta bonne étoile, parfois t’as même envie de lui partager quand ça va pas, quand tu te sens pas bien. Mais t’as encore le stupide réflexe de te dire que ça sert à rien.
Acte timide, cadeau de noël en avance ou en retard, tu sais pas si ça lui fera plaisir, l’foulard est embaumé d’une odeur de ta mère, mélange d’un parfum de femme maman et d’une odeur cachée de tabac froid. Ça pue peut-être, t’en sais rien, cette odeur elle te fait du bien à toi, y’a maman qu’est pas loin de toi, sur son bras, sur ce foulard que tu ne reverras peut-être pas, jamais. Elle le portait encore la semaine dernière, pour cacher tu crois, quelques taches bleutés sur son cou pale. C’était le seul qu’elle avait, peut-être qu’il lui rappelait de bons souvenirs qu’elle gardait secrets, une époque où elle se faisait draguer dans les cafés, où on lui payait le décaféiné, où les jupes volaient l’été, où ça riait. Peut-être que c’est ton père qu’il lui a offert, quand il était beau, jeune, peut-être qu’il lui a promis de l’aimer toujours ce jour là, soir d’un bel été où il faisait pas 40 degrés. Peut-être que ton père c’était le meilleur des maris, qu’il avait pas d’argent pour une bague mais que le foulard c’était plus joli, c’était plus maman. Peut-être aussi que c’est elle qui se l’est acheté, quand t’étais pas là pour lui couter chère. Qu’elle l’a toujours gardé dans son tiroir, même quand papa il violé maman pour la première et dernière fois, qu’un de plus, un anonyme perdu dans la masse masculine. Lucy a l’air contente, avec tes grands yeux verts de gamin, tu la regardes, t’attends tu ne sais quoi, qu’elle saute de joie, qu’elle t’échappe un sourire, l’genre qui dit que l’attention c’est le plus important. Ses lèvres maquillées s’posent sur ta joue d’un léger baiser, la princesse qu’embrasse le crapaud, et trace rouge de lèvres féminines sur ta joue colorée. Tu rougis. Tu baisses les yeux sur tes chaussures bousillées. « Ouais, j’le ferais… », tu lui diras pas que t’as eu un baiser de primaire, tu le garderas en secret, rien que pour toi. Elle le met au poignet, comme un bracelet d’une nouvelle mode, tu dis rien, tu fronces pas les sourcils, mais ça t’interroge. Tu savais pas que ça se mettait là aussi. Et puis à ses dires tu hoches la tête comme un si tu le dis, c’est que ça doit être vrai. Ça lui plait au moins, enfin tu crois, t’es pas certain qu’elle mente pour te faire plaisir, t’aimes croire qu’un foulard vintage c’était le meilleur cadeau.
Belle maison, l’genre typique, l’genre qui fait rêver, qui fait sourire, le jardin paradis que vous traversez, maison ouverte, tu rentres en premier, toujours le regard quelques secondes en l’air pour regarder la décoration, les murs blancs, t’aimerais bien vivre ici, à chaque fois tu te le dis. T’enlèves tes chaussures en même temps qu’elle, déjà prêt à monter les escaliers vers sa chambre de poupée, lit bien rangé, rouges à lèvres sur le bureau, mais elle te retient encore au Rez de chaussé, tu te tournes vers elle, hausses les épaules, tu sais jamais si la bonne réponse c’est de dire oui ou décliner, mais c’est un peu timide que tu hoches la tête, t’es pas contre un verre de lait ou un verre d’eau, un bout de pain, une part de gâteaux. Tu la suis dans la cuisine, et la regarde sortir deux verres, la connaissant, elle va sûrement vous faire un petit plateau que vous kidnapperez  jusque sur les draps repassés, alors tu t’approches, « tu veux qu’je t’aide ? » mais elle a pas vraiment le choix la belle.
 
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MessageSujet: Re: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyMar 2 Oct - 14:43


“fleur et cactus” &
être imperceptible, parfois trop compliqué à cerner. tu sais pas s'il préfère nager, marcher. il arrive déjà à respirer : c'est un bon point. gracieuse tu lui sers dans un verre ce qu'il aime, machinalement (finalement). plateaux préparés, avancés tu lui tends le siens. tiens. amour d'un coeur trop grand, parfois en rentrant et qu'il n'est pas là, c'est un peu vide. tu as pris l'habitude de le voir, de l'avoir. de lui parler. des moments de silences, aussi. de partages à demi, regards perdus, envolés. c'est cela qui te plaît. ariel, t'as pas besoin de hurler pour qu'il te comprenne. t'as pas besoin de te tuer pour qu'il apprenne. toi, lui, les autres. un tout qui se forme et qui avec lui continue de se former. petit cocon bien doré, un peu foutu par côtés mais on s'en fou. tu prends le second, ton sac dorloté contre ton épaule frêle.

marche ouverte, escaliers traversés tu pourras doucement ta porte de ton pied. chambre qui ne change presque jamais. propre, trop bien rangé (ou presque). le rouge à lèvre du matin éperdu, la brosse presque jetée, là. justes quelques petits détails qui font que tu n'es pas parfaite et que tu ne désires pas l'être. collation posée sur le matelas, un soupire las -celui qui fait du bien. c'était pas terrible comme journée hein. banalité sans pareil, cours qui se répètent. toi tu aimerais un peu plus de sauvagerie. un peu plus de frivolité à se croire dans le monde de l'homme araignée.

tu retires ton sac que tu poses dans un coin perdu, ta veste -te voilà dénudée, rassurée. enfin chez toi. par habitude (simplement) tu ouvres le grand placard qui orne le mur du fond pour y sortir un matelas bien rangé, bien apprêté. faire son lit de fortune, que tu essaies de rendre le plus confortable possible, à chaque fois. draps, coussins qu'il connait, qui lui appartiennent finalement, bien posés, tu t'étires en souriant encore plus en avant. bon, il faut qu'on révise le contrôle d'anglais. c'est bientôt !

élastique effilé entre t'es doigts fins, tu attaches la longueur de blé et lentement tu installes t'es affaires. sérieuse ou presque, lentement mais sûrement. lui apprendre le maximum -faire, le maximum. assise, tu réajustes le foulard fraîchement mis, attrapant ton verre d'eau. sinon dis-moi. curieuse à l'amour, curieuse de toujours quand cela le concerne surtout. maladive, aimante mais pas trop intrusive non plus... toujours pas d'amours ? petite moue lorsque tu t'allonges sur le ventre, les jambes légèrement relevées.
 
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MessageSujet: Re: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyLun 22 Oct - 14:44


“fleur et cactus” &
Tu viens pour l’aider comme t’aide ta mère a peler les pommes de terre, comme tu l’aides en faisant la vaisselle, en débarrassant tes couverts avant de l’embrasser sur la tempe, avant de la serrer contre toi, à s’répéter qu’un jour vous pourrez plus faire ça. Tu veux l’aider Lucy. Couper la part de gâteau, t’couper la peau, servir les verres de lait, en foutre partout, s’excuser, nettoyer. A s’répéter qu’un jour vous pourrez plus faire ça.
T’aimerais bien trouver le bouton pause. T’aimerais bien juste arrêter la scène, image figée, venir l’enlacer, la serrer comme tu serres ta mère, lui dire qu’un jour tu penseras à elle, quand elle sera parti loin d’ici, qu'elle t'aura oublié, lui dire qu’elle te manquera, qu’les autres te manqueront, que t’as pas envie que l’année se termine, qu’t’as pas envie qu’ils partent tous faire leurs études ailleurs. Elle, Isaac. T’aimes pas les au revoir. Mais tu le trouves pas ce bouton pause. Quand tu rentres dans la cuisine pour participer, c’est comme si Lucy avait déjà tout préparé, que ça fait deux jours qu’elle t’attend, qu’ton plateau était déjà tout prêt. Tu prends celui qu’elle te tend, « merci », tu veux rajouter qu’elle en fait trop pour toi, qu’toi tu fais rien pour elle. C’est inégal mais tu sais qu’elle dira ça m’est égal.

Toujours le même décor rosé, quelques affaires éparpillées mais la propreté qui s’fait belle. Sa chambre bien plus belle que la tienne. Ton matelas improvisé qui vient déjà foutre le bordel par terre, t’as à peine le temps de poser ton plateau près de son rouge à lèvre avant de venir l’aider, t’imposer, t’aimes pas qu’elle fasse tout, t’aimes pas être l’invité qui fait rien, tu fais tomber tous les coussins sur les draps qui pourrait presque sentir ton odeur, petit camp installé, manquerais plus que le crépitement d’un bois brûlé. Elle part s’installer sur son lit de princesse, et toi comme le fidèle serviteur, le valet chien, tu t’assois sur ton matelas à toi, ton plateau que tu poses dessus, loin de tes pieds, t’es un peu maladroit, t’es pas très serein quand tu prends ton verre de lait, la tête déjà posé sur son matelas à elle, pour toujours être proche de belle. Contrôle d’anglais à réviser, tu sors ton cahier pour le poser entre vous, les pages presque vides de cours, écrire ça t’es difficile quand tu vois rien et t’es trop timide pour dire au professeur de ralentir. T’es un peu gêné de montrer tes difficultés à la belle, pauvre élève perdu dans le cadre scolaire qui va trop vite. Tu prends un gorgée de ton verre, toujours silencieux alors que sa question te fait relever les yeux, « euh… », tu regardes ton cahier, en fronçant les sourcils, toujours à te demander si y’a une bonne réponse, tu rougis un peu parce que t’en trouves pas, y’a aucune fille qui te plait, jamais, et tu comprends pas. Peut-être que c’est simplement pas pour toi, que tu finiras homme d’église. Peut-être ça. « … J’suis bien avec Ruby », tu hausses les épaules, c’est pas ça la question mais tu ne sais pas quoi répondre alors tu dévies, « et toi ? », tu te mets sur tes genoux, bien tourné vers son matelas, bureau et salle à manger de dernière minute alors que tu viens mordre ta croix pendue à ton cou, tournant les pages de ton cahier une fois ton verre posé. Peut-être que t’es juste très bien élevé. Que toi, tu attends simplement le mariage, simplement la bonne, celle qui voudra bien t’épouser, celle à qui tu voudras donner des enfants. La jolie petite famille qu’ira à la messe tous les dimanches. T’es pas sûr que ce soit possible.
T’es malade toi. Puis t’es pauvre. Personne voudra de tes enfants tu crois.
Et au fond de toi, t’es pas sûr de vouloir ce schéma-là.
 
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MessageSujet: Re: encre sur le drap (Lucy)   encre sur le drap (Lucy) EmptyMer 31 Oct - 9:32


“fleur et cactus” &
ariel il est différent. il l'a toujours été. l'enfant bien élevé qui regarde, qui fait. qui essaie de faire. parce qu'il a un bon fond, parce qu'il n'a presque que des qualités à donner. ariel il t'as toujours un peu intrigué, à te demander souvent ce qu'il pouvait penser. de toi, de vous. du nous qui traverse l'esprit comme vous courrez les rues assaillies. et puis la réalité rattrape, sur cet enfant à peine un peu plus grand que toi. de quelques mois, de quelques heures. juste de quoi faire la course pour savoir lequel gagneras le premier. premier prix. premier servis, la mort qui n'attends pas ou juste trop sage pour pouvoir hurler qu'elle a faim. mais toi tu n'y penses pas, à ça. qu'un jour peut-être l'âge d'or des gamins effarouchés montreras une fin -dernier acte qui sera tragique, mélancolique. beau comme chez les grecs, comme avant. non, toi tu t'en fou. parce que tu n'y penses pas ou que tu te vois à leur côté tout le temps. ils sont une famille. ils sont ta famille. celle que tu as choisis pour une vie. pour la seule. l'unique.

ariel il est doux, il est timide aussi. tu ne sais pas si c'est de ta faute ou juste naturel. mais ça te fait sourire. doucement, tout le temps. parce qu'il est apaisant. parce qu'il est gentil. gentil, oui. comme un frère. comme une moitié qui se perd et que tu t'efforces de tenir hors de l'eau pour le garder jusqu'au renouveau. alors un petit rire traverse t'es lèvres peintes. jamais de réponse précise, jamais de quoi se délecter. informations courtes. claires. et puis plus rien.

presque rien, comme son cahier. ça non plus tu n'as jamais trop saisi. pourtant il écoute en cours. il est là. parfois ailleurs, comme tout le monde. parfois un manque de rigueur. comme tout le monde. il est pas si différent ariel. il est juste lui. tout simplement. rien du tout. petite moue. je n'ai pas envie d'avoir quelqu'un. c'est lourd et puis. -t'as vu les types du lycée ? -non merci. soupire, humour qui tranche. un petit rire. quoi que. la dernière fois j'ai croisé une fille plutôt mignonne. à jamais penser ça. jamais dire ou jamais faire. orientation qui n'a jamais été remise en cause mais les pupilles ont été données pour regarder, n'est-ce pas. je te la montrerais. son avis, important. ses commentaires, tout autant.

ton attention revient sur ses pages, alors que t'es doigts glissent lentement sur les lettres. comment ça se fait que tu n'arrives pas trop à suivre, ariel ? inquiétude qui s'entend, qui s'étend sur ta voix comme une évidence acharnée. tu es là pour lui, il le sait. muette comme une tombe, sa rédemption tu seras s'il le désire. jamais ce qu'il dira entre ses murs s'étendra. et il le sait. tu l'espères. quelque chose ne va pas en ce moment ?


 
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