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 On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh

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MessageSujet: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Sam 18 Aoû - 23:00

Tu n’avais pas foi à faire la fermeture ce soir. C’est-à-dire que tu n’avais jamais réellement la motivation dès qu’il s’agissait de bosser mais ce soir tout particulièrement alors quand tu avais vu Tyler poser ses affaires dans le vestiaire, tu avais saisi ta chance. Il n’était pas difficile à convaincre, le pauvre avait les yeux qui lui sortaient de la tête dès qu’il posait les yeux sur toi, tout particulièrement sur ton décolleté. Tu n’étais pas con, tu savais saisir les opportunités qui se présentaient à toi et user des armes en ta possession alors d’un mouvement sec, t’avais remonté l’matos, dessiné un sourire sur tes lèvres pour aller minauder autour de lui comme toi seule avait le secret. Il n’avait pas tenu longtemps avant de te céder. Tu étais douée quand il s’agissait de trouver des arguments bidons pour en faire le moins possible. Ce n’était pas la même histoire avec Ty, la sauce ne prenait pas avec lui mais Tyler ? Tocard. Tu n’avais pas poussé le vice jusqu’à lui déposer un bécot sur les joues mais tu le remerciais chaleureusement, lui promettant un shift que tu ne prendrais bien évidemment jamais même s’il devait se traîner au boulot à l’article de la mort. Ce qui valait pour toi ne valait pas lui.
Attrapant ton sac dans ton casier, tu passais la lanière par-dessus ta tête, grimaçant de douleur alors que ta côte te lançait encore, raccourcissant ta respiration quelques secondes, naseaux vibrants et dents serrées. Fils de pute de Seven ! C’est à lui que tu la devais celle-là. Tu ne savais pas bien s’il t’avait peté ou fêlé une côte mais une chose de certaine, tu payais aujourd’hui encore pour ton insolence. Tu avais souffert comme jamais mais tu ne regrettais toujours pas. Connard, ramasse ta fierté ! songeais-tu avec le regard noir, bougeant ton sac pour qu’il ne t’appuie plus sur la côte. Un jour, tu lui rendrais la monnaie de sa pièce songeais-tu encore avant de quitter le vestiaire en saluant au passage Tyler resté derrière le bar, bien obligé de se taper le double du travail puisque tu l’abandonnais lâchement sans te soucier de la masse de travail qui l’attendrait. La vie de barman n’était pas difficile mais tenir un bar seul…gloups. Ah non, rien à cirer en fait.
Laissant la porte du bar claquer derrière toi, tu fouillais dans ton sac à la recherche de ton paquet de clopes, glissant l’une d’elle entre tes lèvres. C’était toujours aussi bon que de sentir la fumée âcre envahir ta bouche et te décoller les bronches comme une bonne claque. Tu restais ainsi quelques secondes avant de laisser la fumée s’échapper de tes lèvres à peine ouvertes le regard perdu sur le ciel rosé. Il n’était pas très tard encore mais les réverbères s’étaient déjà allumés dans la rue et par chance, les températures avaient enfin baissé. Parfait.
Sans plus penser à rien, tu te mis en chemin, rejoignant la rue principale de Savannah d’un pas tranquille, profitant simplement de la douceur de la nuit tombante sans te soucier de la voiture qui ralentit progressivement à ta hauteur.


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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Lun 20 Aoû - 13:11


   Ça fait un peu plus d'une semaine maintenant, que Knox m'a ouvert la peau pour que j'obtienne la même cicatrice que lui. Les trois premiers jours furent infernal. La plaie n'arrêtait pas de saigner, je ne pouvais que rester allongé, sans même réussir à dormir à cause de la douleur. Le temps m'avait paru incroyablement long. Ce n'est qu'à partir du quatrième jour que la plaie a cessée de saigner en permanence, tandis que la peau commençait lentement à bouger, toujours poussée par cette envie de se réparer. Le corps humain est fascinant. Et peut-être que j'aurais pris plus le temps d'y penser si ça n'avait pas été aussi douloureux. Aujourd'hui, je ne saigne quasiment plus du tout, sauf si je fais un mouvement trop brusque qui déchire un peu la peau encore trop fine. Mais ça fait deux jours ou j'arrive à aller dehors sans que ma plaie ne se rouvre, c'est plutôt bon signe. Et ça m'arrange, parce que je commence à tourner furieusement en rond là, coincé dans l'appartement. Je vois Knox qui va et vient tranquillement et ça me rend dingue. Il est moins sortit que d'habitude c'est vrai, pour pouvoir s'occuper de moi et passer du temps avec moi - le temps qu'on passe à l'extérieur en principe. Mais ça ne suffit plus.

   J'suis seul ce soir, Knox bosse et je n'arrête pas de ruminer. Je repense à ce que j'avais prévu de faire avant que mes plans soient changés par un coup de couteau volontairement infligé. J'avais prévu de rejoindre Meadbh à la sortie de son boulot - j'avais p't'être un peu stalké, c'est vrai - un soir et de lui proposer de terminer la soirée avec moi. Une sorte de rancard, je crois. Faut dire que j'suis assez nul à ça, j'ai rarement l'occasion d'en avoir, je gâche toujours tout avant. D'ailleurs, techniquement j'avais déjà tout gâché avec elle au vu de notre dernier.. tête à tête, si j'peux appeler ça comme ça. Une chance, elle n'en sait rien. Elle croit toujours que c'est Knox et ce dernier a même confirmé. J'ai jamais compris comment il faisait pour s'en foutre, pour assumer ça. Des trucs qu'en plus, il ne fait même pas. Mais moi, ça m'arrange. Parce que je l'aime bien May et que ça me donne l'occasion d'un nouveau départ avec elle. Faut que j'y aille plus lentement cette fois pour ne pas l'effrayer, pour qu'elle ne s'enfuit pas encore. J'hésite encore un moment, regarde l'heure plusieurs fois. Faut vite que je me décide ou je vais la rater. Je me mordille l'intérieur de la lèvre un instant avant de céder. Je me lève, enfile le premier t-shirt que je trouve et sors de l'appartement. Je referme pas à clé, j'crois qu'on a plus de serrures de toute façon.

   Je remonte la rue mais très vite, je réalise que ça va être compliqué. Je ne me sens pas en état de marcher autant et à cette allure c'est sûr, je vais la manquer. Merde, je fais quoi putain ? Je regarde autour de moi, réfléchis rapidement. Et puis, mon regard se pose sur une vieille voiture, dans un coin tranquille et pas très bien éclairé - faut dire que plus de la moitié des lampadaires de ce quartier ne fonctionnent même pas. Je vérifie que personne ne me regarde et je fonce vers la voiture. Je retire mon t-shirt et enroule mon poing avec avant de frapper dans la vitre côté conducteur. Je dois m'y reprendre à quatre fois avant d'y arriver vraiment. Faut dire que j'ai du mal à taper vraiment fort à cause de ma blessure, les mouvements me front grincer des dents et je vérifie que je ne saigne pas avant de remettre mon t-shirt. J'ouvre la portière et chasse les bouts de verre tombés à l'intérieur. Puis je m'installe, sors les fils et les mets en contact pour les faire démarrer. C'est notre père qui nous avait appris à piquer une caisse. Les vieilles seulement, ce sont les plus faciles à faire démarrer sans matériel et sans connaissance particulière. Le moteur ronronne et je m'élance enfin. Mais ça me coûte un peu, mes mouvements ne sont pas supers fluides à cause de la douleur qui me lance terriblement. Je serre les dents et prends sur moi, rejoignant la route direction le boulot de May.

   Je suis presque arrivé à destination quand je la reconnais de dos. Montée d'adrénaline. J'inspire et souffle un bon coup - calme toi Crash. Je ralentis la voiture dès que j'arrive à sa hauteur  pour me mettre à son rythme. Je passe un bras par la fenêtre - qui est manquante du coup, vu que je l'ai éclatée - et je l'interpelle. — Hey, May ! Elle se retourne et s'arrête, je fais de même. J'enclenche le frein à main mais je laisse tourner le moteur. — C'Crash. Que je précise, comme personne ne nous différencie jamais. — Hm. J'v'nais t'voir just'ment. L'accent londonien a couper au couteau qui écorche tous mes mots. Je deviens un peu nerveux, pas vraiment habitué à faire ça. Ma langue qui passe sur mes lèvres avant que je reprenne. — T'monte ? J't'emmène que'que part. Je lui souris un peu, pas grand chose, j'suis pas trop du genre à sourire en fait. Mais si ça peut aider à la convaincre. Ça se tend déjà un peu dans mon jean mais je tente d'ignorer cette chaleur qui se diffuse violemment. Je tente de garder mon regard braqué sur son visage, pour ne pas le laisser glisser ailleurs. Vu mon état actuel, ce serait trop risqué. Je sais de quoi je suis capable et je n'ai pas envie de lui faire subir le pire de moi. Pas ce soir en tout cas.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Mar 21 Aoû - 22:34

Tu n’avais pas fait attention à la voiture survenue dans ton dos mais ce n’était qu’une fois cette dernière calquée sur ton allure que tu y prêtais vraiment attention. Tu n’avais pas réellement l’intention de t’arrêter et te taper la discussion avec le conducteur, puis tu connaissais la musique : c’était le plus souvent un groupe de potes embarqués pour une virée à travers la ville dans la voiture de Papa, ils se pensaient toujours drôles quand ils te glissaient un petit commentaire sur ton cul. Ça où quand ils te proposaient de monter pour faire un tour. A d’autres. T’allais poursuivre sans t’en préoccuper, assez charitable pour laisser le conducteur profiter de la vue de ton déhanché sur les pavés crasseux de la ville, quand il t’interpella. Cet accent, tu commençais à bien le connaître et tu n’avais même pas à tourner la tête pour savoir de qui il s’agissait (Tu avais une chance sur deux de deviner juste). Tu le fis quand même, bien évidemment. A vrai dire, tu t’attendais à tout sauf à ça, là. Dans quel monde un Love t’interpellait en pleine rue ? Non pas que ce n’était pas le genre de la maison (quoique) mais vous n’étiez définitivement pas assez proches pour vous fréquenter avant minuit.
Alors quoi, il était là par hasard et t’avait reconnu à la forme de ton boule ? Bizarrement, tu y croyais moyen alors armée d’un large sourire, tu stoppais ta marche pour t’avancer vers le bord du trottoir, amusée par l’image. Tout le cliché du Johnny, le bras accroché à sa portière, la vieille bagnole toute vibrante à l’arrêt. C’était con mais tu ne résistais pas quand on t’avançait de tels arguments. Imparable. « Salut » fis-tu d’un ton nonchalant, histoire de pas parâtre trop ravie de le voir, t’avais compris la leçon depuis.
Sauf que ce soir, le maître n’était pas l’même que la fois dernière et tu marquais un temps d’hésitation alors qu’il s’annonçait. C’était con mais tu n’avais même pas envisagé que ça puisse être l’autre. Si tes relations avec Knox pouvaient être en dent de scie, avec Crash tu n’en avais pour ainsi dire aucune. C’était pourtant con hein, il n’avait pas l’air mauvais mais des deux, c’est de Knox qu’on se souvenait, c’est Knox qui brillait sur le devant de la scène. C’est lui qui prenait toute la place. Crash, il était son ombre, réplique parfaite mais trop souvent oubliée. C’était exactement l’image qui te vint en tête à ce moment-là. Crash, c’était le second choix, celui qui restait en retrait à observer avec son regard insistant. Malaisant. Plus d’une fois tu avais surpris ton regard sur toi et…Tu ne savais pas trop, il ne t’avait pas inspiré confiance. Mais de là à dire que tu ne voulais même pas lui adresser la parole, il y avait un monde. Tu chassais donc d’un furtif mouvement d’épaule ton hésitation, arquant le bord du sourcil alors qu’il t’annonçait être venu pour te voir. « Waw en quel honneur ? » fis-tu, flattée malgré toi, une main posée sur le rebord de la fenêtre. C’était drôle parce que Crash, tu ne l’avais quasiment jamais entendu parler mais cet accent, ils ne l’avaient pas volé. Le tien n’était pas triste non plus mais ça te plaisait bien, cette sensation de faire partie de la bande des expats. Même s’il était clair que l’Irlande gagnait d’une bonne longueur d’avance sur l’Angleterre mais ça, tu te gardais bien de le dire, ces enfoirés avaient toujours voix double quand ça les arrangeait.
Sa suggestion eut pourtant de quoi chasser de ton esprit les before sympas que vous aviez pu passer à l’appartement, à essayer de grappiller des points sur des détails chauvins bidons pourvu que vous vous accordiez sur la fin, à savoir que les américains étaient de vraies tapettes. Là au moins, vous étiez toujours d’accord et ça vous mettait en condition pour leur montrer qu’ils n’étaient que des blaireaux. « Heu, tu comptes m’emmener où comme ça ? » questionnais-tu, redevenue méfiante malgré son sourire encourageant. Tu ne savais pas trop pourquoi tu freinais tant, peut-être l’intuition ? Il y avait sans doute de ça mais d’un autre côté…tu ne pouvais nier apprécier l’initiative. Ce n’était pas si souvent qu’on venait te voir, toi. Puis Knox n’apprécierait sans doute pas que tu l’envoies chier. D’ailleurs tu n’en avais même pas forcément envie non plus.
Tirant une profonde latte sur ta cigarette, tu jetais cette dernière sous les pneus avant de contourner la voiture et prendre place à ses côtés, soufflant la fumée avant de refermer la portière. Ton regard fut presque aussitot attiré par un truc brillant à tes pieds. Te penchant en avant, tu attrapais l’objet, telle la pie que tu étais, laissant soudain un rire jaillir de ta gorge alors que tu te redressais pour lui montrer un grand éclat de verre. « Je me disais bien que c’était bizarre que vous ayez soudain une voiture ! » tu souris de coin, d’humeur taquine. « mais tu sais qu’il y a quand même des méthodes moins agressives pour ouvrir une bagnole ? » repris-tu en lui désignant la vitre brisée.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Dim 2 Sep - 11:48


   — Waw en quel honneur ? Elle est sur la défensive, ça crève les yeux, j'suis pas con. Mais je peux comprendre, alors je ne m'en formalise pas. Je reste calme, me laisse bercer par le ronronnement du moteur et les vibrations de la voiture. Je hausse un sourcil, conservant un air quelque peu distant. J'ai cette fâcheuse tendance à entretenir un espèce de mystère glauque, j'le sais, on me l'a souvent dit. J'le fais pas exprès, j'ai pris l'habitude de ne pas être sur le devant de la scène alors je m'adapte comme je peux. Faut croire que j'ai encore du boulot. Je finis par hausser les épaules. — Pa'ce que j'en avais envie ? J'ai un peu de mal à croire que je puisse être une exception, à mes yeux c'est logique que May voit défiler toute une ribambelle de prétendants en permanence. C'est presque étonnant qu'elle soit célibataire même. Mais je ne lui donne pas plus de détails, j'suis pas trop du genre à dégueuler des tas de compliments. Elle doit en entendre déjà bien assez et je fais pas trop dans le cliché. Je ne perds pas de temps et l'invite à grimper dans la voiture. Elle esquisse un léger mouvement de recul, c'est discret mais pas suffisamment pour passer inaperçu. Mes lèvres se pincent, à l'image de mon égo froissé. Je vois bien que je ne lui inspire pas confiance, je l'ai remarqué y a un moment déjà et je ne comprends pas pourquoi. On se parle à peine et elle a l'air d'apprécier Knox. Alors, qu'est-ce qui coince avec moi ? — Heu, tu comptes m’emmener où comme ça ? Je m'appuie un peu plus sur le rebord de la fenêtre, ma tête qui se rapproche de la sienne alors que je la détaille longuement, dans un silence que je devine être potentiellement gênant pour elle. J'y mets fin, mais ce n'est pas forcément mieux. — Qu'est-ce y a ? T'peur qu'j'te r'tienne prisonnière quequ'part ? C'est censé être une plaisanterie, mais je n'y mets pas franchement les formes je m'en rends compte. Ça ne va pas aider à la rassurer. Je fais la moue et me mordille un instant l'intérieur de la joue avant de finalement me reculer pour me laisser retomber dans le fond du siège. Je retente un sourire, c'est pas transcendant. — T'peur des fantômes ? Que je demande finalement, essayant d'entretenir un certain mystère histoire d'attiser sa curiosité et de la rendre plus docile et confiante.

   Elle finit par céder, termine brièvement sa cigarette avant de la jeter par terre et de contourner la voiture pour grimper dedans. Je retiens un air satisfait et repars dès qu'elle a fermé la portière. Je me concentre sur la route, cherchant à me souvenir du chemin à emprunter pour aller à notre destination nocturne. C'est là que je l'entends rire. Je jette un coup d’œil rapide dans sa direction, sans comprendre. Jusqu'à ce que je vois le bout de verre qu'elle tient dans sa main. Sourire en coin. — Je me disais bien que c’était bizarre que vous ayez soudain une voiture ! J'échappe un rire léger qui vient se calquer discrètement sur le sien tandis que je hausse les épaules, feintant l'innocence. — Mais tu sais qu’il y a quand même des méthodes moins agressives pour ouvrir une bagnole ? Je reporte mon regard sur la route et viens presser mes lèvres l'une contre l'autre, laissant descendre la commissure de mes lèvres vers le bas. — Ah ouais ? Jamais 'tendu parler pourtant. Je tourne la tête vers elle pendant une brève seconde, petit air taquin sur le visage. — C'qui compte c'l'résultat, nan ? Que je l'interroge alors que je sens qu'elle prend un malin plaisir à devenir ma complice. Mes yeux s'égarent un instant sur ses cuisses mais très vite je les rabats sur la route, pulsion chaude au creux des entrailles. Je me passe légèrement la langue sur les lèvres avant de quitter brusquement la route pour aller me garer le long du trottoir. J'enclenche le frein à main mais laisse le moteur tourner. — Bouge pas, j'reviens. Que j'indique tout en me détachant. Je quitte la voiture pour aller me précipiter dans une petite supérette ouverte 24/24h. J'en ressors trois minutes plus tard avec un pack de bières à la main - j'l'ai pas volé celui-là. Je me réinstalle dans la voiture, non sans grincer un peu des dents à cause de ma blessure qui me lance encore pas mal. L'avantage, c'est que la pulsion d'avant a complètement disparue, chassée par la douleur de ma cicatrisation difficile. Je lui tends le pack pour qu'elle l'attrape. — J'remarqué qu'tu buvais pas mal. C'est pas un reproche, loin de là. J'ai l'habitude de pire avec Knox. Non, c'est juste un geste qui se veut galant, ou quelque chose comme ça. J'sais pas trop comment faut appeler ça, mais l'intention était sympa en tout cas. Je remets ma ceinture et repars. Quelques minutes plus tard, je m'arrête devant le cimetière des confédérés. Le lieu est réputé pour être méga hanté, et rien de très drôle selon les rumeurs. Il est aussi réputé pour être déserté la nuit. Je dois avouer que là, mon intention est peut-être un peu moins louable. La culpabilité se mélange à l'envie et c'est la dernière qui l'emporte. Je me tourne vers May. — T'viens ou t'dégonfle ? Je la provoque gentiment, accompagnant ma phrase d'un petit haussement de sourcils. Je sais déjà qu'elle ne va pas se dégonfler, elle est pas comme ça May. J'l'ai bien compris. C'est peut-être pour ça qu'elle me plait bien.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Dim 9 Sep - 9:37

Tu ne t’attendais vraiment pas à ça. A ce que Crash ait envie de te voir, toi. Qu’il fasse même le déplacement jusqu’à ton boulot pour ça. D’ailleurs, tu ne savais même pas qu’il était au courant pour la Sirène, tu te demandais d’ailleurs bien comment il avait su. De Knox ? ça t’étonnerait que son frère se soit souvenu du moindre détail de ta vie, lui tout ce qui l’intéressait, c’était ses raves et ses moments de folie. Y’avait rien d’autre dans sa tête, il ne se préoccupait pas des histoires des autres, tu l’avais bien compris alors ouais, ça ne venait pas de lui. De Seven peut-être ? Lui était du genre à tout savoir parce qu’il y avait un Popescu à chaque coin de rue mais là encore, tu doutais que ce genre d’éléments l’intéresse. Alors oui, t’étais surprise, il y avait de quoi mais tu ne posais pas de questions, te contentant de laisser ta surprise moduler ton visage et redessiner tes traits. Sa réponse, en écho à celle que Knox t’avait faite quelques temps plus tôt eut de quoi te faire ricaner. « P’tain pourquoi je demande aussi » souris-tu, pas vexée par la réponse laconique. Au fond, y avait-il meilleure réponse que ça ? Il avait envie de te voir et ça te suffisait comme explication, c’était mieux que ce que tu pouvais espérer en fin de compte. Alors c’était pour ça qu’il te regardait toujours avec ce drôle d’air dans le regard ? Etait-il simplement trop timide pour venir te parler normalement ? Tu ne savais pas trop, il avait pas l’air timide les fois où il pelotait des gonzesses lors des Londoniennes mais en même temps, tout le monde y faisait n’importe quoi. Bref, Crash, tu ne savais pas grand-chose de lui finalement et tu ne lui avais jamais accordé beaucoup d’intérêt, trop obnubilée par son frère qui te berçait de sa folie pure. Ce soir était peut-être l’occasion de rencontrer l’autre facette du duo infernal. Tu ne lui avais jamais laissé la moindre chance, c’était peut-être le moment ? Tu restais malgré tout méfiante, plantée devant sa voiture alors qu’il te regardait un long moment sans rien dire. Ça avait quelque chose de bizarre, ce silence. Comme si vous vous regardiez pour la première fois. Et c’était terriblement troublant de voir ce visage pourtant connu attendre quelque chose de toi, peut-être même espérer que tu cèdes, comme tu avais pu attendre quelque chose de l’autre. « J’sais pas, c’est le genre de la maison ? » questionnais-tu, un petit sourire au bord des lèvres. Alors non May, ce n’est pas ça le genre de la maison mais ça, tu le saurais plus tard. Pourrais-te souffler ta conscience mais cette dernière, tu ne l’avais pas croisée depuis un bail alors devant sa moue et sa tentative de te sourire, bien que cela ressemblait davantage à une grimace, tu cédais. « J’ai peur de rien, qu’est-ce que tu racontes ! » affirmais-tu en contournant la voiture. Tu t’avançais un peu beaucoup ainsi mais qu’importe, tu n’y croyais pas aux fantômes alors que les vivants, eux…
Prenant place sur le siège passager, tu n’étais pas encore attachée qu’il redémarra sans que tu ne te soucies du chemin qu’il prenait. T’étais joueuse, tu laissais les autres décider à ta place et tu t’en accommodais plutôt bien. Malgré les apparences, tu n’étais pas bien compliquée et encore moins difficile à vivre. Ton intérêt fut pourtant rapidement attiré vers les éclats de verre qui en disaient long sur la manière dont il avait eu la voiture et toi, ça te faisait rire. T’étais pas du genre à te soucier des conséquences. Ta remarque lui tira une moue innocente et ça te fit sourire. « Je te monterai alors parce qu’en hiver, c’est pas pratique ta méthode à toi » annonçais-tu, te doutant bien que tu n’avais pas grand-chose à lui apprendre en réalité mais ça te satisfaisait de savoir que tu connaissais un sujet. Cal et toi aviez suffisamment arpenté les routes du pays pour savoir emprunter des voitures sans faire de casse. Tu ouvrais, il démarrait. Facile. Continuant ton exploration, tu ouvris la boîte à gants alors qu’il se garait devant une supérette, te demandant de pas bouger. Ok Ok t’avais pas l’intention de le faire, replongeant dans ton exploration, à la découverte des affaires du propriétaire de la voiture. Crash revint presque aussitôt, te posant un pack de bière sur les genoux d’une petite remarque qui te fit arquer un sourcil. Il te traitait d’alcoolique là ? Tu ne savais pas bien comme l’interpréter alors dans le doute, tu ne dis-rien, posant simplement une main sur ce dernier pour qu’il ne s’agite pas avant de lui montrer ce que t’avais trouvé : « Regarde, ces cons ont laissé la carte-grise dans la boite à gants ! » souris-tu. T’étais peut-être pas la plus au courant des magouilles mais tu savais qu’avec la carte-grise en main, il y avait moyen de tirer quelque chose de la voiture. Reposant cette dernière là où tu l’avais trouvée, tu te reconcentrais sur la route, te contentant de l’observer du coin de l’œil.
Crash était concentré mais la route n’était pas longue, bientôt il tourna pour s’arrêter devant un cimetière. Putain. Il t’avait emmenée dans un foutu cimetière ? Il était sérieux là ? D’abord Caïn qui te prédisait ta perte puis Isaac qui te racontait sa passion pour les lieux abandonnés et maintenant Crash qui t’emmenait carrément voir les morts ? C’était quoi leur problème ? T’humectant les lèvres, tu tentais de chasser ta moue de ton visage alors qu’il te provoquait. « Tss » sifflais-tu en l’imitant, sortant de la voiture non sans prendre avec toi un éclat de verre. C’était un réflexe maintenant, de garder à portée de main un argument pour ponctuer tes refus. Discrètement, tu le glissais dans ta poche arrière avant de le rejoindre. « Alors, c’est quoi ton plan diabolique ? Chasser l’fantôme où m’tuer dans un coin sombre ? Que je me prépare psychologiquement. » fis-tu en l’observant, un sourire ironique au coin de l’œil, il te cherchait ? Tu savais provoquer aussi.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Ven 19 Oct - 21:17


J’sais pas, c’est le genre de la maison ? Ricanement nerveux et regard fuyant. Je voudrais lui dire que non, lui assurer que y a rien à craindre, mais je ne suis pas certain de pouvoir paraître crédible. Et je voudrais éviter de la faire fuir maintenant que j'ai réussi à capter son attention. Alors je ne réponds rien, me contente de faire mine de prendre ça à la légère, comme si on était tout simplement en train de déconner. Mais mes intentions sont loin d'être louables, je le sais. J'ai beau tenter de me mentir, ça ne marche pas vraiment. J'suis trop lucide sur mes pulsions pour me berner de cette façon. Mais May, elle, ne sait rien. Je peux raconter un peu ce que je veux, elle n'a pas d'autre choix que de me laisser le bénéfice du doute. Une chance pour moi. — J’ai peur de rien, qu’est-ce que tu racontes ! J'esquisse un sourire discret. Ça marche à tous les coups cette technique. Je lève les mains devant moi en gage d'innocence, comme pour lui témoigner que je ne remets pas ça en question. Elle grimpe dans la voiture et j'ai cette sensation dérangeante de voir le piège se refermer autour d'elle. Mon visage se tend et je souffle discrètement, contrarié par mes propres pensées. Tiraillé entre l'obscurité de mes pulsions et mon envie sincère de nouer un lien avec elle. Lutte permanente, trop souvent remportée par ce qu'il y a de pire en moi. Pour ne pas dire à chaque fois. Mais ce soir, un maigre espoir se profile. Comme une faible lueur dans le noir le plus total. Ma blessure qui semble canaliser les monstres. On s'élance enfin, je ne perds pas plus de temps. Comme si chaque minute comptait. Compte à rebours avant la catastrophe. Il faut que je rentabilise au maximum le temps qui m'est donné ce soir. — Je te monterai alors parce qu’en hiver, c’est pas pratique ta méthode à toi. Je hausse les épaules et tourne brièvement la tête vers elle, avant de me remettre à regarder la route. — Frileuse ? Que je taquine, un brin railleur. On a toujours eu tendance à utiliser la méthode bourrin avec Knox. Faut dire qu'on reproduit ce qu'on nous a appris. Et notre père n'était pas du genre à prendre le temps de voler une voiture correctement. Probablement parce qu'il était toujours trop bourré. Et aussi parce que ça l'amusait pas mal je pense de péter des vitres. Mon cœur se serre un peu en pensant à lui. On a fuit si vite après sa mort qu'on n'a pas vraiment eu le temps de faire notre deuil. On a tout enchainé, on s'est occupé l'esprit pour ne plus y penser. Mais ça me submerge parfois. Quand je suis avec Knox je sais qu'il y pense aussi, parce que souvent plus aucun de nous deux ne parle. Comme un silence religieux, en sa mémoire. Recueillement tacite. Mais là, ce n'est pas le moment. J'inspire un grand coup et fronce les sourcils, cherchant à me sortir ça de la tête et me concentrer sur autre chose. Sur elle notamment. Mes yeux qui glissent sur ses jambes discrètement, le pouls qui s'emballe aussitôt. Ma main droite lâche le volant pour venir se poser sur ma blessure et appuyer pour raviver la douleur. Décharge électrique, les pulsions partent en fumée et le calme revient. Et je me dis que j'ai peut-être trouvé la solution à mon problème. Bien que la solution soit un peu bancale, un peu risquée. S'il faut que je me troue la peau à vie pour pouvoir éviter le carnage, ça risque d'être compliqué à force. Même si Knox serait probablement ravit de pouvoir s'infliger la même chose en retour. Je m'arrête un instant, le temps pour moi d'aller acheter un pack de bière et ça me permet de penser à autre chose. Quand je reviens et que je lui donne, elle ne dit rien. Un bref instant de malaise s'installe. J'ai merdé ? Je pourrais m'excuser, demander, mais en vérité je m'en fous pas mal. Au pire si elle ne boit pas les bières je les rapportai à Knox. Ça ne sera jamais perdu. On reprend la route dans le silence, je n'ai jamais été doué pour faire la conversation. Pas franchement habitué non plus aux têtes à têtes tranquilles avec une fille. Elle se met à fouiller dans la boîte à gant et je n'y prête pas vraiment attention, jusqu'à ce qu'elle me signale la bêtise du propriétaire de la caisse. — Regarde, ces cons ont laissé la carte-grise dans la boite à gants ! Je tends la main sans quitter la route des yeux et attrape le-dit objet pour le ramener devant moi, je l'observe par intervalle, mon regard allant et venant entre la route et la carte-grise, inspectant le papier. Je finis par lâcher un petit rire moqueur et lui redonne l'objet tout en secouant la tête. — Faut vr'ment être con pour laisser ça ici. Mais je ne sais pas vraiment ce que je vais en faire. Avec Knox on a jamais été trop du genre à tremper dans ce genre de trafic. Ça ne nous a jamais intéressé. Mais peut-être qu'on pourrait la refourguer à Daire contre quelques billets, elle saura quoi en faire elle. Et nous ça nous fera un peu de thunes, on n'crache jamais dessus.

   On arrive finalement à bon port et je la provoque un peu avant de sortir de la voiture, vu que ça a l'air de plutôt bien marcher sur elle comme tactique. Et ça ne rate pas. Elle finit par sortir de la voiture et me rejoint. Je lui prends le pack des bières des mains, par réflexe. — Alors, c’est quoi ton plan diabolique ? Chasser l’fantôme où m’tuer dans un coin sombre ? Que je me prépare psychologiquement. Je sors une cigarette de mon paquet en haussant vaguement les épaules, toujours cet air distant plaqué sur le visage. Comme si j'étais un peu au-dessus de tout. Loin de tout. Je cale la clope entre mes lèvres et attrape mon briquet à deux mains pour venir l'allumer, en plaçant une autour de la flamme pour la protéger de la petite brise nocturne. Je range le briquet, tire sur la cigarette et viens finalement la caler entre mon pouce et mon index le temps de recracher la fumée et de répondre. — Si j'avais voulu t'buter, j't'aurais pas acheté d'la bière. Je marque une pause, songeur. — Quoi que. Ça aurait pu me servir à la rendre plus docile effectivement et plus facile à descendre ensuite. Je fais la moue avant de lui faire un signe de la tête pour l'inciter à se mettre en marche. Je m'élance également. — Parait qu'c'est l'cimetière l'plus hanté d'la ville. J'me suis dit qu'ce s'rait marrant. Et puis je ne sais pas faire les rencards classiques. Ça m'emmerde profondément. Bien que je ne sois pas certain qu'elle ait compris qu'il s'agissait de ça. Je l'observe du coin de l’œil, me demandant ce qu'elle croit qui est en train de se passer. On arrive devant la grille et je lui fais signe de passer en première. Je l'aide à se hisser pour l'escalader et je sens une certaine tension me raidir. Je serre les dents, exaspéré. Bien heureusement, quand j'escalade à mon tour, ma blessure se réveille et mes pensées se recentrent sur des choses plus correctes. J'atterris à côté d'elle et sors mon téléphone pour enclencher le mode lampe de poche, car on ne voit absolument rien. — Faut qu'on trouve "Le Silence", c'la statue au milieu j'sais pas où. J'ai un truc à faire. Sourire mesquin qui se glisse sur mes lippes avant de disparaitre. On commence notre traversée parmi les tombes, l'ambiance est lourde, un peu glauque. Je dois bien avouer que l'endroit est chargé d'électricité. La tension est palpable, bien qu'elle me laisse assez indifférent. Je décide d'en profiter un peu. Je m'arrête subitement et agite mon téléphone pour éclairer autour de nous. — T'as entendu ? Et je profite qu'elle ne me regarde pas pour couper volontairement la lumière de mon téléphone, tout en faisant semblant de n'y être pour rien. — Merde ! On dirait qu'mon téléphone c'est éteint ? J'avais la blinde d'batterie pourtant. Je fais mine de taper dessus, comme si ça allait changer quoi que ce soit. On se retrouve alors dans un noir quasi complet, seules les lumières lointaines de la ville nous permettent de se distinguer dans l'obscurité. Je me fais silencieux et me glisse dans son dos, lui laissant croire que je ne suis plus là pendant quelques secondes avant de finalement me jeter sur elle en poussant un cri, mes doigts qui viennent attraper ses hanches dans un mouvement brusque pour lui faire peur. Y a des classiques qui continuent de nous amuser malgré le temps qui passe.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Dim 21 Oct - 10:26

C’était la première fois que tu te retrouvais seule avec Crash et tu te rendais compte que finalement, tu ne savais absolument rien de lui. A vrai dire, tu n’avais jamais vraiment cherché à le connaître ou le comprendre, trop occupée à tourner autour de son frère et à quémander son attention. Tu ne te l’expliquais pas vraiment, bien sûr tu avais déjà capté une fois où l’autre son regard sur toi, long et pesant, ça ne t’avait pas spécialement donné envie de l’approcher. Tu aimais pourtant attiser l’envie, les regards sur toi étaient comme des compliments mais Crash ? Tu ne te l’expliquais pas vraiment mais tu lui avais toujours trouvé quelque chose de dérangeant, comme un chien silencieux attendant juste le bon moment pour attaquer. Il te mettait mal à l’aise et pourtant, il avait suffi de deux trois mots et d’un pauvre sourire pour que tu montes en voiture. Peut-être qu’il y avait un truc qui ne tournait pas rond chez toi en fait. C’était pourtant dans ta nature, de croire que les gens pouvaient changer, qu’ils pouvaient même être bons. Naïvement, tu pensais que tout pouvait toujours s’arranger, qu’il y avait moyen de tout pardonner, tout surmonter. Tu mettais clairement beaucoup trop d’espoir en l’humanité alors que toi-même, tu ne te sentais bien qu’au fin fond de l’enfer des bas-quartiers. Tu pourrais pourtant aller faire quelque chose de toi, te prendre en main, trouver un chouette travail et croiser de jolis garçons bien comme il faut. Au lieu de ça, tu montais à bord d’un type dont tu t’étais toujours méfiée, par intuition, instinct même. Certains diront que tu l’aurais bien cherché, s’il t’arrivait des bricoles.
Qu’importe, en montant à bord, tu avais signé sans lire les petites lignes et maintenant que tu y étais, tu ne pouvais que lui donner sa chance, essayant d’engager la conversation avec lui. Et s’il y avait bien une chose qu’ils avaient en commun, c’était bien leur manque de loquacité. Tu ne te formalisais pas de si peu, tu étais habituée aux longs silences même si tu préférais ne pas les laisser s’éterniser. Tu en profitais néanmoins pour l’observer du coin de l’œil. La ressemblance était troublante, si tu ne l’avais pas su, tu aurais juré qu’il s’agissait de Knox mais ce dernier n’avait aucun intérêt à te mentir, pas vrai ? Alors tu ne pouvais que le croire sur parole et esquisser un sourire face à ses expressions, discrètes mais belle et bien présentes. Un petit sourire par ci, un coup d’œil par là. Une chose de certaine, que ce soit pour l’un comme pour l’autre, tu étais incapable de déterminer ce qu’ils avaient dans le crâne alors peut-être inconsciemment, tu cherchais des réponses, des réactions qui t’en apprendraient davantage sur lui, quitte à le provoquer un peu. « Seulement la nuit les soirs d’hiver » fis-tu d’un haussement d’épaule entendu, t’habiller chaudement était pourtant une option qui règlerait ton problème mais t’étais ce genre de personne qui tirait l’été aussi longtemps qu’il le faudrait, captant le moindre rayon de soleil. Ton teint halé, surprenant pour une irlandaise pure souche, en témoignait.
Quelque chose changea soudain et toujours aux aguets du coin de l’œil, tu le fis froncer des sourcils, ses dents peut-être se serrer sous la peau tendue de ses joues, à quoi pensait-il ? Il n’avait quasiment rien dit de la soirée, il devait forcément y avoir quelque chose qui trahissait un peu de vie dans sa tête, non ? Et dans ton observation, tu ne manquais pas de surprendre son regard sur tes jambes et dans la foulée, venir se plaquer la main sur le blanc. Ce fut à ton tour de froncer des sourcils, non pas pour l’œillade mais pour l’expression douloureuse qui traversa son visage. « ça va Crash ? » demandais-tu en tournant cette fois le visage vers lui, une lueur inquiète dans le regard. Il était blessé ? Tu t’en mordis la lèvre avant de sourire doucement. « C’est drôle, moi aussi j’suis blessée là, un peu plus haut. Une côte cassée et toi ? » encore un moyen d’essayer de lui tirer quelques mots même si tu étais réellement curieuse de savoir ce qui avait pu lui arriver même si tu commençais à connaître leur duo de comiques, s’ils ne rentraient pas blessés…ben ils ne rentraient pas tout court.
Le laissant faire sa course, tu ne bougeais pas de ta place avant qu’il ne soit revenu et si sa petite réflexion t’avait laissée dubitative, bien vite tu trouvais un nouveau moyen de t’occuper, fouillant les affaires présentes en voiture. Lui tendant la carte grise, tu songeais déjà aux sous qu’il y avait moyen de se faire ainsi, certaines casses se souciaient peu de l’état d’une bagnole, du moment que la carte grise était avec…Daire ou Cal sauraient quoi en faire eux. « Ton jour de chance » soufflais-tu sans préciser ta pensée, après tout il l’avait volée, elle lui appartenait donc. T’étais plutôt minable en négociations, tu laissais ça aux grandes personnes, les responsables.

Ce n’est qu’une fois arrivés à bon port que tu sortis, regardant autour de toi d’un air peu inspiré. Isaac serait ravi d’être là, avec vous en cet instant, caméra à la main. C’était son truc à lui ça, pas le tien, mais t’étais beaucoup trop mignonne pour casser les plans de Crash même si entre nous, ça ressemblait vaguement à un plan foireux où il lui serait facile de cacher ton corps à la fin. Tu ne manquais d’ailleurs pas de lui faire remarquer, le sourire au coin des lèvres mais là encore, tu ne récoltais qu’un vague haussement d’épaule. Bon ben si ta présence le gonflait à ce point, pourquoi s’être donné la peine de te chercher ? Personne ne l’avait obligé à te prendre après le boulot hein ! Ta moue se fit plus renfrognée, déterminée à fermer la bouche cette fois. Enfin, ça ne dura pas longtemps, voilà qu’il reprit en t’expliquant que le cimetière était hanté. Hein hein c’est ça. Les histoires de fantômes ne te faisaient pas peur. Rire non plus. « Ah d’accord » soufflais-tu à cours d’idée pour sembler enthousiaste avant de lui emboiter le pas avant de t’arrêter au pied de la grille, échanger un regard avec lui avant de l’escalader comme il se devait, aidée par l’anglais.
Atterrissant souplement de l’autre côté, tu te mis de côté pour dégager la place attendant la suite des évènements. « Un truc à faire ? J’espère que t’as pas l’intention d’profaner une tombe hein ! » prévins-tu un doigt levé, l’air faussement sévère même si en réalité, tu étais vraiment sérieux. On laisse les morts en paix ! Sans inciter, tu te mis en route, docilement, tout juste guidée par la lueur de son portable. Tu n’étais pas de nature craintive mais…ouaip, il régnait une étrange ambiance entre les tombes. T’étais bien contente de ne pas y être toute seule. La lueur du portable se mit à bouger dans tous les sens et tu te retournais vers lui « T’arrêtes un peu tes conneries oui ? » prévins-tu avec un sourire un peu moins assuré que tu ne l’aurais voulu sans être sérieuse pour autant. « En plus y’a pas un chat, fais pas genre ! » continuais-tu, non mais oh il allait quand même pas commencer à déconner là hein ? Il te prenait pour qui en plus ? T’étais pas une poule mouillée ! Enfin, t’espérais quand même avoir raison. Et s’il y avait vraiment eu un bruit ? L’enfoiré n’était vraiment pas là pour te rassurer parce que voilà que la lumière s’éteignit. Non mais il était sérieux ? Te retrouver soudain dans le noir te fit frissonner bien malgré toi. Ce n’était pas tant que tu craignais la nuit mais passer de la lumière à l’obscurité la plus totale, ça avait de quoi faire dresser les cheveux à n’importe qui, pas que toi hein ! « Crash ? Qu’est-ce que tu… » commençais-tu alors qu’il se fit silencieux et surtout, immobile quelque part dans le noir sans que tu ne puisses le distinguer. Puis sans crier gare, le grand enfant te sauta littéralement dessus d’un cri et surtout, les mains sur tes hanches. Tu ne pus t’empêcher d’avoir un petit cri de surprise avant de rire en te tournant vers lui pour lui taper un coup dans la poitrine, rien de méchant et encore moins pour lui faire mal, juste une punition bien méritée ! « J’ai pas eu peur ! Tu m’as chatouillé ! » argumentais-tu, le sourire mutin aux lèvres.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Jeu 1 Nov - 17:36


Ça va Crash ? Sa voix me tire de mes pensées, je retire ma main de ma blessure pour la remettre sur le volant l'air de rien. Je m'apprête à lui répondre que oui, tout va bien, parce que je ne vois pas trop l'intérêt de m'étaler sur ma blessure mais elle me devance. — C’est drôle, moi aussi j’suis blessée là, un peu plus haut. Une côte cassée et toi ? Je tourne brièvement la tête vers elle pour regarder l'endroit qu'elle m'indique. Mais je ne m'attarde pas et recommence à regarder la route assez rapidement, la moue un peu perplexe. — Comment t'fait ça ? Que je l'interroge, sincèrement curieux. Se péter une côte, c'est plutôt sérieux. Et si elle n'est pas totalement guérie ce n'est peut-être pas l'idée du siècle que de l'emmener dans mon escapade nocturne. Mais elle n'a pas l'air de souffrir plus que ça. — Moi, coup d'couteau. Je ne m'attarde pas à lui raconter toute l'histoire. Non pas que je veuille lui cacher quoi que ce soit, je n'ai jamais eu aucun problème à raconter aux autres tous les trucs délirants qu'on pouvaient faire avec Knox. Leurs incompréhensions me laissent de marbre, j'ai l'habitude que personne ne comprenne notre relation. Et je m'en fous, tant qu'on se comprend entre nous c'est le plus important. Non, si je ne dis rien de plus, c'est seulement parce que je ne vois pas l'intérêt. Que je ne me doute pas que ça puisse l'intéresser. Et aussi parce que je ne suis pas du genre grand bavard. C'est Knox qui parle le plus. Notre père disait souvent qu'il parlait pour deux, l'image n'aurait pas pu être plus juste. Et ça m'a toujours arrangé. Beaucoup moins sociable que lui, faire la conversation n'est pas un art que je maitrise particulièrement bien. Ça me fait souvent passer pour un mec froid, ou inintéressant, j'ai appris à faire avec, à accepter le fait que les gens me perçoivent comme ça.

Ton jour de chance. Qu'elle me dit et je me contente de sourire brièvement, restant assez indifférent à tout ça. Clairement c'est une chance, on manque pas mal d'argent ces derniers temps. Mais fidèle à moi-même, mon visage reste d'une neutralité désespérante. Toutes mes émotions que je tente de faire disparaitre en permanence, même les plus anodines. Juste par crainte de voir les plus terribles ressurgir à n'importe quel moment.

Une fois arrivés à bon port, une certaine appréhension vint me nouer l'estomac. Et ça ne s'arrange pas alors que je la vois visiblement assez peu emballée à l'idée d'être là, avec moi. — Ah d’accord. C'est tout ce que je récolte lorsque je lui annonce que le cimetière est hanté. Je pensais pourtant que c'était le genre de choses qui amusaient les gens. Ou qui, en tout cas, suscitaient quelque chose. Mais là May semble quelque peu blasée. Assez peu intéressée. La nervosité me gagne alors que je me dis déjà que j'ai tout fait de travers. Qu'elle doit être en train d'entamer son pire rencard et qu'elle doit regretter d'être montée avec moi. Je voudrais trouver quelque chose de sympa à dire, pour lui redonner le sourire. Mais spontanément, rien ne me vient. Alors un bref flottement, je me mets en route vers la grille et l'incite à faire de même. Je l'aide à passer par-dessus et la rejoint très vite avant de lui annoncer que j'ai une petite chose à faire sur un des monuments au centre du cimetière. — Un truc à faire ? J’espère que t’as pas l’intention d’profaner une tombe hein ! Je me marre un peu et hausse les épaules, comme pour entretenir le mystère. Puis je hausse un sourcil, l'interrogeant du regard pendant qu'on se met en route à travers les tombes. — Pourquoi ? T'peur qu'ça énerve les morts ? Que je la raille, continuant à jouer sur le fait que le cimetière est hanté et qu'il peut potentiellement nous arriver des bricoles. Concrètement je n'y crois pas un seul instant, mais ça m'amuse assez de laisser planer le doute. C'est pour ça qu'assez rapidement je fais trembler la lumière de mon téléphone tout en faisant croire que j'ai entendu un truc. Et si elle tente de garder la tête froide et me somme d'arrêter mes conneries, sa voix semble un poil moins assurée que l'instant d'avant. Alors je continue et pousse la chose jusqu'au bout, "disparaissant" dans le noir autour d'elle avant de finalement venir plonger sur elle en la saisissant au passage. Je la sens sursauter entre mes doigts et elle échappe un petit cri de surprise. Je me marre, moqueur, pas peu fier d'avoir réussi à arracher une petite réaction de peur. Je retire mes mains et elle en profite pour se retourner et venir me refiler une petite tape au niveau du torse en riant un peu. —  J’ai pas eu peur ! Tu m’as chatouillé ! Je recule d'un pas tout en ricanant, suspicieux. — T'as pourtant bien crié pour quelqu'un qu'a pas eu peur. Que je la taquine pour contredire ce qu'elle avance. Je finis par rallumer la lumière de mon téléphone et ramène ma cigarette à ma bouche, recommençant à tirer dessus. Instinctivement, ma main vient attraper son poignet sans brusquerie et je l'entraine avec moi. — Allez viens, faut qu'trouve l'monument. Mais très vite, le contact devient insupportable. Ça m'électrise la paume de main et je sens que ça remonte le long de mon bras, que ça se propage de partout. Tension sous-jacente que je tente d'apprivoiser mais sans succès. Et quand je sens que ma poigne se durcit et que l'excitation commence à remuer dans mon ventre, je la relâche subitement et accélère un peu pour mettre plus de distance entre nous. De ma main libre, je viens appuyer sur ma plaie, jusqu'à ce que ça me fasse si mal que je finisse même par échapper un très bref gémissement. Et à nouveau la douleur étouffe l'envie. Le calme revient progressivement et je me détends à nouveau. Au même moment, on arrive face à la grande statue qui trône au milieu du cimetière. Une sorte d'ange courbé, probablement là pour veiller sur les morts, une connerie comme ça. Je souris, satisfait et je me retourne vers May. Je lui tends mon téléphone. — Tiens moi ça. Que j'ordonne, lui fourrant mon téléphone entre les mains. Et je m'approche de la statue. Une fois planté devant et sans la moindre hésitation je défais ma braguette et baisse un peu mon caleçon pour venir pisser sur le socle, dos à May. Confédérés de merde. C'est sûr que ça amusera Knox quand il saura ça. Une fois mon affaire terminée, je referme mon pantalon, termine ma clope et la jette par terre, l'écrasant rapidement avec mon pied dans l'herbe. Puis je rejoins May tout en terminant de bien remonter mon jean. Je récupère mon téléphone et lui propose. — Si t'as envie d'pisser, c'l'moment. Je ricane un peu, me doutant assez qu'elle ne jouera pas le jeu. Je sors une autre cigarette de mon paquet et tout en prenant un air détaché je l'allume et ajoute. — J'suis sûr qu't'oserais pas grimper sur l'statue pour aller faire un bisou sur l'joue d'l'ange. Petite provocation que je lâche l'air de rien. Je range mon briquet, cale ma clope entre mon index et mon majeur et laisse retomber ma main le long de mes cuisses tout en soufflant la fumée. — C'dommage, ça f'rait une chouette photo. Je hausse les épaules, recommence à fumer. — Mais bon, j'comprends, t'as peur des fantômes, tout ça, tout ça. Que je dis tout en remuant ma main dans le vide, un discret sourire moqueur au coin des lèvres, espérant que cette énième provocation fonctionnera elle aussi, comme toutes celles d'avant. La simple idée de la voir escalader la statue un peu tant bien que mal me ravie.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Sam 3 Nov - 1:34

Tu étais habituée aux blessures de guerre à force de vivre avec les Kids et puis du peu que tu connaissais des jumeaux, tu avais fini par comprendre que ce ne serait ni la première, ni la dernière pour eux. C’était néanmoins la première qui semblait vraiment émouvoir l’un d’eux. Que ce soit Knox ou Crash, aucun ne laissait jamais rien filtrer, ni émotion ni faiblesse. Ils étaient comme une forteresse, solides comme la pierre et tu les admirais pour cette force de caractère. Tu n’en étais donc que plus inquiète et il n’y avait cette fois rien de feint dans ta réaction. Tu ne pus néanmoins t’empêcher de bavarder, de peur que le silence ne revienne vous engloutir, encore. Et cette fois, tu parvins à capter son attention alors que tu lui désignais d’un doigt ta côte. Dernier souvenir de votre altercation avec Seven. Il y en avait bien un autre encore, indélébile sur ta peau, mais de celui-ci tu ne dirais rien. « Coup de couteau…ah ouais, tu m’étonnes que t’ais mal… » soufflais-tu, compatissante. Tu ne t’étais jamais faite poignarder, tu n’avais pas la moindre idée du genre de douleur que ça pouvait être et tu n’avais pas hâte de le découvrir. Dire que tu avais failli planter son propre frère. Si Crash savait ça, il t’aurait tuée ! A moins qu’il ne le savait déjà, tu ne savais pas trop ce qu’ils se racontaient avant de se souhaiter bonne nuit. Heureusement que Knox s’était raisonné au dernier moment, aussi salaud qu’il puisse être envers toi, tu n’avais pas envie de lui faire mal. Même s’il adorait ça, de toute évidence ! « Moi c’est Seven qui m’a cognée. Il a pas de race ce mec ! » grondais-tu en te détournant pour regarder par la fenêtre. Tu ne te sentais pas particulièrement gênée de raconter ce grand moment, plutôt de l’amertume. Tout ça parce que tu l’avais refoulé ! Si t’avais su, t’aurais mieux fait de serrer les dents et attendre qu’il ait fini son affaire. Quoique non, à la réflexion tu ne regrettais même pas, plutôt encore subir sa rage que d’avoir gravé dans ta rétine sa tête de cafard qui s’acharnait sur toi. Hors de question que ce soit lui qui reste dans tes souvenirs. Plutôt crever vierge tiens ! Puis à ce rythme-là, tu n’aurais pas trop longtemps à attendre.
Tu ne perdis pas davantage ton temps à penser ou parler de lui, sautant davantage sur l’occasion de fouiller la voiture et tu fis bien, à la vue de la carte grise entre tes mains. Crash ne semblait pas vraiment partager ta satisfaction mais s’il n’en voulait pas, toi tu saurais bien comment l’en débarrasser.
Vous auriez tout le temps d’en discuter plus tard décidais-tu toute seule. Pour l’heure, tu avais surtout hâte de découvrir les plans de Crash pour la soirée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tu ne t’attendais pas trop à aller visiter un cimetière, aussi hanté soit-il. Tu n’avais jamais particulièrement adoré ça, les enterrements tout ça, ce n’était pas ton truc. Tu t’accrochais beaucoup trop à la vie pour éprouver le moindre attrait pour ces lieux sinistres. Pour faire bonne figure, tu étais pourtant prête à la suivre mais feindre l’enthousiasme, ça devenait compliqué surtout devant le peu d’intérêt qu’il te portait. A vrai dire, tu commençais à te demander s’il ne regrettait pas de t’avoir cherchée ! Il était tellement avare de paroles et c’était à peine s’il te calculait ! Alors pourquoi s’être donné la peine de passer te prendre si tu le gonflais tant que ça ? Toutes ces pensées négatives ne t’aidaient pas à garder le sourire mais quand il se décida à t’expliquer son idée, tu reportais ton attention sur lui. Tu parvins finalement à lui arracher un petit rire qui te fit prendre une moue faussement vexée. « Non mais quand ils viendront te botter le cul faudra pas venir te plaindre chez moi ! » grondais-tu d’un sourire de coin, jouant avec les mots. En réalité, tu n’y croyais pas un seul instant mais tu aimais bien l’image des petits fantômes lui jouant des sales tours. Peut-être que ce serait drôle tout compte fait !
Ce qui n’était pas drôle du tout en revanche, c’était Crash qui se jouait de toi à disparaître dans le noir. T’étais pas con pourtant, tu savais bien qu’il ne se volatiliserait pas juste comme ça et si tu sentis venir l’entourloupe, tu ne pus néanmoins retenir ton petit cri qui n’avait pas grand-chose de celui d’une guerrière. Et bien sûr, il se foutait de ta gueule. « Ha Ha j’suis super chatouilleuse, va pas te faire des films ! » soutins-tu avec l’aplomb des menteurs, le sourire au bord des lèvres. D’accord, Crash t’avait bien eu mais à la réflexion, tu voulais bien passer pour l’idiote s’il voulait bien se dérider un peu. Tu n’étais pas dure en affaire et le suivant sagement, le bord des lèvres relevé, tenue par ses doigts autour de ton poignet, tu décidais que tu l’aimais bien comme ça, un peu gamin. Tu ne l’avais pas imaginé ainsi, lui qui te semblait si dur à cerner si…fermé ? Ben tu le redécouvrais lentement sous un regard nouveau et ce n’était pas pour te déplaire.
Ce n’est qu’une fois le contact rompu que tu te rendis réellement compte de sa main autour de ton poignet. C’était con mais tu n’y avais même pas vraiment pris garde et maintenant, tu étais incapable de dire si sa peau était chaude. La tienne l’était toujours, pas pour rien que tu aimais laisser tes jambes nues. Le hâle bronzé de ta peau en témoignait. La question resta pourtant sans réponse alors que Crash revint vers toi, te fourrant le portable dans les mains. « J’suis supposée faire quoi avec ? » Rien en fait. Crash avait simplement besoin de ses deux mains pour pisser… « Oh mais t’es sérieux ? Y’as quoi que tu comprends pas dans « pas profaner les tombes ? » » t’exclamais-tu à la fois choquée et amusée, comprenant enfin ce qu’il était réellement en train de faire. « Non mais tout ça pour ça en plus ! » te moquais-tu en levant les yeux au ciel. Puis comme tu avais son portable entre les mains, tu ne te gênais pas pour immortaliser le moment, tant qu’à faire. Au moins, il pourra faire le malin devant les autres. A sa suggestion, tu dessinais un fin sourire ironique sur ton visage, les yeux plissés, bien campée devant lui. « Merci de la suggestion mais ça ira » non pas que tu n’en étais pas capable, tu n’étais pas la plus pudique des gonzesses de cette ville mais tu n’allais pas le faire juste pour lui donner tort quand même ! Ceci dit, tu aimais bien la petite lueur joueuse qui dansait timidement dans son regard. « Comment ça t’es sur que j’ose pas ? » repris-tu en remontant les sourcils d’un air choqué, jetant un coup d’œil sur la dit statue. Plutôt haute mais sculptée de manière à offrir de nombreux points d’appuis. Ce serait pas compliqué, tu n’étais pas mauvaise en gymnastique à l’époque, plutôt agile même. Grimper ne serait pas difficile.
T’humectant les lèvres, tu laissais un sourire joueur illuminer ton visage, en écho au sien. « Tu m’connais pas toi ! » ou peut-être que si justement, tu étais prévisible. Avant de tourner les talons, tu lui chipais sa cigarette, la coinçant entre tes lèvres avant d’aller lui prouver qu’il avait tort, attrapant le bras de l’ange pour te hisser au-dessus du socle et entreprendre l’escalade, t’arrêtant à mi-chemin pour cendrer la clope dans le vide. « Tu te laisses dépouiller aussi facilement ? Sans rien dire ? » provoquais-tu d’un sourire, tirant une nouvelle fois dessus avant de monter un peu plus haut, les lèvres refermées autour de la cigarette pour garder les mains libres. Tu ne t’arrêtais qu’une fois parvenue au niveau de l’épaule de l’ange, relevant le nez vers lui, un large sourire aux lèvres. « Hey Crash ? Le sol c’est de la lave ! » Il voulait retourner en enfance ? ça tombait bien, tu peinais à en sortir ! Et tu ris d’avance à l’imaginer essayer d’éviter la lave imaginaire.
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Sam 3 Nov - 21:19


   — Coup de couteau…ah ouais, tu m’étonnes que t’ais mal… Je ne dis rien, mal à l'aise. Si elle savait. Sûrement que je la dégouterais et qu'elle m'obligerait à arrêter la voiture pour descendre avant de m'interdire de l'approcher à nouveau un jour. Une alternative déplaisante bien que justifiée. Et je savais que ça finirait par arriver un jour ou l'autre. Que je le veuille ou non. Je ne serai pas toujours blessé, on ne sera pas toujours entouré d'une foule. Et je redoute cet instant. Celui ou je pourrai voir dans ses yeux encore et toujours la même chose : le dégoût, la crainte. Mes mains qui n'inspirent que ça lorsqu'elles deviennent trop pressantes. Bon à rien, si ce n'est à creuser un fossé de solitude autour de moi. Y aura pas de fin heureuse pour moi, je l'ai compris y a longtemps. Mais je n'arrive toujours pas à m'y faire. — Moi c’est Seven qui m’a cognée. Il a pas de race ce mec ! Je ne réagis pas vraiment dans un premier temps, encore un peu perdu dans mes pensées. Mais lentement, ses mots firent leur chemin et je revins à moi, stupéfait. Je cligne des yeux et ma tête va et vient entre elle et la route. — 'tend, quoi ? Seven ? Je peine à croire ce que j'entends. Mes sourcils se froncent sous l'effet de l'incompréhension et mes mains se crispent un peu plus autour du volant alors qu'un sentiment de contrariété se diffuse sous ma peau. — Pourquoi ? Je ne comprends pas, la sensation qu'un truc m'échappe. Je sais que Seven n'est pas un tendre, suffit de le voir jouer les fauves avec Knox pour le comprendre. Mais j'étais quand même loin de l'imaginer péter les côtes des filles. Je peine à deviner ce que May aurait pu faire pour mériter un tel traitement. Ma mâchoire se serre tandis que je respire un peu plus bruyamment, agacé. Tout ça ne me regarde pas, c'est clair. Mais May est une fille cool et j'apprécie moyennement le fait qu'on lui tape dessus. C'est sacrément ironique comme situation, j'en ai conscience.

   On arrive enfin au cimetière et l'ambiance change du tout au tout pendant un instant. La tension est palpable et me fout mal à l'aise malgré mes tentatives d'engager un dialogue. Mais notre conversation est maladroite et le détachement qu'affiche May ne m'aide en rien à m'ouvrir à elle. Un peu perdu par cette situation assez inhabituelle pour moi je tente malgré tout de ne pas perdre patience. Je m'agace assez vite et si j'en venais à me braquer, la soirée serait foutue. Et c'est bien la dernière chose que je veux pour l'instant. — Non mais quand ils viendront te botter le cul faudra pas venir te plaindre chez moi ! Je ricane tout en haussant les épaules, pas franchement convaincu par cette menace. J'ai toujours eu un mal fou à comprendre les personnes qui croient en ce genre de conneries. Sans parler des charlatan qui prétendent communiquer avec l'au-delà ou pouvoir exorciser une maison. Ça a quelque chose d’écœurant cette manie de l'être humain à vouloir se jouer des faiblesses des gens pour se faire de l'argent. Mais peut-être qu'au fond, c'est aussi un peu ce qu'on fait avec les Londoniennes.

   L'ambiance se déride enfin lorsque je m'amuse à lui faire peur. Elle retrouve son sourire et semble plus encline à partager ce moment avec moi. Je me détends progressivement et retrouve un peu plus d'assurance alors que je me mets à la railler pour l'emmerder. — Ha Ha j’suis super chatouilleuse, va pas te faire des films !Mmh. Que je marmonne tout bas, lèvres closes et petit sourire en coin, gentiment moqueur. Je l'entraine finalement avec moi avant de très vite la relâcher, remédiant rapidement à l'excitation montante. Et putain ce que j'aimerais avoir un bouton off en permanence comme ça. Pouvoir faire redescendre la pression dès que ça devient trop limite et ce à ma guise. Mais bientôt la plaie se refermera et je me retrouverai à nouveau dans le même état. Pas certain que May apprécie de repasser encore une soirée avec moi la prochaine fois. Je m'arrête quand on arrive là où je voulais aller et lui donne le portable qu'elle attrape sans rechigner, mais ne comprenant pas bien ce qui est en train de se passer. — J’suis supposée faire quoi avec ? Mon sourire s'élargit, dévoilant légèrement mes dents, brin de malice dans le fond des yeux alors que je m'éloigne d'elle pour aller faire mon affaire sans la moindre pudeur. On est pas trop du genre gênés dans la famille. — Oh mais t’es sérieux ? Y’as quoi que tu comprends pas dans « pas profaner les tombes ? » Je lève la tête vers le sommet de la statue avant de la tourner vers elle, l'air très sérieux. — Ben, techniqu'ment c'pas une tombe. Que je précise, jouant au petit malin. C'est probablement bien pire qu'une tombe puisque c'est un peu l’emblème du cimetière. Mais c'est là tout l'intérêt de la chose. Pisser sur la statue, c'est comme pisser en un seul coup sur toutes les tombes à la fois. Le gain de temps est considérable. Tout est question de stratégie. Une fois terminé je reviens vers elle, essuyant brièvement mes mains sur l'arrière de mon pantalon et je récupère le portable tout en lui suggérant de m'imiter. Sans grande surprise, elle refuse. Je fais mine d'être déçu sans pour autant être surpris, l'air de dire : je le savais. Mais refusant de la laisser s'en tirer aussi facilement je décide de la provoquer un peu plus clairement, la défiant de grimper sur la statue, tout en prétendant savoir qu'elle n'osera pas. Je détecte rapidement son air indigné, comme si je venais de l'insulter elle et toute sa famille sur dix générations. Je fais mine de regarder un truc sur mon téléphone portable tout en me mordant la lèvre inférieure pour m'empêcher de trop rire. — Comment ça t’es sur que j’ose pas ? Je hausse les épaules et marmonne, l'air un peu désintéressé. — J'sais pas, t'pas l'air bien téméraire quoi. J'en remets une couche, visant droit au cœur de son égo. Et la suite est terriblement prévisible. Je la vois qui se prépare à affronter ce que j'avance, refusant de perdre la face, prête à tout pour me donner tort. Et ça m'amuse. — Tu m’connais pas toi ! Qu'elle proteste vivement avant de venir arracher ma cigarette pour me la voler, se tirant avec. Je me redresse et écarte les bras. — Hey ! Je me mets à rire, faussement scandalisé par son acte de vandalisme. Sale gosse. Je m'approche un peu tout en l'observant, mettant finalement en route la caméra de mon téléphone pour la filmer, gardant le flash allumé pour pouvoir y voir quelque chose. Elle se hisse à mi-hauteur avant de finalement prendre une pause, tapotant la (ma) cigarette pour faire tomber le tabac consommé. — Tu te laisses dépouiller aussi facilement ? Sans rien dire ? Je hausse un sourcil, la mine surprise. Je baisse un peu le téléphone et mon regard croise le sien tandis que je penche légèrement la tête sur le côté. — T'cherches la merde toi. Que je grogne un peu, rentrant dans son jeu, tout en gardant malgré tout le sourire. Elle se remet à grimper et je reprends la vidéo, me demandant si elle va finir par tomber ou non. Elle a l'air plutôt agile pour quelqu'un qui a une côte de cassée. Mais très vite elle s'interrompt à nouveau. — Hey Crash ? Le sol c’est de la lave !... mais ! Mes bras retombent le long de mon corps alors que j'entrouvre la bouche, ne m'étant pas attendu à ce revirement de situation. Mais il ne me faut pas longtemps avant de réagir. J'enfourne le téléphone dans la poche de mon jean sans prendre la peine d'arrêter la vidéo et je me jette sur le socle, m'attaquant à la statue par le côté opposé à May. L'absurdité de la situation me plait. Deux "gosses" qui ne se connaissent pas vraiment en train de jouer à the floor is lava en pleine nuit, dans un cimetière. J'imagine que c'est le genre de soirée qu'on ne peut pas proposer à n'importe quelle fille. Assez rapidement je la rattrape, habitué à crapahuter un peu partout depuis toujours. Pour fuir la police, il faut parfois se faufiler ou grimper dans des endroits assez inattendus. Je me déplace sur le côté afin de la rejoindre. — C'a moi ça. Que je dis en désignant la cigarette. Je viens attraper son poignet et me penche en avant, approchant ma bouche de sa main pour venir tirer quelques lattes entre ses doigts. Je la libère et recrache la fumée, la tête levée vers le ciel. Je finis par rebaisser les yeux sur elle quelques secondes, petit sourire calme qui déride un peu mon visage. Mais très vite je détourne mon attention pour venir observer la statue, je viens tapoter la pierre froide de ma main libre. — Finalement, j'crois qu'les morts vont v'nir t'botter l'cul aussi. Que je la charrie. Mon regard glisse jusqu'au sien. — S'ils débarquent j'te préviens, j'te livre et j'me casse. Je retire ma main de la pierre et viens la brandir devant moi, l'air de dire : chacun pour soi. Puis, je redeviens sérieux. Mes yeux qui se baissent un peu alors que je fais mine de regarder mes pieds pour trouver un meilleur appui. La vérité c'est surtout que je la fuis un peu alors qu'une question me taraude. Reprenant un air détaché et quelque peu froid pour mieux cacher mon trouble, je finis par demander sans prévenir. — Au fait. T'as un mec ? C'est vrai que ça sort un peu de nulle part. Mais faut que je sache, Knox n'a pas été foutu de me donner cette information. Faut dire que c'est le genre de détail qui lui importe peu. Et si elle a quelqu'un, j'aimerais autant le savoir tout de suite. Avant que ça n'aille plus loin et que la désillusion fasse mal. Et je n'ai jamais aimé perdre mon temps non plus.  
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MessageSujet: Re: On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh   Lun 5 Nov - 22:43

Tu ne comprenais pas trop cette obstination qu’avaient les frères Love de finir en sang à chacune de leurs soirées. Des deux, Knox était évidemment le pire mais visiblement, Crash n’était pas en reste et tu ne pus t’empêcher de couler un regard sur lui, te mordillant l’intérieur de la lèvre. Tu n’oserais jamais l’exprimer à voix haute mais tu craignais toujours qu’ils ailles un jour trop loin, qu’il leur arrive quelque chose de grave. Un coup de couteau, voilà un très bon exemple ce qui pouvait arriver. C’était du moins ce que tu t’imaginais, loin de te douter que cette blessure-là n’avait rien d’accidentelle. Tu avais beau avoir remarqué que leurs tatouages étaient identiques, tu ne pensais pas s’ils allaient jusqu’à s’infliger les mêmes blessures, ton imagination n’avait pas cette fertilité. Hormis ce regard inquiet, tu te gardais pourtant du moindre commentaire à propos de ce mode de vie. Tu serais bien hypocrite de le faire toi qui couvrait du regard le plus enragé des deux. Au lieu de quoi, tu expliquais à ton tour l’origine de ta fracture, sur un ton égal, sans vraiment entrer dans les détails non plus. Tu ne pensais pas vraiment obtenir de réaction alors à sa question, tu te contentais de confirmer d’un « Hum-hum » laconique. Tu ne remarquais pas la soudaine tension le long de ses bras, blanchissant les articulations de ses doigts sur le volant. « Parce qu’il a pas eu ce qu’il voulait, qu’est-ce que tu crois… » expliquais-tu d’un haussement d’épaule avant de te laisser retomber dans ton siège, ne précisant pas qu’à la base, c’était quand même toi qui l’avait cherché, rien ne serait arrivé si vous aviez sagement continué à vous insulter sans jamais laisser l’histoire devenir plus…perso. Tournant finalement à nouveau le visage vers lui, tu pris une inspiration. « Le truc avec Seven c’est qu’il fait parti des Yobbos et moi j’suis une Kids. Y’a une guerre entre nous qui nous dépasse mais par principe, on s’déteste. » tu marquais une pause avant de reporter ton attention sur le paysage qui défilait. « C’est dommage, je le trouvais cool, avant » ajoutais-tu sans réellement t’adresser à Crash. Ça ne te dérangeait pas de lui raconter tout ça, Crash était la personne parfaite pour ça, il se fichait bien de vos histoires et il semblait le genre à garder ces petites confidences pour lui.
Parvenus à bon port, la cession des petits secrets pris fin et le malaise revint entre vous. C’était obligé, vous n’étiez pas plus doué l’un que l’autre pour briser la glace mais si tu n’avais pas envie de le blesser, tu devais admettre que tu trouvais son idée nulle. Un cimetière quoi. Tu ignorais à cet instant que tu ne tarderais pas à revoir ton jugement à ce sujet.
De bonne composition, tu le suivis dons sans faire d’histoires, traversant la clôture avant de t’aventurer entre les tombes, tout juste éclairée par la lumière du portable de l’Anglais. T’aurais du te douter que l’histoire sentait mauvais, surtout quand il commença à déconner, te faisant une blague vielle comme le monde. Simple et efficace. Ton petit cri de surprise devait sans doute en valoir la peine vu le petit sourire moqueur qui ne quittait plus ses lèvres désormais. Tu avais beau te justifier, il ne te croyait pas et il ne faisait même pas semblant d’essayer ! Enfoiré ! Tu lui jetais un regard qui se voulais noir mais l’effet aurait sans doute été plus convainquant si ton sourire ne vint pas ruiner l’effet. Dommage, encore un qui ne te prendrait pas au sérieux.
Dans le fond, c’était sans doute mieux ainsi et puis sa petite blague avait permis de briser la glace entre vous. Face à ses longs silence, tu n’avais pas été franchement à l’aise, obligée de réfléchir à deux fois avant de dire une connerie mais maintenant qu’il t’avait prouvé qu’il n’était pas aussi sérieux qu’il n’y paraissait, tu pouvais te détendre à ton tour et tu sortis peu à peu de ta réserve. Récupérant son portable, tu l’activais instinctivement pour jeter un coup d’oeil sur son fond d’écran avant de relever les yeux sur lui et découvrir son joli sourire. Le genre de sourire fier de sa connerie. Le genre de sourire auquel tu résistais mal surtout, pas vrai ? « Merci Capt’ain Obvious » ris-tu doucement avant de jeter un coup d’oeil sur la photo qui s’affichait quelques secondes sur son écran avant que ce dernier ne se verrouille à nouveau. « Elle t’a fait quoi de mal d’ailleurs pour que tu lui pisses dessus ? » Questionnais-tu, un sourcil arqué, curieuse de découvrir ses motivations, si toutefois il y en avait, lui rendant son portable non sans décliner sa proposition.
Mais Crash n’en avait pas fini avec toi, à peine une première provocation essuyée, il revint à la charge avec ce sourire qui ne le quittait plus. Tant mieux. Tu l’aimais bien, quand il souriait. Un peu moins quand il te provoquait, appuyant exactement là où il fallait pour que tu fasses n’importe quelle connerie juste pour lui prouver qu’il avait tort. Tu le savais en plus, qu’il le faisait exprès mais toi, t’étais joueuse  comme fille, beaucoup trop en vérité. Lui annonçant qu’il ne te connaissait pas, tu fis exactement ce qu’il attendait de toi mais avant ça, tu poussais le vice jusqu’à lui voler sa cigarette. Il n’avait qu’à t’en offrir une, à présence celle-ci serait tienne. Tu laissais un petit rire jaillir de ta gorge à son grognement. « Tu crois que tu m’fais peur ? » Ricanais-tu par dessus ton épaule avant d’entreprendre l’ascension de la statue, cigarette coincée entre les lèvres, regard déterminé alors que tu cherchais les meilleurs points d’appui tout en évitant ceux où il avait pissé dessus, hein. Tu ne t’arrêtais à la moitié que pour le provoquer à ton tour. Un petit jeu connu de tous mais qui faisait toujours son petit effet. « Vite ! » Ris-tu en continuant l’ascension plus vite pour arriver en haut la première. Compétition puérile entre grands enfants. Il ne le savait pas encore mais tu avais l’esprit de compétition et tu ne comptais pas le laisser gagner. Le truc c’est qu’il était rapide Crash, tu ne pensais pas qu’il irait aussi vite, un vrai singe ! Tu sifflais pour marquer ton respect, amusée par son geste pour tirer sur ta clope. La sienne. « T’es sur ? On dirait pas pourtant, vu d’ici » Tu le narguais en portant à nouveau cette dernière à tes lèvres, sans le lâcher du regard, une lueur de défi dans ce dernier. Soufflant la fumée de côté, tu le surveillais du coin de l’oeil. C’était rien mais tu aimais bien le voir ainsi, souriant, calme. C’était un peu déroutant aussi de voir ce visage si fermé habituellement se transformer à ce point. Il était beau comme ça Crash et c’était un peu perturbant de le remarquer seulement maintenant. Sa remarque eut pourtant de quoi te ramener les pieds sur Terre, arquant les sourcils d’un air choqué. « Ah bon t’es comme ça toi ! » T’exclamais-tu avant de lever la main devant son nez. « T’inquiète pas, s’ils viennent je te protègerai. » déclarais-tu d’un ton solennel. C’est vrai qu’avec son gabarit, il avait carrément besoin d’une nenette comme toi pour assurer ses arrières. Heureusement que t’étais là hein ! Toujours prête à retrousser les manches pour les causes qui te tenaient à coeur.
Quand il reprit la parole après un petit blanc, tu relevais d’un coup le nez vers lui, surprise par la question. Tu ne t’y attendais pas vraiment, surtout pas comme ça, de but en blanc. Te détournant un instant pour tirer une dernière latte sur la cigarette, tu tentais de refouler le petit sourire qui vint trahir tes émotions. Ce genre de petit sourire incontrôlé qui ruinait tous les efforts pour feindre le détachement. Raté, essaie encore. « Non, j'ai que des emmerdes » finis-tu par répondre en pinçant les lèvres avant de relever les yeux sur lui. C’était con mais ça te faisait plaisir, qu’il te demande les choses comme ça, qu’il s’intéresse à ce genre de détails au lieu de te considérer à sa disposition comme si c’était parfaitement normal. Combien de fois avais-tu déjà été traitée de pute, de salope ou pire encore ? Tu ne les comptais plus et même si tu n’y réagissais pas, tu ne pouvais rester sourde à cette sale image qu’on t’avait collé à la peau. « J’suis pas une fille bien » justifiais-tu avec moins d’assurance, d’un souffler presque inaudible, mise en garde qui te fit mal au coeur mais que tu trouvais nécessaire. Il était vraiment cool Crash, toi par contre…T’étais instable au possible, pire qu’une abeille butinant à droite et à gauche au gré de tes envies, survolant de l’un à l’autre sans jamais te poser nulle part.
Relevant finalement les yeux vers lui, un sourire au bord des lèvres, tu le cherchais à nouveau. « Et toi, t’en as combien des copines ? » il n’y avait aucune trace d’accusation ou de jugement dans le ton de ta voix mais tu n’étais pas aveugle, tu avais bien vu qu’il ne restait jamais seul bien longtemps. Tu commençais à comprendre pourquoi. Et d’un sourire entendu, tu lui tendis sa cigarette. « J’suis beaucoup trop sympa, je te laisse la dernière »
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On pourrait presque croire qu'ils sont de Maysh

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