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 werewolf. (crashen)

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MessageSujet: werewolf. (crashen)   Lun 13 Aoû - 2:07


   Je jette un dernier regard à Seven qui m'encourage d'un geste de la main à y aller. Il ne comprend pas, il ne comprend rien. Je lui ai répété au moins mille fois de pas m'inciter à faire ça, je lui ai dit que ce n'était pas bien. Mais il n'a fait que rire sans saisir le fond de mes paroles. Insouciant de ma véritable nature. Il ne sait pas à cet instant qu'il vient de jeter le loup sur la brebis, qu'il a probablement condamné cette pauvre fille à une fin de soirée tragique. Je déglutis, le regard qui va et vient entre Seven et la fille plus loin. Il s'impatiente et je lui fais signe de se calmer avant de pivoter totalement, abdiquant - sans surprise. J'inspire profondément lorsque je m'approche de la cible. Nos regards se captent et elle me sourit, sans savoir ce qui l'attend. Sans savoir qu'elle accueille son bourreau. Je lui souris en retour, les pulsions qui chassent progressivement la culpabilité. Je lui tends un verre qu'elle attrape sans rechigner, me remerciant au passage. Elle arrête de danser et se penche à mon oreille. — T'es l'organisateur, non ? Je hoche la tête de bas en haut. — L'un des deux, ouais. Je m'approche encore, nos corps qui se frôlent et je deviens vite à l'étroit dans mon jean sombre. — Knox. Elle ne se fait pas prier et se met à bouger contre moi au rythme de la musique déchainée. — Ali. Elle ne sait pas, l'innocente, qu'elle signe sa fin en faisant ça. Les plombs qui sautent dans la tête, l'envie qui devient bestial, mon souffle qui s'accélère et mon sang qui se met à bouillir sous ma peau. Je garde la bouche fermée, tente de me concentrer au maximum pour ne pas perdre mon sang froid tout de suite. Je l'inciter à terminer rapidement son verre, puis je lui retire le gobelet des mains et le balance au hasard dans la foule sans m'en soucier avant de venir capturer ses hanches et de la plaquer contre moi. Elle joue le jeu, se dandine, ses mains qui vont et viennent sur mon torse et derrière ma nuque. Je m'enflamme, déraille, le peu de self-control qui me restait s'effrite rapidement pour laisser place à la bête. Affamée. Je me mets à tirer un peu sur ses vêtements, les doigts qui se crispent dessus alors que je me retiens tant bien que mal pour ne pas la coucher ici, sur le sol. Mes lèvres viennent capturer les siennes sans lui laisser la moindre issue. Je sens qu'elle commence par résister un peu, avant de finalement abandonner, me rendant le baiser. Je profite pour la faire bouger, attrape fermement son poignet droit et je me détache brusquement d'elle, sans un mot, avant de l'entrainer à ma suite. On quitte la salle principale pour aller se perdre dans les petits couloirs désaffectés - qui servent généralement d'urinoirs pour ceux qui ne veulent pas aller dehors. Ça pue, c'est crade et on y voit pas grand chose mais je m'en fous complètement. Je suis focalisé sur son odeur à elle, sur ce qu'elle à m'offrir, le reste n'existe déjà plus. Je la plaque violemment contre un mur, elle étouffe un petit gémissement de douleur et commence à se plaindre alors que je reviens à la charge. — Attend. Knox, attend, je - j'ai pas envie, pas ici. Mais c'est déjà trop tard. Mon corps fait pression sur le sien alors qu'elle tente de me dégager, de me repousser. Et ça m'énerve encore plus. Je lui retire son débardeur de force alors qu'elle commence à crier plus fort pour m'ordonner d'arrêter. Ma main vient finalement se plaquer sur sa bouche pour la faire taire, ses cris me déconcentrent. L'autre main glisse dans son pantalon et aussitôt je la sens qui se contracte et qui tente de serrer ses jambes pour me barrer le passage. Ses ongles s'enfoncent dans mon bras droit et sur ma joue gauche alors qu'elle continue d'essayer de me pousser. Je n'y fais toujours pas attention, complètement focalisé sur mes sensations. Envie irrépressible que je ne peux pas faire taire. Mes lèvres se perdent dans sa nuque alors que je commence à me frotter contre sa cuisse, je ne sens même pas ses larmes rouler sur ma main. Et je n'entends pas que quelqu'un arrive, je n'entends pas que quelqu'un me hèle. Je ne réagis que lorsque je sens une main m'agripper et me tirer un peu. Je dégage ma tête du cou d'Ali, hors de moi. Et sans me retourner vraiment, sans prêter attention à l'intrus, je retire ma main du pantalon et le repousse sèchement en arrière tout en beuglant. — Barre toi, 'suis occupé p'tain ! Et à nouveau je me focalise à 100% sur la fille, commençant à tirer sur son soutien-gorge pour le lui enlever alors qu'elle continue de se débattre, lançant des œillades suppliantes à la personne dans mon dos - mais ça non plus je ne le remarque pas. Perdu dans ma transe dégueulasse.  
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Sam 18 Aoû - 11:40

« Bon, t'arrêtes d'faire ta mijaurée là ? » Il lève les yeux au ciel alors que Crash continue d'essayer de se défiler, comme chaque fois. C'est ridicule. Paraît qu'il aime le sexe violent, soit. C'est pas le seul et ça n'a jamais tué personne – Seven comprend pas pourquoi il en fait tout un plat, à freiner des quatre fers dès qu'il s'agit d'approcher une fille pour ça. Alors il le pousse. Avec les mots d'abord, puis plus littéralement, sa main qui donne une petite impulsion dans son dos et qui finit de le faire céder à la pression. Il le regarde hésiter une dernière fois, écartant les bras en faisant les gros yeux quand leurs regards se croisent, pour lui faire signe d'arrêter son cinéma une bonne fois pour toutes.

Il a gagné. Crash y va.

Il se désintéresse rapidement en les voyant se rapprocher. Ses prunelles se mettent à scanner la foule et s'accrochent à une fille au hasard, le poussant à partir en chasse à son tour. Pas un mot quand il vient se caler derrière elle, ses mains qui s'accrochent à ses hanches alors qu'elle tourne la tête une seconde. Elle sourit, Seven aussi, elle continue à se déhancher contre lui. Ils sont pas franchement en rythme avec la musique mais il en a rien à foutre, focalisé sur la sensation de son corps contre le sien et l'air qui devient irrespirable. Les basses résonnent si fort qu'elles font vibrer sa cage thoracique ; il arrive plus à faire la différence entre les battements de la musique et ceux de son myocarde. La fille se tourne pour lui faire face et il glisse ses mains au creux d'ses reins, l'observant mettre quelque chose dans sa bouche. Quand ils s'embrassent, il sent le cachet glisser de sa langue à la sienne et il avale sans même demander ce que c'est. Il s'en fout.

Il sait pas combien de temps ils restent comme ça, collés-serrés à se dévorer la gueule, la musique qui semble frapper de plus en plus fort dans sa boîte crânienne. Ça prend tellement de place qu'il fait plus vraiment attention à elle, trop concentré sur les sensations qui se décuplent, le regain d'énergie qui s'écoule dans ses veines comme de l'acide. Il a chaud, besoin de bouger, gueuler, se déchaîner. Il a même plus envie de la baiser – elle a perdu tout son intérêt en une seconde. Sa bouche se détache de la sienne mais elle en profite pour nicher sa tête dans son cou, picorant sa peau alors qu'il pousse sur ses hanches doucement. « Arrête. » La voix avalée par le boum-boum infernal des enceintes, sa protestation est inaudible. Elle continue et il perd patience, ses mains qui s'abattent contre son plexus pour la repousser fermement. « Lâche-moi p'tain, faut qu'j'aille pisser. » Elle le regarde d'un air un peu paumé et c'est que maintenant qu'il remarque qu'elle a l'air bien attaquée. De toute façon elle l'oublie vite, se rabattant sur une autre fille qui danse à côté alors qu'il la contourne, fendant la foule en sens inverse. Il pense prendre la direction de la sortie mais il se retrouve dans les petits couloirs sombres, et il hausse simplement les épaules. Pissant contre le mur, il finit par tourner la tête quand il entend du bruit sur sa gauche. Un couple en train de se chauffer. Ça le fait ricaner bêtement, jusqu'à ce qu'il reconnaisse la silhouette de Crash. Son visage se fend d'un large sourire et il termine son affaire avant de pivoter vers eux. « Heeey, champion ! » Pas de réaction de la part de Crash – sûrement qu'il entend même pas, le cerveau désactivé. Seven se marre. Et puis il entend les plaintes étouffées, voit le bras de la fille se tendre vers lui pour attirer son attention. Sur le coup, il rit de plus belle, répondant par un coucou de la main. Mais il comprend vite que quelque chose cloche. Si elle lui fait signe, c'est pas parce qu'elle est assez défoncée pour dire bonjour alors qu'elle est à deux doigts de baiser. C'est parce qu'elle veut pas baiser, justement.

Il reste figé, planté comme un con à fixer la scène alors que ses neurones s'enrayent, pas foutus d'assimiler ce qui est en train de se passer. Elle lui demande son aide et il a juste envie de tourner les talons, faire celui qui n'a rien vu et ne jamais en reparler à qui que ce soit. Même pas à Crash.

Pourtant, il y arrive pas. Ses pieds veulent pas bouger et il reste spectateur pendant de longues secondes supplémentaires, la fille qui s'agite un peu plus sous les griffes de son bourreau. Il arrive pas à se tirer, mais il a pas envie de se rapprocher. « Crash ? » Pas de réponse. « Mec. » Toujours rien. Il a le pas raide quand il finit par enfin se décider à y aller. Une fois arrivé à leur hauteur, il agrippe le t-shirt de Crash en essayant de tirer un peu, prudemment. « Tu fous quoi ? » Il est pris par surprise quand il se fait repousser brutalement, avec assez de hargne pour le faire reculer d'un pas. « Barre toi, 'suis occupé p'tain ! » Il a envie d'le faire, mais ses yeux croisent ceux de la fille et il a l'impression d'entendre ses suppliques dans sa tête – c'est insupportable. Il veut pas jouer le bon samaritain mais il est pas foutu de s'en aller et ça commence sérieusement à lui mettre les nerfs à vif. Peut-être que c'est aussi à cause de la pilule non-identifiée, la lave qui coule dans ses veines et le rend trop agité. Sûrement que l'agressivité de Crash n'arrange rien non plus. Cocktail explosif. « Eh, redescends. » Il revient à la charge mais cette fois il s'y prend à deux mains, empoignant ses épaules pour le tirer en arrière, assez violemment pour le décoller de sa victime et le faire trébucher. Sa posture se fait agressive alors qu'il plante ses yeux dans les siens, prêt à en rajouter une couche s'il le faut. « C'quoi ton problème ? » Il a aucune envie de faire face à la détresse de la fille alors il se focalise sur lui seulement, sur la brutalité qui suinte par tous ses pores et qui sonne trop familier. Ça au moins, il sait gérer.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Lun 20 Aoû - 11:25


   J'entends qu'il me parle, mais je n'entends pas ce qu'il dit. Je n'arrive pas à me concentrer là-dessus, toute mon attention est focalisée sur la fille qui se tortille entre mes doigts. Pour moi c'est comme s'il n'était pas vraiment là. Juste un fond sonore qui s'ajoute aux baffles qui font trembler les murs. Même quand il m'agrippe une première fois je ne réalise pas. J'le repousse sans m'en rendre compte, comme si mon cerveau se dissociait en deux, ou qu'il sous-traitait. Mon souffle rauque qui continue de se perdre dans la nuque de la fille, mon corps qui presse le sien, mouvements de bassin de plus en plus impatients. Mais je n'ai pas le temps d'aller plus loin que ça. Je me fais attraper fermement et tirer en arrière, mon corps qui se détache de celui de la fille et c'est comme un déchirement douloureux. La frustration m'étouffe et me crispe, les muscles tellement tendus que j'en gémis - ça fait trop mal. Je manque de me casser la gueule et me rattrape de justesse. Mes yeux qui cherchent d'où provient le désagrément et je tombe nez à nez avec Seven. Putain, c'est une blague ? Il me toise, l'air désapprobateur ou quelque chose comme ça. Il s'prend pour qui putain ? C'est lui qui m'a jeté sur elle, c'est lui qui a libéré le monstre. Je l'avais prévenu, je lui avais dit. Il n'a pas voulu écouter, tant pis, il n'a plus le droit de faire marche arrière maintenant. J'suis lancé, c'est trop tard. — C'quoi ton problème ? Ses mots raisonnent dans mon esprit, comme des milliers de lames de rasoirs. Je sais que j'ai un problème, mais à cet instant, alors que je suis dans cette transe obsessionnelle j'suis pas capable de m'en préoccuper plus que ça. — Mêle toi d'tes affaires p'tin. Mon regard qui dévie du sien un instant alors que je vois la fille qui commence à s'éloigner tout en se rhabillant tant bien que mal. Non. Non, non, non. Elle peut pas partir, elle peut pas s'échapper. J'ai besoin d'elle, viscéralement. Seven me barre la route et je n'ai aucune hésitation quand je lui fonce dessus et que je lui attrape le col avant de l'envoyer valser sur le côté. — BARRE TOI ! Que je hurle au passage, sans plus le regarder. Les rétines fixées sur le dos de la fille, y a plus que ça qui compte. Seven ne peut pas me priver de ça, j'le laisserais pas faire. Je ne suis peut-être pas Knox, mais je suis dans un état second et je me sens capable de soulever des montagnes et de buter tout ceux qui voudront me foutre une muselière. J'ai les sens en alerte, tout va trop vite sous mon épiderme. Ça me donne la sensation d'être complètement défoncé, comme quand Knox sniffe un peu trop de merdes. Tout semble se déformer et se tordre autour de moi, comme un univers parallèle dans lequel je serais tombé - dans lequel j'aurais sombré. Je me précipite à la suite de la fille, elle hurle et se met à courir en le réalisant mais je vais plus vite qu'elle et je la rattrape sans mal. Je l'envoie au sol, elle s'écroule par terre en poussant un cri de douleur tandis que sa peau dénudée s'écorche sur le béton dégueulasse. Et je me jette sur elle, la coince entre mes cuisses et déjà, je me sens bien. Elle crie, elle proteste, elle se défend, elle appelle à l'aide mais moi, j'entends pas. Je n'entends que les pulsations de mon palpitant qui bat trop vite, l'impression que je vais frôler la crise cardiaque. Ça me fait mal tellement il cogne, j'ai cette drôle de sensation, comme s'il allait subitement faire un trou dans ma poitrine et passer à travers pour venir s'échouer par terre. Mes doigts tremblants d'adrénaline se glissent jusqu'à ses sous-vêtements et je me mets à tirer dessus pour déchirer sa culotte. Et je bouillonne de l'intérieur, volcan en irruption. Putain, je voudrais que les gens sachent à quel point c'est violent, à quel point c'est une souffrance. Comme si je partais en combustion spontanée. J'suis calme et d'un coup j'suis précipité dans le brasier des enfers. Et je veux en sortir. Victime prise au piège de ses propres démons, aux yeux des autres pourtant je suis le diable en personne. Ce qu'ils voient comme une agression pour moi ce n'est qu'une tentative d'évasion, pour faire cesser ce feu ardent qui me crame de l'intérieur. Je voudrais qu'ils ressentent ça eux aussi. Je voudrais lui dire, à cette fille, que c'est pas une victime - pas la mienne en tout cas. Que c'est une héroïne, d'une certaine façon. Mais je suis bloqué dans mon délire, incapable de parler. Je fais que respirer bruyamment, je fais que m'agiter, le regard fou et les sourcils froncés. Paré au carnage pour me libérer.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Dim 26 Aoû - 19:18

« Mêle toi d'tes affaires p'tin. » Il aimerait bien. C'est ce qu'il aurait sûrement fait s'il était pas resté planté là assez longtemps pour se faire envahir par la détresse de la fille, croiser son regard et avoir du plomb dans la poitrine. Il avait pas envie d'intervenir – ça l'emmerde d'être là, de se dresser face à Crash, de venir se foutre au milieu d'un truc qui le concerne pas. Mais peut-être que ça le concerne justement, peut-être qu'il est en plein dedans parce qu'il l'a poussé vers cette fille. Dans la pénombre il la voit même pas se tirer, et avec les basses qui résonnent de l'autre côté des murs il entend à peine ses pas qui s'éloignent à toute allure. C'est la réaction de Crash qui lui fait vraiment comprendre qu'elle se fait la malle. Ses mains sur son col, il est pris au dépourvu et se retrouve propulsé sur le côté avec une hargne qu'il lui connaissait pas. « BARRE TOI ! » Son équilibre disparaît aussi vite que la fille et il heurte le mur brutalement, son flanc et son crâne qui cognent contre le béton, la force de l'impact qui résonne dans tout son squelette. Il accuse le coup un instant, un marteau-piqueur dans la tête et un tourbillon dans le bide. Paumes appuyées sur la paroi, il se redresse tant bien que mal, un peu désorienté le temps de quelques secondes. Il comprend pas. Il a jamais vu Crash agir comme ça avec lui – au contraire, c'est celui qui n'réagit jamais à ses provocations et qui s'en fout même quand lui hausse le ton. C'est comme ça qu'ils ont trouvé leur équilibre. Alors ça n'a pas de sens à ses yeux, pendant une seconde il se demande si c'est Knox mais la fille est celle que Crash a abordée.

Y a tout qui se mélange et il sait pas, il sait plus, il a plus vraiment envie de savoir. La musique continue de résonner trop fort de l'autre côté et il est presque sûr que son myocarde s'est calé sur le rythme des basses ; ça expliquerait pourquoi il se sent au bord de l'infarctus. Un tambour dans la poitrine et un brasier dans les veines, l'excès de violence l'agite, l'éveille, lui donne un regain d'énergie accentué par la drogue.

Quand il entend hurler, il fonce tête baissée.

Il avance pas très droit et il trébuche au moment où il arrive à leur hauteur, se rattrapant au dos de Crash, Knox, il sait pas putain ils l'emmerdent avec leurs conneries. Il se remet droit rapidement, son pied qui vient s'abattre au niveau de ses reins avec force. À nouveau il l'agrippe, son bras qui vient s'enrouler autour de sa gorge et il tire, l'emmenant avec lui, libérant sa victime une fois de plus. Il essaie de se dire qu'il en a rien à foutre et qu'il fait tout ça juste pour le plaisir de la violence, mais la vérité c'est que ça s'mélange à une panique qui n'est pas la sienne. Les émotions de la fille emplissent l'air et c'est si viscéral qu'il le sent jusqu'au creux d'ses entrailles, ça se mélange à sa propre fournaise et à ça vient s'ajouter le chaos total qui émane de Love. C'est trop pour qu'il réussisse à tout gérer.

Sa prise autour de la gorge du jumeau se défait et il le lâche au sol, venant s'écraser sur lui, perché à califourchon sur sa carcasse. « TU VEUX COGNER ? ON VA COGNER ! » Il a beau beugler, il est même pas énervé. Juste agité par toute la tension et la violence qui règnent dans l'atmosphère – il perd le contrôle comme une bête excitée par un climat trop anarchique. Son poing vient s'abattre sur sa mâchoire, puis son nez, puis sa pommette. Il frappe parce que ça crame trop fort en lui, parce qu'il a besoin de libérer tout ce qu'il vient d'emmagasiner trop soudainement pour pouvoir se canaliser. « Allez p'tain, frappe-moi ! » La pluie de ses coups s'arrête et il le jauge, attendant une riposte, prêt à se laisser cueillir par autant de violence qu'il le faudra. Ce qu'il veut maintenant, c'est se battre comme il a l'habitude de le faire avec Knox sans raison – pas besoin de ça tant que les poings se lèvent. Tant pis si avec toute la confusion, il sait même plus qui est son adversaire.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Dim 9 Sep - 14:38


   Un poids s'écrase sur mon dos mais je ne réagis même pas, complètement obnubilé par le corps qui ondule entre mes jambes. Y a que ça qui m'intéresse, que ça qui m'excite. Pourtant, ma montée d'adrénaline est violemment interrompue par un coup brutal au niveau des reins. J'accuse mal le coup, le souffle coupé, les poumons comme mis sur pause pendant que la douleur vivace se diffuse rapidement dans tout mon abdomen. Mon attention est détournée, j'suis alors brouillé de mon objectif premier. Ma main gauche qui s'échoue au sol alors que je m'empêche de m'écrouler par terre, la bouche grand ouverte, à la recherche d'oxygène. Le bras de Seven se glisse autour de ma gorge et me serre fermement alors qu'il recule pour m'emmener avec lui. Mes yeux qui s'arrondissent de colère alors que je sens ma proie se libérer de mon poids et je la vois se redresser avant de filer, disparaitre dans la lumière et la métaphore me fout la gerbe. Le dégoût de moi-même qui vient s'ajouter au reste mais qui se fait vite engloutir par les pulsions dévastatrices. J'ai l'impression que mes veines ont éclaté sous l’afflux sanguin, hémorragie interne, je me noie dans l'épaisseur de mes envies dégueulasses. Et l'air peine toujours à revenir, il filtre par petite dose dans ma trachée qui s'est ouverte grand pour en avaler au maximum. La tête qui tourne, je me débats tant bien que mal, mes pieds qui frappent le sol alors que je tente de me remettre debout ; en vain. Mes mains sont venues s'agripper au bras de Seven et tire dessus pour tenter de me libérer. Mais il me tient trop fort et moi je suis trop désordonné pour me défendre. Il finit par me lâcher au sol et je m'écrase lourdement, la tête qui heurte le bitume, je serre les dents sous l'impact. Le choc qui raisonne longuement et me laisse docile, le temps que Seven me grimpe dessus et m'immobilise entre ses jambes. C'est son hurlement qui me fait revenir à moi, mais ça ne me calme pas pour autant. Au contraire. Animal agité pris au piège, je m'excite de plus en plus. La chaleur dans mon bas ventre est devenue volcan en irruption, j'peux plus faire marche arrière maintenant. Soit Seven me libère et me laisse embraser la première venue, la réduire en cendres jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Soit il va falloir qu'il me cogne jusqu'au KO. Mais la tempête ne se calmera pas. Y a rien à faire. Quand le monstre est lâché, le seul moyen de l'arrêter c'est d'le descendre. Peut-être que ce serait mieux. Une balle d'argent entre les deux yeux, on tue la bête qui gronde sous l'allure humaine. Et tant pis si l'homme y passe aussi, le sacrifice est nécessaire pour sauver les innombrables victimes. Et les coups se mettent à pleuvoir, mon visage qui éclate sous les poings de Seven. Une fois, deux fois, trois fois. Je gueule, j'enrage, mes mains qui agrippe son t-shirt et qui se mettent à tirer dessus alors que je m'embourbe dans une lutte intérieure. Une partie de moi voudrait rester immobile, le supplier de continuer, de m'achever pour ce soir, m'éviter un énième carnage. Mais l'autre, plus forte, cherche la révolte. Désir brûlant de se libérer de son emprise, de le faire plier, de l'abandonner là pour terminer ce que j'ai commencé ; pas foutue de vouloir changer d'objectif. Chasseur obstiné qui veut sa proie, coûte que coûte. Et quand il cesse enfin de taper, la lutte redouble. Respiration saccadée et bruyante, goût métallique qui tapisse déjà mes lèvres et mon palais. Je sens mon sang qui vient se fracasser sur chaque endroit où il a tapé, la sensation d'y sentir aussi mes palpitations. Rythme effréné, à tel point que je me demande si c'est normal. — Allez p'tain, frappe-moi ! La décision est étrangement rapide. Mes mains attrapent son col et le tire vers moi alors que je me redresse en même temps, venant éclater mon front contre l'arête de son nez. La partie de moi qui tentait encore d'être raisonnable explose en même temps, se dispersant dans l'atmosphère électrique, jusqu'à disparaitre complètement. Après ça, je le repousse violemment en arrière pour me défaire de son emprise et je me redresse rapidement, emporté par toute cette rage tourbillonnante. Et j'me sens comme un vent violent prêt à tout arracher sur son passage. — J't'avais dit d'n'pas pousser à y aller ! J'L'AVAIS DIT P'TAIN ! Je m'en prends à lui pour l'instant, les reproches que je me ferais à moi-même viendront plus tard. Quand la tornade sera passée, quand le calme sera revenu. Je serre les poings et fonce sur lui, lui décroche une droite alors qu'il se relève aussi. Encore une fois j'attrape son t-shirt, tire dessus pour l'obliger à se remettre debout et je le plaque contre un mur, comme si je cherchais à faire exploser son squelette. Le réduire en poussière pour qu'il ne puisse plus me barrer la route. — C'trop tard maint'nant, y m'en faut une. Plus l'temps pour r'gretter, alors si ça t'gêne tant, barre toi. Je le relâche et recule d'un pas, venant poser mes mains sur son torse pour le repousser encore contre le mur. — T'sais c'que ça fait ! Que je beugle en m'agitant dans tous les sens, en pleine transe. — T'sais comment on s'sent quand on a pas sa dose ! ALORS FAIT PAS CHIER P'TAIN ! J'en tremble de rage. C'est pas un putain de junkie qui va me faire la morale, qui va me dire ce qui est bien ou mal. Qu'il aille donc se défoncer comme une merde. A chacun sa came, à chacun son échappatoire. Dans tous les cas des gens en pâtissent, directement ou indirectement. Il vaut pas mieux que moi. Personne ici ne vaut mieux que moi putain. On est tous la merde de la société, celle qu'on cache dans des endroits comme celui-ci, parce qu'on est trop laids pour les gens biens.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Dim 16 Sep - 11:51

La violence pulse de ses veines jusqu'à ses tempes et prend toute la place. Il la sent remonter le long d'sa gorge pour l'empêcher de respirer, tout accélérer dans son organisme au point que son myocarde semble au bord de la rupture. L'impression d'être une grenade dégoupillée – prêt à exploser. Quand il est comme ça y a qu'une chose pour le canaliser et l'empêcher de foutre des morceaux partout : les coups. Ceux qu'il fait pleuvoir sur Love jusqu'à ne plus sentir ses phalanges, ceux qu'il réclame haut et fort. Ses pulsions violentes sont trop douloureuses et c'est comme si ça grouillait sous sa peau, ça gratte et ça brûle et ça tire, ça menace de déchirer sa chair pour sortir et tout détruire. Lui compris. Alors il a besoin que les coups lui soient rendus, qu'on lui donne quelque chose à quoi se raccrocher pour pas sombrer.

Il n'a pas besoin de le répéter deux fois. Tiré en avant brutalement, il récolte un coup de tête brutal. Assez pour que son nez craque et se mette à saigner comme il le fait toujours. Il se mord la langue au passage et le sang est partout – dans ses narines, sous sa langue, ça obstrue tous ses sens et le choc le désoriente. Il échoue lamentablement sur le sol quand il est repoussé, peinant à reprendre ses esprits. Sa cervelle est trop secouée par tout le chaos qui pèse dans l'atmosphère. « J't'avais dit d'n'pas pousser à y aller ! J'L'AVAIS DIT P'TAIN ! » Et sans même savoir pourquoi, il éclate de rire. Peut-être que c'est la rage de l'autre qui l'attise et le rend euphorique, peut-être que c'est à cause de la pilule qu'il a avalée un peu plus tôt. Peut-être qu'il se moque ou qu'il est juste content de n'plus subir les émotions de la pauvre fille, peut-être que ses neurones donnent les mauvais ordres ou qu'il aime trop se faire cogner. Peut-être que c'est juste un cocktail de tout ça. Il sait pas vraiment et il s'en fout ; il se marre. Tellement fort qu'il a un peu de mal à se relever, les épaules secouées par son rire incontrôlable, un bras enroulé autour de son ventre alors qu'il a du mal à se tenir droit. Ça ne s'arrange pas quand il reçoit une droite manifestement sortie de nulle part – il l'a pas vue venir. Son rire crève dans un hoquet de surprise et il part en arrière, sa carcasse qui menace dangereusement de s'écrouler. La main qui empoigne férocement son t-shirt l'en empêche. Il plaque les mains sur le visage de Crash – ou Knox, il est toujours dans la confusion la plus totale – et tente de le pousser mais il arrive à rien. Son corps heurte le mur si violemment qu'il lâche prise, ses bras qui s'agitent dans le vide en lui donnant des airs de pantin désarticulé. La douleur se diffuse partout, brutale, sournoise, et pourtant si réconfortante. Ça calme ses pulsions, il revient peu à peu sous contrôle. Tant pis s'il voit un peu flou et s'il a l'impression d'avoir de l'hémoglobine en guise de salive. « C'trop tard maint'nant, y m'en faut une. Plus l'temps pour r'gretter, alors si ça t'gêne tant, barre toi. » Il voudrait lui dire qu'il sonne comme un putain de psychopathe mais sa bouche est trop engourdie. Tout ce qu'il est capable de faire c'est rire, encore. Comme une hyène ou un maniaque, comme s'il n'y avait plus personne aux commandes.

Il sait même plus s'il se fout de sa gueule ou s'il est juste extatique.

Une fois libéré, son corps penche en avant. L'autre le remet à sa place d'un coup sec. « T'sais c'que ça fait ! T'sais comment on s'sent quand on a pas sa dose ! ALORS FAIS PAS CHIER P'TAIN ! » Il ne le regarde même pas, son crâne basculé en arrière contre le mur, ses yeux clos alors qu'il lâche un grand soupir d'aise – son hilarité se calme enfin. « Ta gueule mec. » Y a une seconde de flottement avant qu'il ne se décolle finalement du mur, titubant jusqu'à lui. Une main qui saisit son col fermement, l'autre qui tapote sa joue sèchement. « Écoute, Crash. Crash ? Ou Knox. Crash. Casse les couilles. » Il décide intérieurement que c'est Crash, parce qu'il se dit que Knox aurait continué de frapper, et que c'est bien Crash qui lui avait parlé de problèmes avec la gent féminine. Mais à force de les voir échanger leurs rôles, il sait bien que les conversations tenues avec l'un ou l'autre n'ont pas d'importance. Il s'demande s'ils prennent des notes pour se les passer et être au courant de tout. Au fond, il s'en fiche un peu. Alors il hausse les épaules, puis lève son genou pour heurter son entrejambe violemment. Sa main lâche son t-shirt et il se contente de le regarder se plier en deux. « Ça c'pour les coups, espèce de bâtard va. » Il tangue un peu, passant une main sous son nez pour tenter d'essuyer le sang qui a déjà séché. La douleur continue de résonner dans ses os, elle prend encore trop de place et l'empêche de dérailler à nouveau. C'est le meilleur des canalisateurs.

« Tu m'fais chier. T'as dit qu't'étais brutal avec tes meufs là, pas qu'tu les violais dans des couloirs qui puent la pisse. » Ses bras s'écartent sur les côtés de façon théâtrale, l'air de dire j'pouvais pas savoir. La vérité c'est qu'il se souvient même pas de ce que Crash a dit là-dessus, il sait juste qu'il avait pas toutes les informations à disposition. « C'ta faute ok ? T'avais qu'à m'expliquer correctement au lieu d'mytho, alors calme-toi p'tain. » Mais même s'il avait expliqué, il l'aurait pas poussé à rester raisonnable. Il sait pas faire et sa notion des limites est proche de zéro, le bien et le mal ça reste un peu trop flou pour qu'il juge à quel moment on bascule d'un côté ou de l'autre. Il s'trouve toujours des excuses. S'il est intervenu c'est pas pour jouer le justicier – c'est parce que la détresse de la fille était trop vive pour qu'il puisse l'ignorer, il a l'impression d'encore la sentir planquée quelque part au creux de son bide. S'il avait pas croisé ses yeux d'animal apeuré, p't'être qu'il aurait rien fait. P't'être qu'il aurait juste tourné les talons en prétendant n'avoir rien vu. Il préfère pas y penser. « T'es un grand malade, tu l'sais ça ? » Il lâche un rire dans un souffle, comme si c'était rien de grave finalement. « T'as qu'à acheter des trucs à mettre dans leurs verres, c'plus facile de défoncer une meuf défoncée. Pis comme ça elles se souviendront pas d'toi. » Il voit même pas l'atrocité de ses propres mots. À ses yeux c'est rien de grave – si elles s'en souviennent pas y a pas de mal, et tant qu'elles disent pas non c'est pas du viol, pas vrai ? Ou peut-être que Crash préfère les sentir se débattre entre ses doigts. Si c'est le cas il préfère pas savoir – sa conscience est foireuse mais elle est là quand même, un minimum. Y en a des restes qui se débattent au fond d'sa tête.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Ven 19 Oct - 21:15


   Le rire de Seven ne m'aide pas. Vraiment pas. Je voudrais que Knox soit là pour le faire taire. Faire disparaitre le moindre bruit, de façon définitive. Je voudrais qu'il m'apporte une fille, qu'il me dise que tout va bien, que ça va passer, ça va s'arranger. Que c'est juste un mauvais moment à passer. Parce que quand je suis en pleine crise, c'est tellement intense, tellement violent, que j'ai souvent l'impression que ça ne s'arrêtera jamais. Que l'enfer s'est déployé de partout dans mon corps et a fait partir en cendre tous mes reste d'humanité. J'ai vraiment peur qu'un jour je reste bloqué dans cet état. Et on fera quoi de moi après ? Je serais pas gérable. Pas vivable. Sûrement que je finirais en HP ou en prison. Ou peut-être que quelqu'un finirait par me buter. Des fois je me dis que ce serait la meilleure solution. Mais je n'ai jamais pu me résoudre à réellement l'envisager. Parce que je sais que Knox n'y survivrait pas et qu'il vivrait ça comme la pire de toutes les trahisons. Et j'le trahirai pas. Jamais. Je ne l'abandonnerai pas.

   Alors finalement je fais taire le rire de moi-même. Écho insupportable que mon point vient ponctuer. Le bruit de son hilarité de distille autour de nous mais ça ne m'aide finalement pas à retrouver un certain calme. Alors je hurle, je crie tout ce qui me passe par la tête, pour essayer d'extérioriser. D'exorciser le démon. Mais ça ne suffit toujours pas, au fond je le savais déjà. Y a rien à faire. Rien d'autre que me laisser commettre un énième crime. Un de plus qui pèsera sur ma conscience quand la crise sera passée. Un de plus qui viendra alimenter mes cauchemars. Les nuits qui deviennent de plus en plus difficiles au fil des années. J'ai de plus en plus souvent besoin de rejoindre Knox en pleine nuit et de dormir avec lui. Comme si ça divisait le poids en deux. Parfois j'ai même l'impression qu'il prend sur lui tout le poids qui pèse sur mes épaules. La différence c'est que lui ça ne l'a jamais empêché de dormir. Et souvent, je l'envie, tout en sachant que c'est terrible. Ma conscience qui tente de me rappeler que Knox en aurait bien besoin d'une justement. Mais je ne l'écoute pas. J'la met en sourdine dans un coin de ma tête. Knox est parfait, dans tout ce qu'il représente de pire.

   — Ta gueule mec. Je le fusille du regard, haletant, tandis que lui ne me regarde même pas. Les yeux fermés, la tête en arrière contre le mur. Il a juste l'air saoulé de tout ça. Et son attitude m'énerve encore plus. Pendant que lui semble las, moi je bouillonne. J'ai mal de partout, comme des milliers de seringues plantées de partout sous ma peau. J'peux pas rester en place, je ne peux pas me calmer. Ça ne se voit pas dans l'obscurité, mais mon visage a viré au rouge et quelques gouttes de sueur perlent sur mon front et mes tempes. Seven finit par se mouvoir et m'attrape le col. Je pose aussitôt mes mains sur son poignet, prêt à repartir en guerre si besoin. — Écoute, Crash. Crash ? Ou Knox. Crash. Casse les couilles. Je serre les dents, crispé. Je ne vois pas l'intérêt pour lui de savoir qui je suis. Les gens veulent toujours nous différencier absolument. Comme si au fond, ça changeait quoi que ce soit. Mais ça ne change rien. Rien du tout. Y a pas vraiment de Knox, y a pas vraiment de Crash. Mais j'ai fini par comprendre que c'était un concept qui échappait aux gens qui n'avaient pas de jumeaux. Certains couples parlent de fusion entre eux, ça m'a toujours fait doucement rire. Ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est une véritable fusion. Et clairement, ça n'intéresse pas non plus Seven à cet instant qui termine par m'envoyer son genoux dans les valseuses. J'étouffe un cri, le souffle coupé et me plie aussitôt en deux. Je pose un genoux à terre, puis l'autre, recroquevillé en avant, les mains sur mon pantalon et je gémis à mi-voix. — Ça c'pour les coups, espèce de bâtard va. J'trouve ça assez ironique venant de lui, mais je ne suis pas en état de le lui faire remarquer pour l'instant. Je tente de reprendre mon souffle tant bien que mal. La douleur me calme très légèrement, mais mon état était déjà si avancé que ça ne suffit malheureusement pas à me faire vraiment redescendre. Désirs et douleur se mélangent dans un cocktail étrange qui perturbent mes pensées. Je nage en pleine confusion pendant quelques instants, comme si j'étais un peu hors de mon corps. — Tu m'fais chier. T'as dit qu't'étais brutal avec tes meufs là, pas qu'tu les violais dans des couloirs qui puent la pisse. Il rejette la faute sur moi et ça me contrarie. Si j'avais été dans une phase calme, je lui aurais probablement donné raison. Ou j'aurais tout simplement esquivé la conversation après avoir haussé nonchalamment les épaules. Mais à cet instant, je suis tout sauf calme. Ses mots embrasent mes nerfs et ça empire au fur et à mesure que la douleur se diffuse et devient supportable. — C'ta faute ok ? T'avais qu'à m'expliquer correctement au lieu d'mytho, alors calme-toi p'tain. Je décolle une main de mon jean pour venir la poser par terre et m'aider à me redresser légèrement, le buste qui se tourne vers Seven, mes yeux qui le cherchent dans la pénombre. — C'pas vraiment l'genre d'truc qu'on raconte t'vois. Que je marmonne tout bas, agacé et ayant encore un peu de mal à articuler correctement. Les muscles trop crispés pour me permettre de mouvoir la mâchoire à mon aise. — T'es un grand malade, tu l'sais ça ? Mes lèvres qui se retroussent dans un mouvement d'humeur. Je hausse le ton. — J't'emmerde p'tain. Je n'ai jamais supporté qu'on me le dise. Pourtant, je passe ma vie à me le répéter. Encore et encore. Mais quand ça vient de quelqu'un d'autre ça me fout les boules. Ça me fait me sentir anormal. Comme le pire des monstres. Et je n'ai pas envie d'être ce mec-là aux yeux des autres. Aux yeux du monde entier. Je finis par me remettre debout, titubant, avant de finalement me laisser tomber un peu contre le mur le plus proche. Mon épaule qui percute la paroi et j'inspire l'air entre mes dents serrées alors que j'ai un sursaut de douleur. — T'as qu'à acheter des trucs à mettre dans leurs verres, c'plus facile de défoncer une meuf défoncée. Pis comme ça elles se souviendront pas d'toi. J'échappe un ricanement méprisant. — Et après c'moi l'malade. Il peut bien se penser au-dessus de moi, il vient de me prouver le contraire. Ce n'est sûrement pas pour rien qu'il a si vite accroché avec Knox et moi. Et j'suis pas certain que ce soit particulièrement rassurant. Mais pour le moment je ne suis pas franchement en état de disserter là-dessus. Le calme ne revient toujours pas. La douleur a quasiment disparue et à ce rythme-là, dans une ou deux minutes je serai à nouveau paré à retourner chasser. — Ça arrive souvent qu'Knox fasse ça pour moi. Mais c'soir, j'l'ai pas r'trouvé dans la foule. Que je tente d'expliquer, malgré ma voix encore fébrile à cause de la tornade d'émotions qui me secoue en ce moment même. Je me rapproche de lui, sans intention de le cogner encore. Ma rage est malgré tout redescendue avec son coup dans mes burnes. Je lui attrape l'épaule et l'oblige à me regarder. — Fais-le pour moi. S'te plait, trouve m'en une défoncée. Ou drogues en une, j'sais pas, j'm'en fous. Mais m'laisse pas tomber maintenant qu'tu m'as foutu dans la merde. Ma main sur son épaule qui devient plus ferme, mes doigts qui s'enfoncent dans sa peau, ma poigne devient agressive et pressante. — J'trop mal, ok ? Mon souffle saccadé qui s'écrase sur son visage proche du mien, je commence à me remettre à trembler. Comme un putain de drogué en manque. Mais c'est juste à cause de tout ce que je contiens sous ma peau. C'est trop, y a plus de place et je vais exploser d'un instant à l'autre. — Ça m'passera pas tant qu'j'l'aurais pas fait, t'comprends ? Alors aide-moi ou barre toi. J'veux une fille, n'importe laquelle. Je n'ai pas vraiment de critères dans ce genre de moment. Quand je suis dans cet état, la personne n'a aucune importance à mes yeux. Je veux juste assouvir ce qui me démange. Je veux juste faire taire ce qui gronde en moi. Comme si c'était une question de survie.
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MessageSujet: Re: werewolf. (crashen)   Sam 3 Nov - 18:20

« C'pas vraiment l'genre d'truc qu'on raconte t'vois. » Haussement d'épaules. Sûrement que ça s'fait pas entre gens civilisés, mais ils n'entrent pas exactement dans cette catégorie – ni eux ni leur entourage proche. « J'm'en fous. » De pourquoi il l'a pas dit. De la bête tapie dans son bide, aussi. Tant que ça l'éclabousse pas c'est pas important, il est capable de jouer celui qui n'sait rien, tout enfouir et oublier la notion du bien, du mal. S'il peut le faire avec lui-même, il peut le faire avec les autres. Pas pour rien qu'il a tendance à s'entourer de détraqués ; ça lui donne l'impression d'être le moins pire de tous. « J't'emmerde p'tain. » Il s'esclaffe une nouvelle fois, se contente de lever le majeur en guise de réponse. Y a plus aucune trace de la violence qui a éclaté un peu plus tôt, la rage creuse qui faisait simplement écho à celle de Crash. Il prend la situation à la légère, préfère oublier la fille qu'il a tiré de ses griffes in extremis. Elle et toutes les émotions qui ont débordé, qui l'ont poussé à agir alors que son instinct lui dictait de se tirer sans un mot.

Machinalement, il sort une clope et la perche au bord de ses lèvres, trop détaché alors qu'il balance des conseils foireux, sans aucun égard pour les futures victimes de Crash. « Et après c'moi l'malade. » Il allume sa cigarette, lève le menton, le jauge de haut une seconde. « Eh va t'faire foutre mec, t'as un problème, moi j'te propose des solutions. Si tu veux devenir inoffensif, t'as qu'à t'la couper. » Son index et son majeur écartés en V, il place sa main devant son propre entrejambe et mime une paire de ciseaux qui se referme, accompagnant le geste d'un « couic » aigu. Puis il éclate de rire à nouveau, la fumée qui s'échappe de sa bouche au passage.

« Ça arrive souvent qu'Knox fasse ça pour moi. Mais c'soir, j'l'ai pas r'trouvé dans la foule. » Il n'écoute que d'une oreille, l'esprit qui divague déjà ailleurs, concentré sur les basses qui proviennent d'à côté. Il le voit pas arriver, sursaute quand un poids se fait sentir sur son épaule, la clope qui tombe de sa bouche. « P'tain. » Il veut se pencher pour la ramasser, mais la poigne de Crash le retient. Ses yeux viennent chercher les siens, une pointe d'agacement qui froisse ses traits et fronce ses sourcils. « Fais-le pour moi. S'te plaît, trouve m'en une défoncée. Ou drogues-en une, j'sais pas, j'm'en fous. Mais m'laisse pas tomber maintenant qu'tu m'as foutu dans la merde. » Il plaque une main sur son propre torse d'un air presque indigné, sourire incrédule en coin de lèvres. « Moi j't'ai foutu dans la merde ? Non mais assume tes conneries sérieux. » C'est lui qui a merdé en jetant son dévolu sur une fille en pleine possession de ses moyens, capable de comprendre, de se débattre. « J'trop mal, ok ? » Crash se fait pressant, ses doigts qui s'enfoncent dans son épaule, son visage trop proche du sien à son goût. Il grimace, penche la tête en arrière. « Ça m'passera pas tant qu'j'l'aurais pas fait, t'comprends ? Alors aide-moi ou barre-toi. J'veux une fille, n'importe laquelle. » Encore une fois, il n'écoute qu'à moitié, trop perturbé par le mélange de détresse et de bestialité qui émanent de Crash. Ça pèse trois tonnes dans l'air et ça le prend à la gorge – émotions trop brutes et trop sauvages, qui s'insinuent jusque dans ses tripes malgré lui. Il perd patience. « C'bon, lâche-moi. » D'un geste brusque, il chasse la main qui tenait son épaule avant de pousser Crash en arrière, histoire de remettre un peu de distance entre eux. « J'suis pas ta mère. » Il n'est pas Knox, surtout. Il n'a aucune envie d'être mêlé à tout ça. « T'as qu'à t'branler un coup, j'sais pas moi. » Il comprend pas – il veut pas comprendre. Il sent l'intensité du mal qui ronge Crash, sans vraiment le réaliser, sans pouvoir l'analyser. C'est juste emmagasiné par son inconscient et son organisme, l'agitation de l'autre qui recommence à l'agiter lui aussi. Comme un animal trop réceptif à son environnement. « C'est ton souci. Pas l'mien. » Il lui laisse pas vraiment le temps de réagir avant de le contourner brusquement et de s'éloigner, contrarié, trop sur les nerfs. Ça l'met en colère parce qu'il n'y a pas de raison, parce que ces émotions ne sont pas les siennes et qu'il n'arrive pas à les canaliser. L'impression d'être frustré, sans comprendre d'où ça vient.

Il revient dans la salle principale, le pas vif et la mâchoire crispée. Il retombe sur la fille qu'il a croisé avant son altercation avec Crash, celle sur qui il avait jeté son dévolu. Celle qui lui a offert une pilule dans un baiser, celle qui avait l'air d'avoir déjà trop consommé. Elle lui sourit. Il glisse ses lèvres près de son oreille. « Y a un mec qui t'cherche. » Du bout des doigts, il pointe le couloir d'où il est venu, là où il a laissé Crash sans se retourner. Il sait pas pourquoi il le fait, il veut pas savoir – il agit sans réfléchir. Il l'observe s'éloigner, zigzagante, l'air prête à s'écrouler au moindre coup de vent. Il sait qu'avec son état, elle n'est plus en capacité de tout comprendre. Peut-être qu'il devrait regretter, avoir un élan de conscience, la rattraper avant qu'elle ne se jette dans la gueule du loup.

Mais il bouge pas. Il se contente de la regarder disparaître.
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