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 de fer et de plomb. (barbrash)

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MessageSujet: de fer et de plomb. (barbrash)   Lun 13 Aoû - 2:03


   Mes doigts honteux qui fouillent dans mon portefeuille pour en ressortir quelques billets. — Combien déjà ?58$. Je tique légèrement, complètement dépitée de débourser une telle somme pour ça. Je souffle discrètement et lui tend la somme qu'elle s'empresse d'attraper et d'aller glisser dans une boite fermée à clé au fond de sa camionnette. Gêné, je me dirige vers la sortie sans plus tarder et ouvre la porte pour rapidement fuir sur le trottoir. Mais j'ai à peine eu le temps de faire trois pas que j'entends sa voix qui m'interpelle. — Reviens vite Knox. Je m'arrête, crispé et me retourne à peine, mon regard qui fuit le sien. - Ouais... Je n'ai pas franchement le choix de toute façon mais ça, elle n'en sait rien. Et dès que j'aperçois quelqu'un qui arrive au bout de la rue, je me remets aussi sec en mouvement, refusant que l'inconnu comprenne d'où je sors et ce que je viens de faire. Elle parle encore mais je n'écoute plus et très vite, je n'entends plus rien. Mes mains enfoncées dans les poches de ma veste, je crève de chaud mais n'arrive pas à me résoudre à l'enlever pour le moment. Comme si ça me cachait du regard des autres. Comme si je devenais une ombre parmi celles de la nuit. J'évite les grands axes, fais plusieurs détours par des toutes petites ruelles cherchant à éviter les gens. Je sais que c'est con, mais j'ai l'impression que c'est écrit en gros sur ma gueule d'où je reviens et je n'assume pas du tout. Encore un peu écœuré par tout ça. Mais le soulagement que je ressens est plus grand que ma honte. La satisfaction aussi de n'avoir rien fait d'illégal. De ne pas avoir peut-être foutu une vie en l'air en agressant une fille. La vie des putes est merdique, mais ça ne date pas de mon passage. Je n'ai rien à me reprocher. Je ne suis pas le client idéal c'est vrai, mais j'suis loin d'être le pire. Suffit de voir ce que leur fait Knox putain.

   J'suis coupé dans mes pensées en passant devant une voiture. Elle retient mon attention mais je ne sais pas pourquoi. Je m'arrête devant et l'observe quelques instants, avant de regarder autour de moi. Le coin est désert. Je me mets à tourner autour et c'est seulement en voyant la plaque d'immatriculation que ça me revient. Tous mon corps qui se contracte subitement alors que les souvenirs remontent. C'est la caisse des trois enfoirés qui m'ont éclaté la gueule le mois dernier en me prenant pour Knox. J'ai cru que j'allais crever cette nuit-là. Un sentiment de haine et de rancœur m'envahit subitement, quelque chose de violent. Je pivote vers la petite maison délabrée devant laquelle est stationnée la voiture. J'hésite, ne sais pas quoi faire. Je ne suis pas Knox, je ne vais pas au devant des conflits. Encore moins des bagarres. Mais là, je n'arrive pas à me résoudre à simplement passer mon chemin. Je zieute autour de moi et trouve un cailloux suffisamment gros pour faire des dégâts. Je l'attrape, le fait sauter un peu dans ma main droite, hésitant. Et finalement, je pince les lèvres et l'envoie sur une des fenêtres du rez-de-chaussé en beuglant une insulte lambda.

   Je déchante rapidement alors que la lumière s'allume presque instantanément. Merde. Je recule de deux pas, regrettant ma décision stupide. S'ils sont plusieurs je ne ferais pas le poids sans Knox. La porte d'entrée s'ouvre et à ma plus grande surprise, c'est un homme d'une cinquante d'année qui en sort, l'allure négligée. Je fronce les sourcils, perplexe. Mais je n'ai pas le temps de m'interroger plus que ça quand je capte la carabine qu'il tient entre ses mains. Je blêmis et mon cœur dégringole dans ma cage thoracique, sueurs froides. Le type se met à hurler et braque l'arme sur moi. Ni une ni deux, je fais demi-tour et part en courant, aussi vite que possible, complètement paniqué. J'entends un premier coup de feu partir et mon rythme cardiaque s'emballe tandis que mes tripes se tordent, me donnant envie de vomir. Je prie pour que le type tire en l'air, juste pour me faire peur, juste pour me faire fuir. Mais l'instant d'après, nouvelle détonation et une douleur violente fait éclater mon mollet et je m'écroule au sol, râpant mes mains et la partie droite de mon visage sur le bitume de la route. Aucun cri ne sort, bloqué dans ma trachée, le souffle coupé. Il me faut quelques secondes avant de revenir complètement à la réalité. Je me mets à suffoquer et je me redresse par réflexe, malgré la douleur insupportable qui lance mon mollet. Mais mon instinct de survie est plus fort que tout et je reprends ma fuite, traînant ma jambe droite dans mon sillage, incapable de m'appuyer dessus. Je regagne enfin une rue plus grande, le cœur tambourinant dans la poitrine alors que j'ai l'impression d'avoir la mort aux trousses. Et dès que j'aperçois une voiture au loin, je m'approche du bord du trottoir et fais des grands signes de bras, jusqu'à carrément me foutre sur la route pour obliger la voiture à s'arrêter. Dès que c'est fait je me précipite sur la porte arrière de la voiture et me jette à l'intérieur après un dernier regard derrière moi, complètement flippé à l'idée de voir le mec sur mes pas. Je n'ai pas encore refermé la porte que je hurle déjà. — D'MARRE ! La voiture repart et je claque encore la portière avant de me laisser tomber sur la banquette arrière, à bout de souffle. Je tourne la tête vers la gauche pour tenter d'apercevoir le conducteur et c'est la douche froide. — Merde... Barbie ? Je plisse les yeux, priant pour confondre. Pour que tout ceci ne soit qu'une hallucination. Je tente de me redresse mais la douleur me rappelle vite à l'ordre. J'échappe un léger cri et me laisse lourdement retomber sur les sièges, grimaçant avec insistance alors que je sens le sang s'échapper de la plaie et couler sur le tissu. Mais c'est très franchement le cadet de mes soucis à cet instant. Je serre les dents, le souffle rauque, j'ai la sensation d'avoir des milliers de fourmis rouge dans la jambe droite, qui boufferaient mes chaires de l'intérieur. C'est insupportable. — Faut qu'tu m'aides là. Je précise, au cas ou ce n'était pas encore assez évident.
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