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 back to hell. (jotto)

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MessageSujet: back to hell. (jotto)   Lun 13 Aoû - 1:54

Ça me fait bizarre de déambuler dans les rues comme ça. J'ai du mal à m'y faire, du mal à être serein. J'ai l'impression que ce n'est qu'une illusion, qu'on m'attend au tournant pour me refoutre les menottes et me ramener en cellule. Dès que je croise un flic, je vire un peu parano. J'ai l'impression qu'il me fixe, qu'il sait tout, qu'il m'observe pour me retomber dessus au moindre faux pas et me réexpédier là-bas. Résultat des courses, je me suis tenu plutôt tranquillement depuis que je suis sorti - et ça fait quand même 3 jours. Un record. Ryan m'héberge le temps que je trouve une autre solution mais j'ai du mal à supporter de rester dans l'appartement. Il a beau être plus grand que ma cellule, j'ai quand même l'impression d'étouffer dedans. Alors je n'y passe pas beaucoup de temps. Même la nuit, je préfère sortir, trainer, errer. Juste pour être sûr de pouvoir respirer de l'air pur - pollué certes, mais putain ce que je kiffe le respirer cet oxygène pourri. De ne plus avoir l'impression d'être écrasé entre quatre murs. J'me dis presque même que dormir dehors et vivre dans la rue ça pourrait être pas mal. Liberté grisante, pas de limite, pas de porte, rien. Mais finalement, l'envie d'un matelas confortable me rappelle à l'ordre. Quand j'ai dormi chez Ryan le premier soir, ça a été comme magique. J'avais oublié à quel point c'était cool un vrai matelas. Loin de la merde qu'ils nous refilaient en prison.

Je m'arrête au coin de la rue, le cœur qui se serre subitement. Si je tourne à droite, je redescends en direction du loft. Il est juste là-bas, à moins de dix minutes à pieds. Ma mâchoire se crispe et j'inspire bruyamment. C'est horrible, j'ai envie d'y aller. Me pointer, sonner, rentrer, prendre mes aises. C'est chez moi putain. C'est chez moi. Samih avait pas le droit de me jeter de la famille. Pas le droit. Je ferme les yeux et souffle. N'y va pas, n'y va pas. Et pourquoi je n'irais pas après tout ? Samih n'est pas là. Il ne sera pas là pour les huit prochaines années, alors qu'est-ce que j'en ai à foutre hein ? Je regarde autour de moi, comme pour m'assurer que personne ne me voit. Comme si les gens savaient que je n'avais pas le droit d'y aller. Mon regard passe sans s'attarder sur une bagnole arrêtée le long du trottoir et la pute penchée à la fenêtre. Rien de nouveau à Savannah visiblement. Allez j'y vais. Dernier coup d’œil et... Wait. J'la connais la pute. Enfin, je le connais. Je me détourne de ma direction initiale, oubliant totalement l'existence des kids alors que je plisse des yeux pour tenter de cerner la silhouette qui m'est étrangement familière. Otto. Putain. C'est Otto. Mes yeux s'écarquillent alors que j'hallucine complètement. C'est quoi cette coupe de cheveux putain ? Et qu'est-ce qu'il fout penché sur cette voiture ? C'est quoi ce bordel ? Je ne comprends rien à ce qui me traverse, c'est rapide et puissant. Ça me noue le bide et me fout la haine. En une fraction de seconde je suis rentré dans une colère noire. Sentiments venimeux qui piquent sous ma peau, le sang qui pulse et se fracasse contre mes tempes. Et quand je le vois ouvrir la portière, je vrille.

Je m'élance et cours rapidement jusqu'à la voiture, arrivant dans le dos d'Otto. Là, ma main agrippe sa tignasse alors qu'il était déjà en train de se baisser pour rentrer dans la voiture et je le tire violemment en arrière, le propulsant au sol sans ménagement. — TU FAIS QUOI PUTAIN ? Je lui fait face, hors de moi, les yeux exorbités. Je le dévisage une seconde avant de reporter mon attention sur le mec dans la voiture. — CASSE TOI D'LA SALE PÉDÉ PUTAIN ! Je claque la portière et me met à taper la voiture avec mon pied. — Barre toi enfoiré ou j'te bute ! La voiture qui démarre en trombe et qui disparait rapidement alors que je me retourne sur Otto qui se redresse. C'est plus fort que moi, je balaye ses jambes avec la mienne pour le refoutre au sol et je viens m'accroupir à côté de lui. Ma main droite attrape à nouveau ses cheveux et je me mets à lui secouer la tête. — Putain c'est quoi cette coupe de merde ? Tu t'es pris pour Barbie ou quoi ? J'pars 5 mois et quand j'reviens t'es devenue Paris Hilton et tu te vends à des vieux gars, c'est quoi c'bordel putain d'merde ? J'veux pas qu'il se vende à des vieux mecs. A des mecs. A des femmes. Qu'il se vende tout court en fait. J'partage pas, je pensais avoir été clair là-dessus. Je pensais que c'était évident. Et je n'arrive même pas à m'auto dégoûter de penser tout ça à cet instant, de réagir comme ça. En fait, je n'arrive même pas à penser, je suis dans un état second. Bien trop en colère pour me poser des questions. Je réagis à l'instinct, les connexions ne se font plus là-haut. Pour l'instant.
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Jeu 16 Aoû - 3:57

Beaucoup aurait tendance à dire qu'en ce moment Otto reprenait du poil de la bête. En effet, si il s'était plutôt calmé il y a quelques mois, se rangeant, il avait reprit ce côté cocky qu'il avait à l'époque, excentrique au possible aussi et incapable de tenir en place. En bref, Otto le roi de Barbieland interdit aux moins de dix-huit ans était de retour pour le plus grand bonheur de tous ! Cependant... ce que les gens ne comprenaient pas, surtout ses proches bien trop habitués à cette image extravagante qu'il avait depuis des années, c'était qu'un tel retour en arrière était tout sauf le présage de choses bénéfiques. En effet, Otto allait mal et jour après jour cela ne faisait qu'empiré, tentant comme il le pouvait de reconstruire cette carapace de plastique qu'il possédait mais, malheureusement, bien trop tard pour le mal qui avait été fait. En effet, le fragile équilibre d'Otto avait été fracassé. Quelle idée il avait eut en même temps... il savait pourtant bien que le monde réel n'était pas pour lui, qu'il devait se protéger des gens... mais non, il avait baissé sa garde... baissé sa garde pour l'amour et de là c'était totalement partit en couille. Et le pire dans tout ça ? C'est que c'était entièrement de sa faute. En effet, pour une fois il voulait devenir parfait... et il avait réussit à être tout l'opposé.

Car oui Otto aimait Lenny... et le voir disparaître un temps avait été difficile pour lui, au point de s'être laissé faire par JJ quand ce dernier avait décidé de se jeter sur lui. Seulement, alors que tout semblait aller mieux avec le blond, il avait continué de le tromper avec JJ. Pire que ça... il avait dit à ce dernier qu'il l'aimait et le pire dans tout ça ? C'est qu'il l'aimait réellement ! Un amour différent de celui pour Lenny mais un amour quand même. Puis JJ avait disparu et ça l'avait foutu mal... mais pour ne rien arrangé il avait aussi appris qu'avec Lenny il avait doublement merdé, l'ayant trompé oui mais aussi ayant prit sa virginité alors que ce dernier n'était pas prêt, le faisant se sentir sale et immonde avec le garçon le plus adorable du monde avec qui la rencontre à la famille fut avorté, lui donnant l'impression de le perdre. Pourtant d'un point de vu extérieur on pourrait dire que tout allait bien dans la vie de Otto, car en soit JJ n'était plus là, il n'y avait plus que Lenny, et ce dernier lui avait bien dit qu'ils étaient toujours ensembles, qu'il voulait toujours de lui. Seulement voilà... un truc s'était cassé et c'était en train de ronger Otto de l'intérieur.

Donc il avait beau fanfaronner, reprendre son comportement de princesse, faire comme ci tout allait bien, rien n'allait en réalité. Il se sentait juste de plus en plus mal, convaincu d'être aussi exécrable que sa putain de mère qui trompait son mari avec son frère à la moindre occasion et ça l'empêchait de faire des actions réfléchit. Comme ce moment où, alors qu'il était juste perdu dans la rue, cette voiture s'étaient arrêté pour qu'un vieil homme repoussant qui semblait-il connaissait son ancienne réputation lui demande un peu de plaisir. Et en temps normal Otto aurait dû l'envoyer chier, lui faire un doigt, lui dire qu'il n'était plus là dedans. Mais voilà... Otto se sentait déjà sale alors... pourquoi ne pas se salir un peu plus ? Se donner une raison de dire qu'on était un connard fini ? Au final Otto avait accepté, prêt à monter dans la voiture pour jouer la poupée désarticulée une heure ou deux et pleurer des jours entier d'être le plus exécrable des copains. Mais sans prévenir une main s'étaient agrippé à ses cheveux, le tirant en arrière en lui arrachant un cri, avant de finir au sol et d'entendre cette voix... une voix qu'il pensait ne plus jamais entendre « JJ ? » lâché avec surprise. Mais surtout il y avait le choc... le choc de voir ce mec débarquer et plus encore à ce moment précis. Avait-il totalement perdu la boulet et commençait-il à avoir des hallucinations ? Mais la voix pleine de haine de JJ parvint à le ramener à la réalité : Il était bien là. Seulement il était exclu d'avoir le temps de se remettre du choc, à ça non, car déjà JJ lui envoyait une balayette pour le remettre au sol avant que son amant ne remontre son vrai visage, celui de la violence, en le prenant par les cheveux et en le secouant, lui arrachant des cris et des larmes « PUTAIN JJ ARRÊTES ! TU ME FAIS MAL ! » Avait-il lâché, bien que cela ne servait pas à grand chose, JJ ne l'écoutait sans doute pas, lui faisant juste mille reproche sur sa coupe, sur son style, sur ce qu'il faisait... Et là ce fut au tour d'Otto d'éclater « T'es sérieux ? T'es putain de sérieux ?! T'AS DISPARU MEC ! T'as aucun droit sur moi ! T'avais peur que je te laisse seul et tu m'as laissé tout seul ! Alors VA TE FAIRE FOUTRE ! T'as rien à me dire, t'as aucun droit sur moi ! Sur ma coupe ! Sur qui je baise ! Alors maintenant lâche moi ! » Il avait envie de lui dire dégage... mais en même temps il ne voulait pas qu'il parte.
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Dim 19 Aoû - 11:36

PUTAIN JJ ARRÊTES ! TU ME FAIS MAL ! Tant mieux. C'est tout ce qu'il mérite putain. J'ai envie de lui éclater la gueule sur le trottoir, jusqu'à ce qu'il soit maculé de sang. Jusqu'à ce qu'il devienne trop moche pour que quiconque veuille le faire monter dans sa voiture. Merde, c'est dégueulasse, ils sont dégueulasses. Je me désintéresse de lui une seconde à peine, le temps de voir si la voiture est encore là. Parce que j'ai finalement très envie de rattraper le mec et de le saigner comme un porc. Histoire qu'il serve d'exemple pour les autres. Mais y a plus de traces de lui dans la rue, il a fuit comme un lâche. J'suis à deux doigts de grogner comme un fauve frustré d'avoir perdu sa proie. Mais y a toujours Otto, j'ai pas encore tout perdu. Je me concentre à nouveau sur lui, je continue de lui gueuler dessus tout ce qui me passe par la tête. Notamment sur ses cheveux. J'suis sûr il a fait ça rien que pour m'emmerder. Il va l'regretter. — T'es sérieux ? T'es putain de sérieux ?! T'AS DISPARU MEC ! T'as aucun droit sur moi ! T'avais peur que je te laisse seul et tu m'as laissé tout seul ! Alors VA TE FAIRE FOUTRE ! T'as rien à me dire, t'as aucun droit sur moi ! Sur ma coupe ! Sur qui je baise ! Alors maintenant lâche moi ! Putain, le con. Mes yeux qui s'arrondissent de stupeur et brusquement je lâche ses cheveux pour venir plaquer une main sur sa bouche et l'autre sur sa gorge. Et je serre les dents, furieux. — Putain mais ferme ta gueule Otto ! Nerveusement, je regarde autour de nous. Les gens qui ralentissent, qui nous regardent. Qui l'ont entendu. Et je panique complètement. Ils vont croire que j'suis gay, que c'est mon mec. J'suis sûr qu'ils le croient déjà. Ils sont tous là à me fixer, à me juger. A me prendre pour une pédale. Ça me fait vriller. — QUOI ? Y A D'AUTRES VOLONTAIRES ? J'VOUS DÉFONCE TOUS MOI ! Que je leur hurle dessus, si fort que je pourrais en vomir mes tripes. Certains s'éloignent aussitôt, mais j'en vois une qui sort son téléphone. Elle appelle les flics. J'suis sûr qu'elle appelle les flics. J'me lève subitement, libérant Otto au passage et je fonce sur elle. Elle commence à s'éloigner en criant, je l'attrape et l'envoie valser contre le mur. Son téléphone lui échappe des mains et tombe par terre et j'en profite pour l'écraser et cracher dessus. — Salope. Je ponctue avec ça mais ne m'attarde pas. Y a trop de témoins et ça commence à s'échauffer. Je retourne sur Otto, l'attrape par le t-shirt et l'oblige à se relever et à me suivre. — Viens et fait pas chier. Que je siffle entre mes dents. Je me mets à trottiner pour qu'on s'éloigne de la foule et on se retrouve isolés dans une petite allée mal éclairée. Là, je le relâche et le pousse en arrière pour que son dos vienne heurter un mur. J'attrape sa mâchoire dans ma main et presse fort. — La prochaine fois que tu hurles des trucs comme ça dans la rue, j'te saigne, c'est clair ? J'déconne pas. Y a pas de seconde chance avec moi. Je relâche la pression avec ma main et viens tapoter sa joue comme s'il s'agissait d'un bon chien. Puis je m'éloigne et prend le temps de respirer un bon coup, faisant quelques pas dans la ruelle. Je sors une clope de ma poche et me l'allume pour m'aider à me détendre. Je tire quelques taffes avant de reprendre la parole. — J'étais en taule, ok ? Alors arrête de faire ta dramaqueen. Déjà que t'es pédé, pas la peine de te rajouter d'autres tares. J'avais entendu Don utiliser ce mot-là dans un contexte plus ou moins similaire, j'espère que je l'ai bien ressorti. Je jette un coup d’œil discrétos vers Otto, ça a l'air d'être bon. Je reviens finalement me planter face à lui et j'observe longuement ses cheveux. Putain, mais quel petit emmerdeur. Je secoue légèrement la tête de gauche à droite, irrité. Contrarié. Et finalement. — Qu'est-ce qui va pas chez toi bordel ? Qui se fait cette coupe franchement ? Je ferme les yeux une seconde et viens pincer l'arrête de mon nez avant de laisser mon bras retomber le long de mon corps et de reprendre. — On va chez toi, on va régler ça. Je lui fais signe de se mettre en marche, attendant qu'il passe devant pour le suivre. Et je le fixe durement, pour qu'il comprenne qu'il n'a pas le choix. Qu'on peut faire ça correctement chez lui, ou que je peux le scalper ici s'il préfère. Moi, tout me va. Je m'adapte, j'suis pas difficile comme gars.
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Lun 27 Aoû - 19:44

JJ... sérieusement, JJ ? D'où croyait-il avoir le droit d'apparaître ou encore d'intervenir dans sa vie ? Il l'avait laissé tout seul putain... il l'avait laissé seul alors il n'avait absolument plus rien à exiger de lui et Otto le lui faisait bien entendre. Il voulait qu'il se casse, qu'il continu à l'ignorer, qu'il le laisse dans sa merde. Il voulait... il voulait qu'on arrête de le faire se sentir comme ça... dépendant des autres et surtout des pires. Il voulait juste oublier tout ça mais la vérité c'était qu'il crevait d'envie de le revoir et il pensait que ça n'arriverait jamais... avant maintenant... maintenant où il était tellement sous le choc et dans le déni que la seule chose pour laquelle il trouvait la force c'était de l'engueuler, ceci aux oreilles de tous sans avoir rien a foutre des conséquences car franchement les conséquences... il était sur le point de monter dans la voiture d'un autre pour se foutre un peu plus en l'air alors franchement...

Et bien sûr JJ n'aimait pas ça, il détestait même ! Lui demandant de fermer sa gueule, ce qui au fond ne faisait que ravir Otto de le mettre ainsi en difficulté et en détresse. Alors franchement JJ peut bien le maltraiter il en a rien à foutre, c'était un juste retour des choses... un qu'il regretterait sûrement plus tard mais... disons qu'il avait été frustré pendant tout ce temps alors que pourtant il savait très bien comment était JJ mais c'était plus fort que lui. Du coup Otto restait là en silence, n'ayant pas trop le choix avec la main du rasé, le voyant en train de perdre les pédales sous les regards accusateurs des autres. Ce qu'il ne s'attendait pas à voir par contre, et pourtant ce n'était pas si surprenant, ce fut de voir JJ foncer sur une passante pour la balancer contre un mur et péter son téléphone. Alors les yeux de Otto se firent comme des billes avant de dire « Putain ! Mais t'es malade ! » se rendant compte qu'il avait peut être dégoupillée une grenade qu'il n'aurait pas dû. Alors quand JJ fut revenu vers lui pour l'attraper par le T-shirt Otto ne lutta pas, le suivant pour s'éloigner de la scène et ainsi éviter à JJ d'avoir des ennuies et de finir au trou.

Mais en parlant de ça... JJ lui apprenait au même moment que si il avait disparu c'était parce qu'il était en effet en taule. Et là d'un coup Otto s'était sentit con... con de pas y avoir pensé mais en même temps dépité, plaquant une main contre son visage « Et genre je sais pas... t'aurais pas pu me le faire savoir d'une manière ou d'une autre ? Genre un coup de fil ou autre ? » il n'avait pas pensé au fait que oui, peut être que JJ n'avait plus son numéro... mais merde il aurait au moins pu dire à un de ses clebs de le prévenir ! Quoi que... il n'existait et n'existerait sans doute jamais pour eux vis à vis de sa relation avec JJ, il était donc proscrit qu'il passe par eux. JJ s'était encore intéressé de prêt à sa coupe de cheveux, l'observant sous tous les angles avant de demander ce qui n'allait pas chez lui... oh tant de choses... mais clairement pas sa putain de tignasse connard ! « Trop gonzesse à ton goût ? Je pensais pourtant que mon côté trop masculin te gênait... j'aurais cru que ça t'aurais fait kiffé. » Lança-t-il avec tellement d'ironie et de dédain dans sa voie, sachant que dans tous les cas JJ ne serait jamais content. Sauf qu'après ça... Otto ne comprend pas ce que JJ lui demande réellement. Aller chez lui ok... régler ça ok... mais il ne comprend pas qu'il parle encore de ses cheveux, que JJ à ce genre d'obsession à la con. Il croit connement que c'est de eux qu'ils vont parler et putain... il a beau le détester il l'aime toujours autant et il avoue qu'il rêve de ce moment où JJ va lui arracher ses fringues et le souiller. Alors il ouvre la voix, va pour le ramener à la maison et paye même un taxi pour aller plus vite. Une fois de retour à Tybee, devant sa putain de baraque ressemblant à un aquarium de riche, il le fait entrer « Du coup, qu'est-ce que tu voulais qu'on règle ? Puis c'était quoi cette scène ? Tu t'inquiète d'avec qui je couche ? Je dois être ton vide couille exclusif ? Mec à ce rythme c'est comme dire adieu à ma libido vu la fréquence à laquelle tu me touche... puis comment t'as fait pour finir en taule sérieux ? T'as fais quoi cette fois ? »
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Dim 2 Sep - 12:03

Putain ! Mais t'es malade ! Je me retourne vers lui, pupilles dilatées et regard meurtrier. Ta gueule putain, ta gueule. Il n'imagine même pas à quel point j'le suis ; malade. Ils l'ont dit en prison, c'est genre officiel. J'suis un taré, un dégénéré. J'avais pas pris le temps de traiter l'information jusqu'à maintenant, j'avais soigneusement tassé ça dans un coin de ma tête pour l'oublier. Et puis, il s'était passé trop de choses en prison, je n'avais finalement pas eu le temps de me pencher dessus. Mais là, ça me revient brusquement au visage, comme une putain de gifle bien violente. De celles qui décrochent la mâchoire. Ça me déstabilise pendant quelques secondes, mais je me reprends bien vite. Je retourne vers Otto pour décharger toute ma colère sur lui avant de finalement l'agripper pour l'emmener ailleurs. Nous éloigner des regards témoins et d'une éventuelle voiture de police qui passerait dans le coin. Manquerait plus que ce soit l'autre enculé de Sidney. Va falloir que je m'occupe de lui aussi, j'peux pas laisser cet enfoiré impuni après ce qu'il a fait. Il a détruit trop de choses autour de moi, alors je vais lui montrer que moi aussi j'suis doué pour ça : détruire.

   Une fois isolés dans une petite rue, je le relâche enfin et lui annonce pour mon petit séjour en prison. J'le vois poser une main sur son visage, comme un père désespéré par les conneries de son gosse. Et ça m'agace, je passe ma langue sur mes dents et me retiens de lui refiler un autre coup de pied. Pourtant, c'est tout ce qu'il mériterait. — Et genre je sais pas... t'aurais pas pu me le faire savoir d'une manière ou d'une autre ? Genre un coup de fil ou autre ? Ça se bouscule dans ma tête, un mélange entre panique et dégoût. Je reviens à la charge, attrape ses joues entre mes doigts et je presse très fort pour lui faire mal, tout en l'obligeant à reculer jusqu'à ce qu'il heurte le mur - j'espère que c'est douloureux. — Pourquoi j't'aurais prévenu ? Attend mais tu t'imagines quoi là, hein ? T'crois qu'on a ce genre de relation Otto ? Que t'es de ceux que j'préviens quand il m'arrive un truc ? J'appuie encore plus fort sur ses joues, jusqu'à sentir ses dents. Mon visage qui s'approche du sien, les lèvres retroussées dans une grimace méprisante. — C'est pas l'cas, ok ? Alors redescends putain. Je le relâche dans une impulsion, projetant sa tête vers l'arrière avant de me détacher de lui et de reculer de plusieurs pas, recommençant à tirer sur ma clope, contrarié. Il n'a pas à savoir que j'avais effectivement pensé à l'appeler, mais que je m'étais résigné au dernier moment. Que je n'avais de toute façon pas son numéro sous la main. Et que ça aurait révélé trop de choses que je ne suis de toute évidence pas apte à assumer. Je change rapidement de sujet, revenant sur ses cheveux qui sont clairement problématiques. J'veux pas être vu avec ça. J'veux pas voir ça. Comme si tout en lui ne criait déjà pas suffisamment fort je suis gay. Manquerait plus qu'il se foute en robe et se mette du rouge à lèvre. Putain. — Trop gonzesse à ton goût ? Je pensais pourtant que mon côté trop masculin te gênait... j'aurais cru que ça t'aurais fait kiffé. Il me cherche aujourd'hui. Il ne m'en faut pas plus pour que je lui saute à nouveau dessus. J'empoigne encore sa tignasse et tire dessus pour l'obliger à basculer sa tête en arrière et à se baisser un peu, me laissant le dominer largement alors que je me penche au-dessus de lui. Le visage déformé par la colère et l'impatience. — J'kiffe rien du tout venant d'toi, ok ? Maintenant apprend à fermer ta gueule Otto parce que j'suis à deux doigts d'te fracasser et t'abandonner sur le pavé. Et avec un peu de chance, il se noiera dans son sang et j'en entendrais plus jamais parler. Je le relâche, me retenant difficilement de lui cogner dessus. Ça me démange. Ça et d'autres choses moins avouables que je feins de ne pas entendre vibrer sous ma peau. Je finis par lui dire qu'on va chez lui pour régler tout ça et il n'oppose pas de résistance, retrouvant une docilité que je lui préfère. Je réalise alors que je n'ai jamais foutu les pieds chez lui. Ce sera l'occasion de tout souiller. On grimpe dans le premier taxi trouvé et je reste éloigné de lui. Je ne lui adresse pas la parole pendant tout le voyage, concentré à fixer le paysage qui défile dehors ne voulant surtout pas que le chauffeur s'imagine quoi que ce soit. On pénètre alors dans un quartier riche et je reste perplexe. C'est quoi l'arnaque ? Quand la voiture s'arrête et qu'on descend devant une énorme baraque, je bug un peu. Sourcils froncés, bouche entrouverte dans une moue déconcertée, le nez retroussé. — Attend, attend... tu vis ici ? Que je demande en me tournant vers lui. J'écarte les mains devant moi, sidéré. Le sale petit cachotier de merde. Je viens lui foutre une tape derrière la tête. — Et tu pouvais pas m'le dire avant enfoiré ? Je serais venu squatter chez lui plus souvent. Je me fige un instant, alors qu'une idée germe dans ma tête. Petit sourire en coin. Je crois que je viens de trouver mon nouveau chez moi. — Du coup, qu'est-ce que tu voulais qu'on règle ? Puis c'était quoi cette scène ? Tu t'inquiète d'avec qui je couche ? Je dois être ton vide couille exclusif ? Mec à ce rythme c'est comme dire adieu à ma libido vu la fréquence à laquelle tu me touche... puis comment t'as fait pour finir en taule sérieux ? T'as fais quoi cette fois ? Je me tends, crispe mes épaules et lui jette un regard noir. — Woh, woh, woh ! Tu parles beaucoup trop ! J'agite mes mains autour de ma tête, comme pour chasser un fond sonore exaspérant. Pour chasser ses mots aussi, que je refuse d'entendre parce que j'suis pas encore prêt à gérer ça. J'le serais sûrement jamais d'ailleurs. — Ferme ta gueule et ouvre la porte, j'suis pas là pour discuter comme une gonzesse. On rentre chez lui et je ne peux pas m'empêcher d'échapper quelques sifflements impressionnés. La tête levée, je regarde partout autour de moi, admiratif. Pas franchement jaloux pour autant, le luxe ne m'a bizarrement jamais attiré plus que ça. Mais faut avouer que ce n'est pas désagréable. J'pourrais vite m'y habituer. On pénètre dans la cuisine et je me mets à fouiller dans les affaires sans la moindre gêne. Quand je trouve enfin une paire de ciseau, je la brandis fièrement, tout en faisant claquer les lames. Puis je me tourne vers Otto. — Assieds-toi, on va régler ton problème capillaire. Sans attendre sa réponse, je l'attrape violemment par le bras et le tire jusqu'à une chaise ou je l'y installe de force.
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Dim 16 Sep - 23:09

Otto ne comprenait pas pourquoi... il ne comprenait pas pourquoi JJ revenait là, maintenant. Lui qui avait disparu pendant si longtemps, pourquoi faisait-il sa réapparition maintenant alors que tout ce qu'il espérait c'était de ne plus jamais le voir ? Et surtout pourquoi réapparaissait-il pour l'empêcher de se foutre en l'air en s'envoyant en l'air avec le premier venu alors que c'était lui le premier à le ravager ? Cela n'avait juste pas de sens. Cependant le voir s'en prendre à des gens qui n'avaient rien à voir, faire preuve d'une violence on ne peut plus gratuite... à ça oui, il le retrouvait bien JJ, un JJ qui n'avait toujours pas changé et qui ne faisait que répandre le chaos sur son sillage. Mais dans tous les cas JJ et surtout là... et si il ne comprend pas et aurait préféré ne pas le revoir dans la logique... dans les faits il était tellement heureux de pouvoir de nouveau voir son visage même si cette joie avait du mal à rester intact face à la violence de son comparse. Le truc c'est que dans tous les cas Otto voulait des réponses, lui aussi il avait beaucoup emmagasiné pendant tout ce temps et si l'emprisonnement de JJ donnait plus de sens à l'absence de ce dernier, ça n'expliquait en rien de l'avoir ainsi laissé dans le noir. C'était idiot mais Otto avait espéré que... il devait arrêter d'être aussi naïf. « Ah dire vrai ouai ! Je suis toujours celui que t'appelle dès que t'as un soucis que tu assumes pas avec tes petits potes... T'es celui qui m'a forcé des mots qui te ferait sans doute chier de m'entendre dire ici, là, en plein lieu public... donc je pensais avoir droit à un minimum de considération. » Oui, même en tant que putain de sextoy personnel il était certain qu'il y avait plus au fond, assez pour au moins mériter qu'il le prévienne... mais il fallait en effet croire que non. Du reste il n'avait rien trouvé de mieux que de critiquer l'apparence d'Otto, chose qui fit bien rire se dernier bien qu'il provoqua la colère de JJ mais ses colères... il en avait plus peur depuis longtemps ! Encaissant simplement en serrant les dents. Cela dit si il aurait été facile de rajouter de l'huile sur le feu, Otto préféra en effet fermer sa gueule.

A la place il avait même cédé à l'exigence de JJ qui lui demandait de l'amener chez lui, n'ayant même pas réfléchit au fait que JJ... il n'avait jamais eut la moindre idée de son vrai style de vie au jeune Hard. Ils avaient donc prit un taxi, le taxi le plus silencieux du monde, jusqu'à Tybee Island, jusqu'à sa baraque de putain de gosse de riche qui semble pour le coup prendre totalement de court JJ « Merde... » que lâche alors Otto en se rappelant qu'il ne lui avait jamais rien dit à ce propos. Seulement maintenant il était trop tard pour faire marche arrière, pour trouver une excuse, c'était cramé. Il avoua alors simplement « Ouai, c'est ici que je crèche. Et pardon ? Je pensais qu'on avait pas ce genre de relation tous les deux... je ne vois pas pourquoi je t'aurais raconté ça, t'aurais décroché dès le moment où j'aurais parlé de moi ! » Et raccroché en entendant parler de sa fortune car Otto le savait, JJ ne penserait plus qu'à ça à partir de maintenant. Dans tous les cas Otto avait commencé une longue tirade pour éviter que le silence ne s'installe mais surtout car il avait beaucoup à dire. Déjà il voulait savoir ce qu'il lui voulait mais ensuite il voulait revenir sur l'intrusion qu'il avait fait dans sa vie privée et le pourquoi il avait fini en prison aussi, histoire de savoir si il entretenait une relation bizarre et perverse avec un meurtrier, ce qui le surprendrait même pas !

Mais évidemment JJ était réfractaire à tout dialogue allant au delà de deux phrase. Et encore il ne fallait pas non plus que ces phrases soit trop longues ! Faisant par ailleurs grogner Otto en l'entendant se plaindre. Mais surtout JJ semblait avoir une autre idée en tête et, ne comprenant pas trop, Otto l'avait en effet fait entrée, sa famille étant de toute manière en voyage pour... vraiment pas mal de temps ! Otto ayant bataillé pour rester seul ici, n'ayant aucune envie de les suivre dans un voyage d'affaire alors qu'il avait du mal à maintenir son histoire avec Lenny. Mais ce dont Otto ne s'attendait pas... c'était de le voir fouiller dans tous les tiroirs comme un putain de cambrioleur. Mais il cherchait quoi à la fin ? « Si tu cherche l'argenterie tu risques d'être déçu, ma famille est plutôt matériaux moderne et cher à l'achat mais pas à la revente... » Mais en le voyant brandir une paire de ciseaux... disons que les yeux d'Otto s'écarquillèrent d'un coup « Attends quoi ?! » Mais il n'a pas le temps de réagir que déjà JJ l'attrape et le tir sans lui laisser le choix. Mais c'est mort, Otto ne lui laissera pas lui couper ses cheveux « Arrête tes conneries ! Tu toucheras pas à mes cheveux, casses toi ! T'as aucun droit sur moi ! » Et du coup bien entendu il se débattait, évitant le ciseaux mais surtout tirant et poussant, donnant des coup avant de finir par lui donner un coup de pied bien placé pour le faire reculer, quittant la chaise. « Arrête avec ça ! Sérieux je rigole pas ! M'approche pas ! » Disait-il a une bonne distance de JJ, prêt à prendre la fuite mais malheureusement bloqué au niveau de l'angle de l'espace cuisine, JJ se trouvant entre lui et tout le reste de la maison.
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MessageSujet: Re: back to hell. (jotto)   Ven 19 Oct - 21:07

Ah dire vrai ouai ! Je suis toujours celui que t'appelle dès que t'as un soucis que tu assumes pas avec tes petits potes... T'es celui qui m'a forcé des mots qui te ferait sans doute chier de m'entendre dire ici, là, en plein lieu public... donc je pensais avoir droit à un minimum de considération. Ricanement amer et moqueur. Emprunt d'une condescendance non dissimulée. — T'as l'droit à rien du tout, va falloir qu'tu piges ça tafiole. J'affiche une assurance inébranlable, comme si ses mots me laissaient de marbre. Mais la vérité c'est que ça me hérisse les poils. Me reviennent en tête les souvenirs de notre dernier altercation. De son corps en miettes écrasé sous le mien. De mes cris autoritaires et des siens ; chargés de douleur. J'me souviens de ce que je lui ai demandé, de ce que je lui ai obligé à me crier. Et qu'il m'a donné, sans vraiment tenter de résister. J'avais chassé tout ça de mon esprit ces derniers mois. Ça n'avait pas été difficile, j'avais eu trop de choses à gérer, la tête toujours pleine à craquer. Mais là, il me remettait devant ce que j'avais pris soin d'effacer et je me rends compte que mon cerveau n'a pas vidé la corbeille. Vieux dossier que je croyais détruit à jamais, et lui, en une phrase il l'a ramené sur le devant de la scène. Mais je préfère feindre l'indifférence. Sinon, je vais vouloir le frapper. Mes yeux qui s'échappent des siens, honte passagère, le regard qui divague pour se perdre sur le mur derrière lui. Le temps pour moi de chasser tout ça, de me concentrer sur ce que je veux faire à cet instant. Alors je ne m'attarde pas, j'ignore les vibrations basses dans ma poitrine, comme l'écho lointain de l'explosion que j'ai pu ressentir quand il m'avait dit qu'il m'aimait. Je me rassure comme je peux. Lui ou un autre, c'est du pareil au même. J'veux juste qu'on m'aime.

Les choses s'enchainent rapidement et il ne cherche même pas à comprendre pourquoi je veux aller chez lui. Il obtempère, toutou docile. J'esquisse un sourire satisfait, content de mon jouet. La sensation que je peux tirer les ficelles comme je veux. Que je peux tout obtenir de lui. C'est grisant. Et ma folie des grandeurs me donne envie de demander tout et n'importe quoi. Surtout l'impossible. L'impensable. Et je me concentre sur ça pendant tout le trajet, pour essayer d'oublier que je suis coincé dans un taxi avec lui. Parce que la situation me semble un peu irréelle. Dérangeante. Comme si je n'étais pas à ma place. Et peut-être aussi que c'est la première fois qu'on partage un moment si calme. Si normal. Ordinaire. J'ai jamais aimé l'ordinaire. Ça m'ennuie profondément. Suffit de voir les kids, tous plus timbrés les uns que les autres. Y a rien de normal chez nous, rien qui tourne rond. Et je n'ai pas pour habitude de m'entourer de gens qui fonctionnent autrement que dans le mauvais sens. Coup d’œil rapide sur Otto. Lui aussi il tourne à l'envers. Les idées pas claires. C'est p't'être pour ça que je lui ai permis de prendre une certaine place auprès de moi. Je soupire, contrarié. Parce que ça n'aurait jamais dû arriver.

Et quand on arrive enfin sur place, j'ai un peu de mal à comprendre ce que je vois. Je réalise brusquement que je ne sais rien de lui finalement. Je ne sais même pas ce qu'il fait dans la vie. Ni son nom de famille. Ni ses goûts. Ni ses amis. Rien. Je connais putain de rien. Au fond, c'est sûrement mieux comme ça. Moins j'en sais et mieux je me porte. Mais quand je le lui fait remarquer, il devient grognon. Comme un gamin vexé. — Ouais, c'est ici que je crèche. Et pardon ? Je pensais qu'on avait pas ce genre de relation tous les deux... je ne vois pas pourquoi je t'aurais raconté ça, t'aurais décroché dès le moment où j'aurais parlé de moi ! Je le dévisage quelques instants, silencieux. Après quelques secondes d'une réflexion peu poussée, je finis par hausser les épaules et faire la moue. — Ouais, j'peux pas nier. J'en ai rien à foutre. Que j'avoue tranquillement, nullement gêné par cette vérité. La vie des autres ne m'a jamais intéressé, ce n'est même pas contre lui en particulier. Mais ça ne me gêne pas qu'il le croit, au contraire même. On rentre à l'intérieur et très vite je fonce dans la cuisine pour pouvoir mettre mon plan a exécution. Je me mets à fouiller sans retenue et Otto n'essaye même pas de m'en empêcher - dépité. Je l'entends qui soupire un peu dans mon dos avant de finalement prendre la parole. — Si tu cherche l'argenterie tu risques d'être déçu, ma famille est plutôt matériaux moderne et cher à l'achat mais pas à la revente... Au même moment je trouve enfin ce que je cherche : une paire de ciseaux. Je pivote vers lui, brandis la paire fièrement et fait claquer les lames l'une contre l'autre à trois reprises, sourire carnassier sur les lèvres. — Rien à foutre de tes trucs, la thune n'm'intéresse pas. Et pour une fois, c'est vrai. Je n'ai jamais été attaché aux choses. Et je me fiche de vivre dans un manoir ou sous un pont. Pour moi ça ne change pas grand chose, je ne prête pas d'attention à tout ça. En revanche, la longueur de ses cheveux, ça, c'est important. Et Otto comprend rien vite. — Attends quoi ?! Je ricane et me jette sur lui, l'attrapant pour le tirer de force sur la chaise. Mais cet idiot refuse de se laisser faire. Il se met à se débattre, à gigoter dans tous les sens et ça ne fait qu'alimenter ma colère qui grandit, grandit, grandit. Je deviens de plus en plus violent et alors que je suis prêt à lui planter les ciseaux dans la peau, il m'envoie un coup de pied dans les couilles, me faisant lâcher prise instantanément alors que j'étouffe un juron ; le souffle coupé. Mes jambes qui se serrent l'une contre l'autre et ma main libre se pose là où il a frappé, l'autre prend appui sur la table. Le visage qui vire au rouge alors que j'ai l'impression de sentir mon sang pulser dans mes couilles, comme si elles allaient éclater. — Putain... d'merde... Il mériterait que je le crève pour ça. Et, honnêtement, j'en ai bien envie. Je me redresse et inspire un grand coup, les dents serrées pour lutter contre la douleur qui me cloue sur place. — Arrête avec ça ! Sérieux je rigole pas ! M'approche pas ! Moi non plus je ne rigole plus. Toujours en appui sur la table je m'avance vers lui, trainant un peu les pieds sur mon sillage. — Et tu vas faire quoi, hein ? La configuration est à mon avantage, il ne peut pas tenter une percée sans passer près de moi. Et la douleur commence déjà à se diffuser, annihilée par ma rage. A chaque pas que je fais dans sa direction je me tiens plus droit et quand j'arrive à l'extrémité de la table, je n'ai plus besoin de m'appuyer contre. Je me tiens bien droit, les ciseaux que je tiens fermement dans ma main droite. Je tortille ma tête de gauche à droite pour faire craquer ma nuque et inspire un grand coup, secouant mes épaules pour me redonner de la contenance. — T'aurais dû t'laisser faire gentiment Otto. J'vais devoir t'faire mal maintenant. Comme c'est dommage. Et sans plus attendre, je me précipite sur lui, passant par-dessus les reste de douleur. Mais cette fois-ci, je ne lui laisse pas l'occasion de se débattre. Ma main libre attrape son entrejambe et je serre, fort. Histoire de le tenir à ma merci, de le laisser sans défense. Poupée qui se contorsionne entre mes doigts - c'est jubilatoire. Je passe mon bras droit autour de sa nuque et le force à se pencher en avant, le maintenant serré contre mes côtes. Et puis je me mets en route pour le faire avancer jusqu'à un des plans de travail - c'est plus haut que la table, ce sera plus pratique. Et là je le lâche enfin pour venir le coller contre le meuble. Ma main attrape ses cheveux et je le plie en deux, lui écrasant la tête sur le plan de travail froid. Je me cale derrière lui et fais pression contre son corps, le maintenant emprisonné entre le meuble et moi. Je m'amuse d'abord à lui relever et baisser la tête, la cognant à chaque fois contre la paroi, sans ménagement. — Tu vois, je finis toujours par gagner quand tu joues au plus malin avec moi. Faut pas t'étonner si ça se termine mal à chaque fois qu'on s'voit. Et je me marre, comme si on était en train de passer un bon moment entre potes. — Maintenant reste tranquille si tu veux pas que j'te coupe une oreille au passage. Et je m'attèle à la tâche. J'attrape ses mèches un peu au hasard et je donne un coup de ciseaux à chaque fois. Je coupe, coupe, coupe. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de ses longueurs de pédale. Et, bien évidemment, sa coupe ne ressemble plus à rien. J'suis pas coiffeur, c'est pour les pédés. Mais au moins, ils sont courts. Néanmoins, demeure un problème. Mes doigts glissent dans ce qui lui reste de cheveux et je secoue la tête de gauche à droite. — Faudra t'faire une couleur aussi. Ce blond décoloré là, non mais, franchement quoi. Il me dégoûte. Je recule enfin et lâche les ciseaux, les abandonnant au milieu des mèches coupées. Puis je me dirige vers le frigo et l'ouvre, à la recherche d'un truc à boire. Y a pas de bières. Je peste. — T'en profitera pour acheter de la bière irlandaise aussi au passage. C'est n'importe quoi cette baraque... Je grommèle un peu, contrarié. Finalement je referme le frigidaire et pivote vers lui, sans me soucier un seul instant de l'état dans lequel il est. Moi, je suis déjà passé à autre chose. — Bon, je dors où ? Parce que oui, au cas où il ne l'ait pas encore compris, j'ai décidé de m'installer ici pour l'instant. Et si ça me plait, mon séjour pourrait se prolonger pas mal.
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