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 I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)

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MessageSujet: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyVen 10 Aoû - 20:57

Il répond pas. Il répond plus. Peut-être qu’j’aurais pas dû être aussi catégorique, peut-être que j’aurais dû être plus doux, mielleux, dans mes formulations, et pas lui ordonner d’rentrer comme si j’en avais le droit. Mais j’peux pas faire autrement. J’vois rouge et j’ai la panique qui m’étrangle en même temps, j’ai peur qu’il se barre à l’autre bout du pays, ou dans un autre pays, sans rien me dire, j’ai peur qu’ce soit encore de ma faute. J’m’en veux, putain, j’m’en veux. J’aurais dû faire attention, j’aurais dû couper les ponts avec Asher, j’savais qu’y avait un truc qui allait pas et que c’était peut-être ça. Putain, y’a que ce mot qui me vient aux lèvres alors que je contemple le néant après mes textos, à attendre comme un débile que des mots apparaissent sur l’écran. Mais y’a rien, il répond pas, et il m’a raccroché au nez. Ça sert à rien qu’je rappelle, vu qu’j’ai dû sonner cinq fois avant qu’il daigne décrocher, faut pas rêver. J’ai envie de hurler et de pleurer, de casser des trucs et d’me taper la tête contre les murs, et mes doigts se resserrent autour de mon téléphone comme pour m’empêcher de le balancer de l’autre côté de la pièce. J’supporte pas ça, la sensation d’n’avoir aucun contrôle sur mes émotions, mes réactions, symptômes d’une maladie mentale, d’un cruel manque de discernement. J’ai envie d’me piquer pour oublier, et j’pense à l’héro que j’ai planqué sous une latte du plancher. Merde. J’repense à c’que Seth m’a dit, faut pas qu’je sois seul. Mais Ezra est pas là, là tout d’suite, et j’culpabilise de l’avoir fait vivre dans un environnement aussi pourri après son retour. Comme si s’faire kidnapper par des psychopathes c’était pas suffisant, fallait qu’il supporte ma rechute et mon entente bancale avec mon mari. Meeerde. Seth a raison, j’sais pas m’occuper d’moi-même, j’garde de la came alors que c’est la meilleure chose à faire pour replonger aussi sec, j’m’y replongerais volontiers à la moindre occasion. Genre maintenant. Mais y’a la jalousie, aussi. Et la jalousie, c’est un autre moteur, c’est mon cerveau qui débloque et passe en mode automatique, c’est mes mains qui s’emparent de mon Desert Eagle et des clés de mon pick-up, mon corps qui s’installe dans la bagnole, yeux rivés sur mon portable, à lancer cette foutue application de traçage. J’m’en voulais de l’avoir installée, comme si j’avais pas confiance, trop flippé à l’idée qu’il se fasse la malle. J’m’en veux de l’utiliser, aussi, parce que j’pensais pas l’faire un jour, qu’c’était juste pour me rassurer, pas pour le traquer. J’peux prétendre tout c’que j’veux, j’ai jamais guéri de son départ, l’héroïne que j’prenais à l’époque a gravé les souvenirs dans l’os plutôt qu’de les faire s’envoler. J’démarre. Et j’sais bien qu’j’suis sur le point d’faire une connerie monumentale.

J’allume pas la radio durant le trajet. Le silence est glacial, et j’conduis tel un robot, froidement, mécaniquement, les yeux qui suivent les indications du GPS. J’fais même pas d’erreurs, moi qui passe mon temps à me paumer, même si j’réfléchis à tout ce qu’il m’a dit. Le fight club. J’me d’mande ce qui a pu arriver d’aussi grave, parce que j’ai déjà vu Seth dans des états pas possibles depuis qu’on s’est retrouvés, dans les chiottes d’un bar sordide, à l’hosto et à l’église, alors j’vois pas c’qui devrait m’effrayer tant que ça. J’comprends pas. J’aurais pu le soigner, j’aurais pas posé d’questions. J’aurais fait comme lui quand j’rentrais le nez en sang et les poings meurtris. J’comprends pas. Et j’ai peur qu’il me fasse plus confiance. J’finis par arriver devant un immeuble du centre, les jointures blanchies à force d’avoir trop serré le volant. Putain. Une connerie. Mais tant pis, c’est trop tard. J’veux savoir. Qu’est-ce que ce mec qu’il aime pas peut avoir de plus que moi pour qu’il se réfugie chez lui, hein ? J’veux m’en débarrasser, d’ce type. J’veux pas qu’il ait quelqu’un d’autre, putain. J’me dirige vers la porte, le revolver coincé à la ceinture sous mon tee-shirt. J’mate les noms sur les sonnettes à la recherche d’un nom de jap. J’sais pas trop à quoi ça doit ressembler, mais j’me base sur celui de Seth et des personnages de Tokyo Drift pour trouver des similitudes, et quand j’tombe sur Kurosawa, j’me dis que j’ai touché le jackpot. Je sonne chez quelqu’un d’autre, prétend qu’je suis le voisin du premier et qu’j’ai oublié la clé de l’entrée principale, on m’ouvre bien gentiment. Pas d’chance pour Kurosawa. Arrivé devant l’appartement, j’prends à peine conscience que j’suis en train d’viser la serrure avec mon flingue avant d’entendre la détonation, la porte qui s’ouvre sans résistance après ça. Certes, j’aurais pu frapper. Mais peut-être que Seth s’rait venu voir qui c’était et aurait refusé d’m’ouvrir, et j’aurais pu le blesser avec mon entrée fracassante. Peut-être que ça aurait été l’autre, auquel cas j’aurais fait d’une pierre deux coups, mais c’est trop tard pour regretter. « J’suis v’nu t’chercher. » Et c’est clairement un reproche, un je-ne-sais-quoi de tu m’as forcé à exploser cette porte dans mon ton tandis que mes pupilles oscillent entre mon mari et un machin rose fluo qui tient plus du poulpe que de l’être humain. « Toi, j’vais t’buter. » Je sais pas quelle paire de neurones a décrété que j’allais le prévenir avant de fondre sur lui, mais me faut pas dix secondes pour traverser la pièce et le choper par le col, le canon d’mon arme confortablement calé contre sa tempe.
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyDim 12 Aoû - 22:22

T’as la rage quand tu raccroches. Tu dis plus rien pour pas exploser. Tu regardes pas Kizuki pour pas imploser. Tu minimalises tes gestes pour qu’ils ne partent pas couille. Te lever déjà, ta main libre qui va machinalement en soutien à tes côtes pétées. Mais t’émets plus l’moindre son, t’as peur de c’qui pourrait sortir de toi. C’est la galère pour te traîner jusqu’à tes médocs. T’as mal partout encore, mais l’plus chiant c’est le sol qui tangue et ton équilibre instable depuis qu’ton crâne s’est mangé le béton du fight club. Ça va passer qu’ils t’ont dit à l’hosto. Faut juste du repos. Du putain de repos, mais c’est pas l’genre de truc auquel ton cerveau te laisse droit. Alors les pilules de morphine que t’as récupéré légalement cette fois, c’est pas pour tes os qu’tu les prends. Alors tu les avales pas, c’est trop long. Tu sors un briquet de ta poche et écrase consciencieusement le tout pour les sniffer. T’es pas un grand adepte de la coke, mais t’as pris le coup de main. Tu fais trois jolis petits rails bien alignés. T’étais méticuleux comme mec avant. Maintenant t’es plus grand-chose. Inspiration. Voilà. Comme ça t’auras pas à attendre longtemps avant que ça aille mieux. Bordel. Tu peux dire c’que tu veux de l’héroïne de Toad, entre ta morphine et Kizuki pas loin, t’es descendu bien plus bas. Les deux en même temps c’pas une bonne idée. C’est pas un truc que t’as déjà eu la brillante idée de tester. Mais c’en est pas une bonne. T’façon, il t’fait la gueule Kizuki. Ton séjour ici a pris des allures de guerre froide, bien différente des bombardements au napalm ordinaires. De vos feux de joie qui vous rongent jusqu’à la moelle. Mais t’as rien à dire. T’es déjà bien content qu’il t’ait pas refermé la porte au nez quand tu t’es pointé la gueule violette chez lui. C’est déjà bien qu’il t’es reconnu aussi. Peut-être qu’il t’as pas reconnu et que c’est pour ça qu’il t’a laissé rentrer. Ahah. Tu divagues, crétin. Mais c’est pas drôle. T’es triste. Tu sens que tout se délite à nouveau autour de toi. Si tu pouvais tu resterais dans un coin de cet appart, comme un clébard boiteux attendant gentiment la fin. Mais tu peux pas. Alors un deuxième rail, ça fera bien passer tout ça. Tu renifles en te grattant le bout du nez parce que t’as à moitié raté ton coup et tu fous de la poudre partout. Éternue pas connard ça va être pire. Tu te heurtes à ton propre reflet dans le miroir qui t’fait face. A tes pupilles ridiculement petites qui te donnent l’air débile. A la toile d’araignée sanguine qui part de l’os de ta mâchoire fracturée et s’étend sur la moitié de ta tronche. A ton œil gauche que t’arrives presque à ouvrir complètement (youpi). Et aux cicatrices encore fraîches qui viennent finir le tableau. Trop beau gosse. En plus avec tes cheveux qu’t’as pas coupés depuis deux mois et ton impossibilité d’te raser. T’es paaarfait. T’as jamais été aussi beau. T’avises le petit troisième d’un regard et tu le laisses tranquille. Tu verras bien plus tard, t’en as suffisamment pris. Tu traines la patte jusqu’à la chaise que tu viens de quitter. T’oses pas tenter le canapé, c’est trop bas et trop mou pour tes côtes. Tu croises mollement le regard de Kizuki qui garde le silence. Y a rien à dire de toute façon. Tu regardes ton téléphone où y a rien de neuf, et t’as le vague espoir que Toad ait laissé tomber pour aujourd’hui. Les effets psychotropes de la morphine sans doute.

Tu comprends pas ce qu’il se passe. T’es trop défoncé pour que tes muscles réagissent à la détonation. Mais t’as le crâne qui s’ouvre en deux, ou l’impression en tout cas. Tu vois blanc une fraction de seconde. Les tympans qui sifflent. Tu comprends que dalle sauf que tu vas encore moins tenir debout après ça. « J’suis v’nu t’chercher. » Y a la voix de Toad qui te ramène à ce qu’il s’passe. T’en chies à te lever. T’en as peut-être un peu trop pris. Clairement, ouais. T’es pas foutu de réagir davantage, ton corps sachant pas quoi foutre de l’anormal mélange d’hormones qui danse dans tes veines. « Qu’est-c’tu fous ? » Tu t’entends à peine articuler la question, peu de chance que Toad t’entendes, mais il te fournit quand même une réponse claire et précise. T’as le sang qui se glace, t’es tout juste foutu de gueuler le prénom de ton mari, le vrai. Juste pour qu’il s’arrête. Qu’il appuie pas sur la détente. Tu t’attends à entendre à nouveau le bruit de déflagration mais il vient pas. Juste le silence, Toad d’un côté du flingue et Kizuki de l’autre, tes yeux pas fichus de se poser sur l’un de ses trois éléments. « Lâche-le, s’il te plait.» Tu parles pas fort, tu veux pas l’brusquer, c’est pas une bonne idée. T’as un bref rire qui t’échappe. A peine audible qu’il a déjà disparu comme le sordide rictus sur ton visage. Mais putain tu te les ferais bien là, tous les deux, et pas avec tes poings, hein. Mais bordel t’en as vraiment trop pris. « Fais pas ça putain. S’il te plait. Fais pas ça. » C’est une litanie de suppliques qui s’échappe en murmures de tes lèvres, pendant qu’tu tentes de te rapprocher d’eux sur le carrelage qu’a décidé de faire des vagues. Tu voudrais hurler mais tu peux pas. Te foutre en colère mais t’es juste désespéré. Y a encore tout qui se disloque entre tes doigts. Tu veux pas les perdre, aucun des deux, tu sais qu’ça pourra pas continuer quand même. Mais si y a la poudre qui explose encore, t’en auras plus aucun à tes côtés. Ouais, t’es égoïste. Mais vu qu’t’as créé tout ça tout seul comme un grand, tu vas t’mettre à prétendre le contraire. « Jt’en supplie pose ce flingue. » T’as posé une de tes mains tachées en douceur sur le poignet de ton mari. Et tu dévies lentement son arme, au fur et à mesure que tu parles. « Fais pas ça. Fais pas de conneries merde. S’te plait. Deviens pas comme ça. » Deviens pas comme moi, putain. Tu te tais finalement, baissant les yeux vers le canon qui te fait face, tes doigts qui se verrouillent tout à coup. Ou bute-moi avant. Ça fera toujours moins mal.
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Owen Miyazaki
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyMar 14 Aoû - 17:23

    Une bonne raison, deux bonnes raisons et puis trois bonnes raisons encore de quitter le droit chemin, d'un peu plus s'abandonner. C'était aisé, un jeu sans fin, un jeu vicié. Et il jouait Kizuki, comme celui qui s'oublierait à nouveau dans le casino de l'enfer avec trop de verres. Ce matin, il s'était pourtant levé les larmes aux yeux, la douleur mentale et physique qui se rencontraient en une explosion et toutes ses prières qui s'envolaient alors vers le ciel. Ce matin, il avait voulu retrouver la voie qui lui manquait, enfin se poser et soulager sa santé qui partait en fumée. Il s'était imaginé une liste de résolutions pour sauver sa peau en état de décomposition, arrêter la drogue, arrêter l'alcool, arrêter ses sordides fréquentations : arrêter de faire tourner ce petit monde si imparfait. Ou bien peut-être valait-il mieux alors mourir, se laisser aller une dernière fois et disparaître à jamais ? Il y aurait eu bien moins de choses à configurer, pas vrai ? Pas de sacrifices, pas de regrets, plus de pensées, semelles de vent, satisfait.

    Sauf qu'il n'était pas prêt ou tellement prêt qu'il s'était habitué à vivre ainsi. La mort qui penchait sa faux au-dessus de sa tête et la tumeur qui lui rongeait l'estomac. Tout semblait jouer son requiem et au fond de lui, il ne souhaitait mettre fin à cette cérémonie. Alors, malgré tout, il continuait à s'incliner face à chacune des choses qui se présentait, de l'alcool à la drogue, de l'abusif à Seth qu'il avait été cherché à l'hôpital après une querelle, après un combat, après il ne savait quoi. Encore une fois, il s'était retrouvé à devoir ramasser les morceaux, rallumer la flamme des cœurs détruits et panser les fractures ouvertes psychologiques. Pourtant, chaque jour qui passait, chaque jour où il allait et repartait de ce même hôpital, seul il demeurait. Et lorsqu'il faisait le constat, il se disait qu'il avait d'autres chats à fouetter, qu'il y avait les siens qui l'attendaient, qu'il aurait pu enfin s'y consacrer, mais c'était Kizuki et il ne se le disait jamais bien longtemps. Car il préférait aider les autres que de s'aider lui-même, en espérant qu'aider les autres l'aiderait lui-même. Fausse bonne idée. Il s'oubliait plus qu'autre chose.

    Il avait à nouveau mis de côté les cheveux qui tombaient, la fatigue et la nausée lorsque la sonnette avait annoncé l'arrivée de Seth, embourbé dans ses secrets. Il avait ouvert grand sa porte avec comme remerciement pas plus qu'un bref regard et le silence qui s'était alors imposé dans l'appartement. Inuzuka était toujours aussi tuméfié, et manifestement aussi muet. Stupide empathie, une part du cœur de Kurosawa se désintégrait. Mais il ne disait rien, ne voulant pas, pour une quelconque raison, l'assaillir de paroles assassines. Une autre fois. Il le regardait alors écraser ses cachets et inspirer, secouant légèrement la tête pleine d'opinions partagées. Doucement, ses pensées divaguaient lorsqu'il tournait enfin le regard pour se garder de commenter. La fois suivante cependant, ce fut ce qui sembla être une détonation qui mit son cerveau en alerte et il se leva fébrilement. Il eut cependant à peine le temps de jeter un regard à Seth que ce qui devenait menace résonna à nouveau dans la pièce « Toi, j’vais t’buter. », et il eut de la peine à déglutir lorsque le métal froid prit son aise sur sa tempe. Il voyait déjà les murs de l'appartement recouvert par les fragments de ce qui était son cerveau autrefois et le sang sur son être sans vie. La faucheuse avait une bien drôle d'allure tout compte fait.

    Alors Kurosawa décida de garder les yeux grands ouverts face à l'arme braquée, il était sans défense, il le savait. Il n'avait jamais appris à se battre et même tuer une mouche l'aurait fait pleurer. C'était simple, si simple de s'attaquer à lui, qu'il eut envie de lui rire au nez et ce fut ce qu'il fit. Il s'était toujours promis de garder le regard rivé vers celui qui lui ferait face, le sourire aux lèvres pour déstabiliser une dernière fois peut-être et la main sur le cœur. Tout ce qu'il avait vécu avec Seth, ça avait été déambuler sur un fil à l'équilibre précoce et rajouter encore un peu de kérosène sur le feu. L'ombre de Toad avait toujours semblé présente dans un coin de la pièce, à regarder leurs deux corps s'unir et s'anéantir. Aujourd'hui, pour la première fois, il lui faisait face de toute sa grande taille et sa sale gueule. Il eut envie de lui lancer un « Enchanté. » mais se tut pour Inuzuka qui se noyait dans tout autant de supplications. Doucement, il sentit alors le canon se dévier, regardant la scène toujours muet. C'était la fin de quelque chose, la fin de tout peut-être.
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyLun 20 Aoû - 17:37

Y’a mon vrai prénom qui claque dans l’air, dégoulinant de pathétisme, une tragédie sur pattes. Moi. Et mes doigts se crispent sur la détente, pas assez pour tirer, heureusement ou pas, je sais pas. J’suis paumé, paumé dans mon p’tit cerveau rageur qu’est incapable de comprendre ce qui se passe autour de lui, j’ai juste envie de gueuler une ribambelle de pourquoi. Pourquoi tu rentres pas, pourquoi tu fais plus confiance à ce type qu’à moi, pourquoi tu me fais ça. Pourquoi tu me refais ça. J’m’attendais pas à ça. J’m’attendais pas à une créature vaguement humaine qui s’défend pas, qui rit et sourit au lieu d’pisser dans son froc en suppliant qu’on l’épargne. Mon regard glisse sur les cheveux roses, les piercings et les iris pâles, je plisse les yeux, à me demander c’que c’est qu’ce truc. J’m’attendais à affronter un mec, un vrai, pas un clown efféminé sûrement dérangé du bulbe, à me mesurer à un Bruce Lee en herbe si j’voulais me remettre à verser dans le racisme assumé. J’m’attendais surtout à devoir récupérer mon mari en l’arrachant des griffes d’un connard pas fréquentable, un profiteur de cœurs bousillés. Pas de… ça. Et j’m’attendais certainement pas à c’que ce soit moi le connard pas fréquentable dans ce scénario. Quand Seth attrape mon poignet, j’remarque seulement que j’me suis mis à trembler. Il a ri, lui aussi, j’l’ai à peine entendu, mais entendu quand même, ce rire cynique qui m’est devenu familier, à présent, mais qui me blesse toujours tellement. J’voudrais qu’il ne rie plus jamais comme ça, j’voudrais qu’il recommence à rire comme avant. Avant toute cette merde.

J’le laisse faire. J’le laisse dévier mon bras de sa cible, les pupilles toujours accrochées à l’autre, mais absentes. J’me sens épuisé, lessivé, comme si j’venais d’courir un marathon mais sans la satisfaction de l’exploit accompli. L’autre dit toujours rien, c’est à se demander s’il parle, en fait, peut-être qu’il comprend rien. Et puis j’sens les phalanges de Seth qui s’resserrent autour de mon poignet, je détourne le regard pour le poser sur lui, lâchant le col de ma victime du jour au passage, dépouillé de la force que j’ai déployée jusque-là. Le canon de mon flingue est pointé sur Seth. J’ai même pas besoin de le voir pour le savoir, mais mon index n’est déjà plus sur la détente. Je m’attarde un moment à détailler les plaies et les ecchymoses qui maculent sa peau, son corps chancelant de se tenir simplement debout. Je soupire. Ouais, il est amoché. Mais il l’est pas assez pour justifier tout ce cirque. De ma main libre, je m’empare de mon revolver pour le remettre à ma ceinture, aussi calmement que possible, bien que toujours fébrile. Mon cœur bat contre mes tympans, les questions se pressent à mes lèvres et pourtant je ne sais pas par où commencer. « Seth. Babe. » J’ai un sourire las, soulagé mais fatigué, quand je dépose ma main contre sa joue en prenant soin de ne pas appuyer là où ça pourrait lui faire mal. « T’es pas dans un si sale état. J’supporte ta vue, tu vois, j’me suis pas évanoui tellement t’es moche. » Encore faudrait-il que quelques bleus et un œil au beurre noir réussissent à le rendre moche. « Et j’ai pas buté ton pote. Alors maintenant, on rentre. S’te plaît. » Et j'regarde plus le pote en question, des fois qu'ça réveillerait la colère que j'dissimule du mieux que je peux, mais qui palpite encore au bout de mes doigts.
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyMar 28 Aoû - 17:26

Tes yeux ont finis par quitter la scène. Ils ont oublié Kizuki derrière toi, et tes semblants d’efforts pour le garder en vie jusqu’à ce que tu te décides finalement de lui faire la peau toi-même. Ils ont oublié Toad devant toi, et tes espoirs désespérés qu’il finisse pas aussi con que toi alors que tu fais rien pour que ça aille en ce sens. Tes yeux ils se sont plongés dans l’ouverture du canon face à eux, qui semble grandir secondes en secondes, à en devenir béante, et aspirer la lumière autour de toi. A défaut d’te foutre une balle dans le crâne, semblerait que le flingue de ton cher et tendre est décidé de t’avaler tout cru. Tu fermes les yeux, tu sais qu’tu commences à halluciner, c’est pas le moment, putain. Tu resserres encore tes doigts sur leur prise que t’avais oublié. Pour pas te casser la gueule, ça serait encore plus moche dans le tableau. Ça t’aide à revenir et quand tu rouvres tes paupières les ténèbres du canon ont disparu, le flingue aussi. C’est les pupilles de Toad qui t’font de nouveau face et c’est pas spécialement plus rassurant. T’as envie de chialer comme un gosse tout à coup, ça t’fait pas du bien la morphine non, mais tu pinces tes lèvres et retiens ton souffle. T’attends qu’il ouvre le bec comme t’as attendu la seconde détonation. Ça fait mal. Tout fait mal. Ses doigts sur ta joue et ses paroles qui s’essayent calmes. T’as putain de mal et t’as juste envie de te jeter sur le rail abandonné à quelques pas de là. Ou de succomber à ton autre morphine, toujours dans ton dos. Aura tentaculaire de Kurosawa qui arrive à museler la bestiole en même temps qu’elle réveille tes bas instincts. T’es coincé entre le Bien et le Mal. Littéralement. T’as juste pas encore décidé de quel rôle attribuer à qui. C’est selon le point de vue. De c’que vos relations sont supposées être. Et de c’qu’elles apportent dans les faits. Asher sans doute à l’hosto. Ou un semblant de paix dans l’antre de la Bête. Tu réponds pas, tu te tournes vers Kizuki. Y a ton cerveau qui percute brutalement que thèse et antithèse de ta vie viennent de s’percuter de plein fouet. Ça aurait jamais dû arriver. Jamais.

Y a un flash sans couleur qui cisaille ton champ de vision. Ton corps qui réagit à ta place, et la drogue qui s’abat à l’arrière de ton crâne. Tu sens pas qu’tes genoux ont percutés le sol parce que le spasme de ton échine déplace tes côtes cassées. Tu sais pas quand tu as lâché Toad mais tu tends cette main vers Kizuki, dans un effort pour le prévenir que tu vas encore redécorer son sol. Pas d’son sang à lui cette fois. Y a une sorte de progrès quelque part. Mais t’as rien bouffé depuis des jours sinon tes pilules largement accompagnées d’alcool. Alors ça prend bien le temps de sortir. T’as tout ton temps pour sentir tes morceaux d’côtes grincer les uns contre les autres, le sang pulser contre tes hématomes et ta mâchoire fissurée menacer de se déboîter pendant qu’tu craches ta bile sur le carrelage. Du repos. Ils avaient dit du repos à l’hôpital. C’pas pour rien qu’t’étais venu chez Kizuki. C’était pas trop dans l’ordonnance de s’retrouver à quatre pattes à grogner comme un clébard la bile qui dégouline de tes lèvres. « Vous faites chier ... » T’arrives à peine à articuler entre un haut le cœur et la gorge cramée par les sucs gastrique. Eux parce que c’est mieux que de t’en prendre à toi-même, tu prends assez cher comme ça pour le moment. Et ça t’énerve. Et c’est toujours le bordel dans ton crâne, sur le fil du rasoir, entre haine et désespoir, les hallucinations comme ciel étoilé et la douleur en guise de barrière de sécurité. Tu te relèves comme tu peux, repoussant les mains qui voudraient tenter de t’aider. Tu les regardes pas, tu veux pas les voir. Tu titubes jusqu'à ta came, mais tu trembles trop pour arriver à quoique ce soit. Alors tu craches un juron suivit d’un autre quand l'atterrissage sur ta chaise te rappelle encore tes côtes. Ouais, t’as réussi à les oublier deux secondes. Les coudes plantés sur les genoux, tu planques ton visage dans tes mains. Tu veux pas les voir. Peut-être que si tu comptes jusqu’à dix ils iront se cacher. Et t’iras peut-être pas les chercher.
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyVen 31 Aoû - 17:38

    Cela faisait plus d'un an qu'il essayait d'arrondir les angles, doucement, calmement, et si à chaque fois il se retrouvait la tête explosée dans les coins retaillaidés, de poursuivre pourtant, il ne pouvait s'en empêcher. C'était peut-être, assurément, son masochisme à lui, son petit fantasme inavoué, le résumé de l'espoir qui lui restait, tout compte fait. Le marquis de Sade n'avait d'ailleurs pas encore écrit ses lettres de noblesse en ce jour, il n'y avait eu ni de coups portés, ni de fougue et de passion, ni même de seconde détonation... était-ce alors la promesse de vie ou bien seulement un instant de répit ? Ah, cette instabilité, partout dans la pièce et au creux de leurs âmes, tant que les murs en suintaient et le vice s'étalait sur le sol carrelé. Ressenti tangible. Il regardait sans un mot les amants, les maris et puis lui. Il aurait aimé écrire un poème si ce dernier avait eu encore une quelconque valeur mais il n'y en avait pas, il n'y en avait plus. La poésie l'avait abandonné depuis longtemps.

    Kizuki n'eut par ailleurs guère le temps de retenir Seth qui perdait pied devant leurs yeux comme propulsé dans les enfers artificiels. Si les choses dérapaient, il se disait qu'il y avait toujours la baignoire et les jets d'eau glacée, en attendant, il y allait avoir la serpillière à passer pour ne rien changer. Nettoyer, balayer... et puis tout envoyer balader, pourquoi pas ? Enfin, pour de vrai. Et Seth qui manquait de se mettre à pleurer, qui se cachait en espérant voir ses problèmes disparaître comme un enfant qui regardait trop de Disney. Et Toad qui après tous les dires de son mari prouvait qu'il ne valait pas la peine de tenter de discuter, qui ne connaissait certainement pas les manières et le respect. Kurosawa n'était pas un ange non plus, non, un peu Peter Pan sur les bords, d'accord. Mais il venait de trouver sa limite, tous venait de la trouver. Il ne supportait plus de les voir se tourner autour et se tirer dans les pattes, vouloir se foutre en l'air pour mieux se courir derrière. Il ne voulait plus faire partie de ce petit jeu sordide, se faire envoyer parler à Lucifer, se retrouver écrasé plus bas que terre et prendre, toujours, parce qu'il l'avait bien voulu, trop bien voulu. " C'est vous qui me faites chier. "

    Sa première réplique de l'acte claqua dans le faux-silence de l’appartement et il s'approcha de la table, envoyant valser le dernier cachet de morphine qui restait, attrapant le menton de Seth pour le rapprocher au plus près de son visage, pour l'empêcher encore un instant de se liquéfier. " Tu te rappelles du jour où ces mots son sortis de ta bouche, et attends, je cite : " complètement déconnecté au point d'en devenir immatériel " et " t'as pas de substance ". Tu penses en être où là dis-moi ? " D'un simple mouvement de main, il poussa Seth qui ne tenait qu'à moitié sur sa pauvre chaise, complètement défoncé. " C'est simple, si je ne te tenais pas, tu serais par terre. " Et il était fort conscient que chaque geste provoquait une douleur inouie au japonais, qu'importait. " T'as pas de chance, je n'oublie pas les mots, je les garde bien imprimés jusqu'à pouvoir les recracher. Et ce jour-là, lorsque ma mère mourrait et que tu le savais, tu t'es barré et quand la maladie l'a emportée, t'étais déjà bien loin ; quand les cavaliers se sont dissous, tu t'es barré, quand j'avais besoin de toi, tu t'es barré et je ne suis pas venu te chercher pour te frapper, par contre à la moindre emmerde que tu avais avec Toad, oui ce Toad-là que tu ne regardes pas, c'était bien moi qui prenait. Mais là, quand le vrai problème décide de t'affronter enfin, ben t'es déjà plus là... et je suis certain que t'as pigé deux mots tout au plus de ce que je viens de te dire... "

    Il lâcha Inuzuka sans même se retourner, c'était au petit bonheur la chance, soit il tenait encore un tant soit peu l'équilibre, soit il tombait et retrouvait au sol ses os cassés. Kizuki se dirigea alors vers l'armoire et sorti d'une boîte deux lettres avant de les jeter sur la table basse en plongeant son regard dans celui de Toad. " C'est bon, tu peux terminer ce que t'étais venu faire, repartir avec lui sur ton cheval mécanique et me tirer une balle. J'espère juste que t'as écouté ce que j'ai dis, que t'as été apte à comprendre que si on se voyait avec Seth c'était à chaque fois que tu faisais le connard, qu'il te le faisait payer, qu'il tentait d'oublier et que j'étais juste son instrument en fin de compte. " Il pointa du doigt les papiers fraîchement déposés avant de continuer. " Tu lui les donneras quand il sera revenu, c'est tout ce que je demande, crachez sur ma tombe, baissez dessus, faites ce que vous voulez ensuite, mais qu'il reçoive juste ces lettres. " Non, Kurosawa n'avait toujours pas pour coutume de jouer à la bagarre, il ne l'avait jamais eu. C'était peut-être la première fois d'ailleurs qu'il heurtait physiquement quelqu'un car il faisait partie de ceux qui pensaient les mots plus forts que les poings.
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MessageSujet: Re: I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki)   I'm just a jealous guy (Seth/Kizuki) EmptyMar 25 Sep - 13:25

J’étais prêt à faire demi-tour, moi, mon mari à mon bras, quitter cet appart’ sordide et ce mec tout aussi sordide, lui tourner le dos et rentrer à la maison ensemble, fin de l’histoire, fin des emmerdes. J’étais prêt à lui donner la main s’il le voulait, à le porter dans mes bras sans lui cogner la tête sur le chambranle de la porte, j’m’attendais franchement pas à me faire ignorer. J’sais que Seth peut être têtu quand il veut, à la limite, j’voulais bien négocier, y mettre une petite querelle d’amoureux pour la forme, mais ça changerait pas la fin, ça m’empêcherait pas de retourner chez moi avec lui, j’étais même prêt à l’assommer et le jeter sur mon épaule s’il se montrait trop récalcitrant. Mais j’suis définitivement pas prêt pour ça, pour son silence, ses yeux qui s’détachent de moi pour s’attarder sur l’autre Jap’, pas un mot à mon intention, même pas l’ombre d’une réaction décente, j’aurais préféré d’la colère, si ça voulait dire qu’j’avais droit à son attention. Puis sa main qui abandonne mon avant-bras, il tombe à genoux sur le sol, sa bile qui vient repeindre le carrelage. Faut croire que c’mec est aussi naze en cuisine que moi, parce que mon mari a pas été nourri et j’lance un regard noir à notre hôte sans me faire la réflexion qu’on s’impose alors qu’il a rien demandé, ce pauvre type. Ça lui apprendra à voler les maris des autres, j’me dis, il y repensera en lavant le sol à grande eau. J’tends les mains vers Seth mais il me repousse, et j’parviens pas à faire mieux qu’un froncement de sourcils vaguement perplexe. J’comprends pas. C’que j’ai fait pour mériter ça, c’qui s’est passé pour qu’il soit dans cet état. Pas seulement les bleus et les côtes apparemment pétées, mais le retour à la case départ pour c’qui est de notre relation. J’savais qu’ça serait pas facile. Pourtant j’pensais pas qu’ce serait la galère à ce point. Puis c’est là qu’j’la vois. Quand Seth se traîne jusqu’à sa chaise, un rail de poudre sur la table juste à côté. J’sais pas trop quoi, sûrement un truc pour atténuer la douleur et pas d’la coke, enfin, l’un ou l’autre, c’est pas rassurant, c’est même carrément mauvais, ça me tombe dessus brutalement, comme si jusqu’à maintenant j’avais pas trop réalisé qu’il pouvait avoir le même problème que moi.

J’ouvre la bouche, mais l’autre est plus rapide que moi, s’approchant de lui pour balancer la came à terre et choper le menton d’mon mari d’une manière qui me plaît pas du tout. « Hey, tu lui parles pas comme ça. » J’tente de l’interrompre, mais il est trop lancé dans sa tirade pour se rappeler d’ma présence. J’capte rien à c’qu’il raconte, figé sur place, le regard qui oscille entre les deux jusqu’à ce que Ki-machin revienne vers moi, les yeux résolument rivés dans les miens, deux lettres qu’il laisse tomber devant moi. « Ok, toi. » J’réduis la distance entre nous deux d’un pas, menaçant, autant qu’un p’tit caïd de banlieue, en tout cas, le poing qui se referme à nouveau sur son haut. « J’sais pas pour qui tu t’prends, mais j’en ai rien à foutre de ton blabla sur mon couple. Tu le connais p’t’être lui, mais moi tu m’connais pas, alors viens pas croire que j’vais écouter les conneries qu’tu débites. Tu l’as préparé d’puis combien d’temps, ton discours, hein ? T’as ressassé tes p’tites théories sans même m’avoir rencontré, puis lui, tu lui as rien dit jusqu’à c’que tu puisses lui reprocher tout c’qui va pas dans ta vie de minable ? T’es qu’une chialeuse. » J’le lâche pour ramasser les lettres sur la table basse, les déchire en deux, en quatre, en huit, et jette les misérables p’tits morceaux à sa gueule. « T’écris plus de lettres à mon mari. Jamais. » J’insiste sur le possessif, la jalousie qui remonte dans ma gorge, j’me retiens d’lui cracher dessus ou d’lui coller une bonne droite. « Seth, on rentre. J’déconne pas, on y va. Maintenant. » J’me retourne vers lui, ma voix qu’a perdu toute la douceur maladroite d’avant, c’est un ordre, pur et simple. Et il a pas intérêt à dire non.
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