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 how I needed you (lenads)

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MessageSujet: how I needed you (lenads)   Sam 28 Juil - 14:38

La porte du vestiaire claque violemment, bruit sec qui raisonne dans la salle trop petite et trop pleine de gens qu’elle voudrait éviter. Sa colère semble suinter de tous ses pores, suffisamment pour tenir ses collègues à distance en tout cas. Elle voit bien les regards inquiets et intrigués lancés en sa direction mais elle les ignore, Lena. Elle les ignore parce qu’il y a toute cette rage qui s’accumule, cette rage et cette peur qui se mélangent pour faire d’elle une bombe à retardement qui explosera au moindre coup de vent. Elle les ignore parce qu’elle sait bien qu’ils y peuvent rien, que c’est pas de leur faute si elle est comme ça et qu’elle a pas envie d’abimer les rapports (relativement) cordiaux qu’elle a avec certains d’entre eux. Une fois son sac rempli, elle s’empresse de sortir de la pièce, n’adressant pas un seul mot à l’équipe venu prendre le relais. La russe sort du bâtiment, soleil qui se lève à peine et air frais qui ne font rien pour arranger son humeur. C’est l’agitation qui a pris le dessus sur la peur, finalement, depuis qu’elle a décidé de faire quelque chose. Parce qu’elle peut plus rester à attendre, Lena, attendre que quelqu’un attrape son agresseur, attendre qu’il recommence avec une autre, attendre, la peur dans le ventre, sans jamais savoir ce qu’il va se passer. Ça lui ressemble pas, elle a jamais été de celles qui laissent les choses se passer sans rien faire, de celles qui subissent sans répondre. Alors elle a décidé de le retrouver, Lena, même si elle sait pas encore bien ce qu’elle fera quand ça sera le cas. Elle pourrait bien le tuer, mais elle sait même pas si elle en aurait le cran – sans omettre les risques éventuels de se faire arrêter après, le risque trop grand de se retrouver une nouvelle fois enfermée. Elle prendra pas le risque de prévenir Malo non plus, parce qu’elle sait que trop bien ce qu’il lui réserverait, et la peur que lui se retrouve à nouveau éloigné d’elle, d’eux, est plus grande que tout le reste encore – la priver d’un des siens sera ce qui la mènera à sa perte à n’en pas douter. Elle veut mêler personne à ça, parce que ça voudrait dire qu’elle devra en parler, exposer haut et fort ses blessures encore à vif et elle est pas prête pour ça.

Elle est pas prête et pourtant, c’est chez Mads que ses pas la portent. Mads, parce qu’elle a besoin d’une personne de confiance, de quelqu’un qui ira pas répéter à son frère ce qu’elle veut, ce qu’elle cherche. Non pas qu’elle compte tout raconter à Mads, mais elle a besoin de quelqu’un qui la conseillera, qui l’aiguillera, parce qu’elle sait tout bonnement pas comment agir. Quand elle arrive, Lena entre sans hésiter, les lieux qu’elle connait aussi bien que sa propre maison pour y avoir bien trop souvent traîné, refuge loin des siens quand tout devient trop oppressant. Elle frappe et entre aussitôt dans le bureau, impatience qui l’empêche d’attendre plus longtemps. « Hey Mads, je.. » Sauf qu’elle dit plus rien quand elle voit Mads, Mads qui est abimée, Mads qui a visiblement été agressée. C’est une autre forme de colère qui naît en elle, le genre qui lui donne envie de tout retourner jusqu’à retrouver le responsable – parce qu’on s’en prend pas aux siens, jamais. Elle lâche son sac, fait quelques pas, inquiétude qui se lit sur son visage. « Putain mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? » Elle en oublie la raison de sa présence parce qu’elle voit plus rien à part ses blessures, parce qu’elle veut un responsable – et parce que ce sera toujours les autres avant elles, leurs problèmes qui lui importent plus que les siens.
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MessageSujet: Re: how I needed you (lenads)   Lun 13 Aoû - 2:09

Elle est assise au bureau depuis plus d'une heure. Mais elle ne fait rien. Elle fixe le vide devant elle, complètement absente. A l'ouest. Quand le téléphone sonne, elle se contente de baisser lentement la tête vers le combiné pour l'observer. Regarder les petites lumières qui dansent sur le poste. Celle qui indique que c'est un appel extérieur et l'autre qui la prévient qu'elle a plusieurs messages vocaux non écoutés. Elle ne les écoutera pas, elle s'en fout. Et quand le silence revient, elle se remet à fixer devant elle. Inerte. Elle n'aurait peut-être pas dû foutre un des tranquillisants de sa mère dans son propre thé. Parce qu'elle se sent vaporeuse, lente, son corps est en engourdis mais pas son esprit et ça a quelque chose de terrifiant. Parce qu'elle a pleinement conscience d'être complètement incapable de se défendre si quelqu'un la surprend à ce moment précis. Au fond, est-ce que ça changerait vraiment quelque chose ? Cette nuit terrible lui a montré que même en pleine possession de son corps elle ne faisait pas le poids. Et d'un coup, malgré sa léthargie puissante, elle se met à trembler de la tête aux pieds. Comme un long spasme terrifiant. Sueur froide qui lui glace le dos. Elle a l'impression d'être en nage, le souffle légèrement coupé. Elle attend que les tremblements s'en aillent pour décider de se lever. Faire quelques pas, remettre de l'eau dans sa bouteille, s'éponger le front. Mais ses gestes sont lents et maladroits et en attrapant sa bouteille elle fait tomber sa tasse au sol. Cette dernière qui s'éclate sur le carrelage dans un bruit sec. Mads s'immobilise, les bras ballants et fixe les morceaux de porcelaine par terre. Sans réagir. Elle reste comme ça de longues secondes, stoïque, incapable de traiter l'information. Sa tête est déjà trop pleine. Remplie d'images angoissantes qui l'épuisent. Et finalement, elle se met à chouiner, exaspérée d'avoir cassée sa tasse. Réaction inadaptée qui ne fait que témoigner de son état de fatigue émotionnelle. Elle finit par se reprendre et marche jusqu'à la petite pièce à l'arrière. Elle fait tourner l'eau du robinet et rempli sa bouteille d'eau. Pendant ce temps là, elle s'observe avec lassitude dans le miroir. Ses quelques larmes ont tracé des sillons dans son fond de teint et ça lui redonne envie de pleurer. Mais l'eau qui coule sur ses mains la tire de ses pensées, elle baisse les yeux et constate que sa bouteille déborde complètement. Elle la retire et coupe l'eau, avant de la poser plus loin. Puis, elle attrape des mouchoirs et essuie ses mains puis son visage. Elle jette le tout à la poubelle, inspire un grand coup, reprend sa bouteille et retourne s'assoir au bureau. Et elle se remet à fixer le vide. Absente.

   Quelques coups à la porte du bureau, son cœur qui dégringole dans sa poitrine alors qu'elle tourne lentement la tête vers la silhouette qui s'engouffre comme une tempête dans la pièce. Elle se crispe, nerveuse. Et même le visage familier de Lena ne l'aide pas à se détendre. Bien au contraire. La panique qui grimpe d'un cran à chaque fois qu'un proche franchit les portes et découvre son état. Plus ils seront nombreux à savoir, plus les choses risquent de mal tourner. Elle ne pourra pas cacher la vérité indéfiniment, elle le sait. — Hey Mads, je.. Ça y est, elle a vu. Le maquillage qui ne sert qu'à minimiser les choses, mais les traces sont trop voyantes ; sa paupière gonflée et sa lèvre fendue sont immanquables. Elle détourne son regard d'elle, comme pour la dissuader de se lancer sur ce terrain. Mais c'est peine perdue. Lena reste Lena. Amie dévouée, amie inquiète. — Putain mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? Et voilà les questions qui commencent. Mads grimace et échappe sans s'en rendre compte un léger gémissement plaintif, agacée. Sans la regarder, elle agite lentement - trop - sa main dans les airs comme pour minimiser les choses. — Rien. Deux junkies se sont battus j'ai voulu les séparer... Parce que Sid répondait pas... Au téléphone. Phrase d'une langueur infernale, elle peine à trouver ses mots. Peut-être qu'elle aurait dû se faire du café et le couper à la RedBull. Elle passe sa main sur son front, elle se sent comme fiévreuse, tout en sachant que ce n'est qu'un effet dû au stress qui la ronge. — J'ai plein d'boulot Lena. Pause. — Si tu veux rien d'particulier, on discutera plus tard. Ou jamais. C'est bien aussi. Ouais, ça lui plait bien comme option. Elles ne parlent jamais et personne ne meurt. Encore.
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MessageSujet: Re: how I needed you (lenads)   Mar 21 Aoû - 23:52

C’est comme se trouver face à un miroir. Comme si chacune de ses ecchymoses trouvait son reflet chez Mads. Elle ne s’attendait pas à ça, Lena, venue trouver refuge et conseils auprès d’une amie sans se doute que celle-ci serait dans un tel état. Et c’est la colère qui gronde, colère qui se mêle à l’incompréhension face au spectacle qu’elle a sous les yeux. Elle comprend pas pourquoi Mads l’a pas appelé, pourquoi elle ne lui a rien dit. Sa paranoïa habituelle la pousserait même à penser que son amie cachait volontairement ses blessures, idées qu’elle chasse rapidement. Parce que quelque part, elle peut comprendre Mads, elle qui se retrouve dans une situation similaire, elle qui a caché ses bleus comme elle le pouvait et qui continue à dissimuler les blessures qu’arborent son âme. Sauf que la Ryjkov a toujours décrété que ce qui était valable pour elle ne l’était pas pour les autres, et c’est en se plongeant dans l’hypocrisie totale qu’elle décide de ne pas comprendre. Parce que c’est forcément son rôle de protéger les autres, de protéger ceux qu’elle aime, que c’est forcément elle qui doit tout faire pour panser leurs blessures sans jamais penser qu’elle était pas forcément la mieux placée pour ça – elle peine déjà trop à guérir ses propres plaies. Elle la lâche pas du regard alors qu’elle écoute ses explications, explications prononcées difficilement, ce qui pousse la russe à douter de la sincérité de son histoire. Pourtant, elle fait quand même des efforts, Lena, tente de laisser sa paranoïa de côté, parce que de toute façon, Mads a aucune raison de lui mentir. C’est pas comme ça entre elles, elles se mentent pas et ça peut pas changer, parce qu’elle compte un peu trop sur elle, parce que la confiance qu’elle offre est précaire, repose sur un fil prêt à se rompre à chaque instant et que Mads le sait. « Pourquoi il répondait pas, Sid ? Putain, à quoi ça sert d’être pote avec un flic s’il se pointe pas quand il faut ? » qu’elle râle. Il lui faut un coupable et pour l’instant, c’est Sidney qui devra endosser le mauvais rôle, parce que c’est le nom prononcé par Mads, parce que c’est la seule donnée connue du problème qu’elle rencontre.

Pourtant, il y a toujours ce doute en elle, ce doute sur ce qu’elle lui a raconté, doute renforcé par sa posture, son attitude. Elle a pas l’habitude d’être reçue comme ça, pas par elle en tout cas, et ça la bouscule un peu –elle décide de l’ignorer, une poignée de secondes seulement. « T’es sûre que ça va ? » C’est plus fort qu’elle, l’inquiétude qui la ronge toujours un peu trop quand ceux qu’elle aime sont concernés, facette qu’ils sont peu à avoir aperçu. « T’sais que tu peux tout me dire. » Déclaration qui sonne comme une évidence, parce que c’en est une. Mads le sait, mais Lena ressent le besoin de lui dire, de le lui rappeler, au cas où elle aurait oublié. Elle en oublie pas pour autant le ton pressant de Mads, fait quelques pas, bras croisés sur la poitrine. « Mais si ça va, si t’as rien à m’dire… j’aurais bien besoin de ton aide. » L’aveu qu’elle lâche du bout des lèvres. La russe se sent vulnérable, peu habituée à demander de l’aide. Elle règle toujours ses problèmes seule, gamine entêtée qui préfère s’enfoncer plus encore plutôt qu’impliquer un de ses proches. Mais cette fois, c’est différent. Cette fois, elle s’en sort pas, perd pied un peu plus chaque jour et elle sent qu’elle a besoin d’aide pour maintenir la tête hors de l’eau, qu’elle a besoin de Mads. « J’voudrais juste retrouver un type et j’sais pas comment faire. Mais si t’as pas l’temps, j’repasserai une autre fois. » Elle hausse les épaules, feint l’indifférence. Elle compte pas vraiment tout lui dire, Lena. Elle peut pas. Elle préfère le mensonge facile à la vérité trop douloureuse, choix de la fuite devant la difficulté, crainte d’affronter la pitié dans le regard des autres quand ils sauront la vérité. Alors elle ment, tant qu’elle le peut encore, cache l’affreuse vérité même si celle-ci semble la dévorer un peu plus à chaque instant qui passe.
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MessageSujet: Re: how I needed you (lenads)   Mer 5 Sep - 9:26

Pourquoi il répondait pas, Sid ? Putain, à quoi ça sert d’être pote avec un flic s’il se pointe pas quand il faut ? Mads se détourne, fuit son regard, le front légèrement plissé. Elle ne veut plus y penser, elle ne veut pas se reposer encore et encore cette question. Pourquoi il n'est pas venu ? Elle aurait tant voulu. Et une partie d'elle continue de lui en vouloir - peut-être que ça ne s'arrêtera jamais. Alors elle se contente de hausser les épaules, les mots restent coincés dans sa gorge. Elle veut juste éviter le sujet, ne surtout pas s'aventurer dedans. Ne pas donner à Lena de quoi s'y accrocher. Mais son amie ne lâche pas le morceau, inquiète. Et c'est tout à son honneur, Mads sait à quel point il n'est pas toujours facile pour Lena de montrer cette facette d'elle. Ce côté plus fragile, celui qui révèle sa capacité à s'attacher un peu trop fort à ceux auxquels elle tient. Mais ce n'est pas le bon jour, ça ne le sera jamais dans cette situation. — T’es sûre que ça va ? Mads pince les lèvres. En temps normal elle aurait déjà perdue patience et l'aurait envoyé valsée. Mais les médicaments grignotent son énergie et le volcan reste éteint. Ne lui échappe que quelques relents d'impatience, à peine visibles. — T’sais que tu peux tout me dire.Je sais. Qu'elle se contente de répondre à la hâte, la voix un peu vaseuse, cherchant à mettre un terme à ce dialogue le plus vite possible. Elle se sent déjà fébrile, sur le point de craquer malgré les calmants. Les larmes qui menacent de venir border ses yeux. Alors elle serre entre ses doigts le stylo qu'elle tient, le plus fort possible et elle le fixe, pour se concentrer dessus et se vider la tête. Ne plus penser à rien. Laisser le néant s'installer, tout avaler, pour calmer la tempête. La faire disparaitre. Lena demeure quelque peu agitée autour d'elle, fait quelques pas avant de reprendre. — Mais si ça va, si t’as rien à m’dire… j’aurais bien besoin de ton aide. L'aveu est suffisamment inattendu pour piquer la curiosité de Mads. Elle fronce les sourcils et relève la tête vers Lena, s'interrogeant. Quel genre d'aide ? Lena ne demande jamais d'aide, sauf pour aller faire des conneries. Mais ça n'a pas l'air d'être ça. Et c'est seulement là qu'elle remarque. Lena est abimée aussi. Elle tique, surprise de ne pas l'avoir remarqué avant. Et ça la déstabilise de savoir que les calmants peuvent engourdir son cerveau à ce point-là. Ça fait naître un vent de panique dans sa cage thoracique, mais les médicaments la canalise bien vite. Elle se sent impuissante, comme si elle avait perdu le contrôle d'elle-même et ça a quelque chose d'angoissant. Elle regrette amèrement d'avoir fait cette connerie, réalisant doucement que ça aurait pu être dangereux. Qu'elle a dosé ça n'importe comment. Elle se sent idiote. Et la culpabilité de ne pas avoir remarqué l'état de son amie avant commence déjà à la ronger. — J’voudrais juste retrouver un type et j’sais pas comment faire. Mais si t’as pas l’temps, j’repasserai une autre fois. Ça l'interpelle. Lena hausse les épaules, comme si ça n'avait pas d'importance. Et Mads la connait suffisamment pour savoir que c'est exactement l'inverse. Elle lâche son stylo et se lève péniblement, les jambes un peu engourdies. — J'ai toujours du temps pour toi. Et ça contredit ce qu'elle a dit juste avant, mais elle s'en fout. Son cerveau n'est plus cohérent dans cet état et avant, elle n'avait pas encore mesuré l'importance de sa visite. Elle vient s'appuyer contre le bureau et croise ses bras. Et même si elle veut sincèrement l'aider, il n'y a pas que ça qui la motive à changer de comportement. Si elles se focalisent sur le problème de Lena, elles oublieront le sien. Lena ne posera plus de questions et Mads pourra penser à autre chose. Se sentir utile pour oublier à quel point elle est faible. — C'est qui l'type ? Pourquoi tu veux le retrouver ? Elle a besoin d'un maximum d'informations pour l'aider. Elle n'a pas été détective privé bien longtemps et ce fut plutôt un échec, mais elle a quand même appris pas mal de choses et sait comment commencer une enquête. Et au milieu de toute sa détresse, une pointe de colère prend vie. Parce qu'elle devine qu'il y a un rapport entre sa gueule et le type qu'elle veut retrouver et ça la met hors d'elle de savoir que quelqu'un s'en est pris à son amie. Lena n'est pas faible comme elle et si elle n'a pas eu le dessus, si elle n'a pas eu le dernier mot, elle imagine sans mal la violence qu'elle a dû affronter. Et malgré son attitude molle et son incapacité à se tenir vraiment droite à cause des calmants, le regard de Mads ne trompe pas. La détermination et la haine sont bien là, en guise de soutien infaillible. Elles le retrouveront et elles le feront tomber. Si seulement elle savait.
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MessageSujet: Re: how I needed you (lenads)   Sam 13 Oct - 0:49

Elles n’auraient jamais du terminer comme ça, les enfants terribles. Pourtant, quelque part, c’est comme si ça avait toujours été écrit. Comme si c’était inscrit dans leur adn, la tragédie qui les vise trop souvent, la tragédie qui cherche à les couler alors qu’elles peinent déjà à garder pied. Il y a tout un tas de scénarios qu’elle a pourtant imaginé, Lena, alors qu’elle était enfermée, qu’elle purgeait sa peine en se promettant un avenir radieux, ou au moins quelque chose de stable, dont elle aurait pas à avoir honte, dont Mila aurait pas à avoir honte. Le genre d’avenir qui donne envie d’avoir la tête haute. Le genre d’avenir où personne n’est blessé, où tout le monde survit et va bien. Et à chaque fois qu’elle s’imaginait réussir à avoir une vie correcte, Lena, il y avait toujours Mads quelque part, constante, Mads qu’elle rêvait d’embarquer avec elle dans ses plans d’avenir heureux parce qu’elle le méritait autant, voir même plus qu’elle. Et maintenant, c’est un tableau triste qui se dessine pour elles, loin de la stabilité ou du bonheur qu’elle aurait au moins aimé frôler. Les blessures qui marquent leurs corps, leurs yeux porteurs de toute la tristesse du monde. C’est à se demander comment elles font pour encore avancer. Lena, elle sait comment elle fait, elle. Elle tire sa force de ceux sur lesquels elle s’appuie, même quand ils s’en rendent pas compte. C’est pour eux qu’elle continuera d’avancer, pour eux qu’elle abandonnera jamais.

Même quand tout son monde s’écroule sous ses pieds, même quand elle encaisse peut-être plus de coups que de raison. Et peut-être aussi que c’est la colère qui l’aide à avancer. La colère comme moteur principal, comme ça l’a toujours été. La colère qui la pousse à demander de l’aide à Mads, elle qui déteste ça – et c’est probablement cette même colère qui sauve Mads d’un interrogatoire sans fin sur ses agresseurs, interrogatoire qui n’est que partie remise parce qu’on s’en prend pas à ses proches, jamais. Et malgré son état, Mads accepte de l’aider, ce qui l’étonne pas. Elle a toujours été là, même dans ses moments les moins glorieux. Forcément, il y a les questions qu’elle redoutait tant, celles qui vont la pousser à mentir encore et encore par fierté. « C’est rien qu’un connard qui m’a emmerdé. Rien de vraiment grave. » Ça n’a rien de convaincant, sans doute. Parce que si ça n’était pas grave, elle ne chercherait pas à le retrouver. Elle croise ses bras sur sa poitrine, fait quelques pas. « J’le connais pas. J’crois qu’il est irlandais, ou quelque chose comme ça. » Elle était quasiment sûre que c’était le cas. Elle se souvient de l’accent tranchant des mots susurrés à l’oreille, des insultes et humiliations entre deux grognements. Elle réfléchit, Lena, essaye de penser au moindre détail. Ses poings se serrent alors que les images de cette nuit-là lui reviennent encore et qu’elle fait les cent pas, déjà perdue dans une soirée qu’elle revit dès qu’elle ferme les yeux. « C’est un type assez grand. Brun. Yeux verts. Une sorte de cicatrice sur le bras droit. Et.. j’sais pas, il a cet air vraiment flippant. » Euphémisme du siècle. Enfin, elle s’arrête, se retourne vers Mads, regards désespéré qui trahit son besoin d’aide. « J’sais que c’est pas grand-chose comme information. Mais j’ai rien d’autre et… faut vraiment que j’le retrouve. Tu penses que ça ira ? » Elle peine à masquer la supplication qui se mêle à l’espoir dans sa voix. Si Mads peut l’aider à le retrouver, Lena pourra peut-être faire ce qu’il faut pour enfin retrouver le sommeil, pour retrouver un semblant de vie normale. C’est le seul moyen, de toute façon. Elle sait pas ce qu’elle pourrait faire d’autre – ou plutôt si, elle sait qu’elle pourrait tout dire à Malo, sauf qu’elle refuse de mêler son frère à ses histoires encore une fois. Alors elle a rien d’autre que cette ébauche de plan qui repose presque entièrement sur les épaules de Mads sans même que celle-ci en ait réellement conscience.
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