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 Sors les poubelles (Caleadbh)

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MessageSujet: Sors les poubelles (Caleadbh)   Lun 16 Juil - 20:19

Tu claquais la portière de la berline noire, laissant ton petit corps frêle s’échouer sur le siège passager, appréciant l’odeur de cuir qui vint te prendre le nez. Tu avais toujours adoré cette odeur de neuf et typique des belles-voitures entretenues avec soin. Le front posé contre la vitre, sans le moindre égard pour cette dernière, tu te laissais aller à t’imaginer la vie que tu mènerais si tu avais les moyens de te payer une de ces beautés allemandes. Tu n’aurais probablement plus à laisser mille mains redessiner la chute de tes reins et les lèvres s’approprier la peau brûlante de ton cou. Si tu étais riche, tu n’aurais plus à te soucier de rien, plus de mains à glisser dans les poches où rires à faire éclater aux blagues des plus ennuyantes.
Michto jusqu’au bout des ongles, tu l’avais appâté de ton beau décolleté alors qu’il songeait déjà à quitter le Smocking Dog, clés posées sur le bar à la recherche de quoi payer sa note. Il n’était pas un habitué des lieux, il n’avait surtout pas idée de ce qui lui tombait dessus, trop heureux de se faire aborder. Chance inespérée pour un homme sans intérêt.  
D’un pas félin, tu t’étais installée à côté de lui, l’air de rien, le sourire flanqué au bord des lèvres et le regard traînant sur la clé. Modèle récent à tous les coups, pas question de rentrer dans une poubelle de ferraille. Même si ce serait sans doute toujours mieux que de marcher à travers la ville. Tes pieds étaient trop précieux pour les flinguer d’une marche forcée. Alors tu l’avais choisi, lui. Pas le plus beau mais certainement le plus idiot.
Le reste avait été beaucoup trop facile, tu avais su attirer son attention et par regards faussement croisés, il avait fini par t’aborder, un air un peu halluciné d’avoir son ticket avec une fille comme toi. Tu y pensais parfois, à tes heures perdues, à ces hommes que tu happais ainsi, les dépouillant de leurs richesses jusqu’à leur voler leur dignité même…puis ensuite, tu te souvenais à quel point ils étaient bêtes d’y avoir cru. Tu effaçais alors tout remord de ton esprit, reprenant de plus belles tes petites magouilles. Fière de toi et des quelques dollars que tu leurs ramenaient, à ceux qui comptaient.
« Hého ? T’écoutes ou pas ? »
« Non » Pas envie de te parler, ramène-moi juste chez moi. « Quoi ? »
« T’es sûre que c’est la bonne adresse ? C’est… » craignos ? Ouais, Kayton n’était pas le quartier auquel on penserait en premier en te voyant, toute apprêtée et bien habillée mais ça t’étais égal, tu te fichais bien de la lueur perplexe dans son regard, son inquiétude qui commençait à monter. Il n’était pas d’ici, sans doute s’imaginait-il t’emmener sur la jetée de Tybee pour te niquer entre les dunes, bucolique. Dégueulasse ! Plutôt encore lui vomir dessus.
Te redressant, tu lui indiquais le bâtiment dressé, faisant un doigt d’honneur dans l’quartier. « Arrête-toi là. Mais arrête-toi je te dis merde ! » insistais-tu alors qu’il hésitait de plus belle, s’arrêtant malgré tout sur le bas-côté en coupant le moteur. Tu en profitais pour aussitôt jaillir de sa voiture, claquant à nouveau la portière pour te pencher à sa vitre. « Bon bah merci pour l’tour en voiture. Jolie caisse ! » fis-tu d’un ton guilleret à peine forcé, te retournant pour aller vers l’immeuble, priant fort pour que Cal soit bien arrivé avant toi. Tu l’avais texté un peu plus tôt pour t’assurer d’un filet de secours si ce type commençait à s’faire lourd, à s’imaginer pouvoir franchir cette porte en même temps qu’toi. « Tu te fous de ma gueule ? » que t’entendis presque dans la foulée dans ton dos tandis qu’il sortit à son tour de sa voiture. Et t’aurais adoré à cet instant que JJ ne soit pas en prison. JJ aurait su comment se débarrasser du type et récupérer la voiture en prime. Même si ce n’était que pour un tour de la ville.
Te retournant malgré tout vers lui, tu ouvris les mains, paumes levées au ciel. « Mais quoi ? Tu n’croyais quand même pas que t’allais me baiser ? C’était sympa d’me ramener mais on va s’arrêter là, ok ? Et retourne dans ta bagnole, t’as pas d’quoi m’épater…» lui lançais-tu, grinçante et condescendante à souhait. Tu t’en fichais à présent, tu étais chez toi et s’il jouait au con, Cal lui mettrait les points sur les i. « Alors c’est tout ? Tu m’plantes là ? T’es vraiment rien qu’une grosse pute ! » s’énerva-t-il se rapprochant d’un pas, le regard furieux.

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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Mar 17 Juil - 8:07

Généralement, quand May lui envoyait un sms lui demandant dans combien de temps il serait de retour, ce n’était jamais bon signe. Jamais bon signe parce que soit, c’était une urgence qui n’était pas urgente - comme le fait de devoir tuer une araignée par exemple - soit, c’était réellement une urgence - genre, la maison qui brule. Alors Calbagh n’avait pas d’autres choix que de toujours se soumettre à ce type de demande car il craignait qu’elle ne se mette réellement dans de beaux draps. Et si jamais il arrivait malheur à sa soeur, il ne se le pardonnerait jamais. C’était un gros problème chez May : il n’y avait pas de juste milieu. Mais c’était de famille, apparemment. Parfois, chez les O’Driscoll, on se demandait qui pouvait être le plus mature et/ou le plus responsable des deux. La logique voudrait que ce soit Calbagh mais venant d’un mec qui a décidé de migrer aux Etats-Unis sur un coup de tête, et sous l’émotion, c’était risqué. Quant à May, elle avait cette tendance à jouer la naïveté mais elle la jouait parfois tellement bien qu’on se demandait si ce n’était tout bonnement pas naturel. Autrement dit, les O’Driscoll avaient cette particularité de se mettre dans des situations assez complexes. S’installer avec les Kids en était une (et jamais ce ne fut aussi vrai jusqu’à aujourd’hui)(mais pour une fois, ce n’était de la faute ni du frère, ni de la soeur).
Donc, à la demande de sa soeur, Cal avait quitté la petite soirée improvisée avec ses deux collègues pour la rejoindre. Il réussit à négocier trente au lieu de vingt minutes et ne se pressa pas pour autant. Le ton employé dans le sms était seulement une urgence de niveau 1. Pas d’quoi s’alarmer avait-il aussitôt pensé. Il chercha à la joindre une première fois et tomba sur son répondeur. D’abord surpris, il ne s’inquiéta pas plus que cela mais plus il parcourait des kilomètres, plus il voulait une réponse à ses appels et ses sms.
Rien.
Nada.
Que dalle.
C’est à partir du septième appel qu’il commença à s’inquiéter sévèrement. Il s’imagina une tonne de scénarios tous plus farfelus les uns que les autres. Détestant se sentir oppressé de la sorte, Calbagh pesta contre sa soeur et contre l’univers entier. Comme s’ils n’étaient pas déjà suffisamment dans la merde. Il ne comprenait pas qu’elle ait pu le joindre facilement auparavant et que, d’un coup, plus aucune nouvelle ou signe de vie. Il usa de toutes les technologies possibles pour entrevoir une présence digitale de May. Rien de posté sur son instagram, sur ses stories, sur son snapchat. Pas connectée sur Facebook ou encore WhatsApp et… Le pire du pire, elle était en mode fantôme sur la carte snap. Putain May, j’vais te défoncer. Intérieurement, il implosait. Il sentait sa tête chauffer doucement et sut qu’il était en colère. J’vais te faire la peau. Et May avait intérêt à avoir une bonne excuse - ne plus avoir de batterie n’en était pas une. Puis Calbagh se souvint de l'inintérêt que sa soeur portait sur les réseaux sociaux. Un téléphone, ok, mais seulement pour téléphoner. « Putain mais pourquoi tu veux pas être comme toutes les meufs et poster des bouches en cul de poule !? » s'exprime-t-il, assez énervé  « Elle m'emmeeeeeeeerde. » et il se plaignit ainsi pendant encore de longues minutes.

C’est quand il vit deux silhouettes dans la pénombre - et qu’il reconnut le corps filiforme de sa soeur - qu’il pressa le pas. Ne se souciant pas de l’inconnu, Cal fit le raccourci quand il put apercevoir le simple bout de tissu qui recouvrait - bien que ce ne soit un grand mot - sa soeur. Puis il analysa l’homme. La distance, le positionnement et les gestes. Comme si tout cela n’annonçait rien qui vaille, il crut entendre une insulte envers May, ce qui, naturellement, l’énerva d’autant plus. Rapidement, Cal fut à leur hauteur et déposa sa main sur l’épaule du malotru. « Tu m’veux quoi ?! » s’énerva l’homme en question. Cal l’observa de plus prés. L’homme avait un air benêt - de ceux qu’ils avaient déjà escroqué auparavant -, l’espoir brisé et la haine dans le fond des pupilles. Il ne sut discerner autre chose mais Cal eut beaucoup de mépris pour cet imbécile qui n’avait pas d’autres moyens que de draguer des minettes dans un bar ou en boite. Putain de cas social. « Toi tu veux quoi ? » rétorqua l’irlandais, soudainement très sérieux. D’habitude, Cal ne cherchait pas les ennuis - au contraire, il les fuyait - mais ce n’était pas la période pour tester sa patience « Va falloir t’excuser auprès de la demoiselle parce que soit j’te brule ta bagnole, soit j’te défonce ta gueule. T’as 3 secondes. » Non Cal n’avait pas l’âme d’un gangster, d’un mafieux ou de toutes autres conneries de la sorte. Cal, il n’avait pas la prestance de JJ pour se diriger en taule, ni le positionnement de leader de Samih. D’ailleurs, ce n’est pas Cal qu’on a préféré pour mener les Kids mais Daire - et étonnamment, ça n’avait pas été si dérangeant que ça - Cal, c’était un mec tranquille qui voulait faire ses magouilles tranquilles « Alors, on dit quoi? ça commence par un P. P-par…? » Calbagh commença à repérer les points sensibles de l’épaule afin que l’autre se plie à ses quatre volontés. C’est Jake qui lui avait pris cela, quand ils étaient encore fou l’un de l’autre. Et autant dire que c’était très facile puisque son adversaire avait plutôt la gueule des bureaucrates que du mac du coin. « Elle attend. »
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Mer 18 Juil - 22:13

Le chemin entre le bar et l’appartement n’était pas si long que tu voulais bien le faire croire, surtout à bord d’une jolie voiture mais à faire le chemin à pieds, perchée sur tes hauts talons ? Tu voulais bien les y voir, ceux qui se foutaient de ta gueule, te reprochaient d’être une feignasse. Peut-être que tu avais un peu la flemme oui mais un peu de pitié pour tes jolis pieds ! Le type était pourtant bien loin de se douter qu’il n’était guère plus qu’un chauffeur, gratuit qui plus est, à tes yeux. C’était un peu de sa faute à lui aussi, il avait attiré ton attention avec ses clés et dans ton esprit opportuniste, tu avais tout de suite vu une belle occasion de te faire raccompagner à moindre frais. L’inconvénient, c’est que les hommes ne faisaient jamais rien sans rien. Lui, tu lui avais fait miroiter l’espoir qu’il pourrait faire plus que te raccompagner jusqu’au seuil du loft. Peut-être même s’imaginait-il déjà te porter jusqu’au lit, tes jambes interminables enroulées autour de sa taille, vos bassins s’entrechoquant au rythme de ses pas lourds et essoufflés. Tu n’étais pas lourde, c’était lui qui manquait d’exercice, ça se voyait. Est-ce qu’il était en train d’y penser ? Se demandait-il déjà s’il avait des capotes périmées dans son portefeuille ? Avait-il une pensée pour sa grosse vache d’épouse et son golden-retriever qui attendait désespérément qu’on l’sorte ? Non, sans doute qu’il avait oublié jusqu’à l’existence même de sa petite vie misérable. Tu n’avais aucune pitié pour les hommes comme lui et tu espérais juste que Cal soit à la maison avant vous. Tu y avais veillé en le faisant traîner un peu plus longtemps au bar, lui faisant même servir une nouvelle tournée. Sans doute une de trop, tu sentais déjà l’alcool te mordre la cervelle et embuer ta vue. Tu avais hâte de rentrer. Un bain te ferait sans doute du bien ? ou simplement te coucher devant un vieux film sur la télévision, rien de fou. Juste une bonne petite soirée pour faire descendre la pression de la soirée.
Parvenue devant chez vous, tu tentais de t’en débarrasser sans trop y mettre les formes et d’un coup d’œil, tu constatais les lumières éteintes à l’intérieur. Merde. Avec un peu de chance, il comprendrait le délire et s’en irait juste comme ça, sans faire d’histoires ? Non bien sûr que non, ce serait trop facile. Tu ne te souciais même plus de lui, ne prêtant aucune attention à son visage qui se transformait, passant de la perplexité au dégoût. Ben ouais mon petit salaud, moi aussi j’suis dégoûtée quand j’pense que t’as cru pouvoir m’avoir…songeais-tu, ne sourcillant même pas à l’insulte trop souvent entendue. Ils ne redoublaient pas franchement d’imagination, pute ou salope, à croire que c’était toute l’étendue de leur répertoire d’insultes. Triste.
Fouillant ton sac à la recherche de tes clés, un peu tremblante de nervosité, tu sentis cette dernière s’envoler à la seconde même où sa voix résonna dans la rue. Cal. Il avait fini par venir à temps. Tout irait bien désormais, tu pouvais à nouveau respirer sereinement sans craindre pour le reste de ta soirée et jetant un petit coup d’œil par-dessus ton épaule, tu le regardais s’approcher à grandes enjambées, prêt à intervenir dans ce merdier créé de toute pièce par ton égoïsme. Il était beau ton frère, quand il s’énervait, surtout quand il avait le dessus ce qui n’était pas compliqué vu ton choix de pigeon, trop propre sur lui pour vraiment être à l’aise dans le quartier, trop bien élevé pour oser lever la main, t’insulter avait sans doute été le plus haut degré de violence dont il était capable. A tous les coups il bandait mou, tu ne risquais pas grand-chose finalement.
Les abandonnant là sans plus te soucier de cette situation qui ne te concernait plus, tu entrais dans l’immeuble lançant un « Laisse tomber Cal, on s’en fout ! » alors qu’il s’excitait sur ce pauvre type. S’était-il excusé ? T’en savais rien et tu t’en fichais complètement, trop occupée à ouvrir la bride de tes chaussures, les faisant valser un peu plus loin en un profond soupir de soulagement. « CAL ! » appelais-tu à nouveau alors que ce dernier tardait à rentrer, te laissant seule face au silence du loft. Silence que tu haïssais d’une force insensée. Ils te manquaient tous ces petits cons, la vie n’était plus la même sans eux et chaque jour, tu avais l’impression de t’enfoncer davantage dans un brouillard sombre dans lequel tu ne distinguais plus l’issue.
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Dim 22 Juil - 14:02

Aveuglé par une stupide idée de vengeance, Cal n’écoutait pas ce que pouvait lui dire sa soeur. Il ne voyait que la crainte dans les yeux du benêt face à lui. Il n’était pas en colère contre l’homme mais plutôt contre May qui, à son habitude légendaire, avait préféré les tissus plutôt qu’aux véritables vêtements, oubliant certainement le quartier dans lequel ils évoluaient. Et surtout, Cal en avait ras la casquette de servir de garde du corps à sa petite soeur. Il détestait être mauvais ou être craint, il détestait se la jouer grosse brute parce qu’il ne l’était tout simplement pas - il n’y avait qu’à voir sa gueule d’ange pour comprendre qu’il ne réussirait jamais à faire du mal de son plein gré. Calbagh, ce n’était si ni Samih, ni JJ et encore moins Daire. Un peu à part de ce petit monde (qui était pourtant le sien), Calbagh laissait volontiers les autres se charger des mécréants à coups de poings et crachats. Calbagh préférait survivre que de se construire une réputation de grand méchant loup. Pas le temps, ni l’envie et encore moins l’intérêt. Son crédo était justement la discrétion - comment vouloir escroquer et obtenir la confiance totale des autres si on tentait de le fuir ? Déjà qu’en était chez les Kids ce n’était pas une mince affaire (et encore) alors si en plus il devait assumer une quelconque réputation de méchant… Il n’était pas sorti d’affaires. Les petites magouilles c’était son gagne-pain, son argent de poche et, potentiellement, ce qui lui permettait de ne pas sombrer financièrement (et de ne pas revivre cette année de calvaire quand ils étaient arrivés sur le sol américain). Mais May se foutait de ça, elle était plongée dans son univers de strass et paillettes, dans ce monde de licorne en pensant naïvement que rien ne pourrait jamais lui arriver. Et telle une princesse, elle avait tourné les talons, s’était éloignée sans attendre d’excuses de la part du fautif. Elle avait laissé Cal, empoignant le bourreau-victime. Voyant que rien ne sortirait de sa bouche, car trop effrayé, Cal rejeta l’homme et suivit sa soeur. En retrait, énervé, las dans ses pas et dans ses mouvements. May s’était impatientée, mais ça ne l’avait pas plus motivé à la rejoindre rapidement.

Calbagh bouillonnait au fond. Ne se rendait-elle pas compte de ses conneries ? Il n’était pas son chien de garde, ils avaient une vie tous les deux. Cal ne pourrait être toujours là pour elle - et ça le rendait nerveux de penser cela, de savoir que c’était comme ça et pas autrement. Il avait beau vouloir la protéger, de tout, il savait pertinemment qu’il ne pourrait pas assumer cette tache pleinement. Il savait consciencieusement que May ne pourrait pas constamment compter sur lui… Il suffirait qu’il ne soit pas là, qu’il soit occupé, qu’il soit avec une femme (ou avec son gosse? puisqu’il était papa, pas vrai?) ou pire : comme JJ et Samih, en taule. Il suffirait qu’il soit séparé de May et qu’elle se retrouve seule, face à elle-même. Parce que les autres n’étaient plus là. Du-moins, plus comme avant.
Il suivit sa soeur, ne pipa mot avant de rentrer dans leur appartement. Des frissons se propagèrent soudainement, comme si le froid de l’appartement se chargeait de leur rappeler à quel point ils se retrouvaient seuls.

Et si jamais quelque chose de malheureux arrivait à May ? Calbagh se retrouverait seul aussi. Seul et désemparé, comme si une partie de lui aurait été arraché. Et le pire, c’est qu’il ne pourrait s’empêcher de penser que c’était de sa faute. C’est lui qui l’a ramené ici, c’est lui qui l’a prise (presque de force) de Belfast pour un avenir soi disant plus radieux à New-York. A ces simples pensées, à cette simple idée que de perdre sa soeur (de toutes les façons possibles), il entra dans une colère avec la ferme volonté de la protéger. Il claqua fortement la porte qui aurait pu réveiller les voisins de l’immeuble d’à-côté et commença son sermon « C’est quoi ton délire ? » commença-t-il.
Et alors tous les malheurs rencontrés ces derniers mois lui revinrent en mémoire. JJ en taule. Nana qui pète un cable. Daire qui disparait. La soi-disante soeur de JJ qui squatte. Samih qui ne gère plus rien. Lui qui est désemparée. Et sa soeur dans tout ça? Qu’est-ce qui va lui arriver de mal s’il ne fait rien? Car Calbagh est empli de culpabilité. Il se dit que s’il avait fait quelque chose, s’il avait parlé plus sincèrement, s’il avait pris les choses en main, rien de tout ça ne serait arrivé. Ou du-moins, rien de tout ça ne ce serait passé de cette façon « Tu cherches à te faire violer dans un coin de rue ? » Alors certes, nous sommes dans une ère où on estime que chacun peut faire ce qu’il veut de son corps sans qu’un chien ne vienne fourrer son nez par-ci ou par là. Nous sommes dans une ère du #MeToo, de la grande révolution sur les réseaux sociaux, des grands discours moralisateurs, des justiciers du dimanche, alors que tous les déchets de l’univers se baladent encore en liberté dans les villes américaines, où les plus riches peuvent se payer leur liberté et où les affaires se font étouffer à coups d’billets. La rage de l’irlandais est un mélange de peur et de dégoût. Le sentiment d’injustice qu’il ressent s’accouple avec sa sensation d’impuissance de ne rien pouvoir changer, de ne jamais pouvoir protéger complètement sa soeur de ce monde de fous. « C’est pour ça que tu m’as appelé ? Pour que je vienne casser la gueule de l’abruti parce que t’avais la flemme de prendre un Uber ou de t’habiller plus convenablement ? Tu joues à quoi putain !? » tu joues à la putain ? « Merde May on a pas assez d’emmerdes comme ça, faut que tu t’la joues princesse des ghettos toi aussi !? » Au même titre que Daire qui nous m’a laissé tomber pour aller aboyer sur les autres chiens ? Un voile de tristesse passa dans le fond de ses pupilles, mais il était toujours autant aveuglé par ces sentiments négatifs, par sa rage de devoir rester inactif pour garder la tête hors de l’eau et ne rien empirer. Et je ferais quoi sans toi, May ? Je ferais quoi si quelque chose t’arrivait ?
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Dim 22 Juil - 15:26

Tu te fichais complètement de savoir ce que Cal ferait à ce type, sans doute rien du tout en réalité. Il avait beau t’adorer et te protéger envers et contre tous, Cal n’était pas comme JJ ou Samih, ce n’était pas une bombe nucléaire, ses explosions étaient rares et elles ne feraient jamais autant de dégâts que celles du blond qui était capable de vous faire subir ses ondes de choc à tous, même quand vous n’étiez même pas concernés. Comme pour ce qu’il avait fait à Eanna, c’est son corps qui avait subi ses coups mais c’est tous les Kids qui en avaient subi les conséquences, comme s’il avait frappé sur le groupe tout entier d’une seule et même poigne. Tu ne l’avouerais jamais mais tu admirais la force du jeune homme, non pas celle de ses bras mais ce pouvoir qu’il avait sur vous tous voir sur la ville elle-même. D’un rire ou d’un éclat de rage, il dirigeait son univers. C’était beau, d’une certaine manière. Parfois effrayant mais surtout grisant. Que restait-il aujourd’hui qu’il n’était plus là ? Que Samih l’avait rejoint pour perpet ? Parce que huit ans, c’était long. Tu n’envisageais même pas ton lendemain, comment espérer savoir ce que tu ferais dans huit ans ? Tu en étais tout bonnement incapable et malheureusement pour lui, il venait de se mettre hors-jeu dans ton esprit. Effacé, comme un pion sorti du damier. Perdu, définitivement. D’ici huit ans, tu trouverais peut-être une bonne excuse pour justifier ton brutal désintérêt mais ce n’était pas d’actualité.
Stoppant ton mouvement alors que cette pensée étrange te traversa l’esprit, tu t’animais soudain à nouveau, retirant tes grandes boucles d’oreilles d’or pour les poser sur l’un des meubles branlants que Daire avait retapé, te souciant assez peu de laisser traîner tes affaires comme le Petit Poucet. Au moins Cal saurait où te trouver même si tu n’en doutais pas. Tu te doutais bien qu’il serait vaguement mécontent que tu l’ais tiré de sa soirée pour te servir de garde du corps quand tu avais la flemme de virer ce type toi-même.
Ton frère ne tarda d’ailleurs pas à te rejoindre bien qu’il n’avait pas accouru à ton appel. Tu n’en tins pas rigueur après tout, tu ne savais pas bien s’il avait des comptes à régler avec lui ou non, pour toi l’ardoise était effacée et dans la foulée, tu passais ta robe par-dessus ta tête pour aller jusqu’à la salle de bain, soudain pressée d’effacer les stigmates de la soirée de ton visage. Tu ne te maquillais jamais de manière outrancière mais à la maison, c’était encore sans rien que tu te préférais. Tu ne sourcillais pas en entendant la porte claquer, annonçant le retour de ton frère bien aimé, trop occupée à passer le coton sur tes yeux, bien au-dessus de tout pour songer à sa potentielle colère. Il ne tarda d’ailleurs pas à te trouver, le regard brillant de rage, son beau visage qui contenait difficilement sa colère. Tu l’aimais mieux quand il te souriait songeais-tu en le dévisageant du coin de l’œil depuis le miroir. Il était beau Cal, il avait cet air d’éternel gamin avec ses petites taches de rousseur et son sourire qui vous donnait envie de tout lui offrir, tout lui pardonner quoi qu’il fasse, même s’il devait essuyer la foudre de Papa pour ça. Ce soir, il n’avait pourtant pas envie de te sourire, ses cris ne tardèrent pas à fendre le silence comme un coup de tonnerre et comme pour te protéger de sa colère, tu cessais de le regarder, continuant d’effacer les traces de mascara. « Quoi ? » fis-tu seulement, jouant à l’innocente, cherchant peut-être un peu à la provoquer aussi. Tu savais que ça le rendait fou, de savoir que tu lui échappais, qu’il avait beau refermer sa main sur toi, il n’avait aucune prise. Peut-être que tu le recherchais d’une certaine manière. Sa question, accusatrice eut pourtant de quoi te faire retourner vers lui. « Tu es en colère parce que je sors ou parce que je t’ai fait venir ? » fis-tu, passant ta main dans tes cheveux pour en libérer ta longue crinière sombre. Tout portait à croire qu’il s’énervait davantage de te voir si mal accompagnée et si tu avais eu davantage de cruauté envers lui, tu lui aurais soufflé que c’est lui qui t’avait mené à Savannah alors que tu en avais choisi la destination sur la carte. Tu lui aurais dit que c’était lui qui t’avait jeté dans ce monde. Tu y songeais et la lueur méchante traversa sans doute ton regard une demi-seconde mais tu l’effaçais aussitôt de ton esprit avant de t’approcher de lui, un air calme sur le visage. « Je t’ai appelé pour qu’on passe la soirée tous les deux, rien que toi et moi. Ça te tente un petit film ? J’suis sure qu’on arrivera à capter un vieux film chelou… » tentais-tu en minaudant, osant un doux sourire sur tes lèvres pulpeuses. « Et aussi un peu pour être sure qu’il dégage vite, c’est vrai… » ajoutais-tu en prenant un air désolé histoire de calmer les tensions. La vérité, c’est que tu détestais rentrer et trouver l’appartement vide, tu détestais le silence, tu détestais la solitude. La colère de Cal te paraissait alors une compagnie acceptable. « Je ne joue à rien du tout Cal, je voulais juste que tu sois là. Si tu veux demain je mettrais un col roulé » finis-tu par ajouter avant de relever tes grands yeux bleus sur toi et l’entourer de tes bras pour aller te blottir contre lui. « Je t’aime Cal »

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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Dim 22 Juil - 19:34

« Je t’aime Cal » qu’elle lui avait balancé entre toutes ses minauderies, entre sa bouche en coeur et ses yeux d’enfants désabusés. Je t’aime Cal, qu’elle lui avait maintes fois dit pour le soulager, l’apaiser et lui faire oublier tout le mal de cette vie et de cette terre. Je t’aime Cal pour lui rappeler qui il est et pourquoi il est là. Je t’aime Cal pour voir ses traits se détendre et un rictus apparaitre. Et soudainement, l’irlandais ne sait plus réellement pourquoi il en veut à sa soeur. Il ne sait plus s’il lui en veut pour sa tenue trop provocante, pour sa façon de voir les choses, pour l’avoir dérangé effrontément, pour risquer trop de choses etc, etc. Et une décharge électrique fait un tilt dans sa tête, à l’entente d’un « col roulé » et d’une volonté qui n’est pas sienne. Calbagh ressent le dégout parcourir entièrement son corps à la simple pensée d’agir comme son père. « Non, c’est bon, habille toi comme tu veux. » répond-t-il comme pour oublier cette image. Il avait envie de lui balancer cette célèbre phrase, « j’suis pas ton père tu fais c’que tu veux » mais ça ne ferait que l’enfoncer encore plus. Il est vrai qu’il n’était pas leur père, loin de là, il est vrai qu’il n’avait rien d’un leader. Rien d’un père. Alors pourquoi sa vie semble être une vaste blague ? Calbagh, être un père ? Dans une autre vie. Mais c’était la vérité. Calbagh était réellement un paternel, mais pas celui que l’on croit, pas un père spirituel pour la bande ou pour sa soeur. Seulement un papa perdu qui venait d’apprendre cette dite paternité de son ex. Calbagh laisse May s’approcher de lui, enrouler ses bras autour de lui, l’enlacer pour s’excuser mais il ne réagit pas comme pétrifié face à la vérité. « Pardon » murmure-t-il sobrement « Je… C'est chaud en ce moment. J’ai pas envie qu’il t’arrive un malheur ou quoi, tu… Tu vois ? » Il y a déjà Daire qui est parti longtemps (ça lui avait semblé une éternité et il lui en veut tellement de l’avoir laissé), il y a aussi Samih et JJ qui sont au trou pour encore très longtemps (et Calbagh n’a pas envie d’aller les voir, de les voir tel quel parce que ça voudrait dire que c’est vrai, qu’ils sont enfermés et qu’ils ne ressortiront pas demain) et il y a Nana qui a pété un plombs, Nana qui ne les aime plus et qui n’est plus là pour les éclabousser de sa douceur (et là aussi, Cal n’a pas pu la protéger des coups d’sang de JJ et des coups d’pute de la vie). « C’est déjà assez la merde. » dit-il, plus pour lui-même que pour sa soeur.

Oui May a le droit de sortir, May a le droit de s’habiller court, May a le droit d’aller flirter, May a le droit d’embrasser, May a le droit de boire et May a le droit de se taper la Terre entière… Si elle le désire. Tant que rien ne lui arrive, tant que Calbagh peut dormir sur ses deux oreilles en sachant sa soeur en sécurité. C’est bien pour cela qu’elle est là, aujourd’hui, auprès de lui et pas là-bas, pas en Europe, pas en Irlande, pas à Belfast, pas chez papa et maman. Papa et maman qui ne sont plus là, dans sa tête et dans son coeur.
Alors comment va-t-il faire pour être un papa, s’il n’a pas de modèle, s’il n’a personne pour le conseiller ? Comment elle fait Jake, pour s’la jouer mère parfaite alors qu’elle est pire que lui, qu’elle n’a jamais eu de daronne et encore moins un daron ? Et comment il peut réagir avec le mioche Cal, lui qui n’a connu que la religion en guise d’éducation et la rue en guise de rébellion et les coups en guise de bataille ? Comment on réagit avec un gosse, comment on aime un gosse?. Surtout quand c’est le sien.

Alors Calbagh s’éloigne de sa soeur, et lui tourne le dos pour mieux se masser l’arête du nez et oublier le bordel de sa vie. Pas grave, demain est un autre jour et demain commence maintenant. Il retrouve petit à petit cette légère joie de vivre - qui lui semble si fragile - et se détend, avant de sourire de nouveau, d’espérer un peu de bonheur « T’es juste ultra relou parce que j’étais en soirée. Il te voulait quoi le blaireau ? » demande-t-il, plus calmement, comme pour faire la paix comme pour lui dire « t’inquiète pas, c’est du passé, on avance ensemble ». Ensemble, c’est tout. C’est tout ce qui comptait dans ce monde de merde. D’être ensemble. Et c’est pour cela que les Kids avaient du mal en ce moment, parce qu’ils n’étaient pas ensemble.
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Mer 25 Juil - 21:41

Tu savais comment faire avec Cal pour désamorcer les disputes et réduire à néant sa colère avant même qu’elle ne soit parvenue à son apogée. Cruellement, tu lui volais le plaisir de la voir éclater parce que si la colère allait bien à JJ, sur ton frère tu aimais beaucoup moins. Lui, tu voulais le voir heureux, tu voulais son sourire, pas son rictus de dingue. Et comme à chaque fois, Cal tomba dans le panneau, se dégonflant comme un ballon de baudruche alors que tu lui glissais ces quelques mots à l’oreille, ces mots que tu prononçais à tue-tête sans même en connaître le sens profond. Tu choisissais toujours tes mots et tes gestes avec soin, bien conscience de l’imagine que tu projetais en ombre chinoise sur la toile, jour après jours. A vrai dire, tu les maniais si bien que tu n’en savais plus la limite, celle entre la fiction et la réalité. La sincérité et la manipulation. Avec Cal, tu étais pourtant sincère, tu avais beau le faire danser comme un pantin au bout du fil, tes intentions n’étaient jamais mauvaises envers ton frère. Ce soir, tu avais réellement envie de passer du temps avec lui car des Kids ne restait qu’un silence mortel que lui seul savait réchauffer. Comme au bon vieux temps, celui où vous n’étiez que tous les deux. Seuls contre le reste du monde. Et comme tu l’avais imaginé, tes mots le percutèrent de plein fouet si bien qu’il jeta les armes au sol avec cette moue de dégoût qu’il prenait à son insu dès qu’une idée le révulsait. Tu n’étais pas dupe, tu savais très bien à qui il pensait à cet instant. Tu regrettais un instant d’avoir dit les choses ainsi, de l’avoir fait culpabiliser…mais la victoire qui en suivit te fit aussitôt oublier tes remords. « Cool ! » souris-tu, satisfaite mais Cal crut bon de poursuivre et s’excuser. Fallait qu’il arrête cette manie, toi par exemple, tu n’étais désolée de rien, pourquoi s’excuser à tout bout de champ ? « Arrête ça, il ne va rien m’arriver ! Je gère ! » pas du tout en réalité puisque tu comptais encore sur lui pour te servir d’issue de secours mais tu comptais bien sur son amour aveuglant pour ne pas te le mettre sous le nez. Délicatement, tu vins d’ailleurs faire diversion en lui posant un baiser sur la ligne de sa mâchoire, gloussant de plaisir à l’idée de l’avoir pour toi toute seule ce soir. « On est forts Cal, plus qu’ils ne le croient » Ils ? Tu ne précisais pas ta pensée, ne cherchant pas non plus à comprendre tes propres paroles, préférant retourner devant la glace pour terminer de te démaquiller, tu n’avais pas envie de ressembler à un épouvantail !
Le laissant s’éloigner, tu éclatais de rire alors qu’il te fit tout de même savoir que tu venais de lui niquer sa soirée. Même pas désolée pour ça non plus même si tu voulais bien le croire que c’était chiant. « T’avais qu’à m’enmener avec toi ! » ris-tu en tirant la langue avant d’attraper un t-shirt jeté par là et l’enfiler sans même te soucier de savoir à qui il appartenait. Et au vu du motif imprimé, il s’agissait d’un de Daire. Parfait, au moins tu ne flotterais pas comme dans une tente. « Il voulait me baiser tu crois quoi ? Non mais il s’est vu ? Je me demande comme il a pu s’payer une bagnole pareille. On dirait un pub pour domac sérieux, super classe sur la photo mais quand tu vois l’sandwitch, on dirait un vieux truc tout ratatiné oublié d’puis des siècles comme cal-pied. » bavardais-tu avant de le rejoindre dans la pièce principale. « Tu veux qu’on s’mette un film ? »
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Jeu 26 Juil - 11:18

Meadbh avait beau le regarder, plonger ses pupilles dans son regard pour le rassurer, cela ne faisait aucun effet, encore pire quand elle annonçait qu’elle gérait. Elle gérait tant qu’elle avait son téléphone à ses côtés pour lui envoyer un sms ou tout autre signal d’alarme. Et d’un côté, cela soulageait Calbagh. Ça le soulageait autant que ça le gonflait. Mais pour le moment, Meadbh n’avait pas la science infuse en arts martiaux – c’est à peine si elle ne pleurait pas lorsqu’elle se pétait un ongle alors l’imaginer faire des high kick était improbable – et la technologie suffisait à arriver à temps. Meadbh avait toujours un temps d’avance, même sur Cal (surtout sur Cal). Elle sentait le danger à mille kilomètres même si cela ne l’empêchait pas de foncer dedans… Mais la différence entre les deux O’Driscoll était tout bonnement simple et nuancée : alors que Cal était prêt à foncer tête baissée, Meadbh souhaitait surtout ne pas se prendre violemment un mur. Et c’est pour cela qu’elle était indispensable dans la vie de l’irlandais, tout simplement parce que sans elle il ne serait pas ici, actuellement. Peut-être que lui aussi serait en taule avec les deux autres garçons de la coloc’, peut-être même n’aurait-il jamais rencontré les Kids si sa sœur n’avait pas été auprès de lui. « On est forts Cal, plus qu’ils ne le croient » lui dit-elle, soudainement, comme pour lui remonter le moral, lui donner la pêche qu’il n’avait plus depuis déjà quelques semaines. Il est vrai qu’on ne les prenait jamais vraiment très au sérieux, tout simplement parce que les deux irlandais n’étaient pas aussi explosifs. C’était là toute leur force : la discrétion. Alors certes, c’était assez contradictoire puisqu’ils faisaient partie des Kids et que les Kids avaient le don de faire parler d’eux et de gueuler sur les toits des immeubles délabrés, mais les O’Driscoll préférait se faire petit. Au départ, Cal aurait pensé que Nana soit la plus discrète, peut-être même la plus stable du groupe mais, à partir du moment où on s’attache amoureusement et sexuellement à JJ, on ne peut pas se considérer comme quelqu’un de stable. Cela ne voulait pas dire que le frère et la sœur l’étaient plus que les autres, disons qu’ils s’étonnaient à l’être tout de même.
Depuis quelques temps Calbagh avait adopté le lifestyle du « je fais ma vie, démerdez-vous ». Alors Cal sortait souvent, pour oublier, et se charger de rencontrer d’autres personnes, d’élargir son cercle et de s’ouvrir à l’autre. Au départ pour tenter de trouver de nouvelles victimes, l’irlandais s’était surpris à vouloir tisser des liens, sans forcément escroquer de l’argent ou tous autres services pouvant l’intéresser. De toute manière, ces derniers temps, il ne prenait même plus plaisir à voler les pièces des voitures et des deux-roues tout simplement parce qu’il ne les rapportait plus à Daire pour qu’elle en fasse quelque chose… « T’avais qu’à m’enmener avec toi ! »  dit Meadbh alors qu’il s’était plaint d’avoir dû quitter sa soirée. D’humeur plus taquine, Calbagh rétorqua aussitôt « J’ai quand même envie de garder mes nouveaux amis, tu risques de les faire fuir tellement t’es pas sortable. » mais l’appel de May l’interpella. Peut-être avait-elle besoin de se changer les idées aussi. Il nota dans un coin de sa tête de l’amener quelque part, un jour, et  de lui faire rencontrer ses collègues avec qui il avait sympathisé au Starbuck ou même en dehors.

La conversation se poursuit, revenant sur l’incident de la soirée, sur le semblant d’homme qui avait raccompagné May jusqu’ici. Tout de même inquiet, Cal pensa aussitôt au fait que l’homme savait maintenant où était leur adresse d’habitation, même si le minet ne l’avait pas impressionné, Cal avait appris qu’on ne devait pas juger un livre sur sa couverture. Alors quand May raconte cette mésaventure tinderesque, Cal sourit (et rigole même à ses comparaisons) mais n’en perd pas moins son objectif de la prévenir, même si elle enchaine en lui demandant s’il veut s’mater un film : « S’tu veux. » qu’il répond avant de continuer « J’sais que t’es pas trop conne mais fais gaffe qui tu ramènes devant chez nous. Pas envie que tout Savannah sache où on est, même si c’est pas l’quartier l’plus glamour… Enfin, j’veux dire, c’est pas le cambriolage qu’on risque » il murmure, d’un air léger « on serait plus à même de cambrioler » et reprend « mais si jamais t’as un taré qui veut nous tabasser parce qu’on a réussit à lui piquer son porte-feuille ou une de ses jantes… » Avant, il n’aurait jamais pensé à cela. C’est le fait que JJ ce soit fait prendre qui lui avait fait subvenir des angoisses de ce style. Parce qu’ils n’étaient à l’abris de rien « ‘Fin fais gaffe quoi. En plus si l’autre tapette revient avec des potes, j’ai pas les deux pitbulls à mes côtés pour leur tabasser la gueule » car c’était pas Calbagh qui engendrait les bagarres, au pire il bousculait, au mieux il devenait spectateur. Non pas qu’il ait peur (bien qu’il appréhende) mais se battre n’a jamais été son kiffe, et il sait pertinemment qu’il n’avait pas le physique d’un tueur, ni même les techniques pour dégonder un gorille à la Bruce Lee. « Y a quoi sur Netflix ? On a toujours accès au compte de la voisine ou elle s’est rendu compte qu’on le squattait ? » cela faisait un moment qu’il n’avait pas regardé un truc débile sur l’ordi ou sur leur télé et il avait franchement pas envie de devoir flirter avec la dite voisine pour choper de nouveau son mot de passe.
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MessageSujet: Re: Sors les poubelles (Caleadbh)   Sam 28 Juil - 12:56

C’était presque devenu un jeu pour toi, de te fourrer dans ces emmerdes pour t’en échapper in-extremis. Tu avais pourtant conscience du danger. Les reproches de Cal, ce n’était pas la première fois que tu les entendais, tu savais à quel point il désapprouvait cette manie que tu avais de jouer avec les hommes et leurs instincts, ton désintérêt total pour ton avenir et même ta propre vie. A croire qu’il avait ouvert la boîte de Pandore en t’arrachant à l’autorité de votre père et qu’à présent, il ne contrôlait plus rien du tout. Tu comprenais pourtant son désarroi, toi-même tu te sentais parfois perdue entre ce que tu voulais, ce que tu faisais et ce que tu étais vraiment. Tu agissais sans comprendre la portée de tes actes mais tu comprenais néanmoins qu’il puisse s’inquiéter, qu’il puisse avoir peur de te perdre. La réciproque ne se vérifiait pourtant pas : tu n’avais pas peur de le perdre parce que tu savais parfaitement qu’il serait toujours là pour toi. A ta manière, tu tentais de le rassurer, lui rappeler que vous deux, vous étiez forts, beaucoup plus que ce que l’univers se l’imaginait. A vrai dire, lui-même ignorait à quel point mais toi, au fond de toi, tu savais. Etonnamment, tu te gardais pourtant bien de le révéler, refoulant simplement tes émotions et tes sentiments pour rester sagement dans ce rôle que tu t’étais attribuée toi-même sans même t’en rendre compte. D’une certaine manière, ça t’allait bien d’être la petite princesse des Kids, celle que l’on ménageait tous de peur que tu leurs claques entre les doigts.
Changeant de sujet pour ne surtout pas aborder vos vraies craintes, tu t’esclaffais à l’évocation de sa vie sociale. Tu avais beau jouer à la jalouse, c’était bien s’il voyait d’autre monde que vous. Toi aussi tu fréquentais du monde, pas toujours très recommandable d’ailleurs et c’était bien la raison pour laquelle tu évitais de les mentionner devant Cal. Surtout les frères Love. « Moi pas sortable ?! Mais je suis un amour qu’est-ce que tu dis ! » t’écriais-tu faussement indignée même si tu le comprenais dans le fond. Il avait autre chose à faire que de sortir avec toi mais l’histoire avait prouvé que Cal ne savait pas se débrouiller tout seul : tu l’avais laissé avec Jake, on avait vu le résultat ! Quelle connasse celle-là.
Cal ne semblait pourtant pas avoir totalement oublié l’incident et allant te jeter dans le canapé, tu te calais bien confortablement sans toujours te sentir concernée par ses reproches. Ce type, tu l’avais pris et jeté sans le moindre égard pour ses sentiments, tu ne voyais pas en quoi point ça dérangeait Cal tant que toi, tu n’en étais pas atteinte. « Tu peux m’passer une clope ? » demandais-tu en tendant le bras comme une mendiante. Son argument eu pourtant de quoi te faire hausser des sourcils. A vrai dire, tu n’avais jamais imaginé les choses de cette manière et tu te pris quelques secondes de réflexion. « Je pense pas que ce type fasse des histoires. En plus d’ici une semaine JJ sors de prison alors s’il veut faire le malin, il sera bien reçu » Cette seule information avait de quoi te soulever le cœur de joie et un sourire satisfait vint remonter le bord de tes lèvres. Oui, JJ allait revenir et tout rentrerait dans l’ordre ! Tu levais néanmoins le nez sur Cal, voyant bien à quel point il se faisait soucieux. « D’accord, je ferais attention » et quand il reprit, tu laissais un large sourire dévoiler tes dents. « Je pourrais prendre des chiens tiens, comme ça quand vous n’êtes pas là j’aurais mes dogs à portée de main ! » Bon, tu n’étais pas réellement sérieuse mais puisqu’il en avait parlé, tu te voyais bien promener des clebs.
Te laissant finalement retomber sur le canapé, tu soupirais paresseusement. « J’sais pas. Essaie pour voir ? Au pire faudra que t’aille faire le mignon »
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