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 mad gift (jake)

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MessageSujet: mad gift (jake)   Jeu 12 Juil - 18:32

Quelques mois avant, Cal avait aperçu Jake dans un parc. On pourrait s’attendre à une révélation gigantesque, ou une information intéressante mais il n’en est rien. Cal avait seulement aperçu Jake dans le parc. Pour être honnête, malgré quelques palpitations dans sa cage thoracique, son intérêt avait plutôt été porté vers sa conversation avec son collègue de travail. Etant en pause, Cal n’avait aucunement l’envie de parler de son ex, cette « salope de première » comme il aimait si bien le dire. Ou le crier sur les toits. Ou bien le répéter encore et encore et encore lorsqu’il avait un peu trop abusé de la picole. Mais sinon, à part cela, « je m’en fous de sa gueule, elle peut crever, j’lui crache dessus ». Ce jour-là, Cal l’avait seulement vu faire volte face et se barrer, loin de lui. Tant mieux, il n’aurait peut-être pas eu le courage de s’en foutre. Cette petite anecdote était des plus banales jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à cette fameuse envolées de murmures et de rumeurs. A son propos. A leur propos. A ce propos. « Non mais mec, ce sont que des conneries, le mioche devait être celui d’une gonzesse assez conne pour lui confier, c’tout » à son collègue de lui dire non de la tête et, de son air si sérieux qui énervait tant Cal, il continua « J’te jure bro’, apparemment c’est bien son gamin et y en a qui disent qu’il est de toi, dans l’quartier. » Arrête, déconne pas qu’il avait envie de lui dire, comme pour se rassurer. Cal ne se souvient pas d’avoir couché avec Jake sans protection - mais il était parfois tellement lunaire qu’il aurait très bien pu le faire sans protection… Une dizaine de fois. Pour lui, son histoire avec Jake était officiellement terminée. ça ne pouvait pas continuer avec un mioche dans les pattes. Son palpitant battait la chamade, ça lui faisait mal à la poitrine et autant dire qu’il sentait comme des gouttes de sueur. Que devait-il faire ? Y croire et aller la voir pour en être sûr ? Ou se dire que y avait peu d’chance que ce soit son mioche et s’en foutre ? La deuxième option semblait être la meilleure. C’était la meilleure. Et que dirait May ? Où était-elle d’ailleurs, aujourd’hui ? Putain, jamais là quand il faut celle-là, pensa-t-il amèrement, plus en colère contre lui-même que contre l’absence de sa soeur. A cet instant, Cal préféra terminer son paquet de cigarette et se coucher après une bonne binouze, oubliant l’existence de ses autres colocataires - de toute manière, c’était tendu ces derniers temps, pas envie de leur en parler. En l’occurence, le lendemain, il se sentit étrangement vide. Non pas de fatigue mais comme si son esprit avait laché les fil, comme s’il n’avait plus de repères. Il devait faire un choix, s’il ne voulait pas rester comme ça le reste de sa vie. C’est le sms de son collègue qui fut l’élément déclencheur.

Bon tu crois qu’je peux t’appeler Papa maintenant ? Lol.

Instinctivement, Cal choisit la colère pour exprimer son déni. Son téléphone vola en éclat contre son mur, et dans un bruit sourd, il se dispersa au sol. Génial, il allait devoir s’en payer un nouveau avec ces conneries. Mais il ne pensait plus à cela. Particulièrement énervé, il enfila un pantalon et un t-shirt puis partir, sans se retourner, sans s’intéresser à la présence des autres. Il pouvait très bien prétexter aller bosser. Qu’importe. On s’en fichait. Aveuglé par ses questionnements, Cal se laissa guider par son inconscient et ses souvenirs. Ses pas l’amenèrent directement vers l’ancien appartement de leurs nuits d’amour et il toqua. Une autre personne aurait prié pour que la personne voulue habite encore là, lui n’avait fait qu’attendre. Et quand enfin la porte s’ouvrit, il put exploser. « C’est vrai toutes ces conneries !? » le ton de sa voix se fit plus rauque, plus violente comme s’il n’arrivait décidément pas à contenir sa rage et il ne s’arrêta pas là « Genre, c’est vrai ce qu’on raconte sur toi ? Et sur moi !? » C’est vrai qu’il est papa ?


Dernière édition par Cal O'Driscoll le Lun 23 Juil - 15:50, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Jeu 12 Juil - 19:35

Au creux des nuits sans lune, dans les travers des jours sans lumière, la voix cassée de la raison vient, serpent insidieux, scorpion sans pitié, loger dans tes veines le frisson du remord et des regrets. Fantôme stupide, poupée de pacotille, ivresse avortée de ta folie passée, abandon ultime de ta passion fracassée. T'arrive pas à être tranquille, t'as pas le cœur assez solide pour supporter le mensonge sacré de ta propre médiocrité. T'as merdé, Jake, t'as assassiné ton existence et de la même lame, t'as enterré ton amour passé, sans honte, sans pleurer. T'as fauté, t'as cassé, éventré, intoxiqué, et la louve hurle à la mort et même plus à la vie, à la punition divine, à la rédemption ratée, aux supplices de ta peau de fantôme décoloré. T'arraches les lambeaux de tes espoirs esquissés, la liberté chérie, la beauté endormie, figée, congelée de la grande Jake viciée, digne de rien mais reine de tout, des ténèbres et des monstres qui s'y tapissent. T'as la larme acide, la grimace brûlante, la voix coincée au fond de ton gosier fatigué par la nicotine et les liqueurs sacrées. T'as le sourire figé, celui des anciennes poupées que maman avait, quand le garçon soleil était encore à la maison, quand tout était beau, quand tout était bon. Et t'as le couteau au bout des doigts, et t'as Médée qui te tend les bras, le regard sale, les lèvres pourpres comme les nuits solaires où t'aimais noyer ta jeunesse désenchantée.
Puis souvent, ça arrive, souvent, ça lui prend
Souvent, t'as la voix merveille qui s'élève au coeur des nuages de ton coeur
Souvent, t'as le reflet de l'amour pur qui réveille ta conscience submergée par le spectre de stupre
Et qui demande soin, nourriture et poussière de rêve, à toi cette fille de rien, cette chienne sans pitié, toi, cette maman dépareillée, partagée entre l'agonie et la sainteté
Et le monstre disparaît pour transformer tes bras en berceau, ton sein en nectar, ta peau en nuage, tes  yeux en fenêtre où t'aimerais lui faire voir toute la beauté du monde, où t'aimerais lui faire comprendre combien la vie est belle, dehors. Les murs de votre royaume de misère se transforment en marbre, sa voix aiguë en jolie mélodie et ton cauchemar en conte de fée.
T'aurais bien aimé lui dire ça, quand son visage t'a sauté à la gorge, quand ses mots ont noyé les tiens au fond de ton ventre tout en réveillant les passions enfouies, brûlés, enterrés, au fond du caveau de votre passé. T'aurais bien aimé être douce, t'aurais bien aimé être pas toi, juste pour ce moment-là, pour le pardon que n'importe qui aurait pu espéré. Mais Paz ne serait pas là si t'étais capable de te taire, tu serais seule, triste, et peut-être bien riche si la bête sauvage de tes entrailles naissante de sa voix n'existait pas.  « merde, j'pensais que tes problèmes de gaule ferait pas le tour du quartier » T'as le sourire sarcastique, la tête chaotique, les membres statiques, corps bouclier devant l'antre de ta tanière habitée. Tu réalises pas, « j'ai rien dit, j'te jure » alors t'es insolente, comme toujours quand Cal grogne, quand Cal hurle, quand Cal montre les crocs et que votre danse débute. « dégage maintenant, t'as rien à foutre ici ». T'as la main sur la porte glacée et le coeur en feu, l'envie pressante, le désir sérieux qu'il disparaisse et d'oublier l'horreur des retrouvailles que t'as toujours voulu éviter.  T'es cruelle, t'es méchante, t'as le pelage qui pousse et le regard qui tue parce que t'es qu'une lâche, et une gamine perdue, une menteuse sans honneur ni pitié pour le miroir de tes plus belles années. va-t-en, si tu m'as aimé.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Jeu 12 Juil - 20:00

Cal ne rigole pas, il n’a même pas un rictus, seulement une grimace colérique qui vient déstructurer son visage d’ange. Pour la première fois de sa vie, Cal n’avait pas envie de rigoler. Ni provoquer. Rien de tout cela. Il en était incapable face à Jake car il fallait le dire : à ce jeu, elle était plus forte. Il peine à croire qu’un jour elle ait pu l’aimer. Le garçon taquin avait eu le coeur brisé. Elle avait joué avec son amour, comme une sale gosse, une gamine capricieuse qui décapite ses poupées Barbie et se barre en courant pour ne pas se faire gronder par maman. Et c’est Calbagh qui a dû ramasser les pots cassés. C’est Calbagh qui a dû se réparer seul. Il pouvait pas en parler aux Kids, d’abord parce que plus personne n’était là et ensuite parce que « t’es un homme merde ». Boys don’t cry comme on dit. Cal avait pleuré. Discrètement. Quand la nuit venue, il s’était fait envelopper par ses regrets, sa solitude et sa déception. Et comme d’habitude, c’était seulement parce qu’il espérait admirer le sourire sur le visage de sa soeur qu’il s’était relevé et qu’il n’avait (presque) rien montré. Evidemment qu’on avait remarqué une brisure mais personne n’aurait pensé que ce soit à cause d’une fille - à cause de cette fille. Mais voyons Cal, tu vois pas que c’est qu’une catin ? Et c’était peu dire. Il avait été dans le déni, ne voyant que le bon côté de sa personne, espérant qu’elle éblouisse la Terre entière. Il avait vu en elle le bonheur, ce même bonheur qui l’avait caressé. Cal fut amoureux. Et Cal s’est écrasé sans se protéger. ça fait mal. Voir Jake ainsi, postée devant lui, avec ce sourire méprisant le faisait voir rouge - mais on n’frappe pas les femmes parce que Cal n’est pas un faible, c’est un homme, un vrai. « Ta gueule. » murmura-t-il dangereusement alors que Jake semblait amusée de sa réponse, fière de lui avoir dit cela, comme s’ils étaient de nouveau au lycée. Ce fut pour cela qu’il avait craqué sur elle, pour sa façon innocente de voir son monde, pour ses répliques piquantes, pour son courage de toujours gueuler et de prouver qu’elle était forte (et belle). « dégage maintenant, t'as rien à foutre ici » Cal fait en sorte de l’empêcher de faire quoique ce soit, de l’empêcher de le faire partir sans lui apporter les réponses qu’il souhaitait avoir. Pour une fois Cal ne voulait pas tourner autour du pot. « Arrête de faire ta lache et dis moi que c’est faux cette connerie. » Il tentait tant bien que de mal de chercher son regard, de capter ses pupilles pour discerner si, oui ou non, elle lui mentait - et il l’aurait remarqué, elle n’arrivait jamais à lui mentir Jake. « J’sais bien que c’est ta spécialité de fuir ou de faire ta salope mais sérieux ?? Toi, maman ? C’est à mourir de rire. » Il tenta une provocation mais il fallait être honnête avec soi-même ; il avait fait beaucoup mieux. « T’es allée raconter quoi à tes copines du quartier ? Que j’étais l’père et que je t’avais abandonnée pour qu’on pleure sur ton sort ou pour qu’on puisse croire que t’es une mère responsable ? T’as cru qu’avec ta gueule de pute on allait croire que tu serais une sainte ? Fais moi rire. » Il s’emballait, ne pensant plus ses mots - il était blessé, et une personne blessé souhaite voir l’autre autant blessé que lui. « Va rétablir la vérité et leur dire que tu sais tout simplement pas baiser comme une grande. Et arrête de parler de moi, ça fait deux ans que c'est fini entre nous, passe à autre chose Jake. » fais pas comme lui Jake. Parce que Cal ne serait jamais parti et au fond, Jake n'a pas totalement envie de partir.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Dim 22 Juil - 13:43

T'y arriveras pas, Jake, à le faire partir, à le faire fuir, comme la dernière fois. C'était facile, quand t'étais jeune, odieuse, ensorcelée par ta propre méchanceté et le pouvoir divin qui liait vos esprits de jeunes rebelles assoiffés de tout et de rien. C'était facile de lui dire casse toi, reviens pas, toi et ta sale gueule d'irlandais, tes manières de voleur parfait, tes mains d'enfants et ton sourire solaire. laisse-moi, abandonne-moi, ne me regrette pas parce que moi-même je me déteste, parce que je me hais, et je me hais de t'aimer, de t'avoir entraîné dans ma vie de bandit des grands chemins, des grandes routes de la médiocrité, et de l'envie de se flinguer. Je t'aimerai pas plus loin qu'au petit matin mais je te chasserai jusqu'à l'aurore pour que tu puisses te désintoxiquer de ma voix cancérigène, de mon futur cataclysme et de mon destin apocalypse. Toi, tu mérites mieux, tu mérites mieux que moi et mes addictions, moi et mes pulsions, moi et mon poison. Toi tu mérites la terre, les océans et toutes les mers, tu mérites une couronne, tu mérites un sceptre pour gouverner un royaume où tu serais roi, où tu serais riche, où tu serais en paix, loin de la courtisane de stupre que je serai à jamais. C'était facile de déguiser tes sentiments diamants sous des insultes goudrons, sous une violence sanglante qui t'a faite hurler pendant des jours, qui t'a inondée de toutes tes larmes et qui a bouché les artères de ton coeur. C'était facile de mentir, c'était facile de hurler, c'était facile de salir et de tout briser, même la pureté de votre amour, même la grandeur de son âme, même la tendresse de votre vie.
Et tu t'en rends compte quand son visage ne se soumet pas à ta volonté impérieuse ; quand ses mots deviennent les miroirs odieux des tiens et qu'ils te blessent sans pitié. Tu sens le danger, tu sens la menace, la rancune, la rancoeur, dans ses yeux (que tu dévores), sur ses lèvres (qui te tabassent), dans sa posture (de lion en cage). Tu sens sa volonté de capter ta violence, de rencontre ta franchise mais tu fuis, hyène aux lèvres figées, moqueuse et sans intérêt. Ta bouche c'est un coffre-fort, ton regard une armure en acier.
Tu tiens bon, tu lâches rien, tu te dis que tu lui dois bien ça, la possibilité de se défouler contre ta carcasse, contre ton choix secret, contre ce que tu lui as fait. T'espères qu'il crache tout son venin, toute sa haine, toute la pourriture de votre passé et qu'il disparaisse en prenant sous son bras Médée. Tu te dis qu'il faut être comme avec Paz, que des fois il faut le laisser pleurer, que ça lui fait du bien, qu'il est un peu fatigué. Alors faut attendre, attendre, attendre, serrer les dents, faire taire la pitié mais tu sens que la louve trépigne, tu sais que l'animal se réveille et qu'elle couine quand l'insulte est trop forte, quand la colère est trop grande, quand la fierté devient intouchable. T'entends salope, t'entends pute, t'entends la mélodie du bonheur mais tu suffoques quand son absence parle à sa place, quand il piétine comme un bourreau les deux dernières années de ton existence. Tu restes interdite, silencieuse, les poings serrés, les traits en pagaille, déformé par ton ego défiguré, par la lave de ton ressentiment, par la sainteté de tes remords. « ça y est ? t'as fini de vouloir prouver que t'avais les plus grosses couilles ? t'as vidé ton sac, t'es content ? » Tu craches, t'as la violence au bout des ongles, la volonté d'étrangler la gorge mère de tout ce qu'on t'a toujours répété depuis la naissance de Paz. « tu veux la vérité ? t'es sûr de la vouloir Cal ? parce que je pense que t'auras jamais le cran de l'assumer, j'pense que t'es qu'un gamin qui devrait fermer ses putains d'yeux et rentrer pleurer dans les jupes de ta soeur » Tu croises les bras, tu fais barrière entre le passé et le futur, les deux erreurs, les deux amours, le père et le fils sans le saint-esprit, la crèche de jésus grandeur nature où t'aimerais que le père retourne aux cieux, où t'aimerais qu'il te déteste assez pour jamais revenir. « j'te laisse le choix ; soit tu te casses maintenant et on oublie tous les deux ta visite à la con, soit tu restes et tu te calmes parce que si tu m'insultes encore une fois de mauvaise mère sous mon toit, j'te jure Cal, j'te jure que j'te déchire le ventre » va-t-en, va-t-en, va-t-en tu supplies intérieurement, dégage, casse-toi, fous le camp. Mais il y a l'autre voix, celle de l'oublié, celle du rescapé, qui se fait entendre à l'autre bout de l'appartement. T'as l'impression que c'est un ange, t'as l'impression que ton enfer devient un paradis juste quelques secondes, sous les babillements arc-en-ciel du bébé merveille. Tu lances instinctivement un regard dans sa direction puis, tu sondes celui de Cal ; t'essayes de lui faire comprendre, t'essayes de le chasser par le tonnerre de tes yeux qui sont devenus, en quelques secondes, les peintures impressionnistes de ton amour maternel.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Dim 22 Juil - 18:55

Dans sa façon de répondre, d’être et de faire, Jake est cinglante. Méchante. Méprisante. Froide. Jake est la noirceur, le cauchemar et le néfaste. Jake était la lune. Mais c’était la lune de Calbagh. La lune qui éclaire les nuits. Et Calbagh dans tout ça, c’était l’enfant-soleil, celui qui sourit, celui que tout le monde aime. Comment ne pas aimer le soleil, après tout ? Le soleil pique la place de la lune, il lui vole la vedette. Pendant qu’on vit le jour sous le soleil, on dort la nuit sous la lune. Et la lune et le soleil ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Et comme on dit, parfois le soleil s’en va, va se coucher, disparait et s’éteint pour laisser place à la luisante lune. On ne remarque jamais à quel point la lune peut être belle et resplendissante, à quel point elle peut éblouir de sa lumière. C’est la lune qui guide dans les nuits noires. C’est Jake qui illuminait ses cauchemars. Alors comment vivre sans sa lune ? On puise les rancoeurs, on recherche les défauts, on tente désespérément de regarder la noirceur et on oublie la lumière. C’est ce que Calbagh a fait pendant deux longues années. Il avait (presque) oublié Jake et sa douceur, Jake et sa lueur, Jake et son amour. Au lieu de cela, Cal avait fait en sorte de ne voir que le monstre. Celle qui l’avait rejeté, celle qui lui avait brisé le coeur, sans autre forme de procès. ça a été dur de se relever, au début, mais il y est parvenu. Pas grâce à lui seulement, grâce aux Kids, grâce à Daire. La rouquine qui a toujours été là. Mais elle est où aujourd’hui ? Elle était partie. Et avec elle, la lumière de Cal. Celle qu’elle avait réussit à rallumer après le désespoir. Ce n’était pas étonnant, en ce moment, de voir Cal en colère et en rage. Ce n’était pas étonnant de voir sa gueule se tirer, oubliant son beau sourire - heureusement que Meadbh était là pour lui rappeler à quel point il était beau avec un sourire. Mais aujourd’hui, Cal ne veut pas sourire. Il écoute les propos de Jake, d’un air grave, oubliant quelques secondes plus tôt les rumeurs qui couraient à son sujet, à leur sujet. Il avait oublié pourquoi il était venu là - pour déceler sa vérité. Mais la vérité n’était pas celle voulue, et plus la conversation avançait, plus il sentait qu’il allait se prendre un mur. Non, non, non. Ce n’était pas possible autrement. Calbagh ne pouvait pas être le père, il était plus malin que ça, pour oublier une capote « tu veux la vérité ? t'es sûr de la vouloir Cal ? parce que je pense que t'auras jamais le cran de l'assumer, j'pense que t'es qu'un gamin qui devrait fermer ses putains d'yeux et rentrer pleurer dans les jupes de ta soeur » Lui dit-elle, sûre d’elle et il n’arrive pas à savoir si elle joue avec lui ou si elle est sincère. Elle provoque, se retrouve droite comme un piquet, et croise les bras pour paraitre encore plus forte qu’elle ne l’est déjà. Ne voulant pas s’avouer vaincu, et ne souhaitant pas se laisser insulter de la sorte (depuis quand il allait pleurer dans les jupes de sa soeur ?!) Cal s’apprête à déverser toute sa haine et sa mauvaise foi, mais Jake le stoppe net : « j'te laisse le choix ; soit tu te casses maintenant et on oublie tous les deux ta visite à la con, soit tu restes et tu te calmes parce que si tu m'insultes encore une fois de mauvaise mère sous mon toit, j'te jure Cal, j'te jure que j'te déchire le ventre » Et pour le coup, il hausse un sourcil, l’insulte du regard. Lui dire qu’elle était une mauvaise mère ? Il n’y avait pas pensé. Pas totalement, du-moins. Il avait seulement dit qu’elle se la jouait mère irresponsable alors que tout le monde sait dans le quartier qu’elle est tout… Sauf responsable. Pour avoir été son amant, son ami et son amour, Calbagh pouvait savoir quelque chose. « C’est toi qui l’dis que t’es une mauvaise mère, pas moi. » Rétorque-t-il, ne voulant pas lui laisser le dernier mot, voulant aussi se déresponsabiliser d’une éventuelle claque et pouvoir dire que c’est elle la folle, c’est elle l’hystérique, c’est elle qui a tout foiré. C’est elle, tout vient d’elle. Mais une petite voix (elle lui parait lointaine) s’interpose entre les deux amants qui se déchirent et soudainement Jake retrouve une lueur dans ses yeux. Elle change du tout au tout, devient plus douce, plus maternelle. On pourrait presque vouloir lui faire un câlin, sauf que Cal savait pertinemment qu’elle mordait - pire, elle vous déchiquette le coeur cette catin. Et soudainement, la petite chose, le petit être humain, le truc qui semble si fragile apparait, de toute son innocence.

Il comprend.
Et il est effrayé, consterné, abasourdi. Son teint pâli, et ses yeux tentent de se fermer, parce qu’il refuse catégoriquement de voir cette vérité qui ne l’arrange guère. Pris de panique, et laissant son instinct de survie prendre les commandes, Calbagh a un mouvement de recul et se dit que ce n’est pas possible. Ce n’est possible parce que Jake l’a trompé - elle lui a dit quand elle l’avait quitté. Elle l’a trompé avec un autre, et eux, quand ils étaient ensemble, quand ils exaltaient leur amour, ils le faisaient correctement et en se protégeant. Avec un autre, elle aurait fait la seule erreur possible. C’est tout. Elle jouait, elle se foutait de sa gueule. ça plaisait à Jake de le voir dans cette souffrance et dans cette perdition, elle avait une âme sadique souviens-toi Cal, souviens-toi comme elle a pu être mauvaise, comme t’as pu voir son vrai visage.

Calbagh scrute l’enfant. Il le scrute longuement comme pour trouver quelque chose qui ne va pas, qui contrarie les dires de la rue. Il n’a aucune lucidité, son filtre ne fonctionne plus correctement, comme pour se protéger, pour lui ce n’est rien, ce n’est pas son fils.
Rien ne lui ressemble. Dans son petit sourire mutin, dans ses yeux rieurs, dans sa tenue provocateur, dans ses pas assuré - et pourtant effrayé. Non, rien ne lui ressemble et pourtant… « Tu veux m’faire croire quoi? Tu t’es tapé un suédois? » Calbagh rigole, nerveusement avant de continuer « Comme si ça pouvait être mon fils putain… Il est blond Jake, t’as cru que tu aurais pu m’avoir comme ça? » Sauf que c’était lui qui est venu, c’est Cal qui a fait le premier pas, pas Jake.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Lun 23 Juil - 0:04

Et toute façon je t'aime pas, je t'ai jamais aimé, putain mais ouvre les yeux, je t'ai trompé avec les tous les cassos du quartier t'avais menti, t'avais hurlé lorsque ses yeux blessés te crevaient le coeur, lorsque son visage fermé t'assassinait. Et ils sont meilleurs, meilleurs que toi, meilleurs que nous et ce couple mensonge qu'on sera jamais. Pourquoi je resterai alors que je pourrai porter le monde à bout de bras, pourquoi je m'enterrerai avec un mec comme toi ? Tu te souviens de tous les mots, de tous les crachats, de toute la haine que t'avais tiré sur lui comme des balles de titane, d'amertume et de tristesse dont le coeur était fait de mensonge mais le corps d'acide sulfurique. Tu te souviens de la porte qui claque, de l'incompréhension, des explications foireuses, de la violence verbale, de la lâcheté, de l'amour déguisé en haine, de la tigresse au sourire de hyène. Tu te souviens de l'abandon forcé, provoqué, regretté, de la bonne action sous couvert d'assassinat, de la noirceur de la bénédiction, de la libération dont toi, sainte Jake, t'étais sûre d'être maîtresse. Tu voulais pas de ça pour lui, tu voulais plus de ça pour toi ; le regarder pourrir sous tes addictions, le constater mort-vivant à vingt-ans, berné par tes formes et tes sourires de sirène, par tes promesses de reine de la décadence, de madone de la violence. C'était le seul, le seul que t’abîmais pas (encore), que tu préservais (du bout des doigts) mais tu sentais, de jour en jour, de pas en pas, que lui aussi, il allait partir, que lui aussi tu le ferais fuir, comme ta mère, comme ton père, comme ton frère et tout l'univers autour de toi. T'étais jeune, t'avais pas encore l'impression d'avoir cent ans et tu tenais plus à son avenir qu'à votre passé, quitte à vous tuer et à éclabousser les murs du sang de vos souvenirs éventrés.

Tu tiques quand il te lâche que tu t'insultes toute seule, serpent qui se mord la queue, reptile empoisonné par ses propres phobies refoulées. T'es pourtant certaine qu'il l'a insinué, t'es sûre qu'il l'a au moins pensé ; tu pourrais dessiner n'importe quelle insulte sur les traits de son visage tuméfié par la colère, par la peur, par la folle découverte que t'as eu tant de mal à cacher. La surprise sacrée qui vient voir ce que fait sa mère, debout sur le palier, loin de votre monde privé, caché, rafistolé à l'amour et au papier mâché. Il se balade, il escalade, il reste accroché à la barrière de sécurité un peu abîmée que t'as trouvé dans une brocante, que t'as eu tellement de mal à marchander. Il sourit aux anges, il babille, il est à l'ouest, ignorant de l'hostilité ambiante, de la rage familiale qui se déverse en orage singulier. T'as les tremblements au coeur, l'angoisse qui s'installe quand Cal regarde son fils pour la première fois. T'es pas sûre d'avoir envie de pleurer ou de gerber, t'es pas sûre d'être bouleversée ou triste à pleurer, t'es pas sûre de pas vouloir, t'es pas sûre de regretter. Tu l'observes l'observer, dans ce face-à-face silencieux, dans cet affrontement soleil-orage, été-hiver qui te renverse le coeur, qui réchauffe ton sang et brûle ton crâne. T'as l'impression de devenir folle quand ses lèvres restent closes, t'as l'impression de mourir de tout quand ses traits se durcissent.
Tu reconnais pas tout de suite le ricanement roque qui s'échappe de ta gorge, annonce de la fuite finale, du déni, de l'imitation magistrale de ton plus grand talent. Un suédois, il parle d'un suédois, et il aurait pu te parler d'un belge ou d'un français, et tu te prends la gorge, et t'as du mal à respirer parce qu'il se fout de ta gueule, parce que t'as envie de le frapper, parce que t'as envie de le réconforter, parce que t'as envie de te pendre là, tout de suite, avec la corde de son illusion et le tabouret de sa peur. Parce que tu t'en veux, parce que tu sais qu'au fond, tout est de ta faute, parce qu'il a raison de douter, parce que tu te serais déjà barrée avant de voir le bébé. « Je t'ai jamais demandé de croire quoi que ce soit, bordel » tu fais remarquer, les yeux fixes, le visage glacial. « Je t'ai jamais demandé de venir, je t'ai jamais demandé de savoir, je t'ai jamais demandé de croire à ces putains d'histoires » t'as la voix encore douce pour pas effrayer les yeux azurs de ton fils qui rejoint ton pied, qui se hisse sur ses genoux, qui te fait voir comment il est grand, comment il est fort, comment il pourra affronter le monde entier, plus tard. « Mais tu veux la vérité, pas vrai ? » Tes mains viennent soulever ton fils, son dos contre ta poitrine, le visage en face de Cal. « Tu vois son sourire là, son putain de beau sourire ? C'est le tien, Cal. » Tu caresses les lèvres de ton fils, preuve d'amour accablante, tribunal de tendresse. « Et son nez minuscule mais qui vire un peu à gauche, déjà ? C'est toujours un putain de nez d'irlandais. » J'm'en rappelle pour toutes les fois où je l'ai embrassé. « Maintenant regarde bien ses yeux, regarde bien les étoiles qui y brillent, cette galaxie, tu la vois, là ? Tu crois vraiment qu'elle vient de moi ? » Ton fils rigole quand tes cils viennent chatouiller les siens, quand son visage se fond avec le tien. Mais toi, t'as pas la tête à sourire, t'as pas la tête à rire, juste à démontrer, juste à prouver, que pour une fois, t'as pas été une fille des bas-quartiers. « Et si t'as le cran de me dire que tu te reconnais pas, t'as qu'à regarder sa cheville et m'affirmer droit dans les yeux que c'est pas ton fils ». Tu joues ta carte maîtresse, ta carte traîtresse qui ne trahit que toi. T'es déjà désolée, t'es déjà en deuil de sa vie passée. Tu te hais déjà pour ce que t'as fait.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Lun 23 Juil - 14:09

Calbagh a beau se mentir et se trouver toutes les bonnes raisons du monde pour éviter cette vérité, cette confrontation démoniaque, les faits sont là. La preuve est bel et bien vivante, ici, face à lui. De ses grands yeux marrons, de ce chérubin à la gueule d’ange mais au regard de filou - le même que lorsqu’il était gamin, lorsqu’il se prenait de nostalgie en matant une vieille photo de lui étant petit, lui étant encore heureux, lui ne sachant pas ce que la vie pouvait lui réserver. Ce gamin au sourire contagieux, celui qui ensoleille une vie entière - même la journée du plus grand dépressif que l’univers n’ait jamais porté ; Cal se surprenait à vouloir sourire aussi, à s’attendrir face à ce problème. C’était dangereux. Il cherchait toutes les bonnes raisons pour ne pas prendre cette nouvelle responsabilité, aussi fracassante soit-elle. Et Jake, dans tout son sérieux, de toute sa provocation, ne lui mentait pas. Il le savait. Et Jake, dans le désespoir de ne pas le voir assumer, de ne pas lui faire découvrir la vérité, joue sa dernière carte-maitresse, celle qui changera la donne, celle qui chavirera la situation - et la vie de Calbagh. On ne sut si c’était de l’horreur ou de l’effroi qui miroita dans le fond de ses pupilles, mais Cal resta sans voix. Sans voix à la vue de cette petite marque qu’il pensait être le seul à porter, cette marque d’unicité qui n’était plus si unique que cela. Un autre mouvement de recul. Calbagh sent sa poitrine se compresser - c’est horrible cette sensation d’étouffement - et la Terre s’écrouler sous lui. C’était comme s’il se voyait, dans cette position de faiblesse, propre spectateur de sa misérable vie. Incapable de rien (et pourtant parfois capable de tout). Et si t’as le cran de me dire que tu te reconnais pas, cela tourne en boucle dans sa tête comme s’il avait un choix décisif à faire, comme si tout allait commencer, ici, maintenant, tout de suite. « C’est… » c’est pas son fils ? Evidemment que si, c’était son fils. Mais c’était étrange de l’apprendre ainsi, de cette manière, d’en avoir un. Calbagh n’aurait jamais prévu être père un jour, tout simplement parce qu’il n’avait pas fibre paternel - mais qu’il avait un coeur. Un coeur qui lui disait sans cesse fais pas comme les autres crétins qui plantent des gosses pour ne pas les aimer, ou mal les aimer, ça crée des monstres, des perdus, des malheureux tout comme il avait pu l’être. Malheureux comme les pierres de ne pas avoir un père avec qui jouer au Rugby, avec qui parler de petits culs et boire sa première bière. Un père aimant, qui le recadre parfois, qui lui fait peur autant par sa force, son courage que par sa voix grondante et ses menaces (d’amour). La définition d’un père, selon lui. Chose qu’il n’avait pas eu, qu’il n’avait pas connu puisque noyé par une religion qui n’a jamais été sienne, une vie qu’il n’aurait jamais souhaité. Et maintenant ? Maintenant, il était encore perdu et il se surprit à lever les yeux au ciel pour demander du courage, prier pour se réveiller de ce cauchemar - et il se détesterait d’autant plus d’avoir pensé comme cela que d’avoir pris son courage de lui-même « Pourquoi t’as pas avorté ? » pourquoi elle n’a pas abandonné, comme elle savait si bien le faire ? Pourquoi elle ne lui en avait pas parlé ? Pourquoi a-t-elle joué les égoïstes, en lui plantant un gosse dans le dos et en le jetant comme la pire des merdes ? Cal était en colère, furieux à l’idée de s’être fait prendre pour un abruti. Il aurait aimé avoir le choix lui aussi, émettre son avis même si bla-bla-bla le corps de la femme n’appartient qu’à la femme. Mais il aurait aimé dire s’il souhaitait assumer ou s’il souhaitait ne pas mettre le bout d’son nez dans l’existence de cette petite chose parce qu’aujourd’hui, c’était tellement la merde. C’était tellement la merde parce qu’il voyait les Kids, sa famille, couler sous ses yeux. Il voyait Nana sombrer dans sa folie, Daire s’éloigner de lui, Samih et JJ s’enfermaient dans leur propre prison - pire que l’actuelle - et sa soeur supporter toute cette misère de merde. Et voilà que la vie, aussi ironique soit-elle, lui balançait une paternité non désirée. Calbagh n’était encore qu’un gosse. Dans sa tête. Dans sa réflexion. Dans ses gestes. Dans ses volontés. Et c’est quoi être un parent ? C’est pas être marié, avoir une maison, un chien et être bien dans sa tête et dans sa peau et dans sa vie ? C’est pas lui le parent. C’est pas baiser comme un acharné avec la mère pour ne plus être avec, être barista dans un Starbuck Coffee le jour et escroc la nuit, trainer dans une coloc’ de dégénérés… C’est pas ça être parents. C’est être responsable, avoir un boulot stable et respectables. C’est avoir envie. Et Cal, dans tout ça, il n’en avait pas envie « Pourquoi tu ne m’as rien dit si c’est VRAIMENT mon gosse bordel de merde !? » Calbagh n'était pas si horrible, dans ses souvenirs, il avait même été plutôt sympa avec Jake, malgré tout, malgré ses fréquentations, malgré qu'elle n'aime pas sa soeur, malgré qu'elle se fourrait toujours dans des sales histoires. Il avait été doux et compréhensif, amoureux et con qu'il était. Il aurait pu comprendre, être là pour l'épauler, réfléchir avec elle. Voir ce qu'ils auraient pu faire ensemble. Il aurait peut-être mal réagi, mais une fois la rage passée, il serait revenu - il serait toujours revenu.
Et son regard se pose sur l'innocent, le fruit du chao qui devait sûrement ne pas comprendre toute cette agitation, ce ton dans la voix de Cal et sa mère qui l'agrippe plus par protection que par réelle crainte. Calbagh se calme soudainement, se rendant compte de sa bêtise. Il aurait mieux fait de rester dans le déni. Il préfère se mordre la lèvre, passer la main dans ses cheveux (qu'il cramponne pour se faire du mal, pour se réveiller un peu). Et maintenant ? Que font-ils ? Ils ne vont pas se déchirer, pas comme ça, pas maintenant qu'il y a quelque chose qui les lie à jamais « Tu m'fais chier. » Cette phrase, il lui aura dit dans n'importe quel contexte. Quand elle le taquinait, quand elle abusait, quand elle se perdait dans ses folies, quand elle venait lui quémander des câlins... Cette phrase, elle aura autant servi à desservir sa haine qu'exprimer son amour.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Mar 24 Juil - 19:10

T'attends le choc de l'avalanche, les dégâts de la tempête, l'explosion atomique, les cascades de sang, l'horreur de la chute. T'attends l'orage, t'attends la pluie, le tsunami et l'ouragan, la déferlante, et l'abandon final, logique, fatal. T'attends toutes les nuances de sa colère, de sa surprise, de sa lâcheté aussi ; t'attends de revoir en 3D les expressions qui se sont fondus sur ton propre visage, quand t'as su, quand t'as admis que c'était fini. Les réverbérations du choc sont violentes ; t'es éblouie, t'es choquée, t'es fascinée par son visage figé, décomposé que t'aimerais bercer, que t'aimerais rassurer et lui assurer que tout va bien, que ça va aller. T'aimerais lui dire, t'aimerais lui crier que t'as pas fait exprès, que tu savais pas encore quand tu l'as quittée, que rien n'aurait été pareil, que t'es pas qu'une ratée. T'aimerais lui diffuser dans le coeur tous les doutes, toute la peur, tous les pleurs ; t'aimerais passer devant son regard fixe le film de ton adolescence assassinée, de ta vie d'adulte nouvelle-née. T'aimerais lui raconter comment t'as fait, comment t'as hésité, comment t'as même pensé à l'abandon tyran qui aurait peut-être tout offert, tout facilité pour l'innocente paix. T'aimerais lui expliquer comment t'as renoncé quand tes yeux l'ont rencontré, quand son parfum a empli ta propre aura, quand il est devenu tien et qu'il s'est scellé à toi.
Mais tu restes imbécile, coite, à la merci de son coeur (comme toujours)
Et tu restes abruti, droite, servile de sa peur (et à jamais)
Alors tu serres, tu berces, tu te caches un peu peut-être derrière les cheveux blonds de ton fils, si semblables aux tiens à son âge. Tu respires sa peau pour te donner un peu de courage, discrète, plus enfant que louve, plus fille que mère. T'as jamais vu Cal en grosse tempête ; t'as jamais touché le nerf de la haine suprême, de la violence reine. T'as toujours eu le rôle principale de la folle à lier, et t'es pas certaine de devoir le lâcher.
Alors pourquoi t'as pas avorté ? C'est vrai Jake, suffisait d'y penser, de prendre ton grand courage à deux griffes pour briser la vie, pour tuer l'amour et l'espérance de voir un gamin miséreux venir au monde. « C'était trop tard. Je m'en suis rendue compte à quatre mois de terme. » Et puis putain, tu pouvais pas, tu pouvais pas parce que ton petit coeur noirci au tabac et à la solitude avait pas la force d'écraser d'une seringue le fétus de l'union passée, le petit garçon, le petit Cal qui te regardait déjà dans cette machine flippante, comme un alien aux airs de Black. « Parce que j'voulais ... » T'articules pas, tu poses ton fils, tu prends une clope, t'ouvres la fenêtre, actions mécaniques, volonté robotique. Se vider les poumons, se noircir la trachée, s'ouvrir les veines plutôt que de lui expliquer. « Parce que je voulais que t'aies un putain de choix, Cal. Moi, c'est con tu vois, mais j'voulais juste que tu puisses vivre ta vie loin et que tu sois heureux là, avec ta bande, et ta soeur, et » et tu prends un fou rire nerveux quand tu penses à sa putain de soeur qui a rien dit, la traîtresse complice, l'enfant qui a pactisé avec le secret satanique d'une paternité avortée. Tu t'étouffes avec la fumée, tu te réfugies dans la fenêtre, t'as l'air stupide, t'as l'air bête mais t'as plus la folie douce qui accompagnait les rires de la Jake défoncée, de l'adolescente massacrée, de la compagne suicidée. Tu m'fais chier. Tu manques une respiration quand tu reconnais la phrase familière, les quatre mots chuchotés comme une formule magique. T'as la nostalgie au ventre pendant quelques secondes d'un silence absolu où même ton rire n'est plus le bienvenu. Mais tu casses le rythme, tu casses la douceur, la tendresse furtive par l'aigreur de ta voix roque. « De toute façon, ça change rien. J'te demande rien. T'as qu'à rentrer chez toi et faire comme s'il existait pas, ou faire comme si je t'avais trompé, comme si c'était pas le tien. Dis toi que sur sa cheville c'est du maquillage. Dis toi que c'était une erreur, que t'as rêvé. Dis-toi ce que tu veux et disparais. » T'as le coeur en miette, les cendres grises comme ton visage, le regard posé sur le paysage morose de ton underground pathétique. Cours, fuis, vole et ne reviens jamais.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Mer 25 Juil - 18:57

Calbagh a cette impression atroce d’être en déséquilibre, prêt à tomber. Tomber dans ce puit sans fin qu’il avait fait de lui-même, par ses choix et son insouciance, par son anarchie permanente. Par sa soif de liberté. Calbagh avait crée ses propres chaines, ses propres murs - et son souffle suffoque et son coeur s’emballe. Quelque soit sa réponse, son regard ou sa réaction, rien n’irait. Il en était persuadé. Plus jamais Cal jouira de sa vie comme auparavant. Calbagh avait cru bon de penser que tout s’arrangerait une fois que les Kids seraient réunis (parce que les Kids s’en sortent toujours, il en était persuadé, tellement sûr de lui). Mais là ? Comment s’en sortir, entre sa conscience et sa lâcheté. Comment vouloir se sentir libre quand on a le poids de la culpabilité ou de la responsabilité qui s’abat sur nos épaules ? Si Cal fuit, il le regrettera. Si Cal reste, il… Il ne sait pas s’il le regrettera, mais il ne sera pas heureux. Dans tous les cas, son bonheur était compromis. Sa vision de la vie aussi. Calbagh n’avait jamais rêvé de fonder une famille - il en avait déjà une. « C'était trop tard. Je m'en suis rendue compte à quatre mois de terme. » Qu’elle s’exprime, qu’elle lui répond, le sortant de ses pensées sordides, de son tourbillon d’angoisses et de questionnements (et il aurait cru qu'elle allait lui foutre une claque après sa question). Elle le sortait de sa noyade par sa vérité. Mais pourquoi ne lui a-t-elle pas dit, tout de même ? Il n’y avait toujours pas de réponses à ses requêtes et ça le frustrait, ça le mettait en colère. Contre elle. Contre lui aussi. De ne pas avoir cherché plus loin - soudainement, il avait oublié à quel point son coeur avait été brisé, à quel point il avait décidé de la sortir de sa vie pour s’en sortir lui-même. Alors Calbagh demande tout de même, il pose la question dont la réponse allait l’effrayer, l’imaginer prendre forme pour mieux l’abattre. « Parce que j'voulais ... » Le silence s’installe de nouveau alors que Jake avait toute l’attention de Cal, il aurait pu se mettre à genoux pour qu’elle continue sa phrase, qu’elle prenne son courage à deux mains. Il se serait mis à genoux pour qu’elle ne s’éloigne pas - son coeur battait dans tous les sens, et c’était désagréable. Mais Calbagh resta cloitré là, sans rien dire, sans bouger, même lorsque Jake tourna les talons, lorsqu’elle attrape une clope pour respirer à sa manière - elle faisait souvent cela qu’elle ne savait pas comment faire, comment dire les choses, comme si la clope l’aidait à réfléchir, comme si la fumée qui embrouille le cerveau éclaircissait ses idées à elle. Il aurait aimé lui en demander une, histoire de la suivre, mais bizarrement, il n’avait pas envie de fumer. Bien trop abasourdi par la situation. Et parce que quoi ?! qu’il voulait lui crier, lui balancer pour qu’elle se bouge, pour que les secondes ne paraissent pas une éternité. Pour que la vérité vraie éclate enfin, qu’il sache ce qu’il a manqué.
(Et surement qu’il cherchait à savoir pour la récupérer)
Qu’il sache s’il aurait pu avoir le choix, si c’était avant ou après.
(Et surement qu’il se disait qu’elle ne l’avait peut-être pas trompé, que ce n’était pas grave, qu’ils pouvaient se pardonner après ces années)
Qu’il sache s’il pouvait lui en vouloir encore plus qu’il ne lui en avait voulu à l’époque. 
« Parce que je voulais que t'aies un putain de choix, Cal. Moi, c'est con tu vois, mais j'voulais juste que tu puisses vivre ta vie loin et que tu sois heureux là, avec ta bande, et ta soeur, et » La garce rigole, et Calbagh ne sut si c’était pour se foutre de sa gueule (sur le moment) ou par nervosité. Calbagh ne savait plus quoi penser. De ça, de cette histoire, d’elle, et de leur passé commun. Calbagh n’arrivait pas à capter la nuance et la bienveillance de Jake à son égard, encore trop aveuglé par la rancoeur et par la tristesse, le coeur brisé n’a pas su se réparer correctement (un gouffre s’y creusait) « Pourquoi tu rigoles ? Y’a rien d’drôle Jake. » Merde. Merde qu’il voulait conclure. Il aurait mieux fait de se barrer mais au lieu de cela, il avait seulement remuer le passé et laisser ressortir les vieux démons, ceux qui vous transpercent de toute part. Merde Jake, pourquoi tu fais ça ? Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi tu M’AS fait ça ? les pensées fusaient, elles venaient et revenaient, et à chaque fois elles déposaient un baiser empoisonné. Cela se voyait dans le fond de ses yeux, tout s’assombrissait. « De toute façon, ça change rien. J'te demande rien. T'as qu'à rentrer chez toi et faire comme s'il existait pas, ou faire comme si je t'avais trompé, comme si c'était pas le tien. Dis toi que sur sa cheville c'est du maquillage. Dis toi que c'était une erreur, que t'as rêvé. Dis-toi ce que tu veux et disparais. » Et Cal ne veut pas que ça se finisse comme ça, il ne veut pas conclure cette histoire de cette manière car une brèche s’était ouverte et l’équilibre était beaucoup trop fragile. Mais surtout, Calbagh ne comprenait pas le discours de Jake. Faire comme si elle l’avait trompé ? Mais elle lui avait avoué, dans un excès de colère, le jour où elle avait annoncé que tout était fini, elle lui avait dit qu’elle avait fait sa catin parce qu’il ne la satisfaisait pas, parce qu’il était trop amoureux et parce qu’elle méritait mieux qu’un gamin amoureux. Alors pourquoi lui disait-elle vouloir le protéger ? Il n’avait pas besoin de protection. Cal avait besoin de beaucoup de choses, de biftons, de baffes, de joints ou même un peu de maturité mais sûrement pas de protection. Calbagh savait se protéger. Ce n’était pas lui qui avait besoin de protection, c’était les autres qui avaient besoin qu’on le protège de lui et de sa belle gueule.
Du-moins, il avait toujours pensé ainsi.
Pourquoi est-ce que cela devrait changer maintenant ?

« Arrête. » dit-il, sec et déterminé à faire avancer les choses et à ne pas sombrer « T’as assez joué avec moi comme ça, Jake. » et Cal se grandit, comme pour dire qu’il venait de prendre de l’assurance, comme pour dire stop au massacre. Jake n’avait pas le droit de lui dire quoi faire, pas comme ça, pas pour ça. Elle n’avait pas le droit de décider à sa place parce qu’il était assez grand « T’as rien l’droit d’me dire, t’es pas ma mère ok ? J’ai jamais eu besoin de la mienne, j’ai pas b’soin qu’une connasse fasse de même. T’as pas à m’dire d’me casser et t’as pas à décider si ça change quelque chose ou non putain. » il était étrangement calme mais au fond il bouillonnait de rage. La preuve ? Ses poings étaient plus que serrés, au point qu’il pouvait sentir le peu d’ongle qu’il avait tenter de transpercer sa peau. « Tu sais quoi ? Tu veux savoir la vérité ? T’avais juste la frousse t’es qu’une putain d’égoïste. T’as voulu garder l’mioche rien que pour toi seulement pour te donner une bonne image envers toi même » je sais que tu te hais autant que je t’ai aimé « t’la joue pas Mère Teresa avec moi, t’en as toujours eu rien à branler de ma gueule alors me dis pas ce que je dois faire ok?! Me dis pas ce que je suis capable d’être, de faire ou pas d’ailleurs parce qu’je suis pas toi meuf, j’suis pas un lache qui brise les autres pour se sentir mieux parce que la vérité Jake, c’est que t’es qu’une moins que rien » et ça ne changera surement rien, et Jake lui rira surement au nez, il en était persuadé mais après toutes ces années, Calbagh avait enfin vidé son sac. Alors aujourd’hui, peut-être qu’il ne lui crachera pas dessus si jamais elle crevait sous ses yeux - non, il ferait le minimum pour la maintenir en vie - mais il n’aura plus jamais de l’estime pour elle car elle avait trop joué et elle lui avait fait trop de mal. Calbagh ne la lache pas du regard, au contraire, il intensifie le sien, se fait peut-être plus viril et plus sérieux que jamais « Putain mais qu’est-ce que t’as été conne. »
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Mer 25 Juil - 21:57

Mais si c'est drôle, putain, t'as envie d'exploser de rire, de pitié, de regret, de méchanceté, d'amour, de tendresse, de cruauté. T'as envie de rire comme t'as envie de pleurer, de te noyer, de sombrer dans ta propre médiocrité que tu vois briller dans ses yeux comme tu pouvais y voir son amour, il y a des siècles, quand t'étais encore nymphette, quand ses bras étaient ton refuge, quand ta maison était son rire, quand t'avais pas peur de votre avenir. T'es décalée, t'es fracassée, t'es fondue dans sa décomposition et on pourrait faire un puzzle Picasso de vos mines de morts-vivants. Hugo, il t’appellerait Cosette et lui, t'aimerais qu'il soit ValJean, qu'il te sauve de ta misère, qu'il t'achète une poupée d'or et d'ivoire et qu'il te tire de là. Mais t'es pas française, et lui c'est pas un forçat ou alors juste un peu, juste à cause de toi. Cal, Cal, casse-toi avant de me détester encore plus fort, avant de réveiller la bête, avant qu'on sombre dans cette folie meurtrière des amants suicidaires. T'as la naissance surprise qui babille entre les deux condamnés à mort, t'as l'enfant roi qui s'amuse dans la poussière de la rancoeur de son père. Et il te dit de pas rire, à toi, la folle du roi, la bouffonne de tous. Et il te gronde comme un papa, alors que toi t'es pas sûre encore d'être une maman, une mère, une aimante, une douce et tu lis dans ses yeux toute l'horreur de ta situation, toute la colère que tu lui inspires et tu te dégoûtes autant qu'il te hait, autant que de force, tu l'as emprisonné. Alors tu te tais pour pas trahir sa sœur ; t'assumes toutes les conséquences, tu te tiens droite face à la trahison suprême de la chaire et du sang qui vous lie pour toujours, qui pourrira un jour dans la folie de votre destin capitonné, de votre avenir de papier. Tu te rends pas compte que tu te trahis, que tu bafouilles, que t'arrives plus à mentir, que la vérité éclabousse toutes tes belles résolutions de vouloir le préserver de toi-même. T'es incapable de pas l'appeler à l'aide.
C'est la danse des sentiments, c'est le bal masqué des sensations, pôle nord et sud, Afrique Alaska, t'as des frissons jusqu'au bout des doigts. Tu restes statut, pourtant ; t'es marbre, t'es bois, t'es acier et titane et dedans, tu brûles, tu gèles, tu nais et tu meurs. Tu te rappelles de ses caresses, tu te rappelles des jours solaires et des nuits fauves, tu te rappelles de lui, deux ans plus tôt, une poêle à la main, essayant de te faire à manger (des crêpes ou des gaufres) parce que t'étais trop défoncée, parce que t'avais la flemme, parce qu'il t'appelait bébé. Parce que t'étais la gamine, parce que t'étais la déséquilibrée et que c'est toi qui avait volé le cœur du voleur. T'as les flash-back cauchemars, t'as les visions horreur qui te plaquent des spasmes, qui t'arrosent d'eau froide, mais t'es rien, t'es rien d'autre qu'une vieille fille collée à sa cigarette, à sa fumée, à son poison, et t'aimerais de te dissoudre dans l'air comme ton bâtonnet de mort commercial.
Mais Cal, il t'appelle plus bébé
Mais Cal, il veut pas de ton bébé
Mais Cal, il aimerait bien t'éventrer
Tu le vois, tu le sens et ses mots te transpercent comme des milliers de serpents.
T'as le droit de rien avec Cal, t'entends ? T'as pas le droit, il te répète, il t’assomme, il t'insulte et tu vois les poings qui se serrent, et tu vois les galaxies fondre en brasier, et tu vois tout votre monde de souvenirs s'écrouler. Le calme de sa voix trahit le sérieux  de ses mots et tu comprends la différence, tu comprends la floraison, tu comprends qu'en deux années il a changé, il a grandi, il s'est fait mâle, il s'est épaissi. T'entends que t'es une lâche, t'entends que t'as peur, t'entends qu'il de Paz que c'est un mioche (et lui il sourit, joli imbécile, devant son papa qui l'oublie), t'entends t'entends t'entends et tu voies trouble, et tu voies un camailleux de rouge, toutes les passions mélangées de l'amour enterré, de la rage vénérée. Ton visage crispé se reforme sous le masque de la fille du fight club, celle qui se donne pour du sang, celle qui se fait gratuite pour se punir. T'observes ses poings serrés avec un rictus mauvais, t'as le visage sauvage, la voix coincée au fond de ta gorge nouée. Vous avez tout gagné. Alors, c'est la voix explosion qui résonne dans l'appartement quand vient le tour de ta colère, quand la maman s'enterre : « mais t'es qui bordel, t'es qui Cal ? T'es qui pour venir m'insulter, pour venir me juger ? T'aurais fait quoi toi, avec cinq kilos dans le bide, zero tune et une infirmière qui te vend l'adoption comme un putain de vélo électrique ? Tu m'aurais entraînée dans ta chute ? Tu m'aurais appelée, cinq mois après, pour me demander si j'étais chaude pour jouer au papa et à la maman pour les vingt prochaines années ? » L'ironie transperce ta poitrine et tu te rapproches de la sienne pour la pointer du doigt, pour le désigner, pour l'accuser de tous les maux que t'as subi, toi : « Moi j't'ai brisé ?  et toi, putain mais t'as tout avalé, t'as tout cru, t'as même pas pensé à un seul putain d'instant que ça pouvait être faux alors viens pas me dire que j'm'en battais les couilles quand toi, t'es parti sans rien demander, quand toi aussi, t'as abandonné parce que c'était facile, parce que, au fond, t'es qu'un putain de gamin qui croit tout ce qu'on lui dit, et qui a claqué la porte parce que j'suis qu'une pute hein ? Vas-y, répète, Cal, plus fort, ça te fait bander de te dire ça, ça te fait kiffer de te dire que j't'ai fait un gamin dans le dos pour m'amuser ? Parce que j'ai que ça à faire, comme on te l'a toujours répété ? J'suis qu'une grosse pute qui était bonne qu'à te tromper, hein, Cal ? Notre relation, c'était que des mensonges et de la baise, pas vrai ? » Tu lui demandes, t'es curieuse et tu repenses à la porte qui claque et au silence, à la séparation formule un, à la solution facile, acide, meurtrière. « T'as jamais eu confiance en moi, et putain, c'était tellement simple. » Tu laisses tomber tes mots sur le parquet, tu les écrases et tu recules, parce que t'as pas le droit, hein Cal, t'as pas le droit de t'approcher, t'as pas le droit, t'as plus le droit de rien. « J'aurai pu te cracher n'importe quoi, j'aurai pu te vendre que j'me faisais prendre par la ville entière ; tu m'aurais cru » T'es cynique, tu craches, mais surtout, t'es sincère. Tu jettes un œil sur le bébé, qui est un peu effrayé et tu soupires, et t'es désolée. « viens pas me faire la morale alors que t'es incapable de vivre sans voler, viens pas me faire la morale alors que t'es parti dans les bras de tes putains de kids, de ta putain de soeur qui m'ont toujours détesté. La moins que rien, elle t'emmerde profond, Cal.  » mais oublie pas que tu l'as aimée tu penses, t'aimerais rajouter.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Ven 27 Juil - 14:29

Calbagh aurait dû se douter, ou se souvenir que Jake était explosive, une bombe humaine, une bombe à retardement qui vous fait du mal quand elle vous explose à la gueule. Il aurait dû se rappeler qu’elle n’était pas du genre à se laisser faire, à tort ou à raison, et qu’elle pouvait être une meurtrière, assassiner le cœur des autres par ses mots virulents, par sa poésie violente. Calbagh aurait pu se souvenir de toutes les mauvaises choses, mais il n’y arrivait plus. Plus après l’aveu de l’amante maudite. Au début, il n’avait pas capté la nuance de sa vérité, de ses mots utilisés. Au début, Cal était resté cloitré dans ses ressentis, dans ses sentiments passés – dont il avait été qu’un putain de prisonnier durant ces deux dernières années. « T'as jamais eu confiance en moi, et putain, c'était tellement simple. » Elle continue la lionne, à rugir et montrer les dents, lui dire tout le mal qu’elle avait sur le cœur depuis tout ce temps. Et Calbagh n’a jamais nié le fait qu’il ne lui faisait pas confiance, il n’a jamais menti à ce propos comme quoi il était inquiet quand elle était en soirée, qu’il devenait fou quand il l’imaginait entourée d’hommes en chien, terriblement fragile quand il pensait qu’elle le quitterait ou qu’elle plongerait gravement dans la misère de sa vie. Jake n’avait connu que ça, la misère et la désolation, pourquoi vouloir la lumière ? Pourquoi vouloir affronter l’inconnu même en sachant qu’on aura un semblant de Bonheur ? Si un jour l’irlandais a la réponse, il fera en sorte de la dévoiler au monde entier pour les humains cessent de se tirer chacun dans les pattes. Mais ce n’était pas encore le cas, ce n’était pas à l’ordre du jour « J'aurai pu te cracher n'importe quoi, j'aurai pu te vendre que j'me faisais prendre par la ville entière ; tu m'aurais cru » Calbagh est silencieux, il a une grimace mauvaise qui s’installe sur ses lèvres, trop déformées pour s’empêcher de dire quoique ce soit, de la couper dans son élan. L’envie de lui gueuler de continuer, de l’achever là, sur place, maintenant. « … La moins que rien, elle t'emmerde profond, Cal. » A la bonne heure ! Calbagh n’a pas pu s’empêcher d’émettre un rire – comme elle savait si bien faire. Elle n’avait rien à lui dire concernant son mode de vie, son mode de fonctionnement… Elle n’avait pas à lui faire la morale, elle aussi. Elle n’avait pas à lui dire quoique ce soit concernant ce qu’il était et comment il survivait. Elle n’avait pas à critiquer les Kids et encore moins sa sœur « Ta gueule. » qu’il rétorque, mauvais dans sa langue, tourmenté dans son regard « Tu sais rien sur les Kids et encore moins sur ce qu’on a vécu avec Meadbh. » il continue calme et princier, ne voulant pas lui laisser l’opportunité de rajouter quoique ce soit, de le descendre ou d’essayer de lui faire encore du mal. Il ne voulait pas donner ce pouvoir à Jake, il ne voulait plus être aux pieds de Jake. Comment Jake pouvait connaitre sa vie passée à New-York ou encore la circonstance de sa rencontre avec les Kids s’il ne lui avait jamais dit ? « Toi aussi t’as rien à m’dire, t’as pas à m’dire quoi faire et qui être ! Et t’es la moins bien placer pour m’dire que je te faisais pas confiance – tu l’as jamais cherchée de toute manière – toi aussi, t’as… Toi aussi t’as pas eu confiance en moi, toi aussi t’as préféré croire ton Seven. Et tu m’as toujours dit que tu m’avais choisi et que l’autre connard n’avait rien à nous dire, mais faut croire que t’as pas pu t’empêcher de revenir vers lui. Comment te faire confiance hein ? » Elle, l’outsider, celle qui était arrivée peu de temps après Trixia, après la trahison. Elle, l’outsider qui copinait avec l’ennemi. Comment lui faire confiance, malgré l’Amour quasi-aveugle qu’il lui portait ?
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Ven 27 Juil - 20:31

Je voulais pas te faire du mal, je voulais pas te faire du tort, je voulais juste éviter les râles et les efforts. Moi j'étais dans un monde génial, tout coloré de tes sourires et de l'acide qui coulait des pochetons, et des nuits vertes, et des jours bleus et de toutes les nuances de tes yeux. J'aurai pu rester là, spectatrice de notre destruction, jouissant de l'horreur, de la torture invisible que j'infligeais à ton âme de petit garçon. J'aurai pu acquiescer, j'aurai pu continuer mais tu vois un jour, c'est con ; j'étais pas défoncée, j'étais pas démontée et pour une fois, mes yeux percevaient toute la fadeur de notre appartement sans charme et sans beauté. Tout était ignoble Cal, tout était laid ; même les murs puaient et toi, tu commençais à te fondre dans le tableau impressionniste du crime de mes excès. Alors, je suis désolée, mais il le fallait ; fallait tout supprimer, tout nettoyer, tout effacer. J'ai juste récupéré, avant que tu partes, toute ta haine et le fruit de nos pêchés.
Et je les ai gardé
Tout au fond de mon coeur
Je les ai fait grandir
Je les ai aimé
En souvenir de toi, de nous, de tout ce qu'on a pu se dire, de tout ce qu'on s'est chuchoté.

Et l'avenir tu l'as vu en Paz, fille de rien, en l'espoir de tout, en la croyance impossible que t'avais pas le choix, que t'aurais pas de deuxième chance, qu'il fallait la saisir, la bénir, pas l'affaiblir. Mais tu comprends qu'il comprenne pas, parce que t'es incompréhensible, t'es invivable, t'es trop instable pour assumer tes propres choix. Alors, tu obéis quand il te demande de la fermer, tu obéis et tu te tais. T'observes les dégâts de ta propre sincérité ; tu jauges, tu détailles comme avec Paz, lorsqu'il chouine, lorsqu'il pleure, lorsqu'il combat l'immensité d'un cauchemar. T'écoute la réponse de son réquisitoire, les sourcils froncés, la mine froissée, l'air décomposée. Tu comprends tout doucement l'insinuation barbare et c'est à toi de rire sous l'ironie forcée, sous la colère renaissante puis l'agonie continue. Tu comprends comment il a pu croire, par jalousie, par haine et par colère, que tu l'avais trahis pour un autre, pour cette histoire de bandes, de gamins, d'association malsaine d'enfants en perditions qui t'avaient fait perdre les deux moitiés de ton coeur. « Tu crois que je t'ai quitté à cause de Seven ? » Tu finis par demander, à la suite d'un long silence. T'as les pensées qui s'entrechoquent, les regrets qui prennent forment et tu comprends, tu comprends comment t'as mal fait les choses. Alors, t'as un grand froid qui soulève ta poitrine. Alors, tu t'assois parce que t'as mal au coeur, t'as trop mal à l'âme pour renforcer la tension de vos maux, la profondeur de vos plaies, la douleur de vos blessures amoureuses. T'es calme, quand tu lui réponds. T'es calme, parce que c'est plus à lui, que t'adresse un sermon. « Tu sais ce qu'il s'est passé, Cal ? Quand j'me suis retrouvée toute seule, enceinte de cinq mois ? » Tu lui reproches rien, tu lui demandes juste. « J'suis allée le voir, j'lui ai demandé de l'aide, comme une conne... » T'as le regard qui dit attends la suite, tu vas rigoler. « ...et il m'a répondu d'aller me faire foutre parce que je t'avais choisi à sa place, quelques mois plus tôt » Paz, plus détendu, continue de jouer dans son petit monde pour bébé, entouré de quatre murs en plastique, noyé sous tous les doudous bon marché que t'as pu trouver. Tu le jalouses, des fois. « Y avait pas de Seven, y avait pas de Cal, y avait personne. Alors même si j'avais voulu, j'aurai pas pu la briser, ta putain de confiance ». Et t'es pas sûre de l'avoir désiré un jour, à part le dernier, quand tu l'as chassé, que t'as refusé tes instincts destructeurs sur son destin de jeune voleur. « Désolée mais quand je t'ai fait partir, c'est pas pour que quelqu'un prenne ta place » et personne ne le fera jamais.
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Ven 27 Juil - 23:36

« Tu crois que je t’ai quitté à cause de Seven? » elle lui demande, alors que Calbagh a frôlé la colère et le désespoir et qu’il répond par l’affirmative avec un simple chuchotement, comme un gamin, un oui qui en dit long, qui décrit tous les regrets de ses pensées. Et Cal ne décroche pas son regard de Jake, sa jolie Jake au regard de fauve, aux actions dangereusement excitantes, à la pensée floue et aux colères piquantes. Jake dont il sent le regard se briser, comme sa voix. Elle en perd son équilibre, tente de paraitre forte mais Cal remarque qu’il venait de la toucher, de la blesser sûrement et il ne saurait dire s’il était content d’avoir enfin pu atteindre l’invincible Jake. Calbagh fronça des sourcils, se disant qu’il s’était sûrement emporté - Cal avait beau escroquer les gens, il n’avait pas l’âme d’une mauvaise personne, il n’avait pas le coeur en pierre. Voir Jake ainsi ébranla la faible harmonie qu’il pouvait avoir avec lui-même. Et Jake commence son récit, calmement (on ne sait jamais si nous devons nous inquiéter ou non dans ces moments-là), elle raconte, se confie devant l’amour consumé, fait un aveu qui laisse Calbagh sans voix (ou presque). A cet instant, il ressent comme une irritation furieuse irradier son coeur. Il en fronce les sourcils. Comment Seven a-t-il pu la laisser tomber, elle qui venait lui demander de l’aide ? Cal se retrouve figé par la colère et la culpabilité. Et moi j’aurais été là pour toi, si t’étais venu à moi, si t’avais voulu m’avoir auprès de toi, si tu voulais me partager ta peine et tes angoisses… Si tu voulais que ton gosse soit aussi le mien. qu’il pense en son fort intérieur. Comment en étaient-ils arrivés là, tous les deux ? Comment avaient-ils pu tout gâcher ? Il a un gout amer dans la bouche, un gout de déception et de haine, un mélange pas très convaincant et tout aussi destructeur. Calbagh avait envie de retourner la ville entière pour retrouver le Yobbos et le mettre plus bas que terre, déballer ses coups d’sang sur sa gueule d’enfoiré et lui crier « comment t’as osé, comment t’as osé l’abandonner » mais tout ça se passait dans sa tête, dans son imaginaire de super héros raté. « Désolée mais quand je t'ai fait partir, c'est pas pour que quelqu'un prenne ta place » conclut-elle, alors que Cal voit le visage tuméfié de Seven, tout ça sous les tonnerres de son courroux. Puis finalement, il dépose son regard sur Jake.

Et il ne sait plus quoi faire.
Il ne sait plus quoi dire.
Il ne sait plus quoi penser.
Mais comment en étaient-ils arrivés là ? Qu’il se demandait incessamment, comme une mauvaise pensée. Il ruminait à l’idée que tout aurait pu se passer autrement si elle était revenue vers lui, si elle ne l’avait pas lâché, si elle ne s’était pas détruite - si elle ne l’avait pas détruit. « Putain mais… Pourquoi t’as fait ça, Jake ? » pourquoi t’as été aussi conne, qu’il voulait rajouter mais il se ravisa aussitôt, ravalant son incompréhension et sa rage. Pourquoi l’a-t-elle privé de ça, de ce gosse, de cette porte de sortie ? Pourquoi n’a-t-elle pas voulu tenter, prendre son courage à deux mains et lui mettre le mioche sous le nez, sous le fait accompli ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il l’apprenne par des murmures de la rue, par des collègues et par des voisins vicelards ? Pourquoi n’avait-elle rien avoué, pourquoi n’était-elle pas parti plus loin ?
Alors sur le coup, il en voulait à Jake de n’avoir rien dit, mais Calbagh ne pensait pas au fait s’il pouvait assumer ou s’il allait prendre peur, s’il allait fuir finalement. Comment on aime un gamin ? « Je… Ouais, j’sais qu’je suis con. J’sais que je suis pas l’un de ces molosses avec qui tu as pu trainer et qui cassent des gueules comme ils bouffent un steak. » Non, c’est vrai que Calbagh n’a pas la tête de la brute des quartiers, ni celle des pires enflures qu’on pouvait convoiter dans le coin. Calbagh avait cette tête angélique, ce corps de minet qui n’impressionnait personne (pas même JJ, surtout JJ, et les autres). Cal, on l’a toujours sous-estimé, et il n’a jamais cherché à prouver quoique ce soit, acceptant cette idée. « J’sais pas comment j’aurais réagi mais on aurait trouvé une solution ou… J’sais pas, j’aurais peut-être merdé et là, on aurait eu une raison de tout envoyer valser, t’aurais même eu le droit de me planter… Mais… Pourquoi t’as fait ça, putain. » Avant même de savoir pour le gosse, pourquoi elle avait tenté de le protéger alors qu’il savait très bien le faire « T’avais pas b’soin de me protéger de quoique ce soit Jake… J’ai pas besoin de protection, ni contre les gens du quartier, ni contre la vie, ni même contre toi. J’ai pas l’air mais moi aussi j’ai appris à m’démerder et… » et s’il était amoureux de Jake, c’est bien parce qu’elle avait été la seule à le rendre un tantinet vivant, un tantinet autre que Calbagh l’escroc pacifiste. Il murmure un simple putain, se masse les tempes parce qu'il ne sait plus quoi penser, ni quoi faire. Et maintenant ? C'est quoi la suite ?
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Dim 29 Juil - 18:28

C'est la bonne question, l'interrogation juste, l'incompréhension logique. Pourquoi t'as fait ça, Jake ? Tu t'es demandée, aussi, quand les contractions ont commencé. Pourquoi t'es toute seule, le nez hors de l'eau mais le corps enchaîné dans la tempête de ta douleur ? Tu t'es insultée, tu t'es déchaînée, tu t'es mise à hurler contre la naissance meurtrière, contre l'horreur de devenir mère. T'y as pensée, tu voulais l'appeler mais ta conscience t'en as empêchée ; tu voulais pas qu'il assiste au freak show de ta transformation, à la honte de ta misère, et à la condamnation de sa liberté adorée. « Parce que tu méritais mieux que moi » tu réponds, en haussant les épaules, les yeux dans le vague, la tête plongée dans tes souvenirs. Parce que lui je l'ai fait naître mais toi, j't'aurai fait mourir. Parce que tu méritais la douceur du soleil et que j'pouvais t'offrir que la fadeur de mes rayons lunaires, que la laideur de la blancheur crépusculaire. Parce que tu méritais les océans et les mers, parce que t'étais un prince et moi une moins que rien, une fille de rien, une pauvre catin. Parce qu'on aurait pas pu se sauver, plongés dans la profondeur de nos amours, de nos yeux aveugles et de nos promesses sourdes. Parce que je ne supportais plus voir ton teint se ternir, tes yeux s'éclipser, tes muscles saillir et le désir te guider.  Parce que le miroir de ton regard m'insupportait.
Tu penses au fight club quand il continue, quand il se justifie, quand il t'offre les mots que t'aurais aimé entendre mille fois, quand t'étais perdue dans les draps blancs de l’hôpital, dans ton film d'horreur personnel, illuminée par le bébé vagissant dans tes bras. C'était la contraction finale, quand t'as reconnu ses yeux, tout doucement ouverts, affrontant pour la première fois la lumière. C'était la douleur ultime, la douceur féline lorsque tu as compris qu'il n'était pas question d'abandonner le petit Cal, qui découvrait le monde dans tes bras. L'opposition fut complète, la lutte sans pitié. Alors, ça te fait tristement sourire lorsqu'il te parle des molosses, des colosses, des chiens en manque de violence qui s'écorchent les poings sur ton visage de garçon manqué, sur ta rage de maman éclatée. Cal, il avait jamais eu besoin des muscles pour te faire tomber ; Cal, il avait toujours eu le charisme du coeur, l'humour de l'âme et l'amour imminent, évident, éclairant. Et il t'apprend que sa lumière n'aurait peut-être pas bougé, coincée au creux de tes doigts. Que sa chaleur se serait diffusée, si tu avais su la chérir dans l'étreinte de tes bras. Qu'il serait pas parti, qu'il t'aurait pas trahi, même pas abandonné, promis juré. Ou peut-être que si, et il sait pas, et tu sais pas, et vous savez pas tous les deux comment aurait réagi le garçon liberté, le garçon chapardeur, le peter pan des grandes heures. « J'étais persuadée que... » de toutes les excuses du monde qui lui permettraient de s'échapper « J'étais tellement paumée, putain », tu réalises, en te passant une main devant les yeux, échappant aux deux visages des hommes de ta vie. « Et je voulais pas que tu sois dans la merde dans laquelle j'étais. » Finalement, c'est sur le petit corps de Paz que tu te concentres quand, doucement, tu t'exprimes sur ton secret, tu te livres sur tes regrets. « Il était plus question de boire, de fumer, de sortir... Il était plus question de la fille que t'as toujours connu. J'ai dû tout changer, tu comprends ? Et des fois, j'me reconnais plus » Et t'es pas sûre que ce soit un mal, t'es même pas sûre de t'avoir un jour connu. « Alors c'est égoïste tu vois, mais j'voulais pas que tu changes non plus. » Mais maintenant il a plus le choix, c'est trop tard, terminé. Vous êtes tous les deux pris dans les mêmes filets.
Puis, t'as l'idée normale, saine qui caresse tes idéaux, qui te fait rêver trop haut. Silencieuse, tu viens prendre Paz entre tes bras, laissant tes lèvres caresser son front. T'as l'air pensive mais t'as surtout l'air sereine quand tu rencontres les yeux du père de ton fils. « J'te présente Paz » tu lui dis, alors que les quatre yeux identiques se croisent, se comprennent, symétrie parfaite, ambiance suspendue. Vous vous approchez de lui, doucement ; tu restes sur tes gardes alors que déjà, Paz tend les bras, curieux. T'assures une distance de sécurité ; tu lui laisses encore la possibilité de t'échapper. « Ca veut dire "paix" en espagnol. Ca m'a semblé évident, sur le moment »
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Ven 10 Aoû - 23:10

Calbagh ressert les poings, pour éviter de laisser la colère le contrôler – lui qui n’avait jamais fait de mal à personne, qui n’usait de ses mains que pour créer des illusions. Il se sentait grimacer, la petite perle descendre le long de ses tempes. Et il avait chaud et il avait froid. Et il était en colère, et il était triste, et il ne comprenait pas. Pourquoi t’as fait ça, Jack qu’il se criait intérieurement, à défaut de pouvoir le dévoiler au monde entier. Montrer que Calbagh n’était pas un cocu ou le dernier abruti du quartier. Montrer au monde entier que sa meuf n’avait pas assumé, que ce n’était pas totalement un mauvais gars, qu’il lui restait un bon fond et que le Diable ne voulait pas encore danser avec lui. Pourtant, malgré tout ce soulagement, malgré ce nouveau souffle, Calbagh a l’esprit pris d’espoirs déchus, de scenarii inexistants, d’histoires inachevées (ou jamais commencées), parce que Jack lui a dit « c'est égoïste tu vois, mais j'voulais pas que tu changes non plus » et peut-être que c’était vrai, mais peut-être que c’était faux aussi. Alors maintenant, il ne pouvait qu’approuver ses dires mais Cal refusait l’idée d’être traité comme un enfant. Et peut-être que c’est lui qui aurait tout foiré, peut-être que c’est lui qui l’aurait trompé, maltraité ou quitté pour retourner auprès de ses Kids, de sa seule famille. Mais ce n’était pas le cas. Et Calbagh était déchiré entre les kids et ce fragment familial qui se profilait sous ses yeux. Calbagh, un papa ? Le monde à l’envers « J’te répète : j’suis pas un gamin Jack. T’avais pas à choisir pour moi. » elle n’avait pas à vouloir diriger sa vie. Et peut-être qu’en réalité, c’est Jack qui a pris peur. Peut-être qu’elle se cache sous une fausse conscience, pour éviter de voir la vérité en face. Jack a pris peur. Jack a vu un peu de bonheur (même s’il est éphémère) et Jack n’a pas voulu le savourer, de peur d’y prendre goût.
Jack a eu peur.
Jack n’avait pas le droit de dire qu’il méritait mieux.
Jack n’avait pas le droit de lui dicter quoique ce soit.

C’est pour cela que Calbagh se tend soudainement, sa soif de liberté reprenant du service, sa vision anarchiste brouillant un tantinet sa raison. Mais c’était mieux que de laisser la colère s’exprimer. Jack a eu peur et Calbagh a peur. Il flippe totalement à l’idée d’avoir un gamin, d’être un parent, lui qui n’en a jamais eu digne de ce nom. Calbagh aurait peut-être fait quelque chose (de bien ou de mal) auparavant, et il ne mentait pas quand il disait qu’il aurait cherché des solutions, qu’il aurait aidé Jack coute que coute, qu’il aurait assumé ou non. Il ne lui a pas caché, il a dit qu’il aurait pu merder aussi parce que Cal n’est pas tout blanc, parce que Cal a cet esprit volatile et versatile et parce que Cal n’est pas toujours très courageux.

Et que vont-ils faire maintenant ? Maintenant que l’enfant est là, face à ses yeux, avec cette petite tâche et son regard de filou ? Que va-t-il faire alors qu’il a son portrait craché en miniature, qu’il a la vérité qui bouge et babille juste là, près de ses pieds. Ce n’est pas Calbagh qui veut faire le premier pas ; il est pétrifié. Pétrifié à l’idée de faire n’importe quoi, de ne pas réfléchir et de s’enfoncer dans un merdier sans fin – comme si ce n’était pas aussi difficile à la maison. Cal se masse l’arête du nez, alors que Jack s’éloigne de lui. Et Calbagh n’a plus la force de rien, surtout de lui demander ce qu’elle va faire. Il est un peu barbouillé, engourdi par cette nouvelle – l’adrénaline venait tout juste de redescendre. Puis Jack réapparait face à lui (comme un ange), l’enfant dans ses bras et Cal l’interroge du regard « J’te présente Paz » qu’elle lui sort, le plus naturellement du monde. Calbagh ne peut s’empêcher d’avoir un mouvement de recul, même s’il n’arrive pas à décrocher son regard de celui de… Son fils. Son fils. A cette simple idée, son cœur s’emballe mais la douceur de Jack l’apaise. Elle n’avait jamais été comme ça. Ça n’a jamais été Jack la douceur, la maternelle et l’aimante de leur couple… ça n’a jamais été elle qui demandait des câlins, des baisers et des mots d’amour. Et l’enfant, curieux tend les bras vers Calbagh, qui est pourtant un inconnu. C’était ça le souci : Calbgah ne se sentait pas à sa place, il ne savait pas comment s’y prendre mais Jack tente le tout pour le tout « Ca veut dire "paix" en espagnol. Ca m'a semblé évident, sur le moment ».
Calbagh est silencieux. Silencieux parce qu’il ne sait pas comment réagir, ni quoi dire. Sur le coup, il ne peut qu’émettre un sourire. Il a une vague de souvenirs qui le submerge, qui lui donne une légère sensation de bien-être et de légèreté. Jack avait toujours été étrange, bizarre et dans son monde. Et c’est tout naturellement (son naturel à lui, sa taquinerie qui fait chanter sa voix) qu’il lui dit « T’as vraiment pas d’pitié pour ton gosse » mais qu’est-ce qu’il aurait choisi comme prénom, lui ? Il n’en savait rien. Jamais il n’aurait su, jamais il n’aurait aimé savoir. Tout simplement parce que Calbagh n’était pas un père, pas un papa. Cal n’en a pas réellement eu, Cal n’avait que sa sœur et les kids. Qui peut jouer le rôle de père, là-dedans ? « Enfin… Pour n-… » mais il n’arrive pas encore à le dire, à l’admettre verbalement – ça signerait quelque chose de spécial, un engagement qu’il n’est pas sûr de réussir à tenir. Calbagh n’arrive pas à admettre que c’est leur enfant. Il ne repousse pas Paz pour autant, au contraire, il laisse l’enfant venir à lui, venir caresser sa barbe et ses lèvres, le laisser découvrir le paternel qu’il ne sera peut-être jamais. Et Cal qui se permet quand même de lui attraper sa main. Sa toute petite main. Et pourquoi l’enfant lui semble soudainement fragile ? Pourquoi Calbagh a l’impression qu’il va le briser (comme on l’a brisé) ? « Ecoute » qu’il commence en marquant une légère distance « C’est chaud à encaisser toute cette histoire mais… Je veux bien le connaitre et… Enfin, tenter d’être quelqu’un ou d’assumer ou… J’sais pas, tout ce que tu veux » il ne sait pas trop ce qu’il dit, il commence à légèrement paniqué (Jack le verra, elle reconnaitra ce timbre de voix qui est prêt à trembler) « Mais m’en veux pas, j’veux juste avoir le temps de digérer et… » et de gérer les merdes d’à-côté « On s’appelle ? »
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MessageSujet: Re: mad gift (jake)   Aujourd'hui à 16:25

Tu ne réponds pas quand il conclut, quand il te donne tort, quand il t'accuse sans colère de ton choix de gamine au coeur atrophié. Les yeux baissés, tu te demandes ce qui se serait passé, comment les choses auraient tourné, si tu n'avais pas menti, si t'avais fini par tout cracher. Tu imagines la peinture de vos amours, bercée par le rire de Paz, la détresse de la jeunesse, l'horreur du piège, le miracle de la transcendance. Puis, tu penses aux Kids, tu penses au gang, à ton statut de traîtresse et à tes colères noires si on avait avisé de venir te casser les couilles sur ton enfance avec Seven, sur ton amour avec Cal, sur ta dépendance à Paz. T'as jamais fait exprès d'être la femme de plusieurs mondes, la petite fille de toutes les crasses, l'amante des ennuis, la madone de la haine au sein des carotides de tes favoris.

Tu observes la rencontre comme si tu contemplais le plus grand de tes chefs d’œuvres. T'as l'impression de rêver, t'as l'impression d'atteindre le sommet inaccessible de ce dont t'as toujours rêvé. Tes mains se tordent, tes lèvres saignent presque devant la vision rêveuse, devant le tableau qui peut devenir cauchemardesque. Tu te demandes si c'est beau, tu te demandes si c'est bien, si tu te trahis, si tu le gâches, si t'es égoïste, si t'es terroriste de laisser les deux hommes de ton existence se connaître, enfin. Paz s'amuse des traits plissés de Cal, des poils masculins, de la voix grave. Paz observe, sourit, babille devant le visiteur infortuné qui, dans ses veines, lui est pour toujours lié. Les rayons rencontrent le soleil initial, les yeux malicieux s'entrechoquent, les essences se mêlent et t'as le coeur qui bat si fort que t'as peur pour ta poitrine, que t'as peur de tout éclabousser de ta peur, de ta joie, de tes regrets. Alors tu parles du prénom de votre fils, tu penses au livre français que t'as lu avant d'accoucher, qui t'avait inspiré, le seul et le dernier. T'aimerais lui expliquer tout ça, autour d'un bon verre de vin, en train de fumer une de tes cigarettes préférées, au bord de la mer, la peau dorée. T'aimerais tout lui expliquer calmement, lui dire combien il était beau, combien il resplendissait avec son fils tout près. T'aimerais te glisser dans ses bras et juste une fois, être réconfortée ; comme avant, chaudement, lorsqu'il t'aimait. Alors, t'as le rire murmure quand il commente le nom de Paz, et t'imagines comme ça doit lui faire drôle d'avoir un bébé dont même l'identité lui est étrangère. « Tu croyais vraiment que j'allais lui donner un vieux prénom irlandais ? » Tu lui demandes,
et pour quelques secondes tout va bien
tout va vraiment pour le mieux
et juste le temps d'un instant
tu respires


« D'accord » Tu hoches la tête machinalement quand il se trompe, quand il bafouille, quand la réalité te casse la bouche et déforme tes lèvres. T'es épuisée, t'as plus de vitalité, quand tu l'observes s'éloigner, quand t'as conscience qu'il est apeuré ; t'es lasse mais tu dis rien, tu reprends ton gamin. Tu laisses rien paraître parce que t'as pas le droit de flancher ; pas aujourd'hui, ni jamais. Le bébé reprend ses droits sur la crinière de sa mère, joue avec les boucles, les respire, les mâchouille. Toi t'as plus rien à dire parce que t'as pas le droit de le retenir ni de le chasser ; t'as accouché du fils et tu viens d'enfanter du père dans la même année.  « D'accord, d'accord » Fais comme tu le sens, t'as envie de lui répondre, de l'apaiser. Mais tu sais pas ce qui pourrait lui faire du bien, là, tout de suite ; t'es même pas sûre qu'il te dise la vérité et t'as pas envie de vérifier. Peut-être que tu lui laisses encore la possibilité de s'échapper, de te laisser, de s'offrir une vie meilleure, de s'évader. Mais t'as ce nœud dans la myocarde qui t'empêches de le laisser partir, d'être mature et raisonnable comme tu l'es depuis des mois, comme tu dois l'être pendant des siècles. « Oublie pas, hein ? » Tu lui demandes, yeux dans les yeux mais le visage brumeux, du genre à se demander si t'es pas en train de rêver. M'oublie pas hein ? Parce que moi, j'suis pas sûre de tenir le coup, si tu reviens jamais. Ca te ressemble pas mais c'est Cal, c'est Cal qui s'en va et la dernière fois que c'est arrivé, il a fallu un placenta sur la table pour un peu l'oublier.
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mad gift (jake)

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