Partagez | .
 

 (KIZUKI) alcool.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
apprenti sashimi
▹ posts envoyés : 537
▹ points : 44
▹ pseudo : XERXES.
▹ crédits : (a) BALACLAVA / (s) EXORDIUM. (icon) Tweek, MAD SOUNDS
▹ avatar : Timothée Chalamet
▹ signe particulier : Les yeux verts ouverts sur l'enfer, le cœur malade, le corps malade. Séropositif qu'il est, on lui a dit qu'il allait crever. Un peu malvoyant, c'est qu'un cadavre errant.
☽ ☾

already broken
+ disponibilité rp: yep
+ contacts:

MessageSujet: (KIZUKI) alcool.   Jeu 12 Juil - 11:46

« Tu veux pas aller faire un tour ? », ta mère prend mille détours comme toujours, toi tu la regardes, elle et son air fatigué, elle et son sourire crevé. « Tu vas m’entendre simuler, tu vas pas aimer, j’vais pas aimer non plus, on s’évite ça, entendu ? », c’est ce que ça veut dire. Tu le sais. Elle le sait aussi mais ce ne sont pas des choses qu’on dit à son fils, on t’évite cette vérité alors qu’elle te pollue déjà bien l’iris. Tu fais semblant d’accepter, d’accepter qu’elle se fasse violer pour un peu d’argent souillé, d’accepter que les murs se salissent de maléfice pour payer le loyer. « Ouais… », tu réponds, tu fais l’con à lui donner un sourire de merde avant de te lever. T’oses même plus la regarder ta mère, t’as ce gout amer qui t’étouffe. Tu prends ta veste usée pour sortir sous ces trente degrés parce qu’y’a les cigarettes à l’intérieur qu’aide un peu quand la maison s’remplie de terreur. Un peu. Enfin pas trop. Ça aide pas du tout en fait mais c’est ton excuse d’accro. Tu lui dis pas où tu pars te cacher, elle a pas besoin de savoir qu’son fils est un dépravé qui finira marginal, alcoolique, en fils pas génial, pas idyllique. Elle a pas besoin de ça, tu lui ramènes assez de mauvaises nouvelles comme ça. Tu lui embrasses la joue, mais tu suffoques déjà, tu sens les mains dégueulasses venir lacérer ton cou, leurs fantasmes répugnants que t’imaginent, et ta mère dedans. Tu te casses.

Travaille bien maman !
T’as envie de vomir.

T’allumes une clope pour mourir, les pas qui trainent, toujours le même bar que tu frôles, y’a du monde, trop de monde, finalement tu pars ailleurs, vers un bar inconnu, pour changer de déco. Peut-être te perdre sur le chemin du retour et t’effacer dans l’alentour. Peut-être être spectateur d’une baston d’alcoolos dans c’bar miteux qu’attire les poètes malheureux, en rire, boire, encourager, boire, en être dégouter, boire, vomir, dormir. Mourir. T’es peut-être suicidaire, le problème c’est que tu te sens trop éphémère pour regarder le soleil se coucher, pour entendre les oiseaux chanter, pour sourire à un bébé. Tu rentres, petit garçon paumé que fait sensation par sa petite taille, son air de canaille, tu t’installes près du comptoir, t’as pas l’âge mais ce bar est en plein naufrage, y’a plus de sous qui rentre alors le billet froissé que tu tends au barman, il s’efface vite de ta vision floutée. Un verre de tu ne sais trop quoi pour commencer tant pis si les flics débarquent la seconde d’après, c’est pas toi le majeur, c’est le barman qui sera le malfaiteur. Cul sec. Ton regard vert qui se crame dans les réverbères de dehors, puis sur les gens autour. Tu te sens spectateur de ta misérable vie, de ce monde pourri. Les vieux qui se chamaillent pour un journal, les papas désespérés qui viennent misés sur les chevaux à la télé, qu’arrêtent pas de crier, le serveuse qui sourit pas, le barman qui nettoie, un groupe qui jouent au cartes, qui s’engueulent pour triche, cette femme qui rentre dans les toilettes, ce mec qui fait pareil, et toi, perdu là. Solitude dans la multitude. Alors tu bois. T’es peut-être le seul à encore entendre la porte claquer, ton regard légèrement distrait qui vient s’y échouer, qui pense pas y rester mais il y a tellement de couleurs chez cet énergumène que t’en as presque la rétine tuée, tes sourcils froncés pour tenter de rendre l’image clair. C’est un clown ? Une illusion ? Tu poses ces stupides questions en pensant devenir fou, avachi sur ce comptoir, ta main sur ta joue. Finalement t’as trouvé un excentrique qui détonne plus que toi. Il te fait un peu peur, t’aimes pas toutes ces couleurs, alors tu ne le regardes pas trop longtemps, enfin t’essaie, ses cheveux t’intriguent assez. Ils t’effraient trop ces gens-là, ces gens différents de tous les autres autour de toi. Il attire quelques regards méchants, quelques remarques, et au milieu de ce monde bruyant, t’observes cette espèce, ce faciès. Et tu l’insultes. Dans ta tête. Parce que c’est tout ce que tu sais faire face à la différence lorsque ta petite existence a du mal à rester accrocher sur le fil de la normalité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thenotebook.forumactif.org/t5252-ariel-memento-mori

avatar
MAD HATTER
▹ posts envoyés : 362
▹ points : 5
▹ pseudo : Amaya.
▹ crédits : tumblr & instagram.
▹ avatar : Koichi Niiyama.
▹ signe particulier : tout.
☽ ☾

already broken
+ disponibilité rp: de type très disponible.
+ contacts:

MessageSujet: Re: (KIZUKI) alcool.   Ven 21 Sep - 23:46

    Le monde s'était écroulé, encore une fois - pas grand chose en soi -, juste assez pour avoir envie de se tirer, de se défoncer et de disparaître à jamais. Une broutille. Deux broutilles, trois broutilles et puis un million de broutilles qui venaient s'accumuler dans ses pensées et couler le long de ses épaules décomposées. C'était une maladie. La maladie de l'amour, de la connerie, de l'espoir -  t'as qu'à croire-, de la folie, de la mélancolie, de la maladie. Il y avait la bête noire qui le rongeait de l'intérieur et la bête noire qui le détruisait de l'extérieur. L'un était peu curable, l'autre était incurable, et parfois, ils s'échangeaient leurs rôles. Parce que Tournez manège ! Et au milieu de ces astéroïdes en gravitation, il y avait Kizuki, enfin un peu de lui, qui ne savait plus vraiment où donner de la tête, qui avait de toutes manières donné il y avait bien longtemps sa tête.
    Sortir, c'était tout ce qui lui restait, pour pas exploser, imploser, exploser, s'exploser. Les marques contre les murs, les traces de gerbes dans les jointures, tout était écrit, les lignes de sa misérable vie. Il pataugeait dans la marée noire, Kurosawa. L'heure était arrivée, elle l'avait rattrapé. Il pouvait bien prier tous les dieux de la terre lorsqu'il avait craché dessus, la langue amère. Rien ne lui serait pardonné, aucun de ses péchés enchaînés. Tout s'enchaînait d'ailleurs, comme des boulets attachés à ses pieds, esprit déjà condamné, pas encore décédé.
    Il avait réellement pensé à quitter Savannah, à se la jouer " semelles de vent " une dernière fois. Pour quoi ? Rentrer en patrie, obscurcir les souvenirs que les autres avaient de lui. Rentrer penaud, la peau sur les os. Il n'avait rien à y gagner, même là-bas, son monde s'était déjà écroulé. Il lui fallait faire face au problème, et il était toujours plus simple de faire face avec quelques grammes dans le sang, un peu de THC dans ses yeux éclatants. Kizuki s'était alors traîné jusqu'au bar le plus près dans l'idée de s'y abandonner et fidèle à son rôle, il s'était recouvert de ses extravagances colorées, espérant disperser les hauts de son cœur tourmenté. Un clown, un alien, un poulpe, un freak, il avait tout entendu. La seule chose dont il était encore maître, c'était bien celle-ci, prince de son palais des horreurs, déjection recouverte de douceur.
    Une fois la porté passée, les murmures longeaient son chemin, leur haine déversée sur cet être à l'air malin. Forcément les cheveux roses ça détonnait, il fallait en profiter tant qu'ils n'étaient pas encore tombés. En un regard, il avait trouvé son poste de garde, à côté de ce jeune à l'air un peu trop jeune pour le comptoir. C'était quoi sa vie à lui ? Était-elle assez misérable pour le faire pleurer ?
    " Un whisky, s'il-vous-plaît. " et Kurosawa se tourna vers son futur interlocuteur malgré lui désigné " T'en as pas marre ? " Ses amis n'auraient pas été surpris de ses débuts de phrase impromptus, de ses tournures qui de la lune sont descendus. Pourtant derrière chacune de ses pensées, il y avait un peu de philosophie dissimulée. C'était le principe des piliers de bar, il y avait de la philosophie là où on voulait en voir. " Alors, t'en as pas marre ? " De quoi, de tout, je te le demande, c'est tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thenotebook.forumactif.org/t3347-kizuki-demons-et-merveilles?nid=3#78501 http://thenotebook.forumactif.org/t3353-purple-drink-kizuki#78863 http://thenotebook.forumactif.org/t3368-kizuki-kurosawa
 

(KIZUKI) alcool.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Alcool et lait
» Technique de dépotage à l'alcool : Facile, rapide et efficace
» LE SPORT ET L'ALCOOL:
» Ado et alcool
» Idée pour un genre de sangria sans alcool

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WE ARE BROKEN :: SAVANNAH :: l'underground-
// accueil, invités, bottin.
// animation, stalkage, rps.
// métiers, liens, multicomptes.
// bazzart, tumblr, faceclaim.