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 dead memories, (novak)

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MessageSujet: dead memories, (novak)   Mer 11 Juil - 20:00


zoranovic, novak
né brankovic, iwan

arms wide open, i stand alone. i'm no hero and i'm not made of stone. right or wrong, i can hardly tell. i'm on the wrong side of heaven and the righteous side of hell.

   
anecdotes


   01 ; Novak, il n'a jamais vraiment quitté le front. Pas psychologiquement, à tout le moins. Déserteur physique, il a arraché son corps aux Enfers pour que ses yeux n'aient plus à supporter les horreurs que les jours le forçaient à affronter. Pas de répit, pas de pitié. Y avait que le sang et la douleur pour répondre au besoin criant des soldats de survivre. C'était tuer ou être tué — la même rengaine selon laquelle il avait fonctionné toute sa vie. Mais tout ça, c'était trop pour lui. Alors il est parti, sans se retourner. Il a bien failli y rester, quand un de ses amis a découvert ce qu'il tramait. Et il a alors commis l'irréparable. Posé le geste qui lui interdirait de revenir un jour en ces rangs que sa volonté de survivre lui avait fait quitter. Il a tué ses propres couleurs. Fratricide comme prix de la liberté. L'invitation ultime aux cauchemars qui peuplent aujourd'hui ses nuits trop courtes. Il ne peut fermer l'oeil sans que les horreurs ne se promènent sous ses paupières. Il ne peut tomber dans un sommeil profond sans que la guerre ne vienne s'immiscer dans le plus intime et le plus calme de ses rêves pour le faire virer aux Enfers. Ça fait plus de dix ans de ça. Avec le temps, il s'est habitué. Aujourd'hui, il ne s'en plaint plus — ça ne lui viendrait même pas à l'idée. La plupart de ceux qui le connaissent savent que ses nuits sont peuplées de mauvais rêves, et il n'essaie pas de s'en cacher. Il a simplement choisi de limiter la compagnie nocturne, pendant plusieurs années. Celle qui aurait pu voir les larmes qui trempent parfois ses joues au réveil d'un songe plus terrible que les autres. Celle qui aurait pu ressortir terrifiée de la manière avec laquelle il se réveille, couvert de sueurs froides, les yeux perdus dans les plus sombres des abîmes. Toujours calme, pourtant. Et plus silencieux que jamais. Pourquoi crier quand les démons n'ont de toute manière nullement l'intention de s'en aller ? Et lorsque, finalement, il a baissé la garde et laissé la chaleur humaine revenir à ses côtés, ses démons le lui ont fait payer. Cruellement, et sans pitié. Ses mains autour de la gorge si pâle, si froide — impossible de sortir du cauchemar. Il a failli la tuer. Et il a su, alors, que ses nuits étaient à jamais damnées. Su qu’il mourrait plutôt que de répéter une nouvelle fois ce geste. Et qu’il ferait ce qu’il faudrait pour que cela ne se reproduise jamais. Ce qu’il fallait, pour que l’on puisse le tuer avant que ses démons ne le poussent à recommencer.

   02 ;  Il n'a jamais été homme de beaucoup de mots. Même lorsque sa mère était encore en vie, même lorsque son couple avec Katja était solide et que les cauchemars étaient aussi fréquents que ceux d'un enfant. Il parlait déjà par les yeux, parlait par les poings crispés et les mâchoires serrées. Parlait par sa manière de se tenir dressé, et par les éventuels expressions qui pouvaient à l'occasion se poser sur ses traits. Aujourd'hui, les choses ont encore empiré. Y en a qui se souviennent pas avoir déjà entendu le son de sa voix. Y en a qui pensent qu'il est muet, y en a qui croient simplement qu'il est attardé. La vérité, c'est qu'il ne voit pas l'intérêt de parler. Chaque mot qu'il prononce en devient une dépense de salive réfléchie, presque calculée. Il ne s'embarrassera jamais de mots lorsqu'il considère que ça n'en vaut pas la peine, ou qu'un regard fait amplement l'affaire pour exprimer le fond de sa pensée. Novak, y en a qui le trouvent impossible à cerner. Y en a qui n'ont pas la patience de s'attarder sur les différentes lueurs de son regard, ou sur la manière dont ses traits se déforment très légèrement en sourires ou en expression crispées, en fonction des situations dans lesquelles il se retrouve plongé. Y en a qui ne sont pas capable de voir au delà du mutisme feint qui le caractérise si bien. Pas capable de mettre de côté le calme olympien dont il est toujours armé, et que rien ne semble pouvoir faire vaciller. Pas capable de se mettre en colère, pas capable de s'enflammer. Il est cette ombre froide qui longe les murs. Cette ombre meurtrière qui fait écho au son du glas lorsque l'heure de la violence a sonné — sans pourtant jamais s'énerver. Novak, il est presque discret. Il passe partout, et on le remarque aussi facilement qu'on ne l'oublie. Y a sa carrure de géant qui fait bien souvent tiquer, mais son aura absorbante et apaisante qui fait rapidement passer à côté. On dirait qu'il avale les mauvaises ondes, autant que les ténèbres qui l'entourent. Invisible malgré sa carrure, on remarque pourtant qu'on ne l'avait jamais vraiment oublié lorsque son poing s'abat pour rappeler à l'ordre, ou que son corps se dresse pour corriger un manquement aux règlements. Ça fait de lui le videur idéal, et l'homme de main parfait. Ça fait de lui le fantôme du Smoking Dogs, cette ombre silencieuse et dangereuse qui évolue dans le gang en prenant soin de ne créer de friction avec personne. Son absence de mots préserve habilement l'intelligence dont il est doté, et qui lui permet de ne jamais laisser les émotions le submerger. Ce qu'on pense de lui ne l'intéresse pas. Pas plus que les vies qui évoluent autour de lui et qui ne concernent pas.

   03 ;  Novak, ça n'a jamais été un tendre. Même lorsqu'il était encore Iwan, même lorsque son esprit était trop frêle et immature pour comprendre la cruauté avec laquelle le monde évoluait, la violence l'a toujours rattrapé. C'était le gamin plutôt calme, qui sortait pourtant les poings dès qu'on le bousculait un peu trop. Celui qui envoyait ses camarades au tapis quand sa limite avait été atteinte, et qui faisait s'écarter les autres sur son chemin quand on se rendait compte de la violence qui pulsait dans la moindre parcelle de son corps. En grandissant, il a pourtant découvert que le mal était bien plus profond que ça. Il a compris que sa violence n'avait pas de limites, et que ce qui aurait dérangé la plupart ne le ferait jamais ciller. Novak, il a découvert qu'il avait la mort dans le sang. Un voile macabre sur les talons, et le poing assassin pour quiconque rentrait dans la ligne de mire de son agressivité. Son départ pour l'armée n'a fait que solidifier cette tendance latente chez lui ; aujourd'hui gravée le long de ses os, il est incapable d'y échapper. Incapable de se soustraire à ce que la guerre a fait de lui, et à la violence contre-nature qu'elle a développé en son coeur. Novak, c'est un tueur. Il le sait, et bien qu'il n'en soit pas fier, il n'en a pas pour autant honte. Il sait que le terrain était propice, et que sa décision de s'enrôler n'a fait que creuser un peu plus profond la tombe qu'il se préparait. Il a ça dans le sang, il a ça dans le coeur. Ça noircit son âme à chaque jour qui passe, et il sait que rien ne changera cette facette de lui. Il tue. Jamais sans réfléchir, jamais quiconque qui ne l'ait pas mérité. Il brise simplement les bras au lieu de les tordre, et enfonce les crânes au lieu de les faire rebondir pour assommer. Ça a fait de lui un homme de main redoutable, pendant plusieurs années. Ça lui a permis de recycler le soldat, et de ne pas perdre tous les enseignements qu'on lui avait donné. Permis de tirer quelque chose de la guerre, malgré tout ce qu'elle lui avait arraché. Avec le temps, il a cependant appris à contrôler cette nature de tueur que le monde lui a imputé. Il a appris à cultiver son calme, et à ne se laisser aller à cet instinct que lorsqu'aucune contre-indication n'a été donnée. Il a appris à bannir les sentiments comme la rancune et la colère, premières portes vers sa violence débridée. Il a enfoui au fond de lui la tempête qui faisait rage, et il conserve le masque de marbre pour cacher ce coeur meurtrier dont la vie l'a affublé. Il ne frappe qu'en dernier recours — ne frappe pas s'il n'y est pas obligé. Sachant que si le poing se referme et prend son élan, les choses risquent de très vite se compliquer. Dégénérer. S'oublier dans la mort, et commettre de ces dégâts impossibles à rattraper. Parce que Novak, il n'a pas l'instinct de neutraliser — il a l'instinct de tuer. Et aujourd'hui, y a plus que son sens de la bienveillance pour le réveiller. Y a plus que ses instincts protecteurs qui savent venir tirer la violence hors de son corps pour la matérialiser sur autrui. Et dans ces rares occasions, où le cri du coeur fait violence à celui de la raison, il veille à ne pas se laisser entraîner dans des sentiments dont il pourrait s'enfoncer. Il respire, et il s'applique à retenir le coup de trop. La colère a été effacée, contenue depuis trop longtemps — presque oubliée. Et seule sa tête froide lui permet de préserver le fragile équilibre qui existe en lui. Cet équilibre entre la mort, prédominante et écrasante, et la vie. Cette vie qu’il a si souvent arrachée, et qu’une part de lui est effrayée, mais résignée, à l’idée de devoir à nouveau voler lors de situations désespérées.

   04 ;  Malgré sa violence et son silence, malgré la distance qu'il impose avec tout un chacun et sa stature dissuasive dont il ne se prive pas de jouer, Novak n'est pas foncièrement mauvais. La pulsion de mort qu'il canalise tant bien que mal fait qu'il ne pourra jamais être non plus quelqu'un de bon, et il le sait. Il a fait la paix avec ça, il y a bien des années. Il ne sera jamais le bon gars que sa mère tentait de le convaincre qu'il était. Il n'a pas que des mauvais côtés, ne le niera jamais. Mais lorsque la moyenne est dressée, lorsque le temps viendra de régler l'addition, il n'a jamais douté que ce serait l'Enfer qui lui ouvrirait ses portes. Sa main est froide de la mort qu'il répand, froide des regrets si longtemps absents. Et même si son coeur est d'une autre trempe, ça ne comptera jamais. Le bilan est trop lourd à supporter pour que ses instincts protecteurs compensent la violence de son existence. Pourtant, la plupart des gens ne le savent pas. Ils ne voient que l'aura apaisante qui émane de lui — cette aura qui, malgré l'intimidation qui l'accompagne parfois, est d'une force canalisante hors pair. À croire que sa tête froide se transmet, à croire que ses regards glaciaux et autoritaires ont l'effet qu'il faut. Le loup n'a pas besoin de claquer les mâchoires pour que les louveteaux ne se recroquevillent, queue entre les jambes. Il sait les contenir, tout comme il sait les rassurer. Y a quelque chose de magnétique dans sa manière d'agir et de se déplacer. Quelque chose qui fait qu'il calme et apaise sans rien demander. Et parfois, on comprend ce qui peut dégager ça. Parfois, on voit ses instincts protecteurs dévoilés au grand jour, et on se rend compte que derrière l'impassibilité et la froideur, il ne laisse jamais ceux qu'il apprécie être violentés. Pas du genre à intervenir à moins que les choses ne soient en trop mauvaise posture — mais pas du genre à retenir les coups quand il estime ses limites dépassées. Il ne recherche pas la justice, et n'a aucun intérêt à se laisser entraîner dans des causes plus grandes que lui. Y a l'égoïsme de ne prêter assistance qu'à ceux qu'il porte dans son coeur, d'une manière ou d'une autre. La haine des coups bas entre parfois en jeu, mais plus rarement. C'est le besoin de protéger qui domine. Le besoin inconscient et incontrôlable de remplir les fonctions rassurantes que son aura lui impute. Le besoin d'observer, le besoin de surveiller. Le besoin de se lever et d'intervenir quand la violence décide de s'en mêler. Mais jamais celui de se mêler de ce qui ne le regarde pas, et de se prendre pour le héros qu'il n'est pas. La vie est trop courte pour essayer de sauver tout le monde, et il ne tient de toute manière pas assez à sa rédemption pour cela.

   05 ;  La vie, on ne la lui a jamais rendu facile. Fallait croire que c'était écrit dans ses gènes — écrit dans le passé troublé que sa mère se traînait. Fallait croire que la misère, on ne pouvait jamais vraiment s'en tirer, qu'importe la force avec laquelle on essayait. Maman a prouvé la règle, et son gamin était fait pour la perpétrer. Rien n'a jamais été simple, mais il s'est toujours relevé. Il a regardé papa battre maman pendant des années, et il a vu maman se relever pour finalement mettre un terme au fléau. Mettre un terme à la vie du bourreau, et se retrouver derrière les barreaux. Il a vu le noyau familial si fragile s'effondrer, et ça ne l'a pas détruit. Contrairement à ce que d'autres auraient pu vivre, contrairement à ce qu'ils auraient pu ressentir face à cet enfer, Iwan, lui, il a continué d'avancer. Façonné dans un monde où le pire d'une heure ne le serait pas durant la suivante. Il a simplement moins vu sa mère, et s'est accoutumé à une vie en perpétuelle instabilité. Ça a fait de lui l'homme qu'il est devenu aujourd'hui. Le gamin a toujours abordé avec calme les marées qui l'ensevelissaient, et rien n'a changé. Sa résilience et son acceptation froide de l'horreur l'ont guidé au travers des sentiers les plus sinueux. La fin de son adolescence passée en famille d'accueil, ses mauvaises fréquentations. Son arrestation et son engagement dans l'armée pour se sauver de rejoindre sa mère en prison. La guerre et son cauchemar, la guerre et sa cruauté. La guerre et la mort, le sang qui a coulé sur ses mains et qu'il n'a jamais réussi à complètement essuyer. Il a su s'en tirer. Il a su prendre les décisions qui s'imposaient lorsque le temps venait. La tête froide, il a mis les chances de son côté, et il a abattu ses cartes pour la survie. Quand il a déserté, les choses se sont cependant avérées bien différentes. Sa mère était morte, et il avait dû laisser Katja derrière sans jamais se retourner pour aller la chercher. Il s'est retrouvé perdu, laissé à errer dans une vie qui le voulait mort. Il n'a pas ployé, là encore. Refusant de se faire terrasser. Si la guerre ne l'avait pas tué en premier lieu, la fuir pour y survivre ne le ferait pas davantage. Il l'avait décidé, et c'est finalement lorsque son chemin a croisé celui du gang qu'il a compris qu'il s'en était encore une fois tiré. Il n'a pas échappé à la misère de sa nouvelle vie, n'a pas échappé à la violence du quotidien que le crime organisé lui proposait. Cette fois, il l'a même embrassée. Il s'est laissé absorber par le sang et cruauté, bercé par les songes macabres que ses nuits portaient. Il s'est imprégné de l'univers du gang. S'est imprégné de leur mode de vie, pour se rendre compte qu'il ne différait que peu du sien, au bout du compte. Le loup a trouvé une meute. Il a abandonné derrière lui un nom souillé et, à partir du sang qui le tachait, il en a créé un nouveau. Une identité pour fuir le monde d'où il venait, fuir l'illégalité dans laquelle sa désertion et son meurtre de sang-froid le plaçaient. Il a laissé le gang prendre possession de sa vie, et sa vie devenir le gang. Plus rien à perdre, plus rien à regretter. Il y a occupé une place solide pendant plus de onze ans, avant que tout ne dégénère. Qu’il ne se retrouve pris dans une guerre qu’il n’avait pas réclamée, et dont il essaya tant bien que mal de se défaire. Mais le chantage eut raison de lui. Jusqu’à ce qu’il apprenne que l’irréparable avait été commis. Que Katja avait été tuée, par accident. Alors, il est parti. A laissé les serbes s’entredévorer, et a disparu sans demander son reste. La violence a pourtant appelé la violence — et ceux qui l’ont recueilli n’oeuvraient pas non plus dans la légalité. On lui a vite fait confiance, il le leur a rapidement rendu. Deux ans maintenant qu’il travaille pour les Dogs, et qu’il surveille les rues de son oeil noir et avisé. Sans honte, sans regrets. Sachant que rien ne lui permettrait jamais de complètement s’extirper de cette vie aux côtés des gangs qu’il s’est choisie.

   en vrac ;  Il a encore un peu de mal avec l'anglais, parfois. Faut dire que ça ne fait pas très longtemps qu'il est là. Malgré cela, il est plus débrouillard qu'on ne pourrait l'imaginer. Son grand sens de l'observation et son écoute particulièrement attentive ont fait progresser à pas de géant sa compréhension. Et bien qu'il conserve un accent à couper au couteau lorsqu'il s'exprime, son anglais n'est pas si mauvais que ça. Y a juste des expressions qu'il ne comprend ou ne connaît pas. De la syntaxe qu'il ne maîtrise pas, et des petits problèmes par-ci par-là. Dans le fond, rien de très important pour quelqu'un qui ne parle presque pas. ;; Il fume beaucoup, et a commencé très jeune. Aujourd'hui encore, l'habitude ne se perd pas. Il arrive pourtant à se contenir pendant ses heures de travail, et n'est pas du genre à demander une pause pour aller s'en griller une. Ça peut attendre. Il est de toute manière habitué au sevrage — l'armée ne lui avait jamais laissé de choix sur la question. ;; L'alcool, ça le connaît aussi. Il boit, régulièrement, et parfois en grosses quantités. De toute façon, il le tient. Il ne consomme jamais sur son lieu de travail, en revanche. Il a une éthique d'employé stricte, et il sait se tenir. ;; Il a commencé à se faire tatouer très jeune. À une époque où il avait de mauvaises fréquentations, et où celles-ci se sont retrouvées ancrées dans sa chair à force d'aiguille. Aujourd'hui encore, il en conserve quelques encres de mauvais goût sur les bras. Il n'a jamais pensé à les faire enlever ou les faire recouvrir. Ça coûte trop cher pour ça. Et puis, c'est bon pour l'aura dissuasive, n'est-ce pas ? ;; Il a toujours eu une affinité particulière avec les armes blanches. Le maniement du couteau, ç'a toujours été une de ses grandes spécialités. Personne ne s'étonne donc de découvrir qu'il a toujours au moins une lame sur lui, et qu'il en garde perpétuellement une autre dans une encoche sous la planche qui lui sert de table de chevet, près de son lit. En plus de celle qu’il a de cachée sous son oreiller, cela va sans dire. ;; Il a toujours été bon pour viser. C'est ce qui fait que, même avec une arme à feu entre les mains, il est redoutable. Ça faisait de lui un bon soldat, couteau ou pas. Et bien qu'il n'ait pas d'affection particulière pour les armes à feu — trop bruyantes et trop peu fiables, selon lui —, il n'a aucun problème à s'en servir si besoin est. ;; Il garde les cicatrices de deux balles en haut du torse, d'une intervention qu'il a faite à l'époque où il était soldat. Une connerie qui a mal tourné. La première fois que ses armes ont tué des gens qui ne l'avaient ni demandé ni mérité. La première fois qu'il a compris que les portes de l'Enfer s'étaient vraiment ouvertes, et qu'elles l'attendraient aussi longtemps qu'il le faudrait. Entre autres cicatrices, il conserve également une très longue balafre sur l'abdomen. Résultat de sa désertion, et de son impossibilité à se faire soigner convenablement après ça. Sa main droite est aussi marquée de deux balafres — l’une sur la paume, l’autre sur le dos. Une lame qui lui a transpercé le membre, alors qu’il l’empêchait d’atteindre des points plus dangereux. Une lame qu’il prendrait à nouveau, n’importe quand — si cela voulait dire sauver une nouvelle fois Niamh comme il l’a fait. Petite cicatrice en paire, qui s’est accompagnée d’une troisième sous sa clavicule. Il a recouvert cette dernière d’un tatouage ; un coeur, organe dessiné si précisément que l’on pourrait presque le croire battre lorsqu’il bouge le bras et fait remuer les muscles sur lesquels il a été gravés. Un coeur pour elle, qu’il n’oubliera jamais. ;; Il porte toujours une paire de rangers noires, vieilles de trop d'années déjà, mais refusant de rendre l'âme. Sans compter sa veste de cuir brune rapiécée, dont il ne peut se résoudre à se séparer. Ce sont ses deux signes distinctifs — ça, et sa carrure qui fait lever les yeux. Un bon deux mètres, et des épaules qui ne passent pas toujours de face les cadres des portes. ;; Novak, il a les mains aussi froides que le coeur. C'est à croire que son corps ne se réchauffe jamais vraiment. Ça n'étonne pas la plupart des gens. Il n'est d'ailleurs sensible ni aux montées ni aux baisses de températures. ;; Il regrette parfois de ne pas avoir fait plus d'études. Cela ne dure cependant jamais longtemps — et il se souvient que sa vie ne le lui aurait jamais permis. Il apprécie cependant un bon livre à l'occasion, même si on ne le croirait pas vraiment en le voyant. ;; Son café, il le boit noir — et il le boit fort. S'il n'a pas assez de goût, il le laissera de côté. S'il y a quoi que ce soit dedans, il sera incapable de l'avaler. Et il n'y mettra jamais d'alcool, malgré ce que beaucoup semblent penser. Le café, c'est sacré. C'est son seul remède contre les nuits trop longues et les cauchemars éveillés. ;; Il n'aime pas dormir avec quelqu'un. Il sait qu'il peut faire peur, à se réveiller aussi brusquement qu'il le fait parfois. Il sait qu'il peut devenir violent, si l'horreur qui se jouait dans sa tête s'y prêtait. Et il n'aime tout simplement pas qu'on le voie comme ça. Ses souvenirs ne regardent que lui, et il est inutile d'y mêler qui que ce soit. ;; Il n'a jamais eu qu'une seule relation sérieuse dans sa vie. Elle s'est terminée en fiançailles, qui ne se sont jamais rompues. La désertion a tout figé dans l'espace-temps, et même s'il se doute que Katja a refait sa vie sans lui, quelque part en Serbie, lui ne l'oublie pas. Pendant longtemps, il s’est contenté de coups d'un soir, à droite et à gauche, quand l'opportunité se présentait. Jusqu’à New York. Jusqu’à une tignasse rousse bien trop sauvage pour être dompté. Jusqu’à ce que son coeur ne se remette à battre et qu’il ne se retrouve plus attaché qu’il ne l’aurait voulu. Il a tenté de la protéger, il a échoué. Et même s’ils n’ont jamais vraiment été ensemble, il n’a jamais pu l’oublier. Espère qu’un jour elle viendra à Savannah comme elle le voulait. Et que, ce jour-là, il pourra s’assurer de ne plus jamais la mettre en danger. ;; Son appartement n'est pas grand, et n'est que chichement meublé. Il n'y est de toute manière que peu, passant la plupart e son temps à travailler ou à errer dans les rues de Savannah. ;; Depuis quelque temps maintenant, il a un chien. Un gros bâtard à poils longs et noirs, mélange entre le berger allemand et le chien-loup. Il lui a donné le nom de Kêrber (Кербер), forme serbe de Cerbère, le gardien des Enfers. Il a dressé l'animal lorsqu'il l'a recueilli, et celui-ci lui obéit désormais au doigt et à l'oeil. Il ne répond néanmoins qu'aux ordres en serbe. Aussi patibulaire que son maître, disent la plupart. Sans l'aura rassurante, pourtant. ;; Novak, il mange beaucoup, et de tout. Portions d'ogre — faut bien nourrir le monstre qu'il est. Il n'a d'ailleurs pas l'estomac sensible, et dévorer son repas devant un film d'horreur particulièrement gore ne lui a jamais posé le moindre problème. ;; Il n'aime pas être enfermé dans un véhicule. Voiture, bus, train, avion — qu'importe qu'il soit derrière le volant ou non. Y a quelque chose qui le dérange. Un traumatisme causé par plusieurs accidents répétés, également. Mais depuis qu’il a emménagé à Savannah, il a pris sur lui. A récupéré un vieux tas de boue, et a recommencé à conduire. Plus pratique pour se déplacer, et pour rendre les services que le gang a besoin de le voir exécuter.
Prénom ; son nom de naissance, c'est iwan. c'est maman qui l'avait choisi, maman qui aimait le faire rebondir contre son palais quand elle l'appelait. mais ça fait pourtant bien longtemps qu'on ne l'a pas appelé de la sorte. parce que quand il a déserté, quand il a laissé derrière lui la rage et l'horreur de la guerre, sans savoir qu'elles le suivraient, il lui a fallu se refaire une identité. il n'y a pas pensé de lui-même — on la lui a juste donné. il est devenu novak. un nom qui veut dire nouveau. nom qu'on donnait autrefois à quelqu'un qui était nouveau dans le coin. nom qui lui a permis, lui, de recommencer un peu sa vie. ou d'essayer, à tout le moins. et puis, de toute façon, maman était morte. il n'y avait plus rien à regretter.
   Nom ;brankovic, il a abandonné le nom serbe de son père quand il a changé d'identité. il est devenu zoranovic, sans jamais protester. c'est qu'un nom, après tout.
   Âge ; trente-huit ans. il approche les quarante, et on les lui donne parfois trop aisément. tout dépend de la lueur qu'il a au fond du regard, et de la crispation de ses poings. tout dépend de la profondeur à laquelle la bête est enterrée — tout dépend de comment il vous laisse l'approcher.

   Lieu de naissance ; il est né à kraljevo, en serbie. une ville qu'il n'a que peu connu. une ville qui ne lui manque pas. à dire vrai, la nostalgie, ça n'a jamais été sa grande tasse de thé.
   Nationalité ; serbe, à jamais. il a beau se fondre dans la violence américaine comme s'il y était né, il ne leur appartiendra jamais complètement. forgé d'une autre trempe, et ne s'en cachant pas.
   Origines ; serbe par son père, sa mère était une putain russe réfugiée dans le coin. ce qui lui donne une moitié d'arbre généalogique en russie, selon toute vraisemblance.

   Statut ; seul. hanté. faut dire que le monde ne l'a pas épargné, et qu'il ne voudrait souhaiter à personne d'avoir à se réveiller à ses côtés. malgré cela, il a été fiancé pendant près de trois ans. ça remonte à longtemps, maintenant. une part de lui ne l'avait jamais oubliée. et on l'a fait tuer. par sa faute — par ses mauvais choix. une perte qu'il ne digère pas. pas plus que celle qu'on l'a forcé à essuyer, il y a deux ans. une bulle d'espoir qu'on lui a crevée, arrachée. qu'on a laissé mourir sous ses yeux. une tignasse rousse, inattendue, qui n'a eu besoin que de quelques mois pour retourner sa vie, et pour la liberté de qui il s'est sacrifié.
   Orientation sexuelle ; hétérosexuel, dans les faits. il n'a jamais été attiré par les hommes, malgré les environnements extrêmement masculins dans lesquels il a évolué. mais il n'a jamais fréquenté beaucoup de femmes non plus, pour tout avouer. il y a eu katja, sa désertion. quelques coups d'un soir sans réelle importance, le départ pour les usa. et niamh, qu'on lui a arraché il y a deux ans de ça. depuis, plus rien. le néant. le vide.

   Emploi/étude ; ancien soldat, c'est écrit dans ses yeux, gravé dans sa chair, marqué au fer rouge dans son âme noire. il a fui le front quand il a décidé que c'en était assez, et il s'est reconverti en malfrat quand le gang l'a repêché. homme à tout faire depuis, il a peu à peu délaissé les boulots de hitman ou de mercenaire, pour remplir un poste d'élément dissuasif qui lui a toujours été à la perfection. l'ombre dans le sillage de tous, et celui qui s'occupe de jouer du couteau pour demander quelques infos. en serbie, puis aux états-unis, le gang qui l'a repêché lui a fait faire plus de sales boulots qu'il ne pouvait en supporter. on allait vers lui quand on n'avait personne d'autre vers qui se tourner. mais tout ça, c'est fini. le gang a explosé — le loup s'est retourné contre ceux qui avaient cru pouvoir le dompter, et il a fui. fui vers savannah, où il s'est échoué depuis. un autre gang pour le recueillir. et aujourd'hui, sur les papiers et au regard de la loi, il occupe depuis son arrivée en ville un poste de videur au smoking dogs. celui qui attrape la vermine pour la foutre dehors — celui qui ne laisse entrer que ceux qui y sont autorisés. il garde la porte, et il le fait bien. silencieux. dissuasif, aussi, un peu. plus officieusement, il surveille aussi les combats du fight club des ryjkov — l'ombre de malo, qui s'assure que rien ne dérape. paire de gros bras pour le dogs gang, à côté de ça. l'homme de main qui s'occupe des gêneurs. s'occupe de rendre des visites parfois peu charmantes. s'occupe de forcer le respect à l'égard de ceux qui l'ont recueilli.

   Caractère ;  calme, taciturne, réfléchi, violent, patient, à l'écoute, brutal, solitaire, peu rancunier, loyal, efficace, dévoué, adaptable, immuable, hanté. impossible de dire s'il a bon ou mauvais fond. impossible de dire si la guerre et l'horreur ont atteint un nerf endommagé à jamais, ou s'il finira un jour par s'en tirer.


   Groupe ; broken. de ceux qu'il est impossible de réparer.
   Crédits ;  avatar par prima luce (élo la plus belle).
   
interview

   Depuis combien de temps votre personnage est-il à Savannah ; Deux ans, maintenant. Dans le coin parce qu'il savait que le frère de Niamh y était, et que si elle devait reparaître aux États-Unis un jour, ce serait ici. Mais la vie l'a rattrapé, les vieux souvenirs du gang aussi, et il a fini par faire son trou aux côtés des Dogs.

   Fait-il des choses illégales ou au contraire, est-il plutôt sage ; La violence dans le sang — et ça l'a rattrapé immédiatement. Un type qui avait fait du tort aux serbes a cru que Novak était dans la région pour le tuer, et s'est mis en tête de l'éliminer en premier. Il n'a pas survécu à son entreprise, et les mains du serbe se sont retrouvées salies en Géorgie aussi. Ça lui a ouvert les portes d'un autre gang, dans lequel il s'est fondu avec bien trop de facilité. Aujourd'hui, il fait du sale boulot pour le Dogs Gang, à la solde de Nash et Malo. Le meurtre toujours dans ses veines — mais la volonté de s'en éloigner, autant qu'il le peut. Entreprise vaine, depuis toujours.

   A-t-il des penchants pour l'alcool ou la drogue ? les deux ? aucun ? ; Il n'a touché que quelquefois à la drogue, et n'en a jamais fait une habitude. Ça lui fait trop perdre contrôle de lui-même — et depuis qu'il a déserté, cette perte de contrôle est devenue beaucoup trop dangereuse, pour lui comme pour les autres. L'alcool, par contre, c'est une autre histoire. Un éternel penchant pour la vodka, qu'il enfile comme du petit lait. Jamais pendant son quart de travail, ceci étant.

   Qu'est-ce qu'on trouve sur sa table de nuit ; Une lampe. Un cendrier. Un paquet de clopes, un briquet, une bouteille de vodka à demi vidée. Et accroché sous la tablette, un couteau de chasse. Copie agrandie de celui qu'il garde sous son oreiller.

   Que pense-t-il des armes aux usa ; Pas grand-chose. Il a beau les trafiquer par complicité, dans l'ombre des Dogs Gang, ça ne lui fait ni chaud ni froid. La violence fait trop partie de sa vie — les armes à feu aussi. Devenu soldat pour échapper à la prison, puis homme de main pour un gang, et un second. Les armes sont un quotidien. Et leur prolifération aux USA ne l'étonne pas.

   S'il pouvait retourner dans le passé, que changerait-il ; Tout. Rien. Les erreurs qui se sont enfilées n'étaient pas de son fait. Et quand elles l'étaient, il n'y avait rien à changer. La vie s'est simplement inscrite dans une trop longue suite de drames à porter, sur des épaules trop larges et aujourd'hui trop fatiguées. Il n'aurait rien pu faire pour éviter à Katja de se faire tuer. N'aurait rien pu faire pour empêcher Niamh de se faire attraper. Rien pu faire pour éviter à Bran de se faire tuer. Tout remonte trop loin. Bien avant même que les actions finales n'aient été posées. Et s'il regrette la plupart des gestes qu'il a posés, tous étaient cependant pensés, et il n'en retirerait aucun. Pas même la mort de sang-froid qu'il a donnée à Lim, et qui le hante toutes les nuits. Ça a évité à la gamine de souffrir encore plus longtemps, entre des mains sales qui l'avaient déjà bafouée plus qu'elles ne l'auraient dû. Un geste de respect, qui le hante mais qu'il accepte. Comme tous ceux qui parsèment sa route et l'empêchent de dormir la nuit. Changer le passé est inutile ; toutes les vies autour de lui se seraient effondrées à un moment ou à un autre, en dépit de tout ça. Et il le sait.

   Généralement, dans quels genres d'endroits traine-t-il ; Le genre pas fréquentable. Le genre miteux, où il peut se faire oublier dans les ombres. Le genre violent, où la noirceur des gens ne contraste pas trop avec la sienne.

   Il vit plutôt le jour ou la nuit ; La nuit. Il prend généralement ses quarts de travail en après-midi, bosse jusqu'à la fermeture du bar. Essaie de s'occuper du chien, un peu, le reste de la journée. Faut dire que le sommeil, lui, refuse le jour comme la nuit.

   S'il pouvait changer une chose chez lui, qu'est-ce que ce serait ; Impossible à dire. Difficile, de définir ce qu'il voudrait changer en premier. Les cauchemars, peut-être. La sensibilité de son esprit à tous les coups que la vie lui ont porté — cette sensibilité qui pourrit ses nuits. Son ultraviolence, et sa tendance à tuer lorsqu'on lui résiste, lorsqu'on le blesse, lorsqu'il voit rouge. Son insensibilité face à l'horreur qu'il est capable de commettre, au reflet de la lame d'un couteau. Son incapacité à entretenir une relation saine, relation simple, relation d'échange et de complicité. Ou peut-être qu'il ne changerait rien. Peut-être qu'il se sait condamné. Qu'il sait que les choses sont un tout, et que chaque petit fragment de lui, aussi détestable soit-il, a fait jusqu'ici partie de ses facultés de survie.

   A-t-il des projets d'avenir ; Non. L'avenir est mort quand il est adolescent, et ses choix de vie ne sont pas vraiment les siens depuis. Les secondes chances se sont évaporées avec le temps, à mesure qu'elles se présentaient. Et aujourd'hui, comme depuis de trop nombreuses années, il reste seul avec le présent. Avance un jour à la fois. Ne sait même pas s'il sera encore en vie pour voir demain.

   Décris ton personnage en deux ou trois phrases ; Novak, c'est un géant. Le genre beaucoup trop grand, beaucoup trop carré, qu'on doit lever la tête pour regarder ; celui qui a des tatouages bien trop douteux sur les bras, les mains, et un plus gros encore, qui lui prend tout le cou. Novak, c'est une ombre. C'est le silence, la violence, la discrétion, la dissuasion, les sens en alerte, l'instinct de survie, la résilience. Un esprit détruit, les fantômes qui hurlent leur douleur et qui s'accrochent à son esprit, la nuit.

   
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   femme (entre vingt et trente ans) ; elle habite le même immeuble que lui. son mari, son copain, ou son fiancé — qu'importe —, c'est une petite crapule de bas-étage. le type qui se pense plus intelligent qu'il ne l'est vraiment. qui voudrait se faire une place dans ce monde noir où novak, lui, évolue depuis bien trop longtemps. et ça l'inquiète, elle. ça l'inquiète parce qu'elle voit que son homme traine avec de la mauvaise graine, et qu'elle a peur qu'on vienne frapper un beau matin à sa porte avec une mine de condoléances, pour lui annoncer qu'on l'a retrouvé la gueule ouverte au fond du caniveau. alors elle s'est mise en tête de demander à novak de garder un oeil sur lui. de le protéger. et le serbe ne veut pas. elle insiste, désespérément. chaque foutu jour qui passe, elle essaie de venir toquer à sa porte lorsqu'il est là. de le déranger pour lui demander, s'il te plait, veille à ce qu'il ne lui arrive rien. il n'en peut plus. n'a aucune envie de l'aider. démangé par le besoin urgent de lui fracasser la tête contre un mur pour lui faire comprendre qu'il se fiche de leurs affaires, de leur vie, et de ce qui peut bien leur arriver. il ne le fait pas. pas encore. mais sa patience a des limites, largement atteintes dans ce cas-ci. et il n'est pas exclu qu'un jour, il perde patience et fasse autre chose que lui claquer sèchement la porte au nez.

   homme (entre vingt et trente ans) ; il habite le même immeuble que novak. se prend pour le gangster qu'il n'est pas, trop habitué à traiter parmi la gangrène sans pour autant être capable de réaliser qu'il ne leur ressemble pas. il se dit informateur, se fait passer pour un bon. mais les infos qu'il diffuse sont bancales, parfois non-fondées, ou tout simplement inventées. il cherche à écouter aux portes, mais n'a pas ce qu'il faut. sans ambition — mais ça va finir par lui attirer des ennuis. et sa bonne femme le sait. n'arrête pas de harceler novak pour qu'il garde un oeil sur lui. l'empêche de se tuer. la vérité, c'est que le serbe s'en moque. que si ce type finissait par payer de ses mauvaises ambitions, ça ne lui ferait pas une ride sur le front. et qu'il le garde à l'oeil, même. se méfie de sa tendance à vouloir tout répéter, sans jamais connaître le moindre fond de vérité.

   
hors-jeu

   obligatoire
   Prénom & Pseudo ; clo / blue walrus.
   Âge ; vingt-trois, je crois. (c'est toujours flou dans ma tête)
   Pays ou région/ville ; québec.
   Autre(s) compte(s) ; aucun. (rip hagar)

   facultatif
   Tu fais quoi dans la vie ; une maîtrise en recherche-création (aka j'écris un roman + j'étudie en parallèle la présence du blues dans une trilogie de romans policiers), et je bosse pour l'été dans un petit magasin qui vend du cidre et de la bonne bouffe.
   T'es déjà arrivé saoul(e) au bureau/à l'école ; mdr non j'ai jamais vraiment été soûle en fait lol
   Plutôt ville ou campagne ; campagne campagne campagne
   Si tu pouvais inviter qui tu veux à dîner (même mort), ce serait qui ; shit, ça c'est une bonne question. HM. allez, disons martin luther king (et j'inviterai rosa parks). (marianne je sais que tu me juges right now but sorry not sorry)
   Ta phobie la plus étrange ; quand j'étais petite j'avais peur des chasses d'eau.
   Les séries que tu aimes ; black sails, supernatural, friends, the office, the punisher (quelle surprise) et bien d'autres mais je les ai pas en tête right now.
   Quel est le film dont tu connais toutes les répliques par coeur ; pirates des caraïbes. le premier, et le troisième.  What a Face
   Qu'est-ce que tu écoutes comme musique dans l'ensemble ; un peu de tout, beaucoup de rock, je sais pas, j'aime pas mal tout sauf le rap.
   La chanson honteuse que tu adores ; la liste est trop longue sorry mdr
   Plutôt bouquin ou plutôt liseuse (ou fuck la lecture ?) ; bouquin (littéraire powa).
   Est-ce que tu fangirl sur une célébrité en particulier ; mdr jon bernthal ? *hard look sur l'autographe dans le bureau* (et ethan hawke, je confesse, je me roule toujours partout quand on parle d'ethan hawke)
   T'as déjà volé quelque chose ? si oui, quoi ; non jamais. mais j'ai failli voler un talkie-walkie en plastique qui était tombé de son kit, l'autre jour, au dollarama, pour compléter mon costume de la casa de papel. What a Face
   Si tu ne pouvais manger plus qu'un seul plat pour le reste de ta vie, ce serait lequel ; des pâtes, sous toutes leurs formes.
   Est-ce que tu fais du sport ou une activité ; je geeke. What a Face
   T'es plutôt du matin ou du soir ; both (le matin pour étudier/travailler, le soir pour geeker/écrire).
   La sieste pour toi, c'est le bien ou le mal ; le bien.
   T'as des manies/habitudes alimentaires bizarres ; ouais je mange trop de saucisson je crois, je croque dedans comme dans une barre de chocolat.
   Quel est le pire cadeau qu'on t'ai offert ; dans l'immédiat j'ai pas de souvenirs de cadeaux vraiment affreux mdr. quoi que ma grand-mère a l'habitude de m'offrir des porte-monnaies vraiment douteux.
   Raconte-nous une blague ; c'est l'histoire d'un pingouin qui respirait par les fesses. un jour, il s'assoit, et il meurt.
   
   
Spoiler:
 


   


Dernière édition par Novak Zoranovic le Mer 18 Juil - 17:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Mer 11 Juil - 20:00


RACONTE NOUS UNE HISTOIRE
in your head, they are fighting
(zombie)


Non.

C'est pas de ta faute, m'ma. C'est pas de ta faute s'il te battait comme ça. C'est pas de ta faute s'il avait cru que la seule manière de prouver à son gamin qu'il avait des couilles, c'était de les frotter sur ta face à toi. T'as pas à t'en vouloir, m'ma. T'as pas à t'en vouloir de pas avoir été capable d'attendre que ton gamin soit majeur. Il sait s'débrouiller, tu sais. Il s'en sortira. Il l'a toujours fait. Il a déjà le nez brisé de toute la misère dans laquelle il a grandi, mais personne l'a encore jamais mis au tapis. C'est un guerrier, ton p'tit. Il tient ça de toi, tu vois. Et le couteau ensanglanté que tu as laissé posé sur ta cuisse en témoigne. Il a ta force dans le sang, ta violence dans le coeur, ta résilience dans l'âme. Il est pas majeur, mais il s'en sortira. C'est pas ta faute, m'ma. Et il te le répète, inlassablement. Agenouillé devant toi. Les pattes dans le sang de son père, sans trop y faire attention. C'est pas de ta faute, m'ma. T'as fait ce que t'as pensé juste. T'as fait ce qu'il fallait pour t'en sortir. On peut pas t'en demander plus.

Non.

Tu la touches pas, face de rat. Si t'as pas compris que ces trucs-là, ça se fait pas, personne peut plus rien pour toi. Si t'as pas compris que le consentement c'est pas juste un putain de mot à chercher dans le dictionnaire, alors c'est trop tard pour tes dents. Y en a qui laisseraient couler, mais t'as parié sur le mauvais cheval. Dans un coin sombre, t'as essayé de forcer la copine d'un démon. T'as mis tes doigts sous sa jupe, t'as voulu l'empêcher de crier. Tu sais qu'elle sort avec le chien de l'enfer, mais ça t'a pas fait tiquer. Peut-être que ça aurait dû. Parce que maintenant que les poings ravagent la gueule d'amour que t'avais jamais eue, c'est trop tard pour réfléchir. Trop tard pour s'excuser. Katja, elle a des grosses larmes sur les joues, mais la colère et le dégoût qui brillent dans ses yeux l'empêche de crier au secours pour toi. Tu l'as mérité, et ça lui fait pas peur d'endosser la responsabilité de ta mort. Ça lui fait pas peur de laisser son Iwan t'expliquer le respect à coups de phalanges. Tu ne sens même plus ses bagues de métal froid laisser leurs empreintes dans tes joues défoncées. Tout ce qu'il te reste, c'est le goût de ce sang qui remplit ta bouche, et qui est en train de t'empêcher de respirer. Tout ce que t'as, c'est l'impression que tu vas crever. Tu pourrais prier pour que quelqu'un vous trouve là. Vous vous feriez tous les deux renvoyer, mais au moins, ça te sauverait. Mais t'en as plus la force non plus. Plus la force de rien. T'as réveillé un animal qui ne sommeillait que trop légèrement. T'as sous-estimé l'impact que ses nouvelles fréquentations avaient eu sur lui. T'as sous-estimé l'amour qu'il avait pour Katja. Et t'as sous-estimé le karma. Personne ne te plaindra, face de rat. Tout ce que tu peux espérer, c'est que lorsqu'Iwan en aura fini avec toi, il te restera des yeux pour pleurer.

Non.

Pars pas. Pars pas, putain. Laisse-moi pas là. J'vais crever si tu t'en vas. Pars pas. Je sais que t'as fait des conneries, mais on trouvera une solution, c'est promis. C'est moi qui t'ai présenté à mon frère et à ses amis, je peux endosser la responsabilité de tout ça. C'est à cause d'eux que tu en es rendu là, non ? Mais pars pas, s'te plait. Pars pas. J'te jure que je vais crever si tu t'en vas. Ça fait combien de temps qu'on est ensemble, maintenant ? Quatre ans, non ? C'est pas suffisant pour que tu restes avec moi ? Je sais que c'est ça ou la prison. Je sais. Mais s'te plait. T'en va pas. Trouve un moyen. Me laisse pas. T'as pensé à ta mère, dans tout ça ? Comment elle fera, si tu vas pas lui rendre visite en prison ? Tu vas lui manquer. Tu vas me manquer. T'es pas prêt pour ça. Tu vas crever là-bas, et moi j'vais en crever là. S'te plait, Iwan. S'te plait. Pars pas.

Non.

Dégage. Ôte-toi de son chemin, ôte-toi de là. Tu comprends pas qu'à cet instant-là, votre amitié ne vaut plus rien. Et si t'es pas capable de comprendre pourquoi il fait ça, alors au moins, éloigne-toi. Laisse-le avec sa décision, laisse-le avec ses actions. Tout ça, ça vous a ravagé tous les deux. Vous vous réveillez en sursaut la nuit, uniquement pour vous regarder dans le blanc des yeux et y lire les mêmes horreurs. Alors si tu comprends ça, si tu peux au moins t'en souvenir, l'espace d'une fraction de seconde, écarte-toi. Lâche ton flingue, et ferme les yeux. Il sera passé en courant d'air avant que t'aies eu le temps de dire ouf. T'auras plus jamais à le revoir, plus jamais à supporter le poids de son regard. Mais non. Non. Fais pas ça.

Tu le sais, pourtant. Tu le sais qu'ils ont pas voulu le laisser aller à l'enterrement de sa mère. Tu le sais qu'il y tenait. Tu le sais que ça l'a achevé, par-dessus toutes les horreurs de la guerre. Tu le sais que la cruauté et l'odeur du sang, ça vous a changé. Tu sais que y a rien d'autre que les atrocités dans vos têtes, et qu'Iwan il a pas son pareil pour les gérer. Tu le sais que c'est un tueur. Tu le sais. Alors pourquoi tu gardes ton arme chargée ? Pourquoi tu lui beugles après ? Ça fait cinq ans que vous servez ensemble. Cinq putain d'années. T'es plus jeune que lui. Il a toujours tout fait pour t'protéger. Tu ricanais en disant que c'était un peu le grand-frère que t'avais jamais eu. Que t'étais un peu le p'tit-frère que la vie lui avait pas donné. Mais t'as pas compris. T'as pas compris que te mettre dans son chemin c'était pas une bonne idée. Que votre proximité ne t'assurerait pas la survie, si tu continuais.

Non, hésite pas, hésite pas, tire, putain, tire, c'est le seul moyen de te sauver, le seul moyen d'en réchapper, tire sans réfléchir, tire pour le tuer, mais trop tard, c'est trop tard, t'as pas été assez rapide et maintenant y a ton flingue qui glisse au sol, trop loin pour que tu puisses l'attraper, pendant que sa main se referme sur ta gorge, et que tes doigts à toi vont chercher ton couteau dans un ultime sursaut de vie, parce que tu veux vivre, gamin, t'es qu'un gamin et tu veux vivre, vivre encore de longues années, vivre, mais pour ça faut survivre, et la survie te dit de lui planter ta lame dans l'abdomen et d'essayer de l'éventrer, ce serait le seul moyen de t'en tirer et tu le sais, mais t'es pas assez rapide, t'as pas assez de forces, t'as essayé et tu sens la chaleur poisseuse du sang sur tes doigts, sur vos vêtements, t'as réussi à lui faire mal mais pas assez, t'as blessé le loup enragé, t'as fait la seule chose qu'il était interdit de faire, t'as résisté et t'as voulu le tuer, mais y a aura pas de lendemain pour regretter, maintenant tu le sais.

Tu le sais.

Ta tête tourne violemment, on entend ta colonne craquer, et c'est terminé.


———

Respire.

Respire l'air froid de l'hiver, respire l'odeur de la neige et de ton propre sang. Respire la haine calme de l'homme qui se tient au-dessus de toi. L'homme qui a tout abandonné, l'homme qui a choisi d'effacer sa vie pour tout recommencer. L'homme encore amoureux, qui n'a jamais pu oublier. Respire tant que tu le peux encore. Respire tant qu'il n'a pas enfoncé ta cage thoracique d'un coup de pied, tant qu'il n'a pas affaissé tes poumons. Respire tant que le monde te le permet encore, et que la vie ne s'est pas décidée à te fuir. Ça ne durera pas, tu sais. Quand il a ses yeux-là, ça ne dure jamais. T'es pas le premier à tomber depuis qu'il a quitté la guerre. T'es pas le premier, tu seras pas le dernier. Mais cette fois, y a quelque chose de plus puissant à l'oeuvre. Cette fois, on lui a offert de t'achever. Cette fois, ta tête l'attendait, et on lui a donné le couperet pour la trancher. Il a mauvaise mine, l'air de celui qui a vécu plusieurs mois dans la rue. Mais t'as pas le temps de comprendre ce que ça peut vouloir dire. T'as pas le temps d'y réfléchir — trop occupé à implorer pour ta vie. Trop occupé à essayer de dégueuler des mots qui ne veulent plus vraiment sortir. Obstrués par le sang, empêchés par les gargouillis de ton corps brisé. Tu peux plus parler, tu sens plus tes jambes et t'es incapable de bouger. Tu essaies de nier que c'est ton dos qui a craqué, et que tu finiras ta vie en fauteuil roulant si tu t'en sors. Parce que tu le sens, au fond de toi : de toute façon, tu ne t'en sortiras pas. Alors tant que tes poumons te le permettent, tu fais ce qu'il te reste : tu respires. Faiblement. Ça siffle entre tes lèvres, ça fait voltiger des filets de sang et de salive mêlés. Tes yeux fixes les prunelles parfaitement calmes de ton meurtrier en devenir. Tu ne le reconnais pas, mais lui te connaît. Il t'a vu traîner dans les pattes de Katja, t'as regardé tenter de lui faire oublier les souvenirs qu'elle avait de lui. Tu ne sais pas qu'il est l'homme qui a disparu du jour au lendemain, et qui a brisé le coeur de celle que tu convoitais. Tu ne sais pas qu'il est le fiancé. Tu n'as pas vu les photos — elle ne t'a jamais laissé. Et même si tu avais pu, tu ne l'aurais pas reconnu. Il a changé. Il s'est fondu dans les ombres, et les ombres l'ont remodelé. Il s'est mis à les habiter, à s'habituer à la vie de rue et de fuite qu'il avait choisie. Discret. Entraîné. Tu le sais pas, mais t'as juste pas eu de chance dans tout ça. T'as choisi le jour où lui avait finalement décidé de venir s'assurer que Katja allait bien pour l'engueuler et la violenter. T'as choisi ce jour-là pour te faire mettre à la porte, le nez en sang du coup qu'elle t'avait donné. Tu l'as traitée de pute et il était trop proche. Pute parce qu'elle ne voulait pas de toi, pute parce qu'elle n'avait pas encore tourné la page de cette ombre qui t'observait. Cette ombre qui t'a suivi. Cette ombre qui t'est finalement tombé dessus, alors que le gang s'apprêtait à faire de même. Ils ont vu en elle l'instrument de leur vengeance, pour toutes les crasses que tu essayais de leur faire depuis quelque temps. Et alors que le pied s'enfonce dans des côtes, te coupant une première fois le souffle, personne n'est encore capable de réaliser. Personne ne peut imaginer que t'as offert au loup une tanière.

Personne ne peut imaginer que tu as donné un nouveau Cerbère aux Enfers.

Respire.

Ressens la cruauté, ressens la violence, et laisse-les te toucher. L'espace d'une seconde, fonds-toi dans leur étreinte rassurante. Observe le sang couler paisiblement sur le plancher, maintenant que le pire est passé. Dis rien. Laisse le gamin s'imprégner de ce qui vient se jouer. Il est pas taillé comme toi, mais il s'en relèvera. Il s'en relève toujours. Ça te conforte dans l'idée que tu ne veux rien lui voir arriver de plus. Mais tu sais que c'est hors de ton pouvoir. Hors de ton contrôle. Tu sais que même si le gamin s'est réfugié près de toi assez rapidement, c'est pas de toi qu'il dépend. Parfois, Lazar crache un ordre, et Bran t'accompagne. Parfois, Lazar crache un ordre, et c'est toi qui accompagne Bran. Bran garde Lazar, et Novak garde Bran. Bran qui vient de tuer. Tu revois le type ramper au sol, revois Bran et sa fougue lui éclater la tronche d'un coup de pied. Revois le chiot se tapir dans un coin de l'appartement, grognant, la queue entre les jambes. Revois Bran armer son flingue, et appuyer sur la gâchette sans ciller. Les années lui ont appris à ne plus trembler. Il n'a plus besoin de toi, et tu le sais. Ça te fait ni chaud ni froid, mais ça ne fait pas non plus naître la pointe de fierté que certains ressentiraient. C'est qu'un gamin, et il devrait même pas être là. C'est qu'un gamin, et le goût du sang n'aurait pas dû devenir un automatisme chez lui comme c'en est un chez toi. Mais y a rien que t'as pu faire. Rien qui peut changer. C'est pas la peine d'avoir des regrets. Les regrets, c'est bon pour se faire tuer. Alors t'as pris le chien avec toi, et vous êtes rentrés après vous être assurés que Bran passerait la nuit. Malgré le choc, malgré le sang sur les mains. Malgré le meurtre, et ce que ça voulait dire pour la suite de sa vie.


———

La mort.

Ta main sur sa gorge, ta main qui serre, serre plus fort à chaque instant, ta main qui ne peut pas arrêter de serrer. Poussée par les démons qui rugissent dans tes yeux, ces mêmes démons qui t'étripent en silence à longueur de journée. Contre qui tu t'efforces de lutter, que tu ravales, que tu caches derrière ton calme, caches dans les ombres. Ces démons que les caresses qu'elle te donnait t'avaient aidé à refouler, l'espace de quelques parties de jambes en l'air, de quelques sourires, de quelques échanges sincères. Ces démons qui n'avaient attendu que de pouvoir revenir en furie, et de se venger. Et qui étaient en train de le faire, sans pitié.

Ta main autour de sa gorge, et tu n'es pas capable de voir que tu vas la tuer. Comme tu as failli tuer Katja, il y a de trop nombreuses années de ça déjà. Tu vas la tuer, Novak. Mais tu ne le sais pas. Persuadé que c'est un monstre, monstre de l'un de tes cauchemars, un de ceux qui essayaient de te briser, nuit après nuit. Tu n'arrives pas à revenir à la réalité, peines à éloigner le couteau de la peau pâle — et pourtant, quelque chose cloche. Tu le sais, le sens, tu es en train de tuer, tu n'es pas dans un rêve, pas dans un cauchemar, tu es éveillé, et tu vois les yeux, les yeux pleins de larmes, les yeux qui ont peur de mourir, les yeux de la terreur, de la panique, de l'ultime volonté de vivre. Tu les vois, et tu comprends. Comprends trop tard.

Ta main autour de sa gorge a tout brisé. Les échanges plus doux, les paroles calmes et les aveux simples sur ta vie. Brisé la confiance qui s'était établie, la volonté de te sauver qu'elle avait manifesté sans jamais douter de ce qu'elle faisait. Peut-être qu'elle aurait dû se méfier. De tes yeux noirs, des cauchemars que tu faisais et qui te poussaient à dormir sur le canapé. De la violence dans tes doigts, qu'elle aimait sentir autour de ses cuisses. De ton corps qu'elle voulait contre le sien. De ta présence, qu'elle avait recherchée, demandée. Appréciée. Se méfier de ce monstre à qui elle avait appris à revivre. Mais elle avait décidé de te faire confiance. Et maintenant, c'était trop tard. Ta main a beau avoir cessé de l'étouffer, ton corps avait beau s'être brutalement reculé pour se plaquer contre le mur, terrorisé à l'idée de ce que tu venais de lui faire subir, c'était trop tard. Tu ne l'avais pas tuée, elle. Mais tu avais tué ce qu'il y avait entre vous. Tué la confiance, tué la deuxième chance. Tué le regard simple et franc qu'elle pouvait te porter. Celui qui n'avait pas peur de toi. Pas peur de tes mains. Pas peur du fracas de ton corps contre le sien.

Tu l'as tuée, Novak. Tu as tué ce qu'elle t'avait accordé, et tu ne pourras jamais le ramener.

La mort.

Froide, cruelle. Elle avait emporté ta relation avec Niamh et, trop peu de temps après, alors que tu étais seul, plus seul que jamais, l'âme trop noire et la main transpercée par l'élan qui t'avait poussé à vouloir aller t'excuser, trop peu de temps après, elle avait emporté Bran. Un coup de couteau, coup mal placé, tout avait été trop vite terminé. Et le monde avait continué de s'effondrer. Sous les regards satisfaits des démons qui te labouraient l'esprit — démons qui ne pouvaient que se réjouir de voir tant de douleur te cueillir. Bran. Mort. Tué par Lim. Bran et Lim. Lim et Bran.

Lim.
Recroquevillée à vos pieds, Anton haletant, Anton qui voudrait la tuer, mais Lazar n'y est pas décidé. Lazar qui l'a laissé se défouler — et toi, tu regardes. Toi, tu ne dis rien, ne fais rien, mâchoire serrée. Le coeur brisé, brisé par la mort de ce gamin pour qui tu aurais donné ta vie. Mais pas assez brisé pour supporter de la voir, elle. Malmenée sous les coups, punie pour le crime qu'elle avait commis. Tes yeux sans cesse détournés, et les regards de Lazar qui ne t'avaient pas manqué. Pas un mot de sa part, pas un geste à ton intention. Rien que les gémissements étouffés de la petite qui essaie de rester forte, et le goutte-à-goutte de ton coeur déchiqueté.

Sonnerie stridente d'un téléphone. Lazar qui décide que c'est terminé. Qu'il va aller répondre, et que tu vas te débarrasser d'elle une bonne fois pour toutes. Lazar qui te tend l'arme, et ton corps qui ne bouge pas. Tes yeux qui regardent le revolver sans ciller. T'es incapable de le prendre, incapable de remuer. Tu ne veux pas avoir à faire ça. Si tu le fais, tu ne t'en relèveras pas. Pas cette fois. Et tu le sais.

Fais-le. Lazar qui te regarde, Lazar qui te teste comme il a testé Bran, ces derniers mois. Lazar qui veut s'assurer que son deuxième clébard n'est pas en train de lui échapper — et tes yeux se posent au creux des siens avec une violence silencieuse. Fais-le. La sonnerie du téléphone vous enveloppe toujours, et le ton du serbe s'impatiente. Mais tu ne peux pas bouger. Pas cette fois. Derrière toi, Anton trépigne. Anton veut le faire. Anton le fera. Mais toi, tu ne bouges pas. Toi, tu ne veux pas. La fureur de Lazar, Lazar qui te fera payer l'affront, Lazar qui doit partir, Lazar que les affaires appellent à l'autre bout du fil. Lazar que tu ne regardes plus. Ton regard qui a croisé celui de la gamine, et la supplication que ses prunelles portent jusqu'à toi. Fais-le. Et cette fois, ce ne sont plus les mots de ton patron qui tentent de crever le mur derrière lequel tu t'es réfugié. Cette fois, c'est la dernière volonté d'une âme damnée. L'ultime requête de cette gamine qui t'arrachera le coeur et l'âme, au moment où elle tombera. Fais-le.

L'impatience de Lazar, et l'arme se tend vers Anton plutôt que toi. Mais alors que ton acolyte va pour la saisir, tu le prends de court. Attrape le revolver, en réponse au regard qui continue de t'envelopper, continue de te supplier, continue de te condamner. Le revolver qui cliquète alors que tu le charges, et ton bras qui le porte difficilement. Il pèse lourd, lourd sur ton âme, lourd dans les bras des démons qui se réjouissent de l'avoir parmi eux. Et dans ton dos, Lazar satisfait, Lazar remonté, claque finalement la porte pour aller prendre l'appel qui continue de sonner. À tes côtés, Anton trépigne. Anton voulait le faire. Anton veut la tuer. Mais c'est toi qui as l'arme — et cette fois, tu ne la relâcheras pas. Tu ne lui feras pas ce plaisir. Pas alors que les yeux de la petite, si petite, t'ont supplié de ne pas la laisser mourir avec aussi peu de décence et de respect.

Le canon braqué sur son front, et tes poumons peinent à reprendre suffisamment d'air pour permettre à ton corps de rester droit. Ferme les yeux. Mais elle ne veut pas. Elle te regarde, le menton haut. La fierté qui l'anime jusqu'aux portes de la mort, malgré la peur qui lui fend les prunelles. S'il te plait. Mais elle ne le fera pas. C'est inutile d'attendre, inutile d'insister. Inutile d'énerver encore davantage Anton, chien fou piaffant à tes côtés, qui te donne soudainement envie de tourner l'arme vers lui et d'appuyer sur la détente. De faire sortir Lim, et de lui dire de dégager. Lui donner cinquante dollars pour un billet de bus, et lui ordonner de disparaître à jamais. Mais ça ne sert à rien, et tu le sais. Elle ne peut pas courir indéfiniment — et elle est condamnée. Ses yeux dans les tiens, tes yeux dans les siens. Tu attends trop, ça énerve Anton à côté de toi. Il croit que tu hésites — et il a raison. Lim à genoux devant toi, Lim qui te regarde, Lim qui ne flanchera pas. Lim qui te rappelle ta mère, à cet instant donné. Ta mère, traînée dans la boue toute sa vie. Ta mère, qui avait tué son mari, comme Lim avait tué Bran. Ta mère, que la prison avait tuée, que ton départ pour l'armée avait tuée. Comme tu allais tuer Lim.

Anton va gueuler, Anton va te presser, Anton va vouloir prendre l'arme — mais il n'en a pas le temps. Personne n'a le temps de respirer, personne n'a le temps d'accepter ce qui va se passer. Seuls tes yeux trouvent le temps de s'armer des excuses les plus sincères, pour le dernier regard que tu peux lui donner. Seuls les démons prennent leur temps pour savourer ton doigt qui enfonce la détente, et le trou qui apparaît au milieu du front de la gamine. Gamine qui retombe, les yeux grands ouverts, les yeux morts, déjà morts, morts trop vite — morts comme ton coeur, que le coup de feu venait de transpercer.

Morts comme ton âme, qu'ils marqueront à jamais.

La mort.

Celle qu'on t'avait promis d'éviter, celle que tu viens d'apprendre et qui t'a coupé dans ta lancée. Celle qui t'a brûlé le coeur en quelques mots bien placés, et dont tu ne te relèveras probablement jamais. Pas entièrement, à tout le moins. Pas alors que ta vie avait tourné autour de la sienne pendant de trop nombreuses années.

Elle est morte, ta copine, putain !

La Terre qui s'arrête de tourner, alors que le cri du type claque encore contre les murs de la pièce. L'arme qu'il tient levée vers la tête d'Ivana, et ton coeur qui a dérapé. Ton visage qui s'est brutalement crispé, alors qu'il sait de qui il parle. Sait que ce n'est pas Niamh, Niamh qu'Ivana a promis de libérer, Niamh qui devrait être en sécurité si la serbe a respecté sa part du marché. Il sait. Qu'on parle de Katja. Katja qui s'est rendu compte qu'on la suivait, Katja qui a décidé de se dresser et de confronter son harceleur. Katja qui n'a pas imaginé que les choses tourneraient mal. Katja qui est tombée à la renverse, violemment, quand l'autre l'a poussée. Katja au crâne fendu sur le pavé. Katja.

Les genoux en coton, la bile au fond de la bouche. C'est de ta faute, et tu le sais. C'est de ta faute si Katja s'est fait tuer. De ta faute si Niamh s'est faite attraper. De ta faute — tout ça pour avoir protesté. Mais tes yeux trouvent ceux d'Ivana, et elle sait. Sait que c'est terminé. Qu'elle n'a pas tenu sa part du marché, en ce qui concernait ton amour de jeunesse. Elle voit le gouffre dans ton âme, et elle l'affronte les dents serrées. Sachant que rien, désormais, ne pourrait plus t'empêcher de reculer. De la laisser seule face au destin cruel qu'elle s'était mérité, et dans lequel elle avait tenté de te tirer. Le chantage qui t'a broyé le coeur, et qui a coûté la vie à celle qui jamais n'aurait dû être affectée par tes choix. Qui a coûté la vie à Katja.

Novak.
La voix d'Ivana contre tes tympans. Tes mâchoires crispées, et tes yeux tranchants qui affrontent les ordres que beuglent silencieusement ceux d'Ivana. Protège-moi. Empêche-le de me tuer. On peut régler ça. Mais de ton coeur, il ne reste que des cendres. De ta moralité, un simple murmure dans le vent. Et à ce moment précis, tu te fiches de la voir vivre. Tu veux la voir mourir. Pour t'avoir forcé à te plier à des ordres que tu ne voulais pas exécuter. Pour avoir causé un accident à Niamh, et avoir manqué de la tuer. Pour avoir tué Katja, par son incompétence et sa volonté de te faire ployer.

La haine. Dans tes yeux, dans ton corps. Celle qui te fait reculer d'un pas, tandis que l'autre comprend que tu as gagné. Qu'Ivana saisit qu'elle est foutue. Le type s'avance, braque son arme sur le front de la serbe. Sachant qu'il n'a plus rien à craindre de toi. Sachant que c'en est fini d'Ivana, et qu'il a l'occasion de porter le coup de grâce. La haine qui te pousse à regarder. L'envie de tuer qui te fait blanchir les jointures, mais que tu parviens à ravaler. Ce coup-là n'est pas le tien. Cette balle-là ne sortira pas de ton poing à toi. Tu as déjà assez tué, Novak. Et alors que le corps d'Ivana s'effondre, ton souffle se coupe. Ta carcasse qui se met en mouvement, avant même que l'autre ne commence à relever son arme vers toi, avec la ferme intention de te faire porter le chapeau en partant. Ta main bloque son geste, l'autre s'empare du revolver et le fracasse à l'arrière du crâne. Suffisant pour assommer, pas assez pour tuer. Tu laisses l'arme retomber. La respiration sifflante, le coeur enragé. Ton corps déjà porté à sortir et à disparaître dans les ténèbres de ta terre d'accueil pour ne jamais te retourner.

Cette fois, tout est terminé.


chronologie:
 

     


Dernière édition par Novak Zoranovic le Mer 18 Juil - 17:53, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Mer 11 Juil - 20:12

LMDSKDMLSKLD PAPA OURS


Spoiler:
 

FOREVER IN MY HEART :megajoyed:
(et dans celui de lim AMEN :megajoyed: )
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Jeu 12 Juil - 5:35

Citation :
une bulle d'espoir qu'on lui a crevée, arrachée. qu'on a laissé mourir sous ses yeux. une tignasse rousse, inattendue, qui n'a eu besoin que de quelques mois pour retourner sa vie, et pour la liberté de qui il s'est sacrifié.

Citation :
impossible de dire si la guerre et l'horreur ont atteint un nerf endommagé à jamais, ou s'il finira un jour par s'en tirer.

mes petits feels        

Citation :
shit, ça c'est une bonne question. HM. allez, disons martin luther king (et j'inviterai rosa parks). (marianne je sais que tu me juges right now but sorry not sorry)

en effet, mais je savais que t'allais répondre ça

Citation :
non jamais. mais j'ai failli voler un talkie-walkie en plastique qui était tombé de son kit, l'autre jour, au dollarama, pour compléter mon costume de la casa de papel.

MAIS TU ES TROP SAGE TU L'AS REMIS. je sais j'étais là What a Face What a Face

enfin bref
me voici



PERSONNE TOUCHE À MON NONO.



(et mathie mdr je me remets pas de ton gif jpp c'est trop excellent )
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Jeu 12 Juil - 12:02







quand l'ours nono rugit:
 


  (moi devant le nivak)(je sais pas pourquoi je précise)
  (moi devant le daivak)(lalala)
edit j'oublie tout : (moi devant le malovak)

(tu as mis mes avatars c toi la + belle ok)(et nono le + bo)
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Jeu 12 Juil - 14:39


c'est quoi cette fiche, c'est pour me briser le coeur. ouais, ça marche.
bon, cette plus de feu et de sang, c'est pas légal d'écrire comme ça
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Jeu 12 Juil - 21:10

Je dis pas bienvenue parce que tu es déjà à la maison mais je te souhaite bien du courage pour ta fiche et puis je me ferais une joie de découvrir Novak !
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Ven 13 Juil - 20:54

ARJKLZJKLFEJ BRAN TE REGARDE DEPUIS L'AU-DELÀ ET IL TE FAIT DES CÂLINS MÊME SI T'EN VEUX PAS ET IL T'AIME VOILÀ
et il te dit merci pour lim même si c bcp trop horrible et triste j'ai pas signé pour ça moi ????? j'ai le kokoro en miettes


ps : on peut t'appeler petit ours brun ? ou grand ours brun du coup ? hmm
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Mer 18 Juil - 17:59

@crash love papa ours est là pour ses bb ours, t'en fais pas pour ça. (ton gif m'a tellement tuée jpp, Novak à échelle humaine. Arrow)

@niamh o'leary heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat heartbeat (rien d'autre à déclarer je t'aime et jhvgyuiyhjkhgyu let's have babies et je t'interdis de me juger t'as répondu mlk aussi voilà voilà )

@daire méalóid ptdr u killed me mi amor. heartbeat MAIS OUI OFC QUE J'AI MIS TES AVATARS ILS SONT TROP BEAUX OK. loveeye et trop d'émotions pour le malovak, et pour mon petit bb liours dont papa ours va bien s'occuper tkt. heartbeat heartbeat

@drazen markovic ugiyoihkjgjyi t'es trop adorable stop that. heartbeat mais je suis trop contente que ça te plaise ET CETTE FOIS ON VA SE RATTRAPER EN RP, voilà voilà, que ça à déclarer.

@meadbh o'driscoll merci la miss. j'ai cru comprendre que meadbh aimait traîner au smoking dogs, aha, on se trouvera peut-être un lien qui sait. dehors la jeunesse, dégagez de là

@seven popescu non mais alors moi non plus j'ai pas signé pour ça et au diable les câlins et mon coeur est tout brisé en mille morceaux à cause de toi et de mathie et de vos idées atroces là :megajoyed: :megajoyed: :megajoyed: Nono s'en remettra jamais JSPR QUE T'ES FIÈRE :megajoyed: (gros ours brun c'est plus réaliste )
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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Mer 18 Juil - 20:46



FELICITATIONS
t'es dans le game

bon cette fiche est beaucoup trop longue mais les feels en lisant c'est pas tré tré jontil de faire ça à mon petit coeur. Bref va donc faire du drama dans les rues de Savannah, ou plutôt continuer à en faire pornstach


Et voilà, tu es validé(e) !
Félicitations et bienvenue ici, chez les psychopathes. aaaah

Maintenant, avant tout, présente ta bête au monde en postant notamment tes fiche personnage et ta fiche de liens. Pense aussi à recenser ton métier et tu peux également ajouter ton personnage au fc directory. Si tu as besoin d'aide pour tes premiers pas sur le forum tu peux faire appel à un parrain il t'aidera à te sentir intégré(e) au forum. Parlant de ça, tu peux faire un tour au speed-dating rp ou à la roulette des liens pour trouver tes partenaires de crime. Après ça tu pourra participer pleinement à la vie du forum en rejoignant notamment le discord ou le tumblr mais surtout en passant ta vie à flooder.

Allez, amuse toi bien !

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MessageSujet: Re: dead memories, (novak)   Jeu 19 Juil - 5:00

What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face elle était déjà longue avant le reboot, mais là c'est juste pire. (sorry not sorry )
merci beaucoup la miss. I love you (et d'avoir eu le courage de te taper la lecture surtout. )
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