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 Hell let loose (Jmo)

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Nemo Hornigold
s’il a de l’humour il finira mort noyé
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MessageSujet: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyMar 10 Juil - 23:23

Il n’a jamais foutu les pieds dans une prison avant. C’est étonnant, peut-être, qu’il ait même jamais fait de tour dans une cellule, pour une petite soirée en garde à vue, pourtant c’est vrai, il s’est jamais fait choper pour quoi que ce soit. Son cher pote flic (avec beaucoup de guillemets) a même pas essayé de le coffrer pour son flingue, la dernière fois. Sid reste et restera une belle grosse déception. Prison fédérale, donc, et son regard pétille plus que d’ordinaire. Y’a quelque chose qui l’excite dans cette atmosphère malsaine, les matraques à la ceinture des gardiens et les regards suspicieux qu’ils posent sur son corps chétif et sa face de lune. Faut dire qu’il sourit comme un serial killer en devenir, la psychopathie déjà collée à la gueule, style masque du Joker, bien qu’il hésite pas à préciser aux agents de l’accueil qu’il est simplement un tantinet dépressif et que les p’tites pilules pour lui rendre le sourire le déglinguent un peu. Il a fait l’effort de pas se déguiser pour venir, ce serait con d’avoir fait tout ce chemin dans un bus pourri pour se voir refuser l’entrée sous prétexte que c’est pas le cirque. Il est aussi ravi et a autant d’étoiles dans les yeux qu’un gosse qui va admirer des trapézistes et se moquer de clowns, cela dit, mais la comparaison s’arrête là, il suppose. Même si y’a de jolis fauves en cage, ici aussi.

Il pense à JJ en se faisant fouiller par la sécu, clin d’œil déplacé recueilli par une grimace dégoûtée du type baraqué, moulé dans son uniforme aux couleurs de mauvais goût, obligé de s’occuper de lui. Ça fait longtemps qu’il l’a pas vu, JJ, c’t-à-dire qu’il avait pas remarqué qu’il avait pris des vacances à l’ombre avant récemment, en amant pas trop attentionné. En amant très attentionné, en revanche, il a sorti sa plume et son papier à lettre le plus raffiné dès qu’il l’a appris, rédigeant de sa calligraphie soignée une déclaration d’amour glauque à souhait. Il est à peu près sûr que JJ n’a rien capté à sa prose sombre et poétique, une belle gueule se compense toujours par une stupidité sidérante, mais c’est ce qu’il admire à outrance chez ce sociopathe avéré sur lequel il a brutalement jeté son dévolu il y a des années encore. Plus ils sont cons, plus ils sont violents, plus il les aime. De toute façon, le papier rose à petits cœurs pailletés parfum rose des champs lui aura mis la puce à l’oreille. C’est bien pour ça qu’il lui a braillé des conneries au téléphone, Nemo se souvient encore du message d’avertissement avant de recevoir l’appel, ça l’a rendu tout chose, vraiment. Il s’installe bien tranquillement dans le box qu’on leur a assigné, forçant le trait en croisant les jambes, à trop s’humecter les lèvres de sa langue qui tient pas en place. Il sait que JJ va venir, il lui a pas laissé le choix, et c’est peut-être bien pour préparer le terrain de sa libération qu’il est là. Ça lui manque tant, une bonne raclée à l’ancienne, relents d’homophobie et de refoulement inconscient. JJ est probablement l’amour de sa vie, personne ne répond mieux que lui à ses désirs. Enfin, il s’assied en face de lui, et Nemo plaque instantanément sa paume contre la vitre qui les sépare, avec une délicatesse toute sensuelle. « Mets ta main. J’veux faire comme si on s'touchait. » Et il lui sert le rictus du mec qui prend déjà son pied.
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JJ O'Reilly
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyJeu 12 Juil - 16:28

Je vois le gardien qui me fait un signe de la main de loin, pour que je rapplique. Je grogne un peu. — Qu'est-ce qu'il veut encore c'lui là. Akker tourne la tête pour voir de qui je parle et se marre. — Même pas foutu d'bouger son gros cul jusqu'à toi. C'est vraiment une larve ce mec, j'sais pas pourquoi ils l'ont engagé. Je hausse les épaules, tout en continuant de le fixer, je fais un signe de la main au gardien, l'air de dire : tu veux quoi ? Il beugle mon nom de l'autre bout du couloir. Ça me froisse. Je serre les dents. — Un jour j'vais m'le faire, j'te jure Ak. Il continue de rire tout en fixant le poste de télévision. — Évite, Don l'a dans la poche, il est con, mais il est pratique.Tu m'étonnes qu'il soit pratique, en cas d'invasion zombies on leur refile et y a tellement à bouffer sur lui qu'on a le temps de vider trois fois la prison en attendant qu'ils le terminent. Akker éclate de rire et relève la tête vers moi tandis que je quitte ma chaise. — P'tain t'es con O'Reilly. Je ricane avec lui et lui tapote l'épaule en partant pour rejoindre le gardien. Je prends tout mon temps, lambine, lui souris alors qu'il m'ordonne d'arriver plus vite, trépignant d'impatience. Je glisse les mains dans mes poches, désinvolte et hausse les épaules quand j'arrive à sa hauteur. — Gueule pas, regarde, j'suis là.Arrête de faire le malin O'Reilly. T'as d'la visite et le compteur tourne, ça te fera tout ça en moins à passer avec la personne qui t'attends. Je fronce les sourcils, d'abord étonné d'entendre que j'ai de la visite. Puis contrarié par son attitude. — Et tu pouvais pas m'le dire avant au lieu de m'appeler de loin comme un clebs ? Il ne dit rien, il a déjà pivoté pour partir en direction des parloirs. Je lui emboite le pas en inspirant bruyamment, trainant volontairement des pieds sur le sol pour faire couiner mes chaussures. Ça l'énerve, je le sais, il passe son temps à nous reprendre avec ça. — Lève les pieds quand tu marches. En plein dans le mile. Sourire narquois. Je continue. Il tourne brièvement la tête vers moi et me fusille du regard. On s'arrête devant la grille et il tire sur ma manche qui pend le long de ma taille. — Et enfile ta tenue correctement. Je me place devant lui et le toise, haussant un sourcil. — Je l'enfile comme j'veux et tu l'sais très bien. Y a que deux bandes dans la prison qui peuvent transgresser la règle de la tenue et ne pas l'enfiler en haut, se contenter de nouer les manches à la taille et de rester en débardeur blanc - faut dire qu'on crève de chaud ici. Et les deux bandes, ce sont les blacks et la nôtre. Il se renfrogne et ouvre la grille, me poussant à moitié pour me faire rentrer. — J'me demande vraiment pourquoi t'as autant de visites. Je marche à reculons pour continuer à lui faire face et ondule légèrement tout en glissant mes mains le long de mon buste. — C'est parce qu'elles sont toutes folles de ça. P'tit coup de bassin et j'éclate de rire, tandis que lui lève les yeux au ciel et referme la grille. Je me remets à marcher dans le bon sens et remonte les boxes. Ce con ne m'a pas dit le numéro du coup. Ça doit probablement être mon avocat, qui d'autre ? Nemo.

... Hein ?
Nemo ?

Ah le con. Je l'avais presque oublié avec toutes les galères des derniers jours. Je me fige et balance ma tête en arrière, dépité, échappant un long râlement plaintif. Je me traine jusqu'à la chaise sur laquelle je me laisse lourdement tomber. J'veux pas décrocher. Il va être chiant, j'le sais. Suffit de voir les lettres qu'il m'a envoyé. J'aurais probablement dû énerver le gardien un peu plus finalement, histoire que ça tourne mal et que je n'ai pas le droit d'aller au parloir. C'est p't'être pas encore trop tard ? Je me résigne finalement, craignant de recevoir d'autres lettres du même genre. Je décroche le téléphone et le porte à mon oreille. L'instant d'après, il vient plaquer sa paume contre la vitre, m'arrachant un léger sursaut. J'esquisse un mouvement de recul et le dévisage, méfiant. — Mets ta main. J’veux faire comme si on s'touchait. ... Pardon ? Un peu abasourdi, je ne réagis pas tout de suite. Je le fixe lui, puis sa main, puis lui, sa main, lui, sa main, lui. Je détourne finalement le regard en plissant le nez avant de secouer la tête de gauche à droite. — T'es taré ? Oui, évidemment que oui, pourquoi j'pose encore la question. La surprise laisse finalement place à la colère. Je me rapproche le plus possible de la vitre, comme si ça nous rendait moins visible et je me mets à parler tout bas dans l'appareil. — Nemo, j't'ai pas fait venir ici pour que tu m'humilies en public putain. Tu voulais m'voir, on s'voit. Maintenant arrête tes conneries et range ta putain d'main avant que j'te la coupe. J'peux pas le faire là tout de suite, c'est vrai. Mais promis, je mets ça sur le haut de ma liste des choses à faire dès que je sors de prison. Je zieute rapidement autour de moi, priant de toutes mes forces pour que personne ne nous voit. Je reprends, toujours aussi bas. — Pour une fois, fait pas chier, j'suis dans la merde moi sinon après, ok ? Je pose un regard insistant sur lui. Toutes ces années à le supporter, il peut bien faire un effort pour moi, rien qu'une fois, non ? Je penche la tête sur le côté, comme pour l'encourager à céder à ma requête, mâchoire crispée. J'en oublie complètement mon débardeur et mon tout nouveau tatouage qui se balade sur ma clavicule gauche. Rien à foutre, c'est Nemo, si y a bien quelqu'un qui peut le voir sans que j'en rougisse de regret, c'est lui. En attendant, je lui fais signe de baisser sa main avec au fond des yeux la promesse de sacrées représailles s'il n'obtempère pas. Putain, rien ne lui ferait plus plaisir, j'suis trop con.
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyDim 15 Juil - 17:57

Il aurait dû acheter du popcorn en venant. Ou un milkshake pour suçoter sa paille en matant JJ droit dans les yeux. La prison, c’est plus trash et divertissant qu’un film de John Waters, il est à deux doigts d’aller demander à l’entrée s’il peut pas y faire un stage de quelques jours. Mais il a pas le temps, déjà son attention est happée par JJ, son crâne rasé et ses iris presque aussi clairs que les siens, et dommage qu’il puisse par voir son p’tit cul de là où il est assis. Son détenu préféré a l’air de faire des manières avant d’décrocher, et ça fait sourire Nemo, une seconde fugace, juste avant qu’il se lance dans ses conneries habituelles. La main sur la vitre a l’effet escompté, la surprise et la méfiance qui bataillent dans le regard de JJ alors qu’il fait des allers-retours entre sa paume et son visage. Choc, puis dégoût. C’est ça, l’amour. Nemo incline doucement la tête sur le côté à la question – ô combien stupide – de JJ, humectant ses lèvres de sa langue avec un peu trop d’application, vipère menaçante prête à cracher son venin. Ça fait trop longtemps qu’ils se sont pas vus, JJ semble avoir oublié à qui il a affaire. Une piqûre de rappel lui ferait sûrement du bien. Il le laisse parler, l’écoute jusqu’au bout dans un silence d’une dévotion quasi religieuse. Et il garde sa main bien à plat contre le verre, dans une attitude de défi ostentatoire, prunelles vrillées dans celles de JJ qui tentent visiblement de le foudroyer sur place, les commissures de sa bouche dressées comme deux cicatrices trop bien placées. « Me fais pas ces yeux-là. Ça m’excite. J’vais finir par la mettre dans mon pantalon, ma main », qu’il susurre dans le combiné. Soupir las lorsqu’il ramène sa main sur ses genoux, répit de courte durée pour JJ dans les limbes de ses mauvaises pensées.

Ses pupilles s’attardent sur le reste de son corps, un peu au hasard, un peu indiscrètes, ne tardent pas à repérer les deux petites pattes noires tordues qui émergent impunément du marcel blanc commun à tous les prisonniers, ornant pas si fièrement la clavicule de JJ. « Tu t’es fait des amis ? », il lâche d’une voix passablement moqueuse, petit coup de menton pour désigner le tatouage. Il n’est pas très étonné, le vide sidérant dans la boîte crânienne de JJ doit représenter une aubaine pour tout néonazi digne de ce nom. « J’comprends, l’uniforme SS t’irait aussi bien qu’au Prince Harry. Ça aussi, ça m’excite. » Clin d’œil vicieux. C’qu’il comprend, surtout, c’est que ouais, JJ est bel et bien dans la merde si un de ses nouveaux copains voit leur petit manège, à tous les deux. Faut dire que vu leur second degré légendaire, ils risquent pas de capter qu’tout ça n’est qu’un jeu pervers du rouquin. Nemo a toujours su s’glisser dans les failles d’autrui, appuyer là où il faut surtout pas appuyer, et rien ne lui fait plus plaisir de retrouver quelqu’un comme JJ dans une situation de faiblesse absolument jouissive. Ça n’en sera que meilleur à sa sortie de prison. Et, fanfaronne, sa paume revient se plaquer contre la vitre, les lippes étirées sur ses dents de travers. « Me frustre pas. J’peux t’écrire des trucs beaucoup plus explicites, tu sais ? ‘Mein liebes Führer, je rêve que tu m’encules dans un cimetière au clair de lune.’ » Nouveau soupir, mais de ceux qu’on pousse à l’idée d’une dose de bonheur extatique, cette fois. « Tu f’sais d’jà partie de tous mes fantasmes, mais là, oh, JJ. T’imagines même pas. Le rêve de tout pédé : convertir un nazi. » Battement de cils exagéré, il minaude en hochant la tête, sourire doucereux qui fait tache sur sa gueule. « Ta main ou j’me mets à lécher cette vitre la main dans l’boxer. »
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyDim 22 Juil - 12:13

Il jubile, ce petit con. C'était déjà insupportable hors de la prison, mais ici ça me donne carrément des envies de suicide. Je le vois passer sa langue sur ses lèvres, avec beaucoup trop de minutie pour que ce soit un simple réflexe. Mes yeux qui suivent scrupuleusement son mouvement, peut-être un peu trop. Mais quand je relève le regard  jusqu'au sien, il n'y a que des éclairs qui tentent de le foudroyer sur place. Le faire partir en fumée, qu'il ne reste de lui qu'un tas de cendres et qu'on en parle plus. Si seulement. Mais Nemo est de toute évidence immunisé à mon électricité, pire encore, il s'apparente à un paratonnerre qui s'en délecterait. Comme s'il avait été conçu pour ça. Et je me demande encore pourquoi c'est moi qui suis puni. Pourquoi est-ce qu'il s'acharne, s'obstine comme ça. Des tarés à Savannah, ce n'est pas ça qui manque. Ça aurait pu être n'importe qui d'autre. Mais non, c'est moi. Je l'ai toujours jugé ingérable, mais aujourd'hui il bat des records. — Me fais pas ces yeux-là. Ça m’excite. J’vais finir par la mettre dans mon pantalon, ma main. Je m'étouffe à moitié et me mets à tousser nerveusement, les yeux qui dévient des siens un instant, dérangé par ses paroles. J'éloigne même le combiné une seconde de mon oreille, le temps pour moi de reprendre mon souffle et de garder mon calme. La patience, ça n'a jamais été mon fort et Nemo a le don pour la mettre à rude épreuve. Je soupire longuement avant de ramener l'appareil contre moi. Je le vois alors retirer sa main de la vitre ; soulagement. Mais ça ne dure pas alors que sa main disparait de mon champs de vision pour aller se perdre sur son pantalon. Je me dresse un peu, lueur de panique qui illumine mes rétines. — Woh, oh, tu fais quoi ? Le stress qui grimpe subitement alors que je l'imagine déjà se fourrer la main dans le caleçon comme il vient de le dire. Je sais qu'il en est capable et c'est bien là tout le problème. Sueurs froides qui pointent le bout de leur nez avant de disparaitre en réalisant qu'il reste sage finalement - pour l'instant. Je me laisse retomber dans ma chaise, les nerfs à vif. Je ne vais pas survivre à ce tête à tête, je vais crever d'une crise cardiaque avant, c'est sûr vu les envolées de mon palpitant face à ses conneries. Petit con de merde.

   — Tu t’es fait des amis ? Je reporte à contre-cœur mon attention sur lui, pensant dans un premier temps que sa question n'était là que pour alimenter la conversation. Mais rapidement je comprends qu'il s'agit d'autre chose. Ses yeux qui fixent ma clavicule et je ne peux pas m'empêcher d'être pris d'une vague de malaise. Je me tends, la mâchoire qui s'agite nerveusement malgré que je tente de garder une attitude calme et distante. — Qu'est-ce ça peut t'foutre ? Que je grogne, sur la défensive. Et dans ses yeux, y a cette excitation malsaine qui l'anime si souvent. Je fronce légèrement les sourcils, un peu méfiant. — J’comprends, l’uniforme SS t’irait aussi bien qu’au Prince Harry. Ça aussi, ça m’excite. Il me fait un clin d’œil et par réflexe, je brandis mon majeur devant la vitre pour toute réponse. Ses paroles qui tournent dans ma tête et que je ne comprends pas. Uniforme SS ? Prince Harry ? Je n'ai pas la moindre putain d'idée de ce dont il parle, mais il a l'air d'être sûr de lui. N'ayant pas l'envie de passer pour un sale ignare, je me contente de snober cette partie de sa phrase. L'air agacé et mauvais, je demande, las. — En même temps, qu'est-ce qui ne t'excite pas ? Haussement de sourcils, roulement des yeux. Je crois que je ne l'ai jamais vu ne pas être excité par quelque chose. Ce mec a clairement des problèmes psychologiques. C'est lui qui devrait être du côté de la vitre, pas moi. Si l'un d'entre nous est vraiment dangereux pour la société, c'est lui. Faudra pas s'étonner si un jour il finit à la une du journal pour un fait divers totalement glauque.

   Et alors que je me croyais tiré d'affaire avec cette histoire de main, voilà qu'il revient coller la sienne au plexiglas sous mon regard dépité. Putain. On dirait un vieux cabot affamé qui refuse de lâcher son os bien qu'il n'y ait plus rien à ronger dessus. Saleté de pédé. Et en plus il sourit, terriblement fier de lui. Pitié, donnez moi un bûcher qu'on le foute dessus. Fut un temps où on brûlait les roux pour moins que ça. C'était le bon vieux temps. — Me frustre pas. J’peux t’écrire des trucs beaucoup plus explicites, tu sais ? ‘Mein liebes Führer, je rêve que tu m’encules dans un cimetière au clair de lune.’ Je vois rouge. — Bordel Nemo, ferme ta gueule. Que j'ordonne tout bas, me mettant à regarder de gauche à droite de façon frénétique, craignant que quelqu'un ne finisse par l'entendre. Je me rapproche de la vitre avec la furieuse envie de lui taper dessus. Ça me démange, fourmis dans les doigts qui commencent à dévorer ma chaire. — Tu f’sais d’jà partie de tous mes fantasmes, mais là, oh, JJ. T’imagines même pas. Le rêve de tout pédé : convertir un nazi. Je réagis au quart de tour. — J'suis pas un na... Je m'interrompt, venant placer mon poing serré devant ma bouche, me mettant à mordre mon index au passage. Si. Il a raison, techniquement j'en suis un. Merde. Je retire mon poing et le défait pour venir passer ma main sur mon visage, de plus en plus agité. J'ai du mal à rester tranquille parce que ça bouillonne sous mon épiderme. De nombreux spasmes passent sur mon visage alors que je tente d'éclaircir mes pensées sans y parvenir. J'essaye d'oublier ça pour mon concentrer sur le reste, même si ce n'est pas franchement mieux. — Et arrête avec ça putain, tu vas rien convertir du tout ok ? Lâche-moi merde. Mes fondations qu'il ébranle chaque fois un peu plus lorsqu'il parle de ça, lorsqu'il sous-entend (de façon plutôt explicite d'ailleurs) que je suis comme lui. Que j'ai les mêmes tendances que lui pour les mecs. C'est n'importe quoi. C'est, n'importe, quoi. Et j'enterre dans l'obscurité les souvenirs de Seven et d'Otto qui semblent vouloir me narguer effrontément. Il bat des cils et je devine déjà la suite. — Ta main ou j’me mets à lécher cette vitre la main dans l’boxer. J'avais peut-être pas si bien deviné que ça finalement. Le désarroi qui passe sur mon visage pendant une fraction de seconde pour finalement laisser place à une colère grandissante. Des envies de massacres au bout des doigts. Je ferme les yeux et pince mes lèvres, inspirant un grand coup pour me retenir de faire un scandale et de me barrer. Je sais que si je coupe court à l'entretien, dans moins d'une semaine j'aurais reçu une lettre qui me vaudra bien des emmerdes. Résigné, je finis par obtempérer. Je vérifie une dernière fois que personne ne nous observe et lentement j'approche ma main de la vitre. Je bloque un peu une fois à quelques centimètres, effectuant quelques mouvements de recul avant de la poser enfin. Je regarde ailleurs, bien trop gêné par cette situation grotesque. — T'es vraiment un sale petit enfoiré. Finalement je me décide à rabattre mon regard sur lui. — Je la laisse une minute et après je l'enlève. Que je précise, hargneux. Hors de question qu'on fasse tout notre tête à tête dans cette position. Humilié et contrarié, j'ajoute. — Et compte même pas sur moi pour venir te régler ton cas quand je sors, ça t'ferait trop plaisir tafiole. Quand je sors, je disparais de ta vie et t'auras qu'à te trouver une autre lubie putain. Et je me remets à regarder nerveusement autour de moi, prêt à retirer ma main au moindre signe de mouvement. Personne ne doit voir ça. Personne.
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyVen 3 Aoû - 15:37

Il dégage ce même charme qu’il lui trouvait adolescent, la lueur de danger qui danse au fond de ses prunelles, les réactions fantomatiques qui se glissent son visage pour s’éteindre aussitôt, des boutons d’urgence sur lesquels il est trop facile d’appuyer. JJ l’a toujours rapproché de son fantasme de mort imminente, d’être une victime choisie avec soin par un sociopathe en puissance, tout en étant un brin trop simpliste. Au fil des ans, Nemo n’avait eu aucun mal à remarquer que même les provocations les plus gentilles arrachaient des réactions infernales à JJ, un peu moins quand celui-ci avait – au bout d’une lune – compris que le rouquin adorait se faire tabasser. C’est étrange, de le voir tout en sachant qu’il ne pourra pas l’atteindre, même s’il craque. Un JJ inoffensif derrière sa vitre, entouré de gardiens. C’est un peu décevant, aussi, bien que Nemo n’ait jamais pu autant jouer auparavant, le goût d’une satisfaction douce-amère sur la langue. Il ne perd pas une miette des expressions qui s’enchaînent sur le visage de JJ, surprise, colère, nervosité, lassitude, panique, méfiance, dégoût, à croire qu’ils se sont lancés dans un de ces jeux crétins où il faut faire deviner le maximum d’émotions en une minute, ses iris translucides rivés sur JJ, sourire taquin aux lèvres à chacune de ses vaines protestations, qui s’élargit au doigt d’honneur qu’il récolte suite à son clin d’œil. Il ne dit rien, mais il sait que son rictus rappellera à JJ ce qu’il a toujours répondu à tout majeur brandi sous son nez : j’aimerais trop ça.

Nemo, malgré son égocentrisme assumé, a toujours été un fin observateur de l’humanité, dans tous ses travers et ses mensonges. Habitué aux êtres complexes comme on en trouve dans les thérapies ou tout bêtement dans la famille Hornigold – une belle bande de tarés excentriques –, un mec comme JJ ne représente qu’un maigre challenge à déchiffrer. Surtout avec des facteurs externes aussi évidents que « environnement carcéral » et « néo-nazis ». Il s’attarde quelques secondes à contempler JJ, sans s’arrêter de causer, mais le regard pensif, se dit que oui, avec les cheveux une teinte plus claire et une mèche à l’Allemande, il ferait la fierté de tonton Adolf. Ça l’amuse, la manière dont JJ baisse d’un ton en lui commandant de la fermer, les coups d’œil fous d’un côté et de l’autre de la pièce pour s’assurer qu’aucun de ses petits amis n’est dans les parages. Ça l’amuse encore plus, lorsqu’il s’empêche de nier les faits, une sorte de sourire attendri venant déformer ses traits, entre la moquerie et l’émerveillement devant tant de stupidité. Les aryens du coin ont dû sauter de joie en voyant débarquer un client quasi taillé sur mesure pour leur petit club raciste. Il est sûr que JJ a même pas capté dans quoi il s’embarquait. Mais Nemo est pas là pour le plaindre, il est seulement venu pour prendre son pied, lui faire un chantage bon enfant la main obstinément collée au verre, les pupilles plantées tout aussi obstinément dans celles de JJ, même s’il les évite. Nemo sait qu’il est coincé comme un putain d’animal en cage, et pas uniquement parce qu’il est en prison. Forcé de s’plier à ses désirs s’il veut pas qu’sa situation empire. Y’a vraiment d’quoi rire. Et il soupire de plaisir quand leurs mains se rejoignent, comme si JJ pouvait le toucher pour de vrai, comme s’il avait eu un geste plein d’audace. « Tu touches mon âme quand tu m’parles comme ça », qu’il répond à l’insulte tout en se mordillant lascivement la lèvre inférieure. Il continue à le regarder fixement, en l’écoutant déblatérer ses conneries, un sourire narquois plaqué sur la bouche. Il sait très bien que JJ aura tout le mal du monde à lui échapper. Il a toujours été du genre têtu, Nemo. « Pourquoi t’essayes d’me briser le cœur, hein, JJ ? Moi j’viens te rendre visite dans ce trou à rat, j’me déplace – tu sais qu’c’est loin en bus ? – juste pour te voir, et tu m’traites comme de la merde ? » Ça sonnerait presque pas faux s’il avait pas l’air aussi content de lui, à sa manière fourbe et malsaine, et s’il susurrait pas, d’une voix aussi vicieuse qu’assassine, les lèvres à un millimètre du combiné comme s’il s’apprêtait l’embrasser :  « Dis-moi que tu m’aimes. »


Dernière édition par Nemo Hornigold le Lun 13 Aoû - 9:30, édité 1 fois
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JJ O'Reilly
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyLun 13 Aoû - 1:49

Tu touches mon âme quand tu m’parles comme ça. Il est fatiguant Nemo. Parce que y a jamais rien qui le froisse, jamais rien qui le déstabilise, jamais rien qui lui fait de la peine. On dirait que tout lui plait, tout l'excite, tout l'enchante. Comme un putain d'optimiste insupportable qui voit le meilleur dans toutes les situations. Pourtant, Nemo, c'est pas trop l'incarnation du bonheur. Ou alors un bonheur drôlement suicidaire. J'le vois qui se mordille la lèvre et ça me révulse, je recule instantanément - pourtant, je prends un coup de chaud, j'sais pas pourquoi. T'es en manque JJ, c'est rien, c'est normal. La seconde qui suit je reviens me pencher en avant, toujours dans l'idée de me faire le plus petit possible - invisible, ce serait l'idéal. Non, l'idéal, ce serait d'être de l'autre côté de la vitre pour pouvoir encastrer la tronche de Nemo dans le verre, pt't'être même le briser tant qu'à faire. — Arrête. Arrête ça. Tout d'suite. Des ordres qui se perdent dans le combiné, qu'il n'entendra sûrement même pas, parce qu'il s'en fout. Parce que je ne peux rien faire de toute façon. Coincé de ce côté - le mauvais. La sale impression d'être la poupée et lui le marionnettiste. Et y a comme un doute qui me traverse. Au final, est-ce que ça n'a pas toujours été comme ça ? La sale sensation que les rôles ont été distribués de cette façon dès le début me prend aux tripes ; c'est quoi cette arnaque ? Et pourquoi je ne capte ça que maintenant ? Je regarde un peu autour de moi, comme si j'allais pouvoir obtenir une quelconque réponse. Mais il n'y a rien d'autre que mon léger reflet dans le verre épais. Juste moi en train de contempler mon air perplexe. J'ouvre la bouche et la referme, j'suis à court d'argument. Vexé, aussi. Je plisse les yeux, les lèvres pincées tandis que je le fusille du regard comme si tout était de sa faute. Parce que ça l'est. Sa faute. Mais mes yeux s'attardent une seconde de trop sur sa lèvre qu'il mordille encore. Deux secondes de trop. Trois. Merde. Je cligne des yeux, confus et recule par réflexe ; comme pour me mettre en sécurité, loin de sa zone radioactive. Saleté de rouquin.

Pourquoi t’essayes d’me briser le cœur, hein, JJ ? Moi j’viens te rendre visite dans ce trou à rat, j’me déplace – tu sais qu’c’est loin en bus ? – juste pour te voir, et tu m’traites comme de la merde ? Je lève les yeux au ciel, pas franchement touché par son petit numéro de femme au foyer désespérée, attendant douloureusement le retour de son homme à la maison. Je secoue la tête avec négligence, faisant mine de ne pas l'écouter. Finalement, je hausse les épaules en soufflant - exaspéré. — Hm, ouais, t'as raison. Faudrait que j'me mette à être gentil avec toi, ça finirait p't'être par t'faire fuir. Je grimace. — Taré. Que je grogne. Bon, c'est pas encore gagné pour la gentillesse. Fait chier. Je n'arriverais jamais à devenir un mec inintéressant à ses yeux, j'suis pas foutu de me maitriser plus d'une seconde, c'est déprimant. Je balance ma tête en arrière en soupirant bruyamment - de désespoir, de frustration. Et je retire ma main de la vitre au passage ; la minute est largement passée.

Dis-moi que tu m’aimes.

Pause.
Quoi ?
Je ricane.
Quoi ?
Je ne ris plus.
QUOI ?

Je me redresse subitement sur ma chaise, dans un grand fracas - qu'il n'entend sûrement pas de son côté en fait. Je le fixe, estomaqué. C'est quoi, son, putain, de, problème ? Je reste comme ça de longues secondes, comme si j'attendais la chute de sa blague. Je hausse même un sourcil, pour l'encourager. Mais rien ne vient. Rien d'autre que son air de vicelard satisfait. Trois, deux, un. Je laisse lourdement tomber ma tête en avant, mon front qui heurte le petit rebord devant moi. Et je ne bouge plus - je fais le mort. Comme les proies face à leur prédateur. Des fois ça marche. Visiblement, pas aujourd'hui. Pas avec Nemo. Je me redresse péniblement, il est toujours là. Je vautre ma tête contre ma paume de main libre et le fixe en secouant la tête de gauche à droite. — Tu vas être content. J'ai genre, vraiment, envie d'te buter à cet instant. Ouais, je m'imagine déjà foutre mes mains autour de son cou et serrer, le sentir se débattre, jusqu'à ce que le calme revienne. De façon définitive. — J'te dirais pas ça Nemo. Plutôt crever que d'te dire ça. Je grimace un peu, perdu dans un océan de confusion. — En plus j'vois pas pourquoi tu voudrais que j'te dise ça. T'as même pas envie que j't'aime, t'es vachement plus en kiffe quand j'te déteste. Je me redresse et écarte mon bras libre. — Et ça j'peux faire, quand tu veux j'te le d... Oh. Je viens de percuter. Enfin, je crois. Avec Nemo j'suis jamais vraiment sûr de rien. C'est justement parce que je ne veux pas lui dire qu'il veut que je le dise. Je fronce les sourcils. C'est ça ? Putain, j'ai perdu le fil, il m'a embrouillé ce con. Et ça se voit, y a cette flamme bordélique au fond de mes yeux, que j'ai toujours quand j'essaye de réfléchir et que ça ne marche pas beaucoup - mais au moins, j'essaye.
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyDim 19 Aoû - 19:38

Il se pourlèche les babines, tel un prédateur en cage à qui l’on tend une bestiole en pâture, pas besoin d’efforts, de chasser sa proie jusqu’aux confins d’une savane, JJ est pris au piège derrière une vitre qu’il ne peut franchir, entre les quatre murs d’une prison fédérale. Ça a quelque chose de frustrant, de le voir autant à sa merci, non pas que JJ ait un jour eu l’ascendant sur lui. Ou peut-être que si, une fois, la première fois qu’il l’avait vu, ses traits si parfaits et pourtant cette laideur qui suintait de son regard, qui hurlait danger, et avait provoqué une guerre nucléaire dans son corps d’adolescent, ses hormones pour soldats et son boxer pour champ de bataille. Faut croire que ses pulsions sexuelles se confondent avec ses pulsions suicidaires. Cette fois-là, c’était la découverte, c’était sa carcasse à la merci d’un désir enfoui, pas vraiment refoulé, pas vraiment assumé, un entre-deux comme Nemo a toujours su les cultiver, il serait donné en sacrifice, aurait proposé de marquer sa chair de griffures et de morsures, de coupures et de blessures. Il avait essayé, et il avait compris en un clin d’œil la psychologie féroce et passablement débile de l’objet de sa convoitise. JJ avait failli lui offrir ce qu’il voulait à plusieurs reprises, mais ce n’était jamais assez. Ce n’est toujours pas assez. Pourtant, il remarque sans peine les attitudes contradictoires de JJ, jouant l’attirance et la répulsion dans le même tableau, mouvement de recul, les arrête qui résonnent dans le combiné et les yeux qui s’attardent plus bas sur son visage, sur sa bouche, sur la lèvre qu’il titille avec malice. Le manque, ouais, mais ça a toujours été là chez JJ, cette ambiguïté craignos et racolante. Et il sait, Nemo, que même si JJ voulait se débarrasser de lui – autrement qu’en le butant, du moins – il y arriverait pas. A être gentil, comme il dit. Il lui décoche un rictus compatissant à son insulte, ramène sa main vers lui juste après sa demande toute particulière. Dis-moi que tu m’aimes. Et ça le fait rire, JJ, alors Nemo rit aussi, de meilleur cœur que sa victime du jour, cela dit, et il continue lorsque le rire de JJ s’interrompt brusquement, finit par s’arrêter, délicatement, seulement pour recommencer à se mordiller la lèvre d’une manière à la fois ingénue et aguichante.

Il l’a piqué au vif, semble-t-il, réaction en chaîne de dégoût, choc, perplexité, et Nemo patiente, silencieux, la tête légèrement penchée sur le côté, un regard et un sourire trop doux à l’intention de JJ quand il relève enfin les prunelles vers lui, un parfait amoureux transi qui ne veut pas forcer la personne qu’il aime à dire quelque chose qu’il ne veut pas. Il mériterait un Oscar pour sa performance. Il attend que JJ ait terminé sa petite tirade peu convaincante – la pièce est enfin tombée – et la balaie d’un geste désinvolte de la main, se rapprochant de la vitre, le combiné au plus près de ses lèvres. « Ce ne sont que des mots, JJ », il souffle, l’air songeur, « Mais si tu veux, j’peux te dire c'qui me ferait bander encore plus que si tu v’nais me défoncer la gueule à ta sortie. » Son sourire se tord davantage, une danse démoniaque sur sa figure entre sa langue et ses canines, « C’qui m’ferait bander, tu vois, JJ, ce s’rait un reportage photo sur la mort d’une pédale dans ton genre en taule, niqué par une bande d’arriérés aryens pour avoir reçu des lettres d’un grand romantisme. » Il contemple ses ongles bousillés comme une meuf plus intéressée par sa manucure que par son mec insignifiant avant de se rappeler son existence et de reporter son attention sur lui. « C’qui est beau, tu sais, c’est qu’ça a même pas besoin d’être tout à fait vrai, parce que tes nouveaux potes, ils t’accorderont pas le bénéfice du doute, faudrait qu’ils soient moins cons pour ça. Et puis, toi et moi, on sait bien qu’c’est pas tout à fait faux, n’est-ce pas ? » Il soupire longuement, comme s’il était soudain épuisé par toutes ces conneries. « Dis-moi qu’tu m’aimes, JJ. Sois gentil. »
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyJeu 30 Aoû - 10:06

De toutes ces dernières semaines en prison, c'est vraiment le moment que je déteste le plus. Ouais, sans hésiter. Encore plus que la fois dans les douches. Au moins, j'avais pu me défendre là-bas. Ici, j'peux rien faire. Je suis juste là, à subir les envies tordues de Nemo sans pouvoir le faire taire. Sans pouvoir m'en aller sans craindre le pire. Je viens gratter mon front à plusieurs reprises, nerveux alors qu'il se joue de moi. Sa lèvre qu'il n'arrête pas de titiller alors que je m'efforce de faire semblant de ne pas y prêter attention. Mon regard qui ne fait que fuir le sien, puisque je ne peux pas l'obliger à regarder ailleurs. Et cette frustration me noue les entrailles et bande mes muscles. C'en est presque douloureux en fait. Je retiens mes cris de rage, ça reste coincé quelque part dans ma gorge et ça rend le passage de l'oxygène difficile. La respiration qui devient plus bruyante, plus irrégulière. La pression qui monte progressivement, mon attitude qui devient de plus en plus hostile et impatiente. Et pourtant, il n'y aura pas d'explosion. Ou peut-être après, quand le gardien m'aura ramené dans l'arène. P't'être bien que je prendrais une proie au hasard et que je le cognerais. Faut bien se défouler. Et à défaut de pouvoir le faire sur Nemo, ce sera n'importe qui d'autre. La seule chose qui me fait un peu plaisir dans tout ça, c'est de savoir que Nemo doit probablement être encore plus frustré que moi que je ne puisse pas lui taper dessus. Putain de taré.

Son rire me heurte les tympans, comme un bruit désagréable qui refile la chaire de poule et fait grincer des dents. Je me braque, je m'emporte, je tente de me défendre du mieux que je peux mais le rouquin reste totalement indifférent. Il m'écoute - à peine - et demeure tranquille. Ça a le don de m'agacer encore plus. Je voudrais faire disparaitre ce petit air qu'il arbore si fièrement. Cette tête de vainqueur me hérisse les poils et je voudrais pouvoir le dévisager si fort qu'il ne pourrait plus jamais la faire. Condamné à avoir la gueule de travers pour toujours. Tu parles, j'suis sûr qu'il trouverait un moyen malgré tout. Il trouve toujours des moyens pour tout, c'est ce qui le rend tellement énervant - entre autres. Il finit par balayer tout ce que je viens de dire du revers de la main, comme si ça n'avait pas la moindre importance. Et pour lui, ça n'en a pas effectivement. C'est particulièrement contrarié. J'me sens un peu comme un esclave au temps de la traite : ma parole ne vaut rien, mes envies non plus. C'est pas super super agréable. Je serre le poing, contracte la mâchoire, balloté entre désespoir et rage. — Ce ne sont que des mots, JJ. Pourquoi est-ce que je dois les dire alors ? Ça n'a pas l'air de compter pour lui et moi, ça me coûte. Genre, beaucoup. Je retrousse un peu les lèvres, dans un mouvement méprisant. — Mais si tu veux, j’peux te dire c'qui me ferait bander encore plus que si tu v’nais me défoncer la gueule à ta sortie.Non. Que je réponds du tac au tac. J'veux pas savoir. Si y a bien un truc que je ne veux pas savoir, c'est ça. Mais j'le vois déjà prendre une inspiration pour se lancer dans sa tirade. Je ferme les yeux une seconde et décolle le combiné de mon oreille dans le même laps de temps, avant de le ramener. J'le déteste, tellement. — C’qui m’ferait bander, tu vois, JJ, ce s’rait un reportage photo sur la mort d’une pédale dans ton genre en taule, niqué par une bande d’arriérés aryens pour avoir reçu des lettres d’un grand romantisme. Je soupire bruyamment et pose mon crâne dans la paume de ma main, quittant son regard quelques instants, dépité. C'est insupportable de se sentir piégé comme ça, à la merci du premier connard fantasque venu. — C’qui est beau, tu sais, c’est qu’ça a même pas besoin d’être tout à fait vrai, parce que tes nouveaux potes, ils t’accorderont pas le bénéfice du doute, faudrait qu’ils soient moins cons pour ça. Et puis, toi et moi, on sait bien qu’c’est pas tout à fait faux, n’est-ce pas ? Je fronce les sourcils et me redresse subitement, le visage plissé dans une grimace qui mélange contrariété et étonnement. Qu'est-ce qu'il raconte ? — Putain, à force d'te cogner j'ai dû t'faire sauter trop d'neurones, tu dérailles Nemo. J'esquisse un mouvement de recul, sur la défensive. Pourquoi il dit que ce n'est pas tout à fait faux ? C'est n'importe quoi. N'importe-quoi. — T'en rêve c'tout, et à force tu fais plus la différence entre tes fantasmes et la réalité. J'me remets à regarder nerveusement autour de moi, sans plus trop lui prêter attention. Toujours pas de complices de Don dans le coin, je vais peut-être survivre à cet entretien finalement. Je jette un coup d’œil à l'horloge située à ma droite, sur le mur du fond. La visite est bientôt terminée et ça m'arrange. Mais je dois me rendre à l'évidence, si je ne lui dis pas ce qu'il veut entendre avant la fin du temps imparti, j'suis foutu. J'ressortirais d'ici dans un sac mortuaire. Je déglutis et pince les lèvres, résigné. — Dis-moi qu’tu m’aimes, JJ. Sois gentil. Je reporte mon attention sur lui, le visage crispé. — J'croyais qu't'aimais pas quand j'étais gentil ? Que je commence par grogner, peinant à céder à son caprice. Je me mets à taper nerveusement le sol avec mon pied, ma jambe qui sautille rapidement, tout mon corps qui s'agite. Je roule des yeux, soupire trois fois de suite, les épaules un peu affaissées sous l'effet de la gêne. Et puis, je fixe mon regard dans le sien et ça fuse, j'articule à peine, comme si je voulais m'en débarrasser le plus vite possible avant d'me faire contaminer. — J't'aime. Et aussitôt, je me recule, expressions de dégoût et de malêtre placardées sur mon visage. — Là, content ? Putain. Je voudrais me dire qu'il me le paiera, mais tout ce que je sais faire c'est frapper les gens. Et lui, il aime trop ça. Je grogne un peu avant de me pencher à nouveau en avant, agitant mon index dans sa direction dans un geste autoritaire. — Maintenant tu m'fous la paix, tu m'oublies. J'veux plus entendre parler de toi ! Y a comme un fond de panique dans mes prunelles. Je tourne brièvement la tête vers le gardien quand il annonce que les visites sont terminées avant de me concentrer à nouveau sur Nemo. — Compris ? Lâche-moi, sans déconner. La tempête qui gronde sous ma peau sonne un peu faux, mais je suis déstabilisé et j'ai du mal à la laisser m'habiter complètement.
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MessageSujet: Re: Hell let loose (Jmo)   Hell let loose (Jmo) EmptyDim 23 Sep - 20:09

Il veut pas savoir, JJ. Tellement prévisible, qu’Nemo peut pas s’empêcher de penser. Comme tous les autres. Personne veut jamais savoir c’qui le fait bander. Apparemment ils sont tous trop prudes et s’offusquent à la moindre allusion en-dessous de la ceinture, ou du moins ils font genre. Il sait que pour JJ, c’est parce qu’il a une bite qu’il réagit comme ça, il aurait eu une paire de nichons à lui foutre sous le nez, il se serait contenter de baver contre la vitre. Mais Nemo a toujours eu un trop bon sens de l’observation, il sait qu’il le trouble autant qu’il le fait enrager, que ses airs de dégoût dissimulent des envies moins en accord avec les idées d’son nouveau pote Hitler. Si ça avait existé, Nemo aurait pu faire un doctorat en refoulés tellement il en croise, à croire qu’ils l’aimantent, sûrement parce que la frustration fait pulser une violence sourde dans leurs veines, et c’est c’qu’il aime, lui, la violence, la douleur, la mort. Il a pas encore trouvé celui qui comblera tous ses désirs, mais il perd pas espoir pour ça. S’il retombe sur JJ à sa sortie de prison – et y’a d’fortes chances que ça arrive, il se demande même s’il va pas s’arranger pour venir le chercher devant l’établissement pénitentiaire, tant qu’à faire –, peut-être qu’il lui fera la peau. Et ça fait qu’étirer ses lippes davantage, trop fier de son petit manège et de ce qu’il provoque sur JJ, sur son visage incapable de pas étaler tout ce qu’il ressent à la vue de tous, pour pas montrer avec toute l’effronterie du monde que tout ça le fait marrer. Tu dérailles, Nemo. Toujours. Son sourire s’illumine encore plus, ses dents jamais bien remises en place par un dentiste qui semblent continuellement faire des doigts d’honneur à l’univers et aux bonnes manières. Faut pas sourire quand les autres sont en colère, Nemo. Faut pas rigoler quand ils sont malheureux. Le déni de JJ fait que le conforter dans ses convictions, puis de toute façon, c’est pas la question. Il veut juste obtenir ce qu’il veut, peu importe les ficelles qu’il faut tirer, les menaces qu’il faut proférer. Et que JJ soit pas assez stupide pour croire qu’il en est pas capable. Nemo est capable de tout. En particulier quand il s’agit de pourrir la vie d’autrui.

Il manque pas de remarquer que JJ surveille l’horloge de la taule comme si elle allait lui révéler une vérité providentielle : la fin des visites. Mais c’est bien simple, s’il a pas ce qu’il veut, Nemo mettra son plan à exécution avec une pointe d’excitation et certainement pas une once de regrets. Après tout, à qui il manquerait, franchement ? Sûrement à plein de gens, en fait, il est toujours étonné à quel point les connards parviennent à s’attirer assez de loyauté pour pas avoir des bancs vides à leur enterrement. Comme lui, d’ailleurs, il espère seulement que personne sera là pour prétendre qu’il était un chic type. JJ lui manquerait peut-être un peu, mais bon, il est pas irremplaçable, en plus c’est pas comme s’il comptait vivre assez longtemps pour ressentir le manque. De  toute façon, JJ veut vivre, pas vrai ? Alors il attend, Nemo, son expression neutre, blasée, revenue hanter ses traits, dévisageant sans retenue JJ qui tente de gagner du temps ou de le lasser à force de s’agiter, il sait pas trop. Puis, enfin, les trois p’tits mots franchissent ses lèvres, et le rictus de Nemo s’étend d’une joue à l’autre, plus machiavélique que jamais lorsque JJ lui balance qu’il devra lui foutre la paix, à présent. Le gardien vient d’annoncer la fin des visites, mais il ne bouge pas encore, ses prunelles vissées sur JJ. « Moi aussi je t’aime, JJ. » Il répond, comme s’il n’avait pas écouté la suite. « Tu peux pas savoir comme je bande, là. » Il cale le combiné entre son épaule et sa tempe pour fouiller dans la petite poche de sa chemise hawaïenne, en sort un enregistreur vocal compact, pousse sur la touche rewind puis play, j’t’aime. Il le refait une fois, deux fois, l’air impressionné par la qualité du son pour une voix perçue à travers un appareil. Le vendeur lui avait pas menti. Ça lui arrache un rire. « Waw, putain. J’pensais pas qu’ça marcherait. On s’reverra, alors ? Pas besoin d’te dire que sinon y’a des gens qui vont entendre ce truc, et t’inquiète, j’sais faire un montage son. » Il replace le combiné sur son support, sa gueule respirant un bonheur tout factice, puis envoie un dernier baiser à JJ de la main avant d’lui tourner le dos. A bientôt.
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