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 bloody mary (leeth)

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MessageSujet: bloody mary (leeth)   Ven 29 Juin - 14:54

Alcool. Sucre. Sang. Enfin juste alcool et sucre pour l’instant. Mais ce mélange dans tes veines, bien trop souvent, ça appelle aussi le sang. Tu n’sais pas bien à quel moment tu t’es dit que c’était une bonne idée de cacher ta carcasse chez Kizuki. Clairement ouais, c’était une bonne idée de cacher tes côtes cassées, ta tronche violacée et tes phalanges écorchées aux yeux de Toad. Ça aurait encore fait … des vagues. Et puis tu t’voyais moyennement lui dire que tu t’étais fait ça en explosant la tronche de son ex. Bref. Donc c’était, en partie, une bonne idée. La mauvaise idée, c’est que les pilules de Kizuki, l’alcool de Kizuki, et Kizuki lui-même, ils faisaient pas vraiment de toi une meilleure personne. Loin de là. Surtout ce putain de mélange de sucre et d’alcool, qu’il aime tellement ta Bête. Donc là était la mauvaise idée. Enfin l’une des nombreuses qui jalonnent ta vie, t’as l’air spécialisé en la matière.

C’est l’sourire aux lèvres que tu prends la route, d’un pas léger vers le fight club. T’es de bonne humeur. Enfin de bonne humeur en mode alcool + sucre, et c’est pas une bonne chose. C’est la mauvaise bonne humeur, voyez. Un brin perverse, carrément vicieuse. La démarche sautillante parce que tu sais que tu vas casser des dents et ce sera avec plus d’entrain que d’habitude. Tu n’aimes pas bien être dans cet état, mais t’es déjà trop bourré pour y réfléchir. T’es trop au fond du trou pour que ça ait une quelconque espèce d’importance aussi. Ni ça, ni rien, ni les regards inquiets des passants qui jettent un œil à ta gueule tuméfiée et tes lèvres étirées quand tu passes sous un lampadaire. Mais c’est pas à cette heure-ci qu’ils seront en sécurité dans les rues de Savannah, que tu sois là où non. Les passants risquent pas grand-chose, toi tu vas au fc. Même si ça non plus c’est pas une bonne idée, mais tu peux pas rester enfermé chez le Léviathan, tu vas devenir taré sinon. Si tu l’es pas déjà. Tu t’arrêtes un instant, il te faut du blé, pour les paris, t’as tout claqué c’que t’avais sur toi en alcool. C’est pas non plus une bonne idée de retirer des billets à cette même heure, dans ces mêmes rues de Savannah. Mais t’es pas en état de penser plus loin que le bout de ton nez. Et t’es carrément en état de t’défendre si quelque chose doit s’passer. Et forcément, ça se passe.

Tu sens tout, t’es trop à fleur de peau quand t’es sous sucre. Ouais, c’est l’sucre qui t’mets l’plus mal, pas l’alcool. Tu sens qu’y a un truc qui va arriver, tu sens l’type passer à côté de toi quand tu repars, et puis le vide près de ton cul. La poche où tu venais de foutre ton portefeuille. Tu cherches pas plus loin, une main qui chope le type par le col, l’autre qui s’joint vite à la partie, dès que la trachée est à portée de phalange. C’est ton truc, les trachées. La sensation du souffle qui raccroche sous tes doigts. T’aimes bien. Tu le plaques contre la vitrine la plus proche, peut-être trop fort, et tu l’colles peut-être d’un peu trop près, tu sais pas trop, t’as trop bu. De sucre. T’es d’humeur à lui faire les poches comme on l’permet plus de le faire à ces dames pour pas qu’elles se sentent agressées sexuellement. Tes doigts qui passent sur et sous ses fringues, on sait jamais. Toi tu dis rien, le regard planté dans celui du type que tu fouilles méticuleusement, comme pour le défier de protester. Tu récupères ton bien qui retourne sagement à sa place et t’en serais surement resté là si ta main s’était pas refermée sur un trousseau de clé. Tu le considères un instant, brillant dans l’obscurité suspendu au bout d’un doigt. Tu considères un instant la tronche du gamin toujours collé à sa vitrine. Et t’en faut pas plus que les mauvaises idées germent dans ton esprit. Les clés disparaissent à leur tour dans une de tes poches. « C’est mal de voler tu sais. » Oui, certes. C’est à peine ce que tu fais, mais non, non, bien sur que non tu t’en fous de ses clés et de ce à quoi elles pourraient te filer accès. T’en à vraiment rien à foutre. Tu reprends ta route, embarquant le gamin avec toi, un bras autour des épaules comme si c’était ton pote. Quoique tu l’tiens peut-être un peu fort pour un pote. « Si tu trouves un moyen d’me rembourser c’que tu m’as piqué, j’te rendrais peut-être tes clés. » Techniquement, il t’a rien chourave puisque t’as récupéré le truc, mais ça aussi tu t’en fous. T’as décidé que l’gosse là pairait physiquement pour les autres aujourd’hui. Pour toi. Parce que c’est pas dit que quelqu’un accepte de s’mesurer à toi ce soir, vu comment ta dernière participation aux combats a tournée. Enfin bref. « T’as d’la chance, j’connais un moyen rapide et efficace. »

Vous avez vite fait d’arriver. Vous étiez pas loin. Y a quelques types qui fument sous l’enseigne clignotante d’un cordonnier fermé. Ils relèvent la tête vers toi, un qui s’efface par une porte métallique coincé entre deux boutique, à peine visible. ”Hey Seth… j’pensais pas te revoir si vite.” Tu souris au type qu’a ouvert la bouche, ça le surprend un peu, t’es pas vraiment le genre à sourire tout le temps comme ça. « Yep. j’vous ramène un nouveau pour remplacer Merle, j’sais pas trop si on va l’revoir le gosse. » Tu passes une main sur la tête de ton otage, comme tu l’fais souvent avec ton chien. L’autre hoche la tête avec un vague soupire. Les autres autour ont entendu la nouvelle. Un remplaçant pour Merle. Ça se propage vite dans un murmure jusqu’au sous-sol du Fight club, pleinement conscient de la nouvelle avant même que vos pieds n’atterrissent sur le béton de la cave. T’y vas au culot sur ce coup. Ou presque, il a pas le truc qu’avait l’autre gamin quand tu l’avais amené ici. Il est pas épais non plus. Rien pour gagner à vue de nez. Mais peu importe, au pire tu perds cents balles, au mieux t’es riche. Dans les deux cas, tu te marres. Mais y a plus personne pour t’adresser un regard intrigué par ton retour récent dans ton petit taudis. Ils sont tous plutôt intrigués par celui qui va remplacer l’oiseau de malheur. Toi tu le lâches enfin, tu sais qu’il va plus partir, tu t’prends une bière tiède dans un pack qui traine dans un coin, ramené par les bons soins des participants à ton joyeux club de la fraternité. Nan en vrai ils sont cools. y a pas de pression. Juste deux types qui en finissent avec leur propre combat quelques mètres plus loin. Mais sans pression aucune. Grand seigneur, tu l’offres au gamin, accompagné d’une maxime taguée sur un mur plus loin parmi d’autres règles. Règle #1 : il est interdit de parler du FC. Règle #2 : il est INTERDIT de parler du FC! Règle #3 : quand quelqu'un crie STOP, quelqu'un s'écroule ou n'en peut plus, le combat est terminé. Règle #4 : seulement deux hommes par combat. Règle #5 : un seul combat à la fois. Règle #6 : pas de chemise ni de chaussures. Règle #7 : les combats continueront aussi longtemps que nécessaire. « Huitième règle, si c'est votre première soirée au Fight Club, vous devez vous battre ... » Tu souris, toujours. Bras croisés, nan, nan, c’est pas contre toi qu’il se battra. il aurait aucune chance. Les autres sont au courant, assez pour déjà se proposer. Sont sympas tes gars, tes meufs aussi même dans leur minorité. Et toi, tu souris. Le trousseau de clé entre les doigts.

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MessageSujet: Re: bloody mary (leeth)   Dim 1 Juil - 1:59

Il a le corps qui vacille dans la rue, mal habile gamin perdu dans ses pensées. Il voit les ombres qui longent les murs malgré l’heure tardive. Mais Leon est maître en son royaume, enveloppé lui aussi dans la nuit, réchauffé par la liqueur frelatée qu’il a bu il y a peu de temps dans un de ces bars miteux qui ne vous posent pas de question. Il aimait ça. Il avait confiance, se sentait aussi féroce qu’un lion. Pourtant, son apparence de chaton ne trompait personne à part lui-même ce soir. Mollement, il leva le nez vers une fenêtre ouverte dont provenait de la musique. Ses épaules se mirent à bouger seules, en rythme. Plein comme une barrique, Leon se laissa bercer par la douceur de la nuit d’été. Il fallait dire qu’il se sentait bien, loin de ses ennuis qu’il avait laissé à la porte de son immeuble. En poursuivant son chemin, il attrapa dans sa poche arrière de son pantalon un petit boîtier métallique et plat où il rangeait ses cigarettes. Il en saisit une et la porta à ses lèvres avant de l’allumer. Il tira une latte qu’il s’empressa d’exhaler. Il y avait si peu d’air que le nuage gris refusait de se dissiper.

Au loin, Leon vit une ombre qui ressemblait plus ou moins à un pauvre mec. La lumière du distributeur automatique se réverbérait sur son visage tuméfié. Encore un gars qui a passé un sale quart d’heure dans un bar, pensa-t-il naïvement. On ne pouvait pas tellement lui en vouloir, après tout, l’heure s’y prêtait, le quartier s’y prêtait et plus il s’approchait de l’inconnu, plus il distinguait son regard qui ne semblait pas tellement éclairé. Dans un excès de confiance, Leon en fit sa proie de la soirée. Doucement, il continua de s’approcher du type qui venait juste de remettre son butin à l’intérieur de son portefeuille. Ni une, ni deux, il glissa ses doigts et tira délicatement le magot. Bingo. Un instant, Leon se vit de nouveau faire la fête, claquer cette thune qui n’était pas à lui. Il aimait ces moments de la vie, ces moments simples où il profitait simplement. Mais ça ne se passa pas comme ça. Parce qu’il fallait toujours qu’il y ait un problème, parce que sans avoir eu le temps de finir sa cigarette, il sentit ses pieds décoller du sol une fraction de seconde. A la hâte, il la lâcha. L’étreinte se fit au niveau de sa gorge. D’abord, de peur, Leon avait viré au blanc, puis, le manque d’oxygène l’avait ensuite teint en rouge. Bientôt, il sentit ses omoplates se fracasser contre une vitre. Dans sa tête, c’était son soir. Il allait se prendre un coup de couteau. Un vif regard à gauche puis à droite, lui donna raison. La rue était déserte, personne ne viendrait l’aider. Et puis, qui en avait quelque chose à foutre, des voleurs? Bon débarras, penseraient-ils tous à l’unisson.

Il sentit les doigts de l’autre effleurer sa peau, à la recherche d’un trésor. Le gamin ne bougea pas, pétrifié par la terreur. Si il n’opposait aucune résistance, il pouvait encore s’en sortir. Après tout, depuis qu’il vivait par lui-même, il n’avait pas rencontré tant de problèmes que cela. Quelques courses poursuites, quelques coups envoyés ici et là. Mais rien de cette ampleur. Et cette foutue lourdeur dans l’air ne l’aidait pas à faire le vide de son angoisse. Les phalanges de l’autre le retenaient contre le verre. Le piège s’était refermé sur lui et comme un bleu, il n’avait rien vu venir. D’abord, il sentit l’argent lui filer de la poche. Puis ses clés. Il ferma l’espace d’une seconde les yeux afin de ne pas paniquer, ne pas voir la vérité en face. Même si il était déjà trop tard.  Quand Leon les rouvrit, il put entendre ses clés cliqueter dans le jean de l’autre. « C’est mal de voler tu sais. » dit l’autre avec un calme qui lui semblait trop suspect pour qu’il puisse se détendre. D’ailleurs, il ouvrit la bouche pour répondre aussi vite qu’il la referma. Il tenait à sa vie de merde, au fond. L’inconnu finit par le lâcher mais ce fut de courte durée. Leon sentit son bras s’entourer autour de ses épaules comme un boa.  « Si tu trouves un moyen d’me rembourser c’que tu m’as piqué, j’te rendrais peut-être tes clés. T’as d’la chance, j’connais un moyen rapide et efficace. » poursuivit-il en avançant. Leon, encore éméché, se demanda bien ce qui allait encore lui tomber sur le coin du nez. Quelque chose lui disait qu’il n’avait pas spécialement envie de le savoir. Chancelant et choqué, il se contenta de hocher la tête en essayant de percer à jour le visage de l'autre. Il avait juste l’air d’un putain de psychopathe. C'est tout ce qu'il en retint. Aucun mot ne voulait sortir de sa bouche à cause des attitudes beaucoup trop incertaines de son nouvel ami. Il se contenta d’acquiescer en lâchant amèrement « Je suppose que je n’ai pas le choix de toute façon. »

En marchant en la direction du fight club, Leon comprit. Il n’y était jamais allé mais le chat de gouttière qu’il était connaissait les moindres recoins de Savannah. Et puis, les gens ne respectaient pas les règles. Pas dans cette ville. La curieuse impression d’aller à l’abattoir le prit au ventre. Arrivé devant, il savait qu’il allait y passer. Seth. Ce prénom résonnait dans son esprit comme des coups de marteau piqueur. Il pensa un instant faire semblant de tomber dans les pommes. Les quelques hommes à l’entrée le porteraient jusqu’à un petit trottoir éloigné et le laisseraient là.  Sur le moment, cela lui sembla être une bonne idée. Mais même pour ça, il n’eut pas assez de courage. Alors il se contenta d’imiter la gestuelle de Seth, pour se fondre dans la masse. Il sourit à ces quelques visages, en priant qu’aucun de ceux-là ne se battraient contre lui ce soir.  « Yep. j’vous ramène un nouveau pour remplacer Merle, j’sais pas trop si on va l’revoir le gosse. »  Comment ça remplacer? Son corps se glaça d’effroi. Bourré, faible, choqué. Il savait qu’il n’allait pas faire long feu. C’est à peine si il releva la main que l’autre psychopathe venait de lui passer dans les cheveux. Ce contact physique indésirable n’allait pas être le dernier.

Arrivé dans la cave, Leon fit un bref état des lieux. Rien de concluant. Une odeur de transpiration et de violence, des tâches encore fraîches, un béton réchauffé par la température des corps. Seth lui tendit une bière qu’il prit machinalement. Sans être trop sûr de ce qu’il avait pu mettre dedans, il la reposa l’air de rien. Autant mettre toutes les chances de son côté, maintenant qu’il était là. Sans volonté, Leon lut les règles du fight club. Cela ne fit que confirmer qu’il allait passer un désagréable moment. Au moins, le combat pouvait s’arrêter quand il le souhaitait. Enfin Seth avait l’air d’avoir envie de spectacle et il allait devoir s’y plier si il voulait rentrer chez lui. « Huitième règle, si c'est votre première soirée au Fight Club, vous devez vous battre ... » déclara Seth, un sourire satisfait sur le coin des lèvres. Ses mots avaient été accompagnés du doux son des clés. Rend les moi, putain! vociférait-il dans sa tête avec lâcheté. Résigné, Leon tourna son regard vers les yeux en amande de l’autre. « Contre qui? Contre toi? » Sans savoir de quoi il parlait, il aurait espéré se battre contre Seth. Parce qu’il avait déjà l’air amoché et n’était pas bien épais non plus. « Je vais passer par la case hosto…? » questionna-t-il en tentant de masquer son inquiétude. Il avait dit ça d’un ton détaché, presque désabusé. « Franchement, à quoi ça sert tout ça? »

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MessageSujet: Re: bloody mary (leeth)   Dim 1 Juil - 15:24

« Contre qui? Contre toi? » T’es surpris, un instant. Et puis tu captes que 1) vu qu’c’est toi qui l’a amené ici, c’est un raisonnement logique. Et 2) il te connait pas. Sinon il aurait plutôt posé la question à la négative. Dis-moi qu’c’est pas contre toi qu’j’ai me battre putain, stp. « Nan. Ça serait trop vite fini. Et j’dois encore avoir des côtes pétées. » C’est rassurant comme détail ça dis-donc. Après t’as pas dit que c’était ici qu’tu t’étais fait ça. Ok, ça se déduit assez facilement. « Et puis comme ça t’as moins de chance de passer par la case hosto comme tu dis. » Voilà. Ça c’est rassurant. Toujours pas ? Tant pis. T’façon c’est pas ton but d’être rassurant. T’énonces juste des faits. Et le fait est que dans ton état, tu ferais pas durer le combat, et que pour y mettre un terme rapidement, tu sais t’y prendre. Sans que cela n’inclus un forfait ou une défaite de ta part. Il le pose une question encore. Il en a des questions ce gosse putain. Tu hausses les épaules, l’air désabusé. « A plein de trucs. Chacun y trouve son compte. » Tu sais bien que c’est pas du fight club et de sa signification métaphysique dont il parle mais de sa propre situation devenue très précaire. Ça, ça sert juste à te distraire et à te faire du blé. Un peu comme les combats de chiens. Mais tu supportes pas qu’on s’en prenne aux chiens. Ou à un quelconque vertébré autre que l’espèce humaine. Tu sors machinalement une clope d’un paquet écrasé qui squatte une de tes poches, une brève grimace quand tu la cale entre tes lèvres pas bien remises de ta dernière visite dans le coin.

« Au fait c’est ton petit nom ? » Qu’on sache quoi écrire sur ton épitaphe. Ahah. T’es con. Non, c’est juste plus facile pour les paris. « L’autre » t’as vite fait de t’y perdre, d’autant que tout le monde connait pas forcément les prénoms de tout le monde. Y a une voix qui s’élève sur votre droite, tu tournes la tête. “Sérieux mec, à quoi tu joues ?“ Ce brave Jack. Ton « fidèle » second . Celui qui globalement fait en sorte que la poudrière s’enflamme pas à tout bout de champ. Il te tend son briquet pour ponctuer sa phrase, sans doute dans un geste pour tempérer sa phrase. Que tu pourrais prendre pour une provocation si t’étais de mauvaise humeur. Ou n’importe quand en fait. Mais là non, tu contentes d’après le zippo et d’allumer ta clope. Tu prends le temps avant de lui répondre en lui rendant l’objet. « A rien. J’nous cherche juste des nouveaux, y a tout le monde qui s’barre ici. » Il te jette un regard septique, Jack. Du style, « la faute à quoi abruti ». Toi tu te contentes de lui sourire et c’est peut-être c’qui l’a empêché de te l’dire à voix haute. Il sait pas comment tu vas réagir dans cet état, et il veut pas spécialement prendre de risques avec toi. Pas fou. La principale différence entre vous deux. Y a deux mains blanchâtres qui apparaissent en périphérie de ta vision, mais t’y prêtes pas spécialement attention. Pas plus quand les bras se referment autour de ton cou et que leur propriétaire pose son menton sur ton épaule. T’as pas besoin de te retourner pour savoir qui c’est, suffit de voir la tronche de Jack se déformer d’une grimace difficilement contenue. “C’est fou c’que tu peux être rabat-joie Jack. Tu sais bien qu’toi personne te retient ici, tu peux t’en aller. “ Elle glousse la morue, toujours à provoquer tous ceux qu’elle croise, ton second comme grand favori. T’en as rien à foutre de leurs échanges de regards lubriques pour l’une et assassin pour l’autre, mais y a quand même une idée qui germe dans un coin de ta caboche. « Dis Marla, notre p’tit Merle il t’avait pas arrangée la dernière fois, t’aurais pas envie d’prendre ta revanche ? » Elle arrondit de grands yeux pétillants à cette soudaine merveilleuse idée. Le rire grinçant elle approuve cette idée et ta gratifie d’un baiser sur la tempe. Tu grimaces parce que ça fait mal. Tu grimaces parce que tu la supporte à peine, alors ce genre d’effusion affective, elle peut bien se les garder. Cette fois-ci, c’est Jack qui se marre. Soudain plus détendu, il te connait assez pour être le seul crétin de ce taudis à deviner tes arrières pensées. Marla elle fait peur, Marla elle est assassine. C’est une spécialiste du combat, psychologique. Sur un ring, elle tient longtemps, elle blesse pas mal, mais elle gagne pas souvent. Alors il devine que le gamin que tu sembles vouloir jeter en pâture aux lions, il devrait pas prendre trop cher. Sauf s’il est en mousse. Mais là, même lui il se désolidarisera de la chose. Pour s’faire ravager par Marla, faut pas être démerde quand même.

Elle, elle a déjà envoyé voler ses godasses dans tous les sens et danse comme une possédée au milieu du nouveau ring improvisé. Réflexion faite, elle a l’air en forme. Enfin peu importe. Et puis y a Jack qui ramasse ses chaussures en râlant. Sinon elle va encore vous faire une crise après si elle les retrouve pas. C’est à nouveau ton tour de lui lancer des regards narquois. Ce vieux couple les deux-là, putain. Un jour tu les marieras. Juste pour les faire chier. Mais pas aujourd’hui, t’as autre chose à foutre. Tu jettes un œil amusé au gamin. « Donc normalement non, pas de case hôpital. Après c’est en fonction de toi maintenant. Fais gaffe, elle griffe la harpie. » Sur ce tu l’attrapes par l’épaule pour le pousser en avant. Roule ma poule. Ça peut être drôle le combat entre le gamin alcoolisé et l’hystérique. Y a la moitié des spectateurs qui se referment autour d’eux comme pour délimiter la zone de combat. L'autre moitié qui te suit en sortant les portefeuilles. Toi tu t’écartes un peu, remonte quelques marches et sort ton tél et un billet de tes poches. « Marla contre le remplaçant de notre petit Merle. Les paris sont ouverts les enfants. » tu chantonnes en commençant à pianoter les divers paris sur ton téléphone et en récupérant le blé qui passe de main en main. Si tu t'es pas fourvoyé, tu vas gagner gros ce soir.
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MessageSujet: Re: bloody mary (leeth)   Dim 1 Juil - 21:54

Des côtes pétées. Bon il savait au moins à quoi s’attendre. Leon était le genre de personne à aimer l’honnêteté, si on ne prenait pas en compte ses agissements. Mais là, il aurait aimé que Seth masque un peu la réalité, la contemplation de son visage lui avait largement servit d’avertissement. Les autres réponses à ses interrogations ne le convainquirent pas plus d’ailleurs. Dans l’incompréhension, Leon regarda Seth prendre une cigarette dans le plus grand des calmes. Ca se voyait qu’il était comme à la maison. Lui ne comprenait pas comment pouvait-on s’épanouir dans un environnement pareil. Ici, on se contentait de raccourcir quelques espérances de vie, voir de donner la mort. C’est tout. A côté, sa vie semblait bien rangée. Cette pensée lui tira un mince sourire. La situation était absurde, il n’avait rien à foutre là. Il fallait qu’il trouve un issue de secours. Mais Seth lui collait aux pompes comme un vieux chewing gum. Il avait sans doute remarqué que Leon ne pensait qu’à trouver une solution. Ca se voyait dans son regard fou, celui qui dévisageait tous les membres du club un par un, celui qui essayait de deviner contre qui il allait tomber.  « Au fait c’est quoi ton petit nom ? » demanda Seth. Un instant, il hésita à dire la vérité. Parce qu’il avait peur que l’autre veuille remettre ça si ça l’amusait. Se faire péter la gueule tous les samedis soirs à grands coups de pression, ça lui disait trop rien sur le moment. Puis il se rappela que de toute façon, son nom était écrit sur une petite étiquette plastifiée rouge qu’il avait accroché à un anneau. Avec son adresse. Fallait vraiment pas que Seth la voit, seul dieu sait ce qu’il aurait fait de cette information. Quel abruti. se dit-il en pensant à la petite typo amusante qu’il avait choisi pour écrire. « Leon. » Un prénom qui n’inspirait certainement pas la peur. Il ne sut pas si Seth l’avait entendu. Un homme légèrement plus petit que Leon mais trapu vint à leur rencontre. A sa grande surprise, ce dernier essaya de raisonner Seth sur la nécessité de le mettre au milieu d’une bagarre. Les yeux bleus de Leon s’illuminèrent d’espoir. Le môme se pendit alors aux lèvres du psychopathe, attendant la sentence. Il aurait aimé entendre quelque chose comme Tu as raison, ça ne mène à rien, rentrons tous chez nous. Je vous paye une glace sur le chemin. Voici tes clés, Leon. Excuse moi pour le dérangement. Mais bon, ça ne se passait jamais comme ça dans la vraie vie, surtout pas ici, il pouvait toujours continuer de rêver. C’est tout ce qui lui resterait bientôt. « A rien. J’nous cherche juste des nouveaux, y a tout le monde qui s’barre ici. » Voilà une réponse qui semblait plus proche de la réalité. Il ne fallut pas se demander longtemps qui,et non pas quoi, était le responsable de cette désertion.  

Il vit arriver au loin une sorte de succube ratée. La femme bougeait ses hanches au rythme de ses pas, mais rien de son apparence générale ne suivait à part cette démarche sensuelle. Son nez, surtout. C’est ce qui frappa Leon de plein fouet. Il avait été ratatiné par des combats perdus, cassés à multiples reprises, sans doute. Il ne cilla pas quand elle posa son menton sur l’épaule de Seth. Elle avait confiance de lui offrir sa gorge ainsi, après tout, Seth ne lui avait pas épargné la sienne. On pouvait encore y voir de petites marques violacés au niveau de sa trachée. Pour l’instant, il ne sentait aucune douleur, encore engourdi par l’alcool. Trop préoccupé à la dévisager, il ne releva pas ce qu’elle venait de dire. Il se devait de trouver un sens à ce visage qui avait dû être beau, fut un temps. « Dis Marla, notre p’tit Merle il t’avait pas arrangée la dernière fois, t’aurais pas envie d’prendre ta revanche ? » Il allait se battre contre une femme. Son estomac se desserra, un stress en moins. Elle n’était pas bien grosse Marla, elle ne pourrait sans doute pas faire grand chose. Même si Leon n’était pas le plus dégourdi en combat, il mesurait tout de même un bon mètre quatre-vingt huit et devait peser pas loin de quatre-vingt dix kilos. C’était plus l’idée qui le rebutait. Il n’avait pas spécialement envie d’amocher qui que ce soit mais encore moins elle, aussi garce semblait-elle être. Ce n’était simplement pas comme ça qu’on l’avait éduqué. On ne tapait pas les femmes. Et plus généralement, on ne tapait pas les gens. Sauf Nemo Cette logique qui n’avait pas lieu d’être ici était gravée en lui et s’en débarrasser relevait de l’impossible.

La voir enlever ses chaussures avec bonheur lui arracha une nausée. Il était si peu effrayant pour qu’elle soit si en joie de sortir les crocs?  « Donc normalement non, pas de case hôpital. Après c’est en fonction de toi maintenant. Fais gaffe, elle griffe la harpie. » Dit Seth. Leon ne l’écoutait que d’une oreille, trop occupé à regarder les agissements étranges de la sorcière. Il sentit la main de l’autre le pousser à l’intérieur du cercle et c’est ce qui réveilla son mécanisme de survie. Vivement, il se retourna vers Seth et s’avança. Une main ferme sûrement celle de Jack le stoppa net, comprenant ce qu’il s’apprêtait à faire. Du petit mètre qui le séparait de son bourreau, le môme finit par lui aussi montrer les dents. Rouge, comprenant que de toute façon il était baisé, il se mit à aboyer sur Seth comme un chien agressif, comme un chien apeuré. « Je taperai pas une meuf! Lâche moi toi! » Mais Seth ne semblait même pas écouter, trop préoccupé à récolter l’argent qu’il se faisait sur sa propre tête. « Marla contre le remplaçant de notre petit Merle. Les paris sont ouverts les enfants. »  Les enfants. Quel trou du cul pédant. pensa Leon sans réussir à trouver le courage de l’insulter avec une telle virulence. Les visages hagards des membres commençaient à se tourner vers lui d’une manière beaucoup moins neutre. On ne disait pas à Seth ce qu’il devait faire. Ca aurait dû être une règle de ce fichu de club, ça aussi. Leon fila un coup de coude dans le ventre de Jack sans pour autant réussir à se dégager de son emprise experte. « C’est mort, compte pas sur moi, sale malade! Garde mes putains de clés et laisse moi me barrer. » vociféra-t-il en essayant d’avancer vers lui; en tentant d’avoir un peu d’allonge. Il entendait l’hystérique rire derrière, faisant semblant de se tenir le ventre tant elle trouvait le môme drôle. Leon ne comprenait pas ce qu’il y avait de si amusant dans cette situation. Il se serait cru dans un passage glauque d’Alice au pays des merveilles, le genre de passage où la communication est impossible car la réalité n’est tout simplement pas la même. « Ferme ta gueule, toi! » Lui lança-t-il pour que ses rires cessent un instant. Ca n’eut comme effet que de les amplifier.
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MessageSujet: Re: bloody mary (leeth)   Sam 7 Juil - 11:09

« Je taperai pas une meuf! Lâche-moi toi! » Une meuf, une meuf, faut l’dire vite. Vu que Jack l’hétéro couche avec tu t’dis que oui, c’est une meuf. Mais de loin, de dos, par une nuit sans lune peut-être. En tout cas pas le genre de meuf qu’on “ne frappe pas”. T’as toujours trouvé ça con comme principe. Un connard c’est un connard, avec un pénis ou un vagin. Et Marla, elle bat des sommets en termes de connarittude, même toi elle te bat à plat de couture quand elle veut. C'est dire. Alors tu prêtes pas attention à Leon (c’est mignon comme prénom) qui gueule et à Marla qui en fait de même entre deux rires grinçants. Tu gères ta petite entreprise illégale de paris sur des combats tout aussi illégaux. Jack est là, tu peux faire ta vie, le fight club explosera pas sous sa surveillance. Alors tu fais pas attention à ce qu’il gueule le gamin. Tu fais pas attention jusqu’à ce que l’échange de cris s’fasse entre Leon et l’hystérique derrière. Jack il peut pas t’gérer toi et elle. Et le gamin qui s’excite après elle, qui rentre trop vite dans son jeu. Et le regard de la brune qui s’illumine, napalm au fond des pupilles, et sa langue qui glisse entre ses lèvres trop fines avant de sortir les lames. Y a sa voix insupportable qui s’élève pour couvrir le brouhaha de la foule. Elle attaque le gamin, sous tous les angles, avec son venin de vipère. Les insultes qui fusent dans tous les sens, sur tous les terrains à la recherche du point qui fera mal. Elle s’est figée, l’air démente, à la recherche de la moindre réaction physique qui traduira qu’elle a visé juste. Et puis elle s’étale largement sur les obscénités à l’égard de sa daronne. Un terrain glissant ici, si tous ces types sont là, en général, c’est parce qu’ils ont des blèmes avec leurs génitrices, pas besoin d’être psy pour deviner ça. « On avait dit pas les mamans, Marla. » tu grommèles, quand même assez fort pour qu’elle t’entende. Même ça va falloir que tu finisses par le peindre sur les murs. C’est pas parce qu’on s’cogne dessus que l’respect est mort ici, tout de même. Comment ça, c’est une blague ?? Ah oui, Leon. Mais c’est l’sucre ça.

Mais ton intervention a attiré la haine de la folle sur ta personne. Tu croises son regard mais tu l’ignores, dans l’espoir qu’elle désengage une quelconque attaque à ton égard. Elle fend le cercle en quelque pas sautillants et rejoint Jack et Léon se glissant entre les deux. Mains sur leurs hanches et sourire salace, elle te fait penser à une maquerelle. « Et toi mon p’tit bichon, pourquoi tu t’bats pas contre ton nouveau chiot, hein ? Parc’que tu l’connais pas ? Tu préfères éclater tes vrais amis ? Comme le bel Asher ? » Y avait déjà plus grand monde qui la ramenait avec le culot inconscient de Leon envers toi, l’patron, mais là, ça jette vraiment un froid. C’est violent, vicieux et destructeur. C’est Marla dans toute sa gloire. Tu la fixes un instant, prenant conscience que tu lui a toujours pas collé un coup de boule. Etonnant. Sans doute le sucre, ça fait turbiner tes méninges à la place de tes poings. Pour une fois. Tes yeux qui voyagent entre Leon, Marla et Jack visiblement au bout de sa vie. Allé, allé, y a bien une mauvaise idée qui va pointer le bout de son nez dans un coin d’ton ciboulot. Ah. La voilà la petite.

Tu détournes ton attention de la brochette de bras-cassés en face de toi. Tu cherches le petit Bob des yeux. Ou la petite, tu sais pas trop. Tu t’en fous surtout. Tu lui fais signe d’approcher, un gamin entre deux sexes qui s’faufile jusqu’à toi et tu lui files ton téléphone et les billets. En plus de quelques instructions soufflées à l’oreille. « Quoi ? Tu dis rien ? Me dis pas qu’ça t’a rien fait d … » Tu la faire taire, la sorcière. Brusquement. Mais pas comme d’hab’. Toujours pas de coup de boule, ou de claque en travers du nez. Juste deux doigts posés légèrement sur ses lèvres. La douceur, contre elle, c’est plus efficace d’un poing dans la gueule. Elle reste un instant abasourdie, un instant avant de reprendre ses bonnes habitudes, les dents qui claquent dans l’air parce que tu l’as senti venir, la morsure. Ça t’fait sourire, ça la rend folle. Y a un gargouillement chelou qui s’échappe de sa gorge alors qu’elle essaye de s’jeter sur toi. Tu fais rien d’plus que reculer d’un pas, tu laisses le pauvre Jack la rattraper au vol et l’empêcher de s’lancer dans un combat improvisé contre toi. Qu’elle aurait vite fait d’perdre en plus. Toi tu te décales un peu, pour faire face un gosse, un faux air contrit sur le visage. L’attitude qui dit « c’est d’ta faute ça, regarde c’que t’as fait ». Tu soupires la fumée de ta cigarette qui t’pend aux bout des lèvres avant de cracher l’idée qui t’pend dans un coin du crâne. « Bravo tu m’l’as énervée. C’est pas bien d’frapper les femmes, mais c’est encore moins bien d’les frustrer tu sais. » Même si tu soutiens pas du tout le premier point, t’es à fond avec le second. Vu les énergumènes femelles que tu fréquentes, t’as appris que y a rien d’pire qu’une gonz’ qui n’a pas c’qu’elle veut. Marla, Wini, Ivy, Daire, Toad. Tu jettes un œil amusé au spécimen à côté d’toi qui fait mine de s’débattre de l’emprise de Jack, parce qu’elle z vite compris qu’il y a un truc qui s’trame dans ta tête. « T’as le choix. Soit c’est toi contre elle. Soit c’est elle et toi contre moi. » Tu parles d’un choix. L’autre à côté, elle pousse un cri d’joie. L’autre qui la tient te toise sans rien dire, l’inquiétude au fond du regard. Tu sais pas trop s’il s’inquiète pour toi ou pour eux. Mais toi, dans les deux cas, tu t’inquiètes pas.
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bloody mary (leeth)

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