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 paranoid (sena)

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MessageSujet: paranoid (sena)   Mar 5 Juin - 0:11

Le fil la démange, envie de tirer dessus quitte à se vider de son sang après, ou peut-être bien que c’est par là que les souvenirs vont se tirer, qu’ils saisiront l’opportunité de s’envoler pour la laisser en paix. Elle devrait pas y toucher et pourtant c’est plus fort qu’elle, doigts qui frôlent encore et encore la blessure trop fraîche. Son regard est perdu dans le vide parce qu’elle est plus vraiment là, Lena, toujours absente, pensées qui font que s’enfuir, images qui la troublent sans lui laisser de répit. Cette future cicatrice est qu’un rappel de plus, un rappel qui s’ajoute sur la liste des choses qu’elle aura pas réussi à empêcher, sur la liste des choses qui auront à chaque fois abimé un peu plus son cœur. Elle essaye de faire semblant, d’agir comme elle a l’habitude de le faire, mais elle-même n’est pas convaincue, carcasse qui se traîne chaque jour sans conviction, passion disparue, feu éteint, il reste que des cendres qui fument à peine. Elle a rien dit ; elle a rien dit à l'hôpital, a prétendu être tombé même quand les interrogations des médecins se faisaient pressantes. Elle a rien dit non plus à sa fratrie, Lena, parce qu’elle sait qu’ils auraient déjà tous retourné la ville pour retrouver son bourreau et elle refuse, persuadée que ça n’apporterait rien de bon aux siens. Même Malo n’est pas au courant, parce qu’elle sait bien comment il réagira, soif de sang qu’elle comprend mieux que quiconque, soif de sang qu’il voudra rassasier pour la venger. Toutes les éventualités, tout ce qui pourrait mal se passer l’empêche de dire quoi que ce soit, peur viscéral de le voir derrière des barreaux, loin d’eux, loin d’elle. Alors il doit pas savoir pour son bien et pour le bien de leur famille. Ils ont déjà tous assez à gérer alors elle a mis les trop nombreuses marques de coups qui ornent son corps sur le dos d’une énième bagarre et elle a rien dit. Elle préfère qu’on s’occupe de Mila, Mila qui a besoin d’eux tous, Mila qui a pas besoin qu’on vienne troubler sa guérison. Elle peut gérer ça seule, Lena. Elle essaye de s’en persuader en tout cas, même si elle dort presque plus, même si elle sursaute au moindre bruit. C’est encore le cas alors que la porte du vestiaire s’ouvre brusquement, laissant apparaître Maria. « Lena ? Tu devrais pas déjà être rentrée chez toi ? » Elle fronce les sourcils avant de regarder l’heure – elle était dans les vestiaires depuis trente minutes déjà, absence qui s’est étirée plus que prévu à force de trop vagabonder. « J’y vais. » Elle sent bien le regard inquiet de sa collègue alors qu’elle range son matériel et enfile sa veste mais choisit de l’ignorer, persuadée qu’on lui posera pas de question si elle joue l’autruche. Ça fonctionne, cette fois en tout cas, et elle évite soigneusement le regard de l’américaine.

Il fait encore nuit quand elle sort, l’air frais qui la réveille un peu plus. La brune s’arrête, regarde autour d’elle à la recherche de la moindre menace. Son propre comportement l’insupporte, l’impression d’être une victime apeurée et sans défense, l’impression de sentir sa vie lui échapper sans qu’elle puisse faire quoi que ce soit. Elle serre les poings et les enfonce dans les poches de sa veste en cuir avant d’avancer à grandes enjambées. Malgré elle, elle ne désire qu’une chose ; retrouver le sentiment de sécurité qu’elle ne ressent plus que chez elle. Elle a que ça en tête alors que tous ses sens sont à l’affut du moindre changement qui signalerait un risque quelconque pour elle. Et c’est là qu’elle les entend, les bruits de pas. Pas très loin, derrière elle. Elle essaye de les ignorer, au début, parce que c’est rien qu’une coïncidence, sans doute. Elle est pas la seule à rentrer tard – ou très tôt, selon le point de vue – à pieds chez elle. Mais elle entend encore ces même pas, jette un regard derrière sans apercevoir grand-chose à cause de la panique déjà trop grande qui a envahi son corps. Son cœur bat à tout rompre alors que la peur lui tord l’estomac et Lena est persuadée qu’on est venu s’en prendre à elle, encore une fois. Elle laissera pas faire, ça arrivera pas encore une fois et elle compte bien s’en assurer. Sa main se resserre sur le spray de bombe au poivre qu’elle a dans la poche – elle aurait préféré une arme à feu mais elle réalise, malgré tout, qu’elle est bien trop nerveuse pour se promener avec ça. Elle risquerait de tirer sous l’effet de la peur, d’arracher une vie innocente et tant qu’elle n’aura pas retrouvé le responsable de ses maux, elle refuse d’appuyer sur la gâchette. Pourtant, alors que la paranoïa et la peur se mélangent et la pétrifient, elle regrette son choix, donnerait n’importe quoi pour avoir accès à une vraie arme plutôt que cette vulgaire bombe. Elle a pas tellement le choix, pourtant. Elle ralentit volontairement le rythme, s’arrête à l’intersection qui suit et se cache derrière un mur pour surprendre celui qui, elle en est persuadée, la suit. Enfin, quand l’ombre devient visible, elle bondit et asperge l’inconnu avec sa bombe. « Pourquoi tu m’suis ? Hein ? Tu m’veux quoi ? » qu’elle crache, le doigt toujours collé sur le bouton du spray. L’idée même qu’on ne la suivait pas n’est même plus là, écrasée par la peur. Il reste plus rien, rien que son instinct de survie qui se débat faiblement, rien que la peur qui ronge son être petit à petit.


Dernière édition par Lena Ryjkov le Lun 9 Juil - 20:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: paranoid (sena)   Ven 6 Juil - 17:44

Une de plus en moins. De réunion avec les camés du coin. Ça te gave , ça t’énerve, tu les supportes à peine ces crétins de junkies, mais force est de constaté que t’en es un aussi. Alors tu fermes ta gueule et t’y vas, dans l’espoir vain que faire simplement acte de présence va t’aider. Tu sais que non. Mais tu t’considères pas des leurs. Tu considères pas accro. Tu sais qu’tu l’es. Mais t’es pas hyper sûr de te soigner pour les bonnes drogues par contre, voyez. Aux dernières nouvelles, Toad et Kizuki t’ont été bien plus néfastes que tes pilules et ta morphine. Ok, c’est la mauvaise foi qui parle. Ok, c’est la colère aussi. Mais si y a un autre truc que tu sais, c’est que c’est pas complètement faux non plus. Mais ça tu risques pas de le dire à ses connes de réunions parce que tu te le formules déjà pas complètement à toi-même. Alors tu te tais, et te pètes les ischions sur leurs chaises de merde (semblerait que ce soit un thème récurrent dans ta vie chaise de merde + drogue) et puis tu pars, et tu te fumes un joint. Efficacité. Au moins tu t’enfiles pas un Xanax. T’es pas sûr que ce soit mieux en fait. Bref. Tu sors de là, tu fumes et tu vas purger tes heures à ce taff de merde qui te fais de plus en plus chier. Les meufs à poils, ça va cinq minutes, les gros lourds soulards, ça va bien deux minutes. Va falloir changer ça aussi parce que ruminer des jurons toute la nuit dans un coin de ton crâne, c’est par pour calmer tes accès de colère, ni tes besoins en benzodiazépines. Ou d’un autre joint en sortant, parce que tu l’as bien mérité pour n’avoir dérouillé personne. « Bonjour, je m’appelle Seth Inuzuka, ça fait cinq jours que j’ai pas casser des gueules. » « Bonjoouuuur Seeeeeeeeth ». Non pas un joint putain, t’as fait passer l’autre y a une heure, fait un effort merde. Une clope. C’est bien une clope. Ouais, clairement, t’es en train de passer une bonne soirée.

Enfin, maintenant, te restes plus qu’à rentrer à la maison. Faire pisser le chien, vérifier qu’ton cher et tendre n’est pas mort avec une aiguille dans le bras et aller faire dodo. Encore plus de fun en perspective. T’as hâte. Putain taggle. Ce pessimisme grand dieu. Haut les cœurs un peu. Nan ? Même pas un peu ? Si un peu quand tu vois un visage familier passer sous un réverbère. T’sais pas bien pourquoi, tu la suis, la brunette rageuse du fond de la classe de ton autre groupe de parole. Les rageux anonymes. Enfin déjà tu la suis sans rien dire parce qu’il te faut trente secondes pour la remettre. C’est fou comme il y a des gens que tu reconnais pas hors contexte. « On s’est pas déjà vu ? » c’est pas forcément une technique d’approche pourri. C’est souvent qu’si, on s’est déjà croisé mais dans un contexte précis et limité. Avoue qu’si tu croises ta coiffeuse au supermarché, tu la reconnaîtras pas. Bah c’est the same. Tu mets le temps de la resituer, et puis tu t’demandes pourquoi t’irais lui causer maintenant. C’est pas l’heure, ni le lieu. Le tout sans t’dire que ça fait vaguement psycho de suivre les gens comme ça à cette heure-ci. En tout cas, elle, elle se l’est dit vu la tournure que prennent soudain les événements.

« Put… » Tu commences un juron que tu ravales rapidement, en même temps que ce con de poivre qu’elle t’envoie directement en pleine face. Heureusement que tu as des réflexes de ninja et que tu penses à te baisser pour éviter l’exposition trop longue à la projection. Ahah. Non c’est faux. En vrai tu recules juste et levant les mains devant toi et comme t’es grave désorienté dans tout c’qui s’passe, t’arrives à trébucher dans le vide et à te crouter le cul par terre. Mais techniquement le résultat est le même. T’es hors trajectoire. Disons juste que la démarche est nettement moins classe. Enfin du coup, tu jures deux fois plus entre deux toux. T’as mal au cul, aux yeux et à la gorge. Bonne soirée. Vraiment une bonne soirée. T’es content d’pas être rentré directement à la maison tiens. « Lena bordel tu fais chier ! Ouvre tes yeux ! » Pas comme toi momentanément aveuglé à te frotter frénétiquement les paupières. « C’est moi ! » C’est qui toi ? Elle t’a jamais appris à préciser ta mère ? J’suis rentré ! C’est qui ? C’est moi ! C’est qui “moi” ? M’enfin t’as pas vraiment l’esprit à avoir une pensée pour ta daronne et cette conversation type d’une vie d’famille normale. T’es plutôt à te dire que pour une fois qu’t’es sobre, tu vas avoir l’air plus défoncé que quand tu l’es. C’est ballot hein. Va faire croire à Toad que t’es bel et bien allé à une réunion des NA après ça. Franchement. Une bonne soirée, vraiment.
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MessageSujet: Re: paranoid (sena)   Lun 9 Juil - 20:44

Elle a pas l’habitude d’avoir peur comme ça, Lena, de sentir son estomac se retourner en pensant à tout ce qui pourrait lui arriver. Elle déteste ce sentiment d’impuissance, cette impression de jamais être en sécurité. C’est épuisant à force, traits tirés et peau encore plus pâle que d’ordinaire. Si elle parvient à garder le silence pour l’instant, la russe ignore combien de temps elle tiendra encore, combien de temps avant que ses nerfs ne lâchent totalement et qu’elle ne s’écroule. Elle préfère pas y penser, âme fatiguée qui se contente de survivre journée après journée, sans chercher à voir plus loin, sans chercher à faire plus qu’essayer de respirer. Et respirer, elle y arrive plus alors que le claquement de ses pas raisonnent contre le trottoir, alors qu’elle entend d’autres pas se mêler aux siens pour lui donner l’impression d’être suivie. La peur est plus forte que la raison et elle préfère frapper la première, refuse d’être une nouvelle fois à la place de la victime. Alors elle appuie de toutes ses forces sur la bombe, Lena, doigt comme bloqué sur la gâchette, effet secondaire de la paranoïa qui l’emporte. Il lui faut quelques secondes avant d’entendre la voix, avant d’entendre son prénom – elle fronce les sourcils, comprend pas comment son éventuel agresseur pourrait la connaître, à moins qu’il ne la suive depuis un moment ou alors.. Lena reconnaît la voix après d’autres secondes, lâche la bombe au sol, surprise par celui qu’elle a en face d’elle. « Seth ? » qu’elle demande, plus par étonnement que par réelle confirmation. Parce que c’est bien lui qu’elle a sous les yeux, lui qu’elle vient d’agresser en pensant se défendre. Elle s’attendait pas à le croiser, peut-être parce qu’elle l’a jamais vu en dehors de leurs réunions et qu’elle a jamais cherché à le voir non plus, parce que c’est comme ça, parce que ce qui se passe en réunion reste en réunion. La russe s’en veut un peu, yeux rouges qui témoignent de la violence du spray qu’elle vient de lui balancer sans même prendre la peine de vérifier de qui il s’agit – c’était trop risqué, elle pouvait pas se le permettre. Pour autant, la brune ne s’excuse pas, s’excuse jamais, parce qu’elle est persuadée d’avoir réagi comme il le fallait, peur qui fait encore trembler ses mains. « Je.. » Et rien ne vient, parce qu’elle sait de toute façon pas quoi dire pour justifier sa réaction probablement excessive du point de vue de Seth, parce qu’il est hors de question qu’elle lui dise ou qu’il comprenne, honte qui l’empoisonne et trouble ses pensées. Et bizarrement, il y a une sorte de rage qui la prend aux tripes, rage accumulée après tous les évènements passés, rage qui lui donne l’impression d’être dans son droit alors que Seth a tout faux. « T'es complètement con ou quoi ? » Et comme toujours, elle s’emporte, ne laisse pas le temps à sa victime de s’expliquer. Ses poings se serrent et elle enchaîne, ton agressif, preuve qu'elle est sur la défensive. « Putain mais il est presque 5 heures du mat’, on a pas idée de suivre une femme dans la rue comme ça ! » Comme si ça pouvait justifier son comportement – et au fond, elle espère que ça suffira, que Seth croira qu’il s’agissait seulement d’un réflexe provoqué par la crainte fondée que ressent chaque femme en marchant seule dans une ruelle sombre, crainte de se faire agresser, parce que c’est devenu banal, parce que chacune passe par là, que tout le monde le sait mais que personne fait rien pour changer les choses.
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MessageSujet: Re: paranoid (sena)   Lun 6 Aoû - 11:06

Tu es totalement en joie, par terre dans la rue à te faire crier dessus par une petite brunette. Ça faisait fort longtemps que tu n’avais pas été mis knock out aussi vite. Tu ne t’en souvenais même pas, là tout de suite. Mais tu n’avais pas bien le temps de te plonger dans tes heureux souvenirs de bastons. « Oui bah ça va hein ! » que tu beugles aussi. Juste assez fort pour couvrir le son de sa voix et qu’elle arrête de t’agresser les oreilles. Privation d’un seul sens à la fois s’il vous plait. Tu fais en tout cas preuve de la répartie absolument incroyable, Seth. Mais t’es pas non plus en état de réfléchir à la punchline du siècle. « Qu’est-ce que tu fous dehors à cette heure-ci aussi ?! » Bah oui franchement ! Y a que les truands dans ton genre qui ont légalement le droit de circuler dans les rues de Savannah passé une heure de mat’. Pour les autres braves gens c’est une soupe et au lit. Après fait pas s’étonner de s’faire tomber dessus par un débile. Surtout quand on est une gonzesse comme elle dit. Triste règle de société qui n’devrait pas être, certes.

« Une femme, mon cul oui. » Tu continues de grogner mais ça se transforme en bruit bizarre alors que tu essayes de ne pas rire. Pas que tu trouves la situation particulièrement hilarante, c’est plutôt nerveux. Ou peut-être ton joint qui n’est pas complètement passé, c’est aussi une possibilité. Tu parles d’un engin cette gonzesse. Toujours en train de râler et si elle râle pas, elle t’engueule parce qu’elle t’agresse. Bravo. Ça te rappelle ta frangine ça. Et Ivy aussi. Encore un truc typiquement féminin. Ah ah crétin. Ou alors c’est juste qu’elles ont vite fait de percer à jour ta nature profonde de carpette et hésitent pas à s’en servir. Toujours est-il que soit cette fille est tout le temps comme ça, soit elle te réserve ses meilleurs côtés. Tu en serais presque flatté si t’avais pas mal au cul et la vision floue. Tu imagines déjà l’extase que cela va être de retirer tes lentilles en rentrant. Tu fermes entre les yeux en espérant vaguement que le liquide lacrymal fasse son rôle et nettoie tes pauvres cornées. Tu étends tes jambes devant toi et décide de rester par terre encore deux-trois minutes. C’est pas si mal en fin de coup. Et le bitume est frais. Tu t’penches en arrière pou lever la tête vers Lena et t’appuis sur tes paumes de mains pour pas tomber encore plus bas. Au sens littéral, parce qu’au sens figuré t’es déjà pas mal bas. « Ravi d’te voir sinon. Enfin si on peut dire. » Tu rouvres les yeux, mais t’arrives toujours pas à faire la mise au point sur le visage de la brune et t’as toujours une délicieuse sensation de brûlure.T’es vraiment au bout du rouleau, alors tu te mets à rire comme un crétin sur le goudron. C’est pas du tout un bon rire, plutôt celui qui fait trembler les os sous la contraction générale des muscles. Tu ris parce que tu t’es dis une fraction de secondes que ça pourrait pas être pire, et puis tu as trouvé une bonne douzaines de façons dont cette nuit pourrait finir encore plus mal qu’elle ne s’est déjà engagée à l’être. Et tu vas pas pleurer devant elle, alors tu ris.

Tu t’offres quelques secondes pour ouvrir les vannes de la sorte et t’esclaffer plutôt que chialer ou partir dans les tours comme elle le fait. Quelques secondes mais pas trop longtemps, ce serait con que de rage elle t’abandonne là, quasi aveugle, comme le crétin que tu es. Tu t’calmes et essuies les quelques larmes qui ont quand même roules sur tes joues. Peu importe leur origine. « A tout hasard tu n’aurais pas de l’eau dans ton sac ? entre ton poing américain et ton glock ? » tu lui demandes d’une voix plus calme, sans te débarrasser pour autant de ton sarcasme habituel.
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MessageSujet: Re: paranoid (sena)   Mar 14 Aoû - 23:56

Elle lève les yeux au ciel, Lena, agacée qu’on puisse remettre la faute sur elle. Pourtant, c’est bien elle la seule responsable, elle qui a paniqué et a réagi trop rapidement, elle qui décidé d’agresser sans réfléchir. Le problème, c’est qu’elle assume pas vraiment, qu’elle assume pas le fait qu’elle ait eu peur, alors elle préfère mettre ça sur le dos d’un simple réflexe, essayer de faire croire que n’importe quelle autre femme aurait réagi de la sorte – alors que c’est tout bonnement ridicule, voir même naïf de penser qu’on pourrait la croire. « Parce qu’à partir d’une certaine heure, la rue est à toi et faut d’mander l’autorisation pour s’promener ? » qu’elle répond, toujours sur la défensive. C’est qu’elle se sent toujours agressée, jugée, besoin vital de toujours se défendre quand bien même son interlocuteur n’a rien fait de mal. Elle sait pas pourquoi elle prend tout pour elle comme ça. Peut-être qu’elle a le cœur trop à vif, d’avoir été si souvent blessé. Peut-être parce qu’elle retient jamais que le négatif, ce qu’on lui reproche, les coups reçus, alors que le positif est au second plan. Ou peut-être que c’est par habitude, parce que ça a toujours fonctionné pour obtenir ce qu’elle veut, que c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour défendre et protéger sa famille au fil des années. Elle sait pas et elle comprend pas – et ce qu’elle comprend encore moins, c’est pourquoi Seth se met à rire alors qu’il est là, sur le sol, les yeux rouges à cause d’elle. Elle fronce les sourcils, retient un juron, alors que paradoxalement, le rire de Seth l’aide à se calmer un peu. C’est sans doute l’adrénaline qui redescend, Lena qui réalise le ridicule de la scène mais surtout, qui réalise qu’elle ne craint rien. Elle passe une main dans ses cheveux, soupire sous l’effet du soulagement alors qu’elle s’abaisse pour récupérer la bombe – preque vide – et la claquer au fond de son sac pendant qu’il rit, scène improbable qui se déroule alors que la nuit touche à sa fin. Peut-être bien que c’est de ce genre de choses qu’elle est supposée parler aux réunions, justement. Parler du fait qu’elle sait pas se contrôler, avec Seth comme exemple concret de ce qui arrive quand tout lui échappe. Sauf qu’elle le fera pas. Elle a jamais pris la parole, préfère grommeler et balancer quelques insultes quand on s’approche trop près, mécanisme de défense bien huilé. Probablement que les réunions lui servent pas tellement, mais elle continue à y aller, peut-être par habitude, ou pour se rassurer en se disant qu’il y a pire qu’elle. Seth, elle sait pas s’il est pire. Il a l’air de détester ces réunions autant qu’elle, ce qui est un bon point pour lui, mais même avec ça, elle le connaît pas suffisamment pour pouvoir en juger. « Nan, j’ai pas d’eau. » Elle marque une courte pause, l’hésitation qui se lit sur son visage. « Mais j’habite pas loin. Tu peux passer vite fait et j’verrais ce que j’peux faire. » Lena aime pas ça, mère louve qui supporte difficilement toute intrusion dans son foyer. Mais elle peut pas s’empêcher de se dire qu’elle se sentirait plus en sécurité chez elle, entourée par sa famille, et il y a peut-être aussi un peu de culpabilité qui entre en jeu et l’incite à faire un effort. « T’attends pas à boire un thé ou j’sais pas quelle connerie, ok ? Tu viens, j’arrange ça et tu t’tires quand ça va mieux. » L’amabilité à son apogée probablement. Ça donne probablement pas envie comme ça, mais c’est Lena, Lena qui dit un peu trop les choses comme elle les pensent sans se soucier de ce que ça peut bien avoir l’air. Enfin, elle tend la main vers lui pour éventuellement l’aider à se relever – preuve qu’elle est pas si terrible que ça, finalement. « Alors, tu viens ? »
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MessageSujet: Re: paranoid (sena)   Jeu 20 Sep - 18:17

Spoiler:
 

C’est la sentence qui tombe quand elle te dit qu’elle a pas d’eau. Super. Tu étouffes ton soixante-troisième juron de la journée et mets en marche les quatre neurones encore opérationnel beaucoup trop avancé de ta journée. De la veille. T’as une brusque envie d’aller te pieuter et de mettre un terme à cette journée de l’enfer. Même si rien ne garantit que demain sera mieux, tant pis. Mais tu réfléchis quand même à la meilleure façon de rentrer chez toi en un seul morceau. Le taxi c’est le plus indiqué mais ça coûte des ronds. T’en as des ronds, mais t’es vaguement rapiat sur les bords sur certains points. Genre les transports. Tu marches. La bouffe. Tu manges pas. Mais ta morphine, elle est bien bonne. Y a des priorités dans la vie. Alor t’es pas très chaud pour te faire rapatrier à la maison en Uber, mais entre ça et rentrer en longeant les murs et en lisant le noms des rues en braille, tu vois pas d’autres solutions. Le pire c’est que tu connais même pas le nom des putains de rues de Savannah.

« Mais j’habite pas loin. Tu peux passer vite fait et j’verrais ce que j’peux faire. » Alléluia. Tu lèverais presque les bras au ciel de gratitude, mais tu te contentes de sourire parce que sinon, Lena, elle va te carrer sa semelle dans la tronche et se barrer vite fait. Et elle t’aura knock out deux fois en une seule soirée, et ton égo en prendrait quand même un sacré coup. Donc tu ravales tout élan de joie et oui tu souris juste. « Avec plaisir. Merci. » Tu fais aussi gaffe à ce que tu dis. Tu la connais pas des masses Lena, mais tu sais très bien qu’il vaut mieux prendre des pincettes avec elle si tu veux rester dans ses bonnes grâces pendant encore une petit quart d’heure au moins. Le temps d’y voir clair. Et après elle pourra à nouveau cracher sur ta personne comme elle crache sur vos splendides réunions zen. D’ailleurs y a pas une séance à c’t’heure-ci ? Qu’ils aillent si calmer ? Bon t’es calmes toi, mais c’est parce que t’es trop à plat pour te vénère.

«T’attends pas à boire un thé ou j’sais pas quelle connerie, ok ? Tu viens, j’arrange ça et tu t’tires quand ça va mieux. » « Du thé ? Tu dis ça parc’que j’suis jap’ ?. » TA GUEULE ! Tu t’fais taire avant de rajouter un « raciste ! » à la fin d’ta phrase. Non, Lena te connait pas. Non, Lena sait pas que t’es chiant de base et que c’est ta façon d’être aimable (en quelque sorte). Et t’as trop besoin de son lavabo à l’heure actuelle. Tu vérifies qu’t’as rien paumé dans ta splendide chute et avise de la survie miraculeuse de ton téléphone portable. Aussi balèze que toi wesh. Enfin là tout de suite, t’évites de la ramener à ce sujet tout de même. Tu sursautes presque quand tu te fais sermonner par la brune qu’est assez d’humeur pour pas te laisser mourir là (#dramaqueen) mais pas assez pour être patiente non plus. « Oui, maman. » Non, tu peux pas t’en empêcher. Tu t’mords la langue même si c’est trop tard. T’attrapes quand même sa main avant qu’elle se ravise et se carapate sans toi. Enfin debout sur tes pieds t’as l’étrange impression que l’air pèse plus lourd. Et le sentiment qui t’as poussé à la suivre plutôt qu’à simplement rentrer chez toi qui pointe de nouveau le bout de son nez. Même si t’avais les yeux explosé et le cul par terre, c’était pas si mal, c’étaient tes principaux problèmes. Tu sens les autres, les vrais, dans les startingblocks, prêts à revenir en force quand ce problème de bombe au poivre sera réglé. M’enfin c’est pas comme si t’avait le choix et c’est pas Lena qui va t’adopter. « J’te suis princesse. » C’est même pas ironique. C’est juste fatigué. Tu soupires et lui adresses un sourire las. Tu colles tes mains au fond de tes poches et tu t’contentes de la suivre, sans un mot, en faisant bien attention à ne pas l’embêter d’une quelconque manière. Tu t’effaces, et c’est pas trop mal comme impression de s’effacer et plus influer dans l’existence des autres. Tu vas passer maitre en la matière dans peu de temps, mais ça tu l’sais pas encore.
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