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 (SETH) fermer les yeux. Ou pas.

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apprenti sashimi
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MessageSujet: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Dim 20 Mai - 19:07

Tu es seul sur le trottoir bébé, personne à ton bras, toujours sans la gloire bébé.
Tu marches sur le bitume, silhouette sans nom entre les passants, tes vêtements sombres comme un costume, et les autres qui t’regardent marcher comme un mort-vivant. T’as l’habit peu discret des adolescents qui vont faire une connerie, marquer sur les murs à l’encre rouge quelques insultes pour les gens d’ici, brandir de sous ta capuche un regard noir de haine insolente et faire couler de tes lèvres des injures polluantes. L’adolescent qui a quelques farines dans ses poches et l’adrénaline dans la poitrine, la connerie bien moche. Celui qui prépare un sale coup, qu’a pas réviser ses contrôles, qui préfère ruiner sa vie beaucoup, beaucoup trop. Mais non. Rien de tout ça. Certainement ce que les gens imaginent en te voyant, mais ce n'est pas toi petit enfant. Tu marches seulement, tête baissée, comme voulant t’effacer. T’as aucune arme dans les poches, les mains qui s’y cachent mais l’allure qui fait tâche. Toi tu penses qu’en rasant les murs, t’arrivera à fuir les murmures, que personne te verra.
C’est faux.
Faut dire que tu serais plus discret si tu rencontrais pas chaque passant d’un coup d’épaule, excuses dites à la volée avant de reprendre ta course vite fait, t’es pressé, la supérette va bientôt fermée et tu n’as toujours pas mangé. Y’a plus de pomme de terre à la maison. Reste plus que du sel, un peu de poivre, c’est un peu con. Même plus de pain pour combler le vide dans l’estomac. Alors tu presses le pas. Tu traverses une route, tu tournes à la prochaine rue puis t’y arrives enfin. Les portes s’ouvrent devant toi, on te voit, t’es filmé par la camera, y’a même le caissier qui te dit bonjour, tu lui lances un sourie approximatif, tu lui réponds. Faut paraitre normal. Promis tu feras rien de mal.
Tu te promènes dans les rayons, tu fais le discret à repérer près des néons quelques yeux indiscrets qui pourraient te regarder. Tout est filmée tu le sais, t’as adopté des techniques, enfin tu penses. T’es pas certain qu’elles marchent alors, tu es déjà prêt à courir, t’es déterminé à te nourrir. Cette fois-ci tu fais l’impasse sur la bouteille d’alcool, il t’en reste une sous ton lit, c'est pas très joli mais ça fera l’affaire jusqu’à demain. Tu laisses trainer tes mains, tu prends une boite de biscuits que tu glisses sous le tissus épais de ton sweat, à regarder à gauche, à droite, y’a personne. La voix est libre. Tu prends une deuxième boite. Tu la glisses comme l’autre puis tu continues ta route, l'adrénaline maladroite. T’as soudainement le ventre plus gros en sortant du rayon. Tu t’arrêtes pas en grand gourmand, il y a même quelques boites que t’ouvres directement pour voler de la nourriture, te remplir le ventre qui crie famine, mettre quelques miettes sur tes chaussures. Puis tu caches la boite éventrée derrière les autres et tu te retournes. Tu penses filer, la bouche encore pleine.
Et y’a toutes tes boites cachées qui tombent.
Eh merde.
Tu percutes cette personne, ne l’ayant pas vu venir, t’es cerné, à découvert, toute ton insolence étalée par terre. Tu te mords la lèvre à regarder la scène de crime avant de lever les yeux vers l’inconnu, le regard coupable, l’enfant minable. T'avales la nourriture, tu te racles la gorge. « C’est pas… C’est pas c’que tu crois… J’allais payer hein » le contraire est évident. Mais tu nies. T’avoueras pas ta connerie.
C’est pas ta faute si à la maison y’a pas de billets dans les tiroirs.
Alors t’espères simplement que l’autre perdra la mémoire.


Dernière édition par Ariel Walker le Mar 22 Mai - 14:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Lun 21 Mai - 21:25

T’es un fantôme. T’es un putain de fantôme, Seth. T’as oublié ta rage dans un coin, et t’as rien trouvé pour la remplacer. T’es vide. Et putain tout t’semble insurmontable, surtout c’que t’as décidé de surmonter. Cette fois. Que t’as décidé de rester avec ton junkie d’mari et de pas de te casser. T’es mal, ça va pas, y a tout qui t’fais souffrir, même lever une main pour prendre un putain de paquet de pâtes. T’as pas envie d’rentrer. Mais faut qu’te rentres. T’es rester alors faut qu’tu rentres. Que tu lui fasses à bouffer, même s’il mangera rien. Toi non plus. T’sais pas pourquoi t’es là en train d’faire les courses. Peut-être pour garder un semblant de vie. Un truc qui tient debout vu que ni toi ni lui n’êtes foutu de le faire. Mais t’as pas envie. Ça fait deux heures que tu traines dans les allées du magasin. Que tu fixes les articles dans les rayons sans les lire. T’as l’air assez suspect pour qu’on garde un œil sur toi entre les rayonnages, tu t’en fous. Pour une fois qu’t’as rien à te reprocher. Ça te ferait rire si t’étais d’humeur. Y a personne pour t’arrêter quand tu vas foutre le feu aux bagnoles et peter des dents. Par contre y a du monde pour t’empêcher de voler un paquet de chips. Oué, normalement ça te ferait rire. Pas là. T’es un putain de fantôme.

Tu captes même pas le gamin sur ton chemin jusqu’à c’que tu te le prennes en pleine poire. Tu captes pas tout d’suite. T’as le cerveau embué d’tes problèmes, et de benzodiazépines. Tes yeux s’promènent doucement sur les boîtes sur le sol, son visage trop émacié et son regard coupable. « C’est pas… C’est c’que tu crois… J’allais payer hein » Tu réponds pas, lèvres à peines pincées. Tu continues de le regarder, le gosse. Il t’fais penser au tiens, à Ezra et sa frêle carcasse. Il t’fait penser à toi. C’est quoi votre problème à tous à rien bouffer. Comment vous faites pour tenir debout sérieux ? Tu regardes le gosse et tes iris s’assombrissent. Parce que ça t’fous en rogne. Ça t’énerve de voir de gamins obligés de voler. Pour tenir debout.

« Ramasse. » T’as à peine desserré les dents, tu parles à peine, tu donnes tes ordres, t’es un sale con quand t’es pas d’humeur. T’es vraiment pas d’humeur. T’cherches même pas à l’rassurer, pas que t’en ait rien à battre. T’cherches juste à mettre de l’ordre dans ton crâne. Savoir quoi faire de la situation.

« Dégage. » ça claque dans l’air, à l’égard d’une bonne femme qui vous regard d’un air inquisiteur. T’es un sale con, ça t’déranges pas de cogner les meufs. Elle le comprend assez pour passer son chemin et la boucler. P’t-être à cause de tes pupilles à peine vivantes qui la suivent jusqu’à c’qu’elle disparaisse derrière un rayon. L’acier du gun planter au milieu de son échine. Dessinant une cible dans son dos. Un vague rictus qui déforme brièvement tes lèvres, une réminiscence de sadisme. Qui s’éclipse en même temps qu’elle.

Tu regardes à nouveau le gosse devant toi, les yeux qui glissent doucement sur lui. T’as pris une décision finalement. Tu lui tends ton panier, qu’il foute ses gâteaux dedans. Avec tes pâtes, ta farines, ton lait et tes œufs, d’quoi faire des pancakes pour Toad. Y a que ça qu’il peut bouffer entre deux vomissements. Des cons de pancakes. Bordel. T’as pas envie d’rentrer. T’as pas envie d’y penser. Tu viens d’trouver un prétexte de pas y penser. Faut pas croire que tu fasses les trucs de façon désintéressée, Seth. « Pizza, ça t’dis ? » Tu desserres enfin les mâchoire. Ou à peu près. Tu tentes même un sourire mais t’es trop crever pour ça. Tu lui fais un signes de tête, qu’il te suive dans les allées. « T’veux autre chose ? » Grand seigneur. Mon cul. Tu veux juste pas rentrer.
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Sam 2 Juin - 14:04

Il est plus grand. Plus imposant. Lui et son panier, face toi qui commence à bégayer, à nier. Fait chier. T’aurais aimé rapporter ces biscuits à ta mère, à défaut de ne pas lui ramener de bulletin prometteur. Absentéisme constant. Et même plus de stylo qui marche. Ton front qui tape contre un mur humain, un homme de pierre, et la fin d’l’espoir qu’elle oublie la famine d’hier, parti aussi vite qu’un moucheron éphémère. Il est plus grand, et d’un mouvement timide tu lèves le menton pour croiser deux billes vides, le visage froid qui te rend maladroit. Il te fixe. L’impression d’être détailler de prêt qui t'étouffe, de passer au détecteur de métaux, ou d’être pris de haut. Pourtant la colère insolente, l’arrogance sanglante ferment leurs gueules dans la cage d’os qui tente parfois de protéger tes poumons déjà ruinés. Tu restes muet. Comme un gamin qui ne saurait pas parler.

T’as pas de flingue pour prendre son ventre en cible, lui dire de dégager sans rien penser, sans rien dire, lui lancer même un sourire de taré que tu laisserais faner une fois que tu le verrais partir. T’as pas de lame cachée dans les manches pour menacer son haine de ta petite taille, regard noir et habile mouvement pour faire saigner le sang, « tu vas faire comme si tu n’avais rien vu et tout va très bien se passer » en réplique de film que tu pourrais lui balancer. Tu n’as pas non plus la prestance d’un chef de gang, à faire peur d’une simple respiration, une simple mâchoire contractée qui promettrait un bang bang. T’as rien de tout ça, et tu restes planté là face à ce regard qui te déshabille, la salive que t’avales après une prière désespérée. T’espères que Dieu va enfin se bouger le cul et qu’il va t’épargner de crever dans un rayon de supérette. Qu’il te laisse au moins le temps de finir ton paquet de cigarettes. « Ramasse » craché sur ta joue tel un molard, la voix d’un tolard, ou d’un simple batard, tu fais pas la différence. Mode survie enclenché, tu vas bien faire tout ce qu’on te dit. Aucune résistance. T’es un putain de collabo qui se baisse au sol pour ramasser ces boites, pour tout effacer peut-être ou te rappeler que t’es une petite merde qui sait même pas voler, trop maladroite pour s’en tirer. Tu regardes l’écriture en couleur des innocentes, celle que tu n’arrives pas à lire. Ce n’est pas la faute aux larmes, ça fait longtemps que tu n’en donnes plus. C’est la faute à la rétine, à ta putain de pupille qui fait plus office de lentille. Il crache un  « dégage », tu penses d’abord que c’est pour toi, tu commences déjà à fuir d’un pas en arrière mais quand tu lèves les yeux discrètement vers son visage, tu vois bien que c’est pas à toi qu’il parle. A une ménagère, à un père, t’en sais rien, t’ose pas te retourner préférant garder l’anonymat. Alors tu bouges pas. Peut-être que tu aurais dû. Tu continues de l’observer avant que lui vienne l’idée de se concentrer à nouveau sur toi, tu dévies les yeux, te mordant la lèvre quand t’essaies d’avoir du courage. Au moins pour dire, « j’peux y’aller ? » mais il te tend son panier alors tu fronces les sourcils. Quoi ? Son délire c’est de te les piquer ? C’est pas comme si y’en avait plein derrière toi. Tu les poses à regret dans ce panier presque vide, le regard qui dit au revoir mais l’estomac qu’est bien décidé à te faire faire n’importe quoi. Au pire tu le laisses filer avec tes boites, et puis t’en reprendra d’autres. Il est con lui. Il a cru que tu serais démuni de ressources, mais il se peut que tu n’as pas fini tes courses.

Enfin. Le problème c’est qu’il reste planté là. En levant les yeux verts lui, tu as oublié d’enlever ton air agacé du visage, ton air du petit con qui juge tous les autres cons. « Pizza, ça t’dis ? », …hein ? Quoi ? Tu fronces les sourcils, tu comprends pas. Y’a un inconnu qui t’invite, un pédophile qui te tend un sachet de bonbons. Faut pas y aller, faut dire non. Mais tu crèves la dalle, et tu te poses pas la question, « il me veut du mal ? ».  Y’a que la famine qui fait du bruit, qui sourit. « Ariel tu vas manger ! » qu'elle crie, qu'elle gueule, t’en deviens presque sourd. Le vide sous ton nombril qui devient subitement lourd. Tu hoches la tête, l'âme qu'on t'achète avec la promesse de manger. T’as le ventre qui gargouille alors tu le suis dans les rayons, déjà prêt à saliver face à ce qu’il semble te proposer. Ça y est. Enfin. Tu vas manger. Il t’invite même à inventer le menu, alors tout à coup tu es excité, tu hoches la tête en partant déjà chercher ton idée en gosse qui connait toutes les allées. Tu vérifies quand même qu’il te suit, qu’il ne parte pas en t’abandonnant là sans un mouvement de main. Toi et ton espoir de crève la faim. Tu lèves les talons, tu viens chercher cette plaquette de chocolat. Un jour t’as gouté, t’as trouvé ça bon. Maman te l'avait ramené pour noël. Celui-là il est fourré, il est plus cher que les marques dérivées, t’as pas fait attention au prix. Tu sais juste que toi t’es fauché et que lui semble milliardaire. Tu croises son regard comme pour savoir si tu peux la prendre, le carton lisse que tu prends entre tes doigts pour lui montrer  timidement ce que tu veux bien manger en toute légalité. Et s’il est d’accord, tu veux bien garder un carreaux pour le donner à maman.
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Mer 6 Juin - 18:47

Vous êtes deux chiens errants à l'affût du moindre signe d'agression, ou de capitulation. A vous renifler l’arrière-train, sait-on jamais de quelle galère l’autre débarque. Murés dans vos silences, au cas où le son de vos voix fasse fuir l’autre. Ou qu'ils se transforment en aboiement. Toi t’es déjà en train de grogner comme le monde. Lui a déjà la bave aux lèvres. Pas la rage comme toi, la faim. Ses pupilles désespérées qui regardent les vivres qui tombent une à une dans ton panier. La pression de la hanse sur tes doigts, tu prends conscience petit à petit du vide dans son estomac. Chaque gramme de biscuit comme chaque gramme qu’il lui manque sur les os. Trop maigre. Trop maigre ce gamin, même ton chien qu’t’as trouvé entre deux bacs de recyclage était plus épais que ça. Le gros Duff qui somnole la panse pleine de tes pancakes que personne ne mange à l’heure qu’il est. C’est devenu ton nouveau truc, Seth, ramassé les chiens perdus ? Toi aussi t’as un vide à combler, même s’il n’est pas dans ton estomac.

Le vide qui ne réagit pas aux sourcils froncés du gosse. Ou plutôt l’amusement et ton agacement latent contre l’univers qui s’annulent l’un l’autre. T’as pas pensé à ta sale tronche peu avenante. T’façon t’as déjà attiré dans tes filets des paumés avec des propositions bien moins alléchantes. Question d'écologie, de balance entre l’effort et la récompense, le risque et le gain. Un truc que t’avais retenu du lycée. T’en avais surtout retenu que c’était sans doute pour ça que tu préférais les bières à capsules dévissables. Comme ça t’as pas besoin de te relever pour aller chercher le décapsuleur que t’as encore oublié. Bref. A son hochement de tête, t’en déduis qu’il a plus faim que tu ne fais. En un sens c’est rassurant. Quoique vu la marge entre sa peau et le tissu d’son t-shirt… enfin peu importe.

Tu le suis dans les allées sans broncher. T’façon c’est toi qu’a proposé. Et puis enfin tu penses à autre chose. Tu t’dis qu’un régime biscuitivore, ça doit être terrible pour l’organisme. Et que t’aurais peut-être dû faire des études de biologies vue tes élucubrations internes de l’heure. Tu le regardes dans ton silence trop têtu pour être honnête. Tu le regardes et tu relativises. Tu te dis que ta vie n’est pas si merdique. Mais non. Si. T'es pas sur mais. Si toi tu ne bouffes pas, c'est parce que t'as pas envie. Si toi t'as de quoi bouffer c'est sur le dos des pauvres filles qui vendent leur corps, survie pour elles aussi. C'est sur le dos de tes foutus sales clébards du Fight Club. Cents dollars qu'il tiendra moins de dix minutes. Deux cents qu'il perd une molaire. Trois cents qu'il finit à l'hosto. Quatre cents qu'il se relève pas. T'as d'quoi bouffer toi, oué. Le prix est juste pas le même. C'est pas quatre boîtes de gâteaux envolées que Dieu t’pardonneras sans que t’ais à lui demander. C'est autant de bouts d'âme que de bouts de papier vert, envoyés au diable contre ceux dans tes poches. Satan tellement impatient de ta venue qu'il t'a envoyé les enfers sur Terre avant que tu ne passes à trépas. Mais nan, nan, putain, penses à autre chose. Tu l’regardes, avec un emballage de chocolat soudainement apparut entre ses doigts. T’as divagué, vieux. Tu l’regardes et tu t’dis que le chocolat c’est pas forcément mieux, comme régime alimentaire, mais que tu le suis assez sur l’idée.

Enfin tu fends ta tronche de vieux con blasé d’un sourire, et t’hoches la tête comme il l’a fait avant.  « Prends, prends. » Mais c’est que tu parles ! Miracle des temps moderne. Deux mots en plus, c’est du luxe. Tu lui sors le grand jeu au gosse. Ahah. Crétin. Tu t’rapproches, pas trop vite, sait-on jamais qu’il s’enfuit. Toi aussi tu prends une plaquette, celle avec du riz soufflé, tu te tapes ces merdes en dix minutes. Et après tu deviens légèrement creepy( plus que là si) parce que le sucre ça te rends mielleux. Mais bon tu comptes pas la manger de suite, tu vas épargner le gosse. Et puis t’en prends deux autre en fait, parce que quand t’auras fini la première, tu vas devenir irritable si y en a plus. Et parce que Toad va vouloir taper dedans et qu’il t’en faut du coup une troisième, sinon ça va te foutre colère si t’en as pas deux entière. C’est vraiment pas une bonne idée le chocolat. Tant pis.

« J’ai rien contre le fait qu’tu prennes du chocolat, hein. mais tu ferais bien de prendre des trucs plus nourrissants aussi.  » Tu lui jette un regard en biais. T’as pas envie d’le vexer, mais faut dire c’qui est. Même toi t’es raisonnable, t’as pris des pâtes. Bon y a pas les cinq fruits et légumes réglementaires, mais entre les patates et les pêches que tu te prends au  FC ça rééquilibre la balance non? Ahah, joke. Crétin. Tu lâches le gosse du regard pour te concentrer sur ton tél, appli pizzas en raccourci sur la première page, tout seul à côté de Spotify. Ça en dit long sur tes centres d’intérêt. Ça et ton mari et ton chien entre train de faire le sieste ensemble en fond de ton écran fissuré. Tu lui tends le portable sans te dire qu’il va s’barrer avec. Il doit être à peu près autant conscient que toi que tu le casses en deux si tu veux. Ou alors la bouteille de lait avec un peu d’élan entre les deux oreilles ça peut le faire aussi, nan ? « Choisis, qu’on commande maintenant, ça arrivera l'temps qu’on finisse.  » Et sinon, sans l’impératif présent et avec une formule de politesse ça t’arracherais la gueule ?
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Mer 25 Juil - 15:56

T’es en crève la faim, l’estomac qui gueule aux milieux de ces parfums, t’en perds presque l’ouïe, l’ennuie que t’as pour la vie, tu veux juste manger, manger, manger. Ça grogne, t’es presque à te gratter la peau comme un camé, à devenir tout excité en voyant ta poudre préférée, l’humeur bancale, tu flippes de l’inconnu puis après t’es tellement heureux que tu le vois plus. Tu fonces au milieu des allées, presque le nez qui flaire tout ce que tu veux dévorer, tu voudrais dévaliser la supérette et qu’il t’achète aussi quelques cigarettes, vouloir lui piquer son porte feuille avant de te souvenir que tes os sont prêts à se fendre en deux, qu’il peut te briser s’il le veut, alors tu marches simplement, lui qui suit ton ombre silencieuse silencieusement, tes doigts qui viennent agripper le chocolat, souvenir d’un noël lointain, tes yeux qui rencontrent une téquila pas loin. Il brise le calme autour de vous en te disant oui, et tu fais un sourire bizarre, de ceux qu’on pas l’habitude d’étirer leurs lèvres, qu’on la cervelle en bazar, t’as les commissures qui se retroussent mais tes dents qui retiennent tes lippes pour rester cacher, peur du soleil, peur des détraqués, ta bouche qui disparait dans leurs morsures et on dirait plus que tu fais la grimace. Mais il s’attarde pas, il ne se tracasse, peut-être même qu’il n’a pas vu ce moment unique où les meubles ont presque failli te voir sourire, où on a manqué une lueur de gaieté dans tes yeux paumés, l’espoir de te voir guérir, l’espoir qu’on s’dise que dans c’corps qui se laisse dépérir, y’a peut-être encore quelque chose de vivant, quelque chose de touchant. Mais non. On a peut-être qu’halluciner. C’est sûrement ça, ouais.

Tu poses ton chocolat dans son panier et tu l’observes se servir à volonté, une, deux, trois plaquettes, et tu te demandes s’il a toute sa tête. Trois plaquettes, c’est beaucoup. Enfin tu crois. Maman t’avait dit une fois qu’il fallait pas en abuser, mais t’es pas un expert, et puis c’est son porte monnaie. Mais l’inconnu il veut la ramener alors que toi, le silence t’allait, t’es pas du genre à parler, t’as rien à dire, tu regardes pas les informations et t’es pas vraiment du genre à te poser des questions. Ses mots te font arquer un sourcil, tu reposes les yeux sur ses trois plaquettes, et dans ta tête tu lui réponds déjà, « parle pour toi, j’ai pris des biscuits bio moi », mais t’es pas sûr que les biscuits bio soient plus nourrissant que trois plaquettes alors tu fais ce que tu sais faire de mieux : tu fermes ta gueule et tu baisses la tête. Puis tu sais même pas ce que ça veut dire BIO. Bon pour l’Intérieur de l’Organisme ? Ouais t’en sais foutrement que dalle. Tu te racles la gorge, « faut peut-être prendre des fruits… ? » tu parles si doucement que tu ne sais pas s’il t’a entendu alors tu relèves les yeux vers lui pour simplement voir qu'il a l’air plus concentré sur son téléphone que sur ta voix qui n'a pas mué, et t’as pas le courage de reformuler ta question, de la poser avec plus d’aplomb alors tant pis tu te prends un vent. Tu gardes la face en baissant les yeux sur tes ongles sales comme si de rien n’était, non t’as pas parlé, c’était le môme d'à côté avec sa mémé. Tu te dis quand même qu’il faudra que tu lui dises merci à la sortie, quand tu prendras toute la nourriture dans tes bras. Et peut-être tu tenteras encore un sourire ? Il risque peut-être de la prendre mal ta grimace à force. L'inconnu te ramène sur terre avec l’écran devant tes yeux, tu prends le cellulaire, un menu de pizza à ta portée mais les ingrédients sont écrits trop petits, tu vois rien, pourtant tu zoomes bien, mais tu galères juste avec ton hypermétropie. Tant pis, tu choisis au hasard, parce que s’il te voit trop froncer les sourcils en reculant son téléphone de ton visage pour faire le focus, il va peut-être se poser des questions, et toi, tu veux pas qu’il se les pose. Tu ne sais même pas le nom de celle que tu choisis, tu cliques simplement, sans t’attarder et tu lui rends son téléphone sans l’idée de lui voler qui te traverse l’esprit. Ça rapporte rien dans le frigo ça. Et puis t’as personne  à qui parler, et t’es pas sûr qu’un répondeur sait faire une conversation. Tu passes ta langue sur tes lèvres, le regard un peu fuyant, tu te montes le cerveau, tu casses la gueule à ta timidité et puis finalement tu retentes, « on prend des fruits ? », tu le regardes, le cœur dans l’estomac, tu ne sais pas d’où tu sors ce « on », tu le connais pas, il te connaît pas mais tu ne tenteras pas une troisième fois. Tu te racles la gorge comme si ça pouvait te donner plus de prestance, te faire gagner quelques centimètres, et des muscles en plus, tu pointes le stand de fruits frais qui est juste à côté, « y'a des pommes », t’as envie de te gifler. Ni s'il te plait, ni merci, ni merde. Et c’est que maintenant que tu captes que tu ne l'as pas remercié pour la pizza. Mal poli. A croire que c'est dans ta nature de te faire détester, mais c'est juste que t'es désarmé. Il a l'air gentil. Pas que sa gueule soit chaleureuse, mais personne vient t'aider d'habitude.

« heum… t’attends quelque chose de moi ? », décidément en deux minutes, t’as dit beaucoup de mots. L’inhabituel te délie les lèvres. « J’veux dire c’est c’que font les gens… faire quelque chose par interêt. J'suis désolé mais j'pourrais rien te donner », tu hausses les épaules. T'arrives pas à croire en sa générosité, c'est un mythe ça. Celui qu'on trouve à côté du prince charmant.
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Mer 1 Aoû - 21:25

Crème, curry, poulet, poivrons … Une indienne ? C’est original. Ce gosse affamé a des goûts bien excentriques en matière de pizzas. Tu te serais plutôt attendu à une vieille margherita des famille. Mais tu la ramènes pas à ce sujet, toi et ton hawaïenne. L’ananas sur pizza faisant autant polémique ici qu’un débat fait rage outre-Atlantique à propos du nom d’une certaine pâtisserie au chocolat. Donc tu te passes de tout commentaire et de formes de réaction autres qu’un vague sourire en coin et tu passes commande. T’as un creux qui se réveille au fond des entrailles et contrairement au gosse en face de toi, pour toi c’est une bonne chose. D’avoir faim. Et pas de te laisser dépérir comme un con, trop camé pour comprendre de quoi ton corps à besoin. Alors vous v’là deux crève la faim à faire des provisions avant d’rentrer à la maison, un beau tableau de la misère humaine du XXIème siècle. Kizuki serait presque fier de toi. Deux pensées qui se rapprochent le plus possible de c’qui peut être réconfortant pour toi en ce moment, c’est pas dégueu et ça a l’mérite de te détendre un peu. Alors t’as l’air, un peu, pas trop, faut pas rêver, d’un vieux yakuza quand tu reposes les yeux vers le gosse et son index tendu vers le stand de pommes. Même si t’aimes pas les pommes. Comportement totalement réactionnaire à l’apple pie de ta mère, des dimanches après le prêche à la paroisse et des diners familiaux rasoirs. Alors bon, tu bronches pas, t’hoches la tête, pour pas changer, mais tu t’dis qu’tu ferais bien d’aligner deux trois mots de temps en temps pour pas avoir l’air définitivement d’un gros psychopathe. « Tu prends c’que tu veux. » Tant que ça te coûtes pas un bras, mais t’estimes pas nécessaire de le préciser à un gamin qu’a raisonnablement pris une seule tablette de chocolat. Un fait que tu n’avais certainement encore jamais constaté de tes propres yeux jusqu’à ce jour.

T’es trop sympa Seth. Trop serviable. Même ce drôle d’oisillon tombé du nid il le sent. De toute façon faut pas être un géni pour se méfie de toi dès que tu fais de trucs gentils. c’était plus vraiment dans ta nature ces derniers temps, et ça s’est ancré sur les traits de ta gueule de pauvre mec. Mais ça t’fait pas froncer les sourcils. Ça t’fait plutôt sourire. « Touché. » La tête qui bascule sur le côté comme pour signifier qu’t’as été blessé. Tu soupires vaguement et t’mets à fouiller dans les fruits. Mais pas les pommes. Burk. « C’est tristement vrai. Mais t’inquiètes j’veux rien. » Est-ce qu’on y croit à ça sortant de ta bouche ? Pas des masses non. Mais tu te sens moyen de confier tes états d’âmes à un inconnu entre les oranges et les bananes. Inconnu qui doit en avoir strictement à foutre de surcroît, en prise avec des besoins plus spartiates mais plus nécessaires que les tiens. Cela dit tu te doutes quand même que c’est pas en éludant la question que le gosse va se rassurer de tes intentions à son égard alors tu peux bien lâcher le morceau. En partie. Ça ne fera de mal à personne. Certainement pas à toi qui n’as personne à qui parler de ça. « Je veux juste pas rentrer chez moi. J’ai … des trucs pas hyper sympas qui m’y attendent et je suis pas bien pressé de les retrouver. Alors disons que t’es un prétexte pour que je traine plus longtemps dehors. » C’est flatteur pour personne cette réponse. Ni pour toi, ni pour Toad, ni pour ce p’tit, mais s’il voulait une réponse franche, il l’a. Comme dirait l’autre, la vérité a pas pour vocation d’être belle ou plaisante, juste d’être vraie. Quoique cette réponse se soit pas tout à fait complète. « Et j’ai pris l’étrange habitude d’aider des gens récemment. Va savoir pourquoi. » Certainement que t’en as marre de voir tout et tout le monde se casser inexorablement la gueule autour de toi et que t’essayes de recoller quelques morceaux, même de trucs qui te concernent même pas. Juste pour que le monde soit un peu moins dégueulasse autour de toi. Que ce soit moins moche à vivre. Que tu t’dises que t’es capable de faire autre chose que tout détruire. Si y en a un qui fait une BA ici, c’est pas toi en achetant à bouffer au gamin, c’est plutôt lui en te laissant faire.

Tu laisses tomber quelques agrumes et bananes dans ton panier quand tu t’dis qu’il serait peut-être temps de se présenter. Pas qu’tu penses que ton identité est un quelconque intérêt à ses yeux mais … « Moi c’est Seth. Ce sera plus simple que m’appeler “le type flippant” dans ta tête. » T’es pas dupe. Tu sais bien que c’est le genre de sobriquet de te donnent les gens qui ne savent pas comment t’appeler autrement. Mais ça t’fait quand même vaguement rire de te l’entendre dire à voix haute. T’adresses un regard amusé à celui que toi tu continueras d’appeler « le gosse » dans ta tête, jusqu’à c’qu’il décide se te donner un nom. Que tu ne lui demandes pas. Pas par désintérêt, juste parce que t’as pas envie de le brusquer d’une quelconque manière. Alors tu te détournes simplement pour prendre aussi quelques fraises, parce que celles d’Ezra ont pas encore poussées et t’es pas sûres qu’elles survivent à son absence. Toad non plus. Merde. Ton cerveau a bien trop vite fait de retourner se vautrer dans le mazout qui embourbe ton existence. Et d’effacer les sourires de ton visage. T’étouffes un grognement dans un soupire. « Tu veux autre chose ? » Allé p’tit. Tu comptes un peu trop sur lui pour oublier tes merdes.
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MessageSujet: Re: (SETH) fermer les yeux. Ou pas.    Mar 21 Aoû - 14:49

Y’a ta voix timide qui résonne assez pour qu’il relève la tête, qu’il suive ton doigt, qu’il s’intéresse un peu à toi et pas à son téléphone. Des pommes. Ça coupe l’appétit il parait. C’est les gens rassasiés qui le disent. C’est que ça doit être vrai. Et il est encore d’accord, et tu fronces les sourcils de surprise. Il veut même t’offrir des fruits ? Mais il est riche ce type. Tu le regardes un instant dans les yeux comme pas sûr, attendant un quelconque signe pour oser t’avancer vers les fruits. Vraiment, je peux ? Tu fonces presque, la peur qu’il se ravise, tes mains sales qui prennent quelques pommes puis ça turbine là haut, ça s’inquiète. Pizza, fruits, chocolat. Ça fait beaucoup. Le cerveau pense de minute à l’après et t’as l’cœur qui commence à flipper. Et s’il voulait quelque chose en échange ? T’as l’expression qui change, et puis tant pis tu te lances. T’as peut-être l’innocence sur le visage, l’innocence bousillé par les quartiers pas sages mais t’es pas tant rempli de naïveté, parfois t’aimerait pourtant, ça te permettrait peut-être d’être un peu plus avenant, de sourire aux gens, peut-être même de croire que la vie peut être belle même sous les nuages gris, même dans la merde. Pas ici. T’as la cervelle qui réactive toutes les barrières après l’euphorie. Ouais tu vas manger, et puis qui sait peut-être qu’il va te tuer. Ce mec flippant. Enfin, il t’offre quand même une pizza. Et une tablette de chocolat. T’arrives pas à faire trois pas en arrière, courir sans jamais regarder derrière, non, tu continues de le regarder d’un oeil que tu crois discret, on croirait un chien qui renifle l’autre. T'es juste perdu devant cet attitude que tu n'as jamais connu. Tu penses plus qu’il faut être sympa avec ces gens-là à vrai dire. Non, tu pars pas en courant. Tu prends ta paire de couilles dans les mains et t'oses poser cette putain de question qui te démange la gorge.

Il rit pas, il joue pas la comédie, il dit la vérité, et ça te fait hausser les sourcils, alors qu’il sourit même. T’as l’impression d’avoir gagné un truc mais c’est sûrement simplement l’excitation de te prendre deux minutes pour un détective hors pair. Deux minutes plutôt vite éphémères. Et truc de dingue, il veut rien. C’est qui ce mec ? Tu sais vraiment plus comment agir, là. Il est genre… sympa. Vraiment. T’en reviens pas. Tu hoches la tête, le silence revient, tu penses que la conversation est terminée même si y’a quelques pièces qui te manquent devant le puzzle qui ressemble à rien dans ta tête. Il est là par interêt pourtant, il veut rien… C’est contradictoire. Enfin, tu dis rien, tu prends tes pommes et même des poires, toi ça te va. Tu les mets tranquillement dans les sacs plastiques, les lèvres pincées dans ta tâche, avant de t’approcher de lui. Pour les poser dans son panier. Sa voix te fait légèrement sursauter, alors que tu lèves les yeux vers lui. Ça te fait presque sourire, ces mots qui te cognent en écho, écho à tes pensées. J’veux pas rentrer chez moi. Y’a des trucs pas sympas qui m’attendent là-bas. Tu écoutes, tu hoches la tête. En fait, tu sais pas si tu peux parler. Ou plutôt tu oses pas trop te lancer. « Moi c’est Seth. Ce sera plus simple que m’appeler “le type flippant” dans ta tête », tu te pinces les lèvres, dévies le regard, l’air de rien. Manqué plus qu’il soit télépathe. Il te demande si tu veux autre chose, mais là, faut que tu te lances Ariel. Faut être sympa. Et des gens sympas, ça se présente. Tu prends une inspiration, « Ariel », tu l’as débité en une seconde, « c’est mon prénom. Ça t’évitera de m’appeler le p’tit… Parce que je suis pas petit », tu parles trop mais au moins t’as ralenti le rythme de tes syllabes. « Et… j’comprends. J’veux dire j’ai pas hyper envie de retrouver ma chambre non plus », j’ai pas envie d’entendre les bruits de celle d’à côté, « s’tu veux on peut marcher hyper lentement ou faire tous les rayons deux fois », ce sont deux belles idées de merde. Tu te racles la gorge, et l’cœur qui tape beaucoup trop vite. Tu te sens courageux. Et un peu fier de toi.
C’est stupide.
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(SETH) fermer les yeux. Ou pas.

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