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 everybody loves to see a fallen fall, (branovak)

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MessageSujet: everybody loves to see a fallen fall, (branovak)   Mer 16 Mai 2018 - 23:11



Ne pas bouger.

Respirer calmement, et garder les yeux fermés. La main posée sur l'abdomen, par-dessus le pansement de fortune qui s'imbibait un peu plus de sang à chaque foutue seconde qui passait. La douleur le tiraillait, sans cesse stimulée par celle qui pulsait à l'arrière de son bras gauche. Le morceau de verre est toujours sur la table basse, ruisselant du sang qu'il avait emmené avec lui en ressortant. Daire était repartie depuis près de deux heures déjà, et rien n'avait bougé. Seul le chien s'était quelque peu rapproché pour se coucher aux pieds du géant immobile. Géant inerte. Carcasse attendant que le temps lui fasse payer l'horreur qu'il avait disséminée autour de lui.

Sans cesse, Niamh revenait. Son image portée par celle de Daire, Daire qui était venue gueuler, Daire qui voulait comprendre ce qui s'était passé. Daire qui ne pouvait pas comprendre. Pas plus que Niamh. Et Novak ne voulait pas leur expliquer. Ne voulait rien leur expliquer. Ce fardeau n'était pas le leur à partager. Pas maintenant. Il n'y était pas prêt. Il survivrait. Elles aussi. Et c'était bien là tout ce qui importait.

La soif. Soif de la vodka posée sur la table. Il rouvre les yeux, observe la bouteille. Il pourrait se relever, l'attraper, la porter à ses lèvres. Son bras indemne l'est suffisamment pour le faire. Mais son corps, lui, refuse d'obtempérer. Il ne veut pas se redresser. Pas même pour la vodka qui lui brûlerait la trachée, et l'allègerait des terribles douleurs qui continuaient de le dévorer. Alors, il referme les yeux. Toujours calé contre le dossier du canapé. La respiration calme, ample — mais plus rapide qu'à l'habitude, pourtant. Respiration du blessé.

Il entend des pas dans le couloir, à l'extérieur de l'appartement. Et il ne bouge pas. Il sait que son téléphone portable a sonné. Il l'a entendu. Une fois. Peut-être deux. Ou trois. Ça fait cinq minutes de ça. Ou peut-être dix. Notion du temps perdue. Avalée par le trou noir de la souffrance et de la culpabilité. Il reste assis là. Reste immobile. Ne bouge même pas quand on cogne à la porte. Son instinct n'est pas inquiet. Et il ne saurait dire si c'est bon signe, ou si c'est que la violence l'a finalement déréglé. Toujours est-il qu'il ne répond pas. Ne prend pas la peine. La porte est déverrouillée. Si l'autre le veut, il va pouvoir rentrer, sans même avoir à faire sauter la serrure. Mais Novak ne l'espère pas. Novak espère qu'il partira. Qu'on lui foutra la paix. Qu'on le laissera avec sa douleur et ses sombres pensées. Ruminer du noir, et se laisser saigner sur le canapé, jusqu'à ce qu'enfin le sommeil ne le gagne. Il se réveillerait le lendemain — comme tous les matins. Et la vie pourrait alors continuer. Avec un furieux mal de cou, et l'engourdissement de tout son corps pour lui rappeler l'inconfortable position dans laquelle il s'était assoupi. La souffrance pour lui rappeler les coups qu'il avait pris la veille. Couteau, morceau de verre, et les côtes malmenées. Poings aux phalanges à vif. Rien n'allait.

Il veut être seul. Veut qu'on lui foute la paix. Il se moque de son instinct, ou des bonnes intentions de l'éventuel visiteur. Se moque que ce soit Daire, ou Niamh, la voisine du dessous ou même Bran.

Ce qu'il veut, c'est respirer.
Ce qu'il veut, c'est garder les yeux fermés.
Se laisser aller aux monstres.
Et oublier.
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MessageSujet: Re: everybody loves to see a fallen fall, (branovak)   Jeu 17 Mai 2018 - 17:41

Il est où Novak ?

C'est différent quand il est pas là, quand il a personne à ensevelir sous des discours sans fin et des blagues vaseuses. Il aime pas ce qu'on lui répond, la neutralité avec laquelle on lui dit qu'il avait des plaies à panser et qu'on l'a envoyé le faire chez lui. Il appelle – deux fois d'affilée puis une fois dans l'heure qui suit. Il envoie cinq messages – deux qui racontent des conneries, un qui demande comment ça va, un smiley triste, un selfie de lui qui lève les yeux au ciel avec en légende « ivana tro relou sos » mais en face ça reste le calme plat. Aucun signe de vie. Il déteste le bip de son répondeur et l'immense vide dans lequel semblent se perdre ses textos.

Il a pas l'esprit tranquille et c'est con, il sait que c'est con, il sait que Novak s'en sort très bien tout seul. Mais il sait aussi que s'il déraille ces derniers temps, il n'est pas le seul. Les mots de Niamh qui reviennent tourner dans sa tête, ses yeux voilés par l'alcool et peut-être par quelque chose de plus profond, de plus douloureux.

Novak est un colosse mais peut-être que la pierre commence à s'effriter.

Son service n'est pas terminé mais y a plus personne qui s'amène devant l'Inferno – y aura sûrement personne d'autre que les clients déjà à l'intérieur pour le reste de la nuit. Il s'éclipse. L'autorisation obtenue d'Ivana puisque Lazar n'est pas là, le reste des gars qui assureront la sécurité sans mal.

Il appelle encore une fois sur le chemin, mais toujours rien d'autre que la voix automatisée de son répondeur. Son poing est lourd quand il s'abat enfin contre la porte de chez Novak, assez fort pour que ça résonne en échos dans tout le couloir. Il attend.
Personne ne vient lui ouvrir.

Il n'hésite pas quand il actionne la poignée, découvrant que c'est de toute façon ouvert. Il entre en fronçant les sourcils, sa voix qui appelle « Novak ? » mais qui n'obtient toujours rien d'autre qu'un silence assourdissant. Par automatisme il sort son couteau et dégaine la lame, la main à demi-planquée derrière lui, prudente. Il s'avance dans l'appartement en silence, sens aux aguets et muscles tendus, se figeant quand il perçoit un mouvement. Ses nerfs se relâchent quand le chien entre dans son champ de vision, un léger sourire qui vient détendre ses traits. « дођи. » La bête se laisse approcher, les doigts de Bran qui flattent son flanc alors qu'il murmure en serbe pour la saluer et demander où est son maître. Faut croire que Кербер comprend puisqu'il se recule et repart dans le salon, Bran qui suit tranquillement. Il range son couteau en apercevant la carcasse de Novak échouée sur le canapé.

Ses yeux scannent les dégâts visibles rapidement et finissent par échouer sur le portable abandonné, qu'il désigne d'un mouvement de menton. « T'as vu mes messages ? » Il n'attend pas vraiment de réponse – il le connaît – et vient s'asseoir près de lui, n'oubliant pas d'attraper la vodka au passage. Il en avale une grosse lampée, le regarde en coin, s'arrête. Il essuie sa bouche du revers de la main, son sourire de grand gamin qui apparaît facilement alors qu'il lui tend la bouteille. « J'pense que t'en as plus besoin que moi. » C'est léger, même s'il sait que le cœur de Novak ne l'est pas. « Qu'est-c't'as foutu ? » Il observe le morceau de verre ensanglanté qui trône sur la table, puis le pansement imbibé de rouge sombre. Pas besoin d'être médecin pour voir que le rafistolage manque d'efficacité. « Fais voir ? » C'est pas inquiet ; il sait qu'il en a vu d'autres et qu'il connaîtra pire parce que dans leur vie y a toujours pire et rarement mieux. Ça trahit l'excitation du môme qui veut voir les blessures de guerre des autres, s'émerveiller devant les trophées qu'il perçoit comme la plus grande des fiertés. Peut-être même qu'ils pourront comparer avec la trace laissée par la lame que Novak a utilisée. Sa chair n'a pas fini de cicatriser.
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MessageSujet: Re: everybody loves to see a fallen fall, (branovak)   Sam 19 Mai 2018 - 3:13

C'est la voix de Bran. Il s'en doutait, à entendre le nombre de textos et d'appels qu'on lui avait passés. Il s'en doutait, mais la réalité continuait de lui tordre l'estomac. Bran ne voudrait pas le laisser là, sans rien dire ni bouger. Bran ne voudrait pas le regarder saigner sur le canapé sans au moins vérifier qu'il allait s'en tirer. Lui demander ce qui s'était passé. Et, peut-être, lui parler de tous ces sujets que le colosse aurait voulu éviter. Ta sale tronche, Niamh, ta mauvaise humeur récente, Niamh, tes blessures, Niamh. Rien n'allait. Et Bran aurait tôt fait de le souligner. À sa manière — c'était à ne pas en douter. Mais savoir qu'il le remarquerait suffisait à mettre Novak dans un état plus grinçant qu'il ne l'aurait souhaité.

C'est la voix de Bran. Bran qui le cherche, Bran qui parle au chien. Bran qui ne mettra pas longtemps à le trouver, malgré l'obscurité. La porte débouche presque immédiatement sur le salon, et le canapé n'est pas bien à l'abri des regards. Il n'y a que le silence et la noirceur pour continuer de marquer l'effacement du géant. Et, quand le chien s'approche de lui, ceux-ci ne sont plus assez pour le dissimuler. « T'as vu mes messages ? » Novak ne le regarde pas. Ses paupières sont toujours closes, mais le rythme auquel se soulève sa poitrine témoigne de son éveil. Ce serait moins erratique s'il était assoupi — et nul doute que Bran l'a pigé. Bran qui se laisse tomber dans le canapé à ses côtés, sans se préoccuper davantage du fait que son aîné n'a pas répondu à sa question et n'y répondra jamais.

Lentement, Novak ouvre les yeux. Il voit Bran avec la bouteille de vodka entre les mains. Bran en boire une gorgée, Bran s'essuyer la bouche et Bran lui tendre l'alcool sans pouvoir empêcher ce sourire stupide de lui passer sur les traits. « J'pense que t'en as plus besoin que moi. » C'est un fait. C'est un fait, et Novak ne se fait pas prier. Sa main qui quitte son abdomen, et le bras valide se relève doucement pour attraper la bouteille de vodka qu'on lui tend. Rapidement, le goulot rejoint ses lèvres, et il laisse l'alcool brûlant descendre le long de sa trachée. À la fois remontant et anesthésiant. Enfin. « Qu'est-c't'as foutu ? » Ce serait compliqué à expliquer, et Novak ne sait pas s'il en a l'énergie. Mais une nouvelle gorgée d'alcool lui en donne le maigre courage, et il finit par rabaisser la bouteille pour soupirer faiblement. Le bras qui l'élance terriblement — mais la douleur finira par s'estomper, ce n'est qu'une question de temps. « Quelques paires de gros bras envoyés par un type pas content. » Une nouvelle rasade d'alcool lui donne suffisamment de force pour poursuivre, de cette voix lente et monocorde qu'il abordait en tout temps depuis l'incident Niamh. « Ivana est au courant. » C'est un ennemi du gang, Novak le sait, Ivana le sait, elle enverra sûrement Bran s'en occuper en temps voulu. Mais pour le moment, c'est son colosse à elle qui a encaissé, et va falloir composer avec pour les prochains temps. « Fais voir ? » Il y a presque de l'excitation dans la voix de Bran, et ça fait une nouvelle fois soupirer Novak. Mais il n'a pas le coeur de le lui refuser. La bouteille qui est tendue en sens inverse, pour retourner dans les mains du Kovac. Et le Zoranovic qui décolle doucement les bords du pansement de fortune, sur son abdomen laissé à nu par sa paresse et sa faiblesse de se rhabiller. Ça laisse entrevoir la chair ensanglantée et les agrafes posées au mieux par l'irlandaise. Pas la même que d'habitude, mais ça avait fait l'affaire. Et il ne bouge pas son autre bras. N'a pas la force de le montrer au gamin malsainement émerveillé à ses côtés. À peine la force, déjà, de remettre son pansement en place. Ses yeux qui avisent le morceau de verre sur la table, et ses paupières qui finissent par se refermer. « Et le bras. » Sous-entendant qu'il ne bougera pas pour le lui montrer. Faudrait se redresser suffisamment pour que Bran puisse enlever le bandage qui enveloppe la chair au-dessus de son coude. Chair encore plus salement amochée que celle de son flanc. Le verre a fait des dégâts dont il n'est pas encore capable de mesurer l'ampleur. Mais rien que l'incapacité de Novak à le bouger annonçait que les choses risquaient d'être plus graves qu'un simple petit coup de canif entre les côtes.

Une inspiration longue. La main qui se tend pour réclamer à nouveau la vodka. « Pourquoi t'es là ? » Il n'est pas énervé. La colère est passée, emportée par la tempête rousse qui avait surgi quelques heures plus tôt. Ne reste que la lassitude. La douleur. Et l'incessant rappel de la situation qui avait conduit les choses à glisser. À rouler au bas de la pente, jusqu'à ce que le fond du gouffre n'arrive finalement. Un morceau de verre, un coup de poignard. Quelques poings acérés. Et il semblait que le roc avait finalement touché un fond qui lui était depuis longtemps devenu étranger.
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MessageSujet: Re: everybody loves to see a fallen fall, (branovak)   Lun 21 Mai 2018 - 11:51

Novak se fait pas prier pour attraper la bouteille et Bran l'observe, attentif à ses mouvements, à la douleur que semble ériger chaque geste qu'il fait. Comme s'il se servait de ça pour évaluer un peu l'ampleur des dégâts. « Quelques paires de gros bras envoyés par un type pas content. » Il ricane. Classique. « Ivana est au courant. » Il hoche le menton en silence, parfaitement capable de lire entre les lignes. Sûrement qu'on lui demandera de s'en occuper tôt ou tard, et il imprime mentalement la vision de Novak blessé, chaque trace qu'il peut voir de là où il est. Chaque trace qu'il fera payer.

Ça lui donne envie de les voir de plus près et c'est l'excitation du gamin qui prend le dessus, celle de voir de nouveaux trophées de guerre alors que Novak en est déjà couvert. Il reprend la bouteille et recommence à l'observer, le pansement qui se soulève légèrement sous les doigts du colosse, juste assez pour laisser entrevoir une plaie agrafée sommairement, qui laissera probablement une balafre. Il se marre à moitié puis porte le goulot à ses lèvres, avalant une lampée avant de pointer un doigt vers le pansement refermé. « C'est qui qu'a fait ça ? Même moi j'aurais fait mieux. » C'est pas totalement faux, pas tout à fait vrai non plus. Ça dépend de la quantité d'alcool dans son sang et de l'attention qu'il a en stock au moment où il s'en occupe.

Il suit le regard de Novak jusqu'au morceau de verre échoué sur la table. « Et le bras. » Il arque un sourcil et secoue la tête en reprenant une dose de vodka, sourire en coin de lèvres. « Ils t'ont pas raté ces fils de pute. » Quand la main se tend vers lui, il rend la bouteille sans broncher.

« Pourquoi t'es là ? » Sa voix est monotone, teintée de sa lassitude. Bran le sent et si Novak n'a jamais été très expansif, y a quelque chose de différent. Ça fait des jours et des jours que ça dure – et maintenant il sait pourquoi. « Parce que t'es pas foutu d'répondre quand on t'appelle, trouduc. » Dans sa bouche ça sonne affectueux, son regard qui le jauge d'un air faussement désapprobateur. Il met pas longtemps à retrouver un petit sourire, haussant les épaules. « Pis Ivana voulait rien m'dire, ça m'a saoulé. Et c'est moins drôle quand t'es pas là. J'me faisais un peu chier. » Pourtant c'est pas lui qui fait l'animation, mais sa simple présence suffit à lui rendre le cœur plus léger, à lui donner envie de rire et de lui communiquer sa bonne humeur même s'il n'y arrive presque jamais. Comme un gosse intenable qui se traîne entre les pattes de son aîné. « T'façon j'ai bien fait d'venir, regarde, t'es en train d'agoniser comme un con sur ton canap'. T'avais même pas la force d'attraper la bouteille, avoue. » Il se marre, mais ses prunelles s'accrochent au pansement et à la tache qui a doublé de volume depuis qu'il est arrivé. Il a beau ne jamais s'inquiéter de leurs blessures – comme s'ils étaient invincibles, comme s'il suffisait d'un peu de vodka pour faire repartir la machine chaque fois – il aime pas ce qu'il voit. « T'es au courant qu'ça devrait plus saigner ? C'est censé être bien fermé ta peau, t'as une fuite là. » Il n'attend pas de réponse avant de se lever, disparaissant dans la salle de bains le temps d'attraper de quoi fignoler le travail. Il revient les bras chargés et pose tout sur la table basse avant de s'installer près de Novak, sans lui demander son avis. Avec précaution, il ôte le pansement devenu plus rouge que blanc, jetant un meilleur coup d'œil à la blessure. Il voit que deux agrafes ont sauté, et que le sang continue de s'écouler faiblement. « On dirait qu'c'est un manchot qui s'est occupé de toi. » Au fond il sait qu'il exagère, c'est pas si mal que ça, c'est juste sommaire et fait dans l'urgence. Il a déjà fait bien pire et ils le savent tous les deux.

Sans un mot il reprend la vodka et en verse un filet sur la plaie, attrapant la serviette propre qu'il a ramenée pour éponger le tout. Il passe un coton pour finir de nettoyer et y voir plus clair, concentré sur ce qu'il fait. Il ne regarde même pas Novak quand il met le pied sur la mine. « Au fait, j'ai vu Niamh. »
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