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 now all my friends are gone (casher)

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MessageSujet: now all my friends are gone (casher)   Ven 27 Avr - 20:39

Lever de rideau. Le carrousel tourne trop vite, gerbe des couleurs à deux-cent à l’heure, donne l’impression de ne pas pouvoir s’arrêter. Il aimerait, Asher, demander à ce qu’on stoppe tout, quitte à ne pas choper le pompon. À ce qu’il paraît de toute façon, il s’est fait la malle, le pompon, s’est entiché d’un autre élément du décor. Une barbe-à-papa, mieux que la pomme d’amour, plus douce, moins écœurante, moins étouffante, qui ne colle pas aux dents, fond sur la langue. Même si la mini montagne de sucre pue la fraise à plein nez, qu’elle en donnerait envie de s’en décoller les muqueuses pour ne plus avoir à respirer. C’aurait pu être simple, une sortie banale en fête foraine, le cœur bien accroché au gré des attractions, a valdinguer au bout de bras de fers tous plus géants les uns que les autres, à se tamponner en auto sur des sons un peu techno. C’aurait pu être simple, en somme, être bon et doux et parfaitement adapté, la petite friandise pour entamer un pas dans l’âge adulte. C’aurait pu, sans le raz-de-marée de catastrophes, d’abord Toad et son mari, puis Ezra disparu, et enfin Elena et un petit bout de lui enturbanné dans un chiffon. Une famille en or, sûrement, à en écrire des poème, des romans. À se pâmer devant la magnificence de la fresque qu’ils dessinent tous ensemble lorsque leurs dessins s’emmêlent. Une roumaine qui revient en ville, fout le bordel dans un sac de nœuds déjà bien remué. Ça en trouerait le bide, pour un peu. Pour pas grand-chose. Merle se tient à distance depuis quelque temps, sourit parfois, évite souvent. Parce qu’Asher ne sait rien faire comme il faut, sûrement. Trop habitué à se prendre des balles perdues qu’il en est devenu un obus, le flic raté, le musicien minable, le fiancé désavoué, l’amoureux éconduit. Trop de merdes et trop de bagages et trop de raisons qu’il aurait de se tirer une balle dans la caboche. Heureusement qu’y a Matei. C’est ce qu’il se dit quand il rouvre lentement les paupières, s’extirpe de sa léthargie pour voir qu’il est déjà neuf heures du soir. Un coup d’œil vers le bas, le bébé ronflote tranquillement à plat ventre sur son torse. Merle a sûrement pris une photo, il le suspecte de les collectionner. Bon, il ne lui en veut pas, évidemment, c’est quasi impossible pour lui de cacher le sourire niais qui lui barre la face quand il examine leurs frasques en spectateur silencieux. Beaucoup trop adorables.
Caïn. Pourquoi ça fait tilt, pourquoi ça revient. Pourquoi ça colle des trucs au creux de son cœur. Caïn, une éternité qu’il ne l’a pas vu. Le seul truc qu’il a pu faire c’est tirer deux trois ficelles pour le sortir du merdier dans lequel on l’avait foutu malgré lui. Une tête pas assez honnête, faut croire, alors qu’il suffi de lui causer deux secondes pour savoir qu’il ne ferait de mal à personne. Putain de monde. Ezra. Caïn. Les destins qui se collisionnent, il aurait aimé trouver le responsable. Tout ce qu’il peut faire, c’est disculper l’innocent. Caïn. Semblant de frémissement au creux des artères, les muscles qui se tendent alors qu’il se redresse lentement, prenant soin de ne pas réveiller Matei. À peine le portable attrapé qu’il pianote déjà, lui annonce qu’il se pointe ce soir sans demander si ça lui va, s’il a autre chose de prévu, s’il a envie ou non. L’autre fois, il lui a posé un lapin, il en est conscient. L’autre fois, il avait dit qu’il passerait puis y a eu les échanges de messages avec Toad et l’overdose. L’autre fois, y a eu une semi demande en mariage passée comme une flèche à côté de sa caboche trop vite, des mots lâchés sans peine, un putain de poids sur les épaules mais l’enclume dégagée du cœur. On s’habitue vite à ne pas être aimé, à ne pas être choisi, à retrouver les ailes qu’on s’était soi-même coupé. L’autre fois, y a eu des heures avant de penser à autre chose. C’est sûrement pour ça qu’il s’est raccroché à Matei comme à un putain de matelas gonflable en plein milieu de la mer, le seul élément décor de son environnement qui puisse vraiment le sauver. Matei et Caïn. « On va voir quelqu’un », il souffle à son fils avant de le mettre dans le couffin, d’attraper une bouteille de vin et refermer discrètement la porte derrière lui, la clé dans la serrure et deux tours avant de s’échapper.

Berceau sur le siège passager, il arrive sûrement trop vite pour un papa qui voudrait rouler prudemment, toujours un œil sur le petit qui dort à côté de lui. Mauvaise idée, vraie mauvaise idée, pas de celles qui t’annoncent de fausses promesses qu’elles ne vont certainement pas tenir. Le carrosse se gare devant le Troisième Œil. Boule dans le bide à l’idée d’en sortir, Cendrillon qui n’a pas enlevé sa tenue de souillon, il attendrait presque l’approbation de Matei pour peu que ce dernier se mette à babiller un semblant de casse-toi. Pas le cas, il fait même route toute berzingue vers l’entrée, accorde un salut aux pensionnaires et se fraye un chemin jusqu’à l’antre du cartomancien. Quatre coups à la porte, il pousse tout doucement, passe un peu sa tête dans l’ouverture. « J’te dérange pas ? » Un murmure, petit sourire aux lèvres alors que la peur lui tord le bide. Peur qu’il lui en veuille, peur qu’il ne comprenne pas. Matei est encore caché, dans son angle mort, impossible à voir à moins de se tordre. « Juste. Promets-moi de ne pas hurler. S’il te plait. » Le sourire qui s’évanouit un peu, son cœur qui tambourine dans des basses presque absurdes tant elles sont graves. Et il ouvre un peu plus, entre dans la pièce avec le couffin toujours dans une main, le dépose délicatement sur une chaise à l’entrée avant de refermer derrière lui. T’sais on s’aime plus mais on a fait un joli truc, là. T’sais c’est pas grave, il s’en remettra, vaut mieux deux parents esquintés et pas amoureux qu’aucun parent du tout. T’sais, j’aimerais bien que tu m’aides un peu à le faire grandir. T’sais, j’ai toujours le cœur qui pulse à vive allure quand je te regarde, bizarre pour un truc qui s’est pété trop de fois, dont la dernière il y a quelques jours à peine. « Je sais même pas par où commencer », il souffle juste alors qu’il se laisse tomber sur le sol contre le mur, la bouteille qui claque quand son cul rencontre le parquet. Peut-être commencer par Caïn. À lui de parler.
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Caïn Devaux

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MessageSujet: Re: now all my friends are gone (casher)   Dim 3 Juin - 20:12

Faire des cartons ça n’a jamais été très compliqué. Pas attaché pour deux sous aux endroits où il s’est toujours posé, habitué à bouger, nomade dans le sang. Ouais. Faire les cartons ça n’a jamais été très compliqué pour Caïn, ou ne pas en faire du tout, tant que l’essentiel tient dans ses poches. Mais faire les cartons des autres ? Toute une histoire. Y a comme un goût d’amertume quand il empile les affaires de Bambi, chambre devenue trop vide, elle a laissé des miettes d’elle un peu partout : un livre sur l’astronomie, un foulard encore teinté de son odeur, un bijoux qui traine sur un bord de table de nuit. Bambi Bambi Bambi ça le hurle de partout dans la pièce, alors que l’intéressée n’est plus là. Disparue, envolée, la biche qui a quitté le nid, plus un faon à protéger. C’était qu’une question de temps et pourtant égoïstement il pensait pouvoir la garder à jamais, gamine miniature qui tenait dans ses fameuses poches.
On lui a d’abord mis la disparition de la blonde sur son dos, récidive il aurait fallut tuer les deux sœurs pour être satisfait. D’abord Swann à New York puis Magdalena à Savannah. Tu parles. Des heures en garde à vue, les allées et venues incessantes de la police, les questions sans réponses et l’impression de retomber dans un cauchemar. Puis l’enquête a avancé, ils ont fini par comprendre qu’il n’y était pour rien et ont accepté de le relâcher, sans le menacer bien entendu comme d’habitude. Foutus policiers. Ca n’a jamais été sa tasse de thé. Sauf Asher paradoxalement. Sacré tasse de thé. Ptêtre pas celle qu’il lui faut en ce moment. Il n’en sait rien. Il ne sait plus grand-chose Caïn, dans son vide envahissant, comme perdu dans une autre dimension, ne réagissant aux stimuli extérieur que par de vagues grognements.
Alors on lui a dit qu’il serait peut être temps, tourner la page, souvenir de ces deux jours passés dans la Caravane, mots de sa mère accroché à son cerveau, comme une vague hallucination temporelle. L’accent cajun qui roule au creux de ses oreilles, la carte qui tourne encore et encore chaque matin, chaque soir, chaque tirage, sans cesse. Ca le nargue. Il faut tourner la page Caïn. Maintenant. Nouveau cycle, nouvelle vie, nouveau XIII. Et il essaye. En faisait ces foutus cartons de babioles diverses, cadeaux amassés au cours des années passés ensemble, des gribouillés accrochés à même le mur, de mots laissés le matin ou le soir, des blagues entre eux, morceaux de journaux découpé. Il arrache tout. Pas brutalement. Non. Délicatement, empile le tout bien précieusement, ferme les cartons avec le scotch et y grave le nom de la disparue à l’encre noir sur le dessus. Pour pas oublier. Quand il a finit Chief passe les chercher, les emporter dans un endroit où Caïn n’aura pas la clé, simple mesure de sécurité. Pour essayer de s’empêcher de fouiner il finit par s’enfermer dans son cabinet, pas de client, juste des vagues feuilles de papier à dessiner, des idées qui valsent dans son crâne, besoin d’expirer.
Il dessine Caïn. Encore, encore, frénétiquement. Il dessine des formes incompréhensibles, visages qui se perdent dans les spirales, trainées de rouges et de bleues sur le papier, des traits sans queue ni tête pour quiconque ne partage pas la moitié de cerveau avec lui. Il perd la notion du temps, musique en fond pour le faire voyager, volets fermés comme à son habitude il n’entend pas Asher arriver. Il n’entend pas les coups contre le bois, il n’entend pas la porte s’entrouvrir, sourcils froncés perdus dans la contemplation de son marasme plaqué sur papier. J’te dérange pas ? Ca le fait sursauter, lâcher sa plume qui déverse de l’encre de façon incorrecte sur ce que son cerveau vient de vomir. « Putain » ça lui échappe quand il relève la tête, le cœur qui bat fort, les yeux qui papillonnent avant de dévisager Asher. Putain Asher. Il avait oublié avec tout ça. Les sms envoyés, sans vraiment d’explication ni rien, répondu entre deux allez retour à l’étage, avant de ranger le téléphone dans la poche de son blouson. « Non non pardon rentre t’en fais pas » un tu dérange jamais implicite et le pâle sourire qui s’étend sur ses lèvres, il ramasse sa plume et la repose dans l’encrier avant d’essuyer ses mains tâchées sur son jean déglingué.
Juste. Promets-moi de ne pas hurler. S’il te plait. Y a quelque chose d’étrange sur le regard d’Asher, prémonition qu’un truc a bougé, qu’est pas à sa place vraiment, mais Caïn ne sait pas encore quoi. « Depuis quand je hurle moi ? » qu’il marmonne avant de soupirer. Trop fatigué pour quoi que ce soit de toute façon, il dévisage Asher entrer, les yeux qui vont de ses yeux jusqu’à ses mains, le couffin en évidence qu’il pose sur une chaise.
Il comprend pas Caïn. Là il comprend vraiment pas.
Je sais même pas par où commencer souffle Asher avant de se laisser tomber au sol, l’air vraisemblablement aussi épuisé que lui. Et pendant un instant il n’y a plus un bruit. Plus rien. Puis les babillements du bébé qui emplissent l’air doucement et qui semblent ramener Caïn à la raison. Il pensait avoir tout vu. Mais là, ça dépasse son imagination. « T’as volé un gosse ? » qu’il demande, incrédule, persuadé qu’Asher est totalement entrain de déraper. « Rassure moi c’est pas le cas hein ? Parce que si oui, je pense que j’ai tous les droits de hurler » qu’il balance, avant de s’enfoncer un peu plus dans son siège, les bras croisés sur sa poitrine, regard rivé sur Asher pour qu’il lui explique qu’est-ce que c’est que tout ce bordel qu’il est entrain de lui amener.
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MessageSujet: Re: now all my friends are gone (casher)   Mer 13 Juin - 19:38

La peur se greffe au moindre bout de peau. On ne croirait pas comme ça mais c’est beaucoup, de venir ici ce soir avec son gosse dans les bras et son cœur sur les lèvres, à ne pas savoir par quel morceau commencer pour que ça semble moins indigeste. Ça lui fait quelque chose d’entendre Caïn, même quand il incendie le ciel parce qu’il a fait un mouvement trop brusque et que son encre s’est renversée sur le papier. Il a l’impression que ça fait une éternité qu’il ne s’est pas retrouvé seul avec lui, mini poignard dans la poitrine, l’impression d’être un ami en carton aussi, le genre de pote qui n’est bon qu’à se plaindre mais jamais à aider. Ce n’est pas le cas pourtant et il le sait, à force d’avoir tiré beaucoup trop de ficelles et joué des coudes pour qu’on lui foute la paix. Ça s’était terminé en verre chez Fred, à se prendre des geysers de souvenirs en pleine gueule, un soir de printemps avec son meilleur pote à taper sur des fachos et s’embrasser dans une cabine de toilettes. Il ferme les paupières, laisse sa tête basculer en arrière pour frapper contre le mur, petits coups réguliers, il pourrait en crever tellement ça lui fait mal. Tout. Ses parents, Maxine, New-York, son boulot, Scarlett, Samuel, Toad, Elena, Caïn. La vie. Ça lui creuse un genre de foyer dans la poitrine, une planque sale où germent les bactéries, où l’infection prend naissance pour se propager lentement. Un mal de chien à s’amputer le membre gangréné avec un couteau rouillé pour ne pas repenser à une certaine soirée et à eux deux sur la banquette qui prend la poussière dans un coin de la pièce. C’est toujours comme ça avec Caïn, depuis. Depuis ça, depuis eux, depuis le matin dans les bras l’un de l’autre qui n’avait même pas semblé inopportun, depuis les mots doux murmurés au creux de l’oreille et les baisers décimés sur la nuque. Respire, le crâne qui repose contre le mur, respire, c’est ce qu’il se répète comme une rengaine maladive alors que Caïn reprend la parole et que quelque chose se brise. Il aimerait qu’ils soient ensemble, là, tout de suite. Vraiment ensemble. Pas comme deux potes qui s’échangent des banalités ni même deux inconnus qui se sont croisés dans un bar, un jour, pour ne plus jamais se quitter. Comme davantage. Tout ce qu’il veut depuis un peu trop longtemps et que Caïn ne lui a jamais donné, à cause de Swann, de Bambi, de plein d’interférences à s’en faire péter des acouphènes dans les oreilles. « T’auras peut-être envie d’hurler même si j’l’ai pas volé, note », sourire au bout des lèvres alors qu’il plante ses yeux dans ceux du cajun. Ça lui pique les dents, l’envie de tout déballer mais de ne rien dire, un joli foutoir qu’il n’essaie même pas de mettre en ordre ni de comprendre. Maintenant qu’il est là, il a fait un trop gros bout de chemin pour laisser tomber, ne pas donner à son ami la vérité qu’il lui doit amplement. « C’est le mien », il murmure. Comme une évidence. C’est le sien et il a ses yeux noirs, ses jolies lèvres, il a sa fossette au menton et son caractère de cochon. C’est le sien et ça pourrait être le leur, si seulement Caïn pouvait passer outre, oublier, ne pas s’offusquer que ce soit le sien et celui d’une nana qu’il connaît un peu trop bien. « Elena est revenue en ville. Avec lui. J’étais pas au courant qu’elle était enceinte quand elle est partie. »  Sinon quoi, au juste ? Est-ce qu’il aurait vraiment pris la peine de la retenir, tenter de lui faire comprendre qu’elle pouvait rester ? Ou est-ce qu’il aurait fait exactement la même chose, l’enchaînement vaseux de ses actes et de ses paroles pour finir frissonnant au petit matin dans les bras de Caïn ? Il l’aime, mais pas assez, mais mal, mais trop, y a un nombre incalculable d’adjectifs qui se greffent pour essayer de décrire ce qui bat dans sa cage thoracique. Une chose de sûre, c’est qu’il aime Matei. Et Elena… « On s’déteste toujours, je suppose. » Ils ne se sont jamais détestés, pourtant. Ils ont fait beaucoup de choses ensemble mais s’il y a bien un truc qu’ils ne connaissent pas, c’est la haine. D’eux, de l’autre. Un pieu mensonge ne fera pas de mal, cette fois. Autant simplifier l’histoire, si possible. Soupir las, il tapote le sol du bout des doigts. « Donc, voilà. » Le point final est moche, sonne mal, comme si la gaucherie d’Asher transpirait de ses mots, sa peur de mal faire, sa peur de faire tout court. De vivre. Le frisson toujours sur l’eau dormante, pas avide de beaucoup plus pour sillonner des tornades dans l’azur. « J’avais besoin de te voir, j’sais pas. » Sa voix se casse un peu alors qu’il ferme les paupières, repose de nouveau sa tête contre le mur. Il sait pas, c’est ce qui résume le mieux sa vie actuellement. Elena il sait pas, Toad il sait pas, Merle non plus, Caïn putain il sait encore moins. Comme il en est arrivé à enchaîner les équations à plusieurs inconnues, comment il est parvenu à un tel niveau de catastrophisme ? Y a qu’avec son chien qu’il se sente bien, pas étonnant qu’il ait toujours envie de percer un trou entre ses deux yeux. « J’t’ai ramené une bouteille. » Du coq à l’âne, la bouteille qui racle le sol alors qu’il la pousse vers le cajun, même s’il est toujours perché derrière son bureau. Il ne peut pas dire qu’il n’a aucune idée derrière la tête, en réalité. Il sait que Swann est partie, il sait que Bambi aussi. Et il a lu le message de Caïn une bonne centaine de fois, les choses changent, ça ferait tilt s’il n’avait pas foutu ses espoirs à la poubelle depuis longtemps. C’est même plus une possibilité. C’est même plus quoi que ce soit. Même si c’est tout ce qu’il lui reste. Il garde les yeux fermés, les genoux repliés et les mains croisées sur son ventre. Être juste là avec lui, c’est déjà bien. Personne pour les briser à part eux-mêmes, ils savent si bien faire. « Ça va toi, love ? » Il souffle, rouvre un œil taquin sur lui, esquisse l’ombre d’un sourire. Love.
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