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 infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)

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Leonard River
et le château de sable, il est dans l'eau maintenant
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MessageSujet: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyDim 11 Mar - 19:24

Elle n’était nulle part, et alors que les chaînes d’infos en continu tournait en boucle, Leo se rendait compte que rien, absolument rien de nouveau venait alimenter la diarrhée verbale des présentateurs. Les mêmes bandeaux alarmants défilaient sous les images des rues, les mêmes émeutes éclataient les policiers armés défilaient devant les mêmes quartiers populaires, les fouilles se répétaient, et pourtant aucune avancée. C’était comme si Moïra avait disparu de la surface de la Terre, projetée dans une autre dimension. Et tous les autres noms tournaient dans la tête de Leo, encore et encore, alors qu’il se penchait en avant vers sa table basse. Sur son miroir une ligne blanche l’attendait avec impatience, le temp de coincer le billet habilement roulé dans une narine, boucher l’autre, la trace disparue dans son organisme. Le temps d’aller, sur sa planche de skate, devant le commissariat, le flash avait déjà traversé son esprit, il arriva en trottinant vers Daire et les autres, déjà là. Il avait retroussé jusqu’au dessus du coude sa veste à capuche et avait son skate sous le bras. Il donna un coup dans le dos de Daire pour annoncer sa présence et fit un signe de tête aux autres. C’est bon j’suis là. Fit-il remarquer avec un débit trop rapide, le front perlant de sueur. Mais l’excitation brûlante de causer de nouveaux dégâts était trop forte, il ne prit même pas le temps d’échanger trois mots et fit volte-face vers l’entrée du commissariat. Le plan était déjà établi, certains demanderaient gentiment, d’autres iraient faire les fouines. Et si vous parlez encore une fois d’obstruction à l’enquête, on vous fichera un poing dans le menton. Parce que la police n’avait besoin de personne pour faire piétiner cette enquête. Elle avait simplement à rester aussi inefficace que d’habitude, partir sur les mêmes théories fumeuses et faire des bavures dix fois par jour. Là l’enquête serait tout aussi foireuse et le temps qu’un indice concluant ne vole jusqu’à eux -car clairement ils attendaient juste qu’on leur souffle la réponse. Tous les otages seraient morts. Leo ne pouvait pas perdre Moïra. Pire encore il ne pouvait pas la perdre à cause de flics tous aussi incompétents les uns que les autres.

Ce n’était pas tellement qu’il ne respectait pas les forces de l’ordre, ni même qu’il les détestait pas principe. C’est simplement qu’il n’en avait jamais croisé qui lui plaisait. Jamais qui ne finissait pas mâchouillé par le système, corrompu à force d’appliquer des règles qu’ils ne comprenaient même pas. “Chercher à comprendre, c’est commencer à désobéïr.”, on vous apprend ça à l’école de police.

Daire, essaye de te faufiler quelque part et de piquer un dossier. demanda-t-il en passant les portes battantes. Le trop plein de cocaïne de ces dernières semaines le rendaient impatients, tout le reste ne faisait qu’aggraver son cas. Steve, Elliot, Serena, Moïra, et toutes ces autres choses qui étaient entrain de lui péter entre les doigts. Tout ce qui avait empoisonné son raisonnement pacifiste. Il n’y avait plus de paix qui tenait, la guerre avait déjà été lancée et on ne la réglerait pas en glissant des fleurs dans le canon des fusils d’assauts de la police. Croyez-le ou non, voler des éléments confidentiels d’une enquête était le meilleur moyen de mettre un terme au drame. Puisqu’on laissait la population dans le gaz, puisqu’on se contentait de brasser de l’air en attendant que ça passe, la population elle même viendrait chercher la justice qu’elle mérite. Leo balaya la pièce du regard, ce grand open space où le bruit du téléphone retentissait sans arrêt, où des voyous étaient menottés à des bancs, où les flics se croisaient, comme s’ils étaient occupés à quelque chose de très important : comme foirer l’enquête. Les familles des victimes étaient là aussi, Leo les reconnaissait des multiples groupes de paroles qui s’étaient naturellement organisés, là où l’engrais de révolte avait commencé. D’activiste pacifiste, là pour resouder les habitants de Savannah, il était naturellement passé à anarchiste. Lançant un dernier regard à la chevelure de feu de son accolyte, Leo fonça tout droit vers le bureau en bordel de sa proie.

Sidney. Il l’avait vu de loin, s’était forcé à ravaler la déception quand il avait appris qu’il bossait sur l’affaire. Sans hésiter une seconde, avec les pupilles explosés du cocaïnomane, Leo se stoppa juste devant son bureau après avoir envoyé promené d’un bras la chaise qui lui bloquait l’accès et posa ses deux mains sur le bois, entre les dossiers éparpillés. Salut Sidney, comment tu vas depuis le nouvel an ? Un sourire fendit son visage émacié, ses traits tirés par la fatigue. Il n’avait pas dormi depuis plus de quarante-huit heures. La coke l’aidait à ne pas ressentir cet abattement aussi physique que mental. Sa voix par contre trahissait sa trop grande impatience, son agacement, l’esprit de la révolution faisait battre ses tempes. J’voudrais savoir où en est l’enquête concernant Moïra Benssaïd. ce n’était pas une question. Leo planta son regard exorbité dans les yeux perdus de Sidney, attirant toute son attention. Il parlait fort aussi, très fort, juste pour attirer l’attention des flics alentours, créer un passage pour une reste de la bande, une fenêtre de tir. Vous en êtes toujours à arrêter les immigrés et les gens du voyage ou vous avez passé la phase raciste de chacun de vos enquêtes ? Nouveau sourire, remplis d’une haine du système qui n’était pas tellement tournée contre Sidney. Contre tout ceux qui se mettait en travers de l’idéologie de liberté pure et simple à laquelle il avait aspiré toute sa vie. Cette liberté qu’il avait touché du doigt plus d’une fois, au rythme de ses voyages dans l’autre hémisphère. Liberté arrachée, rappeler à l’ordre par un putain de licenciement pour faute grave. Un an plus tard, il était toujours à pleurnicher contre cette vie de merde. Putain de cercle vicieux qui vous attrape par surprise. J’veux dire, c’est mon devoir de citoyen de proposer un coup de main à la police. Surtout si elle fait clairement d’la merde et qu’elle laisse une vingtaine de personne disparaître. Hein, t’en penses quoi Sid ? Quelques flics s’étaient approchés, ne serait-ce que pour aider le bleu au besoin. Leo quant à lui, n’osait même pas regarder derrière lui voir comment se débrouillait la rousse, de peur de la faire repérer. De toute façon, elle était en zone ennemie tout autant que lui, elle finirait pas craquer. Respirer le même air que les poulets, c’était impossible pour elle sans se transformer en Hulk.
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Daire Méalóid
SURVEILLE TON DAIRIÈRE !
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyMer 21 Mar - 16:59


La flamme illumina son visage tapissé d’éphélides, se balançant dans son regard comme les corps impatients autour d’elle. À leurs pieds, tout un tas de cadavres consumés abandonnés sur le bitume. Elle en était déjà à sa troisième cigarette pour la quinzaine de minutes qu’elle était là, à attendre que chacun se regroupe, que l’empressement s’empare des veines. Quelqu’un lui a demandé si elle était nerveuse, à la manière dont elle descendait sa clope aussi rapidement qu’un verre d’alcool ; le regard qu’elle lui décrocha lui fit comprendre qu’il était loin du compte, de son compte. Daire n’était pas nerveuse, c’était l’excitation qui pulsait dans ses vaisseaux sanguins et animait chaque parcelle de ses muscles. L’impatience d’en découdre avec l’essence même de l’objet de ses revendications. Les disparitions en pagaille qui s’amassaient dans les chaumières et donnaient une nouvelle vision de l’insécurité à la rue, c’était du pain béni pour les anarchistes. Non pas qu’elle se réjouissait des proches disparus, de l’angoisse que devait ressentir les familles des victimes, mais elle s’était seulement assurée qu’aucun Kids ne manquait à l’appel, que sa camée de mère n’avait pas mystérieusement disparu, et ça lui suffisait. C’était amplement suffisant pour qu’elle ne s’inquiète pas du sort d’inconnus au bataillon, ni même de l’identité des ravisseurs. Pourtant, elle avait naturellement intégré les rangs des insurgés, de ceux qui prônaient l’évolution par l’action et non par la parole. À vrai dire, c’était plus comme si les factions auxquelles elle appartenait s’étaient données une nouvelle mission, et non elle qui s’était mouvée dans un autre groupe. C’était l’écoulement naturel de ses aspirations, face au problème récurrent de la justice. Car le fond du problème, la cause de sa mobilisation, résidait là : dans l’inertie des forces de l’ordre. Les disparitions se multipliaient et l’enquête n’avançait pas, ils n’avaient pas besoin de communiquer là-dessus ni de leurs faux-semblants, tout le monde le savait déjà. Il n’y avait qu’à prendre le temps d’observer la méfiance dans les rues sujettes depuis toujours à la violence, la recrudescence des fouilles dans les quartiers à la mauvaise réputation, des arrestations au faciès et des interrogatoires au poste sans aucun fondement. Samih avait été de ceux qu’on avait assigné d’une cible dans le dos seulement pour des écarts passés, alors qu’il n’avait probablement rien de concordant avec leur profil-type du kidnappeur. Fallait dire qu’ils s’en seraient tous rendus compte, si leur appartement miteux s’était transformé en planque ou en théâtre d’une prise d’otages.

Une tape dans son dos manifesta la présence de Leonard, qu’il confirma de quelques mots lâchés à la hâte. Daire lui sourit simplement en terminant rapidement sa clope, son regard prenant le temps d’observer le visage émacié du hippie. Autant le sommeil semblait lui avoir fait défaut depuis trop longtemps, autant tout son corps était la preuve vivante qu’il avait probablement abusé de sa poudre fétiche. Pas besoin d’être clairvoyante sur la question, elle avait l’expérience personnelle pour reconnaître les signes – et surtout, elle avait appris à connaître Leo dans ses grands éclats de pacifiste que dans ses failles de dépendance. C’était lui qui l’avait enjoint à prendre part à cette action, à sa grande surprise. Pas dans la mesure où elle connaissait ses convictions et ses valeurs, mais elle avait toujours été persuadée que si du tapage devait être fait, elle serait celle qui aurait dû aller le chercher, et non l’inverse. Une de ses amies faisait partie des enlèvements, et le blondinet constituait donc l’exception à sa règle, l’entorse qu’elle s’admettait pour l’aider dans ses recherches. « Daire, essaye de te faufiler quelque part et de piquer un dossier. » Elle lui avait emboîté le pas en même temps que les autres, acquiesçant d’un « Yep » nonchalant tandis qu’ils se dispersaient en fonction de ceux qui allaient faire les agneaux, et ceux qui allaient faire leur propre loi. Fais gaffe, qu’elle aurait voulu lui dire alors qu’il s’éloignait, parce qu’elle n’était pas certaine qu’il ait parfaitement conscience de l’état dans lequel il se trouvait – mais ce n’était pas pour ce combat qu’ils étaient là aujourd’hui. D'autant plus que, quelque part au fond d’elle, elle était plus que satisfaite de retrouver les graines du chaos au fond de ses prunelles saccagées.

Daire laissa quelques personnes la distancer pour alpaguer l’attention, se contentant de rester près des murs pour faire un état des lieux. L’idée était de mettre la main sur des informations utiles avant de se faire reconnaître ou d’éveiller les soupçons, parce que ce n’était qu’une question de temps avant qu’une connerie n’éclate. Tous ces uniformes lui hérissaient le poil, tandis que l’agitation dans l’open space galvanisait ce qui s’immisçait doucement de ses entrailles à ses veines. Peut-être que les derniers dossiers se trouvaient là, mais elle était presque certaine que les plus intéressants se trouvaient dans un des bureaux en retrait, plus à l’abris des oreilles indiscrètes, bien loin de celui que Leo avait pris pour cible. Elle s’élança donc à son tour dans la fourmilière, se retenant de ne pas jouer des coudes à chaque personne qui la bousculait sur son passage – à moins que ce ne soit elle, celle qui bousculait les autres. Son premier véritable obstacle se constitua d’un flic qui la reconnut, lui indiquant d’un signe de tête un banc où attendaient les derniers délinquants pêchés. « Tu connais la rengaine, assieds-toi là » La remarque l’agaça, comme l’attesta son haussement des yeux au ciel. « J’me suis pas fait arrêter. J’viens pour signaler une disparition » Elle croisa les bras sur sa poitrine, le défiant de remettre en question ses paroles. La confrontation ne dura que quelques secondes, il n’avait visiblement pas la tête à perdre patience avec elle. « Ok, t’as qu’à t’asseoir là. Un collègue va venir prendre ta déposition. » Elle s’installa sur le siège sans rechigner, attendit qu’il s’éloigne, et s’élança aussitôt jusqu’aux bureaux derrière les cloisons. Personne, peut-être que c’était l’heure d’une réunion quelconque ou d’une urgence. Peut-être qu’ils étaient trop occupés à croire qu’ils avançaient vraiment sur leur enquête. Daire ne perdit pas de temps et commença à farfouiller dans les papiers, les tiroirs, les classeurs, sans oublier d’observer autour d’elle à chaque mouvement dans son champ de vision ou au moindre bruit suspect. Les vestiges de son frère et de l’IRA lui avaient laissé des séquelles de paranoïa qui lui étaient, pour une fois, bien utiles. Barbra Marshall. Le nom se fracassa dans sa conscience en même temps qu’elle mettait la main sur le dossier, l’ouvrant pour ne tomber que sur du néant. Elle fit de même avec le dossier d’en-dessous, rien. Des photos pour confirmer l’identité des disparus, parfois même des photos de leur lieu de disparition s’il était connu, les avis d’enlèvement, les dépositions, les numéros des proches à contacter. La rouquine reconsidéra la photo de la barbie, et sortit son téléphone pour prendre l’intégralité du dossier en photo. Puis, elle le glissa dans son dos, le passant sous sa veste et même son tee-shirt pour le coincer à sa ceinture. Vol d’informations confidentielles, cette escapade lui plaisait de plus en plus. Esquisse sur les lèvres, elle rechercha le nom de l’amie de Leo, parmi la peuplade d’origines diverses qui défilaient sous ses yeux, du natif américain à l’immigrée russe. En parlant du hippie disjoncté, il avait haussé le ton si bien qu’elle entendait quelques mots d’ici, tels que « gens du voyage », « racisme », « surtout si elle fait clairement d’la merde ». T’as raison Leo, tellement raison.

Un autre bruit de conversation l’immobilisa dans ses gestes, les voix se rapprochaient de sa position. Daire remit de l’ordre rapidement dans les papiers qu’elle avait soulevés, glissa un autre dossier dans son dos de la même manière que le précédent, et rejoignit l’open space en même temps qu’un des officiers fit irruption devant elle. Lui aussi, elle le connaissait. Aucun doute là-dessus quant à la manière dont il la dévisageait, mais le regard de l’irlandaise s’accrocha surtout à l’ordure derrière son épaule. Un de ces abrutis finis avec qui elle avait déjà partagé une cellule, qui l’avait probablement balancée à en juger le triomphe qu’il arborait sur ses lèvres. « P’tain j’vais t’faire ravaler ton sourire de mer- » Un sifflement claqua, comme pour la rappeler à l’ordre. « Méalóid. Tu vas m’expliquer en détails ce que tu es venue faire ici avant que je te place en garde à vue. » Elle leva les bras en l’air, elle l’avait appris à ses dépens dans la rue, c’était une question de survie. « Eh, j’ai rien fait ! » Sous ses vêtements, la preuve du contraire lui brûla la peau. Tout comme l’envie de faire cramer l’endroit. « Vous pouvez pas faire ça sans preuve » Son regard obliqua vers le vieux délinquant de pacotille qu’on avait réinstallé sur son banc, sous-entendu : vous ne pouvez pas vous servir de ses paroles comme preuve d’un délit.
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Sidney Kasabian
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyDim 25 Mar - 11:52

Des semaines que l'ambiance est électrique, des semaines que l'agitation ne se calme jamais. Les gens qui vont et viennent sans arrêt, le téléphone qui n'fait que sonner, les éclats de voix qui finissent par résonner un peu plus fort chaque putain de jour. Le brouhaha ambiant est devenu un bourdonnement à ses oreilles qui n'le quitte plus – même une fois rentré chez lui, il les entend encore. Les gens qui beuglent, qui les insultent, les traitent d'incapables. Ceux qui pleurent parce qu'on retrouve toujours pas les disparus, ceux qui semblent à bout de nerfs, au bord de la rupture. Il les entend encore encore encore, ça résonne en boucle dans sa tête même quand il ferme les yeux. Il donnerait tout pour que ça se termine, pour les retrouver et tout oublier. En attendant, la seule chose qui marche pour oublier, c'est boire. Et plus ça va, plus ça le démange en pleine journée.

Tête baissée sur les dossiers de Daja – la mère de Mads – et de Veronica, ses yeux arpentent chaque page en long en large et en travers, à la recherche du moindre détail qui aurait pu leur échapper. Mais il a beau tout relire dans un sens puis dans l'autre, il voit rien. Rien d'autre que leur disparition et l'enquête qui piétine. Coudes appuyés sur son bureau, il prend son crâne entre ses mains et soupire en fermant les yeux une seconde, aussi dépassé que désespéré. Il sursaute quand la chaise de l'autre côté valse un peu plus loin, sa tête qui se relève brusquement, ses yeux écarquillés qui se posent sur Leo. « Salut Sidney, comment tu vas depuis le nouvel an ? » Son regard glisse sur son sourire tordu, ses traits creusés, son air épuisé, son teint blafard et ses pupilles dilatées. Y a un truc qui cloche il le voit, mais il est tellement pris de court qu'il sait pas quoi dire – et de toute façon Leo ne lui en laisse pas le temps avant d'enchaîner. « J’voudrais savoir où en est l’enquête concernant Moira Benssaïd. » Il a déjà entendu ce nom, l'a vu parmi la liste des disparus, a lu le dossier comme tous les autres. Il savait pas que Leo la connaissait mais au fond quelle différence, tous ces gens ont des proches, tous ces gens ont quelqu'un qui tient à eux et qui veut des réponses qu'ils ne sont pas en mesure de donner. « Je peux pas parler de ça avec toi, j'suis désolé, c'est le pro– » Leo le coupe avant qu'il puisse finir sa phrase. « Vous en êtes toujours à arrêter les immigrés et les gens du voyage ou vous avez passé la phase raciste de chacune de vos enquêtes ? » Il sent la colère qui pulse à travers chacun de ses mots, la haine qui suinte à travers ses lèvres étirées – il a jamais trouvé son sourire aussi laid. Il n'a jamais vu Leo comme ça, dans un état pareil, et il sait pas ce qu'il doit faire ou dire, il sait pas comment gérer la situation. Il ouvre la bouche puis la referme parce qu'y a aucune bonne réponse, aucune manière de répliquer à tout ça comme il le faudrait. Il pourrait chercher à défendre l'image de la police mais à quoi bon ? Ça n'sert à rien de répéter on est pas tous comme ça, il sait que ceux qui font le plus parler d'eux sont ceux que Leo accuse, ceux qui poussent les gens à cracher ACAB quand ils le voient passer. Il sait qu'au fond cette rage n'est pas dirigée contre lui personnellement, pas vraiment, mais ça fait mal quand même. Parce qu'il est souvent en première ligne pour recevoir les coups, pour voir les putains de bombes humaines qui l'entourent exploser et le déchiqueter dans le processus.

« J’veux dire, c’est mon devoir de citoyen de proposer un coup de main à la police. Surtout si elle fait clairement d’la merde et qu’elle laisse une vingtaine de personnes disparaître. Hein, t’en penses quoi Sid ? » Il est un peu désemparé, à le fixer de cet air aussi confus que désolé et il a envie de s'excuser mais les mots restent coincés dans sa gorge. Il voit des collègues jeter un œil, s'arrêter devant l'entrée de son bureau comme s'ils étaient prêts à intervenir. Sid lève la main et balaie l'air pour leur signaler qu'il a pas besoin, qu'il gère – c'est faux, mais il pense suffisamment connaître Leo pour savoir qu'il ne risque rien. Les autres s'éloignent et il se tourne vers lui à nouveau, l'observe une seconde puis se lève de son siège pour être à sa hauteur, silencieux. Il n'a pas de réponse à tout ça, pas d'élément à lui apporter pour calmer sa colère. Et même s'il aimerait être épargné, ne pas avoir à lui faire face, il comprend. « Écoute, l'enquête continue, on a des pistes et... » Ils en ont peu c'est vrai et elles se basent sur pas grand-chose, mais à force de tâtonner ils finiront bien par trouver. « Je sais que ça prend trop de temps mais y a des procédures à suivre et même si on a des suspects, on peut pas foncer dans l'tas, tu comprends ? » Y en a un surtout qui a attiré son attention, sur lequel ils ont le plus de soupçons, mais tant qu'ils ont rien de concret ils peuvent rien faire d'autre que fouiner et surveiller, à l'affût du moindre faux pas.

Et il voudrait lui dire qu'il est désolé, qu'il va tout faire pour retrouver son amie, mais ça serait vain. Ses yeux ancrés dans les siens, il finit par soupirer, l'inquiétude qui froisse ses traits. « T'as pris quelque chose avant de venir ? » Il demande pas en tant que flic mais en tant que pote, parce que plus il le regarde, plus il a l'impression qu'un coup de vent suffirait à le faire s'effondrer. Mais il a pas l'temps de continuer ni de se justifier, y a des éclats de voix qui résonnent et y en a une qu'il reconnaît sans mal, qu'il aurait aimé ne pas avoir à entendre. Peut-être qu'il devrait faire la sourde oreille pour pas lui faire face, après tout y a toujours le risque qu'elle le bouffe en le voyant. Mais c'est plus fort que lui, un « Bouge pas j'reviens » lâché à l'attention de Leo et déjà il quitte le bureau sans attendre de réponse, sans vérifier si Leo l'écoute et reste à sa place ou non. Peut-être que c'est aussi un moyen de fuir la confrontation avec lui, parce qu'il est lâche, parce qu'il sait pas quoi lui répondre alors c'est mieux d'aller se jeter dans l'œil de la tornade.

Daire est là, bras levés en signe d'innocence, et il peut pas s'empêcher de soupirer avant d'arquer un sourcil à l'attention de son collègue, comme pour demander ce qui se passe. « Méalóid qui s'fait encore remarquer, rien d'nouveau sous le soleil. » L'autre hausse les épaules parce qu'au final c'est la routine, et Sid reste concentré sur lui pour ne pas avoir à affronter les prunelles de Daire – il a trop peur qu'elle le fusille sur place. « Elle s'est faite arrêter pour quoi ? » Sûrement qu'il devrait pas parler d'elle comme si elle était pas là alors qu'elle se tient à même pas un mètre de lui. « On l'a pas arrêtée, elle est venue toute seule comme une grande. » Sid fronce les sourcils et se tourne enfin vers elle, parce que c'est pas le genre de Daire de venir d'elle-même au poste. Il l'a jamais vue entre ces murs autrement qu'escortée par un agent, et il a du mal à croire qu'elle puisse se tenir là de son plein gré. « Pourquoi t'es là ? Y a un problème ? » Il l'imagine mal venir porter plainte pour quoi que ce soit – il serait tenté de dire qu'elle est plutôt celle contre qui on porte plainte – alors il se dit qu'il doit y avoir autre chose. Peut-être que c'est grave. Il en sait rien et il a beau sonder ses prunelles, il trouve pas la réponse. Alors il reste là, les bras ballants, et il attend. Il en a presque oublié Leo.
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyJeu 12 Avr - 18:17

Leo est intransigeant devant les forces de l’ordre, peu importe que Sidney soit un ami ou pas, peu importe encore qu’il a cette amourette stupide, qui piétine, avec sa demi-soeur. Il sait bien dans ses grands yeux de chiens battus, son air perdu au milieu des dossiers, que Sidney a arrêté d’en dormir la nuit. Il sait qu’il a certainement quelqu’un de proche qui a disparu. Il sait qu’il fait tout son possible, c’est ça le plus rageant : même quand la police fait tout ce qu’elle peut, ce n’est pas assez. Parce qu’on leur martèle le crâne de règles et de procédures qu’ils ne comprennent même pas. On ne leur demande pas de réfléchir, juste d’agir, machinalement. On n’a pas envie d’en faire des gens intelligents, à la police, parce que s’ils réfléchissaient deux secondes, ils se rendraient compte qu’ils dédient leur vie à un gouvernement qui a déjà abandonné le navire, qu’ils font appliquer des lois qui n’ont aucun sens, qu’ils sont inefficaces et que la totalité de leur branche est à revoir.

Je peux pas parler de ça avec toi, j'suis désolé, c'est le pro– Leo ne lui laisse pas le temps d’en placer une qu’il envoie sa prochaine attaque, enhardi par la cocaïne qu’il a sniffé avant de venir, par toute cette merde qui se répand dans son organisme sans même qu’il n’y fasse attention maintenant. La coke a ce don très particulier de vous faire sentir parfaitement bien, alors que justement, il n’y a plus rien qui va. On oublie. On oublie la fatigue, ou oublie que tout est moche et terne autour. On oublie qu’on est clairement en train de faire de la merde. Parce que la coke donne l’assurance et l’énergie nécessaire pour s’enfoncer encore plus profondément dans ses pires travers. Et Sidney ne peut pas faire face à ce trop plein de volonté mal placée que Leo déverse sur lui. Il les connaît ses arguments, il les a scandé trop souvent dans des manifestations et ces dernières semaines, quand le peuple lui-même à commencer à s’insurger contre les forces de l’ordre, parce qu’un groupe de psychopathes traînent en ville et rien ne bouge, jamais rien. Alors il a commencé à faire bouger les choses par lui-même, le peuple. Et quand enfin un silence s’étira après la dernière remarque acerbe de Leo, y a deux secondes où ils se regardent l’un et l’autre. Ils sont chacun d’un côté et il semble que rien ne peut les faire franchir le gouffre qui les sépare. Parce que ça sera toujours comme ça. L’Etat et ses représentants contre les miséreux, ceux qui pâtissent des mauvaises décisions prises sans aucune consultation. Désolé Sidney, tu le sais, mais ce n’est pas contre toi, que Leo pourrait ajouter si la colère contre toute cette putain de situation n’était pas aussi forte. Mais au fond de lui, et à travers le regard abattu du gosse, il devine qu’il le sait déjà. Écoute, l'enquête continue, on a des pistes et... Leo hausse les sourcils et croise les bras sur son torse trop maigre. Il n’a même pas besoin de dire quoi que ce soit pour que Sidney se coupe tout seul la parole. Parce qu’il sait qu’il dit des conneries, et Leo n’est pas prêt à croire un seul de ces mots. L’enquête n’avance pas. Si c’était le cas, ils en auraient déjà parlé aux infos, trop content de montrer une autre image qu’une bande de demeurés incapable d’aligner trois mots, ils se seraient déjà vanté sur les chaînes d’infos en continue d’une incroyable découverte qui va résoudre l’enquête. Ils sont prêts à tout, même à foirer une intervention confidentielle pour redorer leur blason abîmé par des années de bavures et de débordements. Je sais que ça prend trop de temps mais y a des procédures à suivre et même si on a des suspects, on peut pas foncer dans l'tas, tu comprends ? J’emmerde tes procédures à la con Sidney. Qu’il lâche sans réfléchir, du tac au tac. Procédures qui font perdre du temps, et chaque seconde qui passe est une seconde où Moïra est prisonnière, quelque part, apeurée, loin de lui, peut-être même au fond d’une tombe de fortune qu’elle aura creusé elle-même dans une forêt avoisinante. Leo se passe une main sur son front perlant de sueur, son coeur bat tellement fort qu’il est même impossible de faire le compte, il a l’impression que son myocarde va péter toutes ses côtes à la fois. Vas-y, explique moi alors. C’est quoi la procédure quand vingt personnes disparaissent dans une même ville ? Hein ? Sidney est blasé, complètement dépassé par l’attaque gratuite de Leo. Il ne se doute même pas de ce qui se trame derrière, même si Leo entend les vindications de la rouquine, devine qu’elle a déjà attiré l’attention sur elle. D’ailleurs, les flics qui s’étaient amoncelés autour du bureau de Sidney, rapidement congédiés par celui-ci on trouver autre chose à faire que de se tourner les pouces et jouer les caïds avec leur pistolet. Ils ont trouvé Daire, ou plutôt, c’est Daire qui les a trouvé. Y a même l’esquisse d’un sourire qui s’installe sur le coin de ses lèvres, et qui accroche le regard du gosse en uniforme. T'as pris quelque chose avant de venir ? Leo se reconcentre immédiatement et hausse les sourcils d’un air évident. Sidney sait parfaitement les pratiques de Leo, il sait qu’il consomme de la drogue, de la coke, de l’acide, de l’herbe. Il sait tout ça puisqu’il a en déjà pris juste devant lui. Evidemment qu’il est défoncé, ce n’est même pas la peine de le préciser, mais dans le regard du blond, c’est autre chose, un genre de défi. Ouais, et alors ? Que ça veut dire. Qu’est-ce que tu vas faire de ça Sidney ? Qu’il envoie à travers ses pupilles dilatées à l'extrême, ses billes noires qui le toisent et le défient à la fois. Rien du tout, la seconde d’après, Sidney se lève et lui demande de ne pas bouger. Sure Qu’il répond doucement avec un pointe d’insolence et il se laisse lourdement tomber sur l’une des chaises qu’il a décalé tout à l’heure à coup d’pied. Il jette un coup d’œil à Daire, avec toute l’attention qu’elle a rameuté autour d’elle, c’est sûr qu’elle n’arrivera pas à piquer quoi que ce soit. Les rôles s’inversent et Leo n’attend pas plus de deux minutes avant de faire doucement glisser sa chaise plus près du bureau inoccupé. Il garde un oeil attentif à tous les autres flics autour, attend que personne ne le regarde pour sortir son téléphone portable et prendre des photos des papiers éparpillés sur le bureau en bordel. Là il le range dans sa poche et se remet debout, fait quelque pas, d’un côté et d’un autre. Il prend une grande inspiration et profite d’une insulte lancée par Daire qui attire tous les regards pour passer de l’autre côté du bureau de Sidney. Il s’accroupit, caché par le bois industriel. Il essaye d’ouvrir un tiroir, fermé à clé, un autre, puis le dernier, encore ouvert. Jackpot, les noms défilent devant ses yeux mais Leo n’en cherche qu’un seul. Egoïste, il veut piquer celui de Moïra en premier, il veut savoir. Il veut être sûr qu’on ne lui a caché aucune information, qu’un corps qui correspond à sa description n’a pas été découvert dans l’océan, ou quoi que ça soit d’autre. Mais il n’est pas là son dossier. Il perd de longue seconde où sa respiration ne fait qu’accélérer et que sa gorge se noue complètement, quand il entend des bruits de pas qui se rapproche, il pique le premier dossier qui se trouve sous ses doigts et le fait disparaître dans son sac à dos. Hey, qu’est-ce que tu fous toi ? Cette façon qu’on les flics de parler comme à des chiens les simples mortels. Leo se redresse en brandissant ton téléphone portable. J’ai fait tomber mon portable. Le regard du bulldog en face de lui ne présage rien de bon, d’un coup il attrape Leo par le bras et le traîne de l’autre côté du bureau pendant que Leo couine un peu. C’est ça ouais, qu’est-ce que tu regardais ? D’un geste brusque, Leo se libère de l’emprise du flic. J’suis en train de parler avec Sidney, j’l’attends ça va il se passe rien. Mais trop tard le flic fonce vers Sidney, toujours en train de polémiquer avec Daire et les autres.
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Daire Méalóid
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptySam 21 Avr - 22:36

Regard mitraille à l’attention du délinquant qui l’avait balancée, avant de reporter son attention sur l’officier qui la menaça bien trop rapidement de la mettre en garde à vue. Daire avait ses habitudes ici, si bien que personne n’imaginait la voir pour d’autres raisons que d’être mise dans une cellule. Elle passait déjà bien assez de temps entre ces murs pour se laisser faire aussi facilement, surtout quand ils n’avaient rien de concret à lui reprocher. Toujours sur la défensive l’irlandaise, et ça aussi, ils y étaient habitués. Le gaillard arqua légèrement les sourcils devant son insolence, lui attribuant un de ses regards les plus basés réservés aux cas les plus récalcitrants, mais pas très dangereux. « Arrête ton cinéma » Elle s’apprêtait déjà à lui répondre, blessée dans son orgueil, le venin au bord des lèvres prêt à l’emploi – mais le crachat de défiance ne vint pas. Une autre tête venait de faire son apparition, qu’elle ne connaissait que trop bien. À la vue de Sidney, une chaleur se diffusa dans tout son être, de celle qui n’avait rien de sympathique à son égard. C’était les veines en ébullition, les sens du désastre en éveil, les muscles qui se contractèrent par saccades sous le tissu de ses vêtements et ses lèvres qu’elle pinça à défaut de balancer une insanité sitôt son apparition dans son champ de vision. C’était Sidney, celui qui l’avait trahie simplement en ayant rejoint les mauvais rangs. Celui qui avait vainement tenté de la mettre en état d’arrestation, échoué lamentablement. Celui qu’elle avait blessé à la joue dans un grand éclat de rage, en ayant envie d’aller bien plus loin. Sidney qu’elle n’avait pas pardonné, alors qu’il n’avait rien fait. C’était à elle de se faire pardonner, mais il n’en serait rien. Elle ne s’était jamais excusée, elle n’avait même pas cherché à recroiser son chemin. Il lui avait fallu quelques temps pour digérer l’information, mais peut-être bien qu’elle n’accepterait jamais qu’il était passé du mauvais côté de la force. Il avait mis un an à lui avouer, elle pouvait bien se prendre le double pour apprendre à vivre avec sans avoir envie de lui arracher son insigne ou de lui fracturer une pommette. « Salut Kasabian » qu’elle lui cracha dans son insolence, alors qu’il ne prenait même pas la peine de la dévisager. Elle avait toujours les bras en l’air pour signaler son innocence, mais si elle était bien subitement au centre de son attention, tout le monde l’oublia sur le plan de la condamnation. Elle vint croiser les bras sur sa poitrine, alors que l’un des flics expliquait rapidement la situation. « Méalóid qui s'fait encore remarquer, rien d'nouveau sous le soleil. » Elle le regarda hausser les épaules dans une telle évidence qu’elle eut envie de lui arracher les bras, mais elle se contenta de serrer un peu plus ses mains. La tension était palpable dans tout son corps aussi bien qu’entre les personnes réunies dans cet espace où l’effervescence de la pièce n’apaisait rien. Sidney n’avait toujours posé une prunelle sur elle, sûrement qu’il évitait de se faire démonter par un simple regard. Il avait raison, mais ce n’était peut-être pas la bonne solution. Parce qu’à fuir ainsi le contact avec elle démultiplia l’acidité qu’elle avait envie de lui cracher dans les yeux, déjà descendu dix dois au fond de son regard. Elle s’était doutée qu’elle le recroiserait en de telles circonstances, surtout lorsqu’il avait était question d’une mission commando chez les forces de l’ordre ; mais elle avait mal estimé sa propre capacité à rester calme en sa présence. « Elle s'est faite arrêter pour quoi ? » Le sang qui quitta son visage pour s’y fracasser de plus belle à la vague suivante, outrée qu’il s’adresse de cette manière à son collègue alors qu’il n’avait qu’à tendre le bras pour sentir sa présence. « Elle’, elle est à côté d’toi et elle t’a parlé j’te signale » L’échauffement dans sa voie lui attribua un foudroiement du regard de la part de l’autre officier, sauf qu’elle ne laissa pas faire. Dans ces confrontations-là, elle excellait, et soudainement il n’y avait plus d’autre enjeu que de réduire ce commissariat en cendres, à commencer par les deux personnes qui lui manquaient de respect devant elle. « On l'a pas arrêtée, elle est venue toute seule comme une grande. » La réaction dubitative ne tarda pas, et Sidney la dévisagea enfin. Elle arqua les sourcils d’un air désobligeant en capturant son regard, les bras toujours croisés sur sa poitrine – et la présence des dossiers qu’elle sentait contre la peau de son dos. « Pourquoi t'es là ? Y a un problème ? » Non, elle serait pas là s’il y avait un problème. Elle ne serait pas là à jacasser avec des imbéciles si des soucis l’accablaient. Au contraire, elle serait déjà en train – d’essayer – de les résoudre à grands coups de paroles dégueulées comme du vomi ou de violence écorchée vive. Elle ne demandait jamais réellement de l’aide, mais en tout cas, certainement pas aux flics. Ni de cette ville misérable, ni d’ailleurs. Encore moins à Sidney. Non, l’ombre sur le tableau actuellement, c’était leur putain d’incapacité à faire leur travail correctement. Elle n’était pas concernée directement par les disparitions, mais elle voyait bien dans quel état se mettait Leonard, et lorsqu’il y avait des pauvres et des enfants en jeu elle était la première à ressortir sa brassière de défense contre la veuve et l’orphelin. Juste en-dessous de sa brassière anticapitalisme, tant qu’à faire. Le regard orageux plongé dans celui de Sidney, sans plus d’attention à l’énergumène relégué à l’inexistence dans sa hiérarchie de l’attention, elle explosa subitement. « L’problème Sid, c’est qu’vous êtes incompétents. » Elle s’avança d’un pas, décroisant ses bras pour l’espace les autres eux-mêmes de la main comme on enverrait valser un vulgaire insecte. « C’contre les flics qu’on devrait porter plainte » qu’elle grommela plus qu’elle ne clama clairement, tandis qu’un énième policier les rejoignit, détournant l’attention de tous du discours enflammé de l’irlandaise mort dans l’embryon. « Sidney, j’ai surpris ce type » Il se retourna mais il n’y avait personne dans son sillage. « en train de fouiller dans ton bureau. Il prétend que vous discutiez ensemble. » Difficile de manquer le dégoût qu’il avait sur le bout de la langue quand il évoqua Leo, parce que maintenant il ne faisait plus aucun doute qu’il était question de lui. Daire fit craquer sa mâchoire dans son exaspération, balançant la suite de son mépris pour ajouter une pierre à l’édifice – celui du désordre instauré progressivement. « P’tain, à croire qu’y a toujours qu’les pourris qui restent quand ceux qui l’méritent pas s’font enlever. »

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Sidney Kasabian
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyMar 24 Avr - 11:35

« J’emmerde tes procédures à la con Sidney. » Tout ce qu'il peut faire, c'est soupirer. Y a rien à répondre à ça – il peut ni le contredire ni le blâmer, lui-même est frustré par les protocoles et toutes les règles qu'on leur impose. Mais il n'a pas le choix. Et ça n'sert à rien de débattre là-dessus, il voit bien que Leo est trop furieux pour l'écouter. Son regard le détaille, suit l'agitation de ses gestes, la sueur qui perle sur son front, les os qu'on devine trop saillants sous les fringues larges. Il a l'air prêt à imploser. « Vas-y, explique moi alors. C’est quoi la procédure quand vingt personnes disparaissent dans une même ville ? Hein ? » Il se tend. Ses lèvres se pincent, son regard se baisse. Comme s'il était honteux, coupable, comme s'il se trouvait sur le banc des accusés et que Leo pointait son doigt vers lui. « J'sais pas Leo. J'ai pas les réponses que t'attends. » Ses épaules s'affaissent quand il lève les yeux vers lui à nouveau, l'air aussi désolé que désemparé. Il a pas envie de lui servir les phrases toutes prêtes qu'ils répètent à longueur de temps, quand on demande si l'enquête avance. Il a pas envie de lui mentir. « On est un peu dépassés par l'ampleur du truc. Mais on fait de notre mieux, c'est la seule chose que j'peux te garantir. » Et ça fait mal de l'admettre, d'avouer qu'ils n'ont qu'une maîtrise limitée de la situation, même s'ils tentent de faire croire le contraire. Ça ne trompe personne, de toute façon. Sid voit pas l'intérêt d'essayer de le berner – c'est un ami, pas un étranger.

À force de l'observer il voit bien que quelque chose cloche, que ses pupilles sont trop dilatées, sa carcasse trop agitée. La question est presque rhétorique. Il sait sans que Leo ait besoin de répondre, et de toute manière il ne le fait pas. Le silence plane, pointe l'évidence. Il sait que Leo se drogue, il est juste pas sûr que ça soit une bonne idée de venir défoncé au poste de police. Surtout qu'il sait pas ce qu'il a pris, mais c'est certainement pas un simple joint qui l'a foutu dans un tel état. Le regard de Leo le défie et il ne dit rien. Il soupire, encore. Et il finit par percevoir les éclats de voix de l'autre côté, celle de Daire qui est bien trop reconnaissable. C'est sa porte de sortie et il saute dessus sans réfléchir, parce qu'il ne sait plus comment encaisser les assauts de Leo. Il fuit.

Daire est là et il ne la regarde pas, l'amertume qui tapisse son palais au souvenir de leur dernière rencontre. « Salut Kasabian. » Il reste concentré sur son collègue, fait mine de n'pas l'avoir entendue. Au fond il sait que c'est pas une bonne idée mais c'est plus fort que lui – il n'a pas envie de lui répondre, de donner la moindre attention à l'insolence qu'elle lui balance à la gueule. Alors il l'ignore, comme on le ferait avec un sale gosse dont on s'est lassé. C'est à ses semblables qu'il s'adresse, comme si elle n'était même pas là. « ‘Elle’, elle est à côté d’toi et elle t’a parlé j’te signale. » Il continue à l'ignorer consciencieusement. Immobile, silencieux, pas la moindre réaction. Il ne veut rien lui donner. Pourtant, quand l'autre lui explique qu'elle n'a pas été arrêtée, il oublie tout. Ses prunelles qui viennent chercher les siennes, ses sourcils qui se froncent alors qu'il daigne enfin lui adresser la parole. Si Daire est là de son plein gré y a une bonne raison – il sait qu'y a sûrement mille autres endroits où elle préférerait être plutôt qu'ici. Il comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Il comprend aussi que la grenade a été dégoupillée, et qu'il est aux premières loges pour être soufflé par la déflagration. « L’problème Sid, c’est qu’vous êtes incompétents. » Il serre les dents alors qu'elle approche d'un pas. Il ne bouge pas. « C’contre les flics qu’on devrait porter plainte. » Il est à deux doigts de lever les yeux au ciel et de lui dire que le disque est rayé, mais une énième silhouette les rejoint, coupant court à la confrontation. « Sidney, j’ai surpris ce type en train de fouiller dans ton bureau. Il prétend que vous discutiez ensemble. » Y a personne avec lui mais pas besoin de le voir pour savoir qu'il parle de Leo. Il soupire, passe une main sur son crâne rasé. « Ouais, ouais, il est avec moi t'inquiètes. J'vais m'en occuper. » Sa voix est lasse et il récolte un regard appuyé de l'autre agent, un peu trop inquisiteur. Il est prêt à insister, à se justifier en lui disant qu'il gère, mais Daire rappelle à tous qu'elle est toujours là. « P’tain, à croire qu’y a toujours qu’les pourris qui restent quand ceux qui l’méritent pas s’font enlever. » Ils se tournent tous vers elle en même temps. « Si tu continues comme ça Méalóid, les pourris vont s'occuper de toi. » Sid observe la scène, silencieux. Il pense à Leo, seul dans son bureau, en train de fouiller pendant qu'ils sont tous là, concentrés sur Daire. Daire qui n'a rien à foutre ici si elle n'a pas été arrêtée, et qui est en train d'accaparer l'attention de trois flics en même temps.

Leo qui fouine. Daire qui les accapare.
Il finit par comprendre.

« Ok, ça suffit. » Il tente de couper court à l'affrontement mais personne ne l'écoute, et il est obligé de s'approcher de Daire pour qu'on daigne le regarder. Il se poste devant elle comme s'il avait peur qu'elle finisse par bondir sur les autres, un bras tendu en guise de barrière même s'il ne la touche pas. « Pas la peine de s'énerver, je crois que j'ai saisi. » Il se tourne vers elle, ancre son regard au sien. « T'es là parce que t'as besoin de quelque chose, j'me trompe ? » Il arque un sourcil mais n'attend pas qu'elle réponde pour s'adresser aux autres. « J'm'en charge. » Ils échangent un regard un peu dubitatif, l'un d'eux qui hausse les épaules avec un sourire en coin. L'air de dire à tes risques et périls. Sid se contente de se tourner vers Daire encore une fois, l'observant un moment, comme s'il essayait de lui faire comprendre qu'il n'est pas contre elle. « Viens. Tu seras pas utile avec des menottes aux poignets, tu sais. » Il ne vérifie pas si elle suit – de toute façon, c'est soit ça, soit elle finit en cellule à force de provoquer les autres. Il retourne à son bureau où Leo se trouve toujours, le contourne pour aller s'échouer lourdement dans son siège. Quand la rousse arrive enfin, il lui fait signe de fermer la porte, venant ensuite appuyer ses coudes sur le bureau en les dévisageant tour à tour. « Vous êtes venus ensemble. » Il ne demande pas, il affirme. Le lien entre leurs actions se fait beaucoup trop facilement pour que ça soit un coup du hasard. « C'est quoi le plan ? Y en a un qui détourne l'attention pendant que l'autre fouille ? » Son regard se concentre sur Leo un instant. « Tu cherchais quoi dans mon bureau ? » Peu importe la réponse au fond, toute leur machination reste aussi risquée que stupide à ses yeux. Il se laisse retomber contre le dossier, passant une main sur son visage fatigué, les observant en haussant les épaules. « Vous aviez pas mieux comme plan, sérieux ? » Ça sonne même pas comme un reproche, c'est juste las, un peu blasé. Comme lui, quand il regarde les révoltés qui peuplent sa vie.
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MessageSujet: Re: infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire)   infiltration dangereuse (intrigue / sid, daire) EmptyMer 16 Mai - 11:35

« J'sais pas Leo. J'ai pas les réponses que t'attends. » Le sourire haineux traverse son visage, insolent et provocant. Leo ne sait pas garder son calme devant les forces de l'ordre qui cristallisent à eux seuls toutes les injustices de ce bas monde. Il est déçu, d'un côté. Déjà que Sidney soutienne ce genre de chose, trouve des excuses, essaye de s'excuser de tout ça. Non y a pas d'excuses ni de rédemption, vous êtes des pourris incompétents, fin de la discussion. Et puisqu'on a toujours appris à Leo à répondre, à tout, à chaque fois, il ne laisse passer que deux secondes avant de rétorquer : Ouais, c'est ce que j'ai cru comprendre. Sidney n'a pas les réponses, aucun de ce putain de service ne les a. A croire qu'ils n'en cherchent même pas. On est un peu dépassés par l'ampleur du truc. Mais on fait de notre mieux, c'est la seule chose que j'peux te garantir. Votre mieux c'est d'la merde. Qu'il rétorque intransigeant, et juste après Sidney doit aller voir Daire et il n'y a que le sourire narquois de Leo pour lui assurer qu'il l'attendra sagement. Un sourire si faux que même le blond s'étonne d'être laissé ici sans surveillance. Tant mieux, et tant pis pour eux. A croire qu'ils font exprès d'être bêtes dans la police.

Il n'est pas si discret et finit bien sûr par se faire repérer. A vrai dire, il ne se demande même pas une seconde si ce qu'il fait est bien ou non. Il brise un nombre incalculable de règles en volant un dossier de la police, c'est clair. Et pourtant, ça semble légitime et juste sur le moment. C'est ça qui a guidé toute sa vie : faire ce qui est juste, pour lui et pour les autres. Et peu importe les moyens, n'est-ce pas ? Alors que le flic s'empresse d'aller le dénoncer auprès de Sidney, Leo attend patiemment en fermant la fermeture de son sac à dos et en l'envoyant sur une épaule d'un air égal. Il s'appuit contre le bureau et pousse d'une fesse quelques papelards et attend gentiment. Sidney est trop gentil garçon pour les faire tous les deux arrêter, il tentera de comprendre la situation de lui-même avant et c'est bien ce qui va les sauver. La partie est déjà gagnée, ou presque. Daire attire tellement l'attention sur elle qu'il hésite tout simplement à partir. Ca serait abandonner la rousse à son triste sort, mais en même temps, il en faut plus pour la déstabiliser. Il jette alors un oeil sur la sortie. Trop tard, Sidney fonce à nouveau vers lui, Leo lui offre son plus large sourire, avant de repérer Daire qui le suit avec son air de rebelle. Oeillade complice. Vous êtes venus ensemble. Leo est toujours assit sur un coin de bureau quand Sidney le contourne pour se poser comme un Dieu du stade dans son joli fauteuil. Il hoquète de rire à attendre les superbes conclusions de Sidney et redescend les deux pieds sur le lino en ricanant. Il se poste juste à côté de Daire, une main sur la bretelle de son sac l'autre au fond de sa poche et hausse les épaules. J'vois pas ce qui te fait dire ça. Nier en bloc, même si ce n'est pas crédible, c'est ça la tactique. Si on ne donne rien aux flics ils ne peuvent rien faire. A force de les cotoyer, Leo commence à savoir comment les éviter. C'est quoi le plan ? Y en a un qui détourne l'attention pendant que l'autre fouille ? Encore une fois Leo secoue la tête de droite à gauche en haussant les épaules comme s'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était en train de dire. Y a leurs regards qui se croisent, il sait que Sid a tout compris. Et pourtant il n’ose pas, il n’ose pas soutenir le regard décalqué du blond et baisse les yeux en premier. Tu cherchais quoi dans mon bureau ? Leo se contente de répondre d’un air monocorde, jouant parfaitement le jeu du plus con : J’ai juste fait tomber mon portable. Le soupir lassé du flic et son état d’exaspération n’émeuvent pas Leo qui attend. Pendant qu’il est occupé à se lamenter sur son pauvre sort, Leo tente un coup d’oeil à Daire et hoche doucement la tête pour lui faire comprendre qu’il a réussi à chopper quelque cbose, reste plus qu’à se barrer au plus vite maintenant, et essayer de faire le boulot qu’ils ne font pas, ces flics. Trouver Moïra. Arranger quelque chose, pour une fois. Vous aviez pas mieux comme plan, sérieux ? Leo détourne tout de suite son regard de Daire ne pour pas éveiller les soupçons. Reste à se barrer d’ici sans que Sidney ne décide de le fouiller entièrement, ne lui demande de donner son téléphone portable et son sac à dos. Pour cela, détourner l’attention reste encore la meilleure des solutions. Leo s’approche et pose ses deux mains sur le bureau. Je sais pas de quoi tu parles. Qu’il articule lentement. Mais si jamais des citoyens avaient un plan Sidney, un plan pour retrouver les vingt personnes qui sont séquestrées quelque part, tu ferais quoi ? Tu les arrêterais juste parce que c’est la procédure ? Il penche doucement la tête sur le côté. Tout remettre en cause, toujours, faire ce qui est juste avant de faire ce vous dit la loi. C’est ça le vrai principe de Leo. Et c’est ce principe que la justice bafoue encore et encore tous les jours, ce gouvernement qui obéit à des règles uniquement parce que ce sont des règles, ça l’écoeure et ouais, en ce moment même, Sidney aussi l’écoeure. C’est marrant que tu aies autant de temps à perdre, en ce moment, tu crois pas ? Leo se redresse doucement. Alors si ça t’embête pas trop je vais y aller. Il se tourne vers Daire, innocent. Et Daire, content de t’avoir croisé, on se prend un café ? Un coup d’oeil provocant vers Sidney signe la fin des négociations. Ca serait tout ou rien maintenant. Sidney est complice ou il est flic.
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