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 i've got a feeling this year's for me and you (peadar)

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MessageSujet: i've got a feeling this year's for me and you (peadar)   Jeu 11 Jan - 23:28

Connard, connard, connard, l’insulte répétée en boucle dans sa tête, c’est à lui qu’il s’adresse, à lui qu’il profère la flopée de reproches, les pas trop pressés alors qu’il se rend au Gentlemen’s Club, il y passe un peu trop de temps dernièrement et ça ne lui plait pas, quelque part, y a trop de choses qu’il pourrait avoir du mal à esquiver là-bas à commencer par Seth, Seth qui est toujours videur, peut-être qu’avec un peu de chance il bosse pas ce soir, il prend pas le risque de vérifier, y a son regard qui dévie lorsqu’il arrive, lorsqu’il s’engouffre un peu trop vite, Seth il essaie vainement de l’oublier lorsqu’il s’assied au bar et commande un whisky, le descend d’une traite. Y a une musique ringarde qui passe dans les haut-parleurs, quelque chose de sirupeux, comme d’habitude ici, ça ne change jamais vraiment, la musique bidon et les meufs à poil, y a toujours ces accents malsains qui lui avaient fait aimer l’endroit la première fois, l’odeur de cul mélangée à celle des boissons sirotées par des mecs en costard, il fait tâche avec son perfecto et ses cheveux gominés, un peu pédé aussi mais c’est l’occasion qui veut ça. Parce qu’il est pas pédé, c’est bien connu, parce qu’y a jamais son cœur qui a flanché pour une jolie mâchoire carrée, parce qu’y a pas une paire de pectoraux qui l’fasse sourire vaguement, comme un gamin devant un magasin de jouets. Y a sa main qui passe dans ses cheveux, les décoiffe un peu, histoire de, faudrait pas qu’il passe pour plus gay qu’il n’est, surtout s’il se trouve à évoquer avec Peadar le fait qu’il sorte occasionnellement avec sa sœur et qu’il la trouve parfaitement à son goût. Le doigt qui se lève, commande un autre whisky, bu tout aussi rapidement que le premier, ça agace sa langue, brûle sa gorge, y a un râle sonore qui s’échappe lorsqu’il fait claquer le verre contre le bois du bar.

Il est là, Peadar, quelque part dans un coin, il bosse ce soir apparemment, ça paye mieux il avait dit dans l’échange de textos, il est quelque part et Asher en est à son cinquième verre de whisky maintenant, y a le décor qui commence à bouger un peu mais lui reste parfaitement stoïque. Il a toujours bien tenu l’alcool, même quand il y en a trop dans le sang, même quand tout devient brumeux, ça lui fait juste gagner en éloquence et en aisance, là où tous les autres balbutient, se prennent les pieds dans le tapis. Et par-dessus tout, ça ne lui fait pas perdre toute cohérence, et il n’a pas pu s’empêcher de voir l’heure qui tourne sans aucun signe de son pote, à croire qu’il est même pas là, qu’il s’est foutu de lui, ou il doit trop bosser pour vraiment lui accorder toute l’attention qu’il mérite. Il est vingt-trois heures cinquante-huit quand il décide de se lever, les trois derniers whiskys lui restent un peu sur l’estomac mais ses pieds le portent, lui permettent de tenir suffisamment droit, et il fend la foule comme un éclair, pas moyen que l’irlandais s’en tire sans l’avoir vu une dernière fois avant la nouvelle année. C’est près de la porte qu’il le retrouve, adossé dans l’ouverture, une jolie brune visiblement bien trop éméchée pendue à son bras. Et le décompte qui résonne, les voix qui s’élèvent, la pauvre dinde qui accapare son pote parce qu’elle s’est visiblement pas faite assez fourrer pour Noël et c’est la goutte d’eau, par-dessus tout, parce qu’il a envie d’se torcher mais pas tout seul, et cette sangsue n’est clairement pas la bienvenue. Dix, neuf, il avance droit sur eux, huit, sept, il repousse avec un sourire une jeune fille ayant « trébuché » et atterri sur son bras, six, cinq, il s’intercale entre eux, quatre, trois, « désolé, j’en ai pour un instant », deux, un, il attrape la nuque de Peadar et sans lui laisser le temps de réagir, l’embrasse à pleines lèvres, alors que les cris de joie se font entendre dans le club, la rue, aux fenêtres des maisons. Ça dure pas longtemps mais suffisamment pour qu’il risque de se prendre un poing dans la gueule, suffisamment pour qu’y ait le stupide crush qu’il a toujours eu pour lui qui ressorte les dents, suffisamment pour que l’ivrogne d’il y a quelques instants se tire, sûrement blessée dans son orgueil, alors il finit par reculer, passe un bras autour des épaules de l’Irlandais. « T’inquiète, j’vais pas te demander d’me sucer la bite », sourire jusqu’aux oreilles alors qu’il l’emmène à l’intérieur du club, hèle le barman. « Tu prendras quoi ? » soufflé à l’adresse de Peadar sans se départir de son sourire, faut bien que l’année démarre sur des bases saines, quoi d’mieux qu’un baiser, quoi d’mieux qu’être bourré, quoi d’mieux que de le faire avec l’un de ses meilleurs potes ?
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MessageSujet: Re: i've got a feeling this year's for me and you (peadar)   Ven 9 Fév - 3:06

Au final ça ne t’a jamais dérangé de travailler les jours fériés ou le soir de Noël ou celui du Nouvel An. C’est pas comme si tu avais besoin d’une occasion spéciale pour aller te bourrer la gueule avec Caïn ou Asher ou n’importe quel autre bon vivant qui crache pas sur la bière. Le luxe brille dans tes yeux, tu ne vois que les cités d’or, les heures payées doubles, les primes, t’es plus vénal qu’une gold digger et tes services sont faciles à acheter, suffit de faire miroiter quelques billets. Ta fée verte c’est bien l’argent, pas l’absinthe, ce n’est pas si difficile que ça de rester sobre pour le décompte quand la paie est grasse. Plutôt débordé à refouler les ivrognes ou les gosses qui croient qu’ils pourront rentrer dans un strip club un des jours le plus affairé de l’année alors que leur carte d’identité est en carton, l’offre que tu avais faite au policier de te rejoindre t’était complètement sortie de la tête. Techniquement c’était un peu stupide de ta part, comme s’il avait besoin de plus de raisons de boire alors qu’il est déjà deux pieds dans l’alcoolisme. D’un autre côté, des alcooliques t’en connais un paquet et tu n’as jamais été du genre à les emmerder pour leurs habitudes. Les adultes ont le privilège de faire ce qu’ils veulent et le principe de liberté de ce beau pays te tient particulièrement à cœur. On pourrait penser que ces lieux de perdition n’attirent que les hommes mais deux faits sont avérés : cet endroit reste un des meilleurs bars de la ville ; et les groupes de jeunes femmes qui partent en soirée ont souvent des idées stupides et tordues. Impossible de savoir si elle fait partie d’une bachelorette party ou si sa tribu est un dommage collatéral de la St-Sylvestre mais une crevette s’est collée à ton bras. Crevette parce qu’elle a beau essayer de tricher avec des talons, elle n’est pas bien grande, et parce que sa cuisse doit avoir approximativement le diamètre de ton avant-bras même si elle essaie désespérément de compenser avec des implants mammaires. Ivre comme elle est elle gêne ton travail plus qu’elle ne t’intéresse mais tu as déjà essayé de l’éloigner trois fois et elle est systématiquement revenue. Tu n’as pas le cœur de la faire sortir de l’établissement, elle est trop bourrée pour rentrer chez elle sans sa myriade de copine – ce serait envoyer un agneau à l’abattoir dans les ruelles – et puis elle est gentille, elle essaie réellement de faire la conversation. Elle a juste du mal à aligner des phrases cohérentes. Pas les pires dans le métier celles-là mais il n’en reste pas moins qu’elle est dans tes pattes. Au fur et à mesure que l’heure fatidique s’approche tu la vois venir à dix kilomètres, prête à essayer de te voler le baiser sans le gui. Ça ne ruinera pas ta soirée mais ce n’est pas non plus un moment que tu attends avec impatience. Quand le compte à rebours commence tu souris gentiment à une blague quelconque qu’elle a faite. Les secondes défilent, une main agrippe ta nuque, minuit sonne, des lèvres se collent aux tiennes, des rugissements heureux explosent dans le bar. Okay, tu ne l’as pas du tout vue venir celle-là. Tu as à peine eu le temps d’identifier celui qui s’est approché, tu n’as pas eu le réflexe de t’éloigner. Il embrasse de plein cœur mais tu ne le lui rends pas, peut-être que c’est la moustache le problème. Ou peut-être juste que vraiment, non, c’est pas ton truc. Asher s’attarde un peu et tu le repousses brusquement. Il pue le whisky, il ne tient encore debout que parce que les alcooliques ont une résistance impressionnante à la liqueur. « T’inquiète, j’vais pas te demander d’me sucer la bite. » L’odeur, le vocabulaire, ses mouvements brusques, un frisson parcourt ton échine comme quand t’avais seize ans à l’arrière d’un bar et tu te dégages de son étreinte sans aucune douceur. Putain c’est si difficile de laisser ses potes tranquilles ? « Tu prendras quoi ? » Complètement inconscient de ta réaction il continue à essayer de t’entraîner, heureux comme un pape, mais tu le prends par le bras et tu l’arrêtes. « Nothing, I’m working here if you didn’t notice. » Sec, tu ne te fends aucunement d’un sourire pour répondre à sa bonne humeur où à la frénésie du nouvel an. « Don’t you ever pull that shit again. » C’est pas grave non ? C’est juste un baiser, c’est minuit, c’est 2018. Sans doute que tu surréagis mais les mauvais souvenirs ont resurgi et tu travailles suffisamment à les enterrer pour ne pas supporter qu’on les chamboule. Tu inspires profondément, reprenant ton calme. « Look mate, I’m happy to see you but a head’s up would’ve been nice. »
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MessageSujet: Re: i've got a feeling this year's for me and you (peadar)   Mar 13 Fév - 19:36

Ç’aurait pu être plus violent. S’il avait pris sa tête entre ses paumes et qu’il l’avait explosé contre le zinc du bar, s’entend. Parce que ouais, c’est quand même suffisamment dur à encaisser même s’il a carrément trop picolé, vu qu’il n’est visiblement pas suffisamment ivre pour ne pas voir la fureur qui traverse les iris de l’irlandais, la dureté avec laquelle il parle. Il ne lui connait pas ce genre de comportement, sûrement parce qu’il ne se l’était jamais mis à dos. Jusqu’à aujourd’hui. Encore un truc qu’il foire et faut que ce soit pour la nouvelle année, à la première seconde d’une nouvelle page d’histoire. Con, con, con, tellement con qu’il ne juge pas utile de s’excuser tout de suite, préfère héler le barman pour commander un nouveau whisky. Le combientième ? Il a perdu le compte depuis qu’il a roulé un patin à Peadar et que sa réaction lui a donné l’impression qu’il venait d’assassiner toute sa famille sous ses yeux. « Ça s’voit » en réponse à sa dernière tirade, il n’a pas l’air du tout content de le voir mais s’il préfère prétendre le contraire en pensant qu’il va gober ça parce qu’il est un peu enivré, c’est son problème. Y a son orgueil qui est piqué à vif et il peine à feindre le contraire, trop baigné dans l’alcool pour véritablement comprendre que le problème vient de lui, en ce moment, de lui et lui seul. « J’allais pas dire que j’étais sur le point de t’embrasser. Vu que tu l’aurais mal pris. » A juste titre, soit, mais mal pris quand même. « Et qu’tu penses que j’suis gay. » Tout faux, pile à côté de la cible, il dit n’importe quoi et s’en contrefout, les mots sortent avant que son cerveau n’ait le temps de mettre un veto. Faut dire, malgré l’alcool qui court dans ses veines, il ne bégaye pas, parle comme s’il était en pleine plaidoirie, défend lamentablement son affaire mais argue quand même. Foutu pour foutu, autant y aller à fond. « Je préfère Caïn pour ce genre de chose, si ça peut te rassurer. » Pas de sourire, les yeux dans le verre, il préfère Caïn mais il préfère aussi les pasteurs. Et puis sa sœur. Il rit un peu en y pensant, c’est clairement pas le moment d’évoquer sa relation avec Niamh sauf s’il souhaite qu’on retrouve son corps mutilé dans une ruelle déserte à l’aube.
« Je suis désolé, ok ? » Et voilà comment il espère rétablir l’ordre logique des choses, ne pas trop esquinter leur amitié, avec une excuse et un regard sincère, pas de sourire à l’horizon et le début de fou-rire s’est prestement éteint dans sa gorge. Il sait pas pourquoi mais il l’est, désolé, même très, très désolé. Y a pas beaucoup de personnes qu’il aime autant que Peadar, à qui il fasse autant confiance. Y en a tellement peu que l’idée de le perdre le fait décuver sec. « J’ai juste envie de passer la soirée avec toi. Vraiment. J’sais que tu bosses mais t’as le droit à une pause ? » Supplique, ça ressemble presque à un caprice, c’est sûrement pour ça qu’il garde une voix posée, adulte, les yeux vrillés dans les siens. Il en a besoin, de cette soirée, de lui, besoin d’un moment hors du temps pour échapper à tout ce qui le cloue au sol. « S’il te plait, mec. »
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MessageSujet: Re: i've got a feeling this year's for me and you (peadar)   Sam 3 Mar - 20:25

« Ça s’voit. » C’est lui qui est venu l’embrasser comme ça sans permission et c’est lui qui va jouer la victime ? T’as comme envie de lui claquer la gueule pour lui remettre les idées dans l’ordre, parce qu’il est bourré et qu’il est bourré chiant, mais tu sais très bien que ça n’aurait pas la moindre chance d’avoir un effet positif. Aucune envie de commencer une bagarre là où tu travailles, surtout avec un pote. « J’allais pas dire que j’étais sur le point de t’embrasser. Vu que tu l’aurais mal pris. » Mieux vaut demander pardon que permission oui, c’est même généralement ta politique mais tu es du type hypocrite face à ce genre de choses, du type fais ce que je dis pas ce que je fais. Sauf qu’entendre cette excuse de merde ne fait que te foutre un peu plus en rogne alors tu restes sec. « Then maybe you shouldn’t have done it at all. » Il savait parfaitement que tu n’étais pas d’accord et que ça t’emmerderait, il l’a fait. Est-ce que c’est un genre de vengeance ridicule pour je ne sais quelle raison particulière ou est-ce que c’est juste qu’il se fout de ce que tu penses ? C’est qu’il est bourré. Tu le sais bien, il n’y a rien de plus derrière tout ça que son alcoolisme rampant qui ce soir a pris le départ du 100m course. Pour autant tu as du mal à accepter ça comme une excuse valable. « Et qu’tu penses que j’suis gay. » Putain mais ça n’a rien à voir, que tu as envie de lui gueuler sauf que faire une scène c’est pas trop ton genre. Et puis, d’un côté, il l’est à moitié en quelque sorte et c’est un fait. « Je préfère Caïn pour ce genre de chose, si ça peut te rassurer. » Ouais mais Caïn il fait bien ce qu’il veut de son cul et il embrasse qui il veut ça te rend de marbre. Toi tu n’as aucune envie ni de te taper Asher ni de l’embrasser tout simplement. Et puis si Caïn prenait la même initiative que l’anglais, il saurait très bien qu’il se prendrait une tarte amplement méritée avant que la soirée reprenne son cours. Alors tu soupires, tu lèves les yeux, tu t’apprêtes à le laisser seul avec son whisky pour lui rappeler que tu n’es pas là pour ça.
« Je suis désolé, ok ? » Tu t’arrêtes sur ton chemin. Au final c’est tout ce que tu voulais, ça ne suffit pas toujours mais cette fois ça devrait aller. « J’ai juste envie de passer la soirée avec toi. Vraiment. J’sais que tu bosses mais t’as le droit à une pause ? » Putain qu’il a l’air misérable. Il se noie bien trop souvent dans ses travers, à essayer d’oublier les pains que la vie lui met constamment dans la gueule, et tu n’as pas de quoi être un coup de plus. Asher tout le monde l’abandonne. Ta pire peur. Alors tu peux bien l’épauler un instant. « S’il te plait, mec. » Tu te diriges vers lui et l’étreins un instant. « Happy new year Asher. » Une tape dans le dos puis tu l’entraînes vers les sièges hauts du bar en faisant signe à ton collègue que tu prends ta pause. « You better be paying. »
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MessageSujet: Re: i've got a feeling this year's for me and you (peadar)   Dim 4 Mar - 22:27

Il n’en faudrait pas tellement plus pour que ça se passe mal. Si Asher était suffisamment sobre, suffisamment conscient, il aurait capté déjà tous les signaux, saurait qu’il est temps de s’arrêter, de ne pas surenchérir. Il saurait que lorsque Peadar s’exprime plus en onomatopées qu’en vraies phrases, ça veut dire qu’on a atteint un seuil de tolérance critique, que les voyants sont à l’orange, qu’il serait idiot d’insister, de continuer sur la même voie. Il saurait que même s’il essaie de le cacher, l’Irlandais bout d’énervement, le sang trop chaud dans ses veines, pas loin de lui coller un pain à lui en retourner la gueule. Ça n’arrive pas parce qu’Asher a bu et qu’il est décidément bien inconscient lorsqu’il a un coup dans le nez. Inconscient et égoïste, deux choses qu’il n’est jamais en temps normal, trop habitué à réfléchir, à ne jamais agir sans prendre en compte les possibles conséquences. Il l’estime pourtant, leur amitié. Il l’estime suffisamment pour ne pas relever quand Peadar se targue d’une énième réplique sarcastique, que même un mec en état de coma éthylique comprendrait. Il l’estime assez pour ne pas vouloir rebondir sur ses mots, lui asséner des phrases encore plus assassines. Assez pour s’excuser alors qu’il n’en a pas envie, jamais. C’est une question de principe, en réalité. La peur d’être soudain ramené à d’autres souvenirs plus doux-amers, Caïn contre lui, Toad dans la sacristie, les excuses qu’il aurait dû prononcer mais qu’il n’avait jamais osé dire, parce que ç’aurait consisté à dire qu’il regrettait. Ce n’est pas son genre de regretter quelque chose qu’il a aimé.
Lui demander pardon est donc une preuve d’amitié irréfutable, une preuve d’amour terrible.
Et Peadar le comprend.
Il sourit un peu lorsqu’il fait machine arrière, l’attire dans ses bras, de ce sourire triste dont il a le secret, à mi-chemin entre le rire et les larmes. Il lui rend maladroitement son accolade, la paume qui caresse un instant le haut de son dos, pas trop longtemps, pas suffisamment pour qu’il s’enflamme de nouveau. « J’paierai tous les verres que tu voudras » , il souffle alors qu’ils s’installent sur les tabourets de bar. Tous les verres, jusqu’au bout de la nuit s’il le faut, tous les verres pour oublier qu’il est seul comme un con, qu’y a pas une âme pour venir lui tenir compagnie, pas une seule personne qui se risque à se frotter aux épines acides de sa solitude. « Tu prendras quoi ? » Geste de la main pour héler le barman, de nouveau, passer commande et le laisser filer aussitôt. Faudrait qu’ils causent, peut-être, sûrement. De tout, de rien, de boulot et de femmes, de trucs qui ne risqueraient pas de mettre le feu aux poudres. Pas sûr pour les femmes, il doute qu’avouer sa relation avec Niamh arrange vraiment les choses. « Tu vas bien sinon ? » Trop innocent, pas assez crédible, petit sourire au coin des lèvres qui en dit trop sans rien dire du tout. La main qui attrape le verre que pose le barman devant lui, fait claquer la boisson contre celle de son ami. Santé.
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