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 goodboy (zaim)

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MessageSujet: goodboy (zaim)   Ven 8 Déc - 9:03

C’était pas une bonne idée. Nan. Pas du tout. Et ça allait être la rengaine de la soirée. Enfin de la nuit. Il sait plus trop l’heure qu’il est, Seth. En vrai, il a jamais su autant peu d’trucs qu’à ce moment-là.
Même pas où il est, le cuir qui rappe contre les murs mal crépis qu’il longe, en essayant d’avancer sans trop se crouter. Etat pitoyable. Mais oué, nan. C’était pas une bonne idée. Alcool, herbe, sucre, c’était pas un cocktail qu’il avait déjà tenté. Avec une telle dose de rage déjà dans chaque bras en plus. Alors oué, c’était pas une bonne idée de vouloir casser des gueules dans cet état. C’est lui qui s’est fait défoncé. Et bien comme il faut. Nan, nan, il était pas mort. C’est l’histoire de sa vie. Il peut pas crever, parce qu’il en a rien à foutre, et l’autre faucheuse, ça la vexe jusqu’au trou du cul, alors elle le laisse douiller, mais elle le laisse bien vivant. M’enfin c’est pas le genre à s’en plaindre. Au fond ça lui fait plus plaisir de souffrir que de faire souffrir. Tout va bien, je vais bien. Cogne plus fort mon grand, j’ai rien senti. Regarde j’sourie encore. J'espère que j’suis véhiculé parce que je ne pourrai plus marcher. Mais non. Dommage. Il peut juste essayer d’avancer, sans savoir où il va d’ailleurs, à longer les murs et s’prendre les pieds dans les sacs poubelles qui trainent. Trébucher une fois, deux fois, trois et se vautrer lamentablement sur la poubelle d’à côté. Capharnaüm du métal qui heurte le béton. Qui cache le rire étouffé de Seth qui se laisse choir sur le cul, un sourire débile flottant aux lèvres. T’es trop loin gros. Beaucoup trop loin. Même pour te rendre compte que tu t’es rouvert l’arcade, et qu’c’est le sang qu’en coule qui te pique les yeux. Que t’as encore dû te péter une côte. Que si tu fermes pas la bouche t’vas te noyer avec le rouge qui s’échappe de tes lèvres. C’est l’moment d’faire un point sur sa vie. Oui, oui. Assis là au milieu des ordures, en tailleur, mains sur les genoux. Bouddha psychopathe. Empereur du sale. Chien errant bien à sa place. La longue suite d’erreurs de sa vie qui flotte dans l’air, à l’orée de sa psyché, assez près pour y penser, assez loin pour que ça gâche son sourire de camé. T’en as trop pris, gros. Toutes les conneries, planifiées ou non, d’sa part, qui l’ont menées jusque-là. Il aimerait bien se dire qu’il a pas choisi de vivre ici, entre la soumission, la peur et l’abandon. Mais c’est putain de pas vrai.

Tant pis. Il s’répond tout seul, à ses divagations solitaires, d’un haussement d’épaules. ‘pi son esprit de jeune chiot qui se trouve un nouvel intérêt. Les yeux habitués au noir qui s'attarde un bref instant sur le sac poubelle blanc à côté d’lui. C’est pas commun blanc. Alors il l’attrape et l’ouvre, curiosité du soir bon soir. Depuis quand tu fais les poubelles mec ? N’empêche que ça vaut presque le coup. Paye le sachet en papier qu’à pas été complètement dépouillé de ses chouquettes. C’est quoi ces gens qui jettent de la bouffe. Tant mieux, ça lui fait une belle jambe, il crève la dalle. Ça creuse la baston. Ça creuse l’herbe surtout. Il en même pas finit de s’en enfiler une que son attention est attirée par un autre truc. Une seringue en plastique. Sans aiguille of course. Il se serait cassé en courant. Oué, il aime plus trop ça les aiguilles depuis qu’il a dû en retirer une ou deux du bras de son mari inconscient. Les seringues, ça l’a toujours fait marrer. Coller la pulpe du doigt sur le bout, et tirer sur l’piston. Un truc pour prouver l’extensibilité et l’élasticité de l’air qu’on lui avait dit à l’école. T’aurais mieux fait d’y rester à l’école, mec. Au lieu de partir en cours, t’es parti en couille. Mais ça l’fait marrer Seth. Le bruit d’appel d’air quand il décolle son doigt. Y en faut peu pour rire dans cet état tu me diras. Il joue p’t-être comme ça deux minutes, une nouvelle chouquette dans la bouche, comme un débile, à se d’mander vaguement s’il va redescendre suffisamment pour réussir à rentrer à la maison. Sinon demain, hein. C’est pas la première fois qu’il passerait la nuit dehors. Sauf qu’y a un liquide froid qui lui tombe sur le crâne. Une goutte. Et pi’ une autre. Azy il flotte merde. Il attrape la poignée de la poubelle d’à côté pour se relever, mais il a pas prévu qu’il serait plus lourd qu’elle et la fout par terre elle aussi. Encore le bruit métallique qui lui pète dans les oreilles. Qué miarde. Il s’débat dans les ordures, essayer de refaire surface dans l’océan d’immondice, splendide allégorie de sa vie. Et y a la porte arrière du bâtiment d’en face qui s’ouvre. La lumière qui filtre à travers l’embrasure qui l'oblige à lever une main pour pas qu’ses yeux prennent trop cher. Il y devienne la silhouette d’un type.  « Yo... » Srsly ? En même temps, tu veux dire quoi d’autre ? L’air malin du type à cent miles au-dessus de niveau de la mer, la tronche plus peinturlurée de rouge qu’un comanche, la chouquette dans la bouche qu’il avale vite fait pour pouvoir articuler :  « Promis j’range avant d’partir... » et les doigts en l’air en V de la victoire. Ou du voyou ça marche aussi. Il essaye de s’relever Seth, entre quelques grognements, sauf qu’il douille grave. L’adrénaline retombée, il commence à prendre un peu conscience de son état. Pour finalement retomber sur le cul, et lever un regard de chien battu vers le type en face. M’en veut pas ouesh, j’me repose deux secondes, je range après.
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Sam 9 Déc - 1:05


C’avait été une longue journée, et il y était encore. Il ne savait pas vraiment à quel moment il allait pouvoir terminer… Un papier à rédiger sur le conditionnement animal et l’état des lieux des structures animales à Savannah, expressément demandé par les instances universitaires. Il n’avait pas pu refuser la demande. Elle venait de son professeur le plus influent et important. Et il n’avait nullement envie de voir sa carrière entravé par ce maudit papier à rédiger. C’était la raison, voire l’une des raisons, pour laquelle, il n’était pas encore chez lui à une heure aussi tardive. Et donc, les autres raisons concernaient surtout sa vie sociale proche de l’état d’un cimetière de la seconde guerre mondiale.
Savannah était certainement une ville charmante. Il avait réussi à nouer des contacts avec la caissière de son super marché : « Bonjour, bonsoir, ça fera 30$. Bonne journée, bonne soirée ». Il y avait des sourires de temps en temps. Parfois, c’était les seules paroles qu’il échangeait avec un être humain en deux jours de weekend. Pas mal non? Le reste du temps, il était obligé de se coltiner les propriétaires canins qui étaient des idiots de première. Mais en général, il les virait de sa salle d’examen pour rester seuls avec les animaux. Asocial avez-vous dit? Légèrement. Il commençait à sérieusement avoir le mal de la ville. Los Angeles lui manquait terriblement. Ses habitudes, ses amis, ses sorties, ses coins fétiches.. ses bédos aussi. Ici, il se faisait chier comme un rat mort le soir, sauf les moments où il allait dans un skatepark pour glisser quelques temps. C’était l’une de ses activités favorites, mais seul, ça devenait chiant, aussi. Bon ok il y eut quelques rencontres intéressantes. Mais certainement pas de quoi en faire un plat à fromages et à fruits. L.A et ses lumières, L.A et ses quartiers huppés mais surtout malfamés. Il portait une affection particulière pour les endroits sombres et craignos, un côté bad boy qu’il n’assumait pas totalement. Il n’avait jamais eu aucune difficulté, c’était un bon petit blanc fils de médecin. Une famille des plus classique, plutôt bourgeois et intellectuelle. Mais voir le monde sous un autre prisme l’avait toujours fasciné. Son look ne lui donnait en rien cette condescendance indécente dû à sa classe sociale. C’était peut-être là une des autres raisons pour laquelle il ne trouvait rien à son goût à Savannah.
Un bruit raisonna fortement à ses oreilles. Vu le calme qui régnait, ça ne pouvait qu'être perceptible. Ça ne pouvait pas être les animaux qui dormaient à côté. Chaque salle se devait d’être calme, et ils n’avaient aucun moyen de faire un tel bruit dans les salles de repos de toute façon. Certainement des personnes errantes qui avaient fait un mauvais pas, trébuchant contre une poubelle. Sauf que les bruits subsistèrent. Des chats seraient-ils en train de se battre? De chercher de la nourriture ? De farfouiller les poubelles ? Puisqu’il était un homme responsable, qui plu est vétérinaire avec un amour inconditionnel pour les animaux, il se leva illico presto. L’appel du devoir était audible. Il se faufila pour ouvrir la porte de l’arrière de la clinique, curieux de voir ce qu’il y avait. La première chose qu’il remarqua, c’était la pluie. Puis une forme humaine au milieu des décombres étalés par terre. Ah, donc ce n’était pas des chats. « Yo... » La forme avait levée une main pour cacher ses yeux de la lumière qui émanait derrière notre gus vétérinaire. « Promis j’range avant d’partir... » Il l’entendit à peine avant de referma la porte aussi rapidement qu’il l’avait ouverte. Il était satisfait de constater que ce n’était pas des chats malades ou affamés, mais simplement un être humain dans un piteux état au milieux de décombres.

Un être humain… en piteux état… merde. Il n’allait pas pouvoir finir l’écriture de son article ce soir. Il fit demi tour et retourna ouvrir la porte. Il lui répondit comme si l’épisode de la porte fermée n’avait jamais eu lieu : « J’espère bien. » Bon. Il avait vraiment l’air au plus mal. Captain Obvious est de sorti semble-t-il : « T’as l’air mal. Tu veux entrer ? » Il avait peut-être besoin d’aide pour se relever? Parce que franchement, sa gueule déchirée traduisait forcément un démantèlement sous des coups peu empreint de tendresse. Pourquoi les humains étaient-ils si stupides ? Il se le demandait sincèrement. Mais particulièrement dans cette ville. Comme si Savannah était le royaume des cons dans le pays des attardés. Et il en faisait partie maintenant, contre toute attente. Il n’écouta pas vraiment sa réponse et ouvrant grand la porte arrière, il s’approcha de lui en deux enjambées. Il n’allait pas vraiment lui laisser le choix de s’il allait entrer ou pas. Il allait entrer. « Dépêche-toi princesse. Je ne veux pas prendre la flotte. »
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Sam 9 Déc - 22:12

Ayé, ayé, il est mort. ENFIN. Après tout c’temps bordel. Il en serait presque surpris en fait. Il en est persuadé, un instant. Coincé là dans cet espace de lumière aveuglante. Oué, y a la douleur qui disparaît. L’eau de la pluie qu’est plus froide, même s’il la sent encore rouler sur sa joue. Y a pas grand-chose d’autre qu’un sourire qui s’étale sur sa gueule ensanglantée et persuadé qu’c’est la lumière du paradis. Alors qu’il a putain de rien à y foutre au paradis. Jamais de la vie. Enfin de la mort. Surtout que des anges aussi canons, ça seraient péché quand même. Le peu qu’il peut voir du brun debout devant lui, ça lui plait déjà. Un passeur canon pour le voyage pour l’au-delà, paradis en clandestinité, ça lui va bien. Clac. La porte qui s’ferme. Disparu l’ange. Mais il est où le bg du Walhalla? Il était à, et il y est plus. Mais t'es pas là, mais t'es où ? Zut. Bah non, il est pas mort. Bah oué, il a toujours mal aux côtes quand il baisse le bras. Et le froid de la pluie qui commence à s’insinuer jusqu’aux os. Zut de zut. Bon bah tant pis, hein. La prochaine fois. En attendant faut voir c’qu’on fait maintenant. Mais y a la porte qui s’rouvre. L’ange qui réapparait. Le sourire de Seth aussi. « J’espère bien. » La tête qui s’incline sur le côté, regard interrogateur. De quoi, monsieur ? Il espère quoi le bg ? Il a déjà oublié Seth. Sisi, il est du genre à tenir ses promesses (c’est pour ça qu’il en fait jamais), mais pas quand elles sont faites dans cet état. Parce qu’il a déjà oublié ce qu’il avait dit. Comme il a déjà oublié qu’il a mal, à encore vouloir se lever tout seul comme un grand. « Bah … j’suis pas contre ...» Il a peur de rien lui. Comme si on lui avait jamais dit d’pas parler aux inconnus. M’enfin pour l’instant, c’qui l’obnubile chez l’inconnu, c’est la perspective qu’il ait un frigo. Avec à manger dedans. Boufferai sa mère à l’heure qu’il est. Mais c’est mal élevé alors il va rien dire pour l’instant. Déjà s’mettre debout ce serait un début. Sinon il peut y aller à quatre pattes hein, c’est pas loin. Ou en rampant. Ou sur les fesses. Ou à cloches pieds. Ptn ta gueule, Seth. Pas trop le temps de divaguer, le brun qui l’attrape pour le mettre debout. Touche plus le sol Seth, une fraction d’seconde avant de se retrouver debout. En même temps c’est pas avec c’qu’il mange, sec comme un piquet, il pèse pas lourd. Soutenu par son nouveau pote (mais si c’est forcément un pote pour l’aider comme ça, sauf s’il compte le faire cuire et l’manger, mais oué, nan, y a pas beaucoup d’viande sur les os), il s’marre comme un bossu au doux surnom qu’il lui attribue. « C’est toi la princesse. » Répartie d’un gosse de cinq ans. Il s’marre même si ça lui fait mal, les secousses de la cage thoracique, et puis la posture debout et même avancer vers la porte ouverte. Son rire de tordu se pare de quelques grincements et grognements réflexes, auxquels il prête pas attention. « Attends, attends, mon ange, deux secondes. » Autant y aller dans les surnoms, hein. T’façon, il est pas en état d’calculer ce qu’il dit, Seth. Déjà qu’il a la présence d’esprit de s’purger dehors, et pas sur le carrelage de son hôte. Splendide mollard imbibé du sang qu’il avale depuis quelques minutes qui atterrit sur le béton. « C’est bon ...»

Passer la porte c’est le bout du monde. Tient plus droit le gros. Heureusement qu’y a l’autre pour lui servir de tuteur. Le faire avancer plus loin. Refermer la porte derrière eux, et l’asseoir. Y a ptn trop de lumière pour les yeux de Seth, dans le noir depuis trop longtemps. Les sourcils froncés, yeux plissés, nez retroussé et tête baissées. Mater le carrelage blanc et ses genoux le temps de s’habituer. Heureusement qu’il a craché dehors. Même s’il y a une goutte de rouge qui lui glisse du nez, passe entre ses doigts, entre ses jambes et va colorer le sol. « Oups. J’en fous partout, chef. Mayday, mayday...» Plein de bonne intentions, pour une fois, il fait ce qu’il peut, une main sous l’menton,, l’autre qui s’pince le nez, pour éviter d’en foutre partout. Ouvre la bouche sinon tu peux plus respirer. Voilà. Il cherche le beau brun du regard, et prend (très) lentement conscience de là où il est. C’qui explique la seringue dans la poubelle. Enfin le lien là, il le fait pas encore. Mais, mais, bonne nouvelle, « Du ba pouboir be soi’ié…». A croire que c’est le congrès annuel des captains obvious dans c’te clinique.
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Dim 10 Déc - 21:22

Il était franchement léger comme une plume, il avait clairement la peau sur les os. Zaim n’était déjà pas un garçon empoté, sa grand-mère le lui faisait régulièrement remarqué d’ailleurs. Mais elle ne comprenait décidément pas que c’était une question de gênes, et qu’il mangeait 90% du temps pour dix. Il avait un très gros appétit et pouvait dévorer facilement une pizza entière à lui tout seul. Il faut dire qu’il était également très actif, entre ses footings, son skate, et son travail, il n’avait pas de quoi rester assis toute la journée. Bref, lui était mince, mais ce garçon était franchement maigrichon. Il s’était permis de lui entourer la taille pour mieux le porter, d’où sa surprise. Il attendit patiemment que l’autre termine cet instant purement agréable, ironie oblige. Magnifique. Au moins, il n’allait pas le faire à l’intérieur. Il allait devoir penser à lui mettre une poubelle à côté de lui s’il ne voulait pas qu’il dégueulasse l’intérieur de sa clinique.

Il le guida à l’intérieur doucement. Le blessé n’avait absolument pas l’air dans son état. Zaim allait devoir jouer à l’urgentiste. Lui qui avait quitté son internat en plein milieu parce qu’il en avait marre des humains, on dirait que ça continuait à le rattraper. Bon au moins là, il allait pouvoir le dépanner dans le calme. Il l’installa doucement sur une chaise qui trainait là. Et oui, en effet, il commençait à en foutre partout. « Du ba pouboir be soi’ié…» Ah oui, ça ne devait pas être facile de parler. Je vais essayer oui de t’aider, mais franchement là ça ne va pas être facile. « Bouge pas. Ne mets pas ta tête en arrière, ça va empirer. J’espère pour toi qu’il n’est pas cassé d’ailleurs. » Il alla chercher une compresse avant de la lui placer doucement sur le nez. « Tiens la bien, je prépare mon matériel. »

Il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir utiliser. Habituellement, tout ce qu’il avait était utilisé pour les animaux. Notre gus allait sans doute devoir improviser. Il ouvrit ses petits placards de gentil vétérinaire, à la recherche de divers objets et outils médicaux pour les premiers soins. Il allait lui désinfecter ses plaies déjà, il se demandait s’il y avait une nécessité de recoudre des parties. Vu le bain de sang, un premier coup de nettoyage allait être nécessaire pour voir l’étendu des dégâts. Il plaça son chariot à côté de l’autre jeune homme avant d’aller se laver les mains. Tirant une chaise à roulette, il s’installa face à lui, en profita pour remonter les manches de sa blouse immaculée, révélant ses nombreux tatouages. Il évitait de le faire devant les propriétaires d’animaux. En bon docteur, il mis ses petits gants en latex.

« Bon je te préviens, et je suppose que tu le sais déjà, ça va piquer. Je vais commencer par nettoyer tes plaies d’accord ? » Ce n’était pas vraiment une demande d’autorisation, mais plutôt le début d’une conversation. Son père lui avait appris ce tips. T’as besoin de créer du lien avec les personnes que tu ne connais pas, et que tu vas toucher. Il lui avait débité sa parole tout en imbibant un coton de désinfectant. Et puis, il était une personne plutôt soigneuse et douce dans ses gestes. No worries princesse, Zaim prendra soin de toi en douceur. Comme tu n’en as jamais reçu auparavant. « Putain. Ils ne t’ont pas raté quand même. » Il n’avait pas spécialement envie de faire des remarques sur ce qui lui était arrivé, ni d’en savoir plus. Mais en tout cas, c’était assez désolant à regarder et il soupçonnait que cela n'avait pas été le fruit d'une seule personne. Sous toute cette salissure et ce sang, il soupçonnait un joli visage, de type asiatique à l’évidence. Et vu sa taille… il penchait pour une origine coréenne ou japonaise. Mais il n’était pas très doué pour deviner l’origine des gens, de façon exacte. Et puis bon, c’était un sujet débile à aborder. Donc ta gueule Zaim. Fais ce que tu sais faire de mieux : soigner avec délicatesse et gentillesse.

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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Mar 12 Déc - 20:44

Bien docile, et une fois n’est pas coutume, il s’tient droit comme un i, Seth. Autant que son état physique et mental le lui permettent en tout cas. Alors bon, il a un peu tendance à basculer sur la gauche, mais se redresse à chaque fois. La compresse qu’a déjà plein grand-chose de blanc sur le nez, il regarde avec une attention non feinte les gestes de son sauveur. Ou sauveteur. Anyway. Y a un truc qui cloche. Parce que oué, il a plus que l’habitude d’aller faire des tours à l’hosto, il a une carte de membre gold, 10 soins achetés un soin offert (lolilol), ou l’habitude de se faire recoudre dans un coin à peu près propre du fight club par leur infirmière attitrée, la p’tite Anca. Mais là, il sait pas trop c’que c’est, pas capable de foutre le doigt dessus, y a un truc qu’est pas comme d’habitude. Après, au pire hein, il s’en fout complétement. Il est au chaud, soigné, et par un beau gosse qui plus est. Alors il va pas s’plaindre, ou chercher la petite bête. Et soyons francs, ses pupilles trop dilatée pour la clarté du lien trahissent largement son incapacité intellectuelle du moment à réfléchir plus loin que… le bout d’son nez ensanglanté. Ses yeux agités, attiré par tout c’qui bouge et bouge pas dans la pièce, se reposent sur le beau brun qui s’assoit devant lui. Et si ce simple fait affiche un nouveau sourire niais sur sa tronche, l’apparition des tatouages sur les avants bras du doc ne fait que l'agrandir. Il a un truc avec les tatouages Seth. Même si lui-même à rien d’autre que l’inscription pourrie dans son cou, relique de sa vie gâchée, qu’a dû être lavé par la pluie du fond de teint qui le recouvre habituellement. Mais ça, il est pas en état d’y songer. Ni à ça, ni à Toad, et avoue-le, ça fait un putain de bien. « Jolis tatouages… » Arrête de baver, mec. Ferme la bouche, arrête de sourire comme un con et redresse-toi, tu vas te crouter de ta chaise. T’auras pas l’air malin. Enfin, encore moins que présentement. « T’inquiètes chef, j’ai l’habitude. » A force, il doit avoir plus de liquide physiologique et de désinfectant dans les veines que de sang.

« Putain. Ils ne t’ont pas raté quand même. » Il s’afflige pas Seth. Au contraire. Le sourire du vainqueur sur la tronche, même si ça lui arrache les lèvres endommagées un peu plus, dévoilant des dents tachées de rouges aussi, glamour. Les bras levés pour montrer ses biceps, qu’il a pas des masses d’ailleurs, et surtout qu’on voit pas sous son cuir. « Hé hé… t’as pas vu c’que j’leur ai mis. » Cela dit, lui non plus. Enfin si, mais il s’en souvient plus vraiment. Et puis sur ce coup-là, il était loin d’avoir dominé le combat. Il était loin de ses “coups d’éclats” habituels, qui l’rendait aussi redoutable au FC qu’était tombé sous sa coupe. M’enfin, baisse les bras du genou, tes côtes sont pas trop en état là tout de suite. Bref, il laisse tout retomber dans une grimace parce que ça douille un peu quand même. Mais il dit rien. Il grimace, il grogne vaguement, mais il bouge pas d’un pouce. Même quand les mains du brun s’approche de sa tronche et s’affairent à la débarbouiller avec de voir ce qu’il y a à soigner là-dessous. Il se laisse faire. Il a l’habitude. De s’faire soigner, et d’avoir mal. Même si ça fait pas tant mal que ça. Clairement plus habile qu’Anca dans ses premières années d’infirmerie. Il laisse le doc faire, yeux trop luisants qui suivent ses moindres faits et gestes, glissent sur ses tatouages et s’attarde sur les traits de son visage. Et puis qui s’ferment, bercé, il pourrait presque ronronner Seth, s’il en avait la capacité anatomique. Même si l’air qu’il s’met à fredonner peut en donner l’illusion. Étrangement triste novembre rain qui contraste avec les coins ses lèvres fixés en l’air. Parce que y a pas grand-chose qui recouvre sa tristesse au fond. Parce que plus il est calme, plus il est triste. Pas pour rien qu’il est toujours en colère. Il rouvre les yeux, croise le regard du brun, ça le fait presque sursauter. A croire qu’il avait oublié qu’il était là, malgré les doigts qui s’affairent sur son visage. A c’propos t’as oublié autre chose, mec. « Merci. Au fait. » Surtout qu’à y réfléchir, depuis qu’il a passé les dix ans, y a plus personne qui s’est occupé d’lui gracieusement. C’est triste.
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Mar 19 Déc - 22:58


Au moins, le garçon ensanglanté qu’il avait découvert au fond des poubelles se trouvait souriant. Il soupçonnait néanmoins un effet, boissons ou fumette, il ne savait pas trop. Mais il n’en avait cure, à dire vrai. Il était plutôt ravi de le voir sourire. Il aimait les gens souriants. Les visages renfrognés l’insupportaient au plus haut point. Lui qui était d’un naturel enjoué et positif, un peu foufou, ça le faisait marrer intérieurement de voir le garçon face à lui souriant comme un gamin. C’était franchement agréable ! Il venait un peu d’illuminer sa soirée bien naze, qui s’annonçait bien désagréable avec ce fichu rapport. Bon, il allait sans doute devoir veiller toute la nuit pour ce bout de paperasse, mais au moins, il avait une petite distraction et un contact humain. Original comme contact, certes. Mais intéressant et qui le changeait grandement de son quotidien animalier.

« Jolis tatouages… » Zaim avait aussi un truc avec les tatouages. Depuis son premier, il n’arrivait pas à s’arrêter et en inscrivait tout son corps. Le dernier en date était son favori. Celui qu’il kiffait par dessus tout parce qu’il lui rappelait sa défunte mère. C’est grâce à elle qu’il l’avait inscrit sur son corps, pour ne pas oublier, pour ne pas l’oublier. La réponse qu’il donna à son interlocuteur fut un simple sourire et un hochement de tête en signe de remerciement. Il était certainement trop occupé à prendre soin de lui, se concentrant sur les plaies à nettoyer, d’autres à coudre. De ce fait, il ne l’écoutait pas tout à fait. Ou si, un peu, sans vraiment lui répondre.
Ah, pourquoi cette habitude ne l’étonnait point ? Ce garçon répondait trop facilement au traitement qu’il lui donnait, et cela transposait à son habitude, donc. Mais pour qu'elle raison donc pouvait-il avoir l’habitude de se tabasser ? Qui pouvait apprécier de se faire massacrer le corps ? Bon ok, certes, il existe des gens très chelou, un peu mastochistes, qui apprécient les coups et les dominants. Et bien évidemment, comme toute personne normalement constituée, sa référence ultime dans ce genre de domaine, c’était bien entendu fifty shades of gray. Où le mec domine la fille comme si elle état son clebs. Il ne jugeait pas, c’était à chacun son délire et sa vie. Mais il imaginait mal l’asiatique dans ce type de trucs. Enfin, pensait-il. Après tout, tout était possible. Mais ces coups n’étaient certainement pas donnés par tendresse… Mais franchement, pouvait-on donner des coups par tendresse ? Tu as des réflexions stupides Zaim. Vraiment stupides.

« Hé hé… t’as pas vu c’que j’leur ai mis. » Il ne doutait pas qu’il devait avoir été féroce avec ses assaillants. ça n’avait pas dû être une partie de plaisir s’il s’est défendu. Et il avait l’air de s’être bien défendu. Notre brun resta concentré malgré tout. Une chose est sûre : Zaim était quelqu’un de consciencieux lorsqu’il s’agissait de son travail. Il n’aimait pas les choses mal faites. Pour lui, il valait mieux ne pas les faire du tout, s’il ne pouvait espérer un investissement totale de sa personne. L’autre semblait prendre les choses avec beaucoup de courage. C’était, bien sûr, louable de sa part. Il avait maintenant les yeux fermés et semblait très fatigué. Zaim sourit intérieurement. Cette chanson était vraiment belle, il pouvait l’entendre la fredonner, et aurait pu lui-même la fredonner avec lui. Sa cousine avait l’habitude de la chanter à la guitare quant ils étaient ados. Il l’aimait beaucoup pour ce qu’elle lui rappelait. L’autre se réveilla de sa torpeur bien vite au goût de Zaim, alors que ce dernier le regardait en souriant. Il se racla la gorge, comme pris en flagrant délit. Bonjour la gêne. Qu'elle idée de fixer une personne comme ça. Zaim, serais-tu un psychopathe en devenir ?
Il n’avait pas vraiment à le remercier. Pour Zaim, c’était parfaitement naturel. C’est sans doute pour ça qu’il ne prit pas la peine de lui répondre. « J’ai quasiment fini avec ton visage. Tu es comme neuf, magnifique. T'as mal ailleurs ? Tu veux que je regarde quoi d’autre ? » Il est tout à ta disposition, profites-en…
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Mer 20 Déc - 21:16

« Oué, j’sais j’suis beau gosse... T’es pas mal non plus dans le genre. » Ahah, lol. T’es un petit rigolo, Seth. En vrai oué, ça le fait marrer. Vaguement. Faut bien faire des blagues. C’est trop triste sinon. Quoi ? Tout. Tout le temps. C’est là, pas loin, il le sent déjà, tout juste sous le voile de marijuana et d’alcool. A quelques centimètres de la surface, ça va peut-être bientôt émerger. Les serpents doux amers qui se baladent dans son bide, la faiblesse dans la nuque, la lourdeur dans les traits du visage. Quelques minutes encore avant qu’il en prenne conscience Seth. Quelques minutes avant que ça se remette à lui grignoter l’âme. Il serait pas contre encore un peu de répit. Dommage que ce type soit aussi apaisant. D’un côté, ça fait du bien de se retrouver traité à peu près humainement, sans jugement de la part de personne et surtout pas de lui-même. Mais d’un autre côté c’est toujours la même chanson, il a trop de démons en lui pour pouvoir se contenter d’aller bien, juste bien, sans aide extérieure. « T’aurais pas d’la morphine des fois ? » Il sait pas trop pourquoi il dit ça. Ça lui a échappé. C’est pas l’genre de drogue dont on parle à la légère. C’est pas l’genre non plus qu’il s'injecte trop facilement, seulement en dernier recours. Bref, un sourire pour effacer ce semi-aveu, pour l’faire passer pour une blague vaseuse. Une de plus. Même si c’est pas bien difficile de se douter que s’en est peut-être pas une vue l’image qu’il renvoie. Les pupilles trop dilatées. Le corps marqué de coups. Tant pis.

Il soupire et s’affaire à se défaire de sa veste et de son t-shirt, même si ça fait mal. C’est mieux d’avoir mal au corps qu’à l’âme. C’est son truc. Un gémissement étouffé, et il finit torse poil devant l’autre type dont il connait toujours pas le nom en fait. Ça lui arrivait pas souvent de se déshabiller devant des inconnus, ahah. Non, jamais en fait. Sauf à l’hosto. On va dire qu’il est à l’hosto. Même si à l’hosto il s’met pas à rougir comme un con. Ca le rend pas malin les beaux mecs attentionnés et l’herbe, Seth. Il aura appris un truc aujourd’hui. Il s’couchera moins con. Un peu moins. « C’est quoi ton nom ? Moi c’est Seth. » Oué, ça lui paraît soudain primordial de connaître son prénom avant de le laisser le toucher à nouveau. Il est pas du genre à coucher l’premier soir, ahah. Ptn. T’es con Seth. Il baisse la tête pour constater de lui-même l’état jamais très glorieux de ses bras, sa cage thoracique et son bide. « Aaannh… ça a tenu. » Miracle parmi les miracles, il s’extasie Seth, sur la cicatrice pas bien vieille du couteau qu’il s’est pris dans le bide y a une dizaine de jours de ça. Passe ses doigts dessus, comme pour s’assurer que ça tient bien. Bon, ça a pas une couleur hyper engageante, mais au moins il répand pas ses tripes sur le carrelage. Quant au reste, il constate pas grand-chose qui sort de l'ordinaire. Toujours les os trop saillants, les marques bleues, noires ou jaunes un peu partout. Les griffures d’Ivy sur les épaules aussi. Il a juste l’air d’un chien de combat en fait. Mais c’est comme ça qu’il considère les membres du fight club, et comme gérant de ce dernier, il doit bien en être un aussi. CQFD. Bon. Arrête de te mater, y a pas grand-chose à voir. T’as mal où déjà ? Lever un bras juste pour vérifier, c’est pas comme si t’avais pas les deux côtés des côtes de la même couleur. Enfin bref. « J’pense pas qu’se soit cassé, ça fait plus mal quand c’est cassé. » Ou alors tu te l’es faite cassé tellement de fois cette putain de côte qu’elle est réduite en poudre à l’heure qu’il est. Mais nan, il s’inquiète pas Seth. Même si certes, il s’inquiète pas non plus quand c’est grave. Il laisse le doc vérifier c’qu’il peut vérifier, détourne les yeux pour regarder ailleurs. Mais c’est pas comme s’il pouvait faire quelque chose là le doc. Sauf peut-être lui filer de la morphine, ahah. Ou alors « T’aurais pas à manger des fois ? » C’est bien il aura tenu au moins quinze minutes avant de faire son crevard. N’empêche qu’il a vraiment faim, c’que son bide ne manque pas d’affirmer en ponctuant sa phrase d’un grondement grave, et d’un sourire gêné.
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Jeu 21 Déc - 21:08


Son rire brisa la lourdeur de la pièce à la petite boutade. Ouais, l’asiatique n’était pas mal non plus, svelte et un joli visage. Il était drôle surtout, et ça, c’était une superbe qualité aux yeux de notre vétérinaire. Il n’appréciait pas les gens qui se prenaient trop au sérieux. De la morphine ? Il s’étonna de sa demande et compris à son visage qu’il n’avait pas particulièrement envie de poser la question, mais l’espoir s’y lisait. Il ne connaissait pas son histoire et à dire vrai, il ne voulait pas particulièrement l’entendre. Il serait une oreille attentive si le besoin s’en faisait désirer. Mais sinon, il ne le pousserait pas à lui dire. « Malheureusement non, je n’ai pas de morphine pour humain. » Eh oui, il a de quoi endormir un cheval, et accessoirement tuer un humain. Il s’inquiétait naturellement de la douleur qu’il pouvait ressentir, avec sincérité. De nature altruiste, bien qu’en manque de démonstration d’empathie pour beaucoup de choses, il n’avait pas envie de le voir pleurer de douleur.

Il l’aida néanmoins à se défaire de son haut, tant bien que mal, par quelques gestes simples. Il avait l’air de contrôler la situation plutôt bien. Bien qu’il gémissait et semblait faire des gestes peu agréables. Zaim ne tarda pas à comprendre pourquoi tant de gémissements. Son corps était littéralement couverts de bleus et de marques, avec une jolie plaie couverte. Il fronça, imperceptiblement, les sourcils. Ce n’était pas joli à voir, et il ressentit une certaine compassion. « Zaim. » Il était plus concentré sur la plaie au milieu du ventre que sur ce que disait le garçon dévêtu. Il n’avait pas non plus pour habitude de recueillir des jolis garçons torses nus non plus. C’était plutôt des animaux poilus. En l’occurrence, il n’avait aucun poil non plus. « Enchanté Seth. » Il finit par lui sourire franchement en détourant les yeux pour les porter sur lui, croisant son regard, son honnêteté était clairement affichée. Il était ravi de connaitre son prénom, vraiment.
Zaim posa ses mains délicatement sur les côtes de Seth. Au cas où. Il voulait s’assurer que tout allait bien, même si l’autre avait l’air de très bien connaitre son corps au vu des différentes blessures qui s’entassaient là. Il ne pensa qu’après que la situation pouvait être un peu étrange en fait. Dernièrement, toutes les relations qui le rapprochaient des mecs lui donnaient des arrières pensées…troublantes. Il venait de découvrir un terrain jusque là inconnu grâce à une rencontre hasardeuse, d’un pari stupide, et de flirts juste pour voir. Et le voila qu’il commençait à se surprendre à toucher un corps masculin et à se demander s’il appréciait ça. C’était une sensation étrange. Etrange aussi de penser qu’il était beau. Il retira très vite ses mains, sans même s’en rendre compte. Il reprit son sérieux très vite et hocha la tête, confirmant ses dires. Non, ses côtes n'étaient pas cassées.

« ça j’ai ! » Zaim et la bouffe, c’était une grande histoire d’amour. « Mais je crois qu’il ne me reste pas grand chose. On commande des pizzas ? » En fait, il n’allait pas vraiment attendre sa réponse. « J’ai aussi un haut de rechange. Si tu veux. » Il lui désigna un sac de sport posé sur une chaise dans un coin. Parce que bon, remettre un haut plein de sang, il se doutait que ça ne devait pas être agréable. Zaim se leva, retira ses gants qu’il jeta. Place à la bouffe.
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MessageSujet: Re: goodboy (zaim)   Lun 25 Déc - 20:16

Faut penser à autre chose. Le temps que ce brave Zaim, comme il venait de se présenter, le tripote deux secondes entre les côtes. Il était à deux doigts d’avoir des vapeurs de lycéenne Seth. Trop d’motions. Alors oué, fallait penser à autre chose d’un peu moins sexy que le doc. Mais tout en évitant de penser à son mari qu’il venait de retrouver et qui squattait cette même ville. Ni au dernier amant en date de ce dernier qui s’avère être la personne qui se rapprochait le plus d’un pote pour lui. Clairement tue-l’ amour comme pensées, mais ça risquait surtout de le foutre en rogne, et il avait aucune envie d’éclater la tronche de ce pauvre Zaim juste parce qu’il était la seule personne qu’il aurait sous la main pour se défouler. Alors à quoi penser ? Un bébé chat mort ça refroidit tout de suite, certes, mais vu son état, il serait capable de se mettre à chialer comme un con. C’est finalement sur son bide qu’il reporta son attention, et cette grosse dalle qui commençait à le ronger sévère. Deux bonnes nouvelles arrivèrent bientôt. Les mains du doc qui s’écartent de sa peau, p’t-être pas encore assez vite à son goût, n’empêche que la petite partie encore à peu près lucide de son cerveau note ce détail. Et puis les pizzas. « Oh mon dieu, oui. Avec du poulet et de l’ananas. » Il commande déjà, Seth. Toujours sur le front quand il s’agit de bouffe. Nan, en fait c’est tellement l’inverse que ça l’étonne presque. A croire que l’herbe et les beaux mecs ça lui rouvre l’appétit. Une bonne nouvelle. Très bonne même s’il compte repasser la barre des 53 kilos un jour. En tout cas, l’idée de morceaux d’ananas sur Zain, euh sur une pizza - on va se calmer direct, enough is enough comme dirait l’autre - lui redonne le sourire. Un instant disparu dans cette quête d’un autre truc à penser qui soit pas trop déprimant. Bref.

Il se dirige vers le sac désigné par Zaim et fouille brièvement dedans, trouvant vite ce qu’il y cherche. Il reste un instant figé à regarder ce t-shirt qui doit être trop large pour lui d’air un circonspect. C’est le genre de truc qui ne fait pas du tout parti de ses habitudes non plus, de taxer les fringues des autres. Décidément, il lui arrive de rôle de trucs ce soir. Enfin c’est pas comme s’il avait vraiment d’autre choix sinon celui peut aguichant du t-shirt poisseux de sang échoué par-terre. Alors il l’enfile finalement sans broncher. Ca le fait doucement rire cette impression d’avoir taxer le t-shirt d’un hypothétique grand frère. pas qu’ils aient une grande différence de taille, mais de carrure déjà plus. Osef. N’empêche que s’il ne veut pas que certaines pensées ne reviennent pas trop vite, il va avoir besoin d’un peu d’aide. C’est vers ses affaires qu’il va cette fois, vider les poches de sa veste, à part un paquet de clopes y a pas grand chose, mais c’est ce qu’il cherchait. « Ça te dérange si je fume ? De l’herbe j’veux dire ? » Il a pas envie d’importuner son hôte déjà très généreux depuis le début, faut pas abuser non plus. Mais oué, il aurait bien besoin d’un coup de pouce pour keep calm, ou en tout cas rester de bonne humeur c’qui est loin d’être coutume chez lui. A pire, il pourra toujours prendre de la morphine à chien. A chien oué, il regarde vraiment autour de lui pour une fois, les titres des bouquins sur les étagères et les affiches. « Alors t’es véto… » Et c’est pas pour diminuer son sourire. C’est peut-être le type le plus diplômé qu’il a rencontré à Savannah depuis le temps qu’il y est.
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