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 jessica jones & inspecteur colombo (madney)

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MessageSujet: jessica jones & inspecteur colombo (madney)   Mar 14 Nov - 10:46

C'était la plus importante enquête qu'on lui avait confiée. Loin des chats disparus, des maris infidèles et des adolescents rebelles. Non, cette fois-ci, c'était une vraie affaire. Le directeur d'une banque l'avait contacté, persuadé qu'un de ses employés détournait de l'argent, et il voulait le fin mot de l'histoire. Mads avait même hésité à refuser au départ, un peu impressionnée par l'ampleur de la tâche. Elle ne savait pas enquêter elle. Juste suivre les gens et les prendre en photo. Alors, elle avait pris un peu peur, s'était dit qu'elle n'en était pas capable, que ça la dépassait, que c'était hors de sa portée. Et puis, l'égo avait repris le dessus. L'envie de progresser aussi. De ne plus être cette fille minable qui court après les chats et vit dans le motel de sa mère. Elle voulait plus, elle voulait devenir quelqu'un. Elle voulait être importante et respectée. Pourquoi pas ouvrir sa propre office, avec un bureau et une plaque sur la porte avec son nom et la mention détective privé. Alors, elle avait accepté l'affaire, sans réfléchir et s'était lancée corps et âme dedans. Elle filait l'homme depuis une semaine déjà, et sans même avoir à creuser plus que ça, juste en épiant le déroulement de ses journées, elle avait déjà largement pu constater que l'homme était louche en effet. Et ça rendait tout ça particulièrement exaltant. Un peu d'excitation dans sa vie monotone, ordinaire. L'illégalité, la vraie, avait quelque chose de salvateur. Bouffée d'adrénaline qui la ravissait. Sûrement parce qu'il n'y avait pas de danger, autrement, elle n'aurait peut-être pas pu autant apprécier. Mais la voilà qui se retrouve à devoir rentrer dans une salle d'arcade, c'est la troisième fois qu'il y va déjà. Et ce n'est pas vraiment un lieu habituel pour un banquier de 50 ans, qui en plus, n'y reste jamais très longtemps. Alors cette fois, elle décide de le suivre à l'intérieur, de resserrer la filature, pour en apprendre plus. Elle le voit tourner en rond un moment dans la salle et ça l'intrigue. Qu'est-ce qu'il fout ? Sourcils froncés, elle tente de se fondre autant que possible dans le décor, mais c'est difficile. Il finit par s'asseoir à une machine, glisse une pièce dedans et pose sa mallette au sol. Mais à peine a-t-il lancé le jeu qu'il se relève et repart vers le fond de la salle, mallette toujours à la main. Elle n'y comprend rien. Elle se faufile dans la foule et le suit, perplexe. Mais au moment où elle le voit foncer vers les toilettes des hommes, elle voit également une femme s'approcher de la machine qu'il a abandonné juste avant. Elle s'arrête, pivote et observe l'individue. La femme, d'une trentaine d'années s'installe, donne trois coups de manette, avant de repartir et de carrément quitter la salle. Mads demeure stoïque, complètement perdue. Elle a l'impression d'avoir raté un épisode. Frustrée, elle décide malgré tout de ne rien lâcher aujourd'hui. Elle a la sensation qu'il se passe un truc, qu'elle tient une piste, et elle s'emballe. Impatiente, ingérable. Elle se dirige vers les toilettes des hommes. Elle jette un coup d’œil autour d'elle pour s'assurer que personne ne la regarde, avant de pousser prudemment la porte du temple masculin. (coucou daire, ça va le stalkage ?) Il y a un homme au fond, du côté des urinoirs, qui lui tourne le dos. Et une seule cabine occupée. C'est lui, c'est forcément lui. Elle se mord la lèvre inférieure, retient son souffle et se faufile à l'intérieur, se précipitant dans la cabine d'à côté et refermant rapidement la porte derrière elle. Elle ne sait pas trop ce qu'elle fabrique, ni ce qu'elle espère trouver ici, mais elle n'arrive plus à s'arrêter. Le sang qui pulse dans ses tempes, son palpitant qui s'emballe, la sensation délicieuse d'être le personnage principal d'une série policière. Elle sort son appareil photo et le plus silencieusement possible, elle se baisse vers l'espace vide en bas de la cloison. Elle y glisse l'objectif de son appareil, dirigé vers le haut et elle appuie pour prendre une photo, persuadée qu'il doit être en train de trafiquer quelque chose de louche là-dedans. Mais là, horreur. Le flash était activé, sans parler du bruit que ça fait. Elle panique, sursaute, se jette sur le toilette et replie ses jambes dessus, le souffle coupé. Putain, putain, putain. Elle n'en revient pas d'avoir été aussi conne. Et ce qui l'amusait tellement, semble soudain se transformer en cauchemar. La peur qui s'infiltre partout, elle est persuadée d'être foutue. Elle attend les rugissements de l'homme, mais tout ce qui vient, c'est les sanglots d'un mioche. — Papaaaaaaaa ! Papa ? Elle rouvre les yeux et fronce les sourcils, dubitative. Elle regarde l'écran de son appareil photo et découvre avec stupéfaction que dans la cabine d'à côté, il n'y avait rien de plus qu'un gamin de 8 ans à tout casser, slip sur les chevilles, en train de se soulager. — Merde ! Qu'elle grogne entre ses dents, consciente de la merde dans laquelle elle vient de se mettre. Mais pas le temps de supprimer la photo. Elle sursaute à nouveau, quand elle entend sa porte trembler sous les coups. — OUVREZ ! OUVREZ CETTE PORTE ESPÈCE DE TARÉ ! Mais elle ne bouge pas, complètement paniquée. — Chéri, va dire à ta mère de prévenir la sécurité, moi j'appelle la police ! Elle écarquille les yeux, à la fois indignée et craintive. — NON ! Pas la police ! Qu'elle couine, ne voulant pas avoir des problèmes avec la justice. Ils l'ont déjà suffisamment embarquée pour ses activités "d'enquêtrice", mais alors ça, ce serait la fin de sa carrière. — Vous... vous êtes une femme ?! Elle lève les yeux au ciel et passe ses mains dans ses cheveux, ne sachant pas comment se tirer de là. Mais l'homme recommence à cogner la porte, à essayer de l'enfoncer, à l'insulter, à la menacer, à lui ordonner de sortir d'ici. Et elle aimerait bien en vérité. Elle voudrait sortir, prendre la fuite, se tirer. Mais elle est tétanisée. Recroquevillée sur les chiottes, muette, figée. Très vite, la sécurité déboule et la porte se fait démonter en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Et elle devine aisément la surprise dans les yeux des gens quand il la découvre. Elle n'a sûrement pas le profil d'un pédophile. Elle se fait attraper, appareil photo arraché des mains et la preuve est toujours à l'intérieur. Elle se débat, hurle, proteste. — Rendez-moi mon appareil photo ! RENDEZ-LE MOI ! C'est l'mien, vous avez pas le droit ! C'est une erreur putain, j'savais pas que c'était un gosse dedans, c'est pas lui que je voulais photographier ! Et elle ne voit même pas qu'elle s'enfonce, qu'elle fait des aveux maladroits qui portent à confusion. Rapidement, elle devient hystérique, incontrôlable. Le sang chaud et l'envie de liberté qui fourmille en elle. Ils sont trois à la tenir alors qu'elle se débat comme une forcenée, frappant de tous les côtés. — VOUS COMPRENEZ RIEN ! LÂCHEZ-MOI ! LÂCHEZ-MOI OU JE VOUS MORDS ! La foule qui s'agglutine autour d'eux, fascinée par le spectacle improbable qui se joue sous leurs yeux. Et Mads qui passe des menaces à l'action, attrapant entre ses dents l'avant-bras qui lui passe devant. C'est n'importe quoi. Jusqu'à l'entrée des deux policiers. Mads qui tourne la tête vers eux, pupilles dilatées, crinière en pagaille, on dirait une furie, une échappée de l'asile. Mais quand son regard rencontre une silhouette familière, ça retombe brusquement. Elle s'immobilise, le souffle coupé. — Sid ? Et elle repense à leur conversation de la veille. La photo qu'elle a envoyé volontairement, et tout ce qui s'en est suivit. Un long malaise la traverse, avant de finalement réaliser que c'est une excellente chose qu'il soit là. Il pourra leur dire lui, qu'elle a rien fait de mal. Qu'elle n'est pas une sale perverse obsédée par les enfants, ni même par les cinquantenaires en train d'uriner. — Sid, putain, c'est pas c'que tu crois ! Dis leur toi, DIS LEUR ! La voix qui tempête, qui ordonne, les yeux qui le fusillent, comme pour le dissuader de l'abandonner dans un tel moment d'humiliation. Et pourtant, l'humiliation qui lui étreint la gorge à cette instant n'est plus celle qu'on croit. Non, elle se fiche du regard des autres et de ce qu'ils pensent d'elle. Y a que le regard de Sid qui compte, qui la brûle. Elle sait pertinemment qu'il ne croira pas à cette histoire de pédophilie un seul instant, ce n'est pas ça le problème. Non, le problème c'est lui, c'est eux, c'est elle et ses conneries. Sa photo ridicule, sa crise, sa jalousie dévorante qu'elle n'assume pas. Et s'il l'avait trouvée moche ? Et s'il s'était moqué d'elle ? Elle se renfrogne, contrariée par ce qu'elle éprouve à cet instant. Et très vite, pour oublier tout ça, la honte, la rage, et les sentiments inexplicables qui la traversent chaque fois qu'elle pense à lui, elle se remet à gesticuler dans tous les sens, animal sauvage qui ne supporte pas d'être pris au piège.
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MessageSujet: Re: jessica jones & inspecteur colombo (madney)   Mer 15 Nov - 21:37

Ses doigts qui tapent le clavier encore et encore, ses yeux qui s'assèchent sur l'écran, il est à deux doigts d'se cogner la tête sur le bureau. La paperasse c'est ce qu'il déteste le plus, l'envie de passer par la fenêtre chaque fois qu'on lui donne un rapport à taper. Alors forcément, quand il voit l'un de ses collègues enfiler une veste en prenant les clés de voiture, il a les yeux qui s'éclairent soudainement. Sa silhouette qui se redresse subitement, son regard qui n'le quitte pas d'une semelle. L'autre le remarque, lâche un soupir blasé et lui fait signe de se lever. « Kasabian avec moi, et évite de te liquéfier sous l'coup de l'émotion. » Il s'fait pas prier. Il bronche pas, se rue jusqu'à l'autre sans la moindre hésitation, trop excité à l'idée d'aller sur le terrain.

Pourtant sa gorge se noue quand on lui dit c'que c'est.
Cas de pédophilie présumé.

L'enthousiasme retombe, remplacé par le dégoût et le besoin d'intervenir. Il passe le trajet à se préparer, à s'dire que cette fois c'est la bonne, cette fois il sera crédible et on le respectera. C'est p't'être pour ça qu'il bombe un peu le torse quand ils entrent dans la salle d'arcade, lissant le haut de son uniforme sans vraiment s'en rendre compte. Il est prêt il en est sûr, il va faire ses preuves cette fois ça y est. Pourtant la silhouette encadrée par la sécurité, il la reconnaît à la seconde où il pose les yeux sur elle. Cheveux en vrac, yeux écarquillés, c'est Mads qui essaie de se libérer.

Sur le coup il comprend pas – ne veut pas comprendre. Il scanne les alentours, cherche le coupable pour lequel on les a appelés, alors que son collègue a déjà commencé à avancer. Y a personne. Y a que Mads, et soudain il est complètement paumé. Il suit le mouvement en la dévisageant comme un chiot perdu, les questions se devinant dans l'fond de ses yeux, ses traits tordus dans une moue qui traduit son incompréhension. Qu'est-ce qu'elle a encore foutu ?

« Sid, putain, c'est pas c'que tu crois ! Dis leur toi, DIS LEUR ! » Il sait bien qu'ça peut pas être ça, c'est pas possible, y a un quiproquo quelque part il en est sûr. Mais il pige quand même pas comment elle a pu se retrouver dans une situation pareille. « Tu la connais ? » Il devine la perplexité de son acolyte et au final il sait même pas quoi lui répondre. « Euh ben n- si ? Euh.. » On dirait un pauvre con qui sait même plus où il est, son regard fixé sur elle, ses sourcils froncés. Il voit bien la rage dans l'fond de ses prunelles, la violence qu'elle met à s'agiter encore et encore – sûrement qu'elle a pas trouvé mieux pour ne pas se confronter à la réalité. Il a l'habitude, elle fait toujours ça. « J'crois qu'y a un malentendu là. Je peux lui parler en privé deux secondes ? » Son binôme a toujours pas l'air convaincu mais il s'y oppose pas, soupirant encore une fois en faisant un geste vague du poignet, comme pour lui dire d'y aller. Les hommes de la sécurité semblent hésiter un instant, mais Sid désigne son insigne comme pour leur rappeler que l'autorité ici, c'est lui.

Ça marche pas.

Ils se tournent vers son collègue et c'est seulement quand il donne son feu vert qu'ils daignent enfin relâcher Mads. Ça devrait peut-être l'irriter mais au final ça n'fait que le blaser. Il comprend pas ce qu'il doit faire de plus ; il a l'uniforme et le badge, mais rien n'y fait.

Pourtant il ignore tout le reste, se concentrant uniquement sur Mads alors qu'il attrape son poignet pour la tirer un peu plus loin, baissant la voix quand il se penche vers elle. « J'peux savoir ce que tu fous ? Comment t'as fait pour te retrouver accusée de pédophilie, sérieusement ? » Le pire c'est qu'y a même plus d'étonnement dans sa voix, juste une résignation certaine. Mads et ses plans foireux, ça le surprend plus tellement. On dirait un parent fatigué qui vient récupérer son gosse dans le bureau du proviseur. « C'est ça ton affaire reloue ? Les p'tits enfants ? » Il lâche un rire dans un souffle, repensant à leurs messages de la veille en s'disant qu'elle atteint vraiment des sommets. Et puis il se rappelle de tous les mots qui l'ont blessé, et de la photo qui a tout démarré. Ses tripes se tordent une seconde alors qu'il ose à peine la regarder, passant une main sur son crâne comme chaque fois qu'il est gêné. Il se racle la gorge, se force à reprendre contenance en voulant jouer au professionnel. Il espère juste qu'elle va pas se foutre de sa gueule, c'est pas l'moment. « Bon, faut que tu m'dises tous les détails si tu veux que j'te sorte de là. J'sais pas ce qui s'est passé, mais de l'annonce qu'on a eu au poste, ça avait l'air sérieux. Alors t'as intérêt à avoir une excuse en béton, sinon on va t'ramener en cellule et j'imagine pas la tête de ta mère quand elle devra venir te chercher. » Il secoue la tête en pensant à Daja, et il peut pas s'empêcher de rire. Doucement d'abord, puis un peu plus fort, incapable de se retenir. La situation est trop absurde – il aurait jamais cru qu'elle serait un jour accusée de ça. De vol possiblement, d'outrage à agent sans doute, d'exhibition pourquoi pas, mais de pédophilie ? Elle a explosé tous les records, il a l'habitude de la voir s'enfoncer dans de sacrés merdiers, mais alors ça c'est hors compétition. « Par contre j'espère que ton enquête en vaut la peine, sinon je m'en vais. » Bien sûr il ment, il la laisserait jamais tomber. Mais c'est pas faute de lui avoir répété que ça s'finirait mal, ses filatures. Il pensait pas avoir raison à ce point.
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MessageSujet: Re: jessica jones & inspecteur colombo (madney)   Sam 6 Jan - 8:42

Tu la connais ?Euh ben n- si ? Euh.. Elle vire au rouge cramoisis en entendant cette réponse insupportable. Il déconne putain, c'est quoi son problème ?! — SIDNEY ! Qu'elle crache, révoltée. Comment est-ce qu'il peut prétendre ne pas la connaître ? Elle lui fait honte, c'est ça ? Et elle alors, il ne croit pas qu'elle est en train de crever de honte d'être accusée d'un truc pareil ? Et il ne croit pas qu'il lui a déjà foutu la honte un millier de fois lui, hein ? Et pourtant, elle n'a jamais fait semblant de ne pas le connaitre. Elle n'a même jamais hésité, ou juste pensé à prétendre ne pas le connaître. C'est dégueulasse. Il est dégueulasse. C'est quoi, sa petite vengeance pour les messages de la veille ? Il est encore fâché ? Il fait son caprice ? Elle le fusille du regard, si elle pouvait, elle se jetterait sur lui pour lui foutre la raclée de sa vie. C'est tout ce qu'il mérite à cet instant. Mais pour l'instant, elle est coincée dans les mains des gorilles et ça commence à sérieusement la rendre folle. Elle ne supporte pas toute cette emprise sur elle, trop sauvage pour accepter les barrières. — J'crois qu'y a un malentendu là. Je peux lui parler en privé deux secondes ? Il croit ? Il croit ? Merde, heureusement qu'il n'est pas avocat celui-là, parce qu'il n'aurait pas fait fortune dans cette voie. Et ses clients non plus, difficile de faire fortune en prison. — MAIS ÉVIDEMMENT QU'IL Y A UN MALENTENDU ! Franchement, elle a une tête à aimer prendre en photo les petits garçons dans les toilettes ? C'est ridicule cette histoire. C'est scandaleux même. Elle continue de s'agiter, de crier, ne calculant même pas le spectacle désolant qui se joue sous ses yeux. C'est sûrement mieux pour Sidney. Jamais personne n'a pris Sidney au sérieux au cours de sa vie, quelque soit le domaine, quelque soit le sujet. C'est comme ça, une sorte de vérité absolue. Un fait inébranlable. Un truc qui ne changera jamais. Il dégage quelque chose de trop incertain, de trop fragile, de trop doux. Les gens en rient souvent. Mads, elle, ça la touche toujours en plein cœur, même si elle ne le dit jamais, même si elle ne le montre pas. Au fond, elle en a à peine conscience. Mais si Sid n'avait pas été aussi lui, y a bien longtemps qu'il ne marcherait plus à ses côtés. Finalement, la pression autour d'elle finit par redescendre lorsqu'on la libère enfin. Mais elle n'a pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà, elle se fait happer à nouveau. Par Sid cette fois. Et elle se laisse faire. Parce que quand c'est lui, ça ne la dérange pas. Elle ne se sent pas brusquée, ni bridée. C'est la douceur des paumes de mains de Sidney sur sa peau dorée. Et ça la calme. Juste un peu. Juste pour qu'elle arrête de crier. Une fois assez loin, il s'arrête et lui fait face, se mettant à parler tout bas pour que personne ne les entende. — J'peux savoir ce que tu fous ? Comment t'as fait pour te retrouver accusée de pédophilie, sérieusement ? Elle râle, soupire, lève les yeux au ciel et trépigne, comme une gamine impatiente. — J'ai fait une erreur ok ? Mais je voulais pas photographier ce gosse, c'était pas censé être un gosse. Et ça lui coûte d'avouer qu'elle s'est plantée. Elle se sent dégradée, pas crédible, comme une moins que rien. Même là-dedans elle est nulle. Elle est nulle pour tout et ça l'énerve. Elle voudrait bien elle aussi trouver sa vocation, comme Sid. Faire un truc qui rendrait fière sa mère. Mais elle s'obstine à tout planter. Au moins, elle est douée pour ça, c'est déjà un début. — C'est ça ton affaire reloue ? Les p'tits enfants ? Ses yeux qui s'arrondissent, d'indignation d'abord, puis de colère. Yeux mitraillettes qui reviennent à la charge. — Mais non ! Rien à voir avec les enfants, c'est un malentendu j'te dis, ok ? Elle se redresse, vexée alors qu'il se marre. Elle pince les lèvres et le défie du regard de continuer à jouer les idiots hilares. — Ça t'fait rire, franchement ? Elle ne voit pas vraiment ce que la situation a de drôle. C'est humiliant, c'est gênant, et ça va lui causer tout un tas de problèmes. Alors, non, vraiment, il ne voit pas ce qu'il y a d'amusant. Mais son rire s'estompe rire et déjà, il baisse les yeux et passe sa main derrière son crâne. Quoi encore ? Elle le connait bien. Elle sait ce que ça veut dire tout ça. Il est mal à l'aise. Mais elle n'est pas foutue de deviner pourquoi. Elle le toise, mauvaise. — Qu'est-ce t'as ? T'as honte d'être vu avec moi, c'est ça ? Tellement en colère que de la fumée pourrait sortir de ses narines. Il a plutôt intérêt à faire attention à ce qu'il va répondre s'il ne veut pas déclencher un nouvel esclandre. Il finit par se ressaisir et elle l'observe du coin de l’œil, boudeuse, silencieuse. Il a intérêt à la sortir de là. — Bon, faut que tu m'dises tous les détails si tu veux que j'te sorte de là. J'sais pas ce qui s'est passé, mais de l'annonce qu'on a eu au poste, ça avait l'air sérieux. Alors t'as intérêt à avoir une excuse en béton, sinon on va t'ramener en cellule et j'imagine pas la tête de ta mère quand elle devra venir te chercher. Elle panique, se tend et d'une petite voix stridente, gueule tout bas. — Ma mère ?! Non, non, Sid, ma mère ne doit pas savoir, jamais, sinon elle risqu... Elle s'interrompt alors que ce sale petit con se remet à rire de plus belle. Et pas qu'un peu cette fois. On dirait qu'il vient d'entendre la meilleure blague de sa vie. Elle le dévisage, stupéfaite, scandalisée. Elle regarde brièvement autour d'elle, comme si elle cherchait l'appuie des gens. Et finalement, elle le cogne. Sa main qui vient frapper frénétiquement son épaule et son torse, un peu au hasard. — Tu trouves ça drôle ?! Je t'interdis de rire, t'es vraiment qu'un con ! Elle crie à moitié, le souffle court, la voix qui monte dans les aigües. Il est vraiment nul à chier comme flic et encore plus comme ami. Y a des moments ou, vraiment, il mériterait des claques. Il finit par se calmer et devient carrément désagréable maintenant. De mieux en mieux. — Par contre j'espère que ton enquête en vaut la peine, sinon je m'en vais.Tu quoi ?! C'est à son tour d'échapper un léger rire. Un truc nerveux, elle va craquer. Elle va pas tarder, elle le sent. Elle s'éloigne d'un pas et passe ses deux mains dans ses cheveux pour les ramener en arrière, au bord de la rupture. Il la pousse à bout, il la cherche. Elle en est convaincue. C'est sûrement à cause d'hier, elle ne voit que ça. — Tu m'en veux encore à cause d'hier, c'est ça ? Qu'est-ce que tu crois ? Que tu vas pouvoir profiter de la situation pour me punir ? Que tu vas pouvoir obtenir ta petite vengeance ridicule, c'est ça ? T'es le pire des enfoirés Kasabian, j'aurais jamais cru ça d'toi. Elle lui offre sa plus belle moue méprisante et recule encore d'un pas, croisant ses bras sur sa poitrine en signe de replis. Elle se braque et ne le regarde même plus, menton relevé, poitrine bombée. — Et de toute façon, je ne peux pas te dire sur quoi je travaille, c'est contraire à l'éthique et si ça venait à se savoir, plus personne ne voudrait m'embaucher pour des trucs aussi sérieux. Alors casse-toi, laisse-moi tomber, j'irais pourrir en cellule et ce sera ta faute. Le faire culpabiliser ? Oh, si peu. Mais ça a toujours marché jusqu'à présent, pourquoi est-ce qu'elle changerait de tactique pour obtenir ce qu'elle veut ?
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MessageSujet: Re: jessica jones & inspecteur colombo (madney)   Jeu 11 Jan - 18:37

« SIDNEY ! » La rage de Mads vibre dans l'air et déclenche un frisson le long de son échine, son regard venant se planter dans le sien. Il est presque sûr que si elle pouvait, elle se jetterait sur lui pour le réduire en charpie. Alors évidemment il finit par intervenir, demandant à s'entrevoir avec elle seul à seul pour mettre tout ça au clair. « MAIS ÉVIDEMMENT QU'IL Y A UN MALENTENDU ! » Elle continue à s'égosiller ça agace tout le monde, les vigiles qui semblent presque blasés, son collègue qui le regarde en coin comme pour demander s'il connaît vraiment cette hystérique. Malheureusement pour lui, oui. Et quand il l'attrape enfin pour s'éloigner avec elle, il peut pas s'empêcher de glisser dans sa direction : « Arrête de beugler comme ça, t'arranges pas ton cas. »

Une fois qu'ils sont suffisamment loin des autres il baisse la voix encore un peu, cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer même s'il a du mal à cacher son amusement. Il sait qu'y a erreur sur la personne il n'en doute pas une seule seconde, alors évidemment il trouve ça drôle. Y a qu'elle pour s'embourber dans un merdier pareil. « J'ai fait une erreur ok ? Mais je voulais pas photographier ce gosse, c'était pas censé être un gosse. » Il reste figé le temps d'une seconde, le temps de rejouer sa phrase dans sa tête. Il fronce un peu les sourcils, sceptique, pas sûr de saisir où elle veut en venir. « Attends.. Comment ça, c'était pas censé être un gosse ? Tu voulais photographier un homme adulte ? » Il marque une pause, articule lentement. « Dans les chiottes ? » Plus ça va, plus il se demande à quoi elle joue. Et au final il se met à rire, parce que c'est plus fort que lui, parce qu'il aurait jamais pensé se retrouver dans une telle situation un jour. « Ça t'fait rire, franchement ? » Il devine son agacement et se force à retrouver son calme, se raclant la gorge en se faisant plus sérieux – pourtant il peut pas effacer la lueur moqueuse qui brille au fond de ses prunelles. De toute façon il lui suffit de repenser à leur échange de messages pour lui faire passer toute envie de se marrer. Y a ses mots qui se répercutent encore quelque part sur les parois de son cœur abîmé, la photo à laquelle il peut pas s'empêcher de repenser. Il sait qu'elle va le hanter et ça le rend nerveux, l'impression que Mads le sait qu'elle va le lire dans ses yeux. « Qu'est-ce t'as ? T'as honte d'être vu avec moi, c'est ça ? » Elle est trop sur la défensive, à l'accabler au moindre geste qu'il fait, à voir le mal dans le moindre mouvement, la moindre expression. Ça le fait soupirer alors qu'il lève les mains devant lui comme un appel au calme, comme pour tenter d'arrêter la tempête avant même qu'elle ait commencé. « Arrête de dire n'importe quoi. Respire, je suis là pour t'aider moi, ok ? » Même si l'envie de la faire galérer un peu est présente. Peut-être histoire d'inverser les rôles au moins une fois – elle en mauvaise posture, et lui qui peut en rire même s'il lui tend la main. Rien qu'imaginer la tête qu'aurait fait Daja suffit à le faire sourire malgré lui, alors qu'il se mord l'intérieur de la joue pour garder son sérieux. « Ma mère ?! Non, non, Sid, ma mère ne doit pas savoir, jamais, sinon elle risqu... » C'est plus fort que lui. Il recommence à rire, aux éclats cette fois. Il voit l'air scandalisé de Mads et ça n'fait qu'empirer les choses, même les coups qu'elle lui donne aux épaules et au torse ne suffisent pas à l'arrêter. « Tu trouves ça drôle ?! Je t'interdis de rire, t'es vraiment qu'un con ! » Elle enfonce le clou, le fait rire encore plus. Il essaie de parler mais il est incapable d'articuler, un bras enroulé autour de son ventre alors qu'il tente désespérément de se calmer. Il finit par y arriver au bout de quelques longues minutes, sachant pertinemment que si Mads pouvait tuer d'un regard, il ne serait plus de ce monde. « Pardon, pardon.. C'est nerveux. » Y a un peu de vrai. Mais la raison principale, c'est surtout qu'il se fout d'elle et elle le sait certainement.

Y a un sourire espiègle qui traîne encore sur le coin de ses lèvres, ses yeux qui brillent quand il menace faussement de s'en aller. « Tu quoi ?! » Mads n'est pas d'humeur à rire il le voit bien. Il la connaît assez pour savoir qu'elle trouvera un moyen de lui faire regretter. « Tu m'en veux encore à cause d'hier, c'est ça ? Qu'est-ce que tu crois ? Que tu vas pouvoir profiter de la situation pour me punir ? Que tu vas pouvoir obtenir ta petite vengeance ridicule, c'est ça ? T'es le pire des enfoirés Kasabian, j'aurais jamais cru ça d'toi. » Il hausse les sourcils parce qu'il s'attendait pas à ça, un peu perplexe quand elle s'éloigne de lui, fait mine de l'ignorer même si elle continue de lui parler. « Et de toute façon, je ne peux pas te dire sur quoi je travaille, c'est contraire à l'éthique et si ça venait à se savoir, plus personne ne voudrait m'embaucher pour des trucs aussi sérieux. Alors casse-toi, laisse-moi tomber, j'irai pourrir en cellule et ce sera ta faute. » Il soupire. Il voit très bien ce qu'elle essaie de faire. « Arrête de vouloir m'faire culpabiliser. » Le pire c'est que ça marche assez bien – il aurait presque envie de s'excuser alors qu'il n'a absolument rien fait. « Puis de quoi tu parles ? De quoi tu veux que j'me venge ? » Il voit pas ce qu'il aurait à lui reprocher. Ses mots durs il lui en a déjà parlé, il lui a demandé d'arrêter elle s'est excusée il a pardonné, pour lui c'est une affaire classée. Quant à la photo il voit pas ce qu'il pourrait en redire, c'était une erreur de destinataire ça arrive ; elle y peut rien si ça l'a flingué de voir ça et de s'demander pour qui elle était. Il est convaincu qu'elle s'en doute même pas.

Un énième soupir lui échappe alors qu'il jauge sa moue boudeuse, comprenant bien qu'elle n'a pas envie de coopérer. Sûrement qu'elle s'est braquée à la seconde où il s'est mis à rigoler. « Bon, j'vais plaider ta cause mais faut que tu m'aides sinon ça marchera pas. » Il plante son regard dans le sien d'un air insistant, cherchant à trouver un peu de bonne volonté derrière l'orage de ses yeux. « Crie pas, t'énerve pas, garde ton calme. Et si tu sens que t'y arriveras pas, ne parle pas du tout, ça sera mieux. » De flic il a l'impression de passer à avocat, condamné à défendre la cliente la plus teigneuse de l'univers. « Pis prends un air désolé. Baisse les yeux et montre que tu regrettes. » Il est pas certain qu'elle arrivera à mettre sa fierté de côté mais tant pis, ils devront faire avec. À nouveau il attrape son poignet, la tire dans son sillage alors qu'il revient au petit attroupement formé par les vigiles, son collègue, le père et son fils. « Il y a effectivement eu une terrible méprise. » Il adresse un regard désolé au type, comme s'il s'excusait pour deux – ça compensera avec Mads si elle joue mal le jeu. « Mademoiselle Levy ici présente est en fait détective privé. Je la connais et je peux confirmer que c'est bien la vérité. Elle travaille actuellement sur une affaire sensible, et elle s'est trompée en suivant sa cible jusqu'aux toilettes. Elle pensait que c'était lui qui se trouvait dans la cabine à côté de la sienne, c'était donc lui qu'elle pensait photographier, dans le cadre de son enquête. » Il fait mine de savoir parfaitement de quoi il parle, comme s'il avait tous les détails sur ladite enquête alors que Mads n'a pas voulu lâcher la moindre information. « Vous comprendrez qu'on ne peut pas vous en communiquer tous les détails, mais sachez qu'il n'a jamais été question de harceler votre fils. D'ailleurs vous pouvez effacer la photo vous-même. » Il tend la main vers l'appareil détenu par l'un des vigiles, faisant signe au type qu'il peut procéder pour s'assurer que l'image est bien supprimée. « Elle est bien évidemment désolée de l'incident et de la gêne occasionnée. » Enfin il se tourne dans sa direction, cherche son regard pour lui faire comprendre que maintenant c'est à elle d'intervenir en se faisant toute petite. Y a presque quelque chose d'autoritaire dans sa façon de la fixer – maintenant ça ne tient plus qu'à elle, il a fait ce qu'il devait.
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