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 fucking joke (trixia)

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Ryan Ziegler
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MessageSujet: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyLun 4 Sep - 20:24

la volonté n'est pas là. l'envie encore moins. les excuses trottent par millier dans la tête pour trouver comment le justifier mais, rien ne se précise. strictement rien. pourtant, il y a toutes les raisons du monde de ne pas vouloir y aller. cette sombre vengeance percée à jour qui fait de soi le plus abruti des cons. ce mépris écoeurant qui s'est moqué sans rien comprendre à ce qu'il blessait. cette fierté humiliée qui souffrirait de devoir faire semblant de l'avoir oublié. non, t'as pas envie. mais, t'as encore moins envie de lui donner raison. pas envie de capituler sans même essayer. pas envie de renoncer sans même tenter. peut-être que tu pourrais oublier ce message, faire comme si tu ne l'avais pas vu. comme s'il s'était perdu. peut-être que tu pourrais fermer les yeux sur ce semblant de lâcheté, te convaincre que ce n'est pas grave et la conscience tranquille, déserter. peut-être bien que tu pourrais mais, t'as aussi besoin de ce job. et là, t'es coincé. les nerfs crispés, le souffle coupé, t’hésites encore. en bas de l’immeuble, à tirer compulsivement sur cette blonde incendiaire, tu joues les fauves en cage. cent pas. deux cent. trois cent. tu tournes en rond en priant intérieurement pour qu’une sortie de route te fauche au passage. mais, toujours rien. comme si c'était la seule peine que t'avais le droit de mériter. y aller, sans broncher. ce n'est pas la peur qui te paralyse. ce n'est pas, non plus, véritablement de la lâcheté. c'est peut-être seulement une question de stupides principes. celui qui refuse de l'entendre encore se rire de toi. celui qui ne veut pas se plier pour l'aider quand elle s'est permise de t'envoyer chier. puis c'est surtout que t'as aucun billet en poche. cette occasion c'est la seule depuis plusieurs jours. cette l'occasion, c'est la providence qui frappe à ta porte et qui serait mal venu de refuser. y'a ton ventre vide pour te le rappeler. y'a les factures qui s'entassent pour ne pas te le faire oublier. fait chier. t'as beau essayer de te convaincre en regardant fixement la porte de l'immeuble, ça te fait le même effet que si tu devais courir à l'échafaud. faudrait être con. et, forcément t’as pas encore trouvé comment ne pas l’être. t’envoies valser rageusement ton mégot en finissant par te décider. t’as rien à craindre même si ça sent le piège à plein nez. t’es juste là pour bosser et ensuite t’en aller. quelques minutes, tout au plus une heure. t’as pas besoin de tenir la conversation. t’as pas besoin faire semblant que ça t’intéresse. t’as pas besoin de montrer la moindre considération. c'est tellement facile que tu seras parti avant même qu'elle ait pu commencer à t'agacer. bonjour, au revoir et en prime de quoi manger ce soir. t'as plus le choix. perdu dans tes pensées, t'as déjà fini de grimper tous les étages. t'as déjà sonné à sa porte en appuyant comme un demeuré sans attendre d'hésiter encore longtemps jusqu'à finalement te défiler. t'as plus le choix. même si tu pries encore pour ne pas voir cette porte s'ouvrir sur un cauchemar vivant. et, pourtant, ça ne loupe pas. joli minois aussi détestable que ravissant. elle est bien là. appuyé nonchalamment contre le mur, tu la gratifies du sourire le plus méprisant que t'as encore en réserve. juste par politesse, même si ça t'écorche. ça y est, tu peux déjà plus te passer de moi ? rhétorique amère que tu prends bien trop plaisir à lancer sans vraiment la regarder. bien sûr que non et c'est là le peu de satisfaction que tu peux en tirer. si mademoiselle se donne de grands airs quand il s'agit de te rejeter, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui c'est elle qui t'a réclamé. pour si peu mais, qu’importe quand tu sais que tu as tout à y gagner. c’est soudainement plus drôle quand les rôles s’inversent. t'as intérêt à être généreuse sur la paye ou je me casse direct. exit la fausse courtoisie, tu retrouves ton sérieux. mine affable et absence de délicatesse, tu t'imposes pour entrer en faisant particulièrement attention à la bousculer. c'est juste la forme. aussi un peu pour te rassurer. pour te convaincre que même fierté blessée, ce n'est pas elle qui réussira à te terrasser. elle est s’y peu à côté de toi finalement. mais, si ce n’est pas sa colossale vulnérabilité qui pourrait t’inquiéter, c’est tout particulièrement les couleuvres qui lui collent à la langue. trixia pique aussi farouchement qu’elle méprise. trixia frappe de ses mots exactement où ça fait mal. et toi ? tu n’en as jamais été capable. hormis t’exprimer entre les coups et le sang, ça fait bien longtemps que la répartie t’a délaissé. tu pourrais. juste comme ça, pour essayer. t’en meures d’envie c’est certain. au fond de toi, t’as même la certitude bien encrée qu’avec le caractère merdeux qu’elle se traine, tu ne serais pas le premier. mais, tu n’es pas là pour finir de tout briser. ta seule besogne aujourd’hui, c’est de réparer. bon, il est où ton truc ? que tu finis par lâcher dans un soupire qui cache à peine ton manque de conviction. premier regard lancé dans sa direction. oh non, t’as pas envie. toujours pas mais, maintenant t’es là. plus vite tu commenceras, plus vite tu t’en iras.
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyMer 6 Sep - 16:38

On ne mange pas la vengeance. On mange des phalanges des coups de poings qui brisent les os, les sceaux des promesses de ne jamais se blesser. On mange le sang c'est ça le parfum de la haine, mange le sol parce que l'autre est plus fort, qu'il a de quoi faire goutter l'hémoglobine, faire goûter à son dégoût furieux. Elle peut rien de ça Trix. Elle fait pas le poids face aux poings. Quelques kilos d'hargne, à peine plus quand trempée dans la colère. Elle est catégorie sous-plume mais pas souffre-douleur. Ça jamais. C'est une lutteuse. Tueuse. Et si elle se tient debout à la fin, c'est qu'elle a vaincu.
Elle s'est promis de toujours gagner. Elle ne tient jamais ses promesses, pas vrai ? Sauf celles qu'elle se fait.  
Elle a juré que Sam paierait.      
Elle y pense tout le temps. Impossible de faire autrement. Impossible d'échapper au poison. On n'échappe pas aux saloperies qui courent dans les veines. Pernicieux, Sam sur ses sutures, Sam dans les silences, Sam quand elle dort. Elle le voit dans le miroir, y'a lui dans les débris qu'elle a même pas débarrassé.  Le seul endroit où Sam n'est pas, c'est là. A côté d'elle. Accroché à ses yeux pressant ses lèvres à hurler pardon. Il ne s'excuse pas. Il ne revient pas. N'apaise pas les angoisses, ne calme pas son manque poisse. Comme si ce n'était rien. Comme si elle n'était rien. Mais rien pour Sam c'est rien du tout parce qu'elle a oublié comment exister hors de ses humides prunelles qui hurlent tout le mal qu'elle leur fait. Elle a besoin de le punir. Elle a besoin de le voir revenir. Encore marquée par ses poings, comment marquer des points ?
J'ai un truc à réparer, elle a écrit. Son ego sans doute. Des fêlures sur l'orgueil qu'ils s'amusent tous à piétiner. J'ai un truc à réparer et tu vas m'aider, même si t'y es pour rien et même si t'as pas envie. Elle sait qu'il veut pas être là Ryan, mais elle s'en fou. Elle s'impose chez ceux qui ne veulent pas et s'échappe des bras qui veulent la tenir. Pour ça qu'elle sourit quand elle lui ouvre la porte. Pour lui souhaiter la bienvenue, certaine qu'il regrette déjà bien d'être venu. « ça y est, tu peux déjà plus te passer de moi ? » Les grands yeux qui roulent avant de venir s'attarder sur son faciès agacé. « Tu prends encore tes rêves pour la réalité. » secoue la tête comme si elle était navrée. Et peut-être bien que sur ce coup-là elle peut pas se passer de lui. Parce qu'elle a rien trouvé d'autre encore, parce qu'il est son plan, l'acteur de sa revanche, consentant ou non. Mais elle peut pas l'admettre. Elle a gagné la dernière bataille contre Ryan, elle lui a saigné l'ego s'est fait un manteau de la victoire avec sa peau. Elle veut pas le voir se relever. Elle veut pas qu'un seul de plus se croit autorisé à lui voler sa place au sommet. « t'as intérêt à être généreuse sur la paye ou je me casse direct. » Ton rôle c'est du bénévolat chéri. Elle détourne les yeux pour contempler ses ongles. Radin. « Y'a pas que l'argent dans la vie. », elle sermonne.  Peut-être parce qu'elle en a plus beaucoup. Peut-être parce qu'elle va devoir en garder pour payer de dangereuses dettes à quelques connards. Ou pour racheter ce qu'il ne va pas pouvoir récupérer. Elle dit rien quand il la bouscule, serre les dents pour empêcher quelque reproche de passer. Elle doit le ménager si elle ne veut pas qu'il se casse et foute en l'air ce qu'elle veut orchestrer. Elle le rejoint, sans un mot. Tire sur le drap qui recouvre les grands blessés et les condamnés. Y'a tout ce que Samih a cassé. Elle n'a plus qu'à se coucher au milieu et ils seront au complet. « J'ai tout mis là. » la lampe éclatée, la table qui n'a plus de pied, une horloge détraquée des babioles de verre de la vaisselle qu'on se jette au travers de la gueule avant de passer au niveau supérieur. Ça lui serre un peu le bide à regarder, de vilains souvenirs qui se sentent autorisés à remonter. Pour ça qu'elle avait foutu un linceul par-dessus.  « Dis-moi ce que tu peux réparer. », dites-le docteur et elle balancera tout ce qui n'aura pas été sauvé, juste à côté des Sam et Trix d'avant.  « La lampe tu peux ? Sans c'est chiant. Et la table. Enfin essaye de servir à quelque chose quoi. » Purement gratuit. Avec un peu de chance, ses services le seront aussi.  « T'as dit à quelqu'un que tu venais là ? », interrogation innocente. T'as dit à Sam que tu venais là ? Elle a pas oublié leur lutte, c'est justement pour ça qu'il est là. Elle en connaît pas la nature Trix et elle s'en fou. La seule chose qu'elle y voit c'est l'occasion de faire mal à Sam là où elle a frappé Ryan l'autre fois. Troisième joueur prêt à déséquilibrer le combat.
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Ryan Ziegler
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyVen 8 Sep - 15:04

fin sourire. faux sourire. c'est celui-là même que tu ne voulais pas croiser. babines aux promesses insidieuses d'un mauvais moment à passer. aussi fugace puisse-t-il être, de son esquisse c'est comme du vitriol qui s'écoule pour incendier tes vieilles cicatrices. elle a le don certain trixia. le don de déplaire et d'agacer. juste comme ça, rien qu'à la regarder. elle et ses pupilles qui disparaissent pour montrer à quel point elle est exaspérée. autant que toi, si ce n'est moins. c'est certain. c'est bien ça que tu voulais éviter. le mépris de chacun qui s'ignore et s'attire. le mépris certain qui se désole et se nargue. parce que même sans vouloir, ça se cherche et se défie. et, t'aurais aimé que ça ne te fasse rien. t'aurais aimé pouvoir en rire une dernière fois avant de t'en aller. t'aurais aimé que cette porte ne s'ouvre jamais. Tu prends encore tes rêves pour la réalité. les illusions ne sont plus ou alors si elles ont été, ça fait bien longtemps que plus rien tu n'en crois. la réalité est sombre, froide, sans pitié. pour les bons, comme les mauvais. salope intransigeante qui étouffe l'espoir et n'emplie que de doute. tes rêves sont morts hier et même s'ils renaissaient demain, ils ne porteraient pas ses initiales, somme toute. parce que trixia est faite de cette même essence qui gangrène l'espérance. elle est trouble, glaciale et impitoyable. garce absolue qui ravage les certitudes et saccage les convictions. trixia fait mal et toi t'as pas été aussi bulletproof que tu aime bien à le prétendre. hier, oui. mais, pas aujourd'hui. mauvaise passe. mauvais jour. mauvais karma, tu ne sais pas. tu t'es seulement fait la promesse que plus jamais ça n'arrivera. Y'a pas que l'argent dans la vie. morale qui s'élève trop facilement dans ton dos. ça siffle et claque dans l'air mais, tu le balayes d'un indifférent haussement d'épaules. t'es las de ce genre d'évidence parce que c'est faux. terriblement faux. ton estomac n'est pas de cet avis et toute ta vie durant t'as eu le temps de te pencher sur la question. le monde entier repose sur la structure pourrissante d'un tas d'argent sale. tout, strictement tout n'est régi que par le fric. et, même si parfois tu te plais à croire qu'il demeure quelques exceptions, tu ne lui feras pas le plaisir de lui donner raison. il n'y a que ça pour justifier de cette perte de temps. cette présence dont tu aurais pu volontiers te passer si l'instinct de survie ne s'en était pas mêlé. malheur à elle si l'envie lui prenait de te la faire à l'envers. elle te le doit. d'une manière ou d'une autre, elle payera. pour ta fierté offensée. pour le déplacement. pour la corvée. parce que si elle n'a rien précisé sur ce que tu te devais de réparer, tu comprends malheureusement trop vite que quelques minutes ne suffiront pas à le conjurer. J'ai tout mis là. la surprise s'étouffe dans la trachée. boule impétueuse que tu ravales pour ne rien exprimer. tu restes placide à contempler les ruines se délester de leur suaire sans même savoir par où tu pourrais commencer. tu serais bien curieux de savoir ce qui a pu se passer mais, ça te ferait trop mal de donner l'impression que tu peux t'en soucier. peut-être est-ce là le seul misérable reflet des fêlures qu'elle se borne à dissimuler sous un monceau d'épines. une faiblesse dérisoire qui vient consoler tes maigres peines à n'avoir pas su la blesser autant qu'elle a pu t'atteindre. ça te soulage, terriblement lorsque d'un regard à la dérobée, tu peux voir que ça peut l'affecter. sans savoir pourquoi, sans savoir comment, c'est arrivé et ça te plait. assez pour esquisser un fugace sourire sur ta bouche mutine. assez pour illuminer ta pupille d'une lueur sinistre d'abîmes. Dis-moi ce que tu peux réparer. réparer, parce qu'hélas tu n'es pas là pour t'en délecter. penché sur les victimes, t'anticipes le misérable miracle dont tu te sais capable et condamne mentalement celles que tu ne pourras épargner. La lampe tu peux ? Sans c'est chiant. Et la table. Enfin essaye de servir à quelque chose quoi. ça vient glisser entre vous avec un tel naturel que ça en chatouillerait presque l'humour. sauf qu'à la place d'un rire, c'est plus un feulement qui s'échappe quand machinalement, tu te redresses pour faire face à l'insulte. joue pas à ce jeu avec moi. que tu siffles en la toisant, menaçant. avertissement sévère que tu voudrais suffisant pour maintenir le mur de glace qu'il y a entre vous. une fois, elle t'a percé. une fois, elle t'a eu. mais, ça n'excuse pas qu'elle se permette autant de familiarité avec toi. tu conclues avec un soupire, délestant ton épaule de ton sac à barda pour reprendre le fil de tes observations aussi indifféremment que possible. pratiquement tout sauf ça… les bouts de verres, les fantaisies en confettis, les brisures de vie, que tu prends la peine d'attraper entre les doigts pour lui agiter sous le nez, fait exprès. t'es pas encore magicien. le plus gros, tu sauras, la mosaïque ,ça ne t'intéresse pas. trop de temps et pas assez d'envie. T'as dit à quelqu'un que tu venais là ? elle surprend toujours trixia, même là où on ne l'attend pas. surtout, quand on ne l'attend pas. tu hausses les épaules nonchalamment en t'appliquant à disséquer cet amas de débris pour reconstituer le puzzle de sa triste vie. t'as pas envie de lui répondre. surtout pas envie de lui parler. et puis, en quoi ça pourrait bien la concerner ? tu relèves les yeux, suspicieux, pas tout à fait convaincu du naturel de la question. pourquoi ? à qui ? tu lâcheras pas. t'as beau repasser mentalement toutes les possibilités, tu ne vois pas le moindre facteur commun. celui ou celle que ça pourrait intéresser. menacer ? irriter ? à moins qu'il y ait encore autre chose que tes oeillères t'ont empêchée de voir. t'as l'intention de me séquestrer ? faut pas que ça se sache ? que tu pouffes légèrement de rire en minaudant d'être effrayé. dans le fond, tu préfèrerais éviter. te savoir coincé avec elle serait probablement pire à vivre qu'un véritable cauchemar. mais, peut-être la surestimes-tu trop pour la penser capable d'avoir de telles idées. intérieurement tu te bidonnes en te motivant enfin à redonner un semblant d'allures à sa table, dans un premier temps. t'façon, qui pourrait en avoir quelque chose à foutre que j'vienne ici… souffle incertain qui s'évade dans l'air plus pour toi que pour elle. tu récupères quelques outils au fond de ton sac pour débuter ta besogne jusqu'à lui adresser un dernier regard plein de curiosité. sauf si t'as pas tout dit ? c'est sûr. certain. même si tu te plais à penser que souvent elle parle pour ne rien dire, t'es bien forcé d'admettre que c'est faux. il y a, quelque part sous la couche de non-dit, quelque chose qui la préoccupe bien plus que ce qu'elle veut bien laisser croire. quelque chose qui, tu l'espères, pourrait tourner à ton avantage. quelque que chose qui, tu le redoutes, serait un piège de plus pour lequel tu as pris de l'élan avant de plonger dedans.
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyDim 10 Sep - 18:21

Des yeux experts qui jugent jaugent et méjugent. Scanner Ryan, lui balancer du mépris par poignée du haut de son promontoire. Elle est mieux que lui. Elle a besoin de lui. C'est impossible à s'avouer, ça reste coincé là, sous un ego trop gros qui prend toute la place, qui transpire dans les sourires déplacés les remarques mal placées. Cracher sur Ryan c'est facile. Il a le verbe plus maladroit, il lui a donné des armes et elle le prie pas pour continuer à piquer encore et encore, pour voir jusqu'à quel point elle peut aller. Voir jusqu'où il peut avoir mal. Y'a pas de raison à ça, c'est presque thérapeutique, peut-être que si elle le blesse la douleur partira, peut-être qu'elle peut tout lui donner, le cœur crevé les névroses les insultes les chaînes qui lui tiennent les pieds. Elle s'en fout qu'il n'ai rien demandé. Elle n'avait rien demandé non plus. Et si la vie est une chienne qu'elle aille mordre les autres. Elle veut bien le mettre à terre Trix, elle veut bien s'essuyer les pieds sur son dos, c'est pas gentil tant pis, tant pis pour lui. On gagne rien à être gentil. On gagne moins qu'à envoyer les gens au tapis. Évidemment qu'elle ne peut pas se passer de lui Trixia. C'est elle qui l'a appelé. C'est pour ça qu'il est là. Pas parce qu'il tient à elle, pas parce qu'il veut lui demander comment elle va. Juste pour un argent qu'elle fait miroiter mais qu'elle n'a pas, pas pour lui en tout cas. Elle veut qu'il répare, même si il y est pour rien. Peut-être que si elle fait mal c'est qu'elle a si mal. Ces débris elle les porte dans le cœur, elle les porte sur la peau, mais si il les recolle peut-être que ça ressemblera à quelque chose, peut-être qu'elle ressemblera à quelque chose ? Elle contemple les éclats comme des petits bouts de sa vie et ça fait mal d'avoir mal. C'est rien, c'est rien. Rien qu'on puisse réparer avec de la colle même super forte, elle elle est super forte pour tout casser, mais pour une fois c'est pas sa faute et le désastre d'autres a un goût affreux. Elle regarde pas Ryan, hypnotisée par le morbide de vies qui s'entrechoquent comme un accident de bagnole. Quand elle le provoque ça sort naturellement, c'est même plus réfléchi, c'est plus pour s'empêcher de réfléchir. Alors « joue pas à ce jeu avec moi. » elle comprend pas puis elle réalise, que quand son palpitant s'est mis à tirailler elle a tiré pour pas être celle qui souffre. Comme un réflexe de survie, comme un élan de bête blessée. « Sinon quoi ? Tu vas casser ce qui reste ? » t'es en retard, Ryan. Y'a plus grand chose à piétiner. Elle persifle un peu vivement, serpent que seul son poison rend vivant. Sinon quoi ? Tu peux rien. La dernière fois c'est moi qui ai gagné et j'gagnerai encore et encore et encore. La seule issue pour qu'elle perde c'est la mort.
Il dit qu'il peut quelque chose le docteur souffre-douleur, pour « pratiquement tout sauf ça… », ça c'était quelque chose, c'était un peu elle, ça c'était en morceaux et trop, ça l'embête qu'il y pose les doigts. Avec humeur elle arrache la poussière des mains mauvaises, fait tourner le brisé entre ses paumes. Elle sait même plus à quoi ça ressemblait. Avant, quand c'était entier, qu'elle l'était. Elle y concentre sa hargne pour formuler doucereusement le plus important. Est-ce qu'il l'a prévenu ? Est-ce que Sam sait ? Est-ce qu'il a des doutes qui torturent et dévorent son esprit malade ? Est-ce qu'il va venir ? Ça fait longtemps qu'il ne vient plus. « pourquoi ? » Parce qu'elle peut pas faire sans. Elle répond pas, ça l'emmerde qu'il demande, oui non pas compliqué comme question. C'est seulement pour qu'elle soit fixée. Elle se détourne de lui pour aller se laisser tomber dans le fauteuil juste à côté, un des rares rescapés. « t'as l'intention de me séquestrer ? faut pas que ça se sache ? » Son humour lui chatouille la gorge pas de rire. Est-ce qu'il est con, ou bien il le fait exprès ? Ça l’agace d'être dans le doute, c'est elle qui sème les tempêtes pas lui. « Ouais. Je voulais demander une rançon mais au final c'est moi qui devrait payer pour me débarrasser de toi. » elle sourit pas, laisse aller sa tête contre le dossier et clôt les paupières. Elle est las voudrait dormir hélas Morphée s'en fou c'est pas pour améliorer son humeur. « t'façon, qui pourrait en avoir quelque chose à foutre que j'vienne ici… » Il est bien idiot. Au moins elle voit clair dans l'obscur. Les yeux qui se rouvrent deux fentes des meurtrières elle le transperce. Elle attend l'illumination, elle sait plus si elle veut qu'il comprenne quoi que ce soit mais ça l'agace de le voir aussi flou. « sauf si t'as pas tout dit ? » Elle comprend pas qu'il comprenne pas, elle a pas envie de mettre des mots là dessus qui crieront que sur ce coup là elle peut pas se passer de lui. Bien-sûr qu'elle a pas tout dit, ce qu'elle aime Trix c'est les mensonges et les non-dits. « Arrête de jouer au con. Ou joue les intelligents, j'sais pas. » elle en demande trop ? Elle en demande trop. A croire que la connerie est de mise chez les crânes rasés, comme si l'intelligence était contenue dans les cheveux tombés. « Ça fait un moment que j'ai pas vu Samih. » elle laisse tomber ça comme un indice, ça clignote rouge pourtant pas impossible qu'il ne saisisse, il semble limité mais pas tant que sa patience. « J'me demandais si toi tu l'avais vu. C'est tout. » c'est tout comme si c'était rien, alors qu'elle a besoin de savoir. Qu'elle a besoin que Samih sache. Elle sait qu'ils se détestent mais y'a pas besoin d'amour pour formuler des mots, pas plus que de désamour pour donner la mort. Où est Sam que fait Sam est-ce que Sam le hait toujours plus qu'elle. Elle le regarde plus, elle regarde loin dedans, là où l’orgueil crie que parler c'est faiblesse, que quand elle parle on la blesse. Elle veut pas ployer devant Ryan. Elle aurait préféré qu'il soit plus intelligent. Ou plus stupide, c'est selon. « Ça va te prendre longtemps ? » une question pour ensevelir les idées à la con, pour pas lui donner le temps de la réflexion. Si elle l'autorise à réfléchir il va se croire libre de réagir et ce sera forcément pas bon.
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyDim 10 Sep - 22:38

c'est navrant comme joute. entre le sauvage de vos âmes qui hurlent de vouloir s'étriper sans même prendre la peine de le dissimuler. entre cette fausse sérénité qui vous maintient pour rappeler qu'avant tout, vous vous devez d'être des êtres civilisés. c'est navrant. à l'état sauvage, fauves sans pitié vous auriez été. à l'état sauvage, entre les griffes et les crocs, ça ferait déjà longtemps que l'affaire serait pliée. t'aimerais prétendre être le vainqueur. t'aimerais avoir la certitude qu'au milieu de n'importe quelle réalité ça serait toi le premier à porter le coup fatal au coeur. t'es con, ryan. ici, maintenant ou au coeur d'une quelconque dimension parallèle, t'en serais toujours aussi incapable. trop de pitié ou peut-être pas assez de fermeté. jamais tu ne pourrais y arriver. il n'y a rien qui ne saurait surpasser sa féroce détermination. elle a l'instinct de survie colossalement imperturbable quand le tien n'a trouvé de talent que dans le renoncement. sa force à elle, c'est d'encaisser suffisamment jusqu'à pouvoir de nouveau tout rendre à la hauteur de toute la souffrance qu'elle a pu endurer. coup par coup. ta force à toi, ce n'est que d'asséner aveuglement, sans jamais te lasser, sans jamais rien avoir à supporter. ou trop peu. elle s'est forgée cette défense invulnérable en acier de vie. en acier de douleur. en acier de malheur. et tout ça, tu ne l'ignores que trop bien. tout ça, tu n'en connais rien. tes armes de rage, tes armes de folie n'y changeront rien. contre elle, tu ne pourras jamais rien. autant tu frapperas, plus elle te rendra. hélas, jamais en coups. non, seulement en mots. des mots lourds qui pèsent en dedans. des mots sourds qui feront toujours plus mal qu'un vulgaire coup de dents. si ta chair s'est faite carapace au fil des ans, insensibilisée par la cruauté, les mots eux, ont toujours été capables de la surpasser. volontairement mauvais ou seulement connement balancés, ils ricochent toujours contre ton palpitant détraqué pour finir de le démonter. toujours ils se frayent un chemin entre la force et la volonté, entre tous ces faux semblants d'insensibilité. parce que si tu éprouves rarement, tu ressens bel et bien, pourtant. ça t'écorche sous la peau. ça te bouscule tout là-haut. ça t'achève tout au fond. toujours, tout le temps, même quand tu fais semblant. non, t'es pas si con, ryan. c'est juste plus simple de le prouver que de démontrer le contraire. c'est toujours plus difficile de vouloir le protéger que de tout foutre en l'air. Sinon quoi ? Tu vas casser ce qui reste ? le reste. le reste c'est si peu. trop peu. bien trop peu pour tes envies d'immensité à engouffrer. d'immensité à balayer. peut-être que c'est bien ça le problème avec elle. ici et dedans, tout est déjà mort. tout est déjà inexistant. peut-être bien que c'est pour ça que jamais tu n'y arriveras. elle est pire que toi. il n'y a plus rien à casser, plus rien à briser. la seule issue possible, resterait encore de l'étouffer. mais, de cette mort, ça serait surtout la libérer. ce n'est pas être raisonnable que de l'éviter. ce n'est pas être humain que de l'épargner. c'est de l'égoïsme désavoué qui se console de ne pas songer à avoir cette pitié. qui se console et se congratule dans l'esquisse d'un sourire un peu trop triomphant. ce sera dur de ne jamais y succomber mais, ce serait encore plus dur de savoir que tu l'as fait. pas de pitié pour les mourants. pas plus que tu n'en as pour les fêlures qu'elle a dévoilées. ce kaléidoscope de débris qui font miroiter dans leurs reflets les larmes de sa douleur qu'elle ne te laissera jamais voir. cette douleur qui se fait harpie en arrachant de tes doigts l'offense que tu prenais trop plaisir à agiter. touchée. c'est encore plus grisant de voir comment si peu arrive à la chambouler. toujours plus qu'une réelle méchanceté non dissimulée. au milieu du raccommodage hasardeux, t'imprimes l'utilité d'évoluer ta tactique. plus fourbe. plus sournoise. à l'image stricte de la sienne. copie conforme qui parviendrait peut-être à annuler ce coup d'avance qu'elle a toujours sur toi. ou pas. encore faudrait-il que tu prennes la peine d'essayer. encore faudrait-il qu'elle te laisse la chance d'y arriver. c'est qu'elle oscille souvent entre les extrêmes, trop rapidement. distante et désintéressée, soudainement elle laisse s'échapper une pointe de curiosité. une question faussement innocente à laquelle tu redoutes de répondre sans saisir l'intérêt réel qu'elle précède. Ouais. Je voulais demander une rançon mais au final c'est moi qui devrait payer pour me débarrasser de toi. c'était donné. lamentablement réclamé. t'encaisses sagement, le nez pincé. intérieurement, tu te flagelles de toujours lui tendre facilement le bâton avec lequel elle prend trop plaisir à te tabasser. sans la moindre hésitation. peut-être bien que t'aimes ça dans le fond. à force, c'en est même certain. je te retourne le compliment. puisque les menaces sont inutiles, les menaces n'y changeront jamais rien, tu rassembles ton courage pour te rhabiller avec un semblant de répartie plus domptée qu'à l'accoutumée. ça donne toujours l'air plus intelligent. ça donne quelques fois l'impression que tu n'es pas exclusivement coulé d'absurdité en fusion et d'une rage de plomb. elle donne l'air de ne plus vraiment y prêter attention de toute façon. ses paupières closes, sa carcasse abandonnée au fond de son trône de glace, peut-être bien qu'elle s'essaye à la capitulation. trêve éphémère dont tu profites pour t’activer juste le temps de trouver comment relancer les hostilités. ce n’est pas que sa verbe puisse manquer. ce n’est pas non plus que le pourquoi qui puisse réellement t’intéresser. mais, il a quelque chose dans sa question qui a pris trop de plaisir à venir piquer ta curiosité. tout l’art maintenant, c’est de savoir découvrir le vrai en prêchant le faux. c’est d’assumer de savoir être con exactement quand il le faut. Arrête de jouer au con. Ou joue les intelligents, j'sais pas. bingo. tu mouftes pas, étouffant avec agilité toute fierté pour faussement jouer les vexés. recroquevillé sur ta tâche à accomplir, tu t’exécutes machinalement pour jongler entre ta facilité à reconstruire le disloqué et démêler les énigmes imprononcées. Ça fait un moment que j'ai pas vu Samih… J'me demandais si toi tu l'avais vu. C'est tout. samih. la contenance fait un loupé et les outils se mettent à déraper. sous le coup de cette affreuse vérité, un de tes doigts manque d’être épargné. un juron se boulonne dans ta gorge quand ton encéphale s’accroche à ces deux syllabes trop agressives à entendre. samih. comment oublier que sans lui, tu ne serais probablement pas ici ? c’est à cause de lui qu’aujourd’hui elle s’est faite ce boulet que tu te retrouves condamné à traîner. c’est à cause de lui, qu’aujourd’hui, tu es piégé. Ça va te prendre longtemps ? incapable de serrer les dents plus longtemps, tu renonces le temps d'un instant à cette fausse amabilité. si t’apprenais à la fermer, je suppose que non. c’est plus comparable à un aboiement inintelligible plus qu’à la réplique cinglante que tu voulais véritablement laisser entendre. t’es plus préoccupé par le feu irradiant de ta main que par une quelconque volonté de faire le moindre effort. t'aimerais pouvoir balancer tout ça, comme ça. sans le moindre remords. t'avais pas envie d'être là et tout ça, ça te rappelle exactement pourquoi. pardon. ça quitte difficilement ta bouche. grimacé, rejeté, mal toléré. c'est craché, mollardé, gerbé. t'es forcé de t'excuser. forcé de te calmer. si samih elle a prononcé, elle n'a pas encore tout dit. et, ce n'est pas à coup de ta gueule que tu pourrais l'y aiderr. tu soupires, agacé, te dandinant sur place avant de te remettre docilement à bosser. ça n'empêche que ça taraude ton esprit. c'est là qui brûle sous la peau. c'est là qui ricoche contre les nerfs. ça fait un moment que j'ai pas vu samih. comme toi. comme toi, sauf que toi, ça ne t'affecte pas. pas le moins du monde. c'est beaucoup mieux comme ça. en revanche, cette certitude à le don déclore chez elle une touche de mélancolie qui ne lui va pas au teint. serait-ce du soucis ? serait-ce de l'angoisse ? serait-ce encore du manque ? tu les as vu parler. comme ça, au détour d'un soir mais, trop loin pour pouvoir tout cerner. sur le chemin de leur rendez-vous, ils ont égrainés des indices mais, trop peu pour que tu puisses véritablement deviner ce qui les liait. juste assez pour consoler tes désirs de vengeance insatisfaits. mais, l'énigme viendrait donc à mourir dans cette confession. serait-ce de l'amour ? trop de poésie pour eux deux. non, c'est forcément plus compliqué que ça pour qu'elle ait tant de mal à se l'avouer. admettons que je l'ai vu… doucement, tu tisses les renforts de la toile en même temps que tu remets définitivement la table sur pied. tu veux savoir quoi au juste ? s'il m'a parlé de toi ? si tu lui manques ? tu prends le ton de la confidence. ce ton chaud, ce ton doux. celui qui charme pour mieux piéger. celui qui feint de vraiment s'en soucier. tu l'ignores, le dos tourné pour ne surtout pas l'offusquer mais, tu restes attentif à tout ce qui pourrait arriver. c'est une course contre-la-montre. un parcours du combattant duquel tu dois absolument revenir vivant. tu ne dois ni la brusquer, ni la vexer. si ça lui arrive de penser à toi ? s'il en a quelque chose à foutre de toi ? cette fois, tu te risques à la regarder. un semblant de compassion dans le fond des yeux, tu glisses doucement comme pour venir ramper jusqu'à ses genoux. pour lui donner l'illusion que c'est encore elle l'insoumise. vile serpent qui se prépare à piquer. peut-être que ce sera toi celui des deux qui se fera mordre en premier. peut-être bien que là non plus tu n'auras rien à y gagner. mais, tu prends le risque pour ne pas mourir trop con de ne pas avoir essayé. toujours dans l'hypothèse que ça soit le cas, entre nous, comme ça, je pensais que t'étais au-dessus de tout ça. ça pourrait être appuyé d'un certain mépris mais, tu n'en fais rien. non, tu baisses les yeux faussement désolé. désolé pour elle. désolé pour tout ça. intérieurement, surtout désolé de ne pas pouvoir affirmer qu'effectivement, il ne l'a jamais fait. tu gardes ça pour le deuxième round. celui-là demande un peu plus d'habileté. celui-là réclame surtout que tu sortes tes atouts. ceux qui font de toi le partisan. ceux qui font de toi l'allier et pas l'ennemi à terrasser. en fait, si c’est ça, t’es aussi prévisible que n’importe qui, c’est pitoyable et décevant. mais, tu l’es pas. hein trixia ? mais, toi et moi on sait que tu vaux mieux que ça, que lui, pas vrai ? l’iris perçante, tu relèves le nez jusqu’aux siennes en simulant une espèce de sincérité. feu ou glace, rien de ce que ton manège pourrait soulever ne t’épargnera. mais, dans tous les cas, tu devines déjà que l’ombre finira de se lever sur ces histoires qu’ils ont partagées. d’une possibilité à l’autre, elle sera forcée de se dévoiler. à moins que tu te sois trompé. à moins que prévisible, elle ne fût jamais.
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyMar 12 Sep - 1:44

Elle a la sérénité glaciale Trix, l'assurance des grands glaciers qui terrassent. Ces derniers temps pourtant elle doute de tout. De ce qu'elle dit, de ce qu'elle fait. Elle doute d'avoir demandé à Ryan de venir, se demande de quelle pulsion étrange il s'agissait. Elle doute d'avoir envie de se venger de Samih et elle doute du moment à choisir pour le tuer. Elle déteste ça, être en proie à des voix contradictoires, coincée entre deux voies dont elle ignore les gares. Elle maîtrise plus rien, elle veut tout maîtriser. C'est une vipère qui se prend pour un cobra, qui croit pouvoir balader des vies dans ses bras, placer des pions faire sauter des têtes. Ryan c'est qu'une marionnette. Elle tire sur le fil, incapable de savoir dans quelle direction elle veut l'amener. Elle se demande si ça peut rompre à forcer de tirer. Un fil derrière son cou, une corde autour du sien. Elle voit bien dans ses regards qu'il l'étoufferait volontiers comme elle le noie dans sa bile. C'est rien qu'un rideau qui le retient, une représentation candide, un pas ça dérape le metteur en scène tombe dans une trappe. Elle sait plus ce qui est dangereux. Guérit tout à coup de morphine, dis-moi mon corps pourquoi tu cries encore ? Elle sait pas soigner. Incapable de soulager les autres, elle se révèle aussi tristement désarmée quand il s'agit de se réparer. Elle plantes les aiguilles avec lesquelles elle peut pas se recoudre, si elle peut pas fermer ses plaies elle veut en voir chez les autres. Ryan c'est parce qu'il lui a donné les armes et qu'elle est trop faible pour affronter un affranchi qui saurait frapper en retour. Ryan c'est facile. Il a fait preuve de ses failles, démonstration d'un flanc blessé, c'est une charognarde Trix elle attend même pas qu'il soit tombé pour planter ses crocs. Elle voudra plus le lâcher, c'est pas un jeu seulement de la survie elle jouerait pas avec sa vie. Lui a joué. Il a perdu. Elle a jamais trop su quel jeu d'ailleurs, a pas saisi les règles on lui a tu les enjeux. Elle sait juste qu'il est venu la trouver et trouver Trix c'est jamais une bonne idée, on finit toujours par le regretter. C'est flagrant, il ne peut pas le dissimuler, elle a juste à lire les yeux de Ryan pour y trouver des lignes rageuses de regret. Peut-être qu'il avait des attentes d'elle, mais attendre une égoïste c'est attendre pour toujours, dans le dédale de son individualisme les requêtes sont perdues à jamais. Comme des bouteilles à la mer qu'elle daignera ouvrir seulement quand ce sera dans son intérêt. A celle de Ryan elle a répondu des mots d'haine s'est répandue en critiques hautaines. C'était un plaisir de le plier. Aujourd'hui les rôles s'inversent elle voudrait pas avoir à le supplier. Pour l'attirer ici c'était facile, pas besoin de mots doux ou de suppliques, juste à agiter un billet au bout d'un pic. Maintenant elle lâche le lest, elle sait pas trop si elle blesse, c'est surtout devenu un réflexe, écraser jusqu'à ne plus voir les restes et se persuader que c'est mieux comme ça. « je te retourne le compliment. » Il ferait mieux de lui retourner trois baffes, ses uppercuts auraient plus d'impact. Elle a déjà oublié l'hostilité de base, occupée à distiller le poison dans d'autres phrases. Si elle secoue Ryan, peut-être que ça lui décollera la boîte crânienne ? Ou bien sa virulence est vaine ? Elle a au moins le mérite de faire palpiter ses veines d'un semblant de contrôle auquel elle n'a plus le droit depuis des semaines.
Elle lui fait montre de son dessein, regrette, regrette de regretter. Elle cherche encore la direction à emprunter. Elle le connaît pas bien Ryan, elle sait pas sur quel pied danser, oscille entre deux fils, vacille, si facile à écrouler. Elle lui livre un spectacle contraire, s'accroche à ses mots croche-pieds pour pas s'effondrer. En réalité elle est perdue et c'est pas quelque chose qu'elle peut supporter. Toute vêtue de mensonges, elle est nue à dévoiler la vérité. Alors elle enchaîne, babille, futile, furieuse de le voir là et de l'avoir fait demander. « si t’apprenais à la fermer, je suppose que non. » Juste. Mais il n'est pas là pour être épargné. De toute façon elle n'a jamais su la fermer, se taire c'est garder à l'intérieur des démons, les mêmes qui la dévorèrent quand elle savait pas encore les lâcher sur les autres. Elle est pas assez forte pour ça. Ils exploseraient sa cage thoracique si elle les vomissait pas par litres d'acide citrique. Elle répond rien, étonnée. Une once de bonne foi réalise peut-être qu'elle l'a cherché. Dans le fond elle croit qu'elle préférerait le voir partir vite, presque persuadée qu'il ne peut rien lui apporter. « pardon. » Elle est encore plus surprise. Ego se saisit du coin de sa lèvre pour un sourire sardonique. Vraiment, il s'excuse ? Craint-il les conséquences ? Quelles pourraient être les conséquences ? C'est rien que beaucoup de verve sous un peu de peau Trix. Elle sait seulement comment blesser dans le dos. Sa plus grande faiblesse c'est de vivre pour les projecteurs des regards d'autrui, et craindre d'une certaine façon c'est estimer. Sur son trône imaginaire qui a des fausses allures de vieux fauteuil elle feint la patience à attendre que son bouffon lui livre ce qu'elle lui a demandé. De beaux contes de fées. Une jolie histoire dans laquelle Samih accourra dès qu'il saura que son antagoniste est là.
« admettons que je l'ai vu… » Les doigts qui courent sur l’accoudoir, la gorge un peu serrée pour pas laisser l'impatience s'évader. Y'a pas de place pour les si, tout ce qu'elle lui demande c'est un oui. Un oui qui lui dirait que non son idée n'était pas mauvaise, qu'il y a même moyen que la fin de cette épopée lui plaise. « tu veux savoir quoi au juste ? s'il m'a parlé de toi ? si tu lui manques ? » C'est le ton qui est doux ou c'est l'espérance qui l'est. Elle sait pas trop vraiment, perdue dans le coton ou dans le coltard à percevoir la faiblesse qu'il pourrait croire déceler. Elle est pas faible Trix. Pas du tout. Pas comme lui. Alors, dis-le, est-ce que je lui manque ? « si ça lui arrive de penser à toi ? » C'est trop. Ou pas assez. Elle veut pas que Sam pense à elle. Elle veut être son unique pensée. « Bien-sûr qu'il pense à moi ! » c'est feulé ses fêlures. Encore des mots de trop. Elle s'en moque. Elle peut pas laisser quiconque croire que Samih existe sans elle. Se laisser le croire. Y'a toute sa révulsion dans le regard qu'elle colle dans le sien. T'as pas le droit à des sous-entendus aussi pointus. Elle le voit s'approcher, qu'il s'approche trop d'une vérité qui lui déplaît il meurt. « toujours dans l'hypothèse que ça soit le cas, entre nous, comme ça, je pensais que t'étais au-dessus de tout ça. » Elle croyait aussi. Avant que ça n'arrive. L'ignorance. La crainte de devenir invisible à force d'être esquivée. Tout comme la crainte de rester morte après qu'il l'ait assassinée. « Je le suis. » comme s'il suffisait de le dire pour que ce soit vrai. Qui cherche-elle à convaincre ? Elle perd un peu sa certitude de vaincre. De les vaincre tous. Samih, Ryan, les autres. C'est peut-être trop. Elle est plus certaine d'encaisser.  
« en fait, si c’est ça, t’es aussi prévisible que n’importe qui, c’est pitoyable et décevant. » Reine de cœur qu'on pique. Ça s'emballe sur sa langue pour rappeler qui donne les coups. « Tu veux qu'on parle de ce qui est pitoyable Ryan ? T'es certain de vouloir revenir là-dessus, vraiment ? » mots lâchés comme des bombes dans le regard une lueur furibonde, à croire que Ryan a fait des dégâts chez l'ennemi. Trop simple d'appuyer là où l'on sait que ça va marcher. Elle se moque de triompher sans gloire, tant qu'il y a la gagne. « mais, toi et moi on sait que tu vaux mieux que ça, que lui, pas vrai ? » Elle flotte un moment, sans répondre. Peut-être bien que sur le coup elle est larguée. Peut-être bien que la flatterie glissée a un goût délicieux qu'elle claque sur son palais. L'orgueil qui pêche, c'est sa grande faiblesse. « Oui, je vaux mieux que lui. Et lui, il vaut mieux que toi. » finalement. C'est dit avec distance, toujours la malice à sauter sur terrain miné, complètement incapable de voir où ça va les mener. Il semblerait que Ryan a eu un regain d'intérêt. Elle soupire, de ses doigts vient écraser ses paupières comme si elle allait y voir plus clair. Elle sait vraiment plus à qui elle mène la guerre. « C'est lui qui a fait ça. » Iris las qui contemplent ce qui les dévaste. La liste des choses à sauver est vaste. Elle s'attarde sur la table remise sur pied. S'il faut lâcher quelques bribes de vérité pour pouvoir manier Ryan, le placer dans sa revanche, elle peut. « Je veux qu'il paye. »
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Ryan Ziegler
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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyMer 25 Oct - 11:57

il est vicieux ce duel. dangereux et cruel. il ne promet aucun véritable vainqueur mais, assure un perdant, assurément. il est salaud ce duel. tout en satires à se jouer uniquement dans la gymnastique des mots, des faux-semblants, des manipulations, des illusions, désillusions. à se jouer sur ce que chacun croit savoir, voir, percevoir quand en fait il n'en voit rien. quand en fait, il n'en soupçonne bien moins que rien. et toi, tu joues les équilibristes aveugles sur une corde raide qui pourrait décider de lâcher à tout moment. qu'elle pourrait décider de relâcher à tout instant. à mesure des pas les chances se font et se défont. parce qu'elle est là la triste vérité. c'est entre ses mains à elle que tout se tient. elle, elle risque que trop peu quand toi tu risques tout. il est sournois ce piège dans lequel elle t'a appelé. tellement que tu ne le vois pas qui lentement se referme autour de toi. derrière les sourires naïfs et la fierté qui croit encore pouvoir tout contrôler, tout décider. le compte à rebours a déjà commencé pendant que tu fonçais les yeux fermés. et, tu continus, ryan. tu plonges encore et encore, assuré d'être le seul omniscient à tout voir, tout savoir. pion sur l'échiquier qui se laisse docilement balader. abruti de singe qui ne voit ni n'écoute pendant qu'il parle sans jamais se faire entendre. parce que tu pourrais bien dire tout ce que tu veux, elle a la carapace trop dure à percer de la pointe de ton imbécilité. y'a des années de souffrance qui l'ont insensibilisée. y'a tout un tas de connards comme toi qui l'ont déjà suffisamment abimée avant toi pour qu'elle ne laisse plus ça arriver. y'a toute une couche de givre qui s'est formée sur la plaie de son palpitant déshumanisé. toi tu n'y changeras rien à tout ça. tu n'en frôleras même pas le pourquoi. ni à coup de haine, ni de violence. trixia elle est trop vide là où toi tu te consumes trop rageusement d'éprouver. tu n'as aucun moyen de la faire plier. pas en suivant le schéma habituel que tu pensais savamment bien rôdé. faut tout reprendre à zéro. lâcher prise, abandonner ses repères. avec trixia y'a rien de commun, rien d'attendu. aucun déjà-vu. y'a tout à revoir, tout à repenser, tout à recommencer. laisser derrière l'anticipation, arrêter de se bloquer sur des impressions. faut jouer carte sur table, laisser derrière soi l'envie de bluffer. elle en a déjà trop vu de toute façon. elle a déjà bien cerné le pauvre garçon. faut dévoiler l'inattendu. l'autre côté du masque insoupçonné. faut jouer sur la même pente glissante qu'elle et se prouver à soi-même qu'on a pas encore tout perdu. et, peut-être bien que même ça, ça servira à rien, que tous tes espoirs seront vains. mais, t'aimes ça luter. t'aimes ça, te heurter contre les murs pour constater que ça ne les a même pas fait bouger. t'aimes que ça soit pas si évident, que tout se passe pas aussi simplement. peut-être même que c'est pour ça que tu t'es retrouvé là aujourd'hui. en y repensant y'a pas d'autres explications. t'adores galéjer et trixia prend bien trop plaisir à participer. t'aimes avoir mal et trixia prend bien trop de plaisir à te torturer. c'est pour ça que tu restes et que tu t'obstines. c'est pour ça que t'insistes pour trouver la faille au milieu de ses pics bien pensés. t'aurais pas dû venir et tu devrais pas rester. y'a rien qui te retient, au contraire tout qui, jusqu'à la sortie, pourrait te pousser. sauf le troisième protagoniste qu'on attendait plus. la question qui tue, pue le traquenard à plein nez. t'en aurais bien ri si tout ne se tenait pas là, au bout de ces désaveux maladroitement échappés. c'est la chance inespérée. la brèche dans son armure impénétrable. trixia n'avoue jamais ce qui l'affecte, ce serait supposer qu'elle éprouve. éprouver c'est trop vile pour une reine de glace. alors au mieux, elle le laisse se deviner dans la naïveté d'une question qu'elle aurait mieux fait de garder précieusement enfermée. t'aurais pu faire comme de rien, courber le dos et oublier. ne donner ni d'importance à ses pensées fiévreuses d'obtenir des réponses, ni à samih. t'aurais pu mais, au lieu de ça tu recommences à t'acharner. parce que cette fois c'est différent. parce que sans le savoir elle s'est elle-même livrée. parce qu'il suffit de peu pour que tu puisses enfin mettre le doigt dessus. Bien-sûr qu'il pense à moi ! l'offusquée se découvre. le secret se dévoile. plus brut que tu ne l'avais imaginé. ça ne glisse pas dans l'air, ça l'étouffe, ça le frappe, ça l'écrase. mais, t'en dis rien ryan, t'en jubiles même pas parce que tu la tiens. elle est prise sur le vif sans avoir la moindre chance de s'en réchapper. Je le suis. il y a tellement de conviction derrière tout ça que le doute vibre dans sa voix. il se dévoile enfin en emportant avec lui le mythe de la parfaite insensibilité. c'est pour ça qu'elle blesse trixia, pour ne rien montrer. elle détourne ses propres douleurs en jonglant avec celles des autres. elle écorche les coeurs pour qu'on en oublie les battements agonisant du sien. parce que c'est surement plus facile de bousculer les maux des autres quand on ne trouve plus le courage d'assumer les siens. Tu veux qu'on parle de ce qui est pitoyable Ryan ? T'es certain de vouloir revenir là-dessus, vraiment ? ta langue claque pour taire l'évidence de son contrecoup. t'es pitoyable, oui mais, ce n'est plus de toi qu'il s'agit. qu'elle crache sur ton propre forfait, ça n'a plus d'importance. la seule chose qui t'intéresse c'est la furie qui irradie dans son regard, c'est l'insolence de la percée à jour qui s'étouffe dans sa voix. finalement oui, elle est prévisible. finalement non, elle n'a rien de plus que les autres. pauvre créature lamentablement accrochée à ce misérable espoir. cliché parmi tant d'autres de la belle tombée dans les filets de la bête. elle est humaine finalement, le myocarde esquinté d'avoir trop battu dans le vide probablement. Oui, je vaux mieux que lui. Et lui, il vaut mieux que toi. cette fois ça ricoche contre ta vexation. tu peux bien tenter ce que tu ne veux pour rien en écouter mais, c'est bel et bien là qui s'insinue comme un poison vitriolé. qui donc essayes-tu de convaincre ? elle sait déjà que trop bien ce qui t'atteint, ce qui te fait mettre genoux à terre, ce qui te fait renoncer. c'est con, ryan. pitoyable d'avoir à ce point besoin de l'opinion des autres pour se rassurer, pour exister. si tu le dis… loin d'être convaincu, c'est seulement l'humiliation qui te pousse à abandonner, à tout délaisser. pourtant, ce n'était pas vain pour mettre à nu l'histoire de chacun. tu vois. tu comprends. peut-être bien qu'inconsciemment tu le sais déjà mais ça, trixia le refuse. avec virulence elle te repousse du bout de ses mots couteaux pour pouvoir refermer sa boîte de pandore d'un coup, d'un seul en y coinçant tes doigts trop curieux. tu n'as plus qu'à ramasser ta fierté en lambeaux pour retourner jouer les serviteurs de madame dont le soupire las semble pointer l'ennui. t'auras au moins eu la satisfaction de troubler sa patience. C'est lui qui a fait ça. qu'elle relance lorsque tu te détournes pour prendre à charge une nouvelle victime de sa guerre. peut-être qu'en ressuscitant la lampe tu parviendrais à remettre ta propre chance en lumière. c'est lui. ça n'a rien d'étonnant quand on y pense. c'est qu'il est nerveux l'animal, autant que toi mais, à quoi bon l'en blâmer quand il s'agit de trixia ? une chance pour elle qu'il y ait eu d'autres choses sur lesquelles passer ses nerfs. elle aurait pu souffrir bien plus et ça n'en aurait été que plus amusant. de la compassion ? pas la moindre. culot monstrueux, tu esquisses même en secret un malheureux rictus satisfait. peut-être bien qu'elle le méritait pas, dans le fond. peut-être qu'il a été trop loin. mais, pour toutes les fois où elle s'est pensée au-dessus de tout, invulnérable et sans pitié, elle l'a cent fois mérité. Je veux qu'il paye. ça revient tout d'un coup. ça s'échappe à nouveau. cette fois c'est plus clair. cette fois c'est évident. elle a dû sacrément l'aimer pour le hainer à ce point aujourd'hui. pas que t'y connaisses grand chose sur le sujet mais, tu l'as déjà vu tracer son sillon empoisonné chez d'autres et elle, ne fait pas exception. il n'y a qu'un foutu pas qui les séparent et trixia se retrouve coincée entre les deux. s'il en était autrement, s'il n'y avait plus la moindre espèce de sentiment, ça ferait longtemps qu'elle aurait renoncé au lieu de se borner à tout réduire en miettes. t'as même pas envie de comprendre pourquoi, de savoir comment. elle et lui n'ont plus qu'à se partager des tourments et c'est tant mieux comme ça. tiens… t'en redemandes en plus. l'esquisse hasardeuse se mue en rire un peu plus franc. c'était là sous tes yeux, depuis le début. croyant que l'instinct s'était trompé, en fait il avait tout flairé. y'a qu'au nom de l'amour qu'il est possible d'agir aussi stupidement. et juste comme ça, par curiosité, tu comptes t'y prendre comment ? vu qu'apparemment tu fais difficilement le poids… il y a ce regard soupçonneux qui se relève vers le sien. la curiosité qui revient au galop. il y a quelque chose de pas net dans son histoire. un détail qui se laisse pas voir. l'obstination surtout, qui sait pas comment se justifier. pourquoi s'acharner quand on voit le désastre que ça peut provoquer ? c'est à se demander si elle vaut vraiment mieux que ça quand la vengeance lui torture encore la pensée. si tu m'appelles encore pour recoller les morceaux, je pourrais plus rien pour toi cette fois. c'est dit loin de toute légèreté, le sourire absent, le regard méfiant. plus une menace qu'une évidence. t'es pas le garant de sa bêtise, tout ça, ça ne te concerne même plus. même pas. t'y as pas ta place et jamais tu ne la réclameras. normalement, c'est toi le déraisonné dont la hargne n'a de cesse de tout briser. réparer, c'est l'imbécile idée qui voudrait se racheter une âme avant d'être damné.

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MessageSujet: Re: fucking joke (trixia)   fucking joke (trixia) EmptyMar 30 Jan - 1:36

Cette pièce qu'ils déroulent c'est la mascarade de deux solitudes qui se croisent, qui cherchent à s'écraser. Elle n'a pas d'ami, Trix. Pas de soutien à appeler. Quand les remparts ont pété y'avait pas de renforts et pas de réconfort, personne pour lui prendre la main, pour tenir crachoir et mouchoirs laisser le sang s'épancher. Elle est seule dans ses luttes. Les ennemis de ses ennemis pour seuls alliés. C'est ce à quoi elle songeait, en appelant Ryan. Il hait Sam, comme elle, tout pareil. Quand elle voit les regards sauvages qu'il lui jette, un doute vient l'effleurer. S'il la déteste plus que Sam, tout est voué à échouer. Elle est incapable de retenir ses coups pour autant. Parce qu'elle ne sait plus s'exprimer autrement, parce qu'elle ne veut pas essayer. Parce qu'elle se dit qu'il le mérite Ryan, que ce n'est qu'un raté, pas assez véloce trop peu de mordant, il encaisse mal et ne rend rien. Une cible facile. Un sac de frappe docile qui essuie des coups qu'elle destine à d'autres qui ne se laissent pas atteindre aussi facilement. C'est dégueulasse sans doute, elle se prend pour ce qu'elle n'est pas, dans le fond elle se dit que c'est le karma, que la roue l'a broyée qu'elle a plus qu'à perpétuer le mouvement. Elle mord à s'en péter les dents, elle n'est pas assez forte pour faire autrement, la mécanique violente les emportera tous et elle le tirera vers le bas pour plus être seule dans les abysses. Elle s'est faite sirène à lui faire miroiter un argent qu'elle ne possède pas et il n'y a même pas de cajoleries dans son chant. Piètre ensorceleuse. Le cœur les pensées noyées dans des eaux profondes, rien de clair dans ses intentions, elle s'égare, se demande où elle partait. A la guerre, probablement. Plutôt contre Ryan que contre ses démons de rancœurs et de peines. Il ne l'effraie pas tant.
Elle est surprise par la réplique et c'est là tout son tort, elle l'a enterré trop tôt, prête à cracher sur le corps, surprise il bouge encore. Elle n'a pas ce sens de l'honneur Trix. Elle se moque bien d'arracher une victoire facile. Tant qu'elle est celle debout à la fin de la partie, le déroulement de coups bas n'a que peu d'importance. Pour ça que l'amertume lui monte aux lèvres, qu'elle a la réplique un peu vive, l'action irréfléchie. Bien sûr qu'il pense à moi, tu dis n'importe quoi comment peux-tu. Grotesque, la femme de Mensonge qui garde la vérité des autres en travers de la gorge. Qu'on lui mente comme elle ment, qu'on la contente. C'est l'ordre qu'elle a donné et qu'il en soit ainsi. Elle rafale à nouveau, s'acharne comme s'il était responsable de tous ses maux. Rien de plus qu'un dommage collatéral et lui n'a pas la permission de l'endommager. « si tu le dis… » Ça la soulagerait presque, l'idée qu'il accepte ses mots furieux comme un chien des caresses. Elle se renfonce dans le fauteuil et dans son orgueil. Elle ferait sûrement mieux de se méfier Trixia, il a comme une lueur dans l’œil, pour peu il se relève et les rôles s'inversent. Si elle savait douter d'elle elle n'en serait pas là.
Elle lui dit. Lâché comme une bombe, sans réflexion, sans idée de l'effet. Elle lui dit presque pour le dire, parce qu'à tout le monde elle l'a caché, unique porteuse de sa croix du secret. Elle lui dit « c'est lui » c'est bizarre à dire, ça sonne presque aussi faux que tous les mensonges qu'elle a pu inventer. C'est lui, il va payer. Qui est-ce qu'elle essaye de persuader ? Perdue dans ses délires de revanche qui ne masquent pas la peine. A en parler son cœur se choppe un point de côté. « tiens… t'en redemandes en plus. » Elle aurait presque oublié à qui elle parlait. Arrachée à sa torpeur par l'aigreur du croassement-rire. Elle croise les bras pour protégé le rien malmené qui siège dans sa poitrine. C'est bien peu de choses, l'acidité de Ryan, contre la sensation d'être ravagée en dedans. « Tu sais ce que c'est. Tu serais pas là si t'en redemandais pas. » elle observe. A moins que sa fierté ne se vende pour quelques dollars. Il y a bien quelque chose qui à poussé Ryan à passer le pas de sa porte, et elle espère que ce quelque chose le fera marcher dans ses pas. « et juste comme ça, par curiosité, tu comptes t'y prendre comment ? vu qu'apparemment tu fais difficilement le poids… » elle peut pas Trix dérouiller à coups de pieds de poings. Elle n'est pas de taille, pas à sa place dans ce genre de batailles. Ne lui restent que les coups bas. Les pernicieuses entailles au talon d'Achille qui laissent tout autant l'ennemi gisant dans le sang. Le problème, c'est qu'elle ne sait plus comment atteindre Sam. Parce qu'elle ne sait plus Sam du tout. Silence sans résignation, dépourvu de résilience, elle la veut sa punition. Elle brûlera avec lui si c'est le seul moyen pour qu'il calcine en enfer. « Tu pourras lui dire ? » regard inquisiteur, en venir au fait, mêler leurs rancœurs. « La prochaine fois que tu le vois. Raconte lui. Ce que tu veux, n'importe quoi, que t'es venu chez moi, ce qui te plaira. » c'est pas grand chose, Ryan. Tu peux faire ça pour l'adorable Trix. « C'est bien ce que tu voulais la dernière fois non ? Alors vas-y. » elle ne sait même pas ce qui motivait le crâne rasé dans sa vengeance mal ficelée, dans sa pathétique requête. Elle n'est pas certaine que la sienne soit mieux, c'est néanmoins tout ce qu'elle a trouvé, elle n'a pas encore eu le temps de se remettre, d'y penser, ou bien de se rendre à l'évidence qu'elle ne pourra jamais le détruire de la façon dont il l'a fait. « si tu m'appelles encore pour recoller les morceaux, je pourrais plus rien pour toi cette fois. » T'es pas indispensable, ça lui brûle les lèvres qu'elle mord pour pas lui cracher. Elle hausse les épaules. « C'est ton taf non ? » c'est même pas l'ombre d'un soutien bénévole, Ryan. Il est là par appât du gain, elle l'a fait venir pour servir d'appât de sa gagne. Quasi donnant-donnant. « De toute façon, faudra bien que tu reviennes. Là j'ai rien à te filer. » C'est dit sans y toucher, touché au porte-monnaie. Pas de thunes, tout passe dans les tubes de morphine qui garantissent que ça va mieux. Ça lui apprendra le dévouement pour son prochain, à Ryan. Rien qu'une leçon en échange de sa table remise d'aplomb.
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