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 money money. (jotto)

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Sauf une fois au chalet

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MessageSujet: money money. (jotto)   Mar 22 Aoû 2017 - 11:21

Y a cette foutue pub pour le fromage Arla qui tourne en boucle dans ma tête depuis une dizaine de minutes. Avec le rire débile du dragon, qui revient encore et encore, comme un vieux disque rayé et qui m'assourdis, m'empêchant de prendre contact avec la réalité. Cette réalité dégueulasse, faites de murs gris délavés, de blouses blanches qui vont et viennent et de gens malades qui trainent des pieds devant l'entrée de l'hôpital. Je suis bloqué devant, depuis.. depuis combien de temps ? Bordel, je ne sais même pas. J'ai perdu le fil des minutes. Des heures ? Je sais juste que je n'arrive plus à avancer, incapable de mettre un pied sur la première marche et de m'élancer. Comme si un mur invisible se dressait devant moi et me barrait le passage. Eanna est là, à l'intérieur, dans je ne sais quel état. Peut-être qu'elle est morte ? Je n'en sais rien. C'est peut-être mieux que je ne le sache pas. Que je ne la vois pas. Que j'aille simplement m'enterrer dans un cocon voilé de noir, qui me coupe de la vérité. Qui me coupe de ma culpabilité. Cette culpabilité que je n'arrive même pas à ressentir finalement. Parce que je n'ai rien à me reprocher. J'ai fait ce que j'avais à faire. Tout est de sa faute à elle. Fin de l'histoire. J'inspire, expire et finis par faire demi-tour, m'éloignant rapidement de cet endroit maudit. Cet endroit qui voudrait me faire croire que je suis quelqu'un de mauvais, que j'ai fait quelque chose de mal. Tous des menteurs, tous ligués contre moi. L'univers qui tourne à l'envers juste pour essayer de me faire croire que j'ai merdé. Mais c'est faux. J'ai assuré, j'ai fait mon devoir, aussi difficile est-il. Un jour, Eanna me remerciera. Un jour, ils me remercieront tous. Je grimpe dans ma voiture, mets le contact ; mais une fois mes deux mains sur le volant, rien ne se passe. Je bloque à nouveau. Je ferme les yeux, me mords la lèvre inférieur et finis par venir cogner violemment le volant à trois reprises. Merde. Je passe mes doigts tremblants de nervosité sur mon crâne, faut que je me calme. Faut, que, je, me, calme. Je me concentre sur ma respiration, essaye de maitriser l'agitation qui crépite sous ma peau. Ce n'est pas le moment de céder à la panique, à la folie. Mais une part de moi sait que je ne peux pas me résoudre à rentrer au loft. C'est comme se jeter dans la gueule du loup. Alors je sors de la voiture, claque la portière avec une brutale maladresse et je m'éloigne à pieds ; sans trop savoir où je vais. J'erre comme ça pendant une vingtaine de minutes, avant de me résigner. Je ne rentrerais pas dormir ce soir. C'est trop risqué. Et peut-être aussi que je n'ai pas envie d'entendre les mensonges de Samih, toutes les remontrances qu'il va me faire. Comme s'il était mon père et moi un gosse qui a mal agit. C'est lui le dingue qui entend des voix et fait n'importe quoi, pas moi. Alors ta gueule Samih, putain, ferme ta grande gueule. Et là, je cherche dans mon répertoire un ami chez qui je pourrais disparaitre quelques temps. Et après avoir fait trois fois le tour, la triste réalité me saute à la gorge. A part les kids, je n'ai personne. Et ça me fout la trouille subitement. Un truc terrible, qui broie tous mes organes et me compresse le palpitant. Si je les perds, je suis tout seul. Retour à la case départ. Je m'arrête une seconde et passe une main sur mon visage, pour m'empêcher de dérailler et de céder à quelques émotions fragiles. Allez, c'est rien JJ, ça va s'arranger, c'est juste pour une nuit. Les deux seules autres personnes à qui je pourrais demander, ce sont Anca et Otto. Mais Anca, impossible d'aller vivre chez elle quelques temps ; beaucoup, beaucoup, trop risqué. Et Otto ? Putain, je foutrais pas les pieds dans son bordel à pédés. Rien à foutre, je vais me démerder. Je n'ai besoin de personne. Je tourne en rond dans la ville pendant un petit moment encore, avant de me retrouver devant un motel dans Historic District. Le truc a l'air pas trop cher, alors je tente. Je rentre et m'avance à l'accueil. — Une chambre pour une personne, une nuit. La gonzesse me sourit, mais rien à foutre ; elle est moche. Et vieille en plus. — Ça vous fera 48$. Je ris nerveusement. Et je les trouve où moi ces putains de 48$ ?! Je dois avoir 10 balles à tout casser dans le fond de mes poches - et encore. — Va t'faire foutre grosse truie d'capitaliste. Je vois ses yeux qui s'arrondissent d'étonnement, peut-être même d'indignation. Rien à foutre. Je ressors de là en claquant contre les portes et en beuglant quelques saloperies sur la déco du motel. J'y foutrais bien le feu putain.  Mais une fois dehors, faut que je me rende à l'évidence : je ne peux pas me débrouiller tout seul. J'hésite quelques secondes, tapote nerveusement le sol de mon pied et triture mon téléphone un moment, avant de finalement envoyer un sms à Otto. Qu'il rapplique, et vite. J'attends ce qui me semble être une éternité avant de finalement le voir enfin se pointer. Je m'approche de lui en gesticulant. — Putain, on a pas la même notion de "MAINTENANT" j'crois ! L'accueil façon JJ, spécialité de la maison réservée aux VIP. Et dans ma tête, tous les souvenirs de notre dernière entrevue se font péter la gueule par mon déni et enterrer bien profondément, histoire de ne surtout pas ressurgir. Ne pas me déstabiliser. Et j'agis comme si de rien était, comme si la dernière fois n'avait finalement jamais existé. Elle n'a jamais existé, point final. Pourtant, le reste de traces sur le cou d'Otto me suggère le contraire. Rien à foutre, je mets mes œillères et j'oublie tout ça. — Bon, je t'explique le truc. Tu rentres dans le motel et tu vas réserver une chambre pour une personne pour une.. deux nuits. Tant qu'à faire, si c'est pas moi qui paie hein. — Moi j'attends dehors, demande pas pourquoi. Puis, dans des gestes négligés, je sors une clope et mon briquet et viens me l'allumer, me désintéressant de lui pendant quelques secondes. Mais rapidement, alors qu'il n'a pas l'air de vouloir obtempérer, je deviens pressant. Je lui indique la porte d'entrée du motel dans un geste sec et autoritaire et je gueule. — Allez putain, fais pas ta pince et j'suis pressé merde ! J'suis sûr qu'il vend son cul à d'autres pédés et qu'il doit être blindé de thunes cet enfoiré. Il peut bien faire profiter un peu les potes, non ?
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Mar 5 Sep 2017 - 16:15

Il était bien Otto à la base, à s'occuper de ses affaires. Il était bien à juste traîner dans sa chambre, dans sa vraie chambre pour le coup, chez ses parents à fouiller ses affaires et à se demander si, peut être oui, il ne serait pas temps pour lui de se ranger ? D'arrêter toutes ces conneries et de commencer à assumer un peu ce qu'il était réellement. Arrêter de faire le gosse quoi... mais il s'était créé une telle carapace, un tel univers imaginaire que c'était difficile de tout lâcher comme ça, du jour au lendemain, tout comme il était difficile de pardonner à ce monde qui lui donnait toujours envie de se révolter... il tentait de réfléchir, de voir ce qui était le mieux pour lui, pour ceux à qui il tenait à présent et surtout si il ne pouvait pas trouver un compromis, un juste milieu. Mais il n'eut pas réellement le plaisir de se plonger totalement dans ce genre de réflexion, il n'eut pas cette journée calme qu'il espérait car bien vite son téléphone se mit à vibrer, annonçant un sms. Pendant un instant son visage s'illumina... mais quand il se rendit compte que ce n'était absolument pas la personne qu'il espérait, son visage s'assombrit.

JJ ? Que pouvait bien lui vouloir JJ après leur dernière fois ? Il l'avait fait venir, l'avait insulté, frappé, manqué de le défenestrer avant de le jeter dehors comme un putain de malpropre... Il lui avait ouvert son cœur Otto, son cœur tordu et l'autre lui avait craché dessus... l'envie de le laisser dans la merde lui traversa l'esprit... mais il savait qu'il en serait incapable... putain de connard ! Otto soupira alors, vérifiant sa tenue qui n'avait pour le coup rien de bien extravagante, un pantalon noir serré et un débardeur blanc, se disant qu'au moins il n'aurait pas à se changer pour ne pas le provoquer. Il en était arrivé là Otto ? À aller jusqu'à se demander si il était présentable pour JJ ? Il jura pour lui même en se rendant compte à quel point ce mec avait réussit à l'asservir... Enfin bref... que pouvait-il bien y faire pour le moment ? Il enfila alors ses chaussures avant de quitter sa baraque, sans sa fameuse ceinture, direction l'adresse que JJ lui avait donné. D'ailleurs c'était quoi cette adresse ? Un motel ? Mais qu'est-ce qu'il foutait dans un motel ? Otto ne se faisait pas la moindre illusion en vrai, il se doutait bien que derrière ce message il n'y avait rien d'autre qu'un « Va me chercher ma bouffe ! » ou « Paye moi ma chambre ! » ou « Rembourse les dégâts que j'ai provoqué ! ». Otto était son larbin, son putain de compte en banque tout juste bon à à lui allonger du fric, jouer le singe savant pour l'amuser ou le punching ball pour le défouler... pourquoi il acceptait ça Otto ? Si seulement il en avait la moindre idée...

Enfin bref ! Il se rendit donc au dit motel, ceci au pas de course sans même s'en rendre compte, tout ça pour tomber sur un JJ, la mine renfrognée qui, en guise de bonjour, l'engueula juste sur le temps interminable qu'il avait prit « J'habite loin et j'ai pas de caisse... j'aurais aussi bien pu ne pas venir, donc arrête de te plaindre ! » Il ne comptait toujours pas s'écraser si facilement Otto. Enfin... il était déjà entièrement sous son contrôle mais il ne comptait absolument pas fermé sa gueule en plus de cela. Du reste, JJ lui expliqua la raison de sa présence... Otto avait limite envie de lâcher un « bingo » en voyant qu'il ne s'était vraiment pas trompé sur ses attentions. Alors certes il n'avait pas dis directement que ce serait à lui de payer, qu'il devait juste réserver mais... soyons sérieux deux minutes ! Il savait très bien que dans la tête de JJ cela voulait dire la même chose. La seule chose qu'il ne comprenait pas c'était le pourquoi il préférait rester dehors et d'ailleurs il lâcha un « Pour... » avant de se stopper et grogner en se rappelant que ce dernier le lui avait interdit. Nouveau soupire, accompagné d'un « Pressé de quoi ? T'as envie de pisser ? Mais c'est bon calme toi, j'y vais, pas comme ci j'attendais de la reconnaissance ou quoi que ce soit... » et il s'engouffrait dans le motel, allant à la rencontre de la réceptionniste. Une chambre pour deux nuits avait-il dit... sauf que voilà, la vieille dame n'est pas conne et elle comprend vite qu'il y a anguille sous roche. Alors elle beugle, dis des trucs que je sais déjà sur JJ et putain... j'ai limite envie de la frapper tant je ne suis pas d'humeur à écouter tout ça. Alors je ne réfléchis pas et cash je sors trois fois le prix de la nuit histoire de la faire taire. Finalement elle devient beaucoup plus agréable la vieille dame et elle me refile enfin la putain de clé. Ce mec... ce mec ne sera bon qu'à me rendre fou vraiment... Je sors donc du motel, retrouvant JJ et sa clope avant de plaquer sans ménagement la clé contre sa poitrine « C'est bon, la voilà ta chambre ô grand seigneur... Besoin d'autre chose ? De festoieries, de jeux, de putes ? Ou alors c'est bon et je vais me faire chasser comme un malpropre ? » Il est blasé Otto, il est fatigué surtout et quand il regarde JJ... en vrai il ne le regarde pas, plus dans les yeux en tout cas, son regard se baisse et la lueur dans ses yeux se fait de plus en plus terne car Otto... il ne peut s'empêcher de penser à la dernière fois et ça lui fait toujours terriblement mal.
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Mer 13 Sep 2017 - 18:13

J'habite loin et j'ai pas de caisse... j'aurais aussi bien pu ne pas venir, donc arrête de te plaindre ! Je lève les yeux au ciel et l'imite en silence, répétant sa phrase en grimaçant. Puis, je hausse les épaules et tire un peu plus fort sur ma clope, énervé, contrarié. Au fond, il a raison. Il aurait pu ne pas venir. Il aurait pu me laisser tout seul, me planter, comme le font tous les autres. Et je pense que, d'une certaine façon, j'avais peur de ça. Peur que lui aussi en ai eu marre et ai décidé que c'était terminé. Que le jeu avait assez duré. Malgré ce qu'il m'avait affirmé la dernière fois. Mais il est là. Et ça fait comme un soulagement, là, quelque part dans ma poitrine. Il m'a pas lâché, même si ça le fait chier d'être là, d'être venu, d'avoir fait le déplacement. Il est venu pour moi et ça me fait me sentir plus fort. Je me redresse un peu, retrouve toute ma contenance, le torse légèrement bombé. — Pressé de quoi ? T'as envie de pisser ? Mais c'est bon calme toi, j'y vais, pas comme ci j'attendais de la reconnaissance ou quoi que ce soit... Je relève enfin les yeux vers lui, daignant lui accorder un peu de mon attention. Et je marmonne, la cigarette entre les lèvres. — Ouais ben tant mieux, parc'que j'compte pas être reconnaissant ! Je suis désagréable, insupportable, détestable. Je me désintéresse de lui aussitôt et le laisse rentrer à l'intérieur, sans lui donner plus d'explications, sans un merci, sans un s'il te plait, sans un ce serait gentil que tu fasses ça pour moi. Non, jamais, plutôt crever. Plutôt crécher dehors. Plutôt tout que ça, que d'être gentil, que de lui montrer que lui aussi, d'une façon que je n'explique pas, il compte. Je crois. J'sais pas. Je m'en fous. Putain, j'ai pas envie de penser à ça. Je me focalise rapidement sur autre chose, grommelle encore un peu, là, tout seul dans la rue, appuyé contre un mur, avec la dégaine d'un loubard minable. Les minutes passent, longues, trop longues pour moi. Moi et ma patience qui se consume plus vite qu'un pétard. Je souffle, soupire, gigote, rouspète, tourne la tête sans cesse vers l'entrée de l'hôtel en me demandant ce qu'il fout, pourquoi c'est si long. Quand, enfin, il réapparait. J'écarte les bras, l'air de dire : ben ça va, t'as pris ton temps ducon. Il s'approche, il a l'air contrarié, il tire une sale gueule. C'est quoi son problème à lui encore ? C'est pas lui qui s'est fait jeter de sa propre maison, alors merde, qu'il m'fasse pas chier. Il plaque sa main sur mon torse et ça me fait esquisser un mouvement de recul assez brusque. Avant que je ne comprenne qu'il voulait seulement me refiler la clé. YES, je dors pas dehors ce soir ! Je souris distraitement et attrape l'objet, sans un regard, sans un merci. — C'est bon, la voilà ta chambre ô grand seigneur... Besoin d'autre chose ? De festoieries, de jeux, de putes ? Ou alors c'est bon et je vais me faire chasser comme un malpropre ? Je relève les yeux vers lui et le dévisage, l'air ahuri. Puis je fronce les sourcils, grimace et le toise, irrité, agacé. — Hey mais, p'tain, c'quoi ton problème aujourd'hui au juste ? Il est aussi agréable qu'une porte de prison. J'ai déjà suffisamment d'emmerdes comme ça, pas besoin qu'en plus je me trimballe un saltimbanque qui fait la gueule. D'ailleurs, étonnamment, il est assez sobre aujourd'hui. Mon regard glisse sur sa silhouette de gamin et je constate finalement qu'il a presque l'air normal. Fringues neutres et pas d'accessoires dérangeants. Je demeure silencieux quelques secondes supplémentaires, recrache la fumée de ma cigarette presque consumée, songeur. — Tu partiras quand j'te dirais de partir. Je fais tourner la clé dans ma main, jette ma clope par terre et retourne en direction de l'entrée de l'hôtel. — Viens. Que j'ordonne, sans me retourner. Je ne suis pas très certain de ce que je suis en train de faire et je n'ai pas du tout envie d'y réfléchir. Je me retrouve dans le hall, balance un doigt d'honneur à l'enragée qui n'a pas voulu me refiler une chambre gratos - radine - et m'engouffre dans l'ascenseur, attendant qu'Otto y soit aussi pour appuyer sur l'étage de ma chambre. Les portes se referment et brusquement, je me sens hyper mal à l'aise. Je me renfrogne et appuie mon épaule de façon nonchalante sur une des parois de la cabine, regardant droit devant moi, dans un silence de plomb. Merde, mais qu'est-ce que je fous au juste ? J'sais pas putain, j'sais pas. La seule chose que je sais, c'est que je ne veux pas me retrouver seul. Face à mes pensées. Non, ça, c'est bien trop terrifiant. Mais y a fallut que ce soit Otto qui vienne tromper mon ennui. Merde. Fait chier. Dès que les portes s'ouvrent, je m'engouffre dans le couloir et remonte rapidement jusqu'à ma chambre. Une fois dedans, je me jette sur le lit, fais voler mes godasses à travers la pièce et m'allume une nouvelle cigarette, sans me soucier de savoir si c'est autorisé ou non. — Tu restes ici cette nuit. C'est pas une question, ni une proposition. Il reste, fin de l'histoire. Hors de question que je me retrouve seul. Jamais. Jamais. J'enchaine rapidement, ne voulant pas lui laisser le temps de rebondir là-dessus, faudrait pas qu'il se mette à me poser des questions ce con. — Regarde dans le mini-bar si y a des bières et si oui, donne m'en une. L'asservir, lui donner des ordres, pour ne surtout pas qu'il croit avoir la moindre importance à mes yeux. Manquerait plus que ça putain.
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Dim 17 Sep 2017 - 19:33

Il n'est là que pour ça Otto, que pour ça ! Faire les corvées de JJ, accomplir ses moindre désir... pourquoi ne se révolte-t-il pas une bois fois pour toute ? Pourquoi ne fait-il rien ? Il se le demande encore Otto... ce qui peut bien le retenir... mais il est là à chaque fois, blasé, fatigué car il sait que ça ne sert à rien de lutter... il sera toujours là. JJ... ce mec l'a ravagé, il l'a brisé aussi bien psychologiquement que physiquement. Il a fait trembler ses rêves quand il a commencé à rejoindre la rue et en même temps il a passé une chaîne autours de son esprit pour l’avilir totalement. Après... Otto il n'est pas aveugle en vrai, c'est sans doute ça aussi qui le retient à chaque fois. Il s'en rend bien compte... il s'en rend bien compte que JJ, malgré toutes les horreurs dont il est responsable et qui, aux yeux des autres, serait sans doute impardonnable, c'est juste un mec perdu, totalement paumé et dont de nombreuses craintes sont lisibles dans ses yeux dans ces rares moments où, JJ, il ne contrôle plus rien, avant de reprendre son masque de violence et d'insulte. Alors il se dit Otto... il peut bien encaisser un peu, non ? Il a réussit à ne pas finir comme lui, mais sans certaines personne il aurait pu finir dans un état bien semblable alors... puis c'est JJ et il n'y a rien de plus à justifier.

Alors oui, il est venu quand il lui a envoyé un sms sans bonjour ni rien, il a payé, plus que de raison, pour remplir ses exigences et maintenant il subit son manque de reconnaissance... mais en même temps, s'était-il réellement attendu à de la reconnaissance ? Pas vraiment, il sait qu'il n'en aura pas, qu'il n'en aura jamais... Il est en mode automatique là à dire vrai et c'est sans doute pour ça qu'il est aussi agressif... car oui, même si JJ le mérite dans un sens Otto ouvre les hostilités avant même de lui laisser le temps de frapper. Il a ces phrases, ces paroles qui sont moqueuse, ces mots qui sont amer et cette attitude franchement hostile. C'est un peu comme ci il prend les devant Otto, pour se dire que cette fois au moins il ne sera pas prit au dépourvu. Il est tellement dans cette optique Otto qui ne s'est même pas outré en voyant l'autre mec faire presque un bon en arrière quand il l'a touché, comme ci il avait le sida, comme ci il allait le violer. Mais en même temps il y a les mots de JJ qui le font un peu revenir sur terre, qui le font réfléchir un peu. C'est quoi son problème ? Lui bien sûr... comme toujours... mais il est vrai qu'il n'a pas de réelle raison d'agir ainsi dans l'immédiat, d'entrer dans son jeu alors qu'il n'a même pas commencé le pauvre. Mais il ne compte pas s'excuser pour autant Otto, il ne compte pas lui offrir ce plaisir alors il serre juste les dents en lâchant un « Laisse, ça passera... » sans le regarder, sans même se tourner vers lui de peur de craquer avant l'heure car aujourd'hui... il ne se sent pas capable de pouvoir contenir l'explosion en cas de confrontation. Mais alors qu'il pense que cela va enfin prendre fin, que maintenant qu'il a allongé l'argent il va être libre, JJ lui annonce la couleur : Il ne partira pas. Il ne réagit même pas Otto, un petit soupir à la limite et le regard qui se dirige vers le ciel mais en soit... il n'est même pas surpris et surtout il est résigné.

Du coup il le suit, il le suit sans rien dire. Il ignore le regard de la gérante qui le juge sûrement mais qu'elle aille se faire foutre car elle ne comprend pas... elle ne comprendra jamais le lien qui unit réellement Otto et JJ. Mais bientôt ils se retrouvent seul, dans l'ascenseur d'abord où la pression, malgré un silence de mort, augmente drastiquement et sans doute justement car, pour une fois, ils ne se battent pas, ne s'insultent pas ni ne s'humilie... enfin... que JJ L'humilie car l'inverse n'est jamais vrai malheureusement, avant de finalement arriver à leur étage, toujours seul, où JJ bondit presque comme une gazelle. Cela n'aide vraiment pas Otto à se sentir désiré... et pourtant il sait que JJ désire vraiment sa présence, sinon il ne lui aurait pas donné l'ordre de rester. Ils finissent bien vite dans la chambre, Otto se prend au passage une des godasses de JJ dans la figure, grognant quelque peu... avant de se tenir là, droit comme un I sans trop savoir quoi faire. Mais surtout il y a ces paroles, c'est demande... non, cet ordre de JJ qui lui dit : Ce soir, tu dors ici. Et ça pour le coup ça le prend de court, regardant le plus vieux, les yeux écarquillés et son visage renfrogné totalement disparu. Quoi ? Il a bien comprit ? Jamais ô grand jamais il ne lui avait fait une demande pareille. Mais en plus... cette chambre « Mais... où je... » il n'a pas le temps de terminé, il n'a pas le temps de lui posé de question, notamment sur où il va dormir dans cette chambre qui ne possède qu'un seul lit et pas très large en plus que JJ a déjà changé de sujet, lui demandant encore de le servir. Mais là pour le coup... il est tellement perturbé Otto, tellement paumé pour le coup qu'il s'exécute sans même râler. Il va vers le mini bar, prend les bières qu'il devra sans doute régler encore une fois avant de se rapprocher de JJ et de lui en tendre une, décapsulée bien sûr. Après ça il ne sait plus quoi faire, il ne sait même pas où se mettre Otto et jamais il n'oserait s'installer sur le bord du lit. Alors... en bon chien qu'il est il s'assoit par terre, juste à côté du lit, avalant quelques gorgées de sa mini bière histoire de se remettre les idées en place. Il a envie de lui poser tellement de questions... mais au final il a tellement peur qu'il ne trouve rien d'autre à demander que « Tu veux que je fasse quoi maintenant ? » La servitude pour ne pas penser à tout le reste et se retrouver, de nouveau, à espérer quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Lun 9 Oct 2017 - 13:51

Il s'exécute sans broncher, tant mieux. Il m'apporte ma bière et je la lui arrache des mains sans un regard, sans la moindre considération. Pas de merci, nada, comme toujours. Faudrait pas changer les bonnes habitudes, je ne voudrais pas le perturber. Et moi, je continue de faire la sourde oreille face à sa question avortée. Je sais bien ce qu'il allait me demander. Mais je ne veux pas y répondre. Je ne veux même pas avoir à y réfléchir. Alors je cale ça dans un coin de ma tête obscure, avec toutes les autres questions que j'ignore depuis des mois. Des années, pour certaines. Je me mets à boire lentement, fixant le vide, un peu perdu, tiraillé entre colère et fatigue. Otto finit par s'asseoir par terre et, en temps normal, j'aurais probablement lâché une saloperie du genre bon chien. Mais là, je n'ai même plus le cœur à parler. Après quelques instants d'un silence un peu gênant, Otto le brise, d'une voix mal assurée. — Tu veux que je fasse quoi maintenant ? Je souffle, exaspéré. Je prends une nouvelle gorgée, plus grosse que les autres, avant de répondre sèchement. — Que tu fermes ta gueule, déjà. Ouais, j'ai besoin de silence. Y a déjà suffisamment de vacarme dans ma tête. Pourtant, une partie de moi voudrait qu'Otto parle, pour combler le vide, pour m'empêcher de penser. Mais je ne vois pas ce qu'il pourrait dire qui pourrait m'intéresser. Je me fous de sa vie, de comment il a finit comme ça et ici, de ce qu'il fait de ses journées et toutes ces conneries. J'veux pas non plus qu'il me parle de politique, d'astronomie, du meilleur restaurant de la ville ou de comment fabriquer une bougie. Je me fiche de tout. Alors, j'aime autant ne rien entendre. Mais rapidement, le silence me rend nerveux. Je termine ma bière un peu trop vite, sur les nerfs, le visage régulièrement secoué par des spasmes et le corps qui tremble doucement d'impatience. L'immobilité, ce n'est pas mon fort. Y a toujours eu beaucoup trop d'énergie qui circulait sous ma peau, me rendant intenable. Je me souviens que certains de mes profs disaient que j'étais hyperactif, ou une connerie de ce genre-là. Toujours à vouloir foutre les gens dans des maudites cases ces enfoirés. Comme pour se décharger de leur incapacité à gérer des gosses ; voilà la vérité. Je finis par me lever brusquement, poussant de nombreux soupirs agacés. Je tourne en rond, l'adrénaline qui monte, les pensées qui fusent de tous les côtés et qui m'énervent de plus en plus. Eanna, Samih, Seven, ça tourne en boucle. Et se rajoute par-dessus la présence d'Otto et le souvenir de notre dernière entrevue. Lorsque j'ai serré sa gorge et que ça m'a laissé les traces d'une douce chaleur dans le bas ventre. Putain. Je pivote d'un seul coup et donne de l'élan à mon bras pour venir balancer la bouteille de bière sur le mur derrière Otto. Celle-ci éclate en milliers de débris qui retombent sur et autour d'Otto. — TU BOUGES PAS. Que je lui hurle dessus, le menaçant avec mon index, avec toujours ce besoin viscéral de le contrôler. Faut que je sache jusqu'où s'étend mon pouvoir sur lui. Et c'est trop tard maintenant. J'ai laissé cette décharge de violence exploser, elle m'a envahit de la tête aux pieds désormais et je n'ai plus d'autres choix que d'y céder. Alors je me rue sur lui, mon pied qui cogne sa cage thoracique pour le faire tomber en arrière. Et puis, mon pied vient s'écraser sur sa joue, lui bloquant le visage au sol, dans les bouts de verre. Et j'appuie, fort, de plus en plus fort. Et je ne sais plus si c'est à lui ou à moi que je veux faire du mal. Je le relâche brusquement, haletant, le visage rouge, avec toujours cette envie de hurler qui me cisaille les entrailles. Je me recule, pose mes mains sur mon crâne en poussant quelques râles féroces, juste avant d'envoyer mon poing dans le mur. Et le mur craque un peu, c'est juste du plâtre. Mais ma main elle, elle accuse mal le coup. Une douleur vivace qui se répand jusque dans mon épaule. Je serre les dents et je regarde le sang qui déjà ruissèle en petits sillons sur mon épiderme. Je me retourne vers Otto et je réalise que le problème, ce n'est pas de ne pas savoir ce que je veux, de ne pas savoir ce que j'ai. Non. Le problème, c'est que je sais pertinemment ce que je veux, mais que je ne peux pas l'accepter. Mon rythme cardiaque qui s'affole, qui bat des records, la chaleur qui se diffuse aussi vite que la haine et que le dégoût. Mais ça ne fait rien, parce que ça comble le vide et c'est tout ce qui compte. Je reviens vers Otto, je l'attrape par les cheveux et le force à se mettre debout, tirant dessus comme un forcené. Je le plaque contre un mur, loin de la bouteille brisée et très vite, c'est moi qui me plaque contre lui. — Me r'garde pas. Que je lâche, les dents serrées. Et sans lui laisser le choix, ma main gauche vient se plaquer sur sa joue pour le forcer à tourner la tête sur le côté. Et j'écrase, j'appuie sa tête de toutes mes forces contre le mur, sans me soucier de lui faire mal. Je viens poser mon front contre le mur, les yeux fermés, le corps tremblant, de rage et de honte. Mon souffle brûlant qui s'écrase dans la nuque d'Otto. Et nos bassins qui se rencontrent. Putain, putain. Ma main droite revient frapper le mur à deux reprises, signe d'une lutte interne que je suis en train de perdre lamentablement. Dans des gestes maladroits, je finis par attraper la main d'Otto et après un bref mouvement d'hésitation, je viens la glisser de force dans mon caleçon. Je trésaille, je regrette, j'veux me barrer, j'veux rester, ça m'excite, ça me dégoûte. Je n'y comprends plus rien. — Tu fermes ta gueule, surtout tu parles pas, j'veux pas t'entendre sinon j'te tue. Je veux pas entendre sa voix, une voix masculine. Non, je vais simplement me concentrer sur le contact de ses doigts fins, c'est rien au final, c'est pas grand chose, ça ne veut rien dire. Et ma main gauche qui continue de lui broyer le visage, tandis que tous mes sens s'affolent et que je me retrouve incapable de faire marche arrière désormais.
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Sam 14 Oct 2017 - 17:45

Il est paumé Otto, paumé par... ce moment avec JJ. Oh il en a passé des journées avec lui ! Des journées à lui servir de distraction, de punching ball, de servant et, comme aujourd'hui, de porte feuille. Mais il ne sait pas... il ne sait pas pourquoi mais cette fois l'atmosphère elle est... bizarre ! Car JJ a l'air bizarre... et que lui même n'est pas tout à fait dans son état habituel en soit. Mais surtout il ne comprend pas... il ne comprend pas pourquoi JJ, après l'avoir fait casqué... voudrait le garder avec lui pour la nuit ? Cela n'a pas de sens... en soit Otto a toujours soupçonné d'avoir plus d'importance que JJ veut bien lui laisser croire... mais de là a l'être assez pour que ce soit à lui qu'il demande de la compagnie afin de ne pas être seul ? C'est absurde... il a d'autres amis... d'autres victimes plutôt à qui il tient plus... alors forcément ça la lui coupe un peu Otto, au point qu'il ne sait plus quoi dire, plus quoi faire une fois qu'il a donné sa bière à JJ. Lui qui pourtant n'en rate jamais une pour cracher son propre poison sur le rasé... Mais de toute manière JJ semble ne pas vraiment vouloir l'entendre de toute manière, lui disant simplement de fermer sa gueule, chose qui pour le coup ressemble bien aux réponses habituelles de JJ et Otto qui obéit en attendant que son cerveau se remette un peu en place.

Mais en vrai il commence à lui faire peur JJ. Car il l’observe et il voit, il voit bien qu'il ne va pas bien. Entre son visage qui se convulse, les spasmes qui parcourent tout son corps... Otto connaît bien ça, JJ est une vraie bombe à retardement et là il est sur le point d'éclater. Incessamment sous peu il le sait, JJ va s'en prendre à lui et le frapper, encore et encore. Mais il a l'habitude Otto et du coup, psychologiquement, il tente de se préparer à la tempête à venir. Et cela ne manque pas ! Car bien vite sa bouteille de bière vol et vient s'éclater dans le dos d'Otto. Qu'importe sa préparation, il ne peut s'empêcher de sursauter Otto et de se recroqueviller un peu. Il a l'habitude oui... mais ça ne veut pas dire qu'il est devenu insensible à ce genre d'acte de violence et bien malgré lui la peur monte dans son corps. Et il n'a pas le temps de réagir que JJ lui hurle de ne pas bouger, le tétanisant complètement tandis qu'il baisse les yeux, entouré et même couvert de morceaux de verre. Et il n'ose pas bouger, il reste là, il tente d'empêcher sa respiration de trop s'emballer tandis qu'il attends que la crise passe. Mais elle ne passe pas, elle ne passe jamais, jamais aussi facilement en tout cas. Et bien vite le pied de JJ viens s'abattre contre sa poitrine, le faisant tomber à la renverse avec douleur, avant que ce dernier ne vienne lui écrase le visage contre le sol. Il gémit Otto, il tente de ne pas fondre en larme, surtout en sentant les bout de verre pénétrer dans sa peau et lui lacérer le visage. Il a beau poser ses mains sur sa cheville il n'ose pas forcer pour le pousser à lâcher prise. Pourquoi il l'a suivit ? Pourquoi il n'a pas fuit quand il en avait le temps ? Otto se le demande encore... comme à chaque fois... Un jour JJ va le tuer et le pire... c'est que Otto viens toujours, les bras grands ouverts, comme ci il était suicidaire. Puis finalement il le libère JJ, il recule, semble emprunt d'une folie que Otto ne comprend pas et s'en prend au mur mais Otto... Otto il est encore en état de choc au sol, le corps tremblant, se recroquevillant sur lui même et des larmes commençant à faire leur apparition.

Sauf qu'il n'a toujours pas fini JJ, jamais, pas aussi vite ! Et quand il a fini son duel interne et s'approche, l'attrape par les cheveux et le tir, faisant hurler Otto qui n'a d'autre choix que de se mettre debout avant de se retrouver plaqué contre un mur et de sentir JJ se coller à lui. Son visage se fait encore plaquer, appuyant sur les plaies, appuyant sur les bouts de verre encore planté dans sa peau et il ferme les yeux, ferme les yeux pour être certain de ne pouvoir le regarder et attiser sa colère. Puis il se passe quelque chose d'étrange... il le sent... il le sent son bassin à JJ qui vient se frotter contre le siens, il le sent le souffle chaud de ce dernier qui viens se perdre dans sa nuque. Alors c'est ça finalement ? C'est ça le débat interne qui semble le déchirer depuis tant de temps ? Otto avait vraiment mis le doigt sur quelque chose quand il faisait tous ses sous entendus à JJ pour l'enrager ? Mais du coup il a peur Otto, il a peur car il ne veut pas que ça arrive, il ne veut plus que ça arrive. Non. Non ! Il a Lenny maintenant, il ne veut pas tromper Lenny, il aime Lenny. Il ne veut pas que JJ couche avec lui ! Il doit protester ! Puis il sursaute aux deux nouveaux coups de JJ, le coupant dans son élan et paniquant quand ce dernier attrape sa main et la glisse de force dans son pantalon. Il a envie de pleurer... il n'en a pas envie, il veut lui hurler qu'il n'en a pas envie mais JJ le menace pour ne pas qu'il ouvre sa gueule. Il aime Lenny Otto... Et il a envie de JJ aussi, à en crever et ce depuis le premier jour... Et ça le tue, ça le tue qu'au final plus que par peur c'est par envie qu'il ne proteste pas, que malgré sa culpabilité, son amour et tout ça... le simple fait d'imaginer ce qui va se passer, de sentir la verge de JJ autours de ses doigts font monter en lui une chaleur dont il a honte et dont il a très envie. Et finalement si il veut pleurer maintenant c'est pour sa propre faiblesse car sa main s'enroule bien autours du membre de JJ et il le caresse avec envie car il en a rêvé de ce moment. Qu'importe la douleur, qu'importe qu'il lui fasse encore mal après, qu'importe qu'il le tue dans le processus.
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MessageSujet: Re: money money. (jotto)   Ven 3 Nov 2017 - 10:29

Otto devient poupée de chiffons entre mes doigts de marionnettiste. Et il valdingue à gauche, à droite, le visage écorché, et je ne suis jamais rassasié. Toujours plus, toujours plus fort. Son sang qui perle sur ses joues et qui me transporte dans une transe puissante, aussi excitant qu'un magasine porno. Et il est trop tard pour faire marche arrière désormais. Je me suis laissé bouffer, submerger. Otto le sait, il ne résiste même pas, il attend que le déluge s'abatte sur lui et que l'orage passe. Et ça me plait de le sentir si fébrile entre mes mains. Je voudrais le casser en mille morceaux, le recoller ensuite et recommencer à l'infini. Parce que malgré la douleur, malgré les coups, il n'y a jamais cette haine ou ce dégoût qui émane de lui et qui me terrifie tant chez les autres parfois. Otto, malgré ses mots parfois corrosifs, reste doux, reste là. Et ça me rassure, au moins autant que ça m'énerve et que ça m'effraie. Mais ce soir, c'est différent. Ce soir, frapper ne suffit plus. Hurler ne calme plus. Parce que l'excitation sexuelle a pris le dessus. Les envies honteuses, celles que je refuse de m'avouer, même dans un moment pareil, elles sont là, tellement fortes, elles envahissent tout, elles prennent toute la place, elles prennent le contrôle. Et je deviens pantin à mon tour, victime de mon propre corps et de ses désirs incontrôlables. Je laisse la honte de côté pour l'instant, elle reviendra me hanter quand tout sera terminé. Et elle ne me quittera plus, je le sais déjà. En attendant, je glisse la main d'Otto, mon souffle qui se perd dans sa nuque délicate. Et je sens même ses larmes venir mouiller la peau de ma joue. Mais je m'en fous. Tout mon corps s'électrise et se concentre sur les mouvements de sa main lorsqu'il se décide enfin. Je ferme les yeux, de toutes mes forces et mord ma lèvre inférieure, retenant mon souffle pendant quelques secondes, avant de le laisser s'échapper dans un râle sourd et grave. Ma main gauche continue d'appuyer sur son visage, pour l'empêcher de me regarder, pour l'empêcher de bouger. Je le laisse continuer encore un peu, avant de finalement me mouvoir dans des gestes secs et nerveux. Je le libère, recule d'un pas, termine de défaire ma ceinture et ma braguette, puis ma main droite vient se perdre dans ses cheveux, je les attrape violemment et tire dessus pour l'obliger à se mettre à genoux devant moi. Je baisse mon caleçon et approche son visage, m'imposant dans sa bouche sans lui demander son avis. Et ma main reste coincée dans ses cheveux, lui imposant le rythme désiré. Ma main gauche vient s'appuyer contre le mur et je toise Otto de mon mètre 88. Je le domine totalement et ça libère en moi une profonde extase. Je lui maintiens la tête baissée autant que possible, pour lui passer l'envie de me regarder. Mais moi, je ne me gêne pas. Et je tire sur ses cheveux toujours plus fort, pour lui faire mal, pour qu'il chiale encore plus s'il le veut. La bouche entrouverte, le souffle rauque, mon corps se contracte de plaisir par intermittence. Mais bientôt, ça ne suffit plus. Je veux toujours plus, plus violemment. Franchir toutes les limites. Je le tire en arrière et l'oblige à se relever, avant de le jeter sans ménagement sur le lit. Je remonte mon pantalon le temps de m'approcher de lui et de lui ôter le sien, sans ménagement. J'en profite pour le malmener un peu au passage, ma main qui claque sa joue, ma main qui presse la peau de ses hanches entre mes doigts, jusqu'à la faire changer de couleur. Je retire son t-shirt aussi, le dévoilant entièrement. Je le tire au bord du lit et soulève ses jambes, les envoyant sur mes épaules et je me penche au-dessus de lui ; mais là, je bloque. C'est un mec, putain, c'est un mec. Et un certain malaise se diffuse dans mes veines, m'empêchant d'aller plus loin. Mais la frustration sexuelle se fait plus forte, elle en devient même douloureuse. Alors j'attrape un oreiller et viens l'écraser sur la tête d'Otto, sans me soucier de savoir s'il peut encore respirer ou pas. Je me concentre, serre les dents, retire une de mes mains de l'oreiller pour venir la poser sur mon sexe, mais rien à faire, je bloque. — Putain.. ! Que je grommèle, énervé. Et mes yeux se posent sur son sexe à lui, et mon malaise redouble. Lèvres pincées, je retire l'oreiller et me débarrasse de ses jambes, l'obligeant à se tourner pour se mettre à quatre pattes sur le lit. Je grimpe à mon tour, à genoux, ma main droite qui vient se perdre à nouveau dans ses cheveux. Je crache dans ma main gauche, pour lubrifier à plusieurs reprises, jusqu'à pouvoir le posséder. Et je me soucie peu de savoir s'il a mal ou pas, s'il en a envie ou pas. Je suis obnubilé par mes propres sensations. Je commence des mouvements de va et vient brutaux, ma main qui arrache à moitié ses cheveux, quant à la gauche, elle vient se poser sur ses fesses et mes doigts s'enfoncent dans ses chaires. Ça ne dure pas très longtemps et quand je sens que je vais terminer, je l'oblige à se cambrer, à se redresser, jusqu'à le faire se mettre à genoux lui aussi, mes mains qui viennent se plaquer sur son torse pour le maintenir dans cette position et mes lèvres qui se perdent dans sa nuque, entre souffle brûlant et morsures énervées. Le contact de la peau de son torse sur mes doigts embrase chacune de mes cellules et je le déteste pour me faire cet effet et il paiera pour ça. Je termine dans un dernier râle, mon corps tout entier qui se contracte, mes muscles qui se bandent. Et d'un coup, je relâche tout. Je le laisse s'écraser sur le lit et recule, aussi satisfait qu’écœuré. Je m'essuie dans les draps et me rhabille rapidement. Sèchement, j'ordonne. — Rhabille toi sale pédé d'merde. Et quand il passe devant moi, je refile une claque derrière sa tête. Par principe. Pour ne pas perdre la face. — J'vais tellement t'saigner Otto. Et si t'en parle à qui que ce soit, j'te bute. J'déconne pas. Mais je le frapperais plus tard, pour l'instant j'suis vidé de mes forces. — Donne moi une nouvelle bière et après va t'coucher. Je marque une pause. — Par terre ou dans la baignoire, je m'en fous, mais pas dans mon lit. Je sors mon paquet de clopes de mes poches et m'en allume une nouvelle avant de m'asseoir sur mon lit.

J'ai envie de hurler. J'ai envie d'effacer ce moment de ma mémoire, et en même temps non. J'ai envie de me frapper, de frotter mon corps avec du savon pour faire disparaitre tout ça. Putain, filez moi des médocs pour me soigner de cette merde, j'peux même plus me regarder dans une glace. Ça va pas, ça va pas du tout, putain, qu'est-ce qui m'arrive ?
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