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 nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)

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MessageSujet: nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)   Lun 21 Aoû - 2:02

C’est le téléphone au milieu de la nuit, c’est le plateau qui lui échappe des mains et les verres qui s’effondrent en même temps que son monde. C’est la peur qui gronde et les doigts qui glissent, qui essayent de se rattraper, encore, encore au combiné. C’est des Pardon ? et des J’ai pas bien entendu ? Il est tard après tout, où tôt selon les trains de vie. Le bar fermé y a plus personne, sauf les cernes qui trainent sous les yeux des serveurs, de ceux qui passent le balais une dernière fois avant d’espérer rejoindre Morphée. Puis y a Anca. Anca qui tremble, la sensation de se faire transpercer une nouvelle fois, barre de fer dans l’abdomen et le sang qui coule. Sauf que c’est pas elle cette fois. Non. C’est pas elle cette fois. Y a les rôles qui s’inversent et la vie qui bascule. C’est plus elle qui crève mais c’est lui.
Elle prend le temps de rien Anca, sauf peut-être par reflexe son sac, une collègue qui lui confie les clés de sa voiture quand elle découvre le visage trop pâle de la brune. Elle est pourtant déjà trop blanche Anca, bien trop pour les critères habituels. Mais aujourd’hui elle est cadavérique. Sauf que c’est pas elle le cadavre. Putain. Vas y tu me la rendra demain.
Y a pas de larmes quand elle grimpe derrière le volant, quand elle fait crisser les pneus pour se ruer à l’hôpital. Y a pas de larmes quand elle gare la voiture, un peu de travers sur le parking, on lui en voudra pas, le choc ça n’aide pas vraiment. Y a pas de larmes quand elle arrive à l’accueil des urgences, elle connait cet endroit que trop bien pour les heures passées en stage, mais aussi les heures passées à tourner en cage. Elle, eux, à croire que Popescu est inscrit en lettre d’or dans cette foutue section, vu le nombre de séjours imprévu qu’ils ont fait. Y a pas de larmes quand elle murmure le numéro de chambre, quand elle se retient de courir pour grimper dans l’ascenseur, pour monter à l’étage, pour rejoindre la chambre.
« C’est grave ? » les premiers vrais mots qui lui arrachent la gorge. On dirait qu’ils sont fait de papier de verres ces foutus mots. Et le docteur qui lui explique lentement la situation : la ruelle, le sang, l’alcool dans les veines ainsi que quelques traces de substance qu’elle ne connait que trop bien. Il fait l’état du corps du jeune homme comme on ferait un état des lieux, coche les cases, souligne les mots, l’essentiel. Les blessures, le dos, ce qui est récent et ce qui ne l’est moins. Et à chaque mot elle repense à ses messages. Y a la moitié de la ville qui veut me voir mort. Et ils ont presque réussi. Presque. Sauf que malgré toute la haine il reste un Popescu, qu’un Popescu c’est un cafard et que les cafards c’est increvable. Bien joué mais essayez encore. Et le docteur déjà loin, la laissant sur le seuil de la porte.

Il est moche comme ça Seven, le visage tuméfié, gonflé, le violet et le mauve qui se mêle au rouge sanguin. Il est moche comme ça Seven, pourtant pour Anca il restera la plus belle chose au monde qu’elle n’ai jamais vu, malgré les hurlements, malgré la haine, malgré la déception. Comme toute bonne sœur qui se respecte elle ferme la porte derrière elle et se rapproche doucement, les mains qui lissent nerveusement son uniforme de serveuse. Est-ce qu’elle va s’asseoir ? Est-ce qu’elle va pleurer ? Est-ce qu’elle va supplier Dieu de le sauver ? Un peu de tout ça, et le sourire triste qui envahit soudain son visage quand elle laisse parcourir ses doigts sur le front de son frère. « Oh mon dieu…Seven » et la gorge qui se serre.
Il y a le verre d’eau qu’elle se verse, et son regard qui ne bouge pas du visage endormi de son frère. Il a presque l’air paisible comme ça, sans doute bourré aux antidouleurs, y a que ça de vrai pour éteindre la peine. Bon sang. Et ses doigts qui se serrent contre le verre, qui serrent, serrent, serrent. « MERDE »
C’est violent. C’est brutal. Et le verre qui rencontre le mur, qui se brise, l’eau qui coule sur la peinture. « MERDE MERDE MERDE » Et son pied qui vient se fracasser contre la table basse, pas assez pour la cassée, mais assez pour l’ébranler ; faire tomber la carafe d’eau qui finit de tremper le sol. Et y a toujours pas de larmes dans ses yeux.
Par contre de la colère, ça en déborde.
« T’es heureux Seven ? T’es heureux maintenant ? » son pied contre le mur, puis son poing. Elle s’en fiche Anca, de rameuter les infirmiers, de se faire dégager. Elle s’en fiche. C’est un trop plein de tout, c’est ses phalanges contre le blanc, ses phalanges contre le rouge, comme si ça pouvait aider quelque chose de s’exploser la peau. « T’es con, t’es con, putain ce que t’es con » et la douleur qui cisaille son bras, son cœur. Elle se rapproche de nouveau du lit, du cadavre en sursis, se laisse tomber sur le matelas, à ses côtés. « Les laisse pas gagner Seven, les laisse jamais gagner. T’es plus fort que ça, plus fort qu’eux. » qu’elle finit par murmurer, mordante comme un fauve, les crocs acérés, elle serait prête à déchirer le premier qui oserait lui affirmer le contraire. « Ouvre les yeux Seven, ouvre les yeux. » comme une dernière supplique pour se frère qui sait toujours se faire désirer, de façon bien trop dramatique.
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MessageSujet: Re: nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)   Mar 29 Aoû - 17:16

Le goudron dégueulasse la douleur dans ses os le bruit des coups. Sa tête au bord de l'implosion. Son sang sur le bitume.
Noir.

Les voix qui lui écorchent les tympans les mains qui lui donnent envie de hurler les lumières qui dansent dans l'ambulance.
Noir.

Le goût d'rouille sur sa langue. Les trous dans sa peau. Les fissures au creux d'ses os.
La déferlante qui noie son esprit. La grenade qui vibre dans son cœur. L'acide qui le ronge de l'intérieur.
L'image gravée sous ses paupières.
Peadar.
Noir.

Le bip des machines le chaos dans sa tête la voix d'Anca putain qu'est-ce qu'elle fout là.
« Anca.. »
Noir.

Quand ses yeux se rouvrent il a perdu la notion du temps du lieu d'la vie, il voit flou il respire mal tous ses membres sont engourdis. La douleur se réveille en même temps que lui et il gémit il se fige il ose plus bouger. Il a la tête qui tourne et le cœur au bord des lèvres, les tripes retournées l'impression que son squelette a été disloqué. Les restes de médocs qui s'estompent lentement – il est défoncé mais pas assez et il retient son souffle, rien que la sensation de sa poitrine qui se soulève lui donne envie d'crever.

Tout ce qui l'entoure c'est du blanc pourtant il ne voit que du rouge. La vérité c'est qu'il voit pas grand-chose surtout, un œil qu'il n'arrive pas à ouvrir en plein, l'autre qui est incapable de faire le point. Pourtant il aperçoit la silhouette juste là juste à côté, c'est Anca avant même de la voir il le sait. Elle est à demi avachie sur le matelas et pendant une seconde il se demande depuis combien de temps elle est là – la seconde suivante il a envie de hurler parce qu'il veut pas qu'elle le voie comme ça. Il sait pas quelle gueule il a il veut même pas savoir, mais son corps se souvient de chaque coup qu'il a reçu et dans sa tête y a le visage de Peadar qui clignote il arrive pas à s'en débarrasser. Il entend ses phalanges exploser contre sa carcasse il entend sa foutue voix il revoit la clope qu'il regrette d'avoir refusée, il sait plus s'il doit rire ou pleurer.

« J'mal.. » La bouche pâteuse la voix éraillée il a même pas l'impression que c'est lui qui a parlé. Il pivote sa tête et chaque cellule lui hurle d'arrêter de n'pas bouger, mais il veut la voir il cherche son regard. Le goût du sang qui revient l'empoisonner à chaque mot prononcé. « Trop mal m'faut.. un truc.. »

P't'être qu'il a juste besoin d'un peu de morphine pour calmer sa carcasse en morceaux.
Ou p't'être que seule une balle entre les yeux mettra fin au fléau.

Il la regarde et puis il ferme les yeux, il peut pas il y arrive pas il est pas en état pour ça. Il veut pas l'affronter il a peur de l'entendre pleurer il a pas l'énergie pour la repousser. Il veut lui dire de dégager mais rien ne sort et la vérité c'est qu'il a envie d'voir personne d'autre. C'est la seule qu'il peut accepter à son chevet il le sait mais même ça il est pas foutu de l'encaisser. Il se souvient d'la dernière fois, les mots durs les hématomes l'ultimatum. Il veut pas la voir ni l'entendre il a pas eu l'temps de panser les plaies.

Elle l'a pas choisi. Elle a pas voulu s'décider entre le monstre et lui – ou peut-être que le monstre c'est lui.
Ce soir le monstre a perdu, même sa rage a pas pu l'sauver. Peut-être que c'est ce qu'il voulait.

« Pourquoi.. t'es là ? » Elle devrait pas. Il s'est barré il l'a abandonnée – encore une fois. Il a rien voulu écouter il mérite pas qu'elle reste à ses côtés. Surtout pas après tout ça, tout c'qui ne va pas ne va plus, tout c'qui le fait haïr ce truc qu'il est devenu. Sûrement qu'il est pas mieux que le connard qu'elle protège, sûrement que c'est hypocrite d'lui avoir reproché tout ça alors qu'il est celui qui tombe le plus bas. « Barre-toi. » Sa voix est faible mais son ton est ferme, il veut pas qu'elle reste là.

On aurait dû le laisser crever comme un chien, on aurait dû le laisser agoniser en paix. Parce que quelque part au fond d'son esprit embrumé, au creux d'ses entrailles malmenées, il sait. Une fois rafistolé il ira tout faire brûler.
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MessageSujet: Re: nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)   Dim 3 Sep - 22:42

Anca.. C’est quelques mots murmurés alors qu’il n’ouvre même pas les yeux. Quelques mots qui lui arrachent un soupire de soulagement. Il est vivant. Il est putain de vivant. Il est bien là. Ca n’empêche pas la panique, ça n’empêche pas la colère, l’envie illogique de retrouver celui qui l’a mis dans un état pareil pour le démonter membre par membre. Ah si seulement. Mais à la place c’est son propre corps qu’elle fracasse, la douleur sourde dans sa main pour la tenir éveillée, l’empêcher de tout casser, de se faire virer de la chambre. Déjà sans doute qu’elle a fait trop de bruit mais tant pis ;
Alors elle se laisse tomber à côté de lui, et elle supplie Anca. Elle supplie de tout son cœur, de tout son être. Ouvre les yeux, me laisse pas, je ferais quoi sans toi ? Parce que clairement ces dernières semaines sans même le voir lui ont laissé un goût trop douloureux dans la bouche, souvenir de l’absence de Ioan quand elle était revenue de l’hôpital, Iulia fantôme et tous les autres.
J'mal.. La voix qui croisse qui la fait relever la tête, l’impression de respirer de nouveau. Trop mal m'faut.. un truc.. Vu son état c’est normal qu’il réclame un truc, les os fracassés, les côtes fêlées, le visage lacéré. Rapidement elle se redresse, regarde sur la plaquette accrochée au lit pour voir ce qui lui a déjà été donné. « Je vais voir pour qu’on te donne quelque chose, de la codéine peut être… De la morphine si j’arrive à me débrouiller » la voix cassée, l’impression de devoir se concentrer sur un point pour ne pas craquer, ne pas faillir. Si elle s’effondre maintenant ça servira à quoi ?
Elle s’agrippe à son regard, à du moins ce qu’il reste de ce fichu regard, ses prunelles trop sombres qui hurlent la souffrance. Ce qu’elle donnerait en cet instant pour échanger de place. Putain d’altruisme qui la tuera sans doute un jour. Pourquoi.. t'es là ? Rire sec qui lui échappe, ptêtre un peu incrédule, il a toujours pas compris après tout ce temps ? Qu’elle sera toujours là malgré les mots malgré la rage. « Je suis ton contacte d’urgence, c’est moi qu’ils ont appelé en premier » pour payer déjà, puis aussi pour la prévenir. Si elle est son contact d’urgence c’est qu’elle est importante pas vrai ? Barre-toi. Encore. Encore. C’est sec. Et Anca qui se mord l’intérieur de la joue pour ne pas criser encore. « Putain mais change de disque on dirait perroquet » qu’elle crache cependant avant de se redresser, effaçant du bout des doigts les plis sur son uniforme de serveuse. « Je reviens » et sans attendre elle sort de la chambre à la recherche d’une infirmière.
Il lui faut quelques minutes de débat, les arguments qu’elle connait par cœur, les restes de ses cours qu’elle a suivit pendant deux ans qui l’aide à plaider le cas de son frère. Et c’est victorieuse qu’Anca revient dans la chambre avec l’infirmière sur ses talons. Elle se laisse retomber à côté de Seven, avant d’attraper sa main. « Elle va te donner de la codéine, et si ça ne suffit pas alors ils te feront une piqure de morphine » ses doigts qui caresses ceux de son frère pendant que l’infirmière change la perfusion, évitant de faire une remarque sur le désordre ou encore la main abimée d’Anca.
Quand finalement l’infirmière referme la porte après son petit discours habituel sur les anti-douleurs et comment appeler de l’aide si soucis il y avait, Anca lâche la main de Seven avant de se caler dans la chaise, les bras croisés. Ils ont bien trop de choses à se dire, à mettre à plat, les sms ou bien leur dernière dispute, les hurlements, lui qui lui échappe, encore une fois. Une fois de trop. « Qui est-ce qui t’as fais ça Seven. Faut en parler à la police… » Même si elle est la première à savoir que la police ne fera sans doute rien, qu’ils prendront l’affaire bien trop à la légère et qu’au final ça se retournera avec 50% de chances contre eux. « Merde Seven ! Dans quoi tu t’es fourré…Il t’a découpé » la joue, le visage, ça va laisser une cicatrice, ça va le marquer à vie. « Pourquoi faut toujours que ça se passe comme ça… » qu’elle finit par murmurer tout bas avant de cacher son visage entre ses mains, la fatigue surement, l’absence de sommeil et le stress, l’adrénaline qui retombe et le corps qui devient soudain lourd. Trop lourd.
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MessageSujet: Re: nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)   Mer 27 Sep - 18:38

« Je vais voir pour qu’on te donne quelque chose, de la codéine peut être... De la morphine si j’arrive à me débrouiller. » Et il est tiraillé entre l'envie d'lui ordonner de se dépêcher et celle de lui dire de laisser tomber de n'surtout pas le laisser. Les mots se bousculent au bord de ses lèvres et ça lui brûle la gorge ça lui crame la langue mais rien ne vient, rien ne sort. Aucun son ne filtre et tout ce qu'il peut faire c'est se concentrer pour respirer sans avoir l'impression de se disloquer.

Son esprit est embrumé et tout ce qu'il arrive à penser au milieu du brouillard c'est pourquoi. Pourquoi elle est là pourquoi elle est venue pourquoi elle le voit dans cet état il veut pas putain il peut pas. « Je suis ton contact d’urgence, c’est moi qu’ils ont appelée en premier. » Putain il se déteste de l'avoir laissée en contact d'urgence – il aurait préféré n'avoir personne à son chevet. Parce qu'il n'aurait supporté personne d'autre qu'elle dans ces circonstances mais ça lui fait trop mal de la voir ça l'met trop en colère qu'elle assiste à ce spectacle. Il aurait voulu être tout seul et il comprend toujours pas pourquoi elle a répondu présente, elle aurait pas du il croit même qu'il lui en aurait pas voulu. « Putain mais change de disque on dirait perroquet. » Elle veut pas partir Anca il le sait il le sent, elle est là et elle compte rester mais il donnerait tout pour la faire fuir une bonne fois pour toutes. « Je.. J'te veux pas ici.. » Il se racle la gorge comme si ça pouvait l'aider à parler correctement mais elle le devance avant qu'il ait pu trouver la force de continuer. « Je reviens. » Soudain il oublie toutes ses convictions toute sa frustration, il a envie d'lui crier de rester la supplier de n'pas l'abandonner, mais ça non plus il est pas foutu d'le faire. Ses yeux sont écarquillés quand ils suivent ses mouvements, et il arrive tout juste à tendre les doigts alors qu'elle disparaît de la pièce.

Ses mâchoires se crispent ses sourcils se froncent, il ferme les yeux comme pour se forcer à se reprendre. Il s'en fout. Le mieux c'est qu'elle revienne pas.
Mais bien sûr elle revient.

Avec elle une infirmière et les yeux de Seven se plissent d'un air méfiant c'est ridicule, mais c'est plus fort que lui. Il a aucune envie d'être ici, aucune envie de rester coincé dans ce lit. « Elle va te donner de la codéine, et si ça ne suffit pas alors ils te feront une piqure de morphine. » Il tourne la tête vers elle alors qu'il sent sa main sur la sienne, et ça le brûle et ça lui donne envie de la repousser pourtant il le fait pas. Il ne répond pas au contact mais pour une fois il n'se dérobe pas, il la laisse faire en fixant le plafond pendant que sa perfusion est changée. Il écoute rien au discours qu'on lui sert, il regarde même pas l'infirmière. Il en a rien à foutre de tout ça, il voudrait juste qu'on efface la douleur, juste un peu, juste assez pour qu'il puisse se lever juste assez pour qu'il puisse rentrer. Le reste ça guérira tout seul c'est rien ; un cassage de gueule n'a jamais suffi à venir à bout d'un Popescu.

Ils se retrouvent seuls et c'est Anca qui lui échappe la première, Anca qui le lâche qui s'assoit qui le regarde. Il préfère l'ignorer parce qu'il a toujours pas envie de l'affronter, les prunelles vissées sur un point imaginaire là-bas sur les murs trop fades trop ternes qui lui filent la gerbe. « Qui est-ce qui t’a fait ça Seven. Faut en parler à la police. » La réponse est immédiate, le « Non. » qui résonne trop vite trop fort – il a presque l'air indigné. Elle devrait savoir pourtant qu'il ira pas voir les flics, jamais. Plutôt crever. « Et t'pas intérêt d'essayer ça ok ? Pas les flics. » À choisir il aurait même préféré se passer de l'hôpital mais c'est pas comme s'il avait eu l'occasion de protester, il se souvient vaguement des gyrophares et des voix et des mains mais ça s'découpe en flashs qui n'valent rien.

« Merde Seven ! Dans quoi tu t’es fourré... Il t’a découpé. » Il comprend pas il la regarde il voit son inquiétude et soudain sa joue brûle. Soudain ça lui revient.

La lame le sang sa peau tranchée. Il t'a découpé.

Il porte une main à sa joue blessée, devine les points de suture sous ses doigts, grimace en palpant pour chercher à évaluer l'ampleur des dégâts. Ça a l'air profond – assez pour que la trace persiste une fois que la plaie sera refermée. Assez pour garder une putain de balafre qui lui rappelle celle qu'il a laissée à Rhoan y a pas si longtemps.

Y a une montée de rage qui l'prend aux tripes et il voudrait cogner mais il en a pas la force il a rien sous la main, tout ce qu'il peut faire c'est frapper du poing sur le matelas en lâchant un son brisé, un truc qui se rapproche du cri furieux. Ses entrailles se tordent, sa gorge se noue. « J'vais l'buter. » Il sait plus s'il parle à Anca ou à lui-même il sait plus si ça désigne Peadar ou tous ses ennemis à la fois ; il sait plus putain tout se mélange. Il voudrait les éradiquer tous jusqu'au dernier pour s'assurer la paix, et en silence il se le promet. Dès qu'il sera en état il le fera.

Ses prunelles sont d'acier quand elles croisent celles d'Anca, la colère lui fait presque oublier la douleur pourtant son corps le trahit, sa carcasse tremble son squelette proteste, il devrait pas s'agiter aussi fort aussi vite. « Pourquoi faut toujours que ça se passe comme ça... » Il sait pas. Faut croire qu'ils ont pas l'choix que c'est la vie qui les a faits comme ça, faut croire que c'est niché dans leurs veines incrusté dans leur ADN. « Arrête. » Sa voix est trop faible ça l'agace, il voudrait retrouver ses capacités mais c'est à peine si la nouvelle perfusion commence à faire effet – la souffrance s'atténue lentement mais il est à bout de forces à bout de souffle, l'impression qu'il n'a pas eu de repos depuis des années. « C'rien, ç'va guérir et j'me vengerai. » Il bouffe la moitié des syllabes malgré lui, ses mâchoires qui ne répondent pas comme il le faudrait, sa bouche trop pâteuse sa langue qui n'obéit qu'à moitié. « Tu d'vrais pas être là, j'veux pas. » Il arrive pas à l'dire mais il refuse qu'elle le voie dans un tel état – il refuse que qui qu'ce soit puisse être spectateur de sa faiblesse. Et il souffle et il grogne, se forçant à articuler à outrance pour former une phrase correcte. « J'vais bien c'est bon, tu peux partir maintenant. » Bien sûr qu'il ment bien sûr qu'il va mal, mais au moins il est vivant.
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MessageSujet: Re: nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)   Sam 28 Oct - 20:02

Je.. J'te veux pas ici.. Elle commence à être vieille celle-là, cette phrase qui tourne en boucle comme un vieux disque rayé. Anca n’en tient même plus compte, trop habituée à fermer ses tympans pour ne pas se faire blesser. C’est sa technique qu’elle a mis au point y a déjà trop longtemps, pour plus entendre les remarques de Lucian, les piques d’Elena, la violence de Sergeï. Pas forcément contre elle, juste contre le monde entier. Technique qu’elle utilise aussi contre elle, trop souvent, les voix dans la tête qui résonnent. Tu sers à rien, dégage, crève, crève, crève. A trop les écouté elle a finit par céder, ses doigts qui passent comme par reflexe sur le relief de ses avant bras, alors qu’elle quitte la pièce à la recherche d’une infirmière.
Elle se tient droite Anca, fermée, hermétique. Elle craque pas quand elle accoste l’infirmière dans le couloir, quand elle revient dans la chambre qui pourtant semble trop morbide, explique le tout calmement à son frère, qu’il comprenne ou non elle s’en fout, elle lui répètera le tout autant de fois qu’il faudra. Puis quand finalement ils se retrouvent de nouveau tous les deux, en tête à tête, elle accepte de respirer. Juste un peu, histoire de pas étouffer. Si elle était elle-même, juste Anca au cœur cassé, elle se jetterait sur ce lit, se loverait contre lui qu’il veuille ou non, chialerait surement toutes les larmes de son corps. Mais elle s’efforce de maintenir la distance, s’installe sur le fauteuil, regarde son frère pour commencer à le questionner. Parce que ce qui s’est passé ne peux pas se reproduire. Elle ne le permettra pas. S’il faut elle harcelera toutes les polices de Savannah, ira retourner les gangs, les sales gosses dans les rues, ptêtre même qu’elle demandera à Bran et tous les gros bras qu’elle a finit par rencontrer de venir l’aider. Ptêtre. Non. Mais évidemment Seven refuse. Comme toujours. Putain de porte fermée, sans clé pour ouvrir la serrure. Elle dynamiterait cette foutue fermeture. Et t'pas intérêt d'essayer ça ok ? Pas les flics. « Pas les flics d’accord » mais ça veut pas dire qu’elle peut pas demander à quelqu’un. Il la connait vraiment pas s’il pense qu’elle restera comme ça sans rien faire. On ne s’en prend pas à Seven comme ça. Vraiment pas. Les coups, pourquoi pas, les bleus, les côtes cassées et toutes les autres joyeusetés. Elle peu supporter. Mais ça ? La joue lacérée ? Le passage à tabac méthodique ? La prochaine fois ça sera quoi ? Le foie transpercé ? Les boyaux déroulés ?
J'vais l'buter. Ca la transperce. Bang dans le cœur. « Non. » le plat de la main qui s’abat sur la table. « Tu te tais, tu restes dans ton lit tu arrêtes de faire le con. Tu vas buter personne. Et personne te buteras. » Que ça soit lui ou Michael, allongé quelques chambres plus loin dans cet hôpital de misère, elle ne laissera personne lui arracher les quelques maigres filaments qui la retiennent à la réalité. Finalement elle laisse la tension retomber, pose son visage dans ses mains, gémit un peu. Parce qu’elle n’est pas faite en acier Anca, et qu’elle commence déjà à menacer de s’effondrer.
Arrête. La voix de Seven qui résonne dans la chambre, si faible, trop faible. C'rien, ç'va guérir et j'me vengerai. Les poings qui se serrent, le regard qui devient de glace. Tu d'vrais pas être là, j'veux pas. Mal, mal, mal dans la poitrine. J'vais bien c'est bon, tu peux partir maintenant. et la claque qui part. Sèche. Mesurée. Surement que ça doit faire mal, sur la plaie à peine recousue. Ptêtre même qu’elle aura fait sauter les points. Ptêtre même qu’elle aura elle aussi du sang sur les mains. « mais ferme bien ta gueule » elle tremble, tremble. De nouveau ses ongles qui lui lacèrent la paume, la douleur pour pas craquer définitivement. « Tu t’entends Seven ? Est-ce que tu t’entends ? » Non sans doute pas. « T’es qu’un sale gosse de merde putain » c’est dur les mots qui sortent de ses lèvres, des mots qu’elle devrait jamais prononcer. « Tu vas te venger ? Bravo Lucian papa serait fier de toi » c’est amer dans sa bouche, elle a envie de gerber. « Change de disque un peu Seven, quand est-ce que tu vas commencer à penser à toi un peu ? Vraiment à toi ? » elle se laisse tomber de nouveau dans son siège, la respiration sifflante. « Je serais pas toujours là pour toi Seven. » doucement elle prend du recul, détourne pas le regard. « Un jour je serais effectivement plus là » quand elle aura décidé à sauter pour de bon, à appuyer la détente pour se faire sauter le caisson. « J’espère que tu seras heureux à ce moment là » elle croise les bras, dévisage son frère, pour lui faire comprendre qu’elle est sérieuse. Terriblement sérieuse. Et qu’elle a peur. Pas pour elle, jamais vraiment. Surtout pour lui, tout seul, sans elle comme dernier recours.
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nos âmes sont déjà des ruines (sevanca)

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