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 (siam) and it will only get worse.

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MessageSujet: (siam) and it will only get worse.    Ven 18 Aoû - 10:35

Encore une soirée qui finit mal. Encore ma tête qui s'écrase sur le bitume alors que je me fais jeter du bar. Et à force, je ne vois même plus où sont les nouvelles plaies. La tête encore abimée de mes dernières altercations avec Seven. Avec des inconnus. Avec l'asphalte que j'ai mangé à cause de videurs en tout genre. Et d'ordinaire je me révolte. D'ordinaire je me redresse d'un bond, inépuisable, et je hurle, et je cogne, jusqu'à ce que moi ou l'autre finisse KO au sol. Mais je n'ai plus la force de quoi que ce soit en ce moment. La tête et le cœur épuisés. La goutte de sang au nez, je me redresse péniblement, comme si je sortais d'une bagarre qui aurait duré 3 interminables heures. J'essuie mon nez du revers de ma main, laissant une trainée d'hémoglobine dessus. Puis je me tourne vers le barman et les trois autres mecs qui me toisent et me défient de revenir. Je hausse les épaules. — De toute façon, votre bar, c'est d'la merde. Ils lèvent les yeux au ciel et retournent à l'intérieur. En refermant la porte, je me retrouve seul sur le trottoir, avec le bruit étouffé de la musique et une fine lumière qui filtre par la porte. Je reste planté là quelques secondes, un peu paumé. Sans savoir ce que je dois faire maintenant. Je souffle et passe une main sur mon visage, pour essayer de me remettre les idées en place. Je pourrais rentrer au loft, aller me doucher et me coucher. Mais j'ai trop peur de croiser les autres. Surtout Samih. Alors je repars en direction de ma voiture, décidé à prendre la route, au hasard. Au pire, je me trouve un coin tranquille et je pionce dans la caisse. Et on verra la suite demain. Une heure après l'autre. Chaque chose en son temps. Je grimpe dans mon tas de ferraille, portière qui claque, contact, et je m'élance. J'en ai même oublié d'allumer mes phares et je ne tilte même pas. Le regard figé droit devant, sans vraiment regarder, sans vraiment voir la route. L'esprit qui plane à des milliers de kilomètres, j'emprunte des petites rues que je ne connais pas, cherchant à sortir de la ville. Mon pied sur l'accélérateur, qui ne lâche plus la pédale. Le feu qui passe au rouge devant moi mais je ne m'arrête pas. Et je tourne brusquement dans la ruelle à droite, sans regarder, sans faire gaffe. Passage piétons. Y a un piéton.

  Y a un piéton ?!
  — PUTAIN !

  Je pile brutalement en revenant à la réalité, mais y a le bruit du choc qui se fait entendre malgré tout. Et je reste quelques secondes figé dans ma voiture à l'arrêt désormais, les mains crispées sur le volant, le cœur battant. Putain, putain, putain. Il me faut quelques secondes encore pour réagir et finir par sortir de la voiture voir les dégâts. Et là, par terre, se tenant la cheville, y a une fille que je ne connais pas. — Putain, mais qu'est-ce que tu foutais au milieu d'la route ? Comme d'habitude, j'suis pas foutu de reconnaître mes torts. C'est moi qui ai grillé un feu. C'est moi qui ai tourné sans regarder. C'est moi qui n'avait pas les phares allumés et qui roulait trop vite. Mais je m'en fous, c'est de sa faute à elle. Toujours de la faute des autres, question de principes. Je m'accroupis à côté d'elle, nerveux, la colère et le stress qui commencent à monter. C'est pas bon signe ça. Pas bon signe du tout. Ça finit toujours mal quand je panique et que je m'emporte. — Allez putain, t'as rien, lève toi. Garde la simulation pour quand tu baises, ok ? Mais mes yeux glissent sur sa cheville qui me semble terriblement gonflée. Je me mords les lèvres et passe mes mains sur mon crâne. En l'observant mieux, je constate que y a d'autres dégâts. Merde, merde et merde. Je me redresse brusquement, le souffle haletant, les narines dilatées, ça commence à vriller dans ma tête. — Tu vas m'balancer aux flics, j'suis sûr. T'as une tête de balance. Tu... ! Putain, putain. — C'est pas d'ma faute MERDE ! C'est toi qui, tu.. ! Je m'embrouille, m'emmêle, les pensées qui n'ont plus de sens. Je me mets à faire les cent pas autour d'elle, de plus en plus stressé. Trouve une solution, trouve une solution. J'pourrais peut-être l'étouffer ? Si elle est morte, elle ne peut plus parler. Je m'arrête et la toise d'un drôle d'air. Ce serait facile. Elle est toute fine. Mes mains autour de sa gorge et on en parle plus. Je ferme les yeux et secoue la tête. Je déraille bordel. Je jette un coup d'oeil vers ma voiture. Certes elle est volée et si elle leur donne la plaque ils ne remonteront pas jusqu'à moi. Mais putain, elle m'a vu. Très largement. Et il suffira qu'elle donne ma description pour qu'ils fassent le rapprochement. J'ai un casier long comme mes bras. Ils m'ont vu tellement de fois qu'ils me reconnaissent quand ils me croisent dans la rue. Et je sais bien qu'au prochain faux pas, je risque de finir en taule. Et j'peux pas laisser un truc pareil arriver. Hors de question. — J'irais pas en taule à cause d'une sale conne putain. Alors je fonce sur elle et je passe mes bras sous ses aisselles et je me mets à la tirer en direction de la portière arrière. — J't'emmène avec moi avant que quelqu'un nous voit et j'vais voir c'que j'fais de toi. C'est ça, bon plan JJ. Gagne du temps. Emmène là à l'abri des regards, fais en sorte qu'elle ne puisse pas se tirer et tu aviseras.
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Sam 19 Aoû - 1:26

Y a pas à dire ça fait bizarre de revenir dans le coin. Même pour les vacances t’avais pas repointé ta sale tronche en trois ans. On se dit toujours que quand on a grandi quelque part, on sera toujours taillé pour cet endroit mais c’est faux. La chaleur tu te l’es prise dans la gueule comme un autobus et t’en reviens toujours pas. C’est pas les putain de British qui ont l’habitude de la canicule. Tu te pelais le cul chez eux, tu reviens enfin en zone clémente et t’as l’impression de rôtir à l’étouffée. C’est la vie qui se fout de ta gueule ça, la ville qui te punit pour être partie. Tu te sens comme une étrangère. Les rues sont toutes les mêmes mais tu n’as plus cette sensation d’être chez toi. Un peu comme si t’étais juste en vacances ou que tu rendais simplement visite à des connaissances. Un peu comme ces villes où on va tous les étés quand on est gosse, dont on connait le centre-ville sur le bout des doigts mais qui n’ont rien d’un foyer. Tout ça ça te perturbe. Et puis t’es claquée aussi, ça aide pas. Tout comme le fait de ne plus avoir de maison. Tu trimes toute la journée à installer les trucs pour la forge, à passer des coups de fil, à discuter avec des fournisseurs, et le soir tout ce que tu as pour te reposer c’est ce putain de matelas gonflable qui a trois rustines, posé à même le sol dans ton bureau. C’est plein de poussière avec l’installation en plus, ça te fait éternuer constamment. Alors ouais, tu te sens pas vraiment comme chez toi, tu te sens un peu trop petite dans ces rues. Mais tu marches avec détermination, maudissant tous ces gens qui se sont garés là où tu voulais te garer et qui t’obligent à marcher vingt minutes pour retrouver ce pot de yaourt que tu appelles bagnole. T’es allé montrer ta sale tronche à la salle de sports où tu as tout appris de l’escrime médiévale, en mode guess who’s back. Ils étaient bien contents de te revoir ceux qui étaient là, du coup ça s’est un peu éternisé et te voilà dans les rues à cette heure-ci alors que tu te lèves à six heures. Heureusement t’es pas bourrée. Vous avez sué comme des porcs, forcément vous avez organisés quelques duels. Tout ceci n’arrange pas ton impression d’étouffement. Y a la sangle de ton sac de stop qui te rentre dans la chair de l’épaule, les bokens qui s’entrechoquent quand tu marches. T’entends les voitures passer, tu préfèrerais écouter de la musique mais t’as plus de batterie. A plusieurs reprises t’en entends qui n’ont clairement rien à foutre des limites de vitesse mais ça te déphase pas. Tu traverses une énième ruelle sans prêter plus d’attention à l’environnement qu’au bonhomme vert, t’aurais traversé tout pareil si il avait été cramoisi. La bagnole tu l’entends arriver, comme plein d’autre, mais c’est en entendant les pneus crisser que ton cœur fait un bond. Cet abruti a tourné. Y a comme une espèce de réflexe de survie qui te sauve. Tu sautes. Pas sur le côté non, juste en l’air. Alors la bagnole au lieu de te le prendre de plein fouet elle t’attrape juste dans la cheville et toi tu rebondis sur le capot, t’as l’épaule qui crierait presque. Mais pas un son ne sort de ta bouche, l’air est arraché de tes poumons, tu roules au sol comme un pantin égaré. Un gémissement passe tes lèvres, t’as la tête qui tourne.

— Putain, mais qu'est-ce que tu foutais au milieu d'la route ? La voix résonne en-dessous d’un bourdonnement qui te vrille les oreilles. Tu comprends ce qu’il dit ceci dit, tu es juste un peu lente à la détente. Mais il raconte quoi cet abruti ? Qu’est-ce qu’il foutait lui ? Toi c’était vert, pour une fois t’es même pas en tort. Tu t’es redressée, tu fais le bilan des dégâts, bilan que tu interromps pour le regarder dans les yeux, interloquée. Pas besoin d’être un expert comportementaliste pour y lire, écrit en lettres néon, ‘‘what the fuck dude’’. T’as la cheville qui fait déjà une tronche de pastèque. T’espères que c’est pas cassé putain, t’as pas besoin de ça, t’as des choses à faire. Forcément, short et débardeur oblige, t’as la peau râpée à plein d’endroits mais ça c’est pas grave. C’est ton épaule qui t’inquiète. Y a comme une vague de soulagement quand tu te rends compte que c’est la droite et qu’au moins c’est pas la dominante. Vu la tronche elle est pas déboîtée mais y a déjà une énorme marque violacée qui s’étale là où t’as heurté le pare-brise et t’as un peu de mal à la bouger. Putain, t’avais déjà la main à moitié fonctionnelle, c’est de mieux en mieux. Le mec et ses yeux hallucinés se sont éloignés de toi mais ça ne te rassure pas. — Tu vas m'balancer aux flics, j'suis sûr. T'as une tête de balance. Tu... ! Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Oh putain non, t’es tombé sur un malade. — C'est pas d'ma faute MERDE ! C'est toi qui, tu.. ! Comme un animal en cage il tourne. Tu vois bien que c’est une grenade dégoupillée ce garçon, qu’il va t’exploser à la gueule. Et maintenant la peur vient enfoncer ses griffes dans ton cœur comme un rappel. Fais quelque chose Siam. Du regard tu cherches ton sac de sport, tes bokens. Il est pas trop loin. Lentement tu essaies de t’en rapprocher sans te relever, d’avoir l’air discret. « Mais de quoi tu parles ? T’inquiète pas je vais pas appeler les flics y a pas mort d’homme. » Avec ces mots tu essaies de le rassurer, de retarder l’éruption, de sauver ta peau p’tètre même. Bien sûr que tu vas l’appeler la police, et bien sûr que tu vas porter plainte, c’est un danger public cet abruti mais éviter de l’énerver est une bonne solution pour l’instant. Vaine tentative.

Tu es presque au sac quand tu le vois se jeter sur toi et tu essaies de sauter sur tes armes mais il t’a chopée au vol, ta main valide s’agite dans le vide. — J'irais pas en taule à cause d'une sale conne putain. Avec l’énergie du désespoir tu brasses l’air et tu sens, avant qu’il ne t’arrache au sol, les ongles de ta main droite s’ébrécher contre le bitume puis se refermer sur un de tes boken. — J't'emmène avec moi avant que quelqu'un nous voit et j'vais voir c'que j'fais de toi. Un serial killer. T’es tombée sur un serial killer, c’est obligé, ou au moins un meurtrier. Maladroitement au vu de ta position tu lui assènes un coup au coin du crâne avec ton épée en bois. « Lâche moi putain lâche moi ! Putain t’es malade ! » Pas autant de force que t’aurais voulue à cause de cette saleté de bras droit. Le choc se répercute dans ton épaule et tu lâches l’arme avec un cri. Tu profites de la distraction pour le pousser contre la voiture et de libérer de ton étreinte. Comme un animal traqué tu essaies de partir au galop mais tu ne fais pas trois pas avant que ta cheville craque sous ton poids et se torde. Ton cœur chute une demi-seconde avant ton corps, tes paumes atterrissent sur le bitume et tu hurles. « A l’aide ! A l’aide putain ! Appelez la police je vous en supplie ! » Putain on est en centre-ville doit y avoir des gens pour t’entendre à toutes ces fenêtres. Y en a même une qui s’allume et t’y jettes un regard plein d’espoir mais rien ne se passe et tu as soudainement l’impression d’être dans un film d’horreur. Le souffle court, tu essaies de te relever mais impossible de prendre appui sur le pied droit, alors tu essaies de ramper. T’as aucune chance putain, ce mec va t’étriper. « Pitié ! »
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Mer 23 Aoû - 11:33

Mais de quoi tu parles ? T’inquiète pas je vais pas appeler les flics y a pas mort d’homme. Elle ment, elle ment. Elles mentent toutes. — TA GUEULE ! Que je beugle, hors de moi. Personne ne lui a donné l'autorisation de parler, de me contredire, de me mentir. Faut qu'elle ferme sa gueule parce que je sais ce qu'elle fait. Elle veut me manipuler. Elle aussi elle pense que je suis trop con, que je ne vois rien, ne comprend rien et qu'on peut m'avoir comme ça. Mais c'est pas le cas putain. Ce, n'est, pas, le, cas ! Je souffle, bruyamment, et tente de rassembler mes idées tant bien que mal. Mais y a tout qui s'emmêle et ça devient un bordel monstrueux dans ma tête. Je ne vois plus clair, je m'enfonce, je m'enlise dans cette folie dévorante qui tente sans cesse de se libérer ces derniers temps. Et qui y parvient par moment, sous la forme d'un bref éclat de violence insensée. Ou d'une décision atroce. Souvent les deux. L'image du corps d'Eanna agonisant au sol me revient brusquement, lacérant mes rétines et brûlant tout sur son passage. Et ça ne m'aide pas, bien au contraire. Je me sens partir à la dérive, le palpitant en furie, des peurs inexpliquées qui explosent de tous les côtés. Pas les flics, pas la prison, j'veux pas d'ennuis. Je veux du calme. Pourquoi ça hurle autant de partout ? J'entends rien, je n'arrive pas à penser, à me concentrer, à réfléchir. J'ai envie de crier, pour extérioriser toute la merde qui me consume et me ronge à l'intérieur. Qui fait un vacarme assourdissant, à tel point que j'en perdrais l'équilibre. Et je sais très bien qu'il n'y a qu'un seul moyen de faire taire les rugissements. Frapper, cogner, se déchainer, jusqu'à obtenir le calme plat. Le silence. Ce silence libérateur et apaisant. Plus de fureur, plus de douleur, une sorte de transe, de plénitude, après la tempête, le carnage. Alors, je me jette sur elle, sans savoir quel sort je vais lui réserver. J'agis sans penser à la suite, encore moins aux conséquences. Je me contente juste d'agir. Animal sauvage qui fonctionne à l'instinct. — Lâche moi putain lâche moi ! Putain t’es malade ! Elle se débat, elle hurle, et cette agitation entre mes doigts à quelque chose de salvateur. D'excitant même. Mes muscles qui se contractent, mélange de puissance et de désir. Jusqu'à recevoir un coup à la tête, inattendu. Et la douleur est suffisamment présente pour me faire relâcher ma prise. — Putain, qu'est-ce que.. Et elle me repousse comme une forcenée, je m'écrase sur le capot de la voiture, interloqué. Comme si j'étais choqué qu'elle réagisse, qu'elle se défende. Comme si c'était incompréhensible, pas normal. Je reste stoïque encore quelques secondes, complètement perdu pendant quelques secondes. Elle se lève, tente de partir et je ne réagis toujours pas, perdu dans un tourbillon d'émotions violentes. Je la vois finalement qui s'écroule lamentablement au sol, comme si le bitume venant de se dérober sous ses pieds et je me redresse aussitôt, revenant à la réalité. A ma réalité. — A l’aide ! A l’aide putain ! Appelez la police je vous en supplie ! Mais qu'elle conne, elle va alerter tout le voisinage en braillant comme ça ! Je m'interrompt en voyant la lumière s'allumer dans un appartement, prêt à bondir, faire demi-tour et partir à toute allure. Peut-être que je lui roulerais dessus au passage, juste pour la faire taire définitivement. Il paraît qu'il ne faut jamais laisser de témoins. C'est ce qu'ils disent à la télé en tout cas. Et elle se met à ramper pour s'éloigner et je penche la tête sur le côté, l'observant une seconde, mes yeux qui glissent sur son corps meurtris qui ondule au sol, dans une danse exaltante, qui éveille mes vieux démons, mes sales pulsions. Le regard qui craque, qui se fendille, libérant toute la noirceur qu'il contient. — Pitié ! Et je ricane, parce que ce mot me laisse d'une glaçante insensibilité. Je me rue à nouveau sur elle, ma main gigantesque qui vient envelopper sa bouche et maintenir sa mâchoire fermement, trop fortement probablement. Mon autre bras se glisse autour de sa taille et je la relève brusquement, comme si elle pesait trois grammes, emporté par une violente dose d'adrénaline. Comme un shot qu'on viendrait de m'injecter directement dans le sang. Elle décolle du sol, alors que je la maintiens durement contre moi, compressant sa cage thoracique, sans me soucier de savoir si elle arrive encore à respirer ou non. Je me dirige vers la voiture, après un dernier regard vers la fenêtre allumée. Aucune ombre n'y glisse, je suis tranquille. Je m'arrête au niveau de la portière arrière, dans le but de la jeter sur la banquette, mais je me ravise. Elle se débat comme une lionne et je n'ai rien pour l'attacher. — Merde. Que je peste, réalisant qu'elle risque de m'attaquer pendant que je conduirais ou tout simplement de se jeter sur la route pendant ma fuite. Réfléchis JJ, réfléchis putain. Mes yeux vont et viennent et finissent par se poser sur l'arrière de la voiture. — Désolé chérie, t'es reléguée en classe éco. Et je viens me positionner devant le coffre, je libère sa bouche pour venir ouvrir le coffre et elle en profite pour s'agiter à nouveau, manquant de m'échapper. Je fulmine, échappe un râle furieux et la rattrape à deux mains, l'une d'entre elle venant se loger autour de son cou, que je me mets à presser sans retenue. Je la tire en arrière, la faisant basculer et elle se retrouve avec la moitié du dos dans le coffre. Là, je viens me dresser au-dessus d'elle, entourant ses jambes des miennes pour essayer de l'immobiliser. — Arrête d'être conne, plus tu luttes, plus j'te fais mal. J'vais pas t'buter ok, j'veux juste parler alors LAISSE TOI FAIRE ! Et je me soucie peu de savoir si mes mots peuvent la rassurer ou non. J'ai pas le temps penser à tout ça. Et d'ailleurs, mes yeux glissent déjà plus bas, alors que son corps entre mes jambes qui bougent me titillent encore plus. Je me mords la lèvre inférieure alors que je suis complètement incapable de contrôler ce qui monte en moi. Putain JJ, c'est pas l'moment de penser à ça. Je remonte mon regard vers elle, comme si je cherchais son aval pour la foutre sans combat dans le coffre. Je me décale et mes bras viennent attraper ses jambes, les relevant brusquement pour les plier et la faire glisser dans le coffre, en espérant qu'elle arrêtera de vouloir me résister. Pourquoi elles veulent toutes m'énerver tout le temps, putain ?!
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Jeu 24 Aoû - 16:19

— TA GUEULE ! Et d’habitude tu te laisserais pas faire non, tu lui mettrais l’enfer, tu t’appliquerais à imaginer les meilleures insultes possibles, à le rabaisser, à lui faire fermer son clapet. Sauf que t’es pas entièrement conne, des fois il vaut mieux la fermer sa gueule ouais. Son cri te fait sursauter, tire un peu plus sur les cordes de ta raison, le mur s’érode et la peur s’insinue. Il ne faudrait pas, tu réfléchiras moins bien, tu seras moins acérée. Le problème de la peur c’est qu’on n’a généralement pas bien le choix. Tant pis ça ne t’empêchera de combattre quand il le faudra, ce n’est pas comme si tu avais d’autre solution, la plupart des guerres de ce monde ont été gagnées avec la terreur au ventre. C’est ce que tu te dis vaguement sans trop y croire en essayant de saisir ton arme. Le problème putain c’est qu’on t’a jamais attaquée, t’es habituée aux combats fair play où chacun se fait face avec son arme et attend le signal pour commencer. Même la fois où y a trois abrutis de lycéens qui ont essayé de te tomber dessus quand t’étais au collège ils ne t’ont pas agressée par surprise, c’est toi qui a frappé la première. Alors qu’est-ce que tu peux bien faire toi dans cette situation ? Quand il te soulève tu ne t’y attends pas, tu ne vaux pas mieux qu’un chiot pris en faute qui n’a pas encore compris que son maître peut le soulever d’une main. Tout ce que tu arrives à faire c’est lui flanquer un malheureux coup qui ne lui laissera pas plus qu’une bosse, lui arracher un cri de surprise plus que de douleur. — Putain, qu'est-ce que... Qu’il reste interloqué un peu plus longtemps, que ça te laisse du temps, ce serait juste ce qu’il faut. Mais ta tentative de fuite elle est misérable, t’avance de deux mètres pas plus et confirme à l’autre dégénéré que tu n’es pas en mesure de te défendre. Tu t’es offerte sur un plateau d’argent, pauvre conne. Et le monde n’en a rien à foutre de tes problèmes, rien à foutre de tes hurlements, même la lumière qui s’allume ne prend pas la peine de jeter un regard vers le sol. Monde de merde. Quand tu supplies ce n’est pas de la pitié que tu demandes à ton bourreau, c’est une prière pour qu’au moins une seule personne dans ce voisinage porte ses couilles et ait le courage de s’impliquer. Pourtant c’est pas beaucoup demander, suffit de jeter un œil par la fenêtre et de composer le 911. Sales bâtards égoïstes, que tu penses au moment où sa paluche vient t’empêcher d’appeler au secours une fois de plus. T’essaies de mordre bien sûr mais ça sert à rien, il a bloqué ta mâchoire, tu peux rien faire. Quant à tes côtes, tu les sens sur le point de craquer, la douleur obscurcit presque le manque d’air. Pourtant il avait pas l’air costaud. Soulevée, tu lui donnes des coups de pied dans les tibias, tu griffes ce qui peut passer sous tes doigts, avec l’énergie du désespoir tu tentes tout ce qui est en ton pouvoir. Le problème c’est que c’est pas grand-chose au final et ça ne l’ébranle pas. — Désolé chérie, t'es reléguée en classe éco. L’hésitation qu’il marque devant sa voiture détend ses muscles alors t’en as rien à foutre de ce qu’il dit, t’en profites pour libérer un brin de ta gueule et planter tes dents dans sa main jusqu’à y goûter le sang. Sauf que t’arrêtes tout soudainement en te rendant compte de ce qu’il veut dire par classe éco. Putain pas ça. Cheval mené à l’abattoir, tu rues à nouveau, et t’y crois presque, tu parviens quasiment à quitter la cellule de son étreinte. Quasiment. Y a ses phalanges qui s’enroulent autour de ton cou, l’oxygène qui te déserte. Tu hoquètes. Ton bassin vient heurter violemment l’encadrement du coffre, t’arrachant un gémissement. — Arrête d'être conne, plus tu luttes, plus j'te fais mal. J'vais pas t'buter ok, j'veux juste parler alors LAISSE TOI FAIRE ! Jamais non, jamais putain. C’est pas que tu veuilles le mettre plus hors de lui, c’est pas que tu ne te dis pas que ça ira peut-être mieux si tu restes calme. C’est que tu ne peux pas rentrer dans ce coffre. Tu ne peux pas. T’iras sagement sur la banquette arrière même si il faut mais pas dans ce cercueil. « Pas dans le coffre, j’ferai n’importe quoi, tout ce que tu veux putain mais pas dans le coffre, pas dans le coffre j’ten supplie. » Comme pour montrer ta bonne foi ou juste parce que t’es trop flippée pour parler plus fort, tu chuchotes au lieu de crier. Tout pour l’amadouer, tout mais pas ça, enfermée dans le noir tu survivras pas. Il t’écoutera pas l’animal, à quoi tu t’attendais de toute façon ? Quand tes yeux croisent les siens tu ne rends pas compte que tu es déjà en train de chialer, tu ne sens même pas les torrents de larme dévaler tes joues, tu dois avoir l’air bien pitoyable. Lorsqu’il soulève tes jambes et que te retrouves entièrement dans le coffre tu te mets à trembler, t’as un dernier sursaut, tu veux te barrer. « Referme pas ce putain de coffre s’teu… » Trop tard gamine il a déjà fermé. T’es seule dans le noir. Et tu hurles. Un cri perçant, strident, à peine humain, la peur la plus bestiale. Quand le moteur se met en marche, que le véhicule s’ébranle, tu t’en fous. Tu te demandes pas où il va t’emmener, ce qu’il va te faire, tout ce que tu vois c’est l’encre qui recouvre tes pupilles, recouvre tout ce qui t’entoure, tu te retrouves dans cette putain de cave. En pire. Tu pensais pas que ça pouvait être pire, jamais, mais coincée dans ce coffre sans la moindre liberté de mouvement la réalité t’apparaît. Comme si t’allais pouvoir creuser un tunnel, tu griffes encore et encore les parois, t’arraches les ongles sur l’espèce de moquette qui les tapisse. L’autre taré au volant tu l’as complètement oublié, y a rien de plus que les ténèbres dans ton esprit, c’est devenu tout ton univers, un retour dans un passé que tu ne voulais plus jamais regarder dans les yeux. Quelques minutes là-dedans te semblent ces cinq jours dans le noir. La voiture qui s’arrête ça fait bondir ton cœur, les pas qui s’approchent ça fait gonfler ton espoir. C’est comme la dernière fois, c’est tout pareil, on va te libérer, tu divagues. « Seven ouvre-moi putain s’teuplé ! » Tu gueules. Sauf qu’il est pas là, il vient pas à la rescousse, tu l’as laissé derrière toi y a trop longtemps il viendra pas t’aider. T’as aucun droit d’espérer. Le coffre s’ouvre mais tu tombes pas dans ses bras parce que la gueule qui te surplombe c’est pas la sienne, c’est ce malade mental que t’avais presque oublié. Putain. Y a rien à faire. Tu viens de t’extirper du maelström de Charybde pour atterrir dans les mâchoires de Scylla. Tu fermes les yeux un instant, appréciant la lueur rouge qui filtre à travers tes paupières. Au moins t’es plus dans ce cercueil, t’as failli y crever, y laisser toute ta raison. Alors tu respires, tellement que des paillettes noires flottent devant tes yeux, t’avales l’oxygène trop goulûment. Mais il faudra bien ça pour oublier, pour que le combat puisse recommencer.
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Jeu 7 Sep - 16:42

Elle se débat la môme. Ses pieds qui heurtent mes jambes, ses ongles qui se plantent et qui sillonnent ma peau pour y laisser de profondes marques rouges. Ça brûle, ça fait mal, mais pas le genre de douleur qui donne envie de hurler et qui fait tout lâcher. Non, c'est la douleur qui donne encore plus envie de se battre. Celle qui s'ajoute à toutes les précédentes, toutes ces douleurs accumulées dont mon corps n'est toujours pas guéris. Les marques qui se superposent, parce que y a plus de place pour de nouvelles. C'est la douleur qui rend fou, celle qui fait perdre les pédales et qui donnent encore plus envie de faire mal en retour. Plus elle griffe, plus je serre. Comme un vieux réflexe. Comme si c'était la seule réponse possible à sa lutte effrénée. Et quand je décide de la passer dans la coffre, elle en profite. J'ai juste cet instant de déconcentration, elle le sent et elle en profite lâchement. Qu'elle connasse. Ses crocs qui se plantent violemment dans ma main, douleur vivace qui remonte brutalement au cerveau et qui, là, me fait réagir. Ma main qui la libère entièrement pendant que je beugle et que je secoue cette première devant moi, constatant sans surprise les gouttes de sang qui perlent déjà. Elle a mordu profond la sauvage. Et elle tente une échappée. Mais je ne la laisse pas filer. Je parviens à la rattraper de justesse et en quelques mouvements brusques la voilà qui s'éclate contre le rebord du coffre, sous mon impulsion. Étonnamment, elle ne gigote plus. Je lui crie dessus mais j'ai l'impression de parler à une sourde. Son regard est figé dans le mien mais tellement lointain, c'est comme si elle voyait à travers moi, que je n'existais plus. C'est une drôle de sensation et ça me frustre. Parce que j'ai l'impression d'être invisible et il n'y a rien que je déteste plus que ça. — Pas dans le coffre, j’ferai n’importe quoi, tout ce que tu veux putain mais pas dans le coffre, pas dans le coffre j’ten supplie. Je fronce les sourcils, pas certain de comprendre. J'ouvre la bouche pour répondre mais je suis interrompu par ses larmes qui se mettent à dévaler l'ovale de ses joues. Putain, c'est quoi son problème à celle-là ? Et moi, j'ai vaguement l'impression qu'elle se fout de ma gueule. Qu'elle essaye de me prendre pour un con. Est-ce qu'elle croit sincèrement que le scénario de la jeune fille terrifiée qui chiale et qui supplie ça va m'atteindre ? Est-ce qu'elle croit sincèrement que j'en ai quelque chose à foutre de ce qu'elle veut, ou ne veut pas ? Est-ce qu'elle croit que j'ai besoin de son aval pour lui faire faire tout ce que je veux ? Parce que moi, j'crois pas. — Supplie en silence, tu m'casses les couilles putain. Et sans la moindre considération, j'attrape ses jambes et la bascule en arrière pour la faire rentrer entièrement dans le coffre. Elle se laisse, soudainement devenue docile, bien que raide comme un piquet. Je commence à comprendre qu'il y a un souci avec le coffre, je ne sais pas lequel, mais ça m'amuse. Au moins comme ça, elle verra que je ne suis pas de ces pauvres cons qu'on amadoue avec les sentiments. J'emmerde ses sentiments, j'emmerde les sentiments du monde entier. Y a que les miens qui comptent, ceux des autres, je m'en balance. — Referme pas ce putain de coffre s’teu…Oh ta gueule. Que je soupire, tout en claquant le coffre sur elle, sans ménagement. Je lève les yeux au ciel lorsqu'elle échappe un cri, semblable à de la terreur ou quelque chose comme ça. — Tss, comédienne. Toutes les mêmes. Et je m'installe au volant de la voiture avant de démarrer en trombe et de filer d'ici, après avoir vérifié un dernier coup que personne ne zone dans le coin. Je me mets à rouler, sans savoir où je vais dans un premier temps. Et je fais quoi maintenant ? Avant, j'aurais appelé Samih, il aurait su quoi faire. Il m'aurait dit de le rejoindre à un endroit donné et il aurait géré la situation. Comme la foi ou j'avais cru avoir tué un gars dans sa cuisine sous les yeux de sa copine. Mais finalement non, il n'était pas mort ce con. Dommage. Dommage ? Ouais, je crois, j'sais pas. Au fond, quelle importance. Je roule, je roule, encore et encore, incapable de réfléchir, de savoir ce que je dois faire d'elle. Pendant un instant, j'hésite à trouver un lac et à jeter la voiture dedans. Adieu, on en parle plus. Personne ne fera le lien avec moi puisque c'est une voiture volée. Ce serait simple. Ça ne me demanderait pas d'efforts (quasiment pas, juste la voiture à pousser un peu dans l'eau). Mais je n'arrive pas à m'y résoudre. Et de toute façon, je ne connais pas de lacs dans le coin. Tant pis, j'avise autrement. Je finis par me rendre dans le vieil immeuble, à la sortie de la ville. Celui qui est en travaux depuis des années. Ils sont tout le temps interrompu, une histoire de permis ou je sais pas trop quoi. Tout ce que je sais, c'est que les lieux sont déserts depuis des mois et que c'est un endroit discret. Un peu reculé, avec un parc autour. Parfait. Je gare la voiture en bas et je sors rapidement, pour retourner du côté du coffre. Histoire de voir si elle a survécu ou si elle a clamsé en chemin, cette conne. Ma main qui se pose sur la tôle et sa voix perçante la traverse brusquement. — Seven ouvre-moi putain s’teuplé ! Je me fige. Quoi .. ? Seven ? Je reste pantois quelques instants, pas certain d'avoir bien entendu. Elle a dit Seven ? Non ? Si ? Putain, ce serait trop beau. Ce serait magnifique. Ce serait parfait. Et j'ai un sourire qui vient étirer mes lèvres, un sourire victorieux. Que j'aime le destin parfois, quand il me livre sur un plateau d'argent une nouvelle façon de faire souffrir cet abrutis. Cet enfoiré. Ce fils de pute. Ce raté. Ce déchet. Cette horreur. Je ravale mon sourire, pour ne rien laisser paraitre, mais c'est difficile. Et je me décide enfin à ouvrir le coffre. Je l'observe quelques secondes, elle est en piteux état. Elle a l'air amorphe et en même temps, je la vois inspirer de l'air comme si je venais de lui maintenir la tête sous l'eau pendant trop longtemps. Comme si elle venait de réchapper de justesse à la mort. — Bon ben tu vois, t'es toujours vivante. C'était pas la peine d'en faire toute une histoire ! Et ma main plonge vers elle, pour venir attraper une épaisse poignée de cheveux et je tire dessus, pour l'obliger à se redresser et à sortir de là. Je la tire un peu salement et trop vite, ne lui laissant pas le temps de reprendre ses esprits et son équilibre et je la fait tomber par terre, le temps de refermer le coffre. Puis je tire à nouveau, pour la remettre debout mais j'appuie sur sa tête, pour qu'elle reste pliée en deux quand on se met à avancer. — Continue d'te taire et d'être gentille et tout ira bien. Je l'entraine à l'intérieur et on grimpe au deuxième étage, juste histoire d'être sûr qu'elle ne se tire pas par la fenêtre - sauf si elle veut crever et dans ce cas, je ne la retiens pas. J'attrape au passage une bâche en plastique qui traine sur le chantier, puis je la force à s'asseoir prêt d'un pilier de soutien et je l'attache autour avec la bâche. Et putain, c'est galère de faire un nœud avec ce machin. Je bataille un peu, histoire de m'assurer que c'est bien serré, puis je me redresse en soupirant avant de venir m'asseoir en tailleur en face d'elle. — Je t'explique le programme. Je te garde ici, jusqu'à ce que je sois sûr que tu n'iras pas me balancer aux flics. Tant que j'suis pas convaincu à 100%, tu bougeras pas d'ici. Et s'il faut que je te garde une semaine ligotée là, j'hésiterai pas, tu piges ? Je me rapproche un peu et viens attraper son visage, enfonçant mes doigts dans ses joues. Je plante mon regard dans le sien, me concentre pour paraître aussi neutre que possible et puis je demande : — C'est qui Seven-machin-truc là ? C'est même pas un prénom. Je grimace légèrement. Y a bien que ce trou du cul pour porter une laideur pareille. Quoi qu'il en soit, j'ai besoin d'en savoir plus. Histoire de voir si ça vaut le coup que je la maltraite un peu plus et que je prenne une photo. En souvenir. Que je pourrais peut-être lui envoyer un jour. Pour le plaisir. Pour rigoler. Pour le voir fulminer. Pour qu'il voit à quel point je peux atteindre tout son entourage sans qu'il ne puisse les défendre. C'est encore plus jouissif que de lui cogner dessus finalement.
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Sam 9 Sep - 3:50

C’est animal, tout ce que tu peux faire c’est te débattre, que tu aies la moindre chance d’arriver à tes fins ou non. Vu de loin tu rappellerais un peu un chat que l’on s’apprête à lancer dans un bain. Malheureusement tu n’en as pas les griffes sinon tu les aurais plantées dans ses rétines, malheureusement tu n’en as pas les muscles sinon tu serais déjà bien loin. Tu crois un instant en avoir les crocs et la saveur du sang semble te le confirmer mais cet arrière-goût de rouille a beau faire bouillir ton sang, cet élan ne sert à rien de plus qu’à l’énerver. Si tu avais moins peur sans doute que son cri te satisferait, qu’il te ferait rire, que tu te foutrais de sa tronche parce qu’il gueule comme une fillette. Sauf que ton attention est entièrement focalisée sur cet abysse dans lequel il s’apprête à te jeter. — Supplie en silence, tu m'casses les couilles putain. C’est dans l’oreille d’un sourd que tombent tes demandes, quoique s’attendre à toute autre réaction de sa part aurait été utopiste. Tu te perds dans ce carré de néant dans lequel il t’enferme. Il n’aurait pas pu choisir meilleur moyen de te torturer. Cette boîte c’est comme un aperçu du Tartare et tu penses bien jamais n’en sortir. Mais sur Terre rien n’a cette infinité mythique de l’Olympe alors la délivrance vient sous la forme du visage de ce maniaque encadré par la lumière. C’est que ça lui ferait presque une auréole cette merde, quelle putain d’ironie. — Bon ben tu vois, t'es toujours vivante. C'était pas la peine d'en faire toute une histoire ! S’il savait. Mais sans doute que ça ne ferait qu’accroître le bonheur que semble lui procurer la situation de se dire qu’il est passé à ça de réussir à te faire basculer dans l’hystérie. Ce mec est complètement taré, tu le vois bien qu’il n’a pas autant peur de ce que ton témoignage peut lui faire qu’envie de défoncer quelqu’un, de passer ses nerfs, de projeter sa haine. Sa main dans tes cheveux t’arrache un gémissement, il tire trop brutalement. Ton corps pourtant met du temps à réagir, à obéir. A la force de ses bras il t’extirpe lui-même à moitié du coffre avant que tes muscles ne suivent son mouvement. L’idée de te débattre ne te vient pas même à l’esprit, trop obnubilée que tu l’es par ces papillons qui dansent encore derrière tes yeux, ces étincelles douloureuses qui maculent tes poumons, ce crépitement dans tes connexions nerveuses. La fraîcheur du bitume sous tes mains éraflées te soulage, tu voudrais t’ancrer dans le béton, faire une pause, qu’il t’oublie un instant. — Continue d'te taire et d'être gentille et tout ira bien. T’es pas gentille t’es terrifiée, nuance. Putain en cet instant t’as perdu tout honneur, tu flippes ta mère comme n’importe quelle gamine débile mais sa voix te rappelle à la réalité et tu essaies de te débattre. Inutile. Tu sens distinctement – et il te semble même l’entendre – des mèches s’arracher de ton scalp cheveu par cheveu. Mouais, pas le meilleur plan visiblement. Claudiquant tu suis ton bourreau, la protestation de tes lombaires ridicule à côté de celle de ta cheville. Putain mais y a des marches en plus, il l’a fait exprès ce salaud. En arrivant en haut tu ne serais pas étonnée de cracher du sang. Tu te retrouves jetée à nouveau au sol, dos à un pilier. Lorsqu’il entreprend de te nouer les mains tu tentes à nouveau de lui échapper. Étonnamment tu n’arrives à rien de plus qu’embrasser à nouveau la pierre. Y a comme un air de déjà-vu, le désespoir qui s’insinue dans chaque pore de ta peau. Plus de combat, tête basse, tu te retrouves attachée. Faite comme un rat. La réflexion te traverse qu’il t’aurait suffi de partir de la salle de sport cinq minutes plus tard, de passer juste un peu plus de temps avec ce boxeur insupportable. Putain de destin, de karma, ou de je ne sais quels dieux qui s’amusent. Le hasard de la vie c’est de la grosse merde. Tout ça pour te retrouver en face de ces yeux quasiment translucides qui hurlent la violence. Assis en tailleurs devant toi il a un air de gosse détraqué. — Je t'explique le programme. Je te garde ici, jusqu'à ce que je sois sûr que tu n'iras pas me balancer aux flics. Tant que j'suis pas convaincu à 100%, tu bougeras pas d'ici. Et s'il faut que je te garde une semaine ligotée là, j'hésiterai pas, tu piges ? La passivité t’en peux plus. L’obscurité s’est dissipée, tu restes seule sans tes démons face à ton tortionnaire et tu ne lui feras pas le plaisir de te plier à ses désirs. Tu t’esclaffes. Un rire étranglé d’abord, puis à gorge déployée. Tu n’as plus que ça à faire. « Putain y a pas la lumière à tous les étages chez toi. T’y crois à ce que tu racontes ? Tu crois pendant une seule seconde que quand je sortirai d’ici j’irai pas voir les flics ? Tu peux bien me garder une semaine ou même un an si tu veux, je te raconterai tout ce que tu veux entendre, j’y croirai même peut-être, mais dès que je mettrai un pied dehors je te dénoncerai. Et tu peux rien faire pour changer ça. Rien. » Il peut te tuer. Mais ils le retrouveront quand même, sans doute, enfin tu l’espères en tout cas. La vengeance c’est pas spécialement ton truc mais là tu feras une exception, que quelqu’un donne à ce trou du cul ce qu’il mérite s’il te jette au fond de la baie. Ta mâchoire se tord sous ses doigts, tu essaies d’échapper à l’inconfort de tes joues pressées trop durement contre le tranchant de tes dents. — C'est qui Seven-machin-truc là ? C'est même pas un prénom. Alors ça tu ne t’y attendais pas. Pas le moins du monde même, et la surprise doit être écrite en néon sur ton visage. Comment ça Seven ? D’où il a entendu parler de Seven ? Ah. Putain. Tu l’as formulé à voix haute alors ton appel au secours. Mais pourquoi il demande ? Il a pas d’autres chats à fouetter ? « C’est personne, je me suis gouré. Qu’est-ce que tu t’en fous t’façon c’est pas comme si il était là, non ? J’étais coincée j’ai appelé quelqu’un c’tout. T’as pas mieux à demander ? Genre combien d’années de prison ça vaut une agression et un kidnapping ? » T’es déjà bien dans la merde tu n’as pas en plus envie de parler de Seven, ça va bien comme ça oui, un problème à la fois. Il n’est pas ce qui te préoccupe le plus en cet instant on va l’avouer, tu te demandes surtout comment tu vas sortir de là et surtout si tu sortiras vivante ou en combien de morceaux. Pas besoin de lancer un Popescu dans le mix. « Si tu me laisses partir maintenant tu prendras moins cher. Puis bon, je sais pas qui t’es alors t’as encore une chance. » Mais t’oublieras pas sa gueule. Jamais.
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Lun 9 Oct - 13:52

Elle rigole.
Elle rigole ?!
Elle rigole putain.

Mon visage qui se transforme, comme si elle venait de lâcher la pire des insultes qui soit. Elle est là, minable, misérable, attachée, sans défense, et elle trouve le moyen de me rire au nez ? Et j'ai comme une sale impression de déjà-vue. C'est moi. C'est exactement moi. Je ne plie jamais, même dans la défaite. Pour ne surtout jamais laisser un goût de victoire parfaite à mon agresseur. Pour lui léguer un peu de ma défaite dans son triomphe. Mais quand je suis du côté des gagnants, cette insolence à quelque chose d'insupportable. Et je crève d'envie de la faire taire, à tout jamais. Envie de lui faire peur et mal une dernière fois, pour qu'elle crève avec le visage déformé de terreur et que personne ne sache jamais qu'elle a osé rire de moi et de mes menaces. — Putain y a pas la lumière à tous les étages chez toi. T’y crois à ce que tu racontes ? Tu crois pendant une seule seconde que quand je sortirai d’ici j’irai pas voir les flics ? Tu peux bien me garder une semaine ou même un an si tu veux, je te raconterai tout ce que tu veux entendre, j’y croirai même peut-être, mais dès que je mettrai un pied dehors je te dénoncerai. Et tu peux rien faire pour changer ça. Rien. Et son discours me fait frissonner de rage. Y a pas la lumière à tous les étages, qu'elle a dit. Et c'est toujours cette même rengaine qui revient, celle comme quoi je serais un débile, un demeuré, avec un morceau de cerveau en moins. Et ça me rend dingue. JE. NE. SUIS. PAS. CON. Ma mâchoire qui se serre, ma main qui se lève et je lui retourne une gifle, qui devrait lui laisser quelques bleus j'imagine. — Si, j'peux faire quelque chose pour changer ça. Je n'en dis pas plus mais le ton de ma voix me semble suffisamment clair. L'agressivité latente, la violence qui dégouline entre mes mots. J'peux te saigner, connasse. Ce serait facile. Je trouve un truc sur place à lui planter dans le ventre et je la laisse se vider ici, personne ne la retrouvera avant un petit moment et personne ne saura jamais que c'est moi. Enfin, je crois.

Mais je change de sujet, pour passer à un point bien plus intéressant. Ouais, vraiment intéressant. Elle n'en sait rien, mais elle vient de me donner quelque chose de délicieux à me foutre sous la dent, un morceau de choix. Alors, je l'interroge, tout en feintant ne rien savoir ; pour le moment. Et elle n'a pas l'air de comprendre où je veux en venir. Elle tire une drôle de tronche, comme si je venais de lui demander la recette du gâteau au chocolat de sa grand-mère. Et elle réagit au quart de tour, sur la défensive, n'ayant visiblement pas envie que le sujet Seven soit approfondit. Et j'ai envie de dire : trop tard, je l'ai déjà bien approfondis. Mais je ne dis rien, au risque de vomir. — C’est personne, je me suis gouré. Qu’est-ce que tu t’en fous t’façon c’est pas comme si il était là, non ? J’étais coincée j’ai appelé quelqu’un c’tout. T’as pas mieux à demander ? Genre combien d’années de prison ça vaut une agression et un kidnapping ? Si tu me laisses partir maintenant tu prendras moins cher. Puis bon, je sais pas qui t’es alors t’as encore une chance. Et là, c'est à mon tour de me mettre à rire. Je me redresse et frotte mon pantalon pour dégager la salissure, tout en secouant ma tête de gauche à droite. Puis, j'extirpe mon téléphone de mon pantalon et commence à trifouiller dessus. — Parce que tu crois que t'es en position pour négocier quoi que ce soit en fait ? Regarde toi, putain. Tu ferais mieux d'fermer ta gueule. Faudrait vraiment les dresser ces gonzesses, elles ne peuvent pas s'empêcher d'ouvrir leur gueule encore et encore. C'est désespérant. Je m'éloigne de trois pas et m'accroupis, histoire d'avoir une vue d'ensemble du spectacle et je la prends en photo à deux reprises, avant de ranger mon téléphone. Je me relève, soupire d'aise et me rapproche un peu d'elle. — J'vais t'confier un secret. Je m'accroupis à nouveau, glisse mes doigts dans ses cheveux et vient effleurer son oreille de mes lèvres. — Je connais Seven. Je ris sans bruit, juste un souffle acéré dans sa nuque. — Je connais aussi Anca et tous les autres. Je me relève, victorieux, nonchalant. Je me mets à marcher devant elle d'un pas tranquille et assuré, les mains glissées dans mes poches de jean. — T'as deux options. Soit t'es sûre de pas pouvoir fermer ta gueule une fois relâchée et tu préfères donc que j'te finisse ici et maintenant. Je garantis pas la rapidité par contre. Je hausse les épaules et lui offre un petit regard faussement désolé, à la limite de l'innocence. — Soit j'te laisse repartir en t'assurant qu'il ne t'arrivera plus jamais rien. A toi. Ma voix qui devient plus grave, plus menaçante. Je m'arrête, pivote vers elle, puis en quelques enjambées rapide je la rejoins et à nouveau, m'accroupis devant elle, ma main droite glissant dans ses cheveux que j'attrape brutalement, immobilisant sa tête dans ma direction, fixant mon regard dans le sien. — Mais si tu ouvres ta gueule, c'est eux qui prendront. Et Anca la première, histoire que ça fasse mal à Seven aussi. Et après je m'occuperai de ton p'tit Seven, de ton héros. Et crois moi, tu veux même pas oser imaginer ce que je pourrais lui faire. Je me remets à lui sourire tranquillement, alors que dans mes yeux défilent toute une panoplie d'images sanglantes et je me sens perdre pied doucement. Ma main droite qui vient se poser sur la cuisse de ma prisonnière, frisson salvateur qui m'enivre, les limites qui deviennent floues et qui disparaissent lentement à l'horizon, emportées par une vague de folie. Et encore une fois, je m'y perds. Je ne sais plus si j'ai envie de la tuer, ou de la baiser.
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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Lun 9 Oct - 18:12

— Si, j'peux faire quelque chose pour changer ça. Il peut te tuer. Si ça se trouve tu vas crever ce soir. Tu vas crever ce soir pour une histoire de mauvaise chance, et ce sera sale. Y aura du sang partout sans doute. Il n’a pas l’air du genre à faire ça vite. Tu vas hurler, tu vas pleurer, tu vas supplier et tu vas crever. Tout connement, comme dans les films, toutes ces histoires de ‘j’ai à peine commencé à vivre j’ai encore tellement de choses à faire’ bah ouais mais c’est comme ça, rien à foutre de ton futur, quand ça vient tu lâches ce que tu faisais et tu suis la faucheuse. Putain s’il fait ça, qu’on le fasse autant souffrir que tu auras souffert. Qu’il vomisse chaque nerf qu’il a fait crier. Qu’il brûle. Tu veux pas mourir bordel de merde et surtout tu veux pas voir ça, tu veux pas te sentir partir et tu veux pas l’entendre en rire. Mais tu dis rien, tu le regardes, t’essaye de ne lui montrer que le mépris qu’il t’inspire. — Parce que tu crois que t'es en position pour négocier quoi que ce soit en fait ? Regarde toi, putain. Tu ferais mieux d'fermer ta gueule. Oui, sans doute que le spectacle est pathétique à voir, sans doute qu’il te donnerait la gerbe et un peu comme une envie de chialer, d’être aussi faible. Mais c’est pas ta faute, tu le sais, qu’est-ce que t’étais censée faire d’autre ? T’as tout essayé. Tu ferais mieux de fermer ta gueule. Tu ne lui feras pas ce plaisir. Il se lève, déambule un peu, tu entends l’appareil photo de son téléphone. « Arrête ça connard ! » T’as pas le droit putain. A nouveau à tes côtés. — J'vais t'confier un secret. Au passage de ses doigts dans tes cheveux tu sens des mèches glisser, quitter ton crâne, vestige de sa violence antérieure. La sensation de son souffle contre ta peau te fait frissonner, le dégoût te retourne l’estomac. — Je connais Seven. N’importe quoi, c’est du putain de bluff, ce mec est un psychopathe. Et puis Seven c’est pas non plus si unique que ça. Son rire est comme un insecte qui court le long de ta nuque. — Je connais aussi Anca et tous les autres. L’espoir se casse la gueule sur la patinoire qu’est devenu ton sang. Il le connaît vraiment. Et bien sûr, bien sûr, la haine lui fait office de salive. Croiser un pote à lui eut été utopique après tout. — T'as deux options. Soit t'es sûre de pas pouvoir fermer ta gueule une fois relâchée et tu préfères donc que j'te finisse ici et maintenant. Je garantis pas la rapidité par contre. Il se ferait meurtrier ? Peut-être qu’il a pas les couilles. Ou peut-être que ce serait pas la première fois. — Soit j'te laisse repartir en t'assurant qu'il ne t'arrivera plus jamais rien. A toi. On croirait un monologue d’antagoniste, t’as vu assez de film pour savoir que toutes ces histoires c’est du mensonge pur et dur. Violemment, à l’instar de chacun de ses gestes, il reprend une prise dans tes cheveux, s’assure que tu ne regardes rien d’autres que ses iris délavés. — Mais si tu ouvres ta gueule, c'est eux qui prendront. Et Anca la première, histoire que ça fasse mal à Seven aussi. Et après je m'occuperai de ton p'tit Seven, de ton héros. Et crois moi, tu veux même pas oser imaginer ce que je pourrais lui faire. Ha, Seven, un héros, l’idée a de quoi dérider, mais elle t’amène aussi une espèce de goût amer, ferreux, au fond de la gorge. A moins que ce ne soit ton sang. Mais Anca, la pauvre Anca, elle qui n’a jamais rien demandé à personne, elle qui a toujours tout donné sans jamais reprendre jusqu’à ne garder qu’un fantôme d’elle-même. Peut-être même qu’elle serait plus heureuse une fois morte, une fois qu’elle n’aura plus à s’occuper de personne. Comme si ta décision là, maintenant, allait sceller leur destin. Il s’y croit peut-être mais il n’est pas le grand méchant imbattable des films d’action, juste le cinglé qu’on arrête toujours à la fin d’un épisode de Criminal Minds. Alors tu lui ris à la gueule, encore, parce que c’est tout ce que t’a, tout ce qui t’empêche de te mettre à chialer. « Comme si t’allais péter la gueule à Seven tu t’es vu ? Tes menaces elles sont merdiques. T’es comme un con, t’es tout seul. Il me suffit d’appeler les autres et tu seras mort avant d’avoir pu approcher Anca pauvre débile. D’appeler la police et tu te feras arrêter avant d’avoir pu la regarder dans les yeux. Ou leur père te fera la peau, ça dépend de qui t’attrape le premier. T’as oublié un truc non ? Que les adultes ça existe, et que du haut de tes quarante grammes c’est pas toi qui va leur cracher à la gueule. » Ce monde ne lui appartient pas. S’il te tue, il paiera. S’il te relâche, il paiera. S’il essaie de s’en prendre à d’autres, il paiera. Il n’est pas intouchable. Sinon elle viendrait d’où cette bosse qui grandit sur son occiput ou cette morsure qui pulse sur sa main ? Ses menaces en papiers tu les balaies, tu les jettes par la fenêtre, tu prends une allumette et tu les regardes brûler, et tant pis si les flammes viennent lécher ta peau. Ta peau. Tu sens sa main sur ta peau, sur ta cuisse, à l’orée de ton short. Putain non mais c’est pas vrai. Tout mais pas ça. Tu essaies de lui donner un coup de genou, seule ta basket réussit à le toucher, coup de pied qui laissera un bleu mais rien de plus, t’es ridicule comme ça, tu peux rien faire. La même honte t’envahit que quand il a pris des photos. « Me touche pas putain, dégage, qu’est-ce tu fais ? » Saigne-moi si tu veux mais au moins fous-moi la paix.
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Sauf une fois au chalet

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MessageSujet: Re: (siam) and it will only get worse.    Jeu 2 Nov - 11:48

Arrête ça connard ! Elle proteste, avec hargne et ça touche quelque chose en moi. Comme si, lentement mais sûrement, elle augmentait le level de ma folie. De mes envies sales, celles que la société ne tolère pas. Foutue société de merde. Et ça me fait sourire, toutes dents dehors, comme un gosse qui serait en train de torturer un insecte, de lui arracher les ailes et de le regarder se tordre entre ses doigts pour lui échapper. Mais, hey, j'ai un scoop pour toi pétasse : tu peux pas t'échapper. Et j'ai comme un second shoot de puissance qui se déverse dans mes veines et qui m'aveugle. Vision floue, j'oublie progressivement toutes les règles, les lois et les limites. Doucement, il ne reste bientôt plus que moi et mes instincts primaires. Ma conscience s'est faite ligoter dans un coin, bâillonnée et piétinée. Faut dire qu'on l'a pas sonné cette conne-là, toujours à se mêler de ce qui ne la regarde pas. Et je me lance dans un interminable monologue chargé de menaces. Et si au début l'effet de surprise fonctionne, je le vois à sa gueule qui se détériore au fur et à mesure que je parle, je vois que ça ne dure pas. Et je ne comprends pas pourquoi. La frustration vient bander mes muscles et y a comme des points d'interrogation dans mes yeux. Mais le pire, ouais, le pire c'est quand elle se met à rire. Je me sens insulté, décrédibilisé en une fraction de seconde et ça, c'est insupportable. Intolérable. Mon visage qui vire au rouge, la colère qui éclate mes cellules. Pourquoi elle se marre putain ? Pourquoi. elle. se. marre ?! Je la fusille du regard, nez retroussé, dents serrées et les muscles du visage qui s'agitent, comme un chien énervé juste avant de mordre. Et c'est à son tour de me balancer un laïus. — Comme si t’allais péter la gueule à Seven tu t’es vu ? Tes menaces elles sont merdiques. T’es comme un con, t’es tout seul. Il me suffit d’appeler les autres et tu seras mort avant d’avoir pu approcher Anca pauvre débile. D’appeler la police et tu te feras arrêter avant d’avoir pu la regarder dans les yeux. Ou leur père te fera la peau, ça dépend de qui t’attrape le premier. T’as oublié un truc non ? Que les adultes ça existe, et que du haut de tes quarante grammes c’est pas toi qui va leur cracher à la gueule. Je reste figé trois secondes, contrarié plus que jamais. Faut dire que j'ai tendance à ne pas prendre toutes les inconnues en compte dans mes équations. Les flics, le père, tout ça, je n'y pense pas, parce qu'ils n'existent pas dans mon monde. Mais tout ce que je retiens pour l'instant de son ramassis de merde, c'est sa première phrase. Et je voudrais lui rire au nez moi aussi, mais le dégoût et la rage m'en empêchent. Et là, dents toujours serrées, j'articule à voix basse, à deux doigts de l'explosion. — T'as aucune idée de ce que j'ai déjà fait à Seven sombre conne. Et je ne suis pas loin de tout lui balancer. Comment je l'ai fracassé, salit, humilié. Il vaut rien son Seven, j'en fait qu'une bouchée de cette merde de Popescu. Quand je veux je l'éclate, quand je veux je le bute. J'ai presque envie de l'appeler, là, maintenant, pour lui dire de venir ici et m'en charger sous ses yeux à cette greluche de mes deux. Pour qu'elle comprenne à qui elle a à faire. Mais j'oublie vite cette idée, alors que la situation prend une tournure nouvelle. Ma voix sur sa cuisse qui la réveille et l'agite frénétiquement. Son pied qui vient heurter ma cuisse, m'arrachant simplement un froncement de sourcil. — Me touche pas putain, dégage, qu’est-ce tu fais ? Je m'arrête et la dévisage, sérieux. Putain, elle est là ma porte de sortie. Je me voyais déjà fait comme un rat, foutu d'avance quoi que je fasse. Mais peut-être pas finalement. Je me mets à sourire, lèvres closes, yeux illuminés par une perte totale de contrôle. — Tu sais quoi, t'as raison. Du coup, je vais te passer l'envie de prévenir les adultes. Je bouge et m'installe sur elle en coinçant ses jambes entre les miennes et là, avec une férocité chargée d'une tension sexuelle, je viens tirer sur ton t-shirt. Ne pouvant pas lui retirer vu qu'elle est attachée, j'arrache de toutes mes forces, le tissu qui craque, qui se détend et qui finit par partir en lambeaux, je réserve le même sort à son soutien-gorge. Et ses protestations, ses tentatives de défense ne font que m'exalter encore plus. Je sens mon bas ventre se tendre et l'excitation grimpe en flèche, devenant vite ingérable. Je me redresse et me retrouve en pleine lutte avec ses jambes énervées, je ramasse quelques coups au passage, mais parviens finalement à faire voler ses chaussures. Puis, je m'attaque au bouton de son short que je fais glisser à la hâte le long de ses jambes, attrapant au passage sa culotte qui vole à son tour. Je m'éloigne et me redresse, contemplant mon œuvre et le spectacle me séduit plus que jamais. Et je voudrais fondre sur elle, amener ma touche finale, en finir, céder à ces pulsions bestiales qui raisonnent jusque dans mes os et qui me fait presque mal. Mais avant, avant, ma garantie. En tout cas, je l'espère. Je sors à nouveau mon téléphone et la mitraille de photos. J'attrape une de ses jambes de ma main libre pour l'empêcher de se cacher. Et les images ignobles s'accumulent dans la mémoire de mon téléphone. Une fois rassasié, je range l'objet et je m'approche d'elle. Elle continue de se battre, inarrêtable et je finis par me manger un coup dans la mâchoire, m'arrachant un râle de douleur. Je voudrais l'insulter de pute, mais je n'arrive même plus à parler. C'est comme si j'avais perdu toute mon humanité. Seule ma respiration rauque parvient encore à se faire entendre. Je m'impose entre ses jambes, défait mon jean d'une main tandis que l'autre traine sur elle, entre ses cuisses.

Mais je m'arrête brusquement. Ma tête pivote à droite, à gauche, j'suis sûr d'avoir entendu une voiture se garer. Ça pulse à l'intérieur et je reviens progressivement à la réalité. Mon regard qui se braque sur elle, sur ce que je suis en train de faire. Je fronce les sourcils, comme si j'étais surpris d'être ici. — Merde. Je me redresse, l'ignore, l'oublie, referme mon pantalon et sans un dernier regard, je me tire. Je me précipite dans ma voiture, démarre en trombe et file d'ici à toute allure, sans même prendre la peine de vérifier s'il y a en effet quelqu'un dans le coin ou non. Et s'il n'y a personne, elle trouvera bien un moyen de se tirer. Ma main se pose sur la poche de mon jean où se trouve mon téléphone et je serre l'objet à travers le tissu épais. Ça va aller, ça va aller.

RP TERMINÉ.
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