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 let's hurt tonight, nike.

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MessageSujet: let's hurt tonight, nike.   Ven 4 Aoû - 9:23

nuit noire, étoiles mortes. un coup à l’âme, le reste au coeur. game over. il te faudra combien de temps, avant que tu ne déclares forfait nora ? pas encore. t’as pas fini d’te battre, pas fini de lutter contre la vie, de nager à contre courant. est-ce que ça a encore un sens ? même au fond du puits, tu creuses encore. l’âme infatigable, le coeur vaillant. nora la guerrière, à renvoyer coup sur coup. ce soir, la bataille est sans doute inutile, perdue depuis longtemps. y a rien à rétorquer quand nate décide de t’entraîner quelque part, c’est pourtant pas faute d’essayer. mais il ne t’écoute simplement pas, et toi ça t’énerve de crier dans le vent. alors tu te laisses amadouer, vaincue, parce qu’il touche à ton point faible comme il le fait si souvent, que t’es pas capable de lui dire non, même pour la pire des idées. un peu comme celle qu’il a eu ce soir, quand il a pensé que ce serait carrément génial de vous incruster à cette soirée, parce que nate connait tout le monde, et que toi tu souhaites ne connaître personne. c’est stupide, tellement stupide. t’es pas censée être là, t’aurais même jamais dû venir. tu t’en es rendue compte à vingt-deux heures, quand t’as jaugé l’état de cette fête pitoyable à la musique tonitruante. tu t’en es rendue compte à minuit, quand les premiers dégueulis n’ont plus su se retenir et puis encore à une heure, quand tout le monde semblait soudainement avoir décidé de ne pas rentrer seul. mais tu t’en fous, pas vrai ? t’as le regard déviant, prétendant ne pas être mal à l’aise devant toutes ces marques d’affection dégueulasses. ça te retourne le bide, te file la gerbe. tu te contentes de garder le nez plongé dans ton gobelet rouge, de fendre la foule en deux à coups d’épaules et de regards noirs. il te faut pas longtemps pour en reconnaître la silhouette, là, à l’autre bout de la pièce. reconnaissable entre mille. est-ce qu’il te voit, lui aussi ? probablement pas. t’imagines qu’il est venu avec sa pute du jour, qu’elle est là, quelque part. peut-être même que tu l’as vue, que tu lui as parlé sans en avoir conscience. et de nouveau, la nausée qui prend aux tripes comme un rappel incessant de vos déchirures. chaque fois un peu plus, bientôt irréparable. connard crie le coeur, meurtri. enragé. nouveau plongeon dans le gobelet bien trop vide, tentative avortée de calmer l’ouragan qui se déchaîne. anesthésie du coeur. palpitant tremblant, poings serrés. ça se repasse en boucle, les mots et les souvenirs, les je sais pour jack et les traces de farrah partout avant les tiennes, patte dégueulasse posée sur une propriété privée. et ça enrage, boule de feu qui ravage les entrailles, oeillade à peine discrète dans sa direction avant de bousculer plus brutalement qu’à l’accoutumée ce pauvre mec qui ose se mettre sur ton chemin. ça réveille une blessure pas totalement refermée, cette soirée sombre au smoking dog seule face à l’adversaire plus grand que toi. plus nombreux, aussi. entaille à la côte qui te coupe le souffle une seconde de trop, de douleur ou bien de rancoeur avant de se redresser, le menton bien droit, tirant sur cette veste en jean mille fois trop grande et tâchée de pourpre dans le coin, ce vieux morceau de tissu délavé que tu ne quittes jamais depuis que sil l’a volé pour toi. mais tu n’y penses déjà plus, la lame profonde au creux de tes côtes s’évapore un court instant, le temps pour toi de réunir ton orgeuil et de filer par la porte ouverte. sur le perron à l’air libre, frais, comme si ça parviendrait à te soulager du poids qui oppresse ta cage thoracique. entre les étoiles et la pluie glacée, qui tombe en trombe, la seule chose qui te fait reconsidérer l’idée de te barrer d’ici à la vitesse de l’éclair. comme si ça suffirait à oublier que ton frère est probablement quelque part, à fendre le coeur d’une de ces filles faciles avec son sourire d’enfant perdu. à oublier que la vie n’a rien de beau, que tout ça te rappelle amèrement que t’es juste seule. à oublier qu’il n’y a plus de nora et ike, parce que t’as tout foutu en l’air, finalement, à coup de cris et d’attaques sanguines, à coup de mots-grenades et regards-poignards. t’as gagné. et elle a quel goût, la victoire ? le goût amer de la solitude, le goût acide qui ressemble bien trop à celui de l’échec. alors t’envisages sérieusement de braver la pluie et de finir trempée s’il le faut, rien que pour ne plus être ici, rien que pour ne plus le voir. rien que pour cesser d’étouffer, retourner là où on ne t’attend plus. n’importe où. chez toi ? ça fait longtemps qu’il n’y a plus de chez toi, foyer usé, désabusé. malaimé. tu restes sans doute un instant de trop à peser le pour et le contre, parce que tu vois cette même silhouette reconnaissable passer la porte à son tour. tu paries qu’il t’a pas vu, dans son dos, tu paries aussi qu’il te voit plus depuis longtemps, trop vite remplacée par tout un tas de bimbos aux chevelures blondes et au toucher plus doux. à la voix plus suave. elle est pas là. voix qui sort de l’ombre, maudissant d’avoir encore une fois manqué une bonne occasion de fermer ta gueule. c’est elle que tu cherches non ? comme si t’en attendais vraiment la réponse. bien sûr que c’est elle qu’il cherche, l’indépendance des vraies femmes au creux de ses yeux rieurs. farrah, le souvenir exotique d’une fille que tu considérais pourtant comme une soeur. connard, crie encore le coeur, pillé, brûlé. est-ce qu’il peut voir, à quel point tu le détestes ? à sa place j’aurais pas attendu longtemps non plus avant de partir le plus loin possible. d’ici. de toi. et les voilà de retour, les lames acérées. t’espères qu’elles font mal, qu’elles le mettent à terre assez longtemps pour que tu sortes de l’ombre, que tu t’avances un peu plus sur le perron, le bout de la cigarette allumée instinctivement brûlant dans l’obscurité. découvrant les nerfs tremblant de rage dans les mains, tes points de suture dégeulasses à l’arcade. quelques ecchymoses sur la pommette, souvenir d’une soirée qui fait rugir l’estomac de colère. c’est tout juste si tu t’en souviens maintenant, l’esprit bousculé par la rage mise en sourdine tout ce temps. ces semaines passées l’un sans l’autre, dans un silence plus déchirant que les mots encore. et chaque secondes passées, comme des soirées passées sans lendemain, à te demander à quel moment elle est devenue toi.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Jeu 10 Aoû - 20:32

Des basses et de la résonances. Des dissonances. Ces gens qui se perdent dans la musique, dans l'alcool et les substances qu'ils s'échangent du bout de la langue. Puis toi, égaré parmi les égarés. La solitude dans un sourire sociable, l'ennui au fond d'un gobelet rouge, l'envie de partir entre deux conversations embrumé par l'alcool déjà trop ingurgité. Tu pourrais presque compter sur les doigts d'une mains les rares qui sont encore sobres, ces idiots aux clefs en main prêt à jouer les Sam pendant que le monde tourne mille fois plus vite dans cette maison rythmé par la musique et la boisson. Même les quelques verres que t'as bu on pas réussi a te mettre dans l'alignement de la soirée, t'es en retrait comme spectateur de la soirée, les gens qui vivent trop vite pour toi qui ne fait que traîner, sourcil haussé dès qu'un de ceux trop enivrés s'emmêlent les pieds et trébuche trop prêt de toi. Des têtes que tu connais bien, d'autres vaguement et une flopée d'inconnu. Au milieu de tout ça, t'entrevoit Nate et son air lunaire qui fend la foule pour retrouver des gens qu'il connaît. Sûrement. Sans doute. putain de Caldwell toujours sur ton chemin. Une de perdue, deux de retrouvé. Y a ton regard qui survole la foule, un soupire irrité qui s'échappe de tes lèvres quand tu te rends compte que la cherche elle puisqu'il y a l'un d'eux ici. Foutu habitude que tu lâches pas et les mots de Nash dans ton esprit j'sais pas ou elle est. Et toi. Toi encore, comme un con, qui cherche vaguement. Pour Nash, c'est ce que tu dis toujours, mais pour toi, c'est toujours pour toi. Égoïste jusqu'à la moelle. T'entrevois vaguement les cheveux bruns. Tu survoles à peine des courbes qui lui ressemble. Elles sont toutes elle mais jamais vraiment. Fantôme omniprésent, t'as arrêté de croire que c'était elle chaque fois qu'une pâle copie te montrant son dos passait devant toi. Nora est une ombre, un souffle d'air. Invisible, on ne fait que la sentir. Tu vides ton verre que tu lâches aussi sec à même le sol, invisible dans le bordel ambiant, jouant des épaules entre les danseurs un peu trop échauffé avec cette impression de suffoquer, ce besoin d'air. Ce besoin de fuite. toujours partir avant que ça t'échappe. L'air frais de la nuit pour rappeler que t'es vivant et le silence. Infime bulle de sérénité dans le tumulte de la fête, envahis par les pensées trop lourdes. Plomb dans l'âme apaisé uniquement par la solitude. éphémère. Une voix dans le silence. La voix. Mille fois entendus, sur un milliers de tons différentes. De la colère à l'amour, de la douceur à la violence. Mais jamais sur ce ton acerbe aux promesses de haine, frisson dans l'échine et rictus amer. Ces fantômes que tu croisais à l'intérieur, l'un d'entre eux c'était elle, tu l'avais pas rêvé et t'as envie de rire. Le destin se fout de ta gueule, t'as retrouvé le vent invisible en essayant de ne plus le chercher. « Qui ? » sur un ton innocent qui répond à l'obscurité, presque amusé en posant la question. qui? parce qu'il pourrait bien y avoir des possibilités infinis, elle, farrah, une autre. qui ? y a que toi pour savoir que ta bêtise te faisais suivre une ombre qui portait vaguement ses courbes dans un espoir stupide de l'entrevoir tout en rageant de finir face à elle. Le poids de l'absence, le poids de sa présence. Toujours ce même paradoxe qui te pousse à la trouver sans cesse pour mieux la (dés)aimer. Son visage qui surgit de l'obscurité comme dans un film noir. Halo de lumière sur un visage sombre. boum boum le son des enceintes, le son de ton cœur, le bruit des lames qui s'enfoncent dans ton âme, le son du sang qui bat dans tes tempes pour ranimer la colère. Une seconde dans la clarté de son regard et déjà, t'es propulsé dans le tourbillon des sentiments, trop violent pour réchauffer le myocarde gelé. Nora-tempête. Ses mots comme des aiguilles plantés sous ta peau, déclenchant les hostilités avant même de se montrer totalement, avec ses airs de chat sauvage moitié femme fatale, la clope au bout des doigts et l'oeil-tonnerre qui veut te pulvériser. Tu scrutes le visage ennemi dans un vague instant de flottement, réincarnation soudaine de celle que t'avais perdu. Ca t'arrache un sourire douloureux au milieu de tout ça. De vos faux semblants, vos mensonges et vos plaies qui ne cicatrisent pas. « Je sais ou la trouver. » Mensonge à peine voilé. Quelle importance, de toute façon ? Farrah c'est tout le monde et personne a la fois. C'est elle mais peut-être une autre aussi. N'importe qui, mais encore instrument de ta vengeance, son ombre qui plane dans chacun de tes mensonges, ses actes inventés qui survolent l'air entre vous, entaché d'une obscurité électrique qui brûle et aspire tout l'oxygène qu'il y a dans votre bulle. Farrah finalement, c'est qu'un nom sur le vide. Elle pourrait porter n'importe quel patronyme elle serait toujours mensonge, elle serait toujours violence, toujours ombre que tu utilise aux noms divers et aux traits flous. Elle est le poing que tu lui envoie en plein cœur pour répondre à l'acidité de ses mots, au poison du souvenir. jack, jack, jack.[i] en écho meurtrier dans ton esprit. [i]jack quand tu regardes Nora, jack quand tu penses a nora. Partout, tout le temps. Dans les coins de rues, dans le fond de ton lit. Démon obscur disparu mais toujours greffé à elle, à sa peau diaphane noircie par l'erreur. Vision douloureuse né d'une imagination trop fertile qui t'empêche de voir la femme devant toi comme tu la voyais avant. Petite fille au caprice dévastateur. Elle a l'aura de l'adultère, Desdemone trop fière. Et tes phalanges te démanges déjà, rêvent de caresser ses courbes pour effacer ses traces, de s'enrouler autour de son cou pour mieux la faire taire. Savouré ton supplice en approchant encore, au bord de ce gouffre qui porte son nom. Nora. ton néant. « T'es toujours revenu toi, pourtant. » jusqu'ici avant le point de non-retour ou l'absence s'est creusé plus longtemps que d'habitude jusqu'à avoir l'air définitive. Jusqu'à ce que le silence soit plus coutumier que le bruit qu'elle entraîne toujours avec elle. « Alors ça fait de toi quel genre de fille? » S'il fallait te fuir, nora restait, revenait. Par amour ou par habitude, peut-être parce que c'était simple ou peut-être qu'elle était trop lâche pour rester en fuite. Si toutes les autres doivent partir celle qui restent est la plus grande victime. Une seconde bourreau l'autre martyr. T'approches d'un pas tranquille, comme si tu pouvais encore faire ça : simplement avancer et effleurer de ta présence une intimité que vous n'avez plus. La tête baissé vers son visage, prêt à embrasser ou à mordre, sans bouger pourtant. Instant suspendu. T'es funambule sur le fil, prétendant oscillet entre le pont vers le ciel ou le saut de l'ange dans le néant. Mais y a jamais eu d'hésitation dans ces instants ou sa peau chauffe comme la braise, brûlant la tienne sans même la toucher. Aucune rédemption pour aucun de vous. Vous méritez cette douleur, elle pour sa trahison, toi pour ton mensonge. Amants devenus corbeaux, à manger les chairs de cette chose informe qu'était votre histoire. « Mais t'es sûrement mieux loin de moi. » Murmure contre sa peau, effleurant ses lèvres, a peine audible. Ta bulle personnelle envahie par son odeur comme un accroc un peu maso tu t'en imprègnes presque imperceptiblement, tu feras pas l'honneur de montrer que ça chamboule un peu. Quelque part entre la haine et le mépris, y aura toujours le parfum de Nora comme un besoin toxique, addiction stupide à un être destructeur. Effluve qui s'imprègne comme un poison dans ton organisme. « Puisque tu détruis tout ce que tu touches. » coup bas joliment paré d'un sourire, trop doux pour être sincère. Parce que tu sais pour elle et Nash, parce que tu connais votre histoire. Parce que qu'il y a derrière la fierté de Nora une brèche ouverte sur sa douleur dans laquelle t'enfonce le doigt avec délectation. Rendre coup pour coup, ça a toujours été votre façon à vous de communiquer. Aujourd'hui, c'est même ta seule façon de l'approcher. Ta souffrance apaisé par la sienne, ta colère animé par sa haine. Poison et antidote. Un souffle de vie qui asphyxie.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Dim 13 Aoû - 22:05

y a le palpitant qui tambourine au rythme des basses. ou bien c’est lui, qui déclenche tous ces grondements à l’intérieur. t’avais presque oublié ce que ça faisait. vibrer de colère, d’amour. de haine. de toutes ces émotions contradictoires qui te secouent de part en part, comme après le passage d’un ouragan. ouragan ike, aux traces de feu, charbon brûlant sur ton âme, ton coeur. qui? qui. il a l’âme joueuse ce soir ike, comme si ça ne lui importait pas. comme si tout ça n’était qu’un gigantesque terrain de jeu sur lequel il trouve enfin sa place. comme s’il y en avait des milliers, farrah et d’autres au nom différent mais portant toutes le même statut. maîtresse. le diable se fait ange faussé ce soir, l’auréole entachée de noir et de pourpre. de violence et de mensonge. et il n’en finit pas. il sait où la trouver, et ça te décroche un nouveau grognement sourd de colère. ça te garde sans voix une seconde, prise de court. remise à ta place, rien qu’un instant, les membres redressés, presque paralysés d’une proximité qu’il cherche sans cesse pour mieux t’enivrer. pour mieux t’empoisonner. qu’est-ce que ça fait de toi, nora ? à une époque ça faisait de moi celle que tu voulais. plus maintenant, plus depuis longtemps certainement, maintenant qu’il y a mieux pour te remplacer. plus jolie, plus calme. sans doute un peu plus intelligente ou un peu plus bavarde. maintenant ça fait juste de toi celle s’est laissée avoir, trop bête sûrement, trop faible pour savoir lui résister. trop faible encore pour s’en éloigner. bien trop faible pour seulement l’oublier. et tu le vois qui s’approche encore, un pas de plus dangereux vers toi. un pas de plus dans le tourbillon des sentiments. qu’il l’accapare et vous tournerez ensemble, sans pouvoir en sortir. sans peut-être même en avoir envie. arrête. mais t’as beau le prononcer sans grande conviction, le penser d’un oeil noir et craintif, rester sur tes gardes, t’es pas capable de reculer. pas capable de le repousser non plus, comme un aimant attiré par sa moitié, tu t’imprègnes de son odeur, de son contact sans vraiment en être un. nora-colère se mélange à nora-désir, ne différenciant plus vraiment l’un ou l’autre. y a qu’un instant, trop calme, rythmé par le tambourinement furieux du palpitant, qu’une seconde où tu soulèves le menton vers lui, prête à lâcher les armes pour un temps. aveuglée par le manque et l’absence. un millimètre de plus et tout est terminé, nora et ike réconciliés. cette distance qu’aucun de vous ne franchit pourtant, presque trop méfiants. parce que tu le connais trop bien, ike, y a tes maux qui résonnent en canon avec les siens. et tu le sais que rien de tout ça n’est innocent. comme tu sais qu’il joue sans doute un peu, qu’il te tend un piège, là, dans lequel tu pourrais accepter de tomber rien que pour effacer les blessures. il te suffirait d’attraper ses lèvres avec avidité pour mettre fin au calvaire, de laisser tomber cette dispute qui n’en finit plus, ces maux qui vous déchirent trop souvent. cette absence qui s’éternise des fiertés mise à mal pour tenter d’y mettre fin. alors tu te laisses tenter par le diable, là, presque à quémander. rien qu’un frôlement avant qu’il n’y mette fin, de la pire des façons qui soient. tu détruis tout ce que tu touches. coulé. nouveau râle de colère brisé au fin fond des tripes. ça tord l’estomac. ça fait soulever le torse un peu plus fort que d’habitude, comme un couteau planté en plein coeur qu’on retirerait d’un coup sec. ça fait mal, plus mal encore que tout ce qu’il pourrait dire. tous les mensonges qu’il pourrait inventer, toutes les aventures qu’il pourrait te mettre devant le nez. ça fait d’autant plus mal qu’il s’approche au plus près de la vérité. de ceux qui te connaissent par coeur, ike a passé ce stade il y a longtemps déjà, comprendre sans jamais totalement saisir, devinant plus qu’il n’appréhende. nora, comme un écho ravageur de ike. rappelant comme un souvenir ancré qu’on aimerait pourtant oublier que tout se brise à son passage lui aussi. si nora est le feu, ike est l’allumette qui embrase le bûcher. s’il fuit, tu reviens. si tu fuis, il te chasse, ça n’en finit jamais, jusqu’à ce qu’un jour, la boucle se brise. ike fuit et nora ne revient pas. c’est pas moi qui ait détruit ça. ça, ou peu importe ce qu’il reste de vous. c’est prononcé tout près, tout bas. tremblant de colère, d’amertume aussi. ça se meurt au fond de la voix, les yeux brûlants qui ne dévient jamais de leur trajectoire. comme un défi. une accusation à peine voilée, à peine vraie. c’est peut-être lui, sans doute toi. une pierre que vous ne cessez de vous relancer. ça n’a plus d’importance, de savoir qui de vous a lancé la première allumette, qui de vous l’a recouvert de gasoil. y a plus que le feu crépitant maintenant, l’incendie monstrueux qui laisse ses traces majestueuses jusqu’à côté des étoiles. c’est trop tard pour l’étouffer, trop tard même pour l’apaiser. tout ce qu’il reste à faire, c’est prétendre qu’il a toujours existé. alors tu l’as fait pour te venger ? voix rauque, pour pas te laisser abattre. pour jamais montrer que ça t’atteint, peut-être un peu trop. tu restes de marbre, les membres crispés, la tête haute. soldat vaillant qui ne reculera jamais. qui n’acceptera jamais de perdre, même si c’est bien tout ce que tu fais là. perdre. le perdre. vous perdre. s’enfoncer au milieu du tourbillon et vous laisser périr avec vos maux, sans jamais avoir été capable de les soigner. y a ce besoin maladroit de savoir tout en sachant que ça ne calmera jamais la colère, ces habitudes malsaines qui reprennent le dessus. peut importe ce que tu sais, ce que tu crois savoir, y aura toujours l’image d’ike et farrah, là où vous étiez avant. farrah, à ta place. farrah, parfait sosie de nora. dans son lit. dans son appartement. remplacée ou évincée, sans doute pour te faire souffrir. ou bien juste pour te quitter, sans avoir le courage d’aller jusqu’au bout. c’est pas si grave. ce qu’il ne fait pas, tu feras pour lui, écrasant le reste de vos méandres au passage. est-ce que tu l’as touchée comme il m’a touchée ? et c’est soudainement intéressé, peut-être un peu trop pour ton propre bien. mais ça fait longtemps que tu sais plus ce qui est bon pour toi, le bon et le mauvais emporté dans dans la tornade de votre rupture qui prend un air d’infini. c’est presque mielleux, les yeux doux pourtant remplis d’une haine écoeurante, la main qui se fait douce, certainement pour la première fois, plongeant dans son cou. y a cette proximité vitale et néfaste qui ne se défait plus, celle qui t’étouffe autant qu’elle te rassure. et tu t’approches encore, jouant aux mêmes jeux funestes que lui. j’espère que c’est à moi que tu pensais quand tu l’as sautée. à moi, et à lui. ensemble, dès que tu n’es pas là. à moi, et à moi seule. à moi quand tu la touches, à moi quand tu la regardes, à moi quand tes doigts sur ses hanches la mènent jusqu’à l’extase. et tu joues encore, sourire malhonnête pour cacher l’horreur au coin des lèvres à l’évocation d’un fantôme parti depuis bien longtemps. mais te voilà, dans le costume de celle que tu n’es pas, animée seulement par l’attrait sombre porté à la destruction et toute la haine que tu lui portes. tant pis si tu lui donnes raison. tant pis c’est toi qui détruis tout, parce que y a la pensée insupportable des deux traitres ensemble qui te donne la nausée chaque fois que t’y penses, sans jamais que tu puisses pourtant t’arrêter de les imaginer. comme une torture inlassable passée en boucle, jusqu’à n’en plus pouvoir. jusqu’à devenir folle. jusqu’à se laisser sombrer, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien autour de toi. mais t’es incapable de t’arrêter en si bon chemin, spectatrice de ton propre corps, habitée par une force plus forte que toi encore. nora démon. celle qui se délecte presque de rendre tout le mal qu’on lui a donné. qu’est-ce que ça te fait, de savoir qu’il me fait crier plus que tu ne l'as fait ? c’est un sussure, là, contre son oreille, les lèvres glissant sur sa mâchoire. tendre quand tu ne sais pourtant pas l’être, tentatrice pour mieux détruire. agripper dans ses filets et ne jamais laisser partir. garder avec toi, pour toi, pour toujours, le plus égoïstement du monde. c’était ça, le pact tacite, celui que t’as jamais dévoilé à personne mais que t’as toujours fait sentir, comme une marque d’appartenance implicite. agrippant son t-shirt au plus près de toi, sans te rendre compte que tu le sers de toutes tes forces, les phalanges endolories, les jointures blanchies du poing fermé contre son torse, prêt à cogner. montrant les dents à la moindre occasion, pour rappeler à qui voudrait l’entendre qu’il est tien, et tien uniquement. alors pour cet affront, il devra payer, le prix le plus fort. pour cet affront il va souffrir, peut-être plus que tu ne souffres encore. parce qu’on ne détruit pas nora caldwell. non, nora détruit, nora ne se laisse jamais approcher, des gardes devant des murailles de fer. nora ne se laisse jamais amadouer, sauf peut-être par lui. ça te met en colère ? peut-être même que ça te rend fou. dis-moi que ça te rend fou, ike. plus qu’un désir de l’entendre, un besoin. dis-moi que ça te rend fou comme ça me rend folle, qu’on est là-dedans ensemble. séparés, mais jamais très loin. dis-moi que ça te rend tellement fou que tu n’en dors plus la nuit. et le grondement au fond de la gorge se fait plus féroce encore, presque félin. un feulement comme un appel au lion. et ça démange, le poing de cogner, les doigts de cajoler, les lèvres d’embrasser, les dents d’arracher. ça se mélange, le long du sillon de la colère terrible qui coule dans tes veines, poison pourpre sans cesse attiré vers lui. lui, qui déclenche la colère, les rires et les tempêtes. lui qui ne déclenche plus que la rage furieuse, la passion dévorante. jusqu’à ce qu’elle vous consume tous les deux. ike, ta guerre et ta paix. ton début et ta fin. ike, ta divine malédiction.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Ven 18 Aoû - 12:37

A une époque. Vieux souvenirs, vieille histoire. Quatre ans quand on est jeune c'est un bout d'éternité, c'est long, c'est trop. Peut-être que c'est ça. Peut-être que Nora l'aventurière était en mal de sensations, peut-être que c'est autre chose, un truc que t'as pas compris comme elle l'avait si bien dit tu sais rien, Ike. t'es pas certains de vouloir faire la rétrospective de ce que vous étiez avant et ce que vous êtes devenus. Y avais rien de glorieux a l'époque, encore moins aujourd'hui. A l'époque vos jeux étaient subtiles, vos piques étaient douces, les colères éphémères. Et aujourd'hui ? Les jeux sont mesquins, les piques comme du venin, les colères sont sans cesse nourris. D'amis taquins a amants mesquin. Puis plus rien. « c'est plus le cas maintenant. » craché avec la plus honnête des vérités, venu des tripes. Non tu veux pas de Nora, tu veux plus de Nora. Ca a jamais été la raison à tout ça, le vrai problème c'est que t'as besoin d'elle.. Si c'était qu'une question d'envie tu pourrais étouffer le désir, laisser le temps s'engouffrer dans la brèche et panser les plaies. Elle aurait fini par disparaître, s'étioler au fil des jours qui s'égrènent. Au lieu de ça, elle s'est insinuée, vicieuse, dans chaque parcelle de toi, elle a prit tout ce qu'il y avait a prendre, s'étalant dans le subconscient comme une part d'âme. L'infime beauté dans la noirceur. Quand elle s'échappe c'est l'obscurité. c'est la douleur qui rend vivant, quand elle est là. Et quand elle s'en va y a plus que la souffrance légère qui tue a petite feu comme des fragments emportés par le vent un à un. Trop rapidement pour pouvoir les rattraper, trop lentement pour ne pas le sentir à chaque seconde. trop, tout le temps. Trop en colère pour rester, trop attaché pour partir. Un pas puis deux. trop loin. trop proche. un arrête qui te supplie presque de continuer. une logique brouillée par le tambourinement d'un myocarde qui se décroche de ton corps chaque fois un peu plus. a chaque pas c'est un bout de toi qui s'arrache à ton âme et si autrefois nora était toujours là pour rattraper les morceaux au vol c'est plus pareil ce soir. non, ce soir ça s'écrase sur l'asphalte dans un bruit sourd, inaudible pour les autres, fracassant pour toi. parce que tu sens que le tournant est palpable, tu touches du bout des doigts l'auto-destruction plutôt que la rédemption. il suffirait de dire nora j'ai menti, jt'ai menti., de subir ses foudres et de retrouver son corps. son coeur. mais des mauvais choix t'as toujours été le roi, c'est plus facile encore de glisser sur cette pente sans retour, poussé par les lames qu'elle enfonce à chacun de ses mots. Jeté à corps perdu dans la facilité ingrate des plus lâches. t'as peur de quoi Nora ? si je m'éloigne j'implose, si je m'approche on explose déflagration d'amour et des éclats de haine en souvenir du passé. futur irradié. Tu peux effleurer sa peau du bout des doigts sans jamais réussir a la toucher vraiment. Enveloppe tangible mais intérieur lointain. Pieds sur terre et le reste perdu dans la stratosphère. Et c'était si facile d'en arriver là, juste quelques mots comme un ouragan pour tout briser, laissant les morceaux épars. Un peu pour toi, un peu pour elle, un peu perdu là, dans le vide que vous ne savez pas combler. Un grognement assourdi par la douleur qui remonte dans sa gorge et un brin de sourire sur tes lèvres en ressentant cette joie stupide face à cette facilité que t'as encore à la blesser. A être encore important. Pas totalement insignifiant. bien sûr que si. T'as la mauvaise foi des bourreaux, de ceux qui coupent les têtes mais qui se prétendent innocent, qui n'ont fait qu'agir. T'as agis, toi aussi. en conséquence des actes dont t'as eu vent, devant cette mascarade servie chaque jour avec facilité. Nora qui sourit, Nora qui hurle. Nora qui hait, Nora qui aime. qui t'aime toi, quand elle n'est pas avec Jack. Nora dans ses draps puis qui revient un jour brin de sourire aux lèvres. tu sais plus pour qui c'était, tout ces sourires finalement. pour toi, pour le souvenir d'une nuit, pour la fierté de l'affront parce qu'elle a su, dès qu'elle a fait glisser ton t-shirt devant Jack, dès qu'elle s'est laissée toucher, embrasser et caresser. elle savait qu'elle portait le coup fatal, que de toutes ces guerres stupides qui vous compose, celle là ce serait l'apothéose.  c'est celle qui a tiré la première. grande gagnante de votre roulette russe. farrah ça change rien, t'as fais la salope bien avant elle. Combien de fois, combien de temps ? Tout ce que tu sais et encore tout ce que tu ne sais pas. T'en sais trop et à la fois pas assez, le jugement facile et la colère innée. Tu réfléchis jamais Ike, jamais avant d'agir, des réactions à l'instinct et une fierté qui t'empêche de revenir sur tes mots, sur tes actes. Nora qui y répond avec toute sa force-ouragan et ce cercle vicieux qui n'en fini pas de vous démolir. c'est pas toujours le cas ? on était gamin et déjà tu rendais coup pour coup. je fais que suivre les règles du jeu. Chaque geste, chaque mot, chaque plaies infligées c'est juste une réponse primaire à la douleur reçue. Rendre coup pour coup comme si blesser pansait ses propres blessures. et si c'était que ça. qu'un jeu. s'il suffisait d'admettre la défaite pour retrouver ce que vos avez perdu. mais la partie ne fini jamais, trop fier pour abandonner. C'est simplement plus facile de prétendre que vous ne faites que jouez, que rien n'a d'importance ici, pas entre vous. surtout pas entre vous. Et Nora ne courbe pas l'échine, la tête haute, le regard noir alors que tu la toise avec un mépris, prête à en découdre jusqu'au bout. Jusqu'à ce que l'un de vous tombe, s'enfuit ou abandonne. Mais vous êtes encore là, à vous vouez votre haine sans vous détacher l'un de l'autre, l'ironie flagrante que seul vous êtes incapable de voir. Et tu vois presque le changement dans son regard, de l'indifférence cynique qu'elle t'a accordé à la lueur malsaine qui brille dans la clarté de son œil. T'es pris dans le tourbillon, presque certain de t'y noyer quand elle demande presque innocemment si tu les a touché de la même façon. De son sourire innocent, de sa caresse trop doux sur ton visage et de son regard assassin elle crée le tumulte d'un claquement de doigt. Suintante de cynisme, c'est le sourire du joker quand il vous balance des couteaux et Nora si proche vise en plein cœur. Coupe un à un les ventricules pour mieux piétiner ce qu'elle a elle-même détruit. Elle impose encore cette vision , c'est jack et nora qui brûle la rétine, enflamme l'esprit, réduit en cendre tout le reste. Et t'es là, plongé dans son regard, incapable de reculer en la voyant se délecter de son coup fatal, d'en jauger les effets avec une sérénité qui lui ressemble si peu. Elle voit sans doute derrière le regard, elle voit les flammes qui dansent au fond des pupilles, elle savoure la douleur comme une putain de harpie. « Tais toi. » Intimé comme une prière plus que comme un ordre, soufflé du bout des lèvres pour préserver la fierté qu'il reste, en priant pour qu'elle l'entende. En priant pour qu'elle ne l'entende pas. Et si elle l'a entendu, elle n'en fait rien pourtant, parce que Nora n'a pas de limite, elle ne s'arrête que quand il ne reste du champ de bataille que des cendres et du sang empli de regrets sur ses mains. toujours trop tard pour réparer ce qui est détruit. La douceur de ses lèvres sur ta mâchoire qui laisse un frisson de supplice sur l'échine et un venin acide sur la peau à chaque mot soufflé contre ton visage. L'ego blessé, la virilité mise à mal là, dans un murmure perfide. Tes poings qui s'ouvrent et se referment en un tic nerveux, les phalanges qui démangent à nouveau de la plier au silence, d'arrêter sa comédie. T'y penses bien sur, t'y penses tout le temps mais c'est pire encore quand Nora en parle, s'en sert comme d'une arme, en joue d'un sourire. Elle s'amuse de sa trahison, retourne sans cesse le couteau dans la plaie. ca te rend fou, évidemment. elle le sait déjà nora, elle le sent, elle attend l'explosion qu'elle aura provoqué. Feu d'artifice personnel. « Arrête. » Cri guttural venu du fond des tripes. Une vague seconde de flottement et tes phalanges blanchies arrimées à sa mâchoire, caché dans l'ombre loin de la lumière du réverbère, souffle colérique contre sa peau. T'es si proche du vide que tu te sens déjà tombé, balançant dans le gouffre de l’irréversible. Y aurait qu'a forcer, appuyer un peu plus fort et laisser les marques sur un visage déjà touché, y aurait qu'a presser les os avec toute la force de ta rage et briser les os dans un craquements apaisant. le silence. « Je pense a toi tout le temps. A toi. A toi et à lui. » A eux, salauds et traître. Portant l'odeur du péché, gardant la saveur de la honte. Noyau de ta rage. T'y pense sans le vouloir, en rêvant de les extirper de ta tête. « mais je pense surtout à tout le mal que je rêve de te faire. » que t'as commencé à lui faire. Avec farrah, avec tout les coups que t'as donné, ceux que t'as rendu. Là, tout de suite, avec tes doigts qui lâchent plus sa mâchoire, un peu pour la toucher, un peu pour la faire taire, surtout pour lui faire mal. Tu pourrais simplement terminer tout ça, fermer le poing et laisser une trace pour longtemps, frapper si fort qu'elle s'écroulera enfin, qu'elle perdrait la guerre. Mais tout les combats ne valent rien sans Nora. Triste ironie de celui qui voudrait la paix mais qui ne la trouve que dans le chaos. « T'aurais du rester avec lui. T'aurais du bousiller quelqu'un d'autre. » C'est trouble dans ton esprit, comme un voilà opaque sur ton regard. Le monde est flou et toi t'es poussière. Invisible et versatile, éparpillé au vent. oublié. « Peut-être que comme ça j'aurais été heureux une fois dans ma vie. » jamais. Léger murmure au coin de ses lèvres effleurées des tiennes, arrière-goût de paradis à la saveur d'enfer. Baiser avorté. c'est un mensonge autant que c'est un rêve. Être heureux sans nora ça serait tellement plus simple, la légèreté des amours sereins, de ceux qui ennuient, qui sont ternes mais qui ne font pas mal. Pas autant. « T'aurais du crever. » par la main de celui qui a blessé son visage avant toi, par la tienne, peu importe. S'envoler simplement, elle aussi pour que tu vives avec le vide de son absence en toi. T'es sûr que t'aurais pu vivre comme ça, survivre sans elle dans la douleur causé par sa disparition. Mais vivre avec leur ombre au-dessus de ta tête, vivre en la haïssant si fort que t'oublie un instant que tu l'aimes, en la regardant te haïr tout aussi fort, ça t'y arriveras pas. Pas sans devenir fou.  
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Lun 21 Aoû - 4:33

nora n’est plus là. remplacée par le démon endiablé qui prend momentanément possession de la situation. double personnalité ravivée par la fureur, schizophrénie oubliée. au bord du précipice, ni totalement sur terre, ni totalement dans le vide. sombrant peu à peu dans la folie qu’il provoque et dont il est seul maître. c’est lui qui réveille tes pires instincts. lui qui provoque la colère, la rage, la férocité. c’est pour lui que tu te laisses consumer. pour lui. par lui. nora et ike, brasier trop brûlant. trop souffrant. des traces au fer rouge qu’il laisse partout sur ton âme, comme une marque égoïste de son passage. terre ravagée par ike comme signe de bienvenue, des mines laissées partout sur le champ de bataille. évidemment que ce n’est plus le cas maintenant. ike ne veut plus de toi, trop vite remplacée par une autre. un peu moins brune. un peu moins mesquine, mais tout aussi détestable. farrah, une soeur autrefois. rien qu’une scélérate fourbe et perfide. une amie qui t’aura tout pris sans rien te laisser, de l’amitié que tu pensais solide à l’amant que tu pensais fidèle. et s’il aurait suffi auparavant d’une engueulade, de quelques objets brisés, d’une porte claquée, aujourd’hui la dispute n’a que faire de trouver son pardon. deux fautifs aux excuses muettes, s’accrochant à ce qu’ils ont déjà perdu. et ça fait mal, peut-être plus de l’entendre de ses lèvres que de le réaliser de toi-même. ça fait plus mal que tout auparavant. c’est une guerre qui n’en finit plus, des insultes jetées au visage dans l’unique but de blesser, d’affaiblir pour mieux achever. des lendemains sans retour, des regrets qui ne trouveront plus d’apaisement. y a plus rien de joli entre vous. plus de sourire ni complicité. rien qu’un désir violent d’arracher, déchirer, d’emporter. tout détruire en ne laissant que des miettes écrasées sur votre passage. j’ai peur de rien. que tu souffles vaillamment, l’oeil brillant. comme une promesse, un défi. j’ai peur de rien, surtout pas de toi, surtout pas de moi. surtout pas de cette proximité qui ne fait que te tester, t’amadouer. t’as peur de craquer, de laisser tomber. de perdre de tout ce à quoi tu tenais, à commencer par lui. vous qui n’êtes déjà plus. c’est trop tard maintenant, le mal est fait. impossible de revenir en arrière. est-ce que tu ferais les choses différemment, nora ? non ! crie le coeur, tâché, désolé. mais t’es incapable de le dire, incapable de dire que c’est pas lui que tu voulais, que ça a jamais été lui. t’es perdue dans le tourbillon ike, démone nora préférant piquer, briser, mutiler. enfoncer le couteau un peu plus loin, rien que pour provoquer la même douleur. rien que pour ressentir la même chose, encore un peu. rien que pour le retenir, quelques secondes de plus, avant qu’il ne reste plus que le vent et le vide. rien que pour l’entendre dire que tout n’est pas perdu. que malgré tous les coups-bas, toutes les tromperies et tous les mensonges, il reste encore quelque chose, là, enfoui sous la haine. qu’il brûle encore pour toi. qu’il rêve encore de toi. que ton souvenir est partout, sur sa peau, sur ses draps. qu’il ne veuille que de toi. et tu te délectes de ses paroles bien enrobées dans la rage. même crachées au visage, même lancées comme une insulte, même pour faire mal, elles sont encore là. un vague sursaut face à la fureur qui se réveille, démon nora qui danse autour des flammes dans ses yeux. elle s’en régale, elle s’en nourrit même. combustible qui enflamme le bûcher des amours détruits. démon nora qui ne bronche même pas face à la force de ses doigts compressant sa mâchoire, quand ta main rejoint la sienne dans ce qui semblerait être une caresse mais qui révèle un moyen d’enterrer la douleur à coups d’ongles enfoncés dans la peau de son poignet. y a le regard qui dévie jamais, défi perpétuel de celui qui ira le plus loin. de celui qui tombera le premier. est-ce qu’il entend, ike ? il est si près que t’es presque certaine qu’il écoute tous les murmures qui cognent dans ta tête. on s’aime et on se hait. on s’aime et on s’achève. on s’aime et on est incapable de se le dire, ainsi va la folie des amants déchus. mais y a le regard qui change, la lueur qui s’éteint au fur et à mesure qu’il te tient près de lui pour mieux t’abattre. la colère qui ne cesse de reprendre le dessus, faisant partir le coeur en vrille. ça tambourine jusque sous tes plaies, dans tes tempes, tes poignets, ça fait soulever la poitrine un peu plus fort, un peu plus vite à chaque fois. il suffirait que tu lui dises, je m’en fous de jack, c’est toi que je veux. des excuses peut-être pour calmer sa fureur, d’autres trucs encore dont t’as jamais été capable. encore moins là, alors qu’il blesse l’égo, alors qu’il met à terre, à coups de mots bien affutés, à coups d’insultes bien tournées. des reproches qui blessent plus que jamais, des j’aurais été plus heureux sans toi et des t’aurais dû crever qui restent en travers de la gorge, qui repassent en boucle dans la tête comme un mauvais film. c’est pas comme les disputes d’antan, les mots jetés à la gueule pour faire mal. c’est réel cette fois, autant que le mal que t’as provoqué, des mots qui te reviennent en boomerang de tes actes. pensés. voulus. c’est pas juste pour faire mal, ike il en est presque persuadé, d’être mieux sans toi, de préférer que tu disparaisses de sa vie autant que de la surface de la terre. et les silences pour contrer sa colère ne suffisent plus, les murailles de fer qui s’effondrent à mesure de ses attaques bien pensées. la gorge nouée, muette presque, de force ou non, jusqu’à ce que tu n’en puisses plus. les torrents de la colère lâchés, incontrôlables à nouveau quand tu le repousses de toute tes forces. cette proximité aussi lancinante qu’indispensable, effacée à en couper le souffle. heureux ? depuis quand tu veux être heureux ? c’est craché avec mépris, comme la pire des insultes qu’il aurait pu te lancer jusqu’à maintenant. la pire des trahisons. le bonheur, c’est quoi vraiment ? aucun de vous ne connait, aucun de vous ne connaitra jamais. vous y prétendez, parfois, à coup de malice et de sourires enfouis, mensonge nécessaire pour oublier un peu, pour rendre l’existence confortable, rien qu’un petit instant. tu le savais. tu le savais, et t’as rien dit. accusation dans les cris dédaigneux, pour tenter de donner un sens à tous les points que t’es pas capable de connecter dans ton esprit, toutes ces questions sans réponses criées pour te décharger du poids de la culpabilité. pourquoi tu l'as pas fait ? pourquoi t’es pas parti ? les angoisses cachées ressurgissent, comme une montagne de lave en haut d’un volcan. c’est pour ça que tu l’as pas dit. pour ça que tu l’as enterrée, cette unique fois stupide et imbécile, cette perte du corps et l’esprit quand t’as commis l’irréparable. cacher pour oublier. cacher pour ne rien changer. mais tu devrais le savoir maintenant nora, que les secrets finissent toujours par se savoir. rien ne reste enterré, pas même les cadavres cachés au fond du placard. c’était plus satisfaisant de rester là et de trouver le meilleur moyen de te venger ? attendre pour mieux achever. un coup de maître, droit au coeur. au jeu des menteurs, tu ne sais plus lequel de vous deux est le plus doué. mais la manipulation est pire encore, pire que la tromperie, pire que le mensonge. rester dans l’ombre et agir au meilleur moment. tu lui en veux tellement que tout se met à tourner autour de toi, titubant d’alcool ou de colère. un pas en avant, deux en arrière, à ne pas savoir rester en place, ni où trouver la tienne. ni trop loin ni trop près, les deux aussi douloureux qu’impossible à vivre. la baiser c’était pas suffisant ? il te faut quoi de plus, ike ? t’iras jusqu’où, pour me faire mal ? jusqu’où pour remporter la victoire ? mais tu t’approches encore, trop vite, trop étourdie pour le bousculer à nouveau. sans jamais contrôler la folie qui t’aveugle, tous chiens de l’enfer lâchés. tu dis que tu rêves de me faire du mal ? tu préfèrerai que je crève ? bah vas-y, montre-moi à quel point tu veux être heureux. et c’est un cri ou un murmure, une attaque ou un supplice. une prière lancée avec dégoût, incapable d’admettre que t’es passée à côté, tout ce temps. mais bien forcée quand même d’avouer que tu le connais pas aussi bien que tu le pensais finalement. la fierté que t’avais de le deviner, éclatée. il ne reste rien de tout ça. ike veut être heureux, tout ce que t’as jamais été capable de lui donner, ce que tu pourras jamais lui donner non plus. la déception est grande, la réalisation a un goût d’amertume. seuls les idiots veulent être heureux. pas vous. mais te voilà, proche à nouveau, le corps si près et l’esprit si loin pourtant. est-ce que c’est seulement possible ? y a le souffle colérique qui s’écrase sur son visage. les yeux qui semblent chercher sans plus savoir ce qu’ils cherchent à présent. t’as beau dire tout ce que tu veux, t’es pas mieux que moi. y a presque l’humidité au fond des pupilles, de sentir que le coeur a pris un coup de trop. sans doute qu’il ne s’en remettra pas. les jeux dangereux vous ont rattrapés, acides, malsains. des gosses s’amusant avec des armes trop lourdes pour eux. les balles font de vrais trous maintenant, laissent des marques indélébiles sur les myocardes. fini, le temps du gendarme et du voleur. tu me visais droit au coeur, bang bang. tu me tuais, bang bang. et je tombais, bang bang. et ce bruit là bang bang, je ne l’oublierais pas.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Jeu 24 Aoû - 21:57

Elle a peur de rien. Elle dit. Elle jure fièrement. Elle ment. Tu connais cette certitude faussé par l'orgueil, cette façon d'affirmer que l'univers peut pas vous blesser. Mais comment elle peut encore le prétendre quand vous vous trouvez là, démembré lentement par les coups de l'autre ? Il suffirait d'un coup d'oeil sur les hématomes de l'âme, sur les fragments perdus et les instants bafoués pour le constater. Comment elle peut le jurer alors qu'elle t'as trahis sans rien te dire ? Nora, bien plus que de la mort, elle a peur de la vérité. De cette honnêteté sanglante dont on ne se relève pas, cette vérité qui dit « j'ai fauté » et qui répond « c'est fini ». c'est la seule explication à tout ça, la seule chose qui justifie qu'elle ai gardé son secret jalousement au creux de son cœur, attendant que le souvenir s'étiole et que la vie reprenne son cours. T'aimerais croire qu'elle avait peur de te perdre toi mais qu'est-ce qu'il y avait a sauvé, dès lors que tu savais ? L'amour bâti sur des mensonges, de celle qui cache et de celui qui sait. Des caresses enjôleuse pour un instant de bonheur puis des cris, encore. Toujours. Des non-dits par milliers. Du vide qu'on comble a renfort d'ironie. Le précipices dans vos bides et l'un se jetant dans celui de l'autre. T'es vivant grace à Nora, tu crèves à cause d'elle. La dope et le poison. Le jour la nuit. L'un et l'autre. Elle est tout, le pire et le meilleur et tu peux rien faire d'autres qu'avoir peur.. peur qu'elle reste, peur qu'elle s'en aille. Nora est un purgatoire, les limbes de ton existence. Coincé entre l'enfer et le paradis, jamais heureux jamais totalement malheureux. Cet entre-deux douloureux qui te fais survivre sans jamais en mourir, sans jamais vivre vraiment. Et tout ce temps passé dans le pays des épreuves, ça te suffisait. jamais t'as vraiment cherché le bonheur ca a jamais été un but a atteindre dans ta vie, engoncé dans les ténèbres tout ce que tu voulais c'était éviter de suffoquer. heureux ça a jamais été un état d'existence réalisable, juste une chimère à la portée des mieux nés, ceux qui ont eu plus de chance que vous. Mais ce soir, quelle importance ? Tu cherches pas à être honnête avec elle, tu veux seulement blesser. Blesser jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de force à mettre dans cette bataille, jusqu'à l'essoufflement, la fatigue et l'abandon. Jusqu'à ce point de non retour que vous ne connaissez pas encore, sans savoir ce que vous trouverez derrière. T'aimerais qu'elle comprenne ça Nora, que t'es prêt à tout briser pour rebâtir sur des cendres. La briser elle, si ça la faisait revenir, te briser toi si ça suffisait à lui pardonner. Est-ce que ça suffirait ? Vous vous affrontez sans cesse, dans le bons jours comme les mauvais même maintenant, les reproches fusent autant de ton côté que du sien. Ping-pong incessant. t'as rien dit et sans doute que tu l'aurais jamais dit si y avait pas eu les affaires de farrah qui trainait là, Nora qui criait au scandale et cette opportunité si bien arrivée de creuser le même trou dans son myocarde que celui qui pare le tien depuis tant de temps. C'était qu'un concours de circonstance, une occasion saisi sur l'instant, facile et mesquine. « Pour les mêmes raisons pour lesquelles tu me l'a caché non? » pour rester là, avec toi. Ensemble. pour ce que ça valait, pour le peu que ça comptait et pour tout ce que ça représentait à la fois. Parce que Nora et Ike vivent dans la douleur, t'aurais sûrement pu apprendre à vivre avec celle-là. vous le saurez jamais et nora tacle, nora s'acharne. Nora questionne et veut comprendre l'inexplicable. Ce que même toi tu saisi a peine, la plus étrange des raisons. « Je pouvais pas. » Tu le hurles à ses oreilles, tentant de transpercer l'épiderme, d'enfoncer chaque mot dans ses tripes, dans son palpitant, dans son âme. tu pouvais pas non plus, toi. On a tout les deux mentis, on a tout les deux triché, pour pas perdre ce qu'on avait. jamais fuir, toujours frôler un peu plus le néant. Comme a cet instant ou elle s'approche encore, lançant les mots comme des couteaux, effleurant ses plaies du bouts des doigts. Près de toi pour mieux sentir l'odeur de ta souffrance. « ca sera jamais suffisant. J'pourrais baiser l'univers que ça me suffirait pas. » et qu'est-ce qui suffirait pour nettoyer ton esprit des images turbulentes qui viennent le troubler ? Pour effacer la marque au fer rouge sur ton âme ? Et elle te défie d'effleurer le bonheur, de lui faire aussi mal que tu rêves de lui en faire. D'apposer sur son âme toutes les blessures que tu veux y laisser. Nora l'effrontée, prête à subir les foudres rien que pour l'orgueil, la fierté de dire qu'elle n'a pas baisser la tête. Son souffle écrasant ta peau dans une douce chaleur contrastant avec le froid qui règne entre vous. Si glacial qu'il devient brûlant. La porte ouverte à la violence, l'autorisation qui bloque chacun de tes mouvements. Comme si sa permission devenait ta prison, cloîtré dans l'idée horrible de lui faire sciemment du mal, avec son accord, pour apaiser les maux qui vous habitent. « Va te faire foutre, putain. » Y a plus que ton regard frénétique, un peu fou, qui jauge chaque parcelles de son visage sans savoir ce que t'y cherches, ce que tu pourrais y trouver. Frustration grandissante devant ton incapacité à agir autant qu'à fuir. Un choix, t'aurais que ça a faire, ça serait tellement facile. Mais tu restes pantois devant votre scène tragique, acteur malléable, remuant comme un pantin au rythme des émotions fluctuantes. Flus et reflux. La lassitude et la rage incommensurable. Comme un bipolaire tu changes de perception. « ça te soulagerait toi aussi, juste que j'te crève pour pas avoir à affronter tout ça. » ça, le vide de vos coeurs, la violence des vos paroles, la trahison mutuelle et tout ce que vous ne vous dites pas. juste crever pour ne pas se battre et se mettre à nu. pour ne pas s'excuser ni s'expliquer vraiment. t'es pas mieux que moi. elle parle peut-être d'elle et jack, de toi et farrah. Peut-être seulement des personnes que vous êtes. C'est l'horrible vérité et la grande explication. La raison pour laquelle vous finissez toujours par vous trouver même dans ce trouble qui vous détruit. « Tu te sens mieux avec cette idée ? C'est parce que j'suis pas mieux que toi que t'es restée ? » parce qu'on est deux âmes errantes qui se sont trouvées, entichées, attachées. Rire rauque. « parce que t'es pas partie toi non plus, non, toi t'es même revenue. » Osant sans aucune pudeur réapparaître le corps encore empreint des caresses d'un autre, s'asseyant à côté de toi dans cette routine éculée, sans gêne et sans remords. Elle a simplement attendu que le soleil du lendemain se lève, que la nuit s'efface et emporte avec ses erreurs dans ton tombeau. Elle est d'aussi mauvaise foi que toi, Nora. Te reprochant des actes dont elle a été première actrice. S'énervant sur des mensonges qu'elle avait gardé elle aussi. Tu t'approches encore, c'est presque un corps à corps. Presque l'un dans l'autre. Fusion avorté. « alors pourquoi t'as fais ça si c'était pas pour t'en aller? » la question posée dans un élan de frustration dévorant, celle que tu parviens plus a retenir. Qui finira de t'achever ou qui laissera vaguement un espoir. Celle qui fait revenir dans ton esprit toute les images qui te hantent, d'elle et lui. D'eux. La question que t'as jamais posé et qui porte la plus terrifiante des réponses. me répond pas.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Sam 2 Sep - 10:03

des raisons communes, c’est tout ce qui vous retient à présent. un même objectif pour un millier de différentes réactions. t’as jamais été aussi identique qu’ike, jamais plus différente non plus. se comprendre sans véritablement le faire, se contenter de se passer à côté. s’énerver et se pousser à bout, comme pour voir qui de vous deux craquera le premier. qui restera jusqu’au bout, rien que par fierté. le combat ne trouve jamais de fin, perdant de ses raisons mais jamais de son feu qui l’anime. t’as caché et il n’a rien dit, pour les mêmes raisons. prétendre que tout va bien, rien qu’un peu plus longtemps. des moments éphémères parsemés de violence. un traité de paix le temps de reprendre la guerre. et à quoi ça vous aura mené ? rien que le désir insatiable de voir l’autre tomber le premier. par tous les moyens. dans la fosse aux lions, tous les coups sont permis. et ike est armé, l’envie de vengeance avide au creux du bide. et il ne s’arrêtera, pas avant que tu n’abdiques la première. échec et mat, crie le roi. qu’est-ce que tu veux alors ? si baiser toute la terre ne lui suffit pas, si te voir le visage terni de bleu et de noir, la silhouette bancale, l’esprit à terre. il a déjà de l’avance ike, des points dans son camp. des mots qui touchent là où ça fait mal, des gestes qui détournent l’attention, les doigts qui effleurent presque les marques laissées sur ton visage, rien qu’un instant. l’instant de trop, assez pour te faire tourner la tête. assez pour te garder silencieuse, juste assez de temps pour t’atteindre un peu plus. gratter l’épiderme pour atteindre le coeur enfermé, barricadé. les pans s’effondrent, vulnérables, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que toi. sans mesquinerie ni langue de vipère. sans démone ni diablesse. juste l’égo éraflé, trahi, la confiance bafouée. et le poids de la douleur qui semble s’abattre une nouvelle fois sur toi. non. c’est ferme et pourtant soufflé doucement, parce que ça n’a aucun sens, de l’entendre te dire que t’es là parce qu’il vaut pas mieux que toi. parce que t’as pas trouvé mieux, que tu t’en contentes d’une certaine façon. non lancé rapidement, au tac-au-tac, par simple esprit de contradiction, rien que pour pas admettre une part de vérité. non j’veux pas affronter ça. non j’me sens pas mieux avec cette idée. non y a pas mieux que toi pour moi. est-ce qu’il sait ike ? vous deux c’est pas une concession, pas un sacrifice non plus. ike c’est la constance dont tu peux pas te passer, l’équilibre déséquilibre qui fait tourner ton monde rond. t’en doutes parfois, souvent, quand c’est comme ça et qu’il passe à côté de tout. sans doute qu’il sait pas ike, et qu’il saura jamais parce que ces choses-là ne se disent pas, pas entre vous. sans doute qu’il pourra deviner, s’en approcher souvent, avant de s’en éloigner plus vite encore. comme ce soir, où rien n’est trop beau pour porter le coup de grâce, quand il te met au pied du mur et qu’il force les explications que tu refuses de lui donner. je sais pas. c’est crié aussi fort que lui, la frustration de ne plus savoir retenir les mots. c’est pour en finir le plus vite possible, se débarrasser de la culpabilité dévorante. mieux pouvoir s’en servir et la retourner contre lui, contre ces mêmes douleurs qu’il t’inflige en te les reprochant si bien. s’en débarrasser pour ne plus avoir à y penser, ni même à y faire face. parce que t’es pas certaine de pouvoir lui fournir les réponses qu’il demande, pas seulement par mauvaise foi, simplement parce que tu les regrettes tout autant. sans jamais pouvoir l’avouer, encore moins s’en excuser. t’es pas certaine non plus de ce qu’il veut entendre, l’enfoncer un peu plus de plein gré pour mieux lui laisser le loisir de te quitter sans doute. mais la pensée réveille un truc sombre à l’intérieur et peut-être que pour une fois, t’as envie qu’il comprenne. tout en sachant qu’il ne pourra sans doute jamais se faire à l’idée, comme toi tu refuses de te faire à celle d’un ike et farrah ensemble, pour une quelconque raison. tu sais ce que ça a fait quand elle est partie ? non, bien sûr qu’il ne sait pas. bien sûr qu’il comprend pas, ike il comprend jamais vraiment, surtout pas quand il faudrait. surtout pas quand il faudrait dissiper la fureur et la fierté pour voir à travers, ce qu’il se cache vraiment derrière le nuage de fumée qu’il ne parvient jamais à attraper vraiment. ça sonne comme une accusation entre tes lèvres, une remarque acide de ne pas comprendre que ça fait mal, toujours trop. de pas comprendre que tu fais rien par plaisir, tu te contentes d’éviter les coups. y a les torrents virulents de la colère qui se mélangent à l’égo vaillant qui veut rester debout malgré la fierté qu’on a blessée. y a le regard-éclair et le coeur-grenade qui subissent une secousse de trop, prêts à être dégoupillés. t’essayes de pas craquer nora, la gorge nouée à en bloquer les mots, à dire l’inutile par seule crainte d’approcher un peu trop près de la vérité. d’avouer. tu sais le vide qu’elle a laissé ? pour moi. pour lui c’était pire. et dans les tourbillons foudroyants, les coupables se mélangent. à qui la faute, ike ou farrah ? nora ou jack ? ça n’a plus d’importance, plus vraiment. tu l’as fais à cause d’elle, à cause de lui aussi. une autre dispute, une autre rupture. moins virulente, toute aussi douloureuse. par colère, par vengeance. tu l’as fait pour eux, pour toi. pour oublier, balayer. tu l’as fait sans y penser, par stupidité. pour mieux regretter. mais tu peux pas l’avouer, comme bloquée. faire mal sans trop démolir. frapper sans trop malmener. rien que pour garder l’espoir de tout reconstruire. et tu le sais que la vérité te laisserait seule. pas de retour en arrière, pas de pardon. juste l’impardonnable, qui règnerait entre vous, sans que tu ne sois prête à porter ça sur tes épaules. je sais même pas pourquoi j’ai fait ça, je m’en fous de jack. tu vois pas ça ? je le déteste, encore plus depuis qu’il est parti. ça sort par élans de frustration, sans vraiment le contrôler. un pas vers la défaite, avouant le mensonge d'un peu plus tôt. trop tard maintenant. un coup trop calme, un coup trop fort. hurler à s’en casser la voix ou bien crier sans même élever la voix. tout dire sans trop en dire à la fois. avouer sans rien reconnaître pour autant, un pas en avant pour dix pas en arrière. c’est pas jack que tu veux, ça l’a jamais été. c’est pas jack auquel tu penses, ça l’a jamais été. c’est pas son absence qui te maintient éveillée, c’est pas non plus sa présence dont tu te délectes tout en la craignant. c’est pas le souvenir de jack qui habite ton esprit, pas les lettres de son prénom marquées au fer rouge sur ton âme. tu tournes en rond, incapable de tenir en place, parce que y a ce surplus d’électricité qui te transperce comme un millier de petites décharges, parce que y a cette rage sourde et infernale qui te tord les tripes et qui te permet encore de tenir debout. mais tu tomberas pas, pas cette fois. t’es celle qui accuse, jamais celle qui s’excuse. mais toi tu peux pas comprendre ça, farrah elle est jamais vraiment partie pour toi, pas vrai ? farrah elle a abandonné tout le monde. tout le monde sauf toi. c’est glacial, persuadée d’une vérité qui n’est pas la bonne. c’est blessé, étiolé, mis à terre. jaloux, surtout. de voir qu’il n’a pas fait face à l’abandon, tout comme la jalousie d’avoir à le partager. la réalisation de quelque chose qui était pourtant là sous tes yeux, tout ce temps. ou peut-être pas. t’arrives plus à décerner le vrai du faux, la vérité des mensonges qui prennent le dessus, de ceux dits pour faire mal et de ceux prononcés pour ne pas en faire. ça se mélange, ça s’échange et ça se remplace, farrah et ike qui rient soudain sur votre dos pendant que vous pleurez leur absence. farrah et ike qui baisent soudain dans le salon, la cuisine ou la chambre, avant que tu n’arrives, ou juste après ton départ. farrah et ike qui complotent, farrah et ike qui se réconfortent de vos erreurs, comme s’ils étaient les plus à plaindre. des images qui se jouent de toi alors que tu tentes de mettre le doigt sur la vérité, celle qui pourrait te soulager comme te damner un peu plus. est-ce que tu veux vraiment savoir, pourtant ? prendre le risque que ce soit pire que ce que tu imagines encore. ou bien que ce soit exactement comme tu l’imagines, toutes les trahisons et les mensonges, tous les rires et les complots. l’amour bafoué et l’estime déglinguée. t’as attendu combien de temps pour la baiser ? une semaine, un jour ? peut-être que tu t’es jamais arrêté et que c’est ce que tu fais, depuis tout ce temps. et tu t’énerves encore, le baromètre coincé dans le rouge, sur le point d’exploser. l’esprit divaguant dangereusement. le point critique. demander pour pousser ou bien blesser, sans savoir lequel de vous deux tu écorches le plus. blesser même si c’est toi qui en souffre le plus. réponse masochiste à ce que t’as toi-même créé, une façon de se punir pour ne pas avoir à subir celle qu’il t’inflige pourtant. pour éviter ce qui te pend au nez, ce qui t’effraie sans doute le plus. c’est fini. tourner le dos et puis plus rien. alors tu lui laisses pas le temps de le dire, tu lui laisses même pas l’opportunité de partir sans rien dire. s’il part c’est pas parce qu’il l’a choisi, c’est parce que c’est toi qui l’y aura poussé. tuer ou être tué, c’est la loi du plus fort qui l’emporte. mais avec ike, t’es jamais certaine de qui l’emporte. t’attends quoi pour aller la retrouver ? c’est craché avec la haine et la rancoeur de celle qu’on a remplacé un peu trop vite, sans savoir, sans même chercher à comprendre. c’est craché avec l’amertume de celle qu’on prend sur le fait, deux ans plus tard, jamais trop tard. c’est craché si près et si proche, le coeur furibond, le regard noir, en criant en se débattant, sans toutefois parvenir à se décider. trop proche ou trop loin. trop fort ou trop bas. trop ou bien pas assez. coup de matraque regretté, mérité la seconde d’après. peut-être que ça ne sert à rien. peut-être que le silence c’est ça ta réponse. peut-être que vous ne méritez rien de plus que ce qui vous arrive, que même les amants damnés ont une fin. t’arrives à bout, de tout ce que tu peux endurer. c’est même plus par provocation, c’est juste trahi, écorché, éraflé, des pans d’âmes perdus en route, des bouts d’amour mépris pour de la haine. tire-toi, puisque t’es si bien avec elle. c’est l’ultime défi, sans en être un pourtant. le vouloir tout en le redoutant, le dire priant le contraire. tire-toi mais t’en vas pas. pars mais reste. l’idiote qui perd la tête, incapable d’être aussi près à présent, tout autant que d’être aussi loin. la proximité qui envenime, l’odeur qui ensorcèle. trou noir dans lequel tu t’enfonces, à deux pieds joints. et face à la silhouette stoïque devant toi, ça dérape tout aussi vite, la montée d’adrénaline que t’avais pas vue venir, que tu craignais tout autant. tire-toi j’te dis. hurlé de toutes tes forces, les poings serrés, tremblant de rage. le coeur brisé, maladroit. à bout de souffle. à bout de coups bas, de stratagèmes et d’entourloupes, à bout de mensonges pour combler les plaies. à bout d’amour pour combler la haine.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Mer 6 Sep - 18:07

Un instant. Rien qu'un instant au creux d'une ruelle sombre après des jours sans se voir, sans s'entrevoir. Un instant, et vous vous abreuvez de la souffrance de l'autre, emmagasinant la douleur autant que la présence. Stock de dopé pour les jours de solitude. Incapable de s'enfuir, toujours prêt à se battre. Finalement dans le vent. Des guerres du vide, c'est tout ce que vous savez menez. Y avais mille issus, comme toujours, un million de finalité pour ne pas continuer de se briser. Vous choisissez toujours le chaos. Enfants du styx, mués par la haine. si je le savais. » rire rauque, douloureusement vrai. C'est toujours le flou loin d'être artistique quand il s'agit d'elle, à trop vouloir, à ne rien désirer vraiment. Oscillant chaque fois un peu plus dans l'incertitude. Je veux. Je veux pas. et j'te veux toi, nora. Toi pour t'aimer et te faire souffrir. Ton regard à haïr chaque jour, ton âme à aimer sans cesse. des tonnes de déclarations muette, d'esprit à esprit, dans le grand silence, dans les percussions de vos colères. La vérité est la seule qui est inaudible dans votre cacophonie. Elle meurt dans l'oubli, jamais prononcée, jamais entendue. Brisée par le cri de Nora qui hurle qu'elle n'en sait rien et ton regard atone posé sur elle en attendant une suite. Parce que t'as besoin qu'il y en ai une, t'as besoin d'une justification même minable qui expliquerait tout ça. t'as besoin de trouver un sens, de comprendre pour pas simplement haïr. Tu supplierais presque qu'elle trouve une histoire infaillible qui obligerait à une paix, à un pardon. N'importe quelle chimère pour pouvoir dire que c'est pardonnable. Mais nora ne fait aucune excuse, jamais. Surtout pas à toi. pardon c'est un blasphème dans votre duo détonnant, un mot onirique qu'on n'utilise jamais, qui flotte dans l'air, dans un champ des possible que vous ne touchez jamais. Non nora s'explique pas vraiment, elle accuse presque, au détour d'une question posée avec virulence. Pointant du doigt ton ignorance. Reproche à peine voilé de pas avoir su voir ce qu'elle n'a jamais vraiment montrer. Nora trop fière pour se dévoiler mais de trop mauvaise foi pour accepter que tu saches pas voir ce qu'elle te caches. T'aurais du te faire devin, diseuse de bonne aventure peut-être. Lire dans ses yeux comme des boules de cristal les secrets qu'elle cachait au fond de son âme ? pour moi. Pour lui. et nora et jack. Et jack et nora. Egoïste d'un monde qu'ils ont eux-même forgés, âmes en peine invisible au malheur des autres. Farrah comme un fantôme qui disparaît et tout le monde qui souffre. Mais dans leur peine, y a qu'eux qui se sont trouvé, y a qu'eux qui ont cru souffrir. T'as envie de rire Ike, t'as envie de leur dire que pour toi aussi c'était difficile, qu'elle était beaucoup et qu'elle t'as abandonné, que tu lui en as voulu. Moins qu'eux c'est certain, mais t'as porté la même plaie. Pourtant t'as pas été courir dans les bras de jack toi, ni dans ceux de qui que ce soit. T'as porté tes souffrances comme on porte sa croix, persuadé que chacun faisais la même chose. Sans penser que dans un coin discret deux âmes apaisaient leur peine l'un avec l'autre. « Et t'as réussi a le combler ton vide Nora? » la question te brûle la gorge. « est-ce qu'au moins ça a servi a quelque chose? » finalement tu sais même pas quelle réponse tu voudrais entendre. Savoir qu'elle a jamais vraiment cessé de souffrir et qu'elle a fait ça pour rien. Ou savoir que ça a fonctionné et qu'il a su panser des plaies dont tu connaissais même pas l'étendu. savoir qu'elle t'as trahis pour rien ou qu'elle t'as trahis parce que tu suffisais pas, ike. mais encore une fois nora ne sait pas, encore une fois c'est flou. Elle s'en fout mais elle brise tout, un peu comme toi qui fait mine de ne plus te sentir concerner par elle mais qui la cherchait à chaque coin de rue. Vous êtes sans logique. Casse-tête chinois insoluble. Et ca te suffit pas de savoir qu'elle le déteste, ça te suffira jamais qu'elle le haïsse maintenant qu'il n'est plus là mais qu'elle l'ait aimé assez autrefois. Tu sens déjà poindre la folie jalouse qui te prend les tripes, t'imagine si facilement ces instants idiots ou tu craindras tout même quand ça ne sera rien. T'avais au moins l'obligation de taire toutes les terreurs qui t'assaillaient quand elle croyait que t'en savais rien. Tu glisses vers la jalousie facile, les idées sombres qui tourbillonnent. Jack et combien finalement ? Combien d'autres ? Avant, maintenant peut-être plus tard ? Nora et Ike dans la tourmente. mais t'as pas le temps de t'étendre sur toutes les fautes que t'imagine si aisément, elle accuse encore. Détentrice de toute la douleur du monde, elle t'en octroie pas une miette. Ike incapable de comprendre, jamais assez lucide pour voir la souffrance, pas même pour la ressentir. tout le monde sauf toi. t'es même plus capable de soutenir le regard de nora, y a qu'un rire misérable qui s'enfuit de ta gorge, un ricanement blessé qui écorche ta bouche devant l'affront. Parce qu'elle ose, nora. Égoïsme latent qui ne connais aucune limite. Elle ose seulement penser que t'as été l'unique, celui qui comptait plus que les autres alors que t'as jamais été autre chose que celui qu'on laisse. Comme elle. Comme jack. Comme tout le monde. Elle est partie sans rien laisser, ni présence ni objet. Elle t'a oublié comme le reste de ses amis et de sa famille. Le seul favoritisme qu'elle t'a accordé c'est celui de poser ses valises chez toi à son retour pour mieux s'éclipser encore. Redonner un brin d'amour et d'espoir pour te les retirer sans gêne. « t'as le monopole de la douleur, comme toujours. » nora triste, nora qui se complaît dans sa douleur, nora qui brise ce qu'elle touche avant de mieux s'en morfondre. Étrange similitude dans vos comportements. Vous vous ressemblez, finalement, c'est peut-être là que le bas blesse. Si qui se ressemble s'assemble, vous vous savez vous lier pour vous briser. « qu'est-ce que tu crois ? Que j'ai eu des cartes postales tout les mois ? Des appels le soir ? Qu'on à skyper les week-end ? T'as pleuré sur ton pauvre sort dans le lit de jack mais t'as pas pensé une seul fois que vous étiez pas les seuls qu'elle a abandonné? » T'approche dangereusement, d'elle, du gouffre sans fin qui vous guette. « t'es égoïste au point de croire que t'étais la seule a qui ça faisait mal? » L'oeil fixant le blanc du sien, la défiant presque d'avouer qu'elle l'est, égoïste. Tu sais même pas d'ou vient cette idée étrange que t'avais pas la même place que les autres pour Farrah. Cette idée venue de nulle part que t'as été assez important, plus que jack ou elle, pour ne pas être placé ou rang de l'oubli. Tu sais pas si c'est une façon de se trouver une excuse ou idée fixe qu'elle a toujours eu. Nora et Ike incapable de communiquer. Il aura fallu tout ça, des mensonges et des trahisons, la colère tonitruante pour se rendre compte de tout vos faux pas. Tout ce qui n'a pas été dit, ce qui a été sciemment caché, ce qui a été inventé. Un instant tu songes à la vérité, celle que tu lui dois peut-être après la sienne, bancale. Tu pourrais juste lui dire là, que Farrah t'as oublié toi aussi, qu'elle est revenue aussi vite qu'elle est repartie sans que vous ayez aucun souvenir en commun sinon vos conversations un brin distante les soirs devant la télé. Que tu dormais sur le canapé, qu'elle a jamais retiré un seul vêtement devant toi. Tu pourrais mais t'attend trop, tu fuis le risque d'avoir le rôle du menteur. Tu fuis le pathétisme de ton choix et les conséquences encore plus pitoyable que l'aveu aurait. Tu fuis, mais pas assez vite pour t'éloigner des mots de Nora revenant à la charge avec la passion des colères, sourde à tout propos, à toutes évidences. Créant sa chimère à base de haine et de suspicion, forgé sur la même haine que toi. peut-être que t'as jamais arrêté., tu souris à Nora, comme si elle venait de faire une farce que t'étais le seul à comprendre. C'est sans doute le cas, alors tu souris presque fier, ostentatoire. Observant les divagations de nora comme un spectacle malsain dont tu te réjouis. Reflet de ton esprit-capharnaüm. « Je sais même pas ou elle est. » t'ose l'ironie, la réponse stupide, l'affront sans gêne. T'ose prétendre que t'irais sans hésiter si tu savais ou la trouver. Nora embrumée dans sa colère que tu portes au point de non retour avec un plaisir malsain. T'ose le mensonge, à peine crédible quand on te connais Ike, incapable de pardonner les absences, les départs. Qui tend la main au retour avec la pudeur de ceux qu'on blesse et qui ne court jamais après ceux qui s'en vont. tire-toi. tu sais plus. Tu sais plus si c'est un désir venu du fond du bide, un défi, un coup de colère ou juste du désespoir. Si c'est ce qu'elle veut ou pas. Si toi t'es prêt à le faire. Un pas en arrière, un pas en avant. Orientation embrumée, les points cardinaux se mélange. Devant c'est le vide, derrière c'est le gouffre. A gauche le néant, à droite le rien. Il reste que la silhouette-tempête de nora et l'hésitation. Rester, partir. Peu importe le choix la finalité est la même : le chaos. le chaos avec ou sans elle. « même si je pars ça changera rien. » soufflé contre son visage, parce qu'elle veut que tu t'en ailles mais elle, elle reste là. Alors tu t'approches assez pour sentir sa chaleur, pour frôler sa peau encore une fois. Une dernière fois avant la prochaine. « on a jamais pu vivre l'un sans l'autre. » du bout des doigts caresser son visage, du bout des lèvres embrasser les siennes. Tu lui laisses sa victoire et une promesse immuable, la seule vérité qui sort de ta bouche ce soir. Vous n'avez de sens que quand vous êtes ensemble, même séparé vous êtes liés. C'est une histoire qui ne connaîtra jamais de fin. même dans la haine, nora t'as jamais cessé de l'aimer.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Lun 11 Sep - 4:39

t’as réussi à combler ton vide, nora ? ça résonne. ça touche un peu trop près de la vérité, des endroits gardés sous clé, où tu ne laisses jamais personne s’infiltrer. ça s’approche des terrains dangereux, des tapis qu’on a glissé sur les mensonges et les problèmes. les plus lourds, importants aussi. ceux qui remontent à plus loin que lui encore, de quoi donner du fil à retordre pour les dix prochaines années de thérapie. tu pourrais mentir. donner la réponse qu’il attend probablement, celle qui finirait de l’achever. oui ike, j’ai comblé mes vides et ce n’était pas avec toi. oui, j’ai trouvé ce dont j’avais besoin et ce n’est pas grâce à toi. tu pourrais, rien que pour finir de l’achever, rien que pour gagner la bataille, peut-être aussi la guerre. ce serait facile, pas vrai ? aussi simple qu’un claquement de doigt, que de le voir se décomposer devant toi, voir enfin ce que tu lui demandes de faire. te tourner le dos pour ne pas avoir à porter les torts. pouvoir l’accuser et avoir quelqu’un sur qui porter ta colère. tu pourrais faire tout ça, oui. t’es pas certaine que ça servirait à grand chose. t’es pas certaine que ça te ferait te sentir mieux non plus. et t’es bien certaine de ne pas vouloir briser le reste de ce lien à jamais, de le repousser jusqu’à ce qu’il ne revienne plus. pousser à bout sans jamais le faire tomber dans le précipice, creuser sans jamais enterrer. et continuer à se faire mal, un peu mais jamais trop. pour avoir la certitude qu’il reviendra. non. c’est la réponse la plus honnête qui l’emporte, celle qui fait le plus mal aussi. tu sais pas ce que tu pensais récolter avec jack, sans doute pas grand chose. au moins oublier, pour un soir. t’as pas oublié. t’as rien réparé. ce que tu pensais trouvé s’est vite envolé pour ne laisser que le goût amer de l’erreur, et la brûlure acide des regrets. personne pourra jamais le combler. sauf peut-être toi. mais même ike t’es pas certaine qu’il réussisse, même en essayant de toutes ses forces, même en prétendant de toutes les tiennes. il y a des choses qu’on ne répare pas, sans doute que t’en fais partie. sans doute que c’est déjà trop tard pour toi. on t’a menti, trahie, blessée. sans que ça ne s’arrête jamais. pas vraiment de mère. pas vraiment de père non plus. orpheline sans vraiment l’être. famille dessoudée, des frères mis à dos. des amis qui partent à un un, sans jamais dire au revoir, des promesses de rester sacrifiées. dans l’océan des tourments il reste que toi. toi et ike. c’est peut-être ce qui fait que vous tenez depuis si longtemps. peut-être pour cette même raison que les disputes n’ont de cesse de vous rapprocher malgré tout. ike, il est tout aussi déglingué que toi. double aux faux-semblants, ignorant trop souvent que tes craintes sont les siennes, vos espoirs les mêmes. qu’il peut essayer de combler ton vide comme tu peux t’acharner à combler le sien, rien ne changera vraiment. les blessures sont trop profondes, les déceptions trop anciennes, trop douloureuses pour accepter de s’y adonner une dernière fois. comme de vieux amis perdus de vus dont le souvenir fait tressauter le coeur. sans doute qu’il peut pas te réparer ike, que personne le pourra jamais. qu’il y aura toujours ce gouffre noir dans lequel tu perdra pied à chaque nouvelle déception. sans doute que t’as tenté d’y échapper, lors d’un soir abruti par la colère et la bière. sans doute que tu regrettes. parce qu’en ike t’a trouvé le compagnon de voyage de l’enfer jusqu’au purgatoire. en ike t’as trouvé des instants plus faciles, plus difficiles aussi. des sourires volées et des étreintes envolées, des douleurs qui résonnent un peu trop avec les siennes. en ike t’as trouvé tout ce que tu pensais jamais pouvoir avoir, tout ce que tu pensais qui n’existait pas. tout ce t’as réalisé bien trop tard, peut-être pas tout à fait encore. tout ce qui effraie et tout ce qui est certain. la seule valeur sûre même dans la tourmente. même dans l’ouragan, fâchés ou réconciliés, il reste la seule constante. éternelle et incontournable. c’est pas ce que tu crois. ça s’est pas passé comme ça. tu pourrais en déballer tous les détails que t’es même pas certaine que ça ait un quelconque effet sur lui. tu pourrais dire que tu t’es pas réconfortée dans les draps de jack, que t’as pas cherché à y effacer ta peine avec lui plutôt qu’avec ike. t’es pas certaine que ça y change quoi que ce soit, t’es pas certaine que ce ne serait pas mentir, aussi. tu sais pas vraiment ce qui t’as pris, le diable qui t’habitait ce soir là comme il l’a fait après pour d’autres actes et d’autres coups bas. t’aimerais pouvoir dire que ça devrait suffire, parce que ça ne compte pas, que ça a jamais compté. que t’as toujours autant détesté jack comme au premier jour et que ça n’a même fait qu’empirer après ça. t’aimerais pouvoir apaiser les peines et te délester de la culpabilité tout en voulant garder tout ça jalousement pour toi. comme une arme à braquer en retour de ses actes. comme une défense inouïe pour contrer ses attaques. un tu vois, moi aussi je sais faire mal savamment prononcé des jolies lèvres pour mieux user, désabuser. mais y a la colère qui s'apaise une seconde, quand tu réalises que t’étais pas la seule à souffrir. que dans le monde des douleurs il n’y avait pas que la tienne. et y a ton regard comme bloqué sur son visage, interloqué. ça paraît comme une surprise, et ça l’est réellement. nora réalise qu’elle n’est pas toute seule et c’est étrange, vraiment. égoïste, comme toujours. à ne penser qu’à toi. qu’à ce que ça peut te faire, à toi. persuadée que personne ne ressent les choses aussi fort que toi. pas même ike, trop occupée par la colère qu’il te renvoie, toutes ces fois où il ne te comprend pas. mais c’est chez toi qu’elle est revenue. pas chez moi, pas chez jack. chez toi qui ne dis jamais non, encore moins à elle. y a le rictus amer au coin des lèvres, la piètre réalisation de ce qu’il se passe sous tes yeux. tout ce temps, sans jamais que tu ne vois rien. obnubilée par toi, toujours toi. t’avais réussi à contenir la colère, rien qu’un instant. un entre-deux savoureux qui ne dure jamais bien longtemps, trop instable pour contrôler quoi que ce soit. pour l’enfermer à jamais ou bien la lâcher et l’éloigner à tout jamais. et toi, t’as réussi à combler ton vide alors ? tu réponds coup pour coup, tu sais faire que ça. comme à la vieille école. oeil pour oeil, dent pour dent. peu importe combien ça fait mal, peu importe ce que t’y laisses de toi au passage. peu importe si tu dégringoles dans le grand vide de son absence, sans pouvoir te rattacher à quoi que ce soit. ça bout à nouveau comme un volcan sur le point d’exploser, un peu différent de la colère rouge qui t’animait avant. c’est plus les cris qui t’animent, plus l’éclat brûlant qui scinde ton coeur en deux. c’est la colère calme, la colère aigre, la colère moche et qui fait mal, qui laisse des traces noires sur les murs blancs. j’espère au moins que ça valait le coup, parce qu’elle a pas l’air d’en avoir grand chose à foutre de toi. tout pour lui écraser ce foutu sourire sur sa jolie gueule. tout pour lui faire avaler ses mots couteaux, qu’il s’étouffe avec. à bout d’armes avec laquelle tirer, à bout de coups bas pour détruire. il tient bon, vaillant soldat. après toutes les bataille, il reste debout. un adversaire de taille, trop souvent mésestimé. mais y a pas de réponse. pas de contre-coup, pas d’échec et mat. y a que le silence d’un instant recouvert par le coeur fou, les pas parcourus vers toi pour écraser la distance. et la proximité, toujours trop infernale, toujours trop salvatrice. à quoi tu joues ? soufflé tout bas. y a les membres tendus, crispés, les muscles incapables de faire un mouvement, un pas en avant ou en arrière. y a le regard qui le jauge un instant, suspicieux, et son sourire qui change, comme s’il laissait tomber la partie. laisse moi. comme une dernière supplication, trop vite effacée par les gestes tendres, inhabituels. sans que t’en comprennes le sens véritable, la ruse qui se cache derrière la douceur, le coup-bas bien caché pour mieux te mettre à terre. mais tu ne réfléchis plus. ses lèvres effleurent les tiennes, trop vite, trop longtemps. et les tiennes s’y appuient, furieuses, affamées, maladroites. ike dans le coeur et farrah dans la tête. un instant seulement et déjà, le constat de ce qui est arrivé sans même que tu ne t’en rendes compte, sans même que tu ne trouves quoi que ce soit à y redire. t’en approcher et t’y brûler. toujours pour mieux reculer. t’as raison, ça change rien. tant pis si t’es celle qui ne veut jamais lâcher l’affaire. tant pis si t’es incapable de mettre les soucis de côté, tant pis si tu veux pas laisser couler. t’es incapable de te sortir ça de la tête, la jalousie mordante de les imaginer ensemble. l’amant et l’amie, la soeur, ensemble. une seconde pour retrouver pieds, une autre pour reprendre tes esprits. et puis la vérité qui suinte à travers les non-dits. j’veux pas te partager. parce que t’es celle qui n’en démord pas, jamais. celle qui ne change pas d’avis. celle qui garde jalousement tout pour elle, surtout ceux qui comptent le plus. j’te partagerai jamais. l’aveu qui soulève l’estomac, un petit instant dans la rue obscure. ça flotte trop longtemps, à l’attente d’une réaction, n’importe laquelle. c’est tout ce qui résume vos quatre dernières années. loin, c’est dévastateur. près, c’est ravageur. sans c’est invivable, avec c’est toujours trop. y a pas de solution à nora et ike. ça marche avec et sans. équation insoluble. expérience chimique qui fait des étincelles. c’est beau et horrible à la fois. abstrait et transcendant. gravé dans la roche et écrit dans les étoiles.
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Mer 20 Sep - 20:28

T'es désolé pour elle, dans le fond. Désolé que rien ne comble le vide, désolé de rien avoir vu, de rien pouvoir faire. Désolé pour qu'elle soit si triste sans jamais le dire, incapable de prononcer le moindre mot qui pourrait ébrécher son orgueil. Désolée qu'elle soit comme toi, comme d'autres, comme ces gosses paumés qui s'en sortiront jamais vraiment. Qui cherchent pas non plus. Peut-être que t'es heureux aussi. Surtout. Que jack ai pas suffit, qu'elle soit pas mieux que toi. C'est égoïste, presque perfide mais c'est tellement doux, cette sensation de solitude qui s'étiole. Le même voile opaque sur vos deux vies. Tu retrouves presque les similarités évidentes qui vous rejoignaient si souvent. Le même désespoir qu'on ne parvient pas à combler, qu'on préfère nier. Ca t'écorche un sourire malvenu, la jalousie un brin étouffée par la certitude qu'elle souffre encore, toujours. Besoin ingrat de voir les plaies qu'elle porte, aussi béante que les tiennes. La fierté toujours blessée pourtant, tout en contradiction. Tu voudrais dire que ça suffit mais tu peux pas. Tu voudrais la prendre dans tes bras pour la rassurer sans en avoir totalement envie. Lui dire que t'essayera, peut-être que toi tu pourrais combler son vide, peut-être qu'à force elle finira par plus ressentir le néant au creux de son ventre. mais c'est faux, t'es l'abîme, la pente glissante. T'es tout sauf celui qui pourra la sauver d'elle-même. De vous. Du monde. Pourtant tu mens. « peut-être qu'un jour j'pourrais. » tu le dis pour toi, pour avoir l'impression qu'un jour tu suffiras. Tu le dis pour elle, vicieusement, dans l'espoir stupide qu'elle s'accroche à cette idée fausse et qu'elle te lâche jamais. Jamais plus. plus comme ça. elle doit bien savoir pourtant qu'entre vous ça a jamais été une baume au cœur mais plutôt la plaie sanguinolente. Elle doit bien voir que tu mens sans même te regarder. Tu comptes pas sur sa confiance, pas plus que sur votre honnête mais juste sur les œillères que vous savez bien porter. Se persuader vainement que tout ça c'est suffisant. Bancal mais inébranlable. Ca a peut-être un peu le goût d'un trêve lointaine, un peu flou. Une fausse promesse pour faire un pas chancelant jusqu'à elle. Des mensonges, vous savez si bien les dire, avec plus d'aplomb encore que les vérités. Ça change pas de vos habitudes, finalement. Comme nora qui tente de se dépêtrer de ses erreurs, ça aussi tu connais bien. T'as un rire douloureux qui reste coincé dans ta gorge. c'est pas ce que tu crois c'est ce qu'on dit quand c'est exactement ça, non ? Ce qu'on dit quand on a rien a expliqué vraiment, quand on saurait pas se justifier totalement. C'est cette phrase de série B ou la preuve est sous les yeux mais qu'on tente de la nier quand même. T'as un soupire lassé en passant la main sur ton visage. « peu importe comment ça c'est passé Nora. Ca c'est passé, c'est tout. » a quoi ça rime tout ça ? elle pourra dire n'importe quoi ça apaisera aucune plaie, ça soulagera peut-être sa conscience, ça calmera peut-être ton imagination mais ça effacera rien. Jamais. Ca va pourrir au fond de vous comme tant d'autres coups portés l'un à l'autre, ça laissera votre âme se putréfier. Pour ce qu'il en reste. Et demain, dans une semaine ou dans un an ça finira par se dissiper, ça sera plus aussi douloureux mais ça sera encore là. Souvenir brûlant sur votre histoire qui finira jamais. Une nouvelle cartouche pour les temps de guerres. c'est pas toujours comme ça, nora? armés puis désarmés. La guerre puis la paix. L'ère glorieuse et l'apocalypse. Vous êtes un cercle vicieux, un cercle vertueux. Ou que l'un aille il entraînera l'autre dans le bon ou le mauvais. Toujours plus loin dans l'obscurité. c'est pas moi c'est toi. des duel d'égo qui n'en finissent pas, à se renvoyer la bombe en attendant qu'elle explose dans l'une de vos mains. Tic Tac. Tu la frôle du bout des doigts quand elle parle de farrah. Son ombre planant au dessus de vous. Ces fichus Flores qui glissent les mines sous vos pieds avant de mieux s'en aller. « Chez toi ? Tu l'aurais foutue ou de toute façon? » rire sec, au souvenir de l'appartement étriqué. Rire fatigué aussi, de cette guerre stupide à propos d'une femme-fantôme, d'un vague visage dont on se rappelle a peine les contours. Beaucoup trop d'intérêt accordé à ceux qui vous ont abandonnés. « elle est venue chez moi parce que j'étais la seule personne qui l'aurait pas laissée dehors. » elle peut dire ce qu'elle veut Nora mais dans son œil c'est un cyclone et dans sa bouche un ouragan. Elle est pleine de rancœur, s'abreuve de rage. Elle aurait fait quoi, farrah sous son nez, à part la répudier ? Farrah était beaucoup de choses mais certainement pas sentimental. Non. Elle était juste intelligente. Un frère qu'elle était pas prête à voir et tout ses gens qui la haïssait elle a fait le choix qui s'imposait : aller chez celui qui la laisserait sûrement rester. T'as toujours été ce type là ike, façonné par la haine mais avec cette envie presque désespérée d'aider ces gens auxquels tu tiens. Toujours avec maladresse, bien protégé derrière ton masque de fierté. Incapable pourtant de la laisser partir et de l'imaginer passer sa nuit dehors. Non, farrah elle était pas venu à toi à cause de son affection, simplement par nécessité. Et quand elle n'a plus eu besoin de toi, elle a disparue. une nouvelle fois Ils ont été délaissé, t'as été laissé puis relaisser. Tu sais pas ce qui est le pire, finalement. Ca a laissé aucun vide chez toi, contrairement à ce qu'elle demande. Non ça l'a comblé sûrement, la place vide qu'elle avait laissé dans ton myocarde a son premier départ à été réduite en cendre à sa seconde fuite. Elle est plus là Farrah, oubliée parmi les lâches, ceux qui s'enfuient, ceux qui abandonnent. Comme jack. Y a plus que leurs ombres qui planent parce qu'elles sont associés aux vôtres. Ils sont des boulets aux pieds, dans visages presque oubliés. Y a qu'une présence qui subsiste, lourde et dérangeante dont tu parviens pas à te débarrasser. « au moins le peu que ça a duré j'étais le seule qu'elle avait vraiment envie de voir. » grinçant mensonge, tu te souviens encore de farrah maladroite, farrah craintive et un peu de mauvaise foi qui voulait retrouver tout le monde tout en hésitant à faire le premier pas. Tu te souviens qu'elle évitait jack mais qu'elle en parlait trop, que nora était son ouragan mais qu'elle souriait un peu en parlant d'elle. Tu te souviens et tu mens, tu prétends sans gêne qu'elle a jamais vraiment voulu renouer, tu bafoue son souvenir pour le peu qu'elle représente désormais. Juste pour répondre à la piquer, taper un peu aussi. Blesser toujours. Les Flores sont rien de plus que des armes maintenant, des enveloppes vide aux lames acérées dont t'es fatigué d'user. Tu préfères te rapprocher physiquement pour oublier l'abîme qui vous sépare. Frôler sa peau du bout des doigts pour être sûr de pas en oublier les contours, respirer son parfum pour chasser l'odeur âpre de la violence, survoler ses lèvres pour retirer l'amertume au fond de ta gorge. Retrouver nora une infime seconde parce que t'as jamais su gérer vraiment ces instants ou elle t'échappait. « non. » j'te laisse pas. Jamais. Ni quand tu t'en vas ni quand moi je pars. Certainement pas quand tu veux t'échapper. tu te perds un peu, entre amour et folie, entre haine et vengeance. Que t'es capable en une conversation de promettre une éternité en jurant l'enfer. rêver des étoiles douce en brûlant sur le soleil. parce qu'il y a qu'une chose dont t'es certain et c'est bien ça. C'est nora qui s'en va mais qui revient. Qui dit laisse-moi mais qui suspend ses lèvres aux siennes, qui te hais mais qui t'aime si fort. Qui avance pour mieux reculer, encore. Pour enfoncer le couteau à nouveau, dans un élan rancunier et possessif. T'entend presque ce qu'elle ne dira pas dans ses mots, la douceur des vérités qu'on cache derrière la phrase sèche. T'en écoute toutes les résonances en laissant planer le silence, l'oeil fixé sur son visage. « t'as jamais eu à le faire. » tu le dis enfin, sans savoir pourquoi. Peut-être la légitimité d'être le seul a lui en vouloir, d'être le seul en droit d'être blessé. Parce que tu lui infligerait sûrement tout les maux du monde sauf celui-là. c'était rien, c'était faux c'était facile. C'est toi, nora, qui a crée l'histoire, qui a crié la première dans l'appartement, c'est toi qui a façonné la scène, qui a donné vie au mensonge. « Y a jamais eu Farrah. Ni aucune autre. » y a eu qu'elle et ses ravages. L'empreinte de nora partout dans ton univers et jamais de place pour laisser d'autres marques. Elle prend tout l'espace, envahit le monde. le tien c'est beau autant que c'est malsain. « mais c'était tellement facile de te faire du mal comme ça. Comme toi. » sourire amer et aucune honte. Tu feindras pas la conscience qui s'éveille, pas plus que l'héroïsme de l'aveu. Tu ferais la même chose, infligerait les même souffrances. C'est comme ça que ça fonctionne, c'est toujours mieux vous tuer pour renaître de vos cendres. phœnix
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MessageSujet: Re: let's hurt tonight, nike.   Lun 25 Sep - 6:03

y a que le silence. le silence et l’absence, ceux qui suivent l’aveu grinçant. comme si on te l’avait arraché des mains, te le prendre pour le contempler, sans jamais rien en faire. y a les secondes qui pèsent dans l’air, en apesanteur. et les mots que tu voudrais ravaler, la fierté que tu aimerais ne jamais mettre à mal. mise à nue pour la première fois depuis si longtemps, laissant enfin percer ton secret. comprendre comment le monde tourne chez toi. bien trop vite, sûrement, pour seulement espérer une autre solution. une vie parallèle où tu n’aurais rien dit, une vie meilleure où vous n’en seriez pas là. peut-être qu’un jour j’pourrais. quelques mots soufflés par-dessus le silence, et le regard qui jauge, le sourcil levé dans sa direction. pour comprendre. déceler la pointe de mensonge. le rire sardonique qui viendra relever ses lèvres, la blague qui ne ferait rire personne. mais y a que le sérieux sur le visage d’ike. plus vraiment la colère, plus vraiment sur la tienne non plus. que le sérieux malgré ce que vous en savez tous les deux, les mensonges qui recouvrent la colère, les non-dits pour oublier ce qu’il en est vraiment. la trace d’un espoir, peut-être, pour vous faire continuer, se rabibocher tout en rêvant du meilleur, mais n’étant capables que du pire. y a rien que je voudrais plus que ça. et tu le dis sur le même sérieux, la confession n’est plus aussi dérangeante maintenant. parce qu’elle n’est qu’à moitié vraie, tout en étant criarde de vérité. ne rien vouloir plus que ça, oui, parce que tout le reste est impossible. t’as barré un à un les rêves sur cette feuille abîmée, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ça. et ça encore, s’approche plus de l’impossible que du possible, bien connu à vos yeux alors que vous vous butez à prétendre le contraire. des oeillères sur tout ce qui vous sépare, tout ce qui vous détruit, pour se laisser croire que tout ne sera pas toujours comme ça. qu’il y a encore un après suite à ça. que vous n’avez pas tout foutu en l’air. des mensonges pour se donner bonne conscience, pour jeter plus rapidement la faute sur l’autre. parce que t’es jamais fautive nora, pas vrai ? jamais. pas même quand tu devrais sûrement avoir tous les torts. y a la colère qui boue comme un miroir de la trahison que t’as causé, et la petite voix qui souffle tu l’as bien mérité. peut-être que ça te pendait au nez. peut-être que t’aurais dû mieux le cacher, ou bien l’avouer tout de suite. mais y a rien qui vous ressemble dans tout ce que t’avances là. rien qui ressemble à vos engueulades cataclysmiques et merveilleuses, rien qui ferait aussi mal que laisser le mensonge se découvrir de lui même, presque avouer la faute une fois prise sur le fait pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie. et l’enfoncer encore, sans aucun répit, sans regret ni retour, toujours plus loin, toujours plus fort. jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. mais tu peux pas croire que vous en soyez là, que votre rien soit ça. qu’après ça, c’est fini, pas de retour en arrière, rien non plus pour arranger la situation. c’est tout alors ? la colère ne passera pas, les images dérangeantes resteront. ou bien t’étais la seule personne trop conne pour pas la foutre dehors. comme une rectification sévère, un peu fière de pouvoir piquer à nouveau. mais si c’est pour faire du mal, ça n’empêche qu’il y a une grande part de vérité là-dessous. peut-être la seule chose qui vous différencie, tous les deux. ike qui tend la main et toi qui ne cesse de la reprendre. l’altruisme malgré la colère contre l’égoïsme face à la craindre d’être blessée à nouveau. évidemment que farrah est allée le voir lui finalement, et pas toi, ni jack. ike, c’est le seul qui ne dira jamais non, celui qui proteste le moins, trop fatigué pour se battre sans raison. t’oublies souvent qu’ike il est comme toi finalement. que tes amis étaient aussi les siens, qu’à vous tous vous formiez une bande rocambolesque. t’oublies que tes amitiés se sont essoufflées au même rythme que les siennes, que t’as regretté les départs autant que lui. que tes colères ont été les siennes, les abandons similaires, aussi, jusqu’à ce qu’il ne reste que les gamins perdus, certainement trop cons pour comprendre qu’il est temps de grandir. savannah, c’est bien pour un temps. après, il y a la vraie vie. et de vous tous, il ne reste que vous, que sil, que trois connards qui devraient peut-être suivre l’exemple de tous les autres que vous détestez désormais si fort. partir, pour ne plus revenir. on les attend tellement qu’à leur retour on sait même plus pourquoi ils nous manquaient au départ. y a l’ombre d’un sourire un peu brisé, effacé trop rapidement pour en apercevoir véritablement le retroussement des lèvres. y a que la vérité criarde qui semble soudain s’imposer à vous, tout ce temps après avoir contemplé l’incompréhensible. trop de temps encore passé à attendre, sans comprendre. peut-être qu’elle est là votre erreur. avoir fait confiance. croire au retour, même lointain. comme si ça avait compté pour quelque chose. bien forcés de constater que les retours s’égrainent, se font rares. que les amitiés n’étaient pas celles que vous croyiez, qu’il ne reste rien de ce que vous étiez. belle bande effilochée, âmes égarées. t’acceptes la pique sans broncher, secouée par un rire un peu nerveux, un peu colérique aussi. rire pour ne rien répondre, bataille inutile. t’es fatiguée de ne plus arriver à rien, de ne pas savoir arranger les choses. ni t’excuser ni pardonner. t’es coincée, entre les deux, face à la colère de ike qui pense sans doute exactement comme toi. abîme des corps, miroirs des sentiments. regarder ike c’est comme faire une introspection, grapillant les facilités là où il les trouve. mieux détruire en espérant reconstruire. une autre confession presque aussitôt suivie de la sienne, légère, presque désinvolte. les yeux rivés sur ta réaction pourtant, à s’attendre à la nouvelle éruption. il n’y a rien pourtant, rien qu’un tremblement intérieur, la colère secouant lâchement les fondations, faisant trembler les parois. volcan fatigué. y a pourtant les sourcils froncés d’incompréhension, le coeur qui se soulève un peu, à ne pas savoir crier ni pleurer. pas de questions, pas d’explication. t’as pas besoin de réponse, parce qu’elle est déjà inscrite dans toutes les parts de ton adn, comme un mauvais clone, un double presque imaginé. forcée d’admettre que t’aurais fait la même chose, te servir du premier prétexte pour te défendre, rétorque meurtrière pour ne pas montrer le soldat blessé. ça ne provoque rien à la surface, rien qu’une expression blasée. ça ne change rien. ça t’a fait quoi, alors ? t’es soulagé ? vengé ? demandé après le silence, le ressentiment dans la voix. ça ne change rien non, tu lui en veux toujours autant, si ce n’est plus pour s’être joué de toi sans que tu n’y remarques rien, sans que tu ne démasques l’ironie de la situation. des oeillères pour mieux piéger, venger, pour rejeter la faute sans jamais admettre la tienne. incapable d’assumer que t’as fauté, que t’es même la seule fautive ici. c’est plus facile de te dire qu’il a merdé lui aussi, mentir, encore, toujours. les yeux dans les yeux et mentir. à croire que le vrai s’épuise, qu’il se mélange au faux, aux aprioris, à la tête que vous aimez garder haute pour ne pas montrer que vous êtes blessés. y a que comme ça qu’on sait faire, non ? s’aimer. fort, violemment, sans aucune contrefaçon. sourire ironique, l’amertume aux lèvres, à la contemplation de ce que vous êtes devenus. des gamins malicieux à ceux fatigués, à qui l’on a trop demandé, que l’on a trop tiraillés. ceux qui ont trop menti, trop brisé, ceux qui ont causé le mal sans remords plutôt que d’admettre leurs torts. y a plus que ton reflet dégueulasse dans les yeux de ike, plus que ce même dégoût quand tu le regardes lui. plus que la rancoeur et l’amertume, plus que les vérités muettes qui se mélangent trop aisément aux mensonges si nombreux, le voile qui s’épaissit, incapable de déceler le vrai du faux. un partout, la balle au centre. et pas de moyen d’arranger quoi que ce soit, parce que vous savez pas faire, parce que ça voudrait dire se mettre à terre, ce que vous n’avez jamais fait, ce que vous ne ferez jamais non plus. vous êtes bloqués, sans volonté d’y mettre fin mais sans être capable d’arranger les choses. on s’voit plus tard. une maigre caresse, un pas en arrière. et puis un autre. et puis tu te détaches, remontant la capuche de ton sweat shirt pour te couvrir de la pluie quand tu dévales les marches du perron. parce que y a plus rien à faire maintenant, à part tout remettre à plus tard. rester est inutile, partir pour de bon est invivable. il ne reste que d’autres disputes, d’autres incompréhensions. briser un peu plus le lien sacré, embraser d’autant plus les colères. et l’amour, aussi. et l’amour, surtout. on s’fait du mal.
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