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 nothing less than the heroines of God {Meur}

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MessageSujet: nothing less than the heroines of God {Meur}   Mer 2 Aoû - 3:10



Come on, let's do it again
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⋅ ⟐ ⋅ ⟐ ⋅ ⟐ ⋅

Je pourrais juré que j’ai avalé trop de soda. J’ai le tournis, la pièce tangue presque, comme un effet de sucre qui monte trop vite à la tête. Du pétillement dans mon crane, un crépitement. L’adrénaline pompe encore mon coeur trop fort. Je peux presque le sentir se contracter dans ma poitrine. Je tremble de l’intérieur, délicieusement vivante. Des secousses digne d’un six sur l’échelle de Richter. Rien de dramatique, mais je devrais m’inquiéter. Si seulement je ne souriais pas tant. Si seulement le sang me maculant les mains – la joue droite aussi, tien – m’appartenait. Le sentiment du travail bien accomplis, pareille à une boule tiède dans mon ventre. Un feu apaisé. Ronronnant doucement. De ceux près duquel on se pose, le bout du nez encore rouge et une couette sur les épaules. L’adrénaline pompe toujours mon sang, mais intérieurement, je ne suis plus qu’un grand champ. Paisible. Balancé au gré d’une brise tiède. Le pire est derrière nous. Le meilleur aussi. Les cris ont cessés – ceux des patients, souffrants, ceux du personnel de l’hôpital, organisé et empressé. Les lits ont cessés d’être roulés dans tous les sens, jeu immense de tétris à assemblé. À gagner. Le déclenchement de tout ce beau bordel, celui qui me pousse a m’essuyer le front du revers de la manche de ma blouse – désormais bonne pour la lessive? Un accident, un carambolage. Aucun mort jusqu’ici – mais ici, tout va toujours vite. Mais des blessés à ne plus savoir qu’en faire, trois véhicules, c’est peu, c’est trop. Et aucun décès pour l’instant. Il y a de quoi être fier. Je le suis. Les autres aussi. C’est dans les regards que tout le monde s’échange alors que la dernière porte est refermé. Alors que le bourbonnement habituel de l’urgence reprend.

La catastrophe a été évitée. Des vies ont été sauvés. Et pour une fois, nous aussi, pauvres petits étudiants – les médecins de demain – avons pu participer à ce sauvetage. Une main trouve d’ailleurs mon dos. Un homme – il me rappelle presque Jefferson, la pomme dans laquelle j’ai mordu pour nous balancer hors du jardin interdit, Tyfy et moi – qui m’offre un sourire. « Bien joué, Vilh. » Mon nom entier est un supplice qu’il ne s’impose pas – tant mieux. Il se mérite donc un sourire en retour de ma part, seulement déjà mon regard glisse en direction de ma partenaire de la nuit – la belle Nur, toujours debout près de moi. « Excellent travail, Al Shaik. » Un autre nom abîmé. Tant pis, parce qu’elle n’en a cure. Épuisée et pourtant encore frémissante. De vie. D’excitation. On nous a shooter, toutes les deux, à l’adrénaline. À coup de défibrillateur. Les volts cours encore sous sa peau, sous la mienne aussi. Aussi, mon sourire s’étire et sans plus faire de cas de la situation – soit que la pièce où nous nous trouvons encore, est maculé de sang – je me laisse tomber sur la civière. L’invite même d’un regard. « C’est mal si je dis que je recommencerais?... » que je souffle doucement, encore essoufflée. La tête comme une toupie. Des mèches cuivrés s’échappant de tout bord, tout côté, mon chignon. Mon sourire tremble sur mes lèvres, cherche l’aval du sien. La courbe parfaite de sa bouche, véritable tentation – moi aussi, comme quelques infirmiers que nous avons croisés tout au long de la nuit, je l’admire – comme une finalité. Un accord. Ma main glisse contre ma nuque, y masse le nœud y gonflant, s’y resserrant.

Nos présentations ont été un peu bousculése, exécutées au-dessus d’un homme – en pleine hémorragie, du rouge partout – nos regards se croisant. Alors qu’elle tâchait de calmer le saignement de l’homme. Alors que je maintenais doucement la tête du patient en place. Elle, pansant, moi lui susurrant des douceurs. Des promesses en l’air – on ne peut jamais être certaine que tout ira bien. J’ai fais ma part, Nur la sienne. Nur, à une lettre près d’être nue – et tout aussi alléchante. Assez pour que mon regard traine sur elle. Assez pour que je ne m’abaisse pas comme tous les autres. Assez pour lui offrir un autre sourire. Avant de lui indiquer son menton, ravalant avec peine une envie de rire. « Tu as du sang là… je crois que nous sommes bonnes pour une douche. » Je ne ris pas, mais mes yeux si. Sa blouse est abimée aussi. Coloré. Et c’est dans tout ce sang, dans la pleine réalisation de ce que nous venons de traverser, que je soupire. Que je sens la fatigue me chatouiller la nuque. Une douce amie dont je refuse la visite. Parce que je tremble encore. Parce que je cherche presque le prochain patient, mouvement frénétique du regard. Geste partagé avec la trop jolie étudiante – plus tard, je comprendrais Tyfy. Je l’envierais peut-être. Je l’imaginerais certainement, enfoncé en elle. Mais pas maintenant. Pas tout de suite.

Les autres médecins n’ont plus d’intérêt pour nous. Ils ont trop à faire. Trop à se dire. Maintenant que le jour c’est levé, il ne reste plus qu’à ramasser les morceaux éparpillés. On lave le plancher et j’invite Nur à me rejoindre. À s’installer, elle aussi, sur le lit – encore imbibé de sang qui crisse sous nos fesses, tant pis. Le concierge passe d’un air morne (Simen du nom XD), devant nous, mais je ne suis que la vadrouille du regard. Le rouge qui se dilue. Qui devient rose. Pâlis jusqu’à ne plus être, le plancher reluisant à nouveau. « Je sais qu’il est temps de rentrer mais… mon corps est encore trop tendu. J’ai envie d’un café… et d’un petit déjeuné. » Oui, j’ai faim et mon estomac gronde en réponse. Ça m’arrache un petit rire et je ramène le regard sur elle. Sur l’arrondis d’une épaule, le sourire hantant sa bouche. « Après ce qu’on vient de traverser, c’est le minimum que d’aller manger ensemble, hein? » Mais au cas où elle hésiterait – peut-être a-t-elle un autre endroit où se trouver, un enfoiré tel que Tyfy à rejoindre – j’incline doucement la tête sur le côté. Elle ne peut pas me le refuser. Pas quand j’ai cette moue gamine aux lèvres. « Aller, Nur. Soyons amies, ne serait-ce que pour que je puisse rouler des mécaniques, dans quelques années, en racontant que je te connaissais déjà avant que tu sois la grande médecin qu’ils connaissent tous. » Et si ça, ce n’est pas un bon argument, rien ne le sera. Mais je lui tend quand même la main. Viens.
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MessageSujet: Re: nothing less than the heroines of God {Meur}   Dim 6 Aoû - 16:31


Électrifiée. La sensation court encore dans mes veines. J’crois que mon coeur cavale toujours.
Les effectifs réduits sont un calvaire à gérer pour les médecins, mais une aubaine pour les stagiaires. Suffit d’être là au bon moment, puis de se laisser happer par la folie qui frappe toujours à un moment ou à un autre, surtout en service de nuit, aux urgences. Mais quand on y pense, on aurait pu l’tuer cet homme. Je ne sais pas vraiment comment on a pu s’en sortir avec des leçons tout juste apprises et des instructions hurlées à la va-vite par le titulaire trop occupé à réanimer un autre accidenté, mais on l’a fait. Il ne s’est pas complètement vider de son sang entre mes mains. Il a arrêté de paniquer grâce aux doux mots de mon acolyte (et peut-être aussi grâce au lorazepam). Son ventre troué par une branche d’arbre ne sera plus béant dans quelques heures. On nous félicite d’avoir fait du beau boulot, mais moi j’aurais voulu suivre les chirurgiens au bloc. Pas juste stabiliser et garder en vie le blessé le temps qu’ils puissent prendre le relais et le rafistoler. C’est pas pour tout de suite ça. L’année prochaine. Si j’arrive à choisir une spécialité. Alors ouais j’suis dans un drôle d’état, entre excitation et frustration. C’est un peu comme le sexe tout ça. On frôlerait déjà l’addiction. Ça assoiffe ces conneries. Je me frotte le menton d’un revers de gant, captant seulement maintenant la quantité de sang qui les recouvre. C’était fucking impressionnant. Bien sûr qu’on a fait de l’excellent travail. On peut être fières de nous. Pas besoin de la reconnaissance d’un médecin qui ne sait même pas prononcer nos noms. Mais mon sourire n’est pas feint quand je tourne le visage vers celui qui s’éloigne et que j’abandonne les gants au sol. Il n’est juste pas pour lui. Quel connard... Que je murmure en riant comme si il n’était que la vieille bique du voisinage. Personne de bien important. Même si il peut faire la pluie et le beau temps dans notre vie d’étudiants. C’est mal si je dis que je recommencerais?... Mes yeux sombrent coulent sur la partenaire flamboyante que j’ai eu pendant des minutes qui ont durées des heures. Et je la suis sur la civière sans retenir l’exaltation dans ma gorge. Haha ! Tanpis si c’est mal ! ... J’veux recommencer moi aussi... J’en frémis encore. Quand les muscles grelottent toujours après un effort trop intense. Mon regard tombe sur ma tenue ensanglantée et je ne peux m’empêcher de penser que Félix flipperait peut-être en voyant tout ce sang. Carnage digne d’un film d’horreur à petit budget, classique série B. Ça me fait sourire. Et penser à ce coloc’ proche du petit-frère adoucit forcément les braises pompant dans myocarde. Je me détends enfin en soufflant, presque synchrone avec Medbh. Rencontre au milieu du chaos des urgences, on s’en rappellera je pense. Mais je ne sais même pas en quelle année elle est. Ah… toi aussi. Là... Pouce léché pour aller lui essuyer sa joue, déjà familière sans m’en apercevoir, l’esprit toujours un peu étourdi. Mais j’approuve la douche malgré mon attention dispersée, entre elle et ses cheveux cuivrés, l’hémoglobine qui se dissout comme notre adrénaline et le ballet qui reprend derrière les portes de la salle de trauma.

Je sais qu’il est temps de rentrer mais… mon corps est encore trop tendu. J’ai envie d’un café… et d’un petit déjeuné. Mon rire vient résonner près du sien quand son estomac confirme ses dires. C’est mignon. Mais moi aussi j’ai les crocs. Envie d’un steack, d’un bon burger. Pour le sucré, je ne sais pas encore… Puis le café, oui aussi, bien sûr, Ça c’est trop vital pour être mentionné. Si un jour mon sang devient noir, ça sera certainement à cause de ça. Voilà, j’en rêve déjà. Je n’ai pas vraiment le temps de lui répondre que je veux la même chose qu’elle que M insiste un peu plus. Dévoile un peu plus l’ange caché en elle. On lui donnerait tout sans confession, pardon inclus. C’est vraiment mignon. Et ça n’a rien à voir avec la forme délicieuse de sa bouche où mes yeux se sont attardés une seconde, pour mieux remonter dans ses yeux. Étincelle similaire ; on a vraiment faim ? Je m’apprêtais à la rejoindre mais encore une fois, elle va plus vite que moi. J’suis vraiment à la traîne après tout ça. Anw… j’suis choquée et déçue. Tu ne veux être mon amie que par intérêt... Je fais mine d’avoir le coeur fendu mais ris la seconde d’après. Je ne m’empare pas de sa main, mais m’approprie son bras contre moi pour sentir la douceur de ses courbes. Okay mais douche first. Il est hors de question d’aller à la cafét’ de l’hôptial. Ce n’est pas qu’une sale réputation valable partout, c’est simplement véritablement infect même ici. Je l’entraîne dans nos vestiaires communs tout en détachant déjà mes cheveux, libérés de la queue de cheval que j’arbore souvent ici. Tu connais le diner juste en face ? Il est pas mal et tu vas aimer tous leurs trucs sucrés. Sweet mouth, j’l’ai entraperçue hier avec une sucette à la bouche, donc ça va lui plaire, j’en suis plutôt certaine. Il n’y a personne à cette heure-là dans la partie réservée au personnel de l’hôpital -c’est souvent le calme avant la tempête-, mais bientôt un nouveau service commencera. On a de la chance d’avoir ces vestiaires et quelques douches. Il paraît que certains hôpitaux n’ont même pas le budget pour payer les blouses et les chaussures. C’est vrai que ça doit être un vrai gouffre financier vu que tout ce qui est souillé doit finir détruit pour éviter les contaminations. J’ajoute ma tenue à la pile formée à l’entrée des vestiaires au fil de la nuit et referme la poubelle spéciale sans plus de considération, anticipant déjà l’eau bouillante que je vais me faire couler. Même à l’appartement, c’est la guerre pour passer en premier et être sûre d’avoir l’eau la plus chaude possible. C’est comme ça que je me douche, j’y peux rien. Et juste avant de filer sous celle-ci, je profite de la bulle silencieuse du local pour la percer. Au fait, ça ne fait pas longtemps que tu es arrivée, c’est ça ? Le robinet grince et je laisse la pluie devenir ardente, pile le temps de mener un vrai interrogatoire. Quelle année ? Quelle spécialité ? Et pourquoi ? Et tu viens d’où ? La curiosité s’insinuant dans mes veines comme des grains de sable. Parce que Medbh est un nouveau sujet d’intérêt qui se balance entre la délicatesse et la vivacité des plus belles fleurs. Et j’ai hâte d’apprendre à la connaître -après ce qu’on a vécu ensemble comme elle dit, c’est aussi indispensable que fondamental. Autre certitude : le courant passera entre nous parce qu’il l’a déjà fait.
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MessageSujet: Re: nothing less than the heroines of God {Meur}   Lun 14 Aoû - 18:59



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Mon coeur ralentit la cadence – fini les montagnes russes. La fatigue me picore la peau, mais elle ne tient pas. Ne trouve pas de prise stable pour s’accrocher. Parce que je suis encore bien trop excitée. Bien trop éveillée. Ici, dans cette salle blanche et rose, le sang l’égayant presque. Et Nur pour toute compagne – mais ai-je réellement besoin de plus? Non. Je profite pleinement de son sourire, même de son pouce. Celui qui traine sur ma joue. Un rire d’enfant remontant le long de ma gorge. Me chatouillant le ventre. « Ah… toi aussi. Là... » Je lui offre même ma joue, attendant – presque sagement – qu’elle en ait fini. Qu’elle me donne plus fière allure. Et si d’autres pourraient se vexer d’être ainsi traité – et par une presque inconnue – ce n’est pas mon cas. Au contraire. Je vois là tous les prémices d’une délicieuse et fantastique amitié. Optimiste? Assurément. Rêveuse? Pas réellement. Pas pour autant. Seulement, je vois clair dans le pétillement du regard de ma partenaire – elle aussi, elle a envie d’être mon amie. Ça ne peut que fonctionner. Mais pas avant d’avoir mangé – ou peut-être que si. Mon ventre à beau se rebeller, grondant comme une petite bête féroce, je trouve toujours autant de charme à la brune. Et je parle trop. Véritablement gamine, maintenant que je sors du grand manège qu’est la vie en urgence. Tout s’entasse, s’emmêle, mais Nur est patiente et elle me rejoint tout naturellement. Son sourire en parfait reflet du mien. Oui, nous allons être de bonnes amies. Pas le choix. C’est d’autant plus vrai maintenant qu’elle se cramponne à son coeur, jouant le jeu. Bien trop charmante comédienne: « Anw… j’suis choquée et déçue. Tu ne veux être mon amie que par intérêt... » Et je ris, avec elle. « Oops, j’ai trop exposé mes intentions… tsk! » Je ris et j’en oublis le drame de la nuit. Tout le sang qu’on éponge au sol – mais c’est là la base du métier qui nous passionne autant: comprendre que la vie doit continuer. Nous sommes là pour ça, après tout – lui permettre de perdurer. Et actuellement, la vie exige un bon repas. « Okay mais douche first. Il est hors de question d’aller à la cafét’ de l’hôptial. » Et une douche, oui.

Mon rire fait des ricochets le long des murs marqués de chiffre et d’informations, alors que ma compagne m’entraine en direction des vestiaires. Son corps est chaud contre le mien. Accueillant. Appétissant, même. Surtout maintenant que l’endorphine s’échappe, se dilue dans mes veines. Je sais comment retrouvé mon high – il suffirait de peu. Mais c’est trop tôt. Trop rapide. Non, la douche est une bien meilleure idée. Tout en douceur, Medbh, oui. En attendant, j’hausse les épaules, candide au possible. Pas tout à fait comédienne. Jamais entièrement honnête, non plus. « J’aime bien leur muffin anglais. Et leurs fruits. » Mais c’est à peu près tout. Après, évidemment, la cafétéria n’a aucun mérite sur la qualité de leurs fruits – et je ne me débat pas pour rester. Non. J’observe plutôt la cascade sombre de cheveux que Nur libère. Une envie sournoise d’y enfouir les doigts. Même après des heures à se démener dans le sang et la sueur, les cris et la panique, ses cheveux ont l’air délicieusement doux. « Tu connais le diner juste en face ? Il est pas mal et tu vas aimer tous leurs trucs sucrés. » Ça te dit quelque chose. Tu as du y manger, quelques fois. Pas assez souvent. Le souvenir aujourd’hui vague. Mais pas absent. Pas vraiment. « Ça me dit quelque chose, mais hey, je te fais confiance! » Tout à fait. Et tu la laisses t’échapper. Se détacher. Sans en perdre une miette – voyeuse assumée, bien que rarement remarqué. La faute à tes airs angéliques. La faute au sourire qui te quitte rarement. Une hantise comme une autre. À chacun son armure.

Le corps est alors dévoilé, sans hésitation. Un autre point fort des urgences – peu de gens sont pudique. Manque de temps. Gaspillage d’énergie. Personne n’a le temps pour ce genre de chose. Et Nur s’expose tout naturellement, ses vêtements souillés abandonnés. Je l’imite, mais là où elle se veut pleinement femme, je ne suis qu’une esquisse. Femme enfant qu’ils disent. Tant mieux, c’est tout aussi bien. Parfois – la plupart du temps. J’admire donc les courbes et les vallons merveilleux, offert en toute innocence, tout en me déshabillant. Le silence à un goût de barbe à papa sur ma langue. Dans ma bouche. Aérien et sans complication. Sucré en surface. « Au fait, ça ne fait pas longtemps que tu es arrivée, c’est ça ? » Je souris de plus belle, m’empressant de refermer la poubelle et de la rejoindre. Pas trop vite, pour ne pas tomber. Bien assez pour qu’elle trouve mon comportement adorable. Encore. Toujours. « Revenue, tu veux dire. En fait, je crois même qu’on c’est croisé à quelques reprises en cours » que je glousses presque. Parce que son visage m’est familier. Mais que les cours sont tellement chargés, que c’est la faute à « pas de chance » si nous n’avions pas encore fraternisé. Une sacrée erreur, oui. « Mais j’étais à New York depuis trois mois. Pour un stage. » Je babille joyeusement, légèrement. Et je me faufile dans la douche voisine de la sienne, à mon tour de faire grincer la tuyauterie. À moi de fermer les yeux et de pousser un petit gémissement de plaisir quand l’eau chaude me percute enfin la tête. Le visage. Roulant délicieusement contre mes épaules et ma poitrine, mes mains en coupole devant mon visage. « Je suis rentrée avant-hier, en fait » que je lance, mon visage émergeant de mes mains. De l’eau. Un sourire le décorant déjà alors que je tourne la tête vers la parois nous séparant. Suffisamment haute pour me dissimuler son voluptueux corps, mais pas assez pour cacher son joli visage. Aussi, mon sourire éclate plus fort sur mes lèvres quand je croise son regard. « Tu as choisis ta spécialité? Il faut qu’on s’assois ensemble en cours, un de ses jours. » Tout à fait et tu te savonnes déjà, non pas sans lui lancer des petites œillades. C’est tellement charmant, tellement sexy, une femme toute mouillée.
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MessageSujet: Re: nothing less than the heroines of God {Meur}   Mar 22 Aoû - 18:19


Ça lui dit quelque chose, mais, hey! elle me fait confiance. J’adore son entrain, quelque chose de frais qui vient rebondir parfaitement sur mes joues. Ça sentirait presque le printemps si on n’était pas dans un hôpital. Mais le décor change à mesure qu’on s’enfonce dans les couloirs pour rejoindre les vestiaires. Staff only. Bah oui, il ne faudrait pas que les patients voient que ceux qui les soignent, ceux qui ont le pouvoir de les réparer sont comme eux. Fait de chair et d’os. De sang palpitant de la même façon, mais ne tourbillonnant peut-être pas dans le même sens. Pour Medbh aussi, certainement. Des flammes vagabondes en plus dans ses cheveux et léchant sa peau hâlée comme mes iris le font pendant une seconde juste avant qu’elle ne se faufile dans la douche à côté de la mienne. La trouver belle serait une façon paresseuse de la décrire. Et je me demande comment une fille aussi douce peut choisir la folie de la médecine moderne. Peut-être des rêves de sauver des vies elle aussi. Revenue, tu veux dire. En fait, je crois même qu’on c’est croisé à quelques reprises en cours. Je hausse les yeux, plutôt dubitative d’avoir pu manquer l’aura lumineuse qui émane d’elle. J’aurais dû la repérer, au moins entre deux couloirs. Mais j’étais à New York depuis trois mois. Pour un stage. Je m’apprêtais à quitter cette eau délassante et presque purificatrice pour choper le gel douche, mais son périple new-yorkais m’interpelle bien plus et mon visage dodeline jusqu’au sien malgré la paroi carrelée qui nous sépare. Déjà en selle alors. C’est top. C’était un stage en quoi ? … Arf et la vie là-bas est tellement bouillonnante, j’y retournerais bien...

L’attention qui repart vers le jet d’eau et les sens dispersés, attirés par l’huile de douche aux saveurs d’Orient. Un soupir d’aise file entre les senteurs et la vapeur chaude. Ça fait un bien fou après la nuit qu’on vient de passer. Pourtant, je regrette déjà le rush d’adrénaline qui innonde les veines et qu’il faut tenir en laisse. Être fébrile juste ce qu’il faut, comme si on marchait au bord d’un précipice avec, d’un côté la logique qui fait claquer, résonner les mécaniques du scientifique, et de l’autre, l’euphorie furieuse qui fait cramer les curiosités dans un tourbillon borderline, prêt à se laisser emporter par des envies de tout tester, tout expérimenter et voir les corps réagir. Tu as choisis ta spécialité? Il faut qu’on s’assois ensemble en cours, un de ses jours. Sa voix enrobée de miel me tire de mon escapade, et mes cils battent des ailes vers elle. Mh. Pas vraiment. Et ça me stresse. La psychologie m’intéressait, mais quelqu’un m’a dit que j’étais nulle.... Je laisse partir la mousse savoneuse en me rapprochant de l’eau. Après, la chirurgie cardiaque. Mais ça plaît à beaucoup de monde. Ou alors, faudrait peut-être que je reconnaisse que la traumato est faite pour moi, que ça collerait avec mes envies d’aller sur ces terrains en guerre avec Grace, pour être capable de réagir à toutes les urgences qui passeraient entre mes doigts. Et toi ? Tu sais déjà ? Je coupe le flot de l’eau dans un autre grincement avant de m’enrouler dans une serviette et d’essorer brièvement mes cheveux. Franchement, je ne sais pas si je jalouse ou je déteste ceux qui savent tout de suite ce qu’ils veulent faire. Comme ce fichu blondinet de deuxième année qui vise la neuro comme si c’était le St Graal. Probablement un peu des deux., que j’admets en riant, me moquant surtout de moi-même, l’épaule roulant dans la dérision, comme la serviette roule au sol.

La lingerie fine et noire est vite dissimulée sous un t-shirt un peu large et un jean usé. Les converses blanches nouées et les cheveux à nouveau secoués, les gestes sont plutôt mécaniques à cette heure-là, avec la fatigue qui se dilue dans mes muscles. Un massage, là maintenant, ça serait diablement bon. Mais d’un autre côté, mon estomac gronde à son tour, comme si il fallait que je quitte le mode automatique de la stagiaire en médecine pour qu’il se réveille enfin. Alors mon sourire résigné vient chercher celui de ma complice. Et le besoin de manger, boire ou dormir me fait penser à elle et aux amitiés dont on ne peut prétendre pouvoir se passer. Nourriture de l’âme, richesse de vie, sans ça, moi je dépéris. C’est peut-être pour ça que quoi j’en dise ou quoi qu’il se passe à la coloc’, j’pourrais pas me passer d’eux bien longtemps et que c’est la même chose avec beaucoup d’autres. S’accrocher vite, trop fort, ça peut être risqué. T’es prête ? Mais c’est censé valoir le risque.
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MessageSujet: Re: nothing less than the heroines of God {Meur}   Jeu 7 Sep - 1:59



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Est-il réellement possible que Nur ne m’ait jamais remarqué? Tout à fait. La faute à Tyfy et à cette bulle dans laquelle, autrefois, il aimait bien nous enrober. Présents et pas tout à la fois. Puis à tous les autres, les amis, disséminés un peu partout. À travers l’école. À travers ma vie. Des corps pour en dissimuler le mien. Mon sourire égaré dans la masse des autres. Mais plus maintenant, non. Dorénavant, Nur ne pourra pas ignorer ma présence – et l’inverse est tout aussi vrai. Alors je lui souris, par-delà la paroi nous séparant. Et je parle de mon stage, des raisons de mon absence et de ce grand retour. De ce renouveau, en quelque sorte. Éternel phoenix, celui aimant se faire flamber pour briller plus fort. « Déjà en selle alors. C’est top. C’était un stage en quoi ? … Arf et la vie là-bas est tellement bouillonnante, j’y retournerais bien... » J’acquiesce, la tête pleine de savon et les yeux clos. Du plaisir qui fourmille depuis la racine de mes cheveux à la pointe de mes orteils, ceux qui barbotent joyeusement. « Psychiatrie et c’était génial! Mais, c’est vrai que ça bouge beaucoup, c’est presque étourdissant. » Je le dis avec un rire dans la voix. Du plaisir palpable dans chaque inflexion. J’ai adoré chaque instant passé à New York. Chaque seconde. Au travail et en dehors, le corps éreinté, l’esprit en surchauffe. Je n’ai pas même songé à Tyfy de tout mon séjour – mais en fait, si. Un peu. Mais en souriant. Parce que je m’amusais beaucoup trop. Jusqu’à ce qu’il tente de s’arracher la vie et qu’il ne soit pas même fichu d’y parvenir. Puis, je l’ai oublié a nouveau – par nécessité. Parce qu’il aurait fait de même. Pire, encore. Je deviens presque songeuse, rinçant le shampoing embaumant la fraise, alors que de l’autre côté, Nur termine sa toilette. Mais je ne suis jamais à cours de sujet de conversation, encore moins de question, et je la relance. Une main tordant doucement mes longs cheveux cuivrés. A-t-elle choisis sa spécialité? Ils sont tellement nombreux à osciller, à hésiter. Mais pas moi. Jamais. La faute à mon éducation, la faute à cette cuillère doré me hantant la bouche. Les étoiles à porté de main, hein? Absolument. Pourquoi hésiter.

« Mh. Pas vraiment. La psychologie m’intéressait, mais quelqu’un m’a dit que j’étais nulle.... » Cette fois, je redresse la tête dans un seul geste. Brusque. Surpris. Est-ce que la gentille Nur et la chaleur qui irradie d’elle, peuvent réellement être « nulles »? J’en doute fort. Alors je cille et frousse le bout du nez, amusée. Incrédule. « Ça, j’en doute fort. » « Après, la chirurgie cardiaque. Mais ça plaît à beaucoup de monde. » Ça, c’est un euphémisme et je ris doucement de mon côté, achevant de recouvrir mon corps de bulle blanche. « Tout le monde aime bien entailler les gens ici, hein? Je crois que nous sommes tous un peu sadique. » Et ça, je l’affirme sans méchanceté, seulement un constat. Parce que moi, ça ne m’a jamais plu – et pourtant, je ne suis assurément pas la plus nette du lot. Pas la plus douce ou gentille, ou peut-être que oui. Peut-être que mes vices font justement, de moi, quelqu’un de meilleur. De plus mielleux, celui qui étouffe, en plein dans les poumons. Oopsie. Tant pis. « Et toi ? Tu sais déjà ? » Je souris déjà à sa question et laisse glisser mes mains contre mon corps, l’offrant à l’eau chaude. « Psychiatrie. Mais, je l’ai toujours sut. Là où la plupart de nos petits compagnons de classe adore jouer avec le scapel, moi je préfère éplucher les comportements et me faufiler dans les esprits. C’est plus délicat encore, qu’une chirurgie à coeur ouvert, si tu vois ce que je veux dire? » Ou peut-être que ce n’est que moi. Moi qui voit les choses ainsi, qui voit tout le potentiel de la chose. Combien on peut détruire un individu en s’y prenant comme il se doit. Moi qui suis consciente qu’avec les bons gestes et les bonnes formules, ont peut conditionner quelqu’un. En faire sa propriété, un outil. Cependant, la jolie brune m’arrache un éclat de rire alors qu’elle ronchonne gentiment, l’eau cessant de son côté : « Franchement, je ne sais pas si je jalouse ou je déteste ceux qui savent tout de suite ce qu’ils veulent faire. Probablement un peu des deux. » « Ooown, ne laisse pas ta jalousie te monter contre moi, Nur » que je souffle malicieusement, une moue aux lèvres. Puis, j’arrête l’eau à mon tour, ramassant ma serviette, pour la rejoindre. Qu’elle voie ma moue en personne. Qu’elle m’offre un joli sourire, pour me rassurer – un flirt innocensif.

Seulement, ce n’est pas que mon sourire qu’il lui ait offert, non. Parce que Nur m’expose aussi ses dessous – la dentelle noir en délicieuse arabesque sur sa peau – et j’admire sans hésitation son corps. Même le t-shirt ne gâche rien à la vision et mes propres gestes sont lents, alors que je l’immite. Que moi aussi, j’abandonne ma serviette pour me glisser dans des dessous, moins délicats que les siens. Pas de dentelle ouvragée pour moi, mais une petite culotte moulante décorée d’un énorme – mais adorable, j’insiste – visage de chat, à l’avant. Quand elle aperçoit le sous-vêtement, j’esquisse un sourire taquin et souffle tout bas : « rmiaw? » Bon ça y est, je ris encore et j’enfile – non pas sans peine, la faute à mon fou rire – un débardeur bustier. Pas même la peine de mettre quoi que ce soit dessous, ce serait une perte de temps, vu le peu de gens présent à mon balcon. J’y met un peu d’ordre, les filles retrouvant chacun leur côté et j’offre un grand sourire à Nur, qui vient visiblement de terminé. Un peu plus fatiguée, non? Oui, c’est dans son regard. « T’es prête ? » Je saute dans mon jean et m’empresse d’attraper ma chemise à carreau, acquiesçant déjà. « Ouip! Et il est temps, parce que je meurs de faim et que ce serait un peu déplacé de me part de compter sur toi pour me porter jusque là-bas. » J’enfile à la hâte ma chemise et maintenant au chaud, j’attrape une main à Nur. Pour l’attirer plus près, pour lui offrir un bras – alors que j’inspire lentement l’odeur sucré de sa peau. L’orient appétissant. C’est elle, qui me donne faim, mais je me contente de sourire. Sage. Si sage, alors que je trouve mon sac et elle, le sien, pour ensuite fuir en sa compagnie. Loin des bips sonores, loin des corridors trop propres, trop peuplé. C’est étrange comme il est plus intime de se retrouver à l’extérieur, ma main dans la sienne, comme de vieilles amies. Et quelque part, j’ai presque cette impression.

Alors je l’observe, tout en la laissant reprendre les commandes – c’est elle qui nous mène jusqu’à notre repas, oui. « Mmn, c’est déplacé si je te demande si tu as quelqu’un? » La question est soufflée avec douceur, brodée d’innocence. Mais pas assez pour voiler entièrement l’idée derrière – soit que nous venons de nous doucher côte à côte et que je suis très consciente qu’elle est une jolie femme. Très jolie. Et que je lui tiens la main. Candidement – ou pas? C’est difficile à savoir, surtout quand je souris ainsi, quand j’ai des allures de gamine. Qu’une sucette vient déjà élire domicile entre mes lèvres. Lolita avec quelques années en trop. « Aussi, il faut absolument, que tu m’emmènes faire les boutiques. Parce que j’aime beaucoup tes dessous! » Tout à fait. Et voilà que nous nous enfonçons dans le diner, mes doigts remuant déjà joyeusement pour saluer les quelques serveuses redressant les yeux au son de la clochette. Non pas que j’en connaisse une seule, mais voilà. Je me laisse tomber en face d’elle et ramène déjà les coudes sur la table nous séparant, ma sucette émettant un « pop » sonore en quittant ma bouche. Ma langue récupère déjà le sucre qu’elle a laissé et je souris, joyeusement, à Nur. « Bon, raconte moi tout! Leurs crêpes… elles sont bonnes ou pas? Ils ont des fraises, aussi? J’adore les fraises, c’est presque obsessif! » Je parle sur un ton de conspirateur, mais je rigole déjà, quand j’atteint le sujet des fraises. Un menu glisse devant moi et je l’observe vaguement, mais c’est elle, quoi m’intéresse réellement.
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