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 t'aime ça éplucher des patates (alars) | event

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MessageSujet: t'aime ça éplucher des patates (alars) | event   Mer 5 Juil - 18:52

Elle avait perdu son client dans la foule, trop de monde, trop de gens, des rires et l’alcool qui coule à flot autour d’elle. Elle avait perdu son client, et peut être son téléphone aussi. Oups, pardon, le rendez-vous est terminé et y a plus qu’elle dans la rue, débarrassée du gars trop collant, trop insistant. Tant pis si elle sera pas payé, c’est pas comme si elle avait envie de lui tenir la jambe toute la soirée. Surtout pas quand les rues de Savannah s’enflamment et la musique résonne de partout.
Elle est légère Alice, dans sa jolie robe noire et son jupon qui lui donne l’impression d’être une princesse. Cadeau d’un autre client, plus régulier, moins chiant. Faut bien avoir des avantages dans le métier, trouver de quoi s’habiller. Elle est joueuse Alice, le maquillage de jeune fille sur le visage et les jambes découvertes, manquerait plus que la tiare sur sa tête et l’image serait parfaite. Punk & glam, mélange des deux, le rouge presque noir sur les lèvres comme un appel à l’excès. Elle aime bien Alice, jouer à la poupée de temps en temps, changer sin image de décharge ambulante, chasser le violet de dessous ses yeux pour faire semblant que tout va bien rien qu’une soirée. Psss, adieu le blues, elle veut plus de toi, tu reviendras demain promis, mais ce soir elle a envie de danser. Alors c’est ce qu’elle fait Alice, elle se mêle à la foule attrape une bouteille sur table oubliée, sort sa cigarette et continue d’avancer.
City Market, le quartier rock d’après les papiers et d’après la musique. Pas très rock tout ça et les simulacres de Metallica qui s‘égosillent sur scène pour finir avec du Taylor Swift. Son père s’en retournerait dans sa tombe s’il voyait ça, même s’il n’était pas mort. Ptêtre qu’il crèverait et qu’en suite il sortirait de sa tombe puis y retournerait. Un truc plus logique pour le paternel d’Alice. Elle s’apprête à changer d’endroit quand un bar animé attire son regard Concours Karaoke qu’il y a écrit en néon sur la vitrine, et ça clignote de partout, comme un phare dans la nuit. Faut pas lui dire deux fois à Alice, surtout quand y a marqué en dessous Grand Prix à la clé. Elle a jamais dit non à un grand prix Alice. Jamais. Alors ni une ni deux elle entre dans le bar, se renseigne sur les modalités, sur le prix qui est une surprise, qu’il faut participer. Bien. Elle est sur la princesse qu’on lui demande, sans doute parce que y a une population un peu trop condensée de barbu à moto, ceux qui ont la veste en cuir même en été. A la place Alice hausse les épaules, choisit sa chanson sous l’œil intéressé de l’organisateur et va s’installer au bar en attendant que le show commence. Un gars qui lui offre un vers, qu’elle accepte avec un sourire avant de faire semblant d’écouter, les yeux rivés sur la scène, comme pour évaluer la concurrence. Y a que des hommes, ou presque, une autre blonde platine qui chantera surement du Evanescence, vu la couleur de son corset et des clous qu’elle porte aux poignets. Parfait.
Y a l’alcool qui monte un peu, juste un peu, de quoi lui rougir légèrement les joues et détendre son sourire. Elle a le cœur qui bat Alice, comme avant chaque combat, et quand le présentateur monte sur scène elle est parée. Elle va tout bousiller. Parce qu’ils ne la connaissent pas, parce qu’ils ne savent pas ce qu’elle à gagner et ce qu’elle à perdre à chaque fois qu’elle monte sur les planches. Ils ne connaissent rien ici, pas même une personne pour reconnaitre Hellebore des soirées déjantées après les concerts de STELLARR 505. Mais elle est bien décidée à leur montrer. Du bout des lèvres elle remercie son cavalier fantôme et le verre offert, ptetre dans une autre vie elle l’aurait embrassé, aurait écrit son numéro sur du papier. Mais pas ce soir. Pas maintenant.
Le présentateur fait son blabla nasillard, elle roulerait presque les yeux au ciel si elle n’était pas concentré. Concentration qui s’évapore quand le fameux Grand Prix est révélé. Un épluche légume robot, du genre toute nouvelle génération, généreusement offert par les sponsors de la soirée. Beurk. Ridicule. Qui dans ce bar à envie de gagner ça ? Et pourtant. Pourtant y a la flamme dans le regard des gens, y a le désire pour la boite en carton scintillante, l’envie de le tester sur les patates ou les concombres, de passer un peu plus du côté huppé de Savannah. Tout ça pour quoi ? Pour un épluche carotte. Putain. Elle rigole Alice et on la regarde mal. Pas sa faute si c’est comique tout ça. Tant pis, elle gagnera pour la gloire, et l’épluche légume ptêtre qu’elle revendra. Une journée de salaire au moins que ça doit valoir, c’est pas négligeable, surtout quand les factures d’hôpital s’accumulent.
Bref. Ca y est le show commence. Elle est troisième, ou quatrième si le gars avant elle ne se désiste pas. Faut dire qu’il a l’air d’avoir envie de gerber et Alice se proposerait bien de l’aider : petit coup de coude dans le ventre et il rendrait son diner sans rechigner. Mais elle reste en file, bien droite dans sa jolie robe à froufrou, lisse les paillettes qui ornent son décolleté. Elle écoute ceux qui passent avant, ridicules, moches, sonnent faux. Tant mieux tant mieux. Elle a ses chances Alice, elle en est persuadée. Alors quand c’est à elle, elle n’hésite pas. Elle laisse Alice aux vestiaires pour devenir Hellebore, la foutue nana enragée, celle qui hurle à s’en faire péter les cordes vocales sur scène aux côtés de Rhoan et Moe. Sauf que ce soir elle est toute seule, et que ce soir elle a décidé de changer. Ce soir c’est un tribut à son papa, c’est un tribut à elle aussi. « Bonsoir, je m’appelle Alice. C’est mon père qui a choisi mon prénom vous savez, beaucoup trop de gens pensent que c’est Alice, pour Alice au pays des merveilles. Mais non. » elle blague Alice, joue avec le publique, illumine la scène avec son sourire. « Mon père pensait avoir un garçon. Un vrai. Un dur. Ptêtre que si j’en avait été un je porterais un blouson comme vous. Il adore la moto mon père. » Elle mime l’accélération, le bruit des pneus. « Enfin passons. Il voulait l’appeler Alice ce garçon. Comme qui ? Un garçon nommé Alice ? C’est bizarre hein ? » elle secoue la tête, fait voler ses mèches décolorées autour de son joli visage fatigué. « Tout ça pour dire, j’espère que vous aimez Alice Cooper. Parce que je vais vous empoisonner ce soir » Et le jeu de mot pourri qu’elle arrive à placer, les sifflements de la foule, ceux qui rigolent ou ceux qui huent. Elle s’en fout Alice, elle va leur montrer.
Alors quand la musique se lance, elle disparait Alice, elle fond avec le rythme, balance les paroles qu’elle connait sur le bout des doigts. Elle chante Alice, pas vraiment juste mais après tout Cooper non plus, alors ça ne choque pas. Mais elle donne tout Alice, joue avec le publique, ondule, séduit. Elle a la voix rauque qui vient racler les cœurs, le sourire mordant et le regard vainqueur. Y a ses yeux qui fixent le suivant à passer désolé bébé je crois que j’ai gagné. Du moins elle veut lui faire croire, vieille technique de psychologie inversée, un serpent face à sa proie. Et quand la chanson se termine, Alice s’incline devant les applaudissement, révérence qui fait voler une fois de plus son jupon de tulle et elle saute hors de la scène, tendant le micro au gars qui passe après. « Bonne chance » le baiser qui vient se ficher sur sa joue un peu creusée, trace de lèvres en rouge et noires imprimées. Elle t’as marqué.
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MessageSujet: Re: t'aime ça éplucher des patates (alars) | event   Mer 19 Juil - 15:38

« Alleeez arrête de faire la gueule, j'te promets qu'on va s'amuser. » Et vas-y que j'traîne des pieds et que j'te fusille du regard, putain ce qu'il me fatigue quand il s'y met. Peu importe ce que je dis, ce que je fais, ce soir j'arrive pas à le dérider. En vrai il se déride jamais vraiment Abel, mais parfois j'arrive à en tirer quelque chose. Là il a pas envie. J'crois qu'il me maudit pour l'avoir traîné ici parce qu'y a du monde partout, on se fait bousculer tous les cinq mètres et y a des débiles bourrés dans tous les coins. J'sais bien qu'il aime pas ça, mais une telle animation à Savannah ça s'refuse pas. On allait pas rester enfermés comme des cons pendant que toute la ville s'en donne à cœur joie. Il aurait préféré je crois ; une bonne assiette pâtes-ketchup, lui moi et les volets fermés. Tant pis. Maintenant qu'on est là, on reste. C'est pas sa tronche de six pieds d'long qui va y changer quelque chose et il le sait, de toute manière ça change pas grand-chose, il sourit jamais. Mais j'fais plus attention à tout ça moi, j'lui attrape le poignet et j'le force à me suivre entre les gens, j'arrive même à chourer une bière pour lui coller entre les doigts. Peut-être que ça le détendra.

J'sais pas trop ce qui s'est passé. J'sais pas s'il faut blâmer le monde, ceux qui marchent pas droit ou mes pas trop rapides. Je l'ai lâché, ou peut-être que c'était lui, j'en sais rien j'ai pas senti. J'sais juste que je me retourne, et il est plus là.

J'ai perdu Abel. Il va m'tuer.
Ou juste me faire la gueule pour l'éternité.

J'appelle son prénom mais y a tellement de bruit partout que ma voix se fait avaler, et j'ai beau chercher son adorable face de chieur, j'le trouve pas. J'le trouve pas et j'crois que je panique un peu, parce que je sais comment il est quand y a une foule pareille. Alors je sors mon portable et j'vois que j'ai plus de batterie et franchement je sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça. J'reviens sur mes pas, je l'appelle, je le cherche. J'le trouve toujours pas.

J'suis déjà en train de réfléchir à mes dernières volontés quand j'vois un bar bondé, et je sais pas trop pourquoi j'entre. Peut-être qu'ils auront un téléphone à disposition ou que quelqu'un a un chargeur, peut-être que je trouverai une bonne âme pour me sortir de ce mauvais pas. Quand j'me retrouve face à quelques types attablés j'comprends pas trop, et j'crois qu'eux non plus. Y a quiproquo. « Ton prénom. » J'le regarde, il me regarde, je suis toujours aussi paumé. « Hein ? Euh vous avez un téléphone ? » J'le vois écrire je sais pas quoi sur sa feuille et je crois qu'il m'écoute vraiment pas. « Eh ben tu seras Larry, ça t'va bien. Allez Larry, va boire un coup avant l'concours. » J'sais pas où je suis tombé et j'crois qu'au fond je m'en fous, j'ai juste envie de retrouver Abel avant qu'il pète les plombs. « D'accord mais vous avez un téléphone ? » J'ai pas trop envie de le contrarier, à mon avis il fait trois fois mon poids – en même temps c'est pas bien dur, même Abel est plus costaud que moi. Il soupire, me demande une chanson, je réponds un truc au pif parce que j'm'en fous et il me fait signe d'aller au bar.

J'me retrouve avec un combiné qui sonne dans le vide et une pinte de bière sortie de nulle part. J'atterris sur le répondeur et j'sais pas s'il fait exprès ou s'il a pas entendu sonner, soit il est paumé au milieu des gens à maudire toute ma famille jusqu'aux prochaines générations, soit il a trouvé moyen d'se tirer et il s'est planqué quelque part pour faire exactement la même chose. Un jour il va me jeter un sort vaudou, et j'aurai même pas le droit d'me plaindre. « Ouais, euh, c'est moi, j'suis dans un bar, t'es où ? Ça fait deux heures que j'te cherche, s'te plaît rappelle. » Je m'apprête à raccrocher et puis j'me ravise, collant à nouveau le combiné contre mon oreille. « Pas sur mon portable, j'ai plus de batterie. Sur ce numéro, j'vais rester là un peu pour voir si tu rappelles. Et puis sinon bah rendez-vous au motel dans genre une heure. J'suis désolé ok ? J'espère que ça va, promis je t'achète une pizza pour m'faire pardonner. »

Il va vraiment m'tuer.

On s'fait appeler vers la scène et j'mets un moment à comprendre que j'suis dans le lot – ils appellent Larry putain c'est un prénom de loser. Concrètement j'me fais pousser jusque là-bas, j'ai pas trop le choix. Et j'me sens un peu perdu pendant qu'un type parle d'un concours de karaoké mais il attire mon attention quand il mentionne un grand prix à gagner. Si je le remporte, peut-être qu'Abel sera moins fâché. C'est ça ma porte de sortie alors soudain j'me concentre et j'dois dire que je m'attends à tout, sauf à un épluche-légume robot dernière génération. J'éclate de rire parce que c'est forcément une blague, maintenant il va annoncer le vrai prix. Genre cent dollars ou un voyage aux Galápagos – je sais même pas où c'est mais j'suis sûr que les riches vont là-bas.

C'est pas une blague. Et tout le monde a l'air de le vouloir, ce truc. Quand j'vois la boîte, je le veux aussi. P't'être que je pourrais le revendre. Non, mieux. J'pourrais l'offrir à Abel. J'imagine sa tête d'ici et je recommence à rire, et même si je sais que je risque de me le prendre dans la tronche, ça en vaudra la peine. Avec un peu de chance il essaiera de s'en servir pour nous cuisiner un truc bon avec des légumes. Comme des frites, ça c'est un bon plan.

Soudain j'oublie un peu le reste et j'me mets en condition, à écouter tous les participants avant moi. C'est assez drôle au final, parce que la plupart de ces mecs pourraient m'écraser avec leur petit doigt, mais quand ils chantent on dirait Donnie le prof de maths qui a voulu sortir s'amuser samedi soir. J'me marre à chaque prestation mais j'essaie de rester discret, à mordre mon poing en contrôlant ma respiration. J'crois que la fille avant moi m'a cramé mais elle dit rien, et pendant qu'elle regarde pas, moi je la regarde. Faut dire que c'est la plus jolie du bar – ça aussi c'est pas compliqué vu la population qui nous entoure. Et puis son jupon en tulle est vraiment trop classe.

Quand c'est son tour elle fait tout un speech et j'dois avouer qu'elle est drôle, surtout avec son imitation de moto foireuse. On dirait une môme de cinq ans, j'adore. Et quand elle annonce qu'elle va chanter Alice Cooper, c'est comme si elle m'avait lancé une flèche en plein cœur. J'écoute avec attention et clairement, c'est la meilleure de tous ceux qui sont passés jusqu'ici. Elle chante pas très juste mais elle vit vraiment le truc et c'est communicatif, j'ai presque envie d'la rejoindre sur scène pour danser. J'me retiens. Et comme j'suis bon joueur, j'applaudis aussi fort que le reste de la salle quand elle a fini. Pourtant j'ai pas loupé les regards qu'elle m'a lancé, ceux qui narguent et qui défient, comme si elle avait déjà gagné. Si j'étais dans l'jury, c'est à elle que je donnerais le prix. Mais comme c'est pas le cas, j'espère bien le récolter pour moi.

« Bonne chance. » Y a le micro qui passe de sa main à la mienne, ses lèvres qui rencontrent ma joue. Je sais qu'elle a laissé une trace de rouge à lèvres et j'peux pas m'empêcher d'afficher un sourire de con, mes yeux dans les siens. « Pas besoin d'chance, j'y vais au talent. » Je mens mais ça m'empêche pas de lui adresser un clin d'œil alors que je grimpe sur la scène à mon tour. J'en vois qui rigolent et je sais que ma dégaine fait tache, parce que j'suis trop maigre, parce que j'ai l'air d'un ado attardé avec mon t-shirt trop grand et ma casquette à l'envers. Ils vont voir.

« Bon alors mon père m'a appelé Lars, pas Larry, mais l'hommage est moins classe qu'Alice Cooper donc passons. » Ça fait moins envie quand c'est en l'honneur d'un connard de facho connu en taule, tout ça. « En jupe j'suis moins sexy qu'Alice mais eh, j'parle moins qu'elle c'est déjà ça. » J'en entends rigoler dans l'assemblée et j'risque un regard vers elle, lui envoyant un baiser fictif avec toute l'insolence du monde. Puis y a les notes de What par Rob Zombie qui démarrent et j'me laisse emporter, parce que j'ai beau n'pas savoir chanter, la musique ça m'fait vibrer. J'me déchaîne comme une rockstar et j'crois que certains se marrent, j'crois que d'autres bougent la tête en rythme. Au final j'en ai rien à foutre, je donne tout c'que j'ai même si c'est pas grand chose, et quand ça se termine j'suis en sueur, j'ai lancé ma casquette dans la foule et j'me dis que j'ai loupé ma vocation. Manque plus qu'une groupie qui me lance sa culotte et le tableau est complet. J'attends mais rien ne vient, tant pis, je salue quand même l'assemblée en lançant d'autres baisers dans l'vide, j'en fais des tonnes pour les faire rire – ça marche pas trop mal.

Quand j'descends de la scène, mon premier réflexe c'est de foncer vers Alice. Je colle mes lèvres contre sa joue en miroir de ce qu'elle a fait un peu plus tôt, et puis j'lui adresse mon sourire le plus large. « Ça c'est le lot de consolation, tu sais, vu que j'vais clairement gagner. » Je la contourne pour aller retrouver la pinte que j'ai pas fini tout à l'heure et pendant que j'la vide, j'entends que les résultats vont être annoncés. J'abandonne tout et j'attrape Alice au passage, ma main dans la sienne et j'la traîne dans mon sillage jusqu'à la scène. J'suis sûr que c'est l'un de nous deux qui va gagner. Si c'est elle, j'essaierai de lui faire lâcher l'épluche-légumes parce que j'ai vraiment envie d'le ramener. Si c'est moi, tout Savannah sera au courant de ma victoire. En attendant j'me penche vers elle, mes lèvres frôlant son oreille alors que j'ai le regard vrillé sur l'animateur. « Prête à perdre, miss Cooper ? » Ils font du suspens et j'trouve ça foutrement inutile, je trépigne, on dirait un enfant. Les gens acclament, la tension monte. Le type commence son annonce.

C'est.. ni elle, ni moi. La nana en corset lâche un cri de joie alors qu'on lance son nom et elle grimpe sur la scène, bras levé, l'index et le p'tit doigt en l'air. Je suis scandalisé. J'regarde Alice, puis la gagnante, puis Alice, puis l'animateur, puis Alice. « Mais ? » J'espère qu'elle le vit aussi mal que moi. « On est d'accord que c'est n'importe quoi c'résultat ? » J'écarte les bras et les laisse retomber mollement, sourcils froncés, l'air indigné. S'ils annoncent pas une erreur dans les résultats, j'vais faire une opération commando pour me barrer avec le grand prix. J'ai une ménagère désespérée à choyer, merde.
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