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 what the fuck are you doing? ▲ Pingo

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MessageSujet: what the fuck are you doing? ▲ Pingo   Sam 24 Juin - 5:19

La vie est essentiellement, eh bien, à la fois ennuyeuse et dangereuse. A n'importe quel moment, le sol pourrait se fissurer. Évidemment, ça n'arrive pratiquement jamais c'est ce qui la rend si ennuyeuse.

Life isn't about finding shelter in the storm. It's about learning to dance in the rain.
Il y avait quelque chose d'absurde dans les aléas du destin. Peut-être était-ce dû à l'inconstance de ses algorithmes qui sans cesse changeaient de sens, de dissonances, son ironie grinçante qui glissaient contre les chaires comme un mal insidieux dont on ne saurait se défaire, ces coups d'amours qui trop souvent vous torpillaient en plein visage comme d'autres s'amusaient à sauter des coups d'un soir, ou encore à cause de cette amie qu'il baladait toujours au bout de son bras, la poisse.

Et qu'on ne s'y trompe pas, la poisse est une catin. Elle adore se gausser du malheur des autres. Mais attention, elle n'est pas de celles qui blesses en toute franchise, non, elle est bien plus pernicieuse. Elle aime lorsque c'est lent. Elle anesthésie votre conscience par ses offrandes, modiques coups de chances qui jalonnent inopinément votre quotidien de consommateur férus de nouvelles richesses, par ces petites attentions qu'elle déploie à grand renfort de signes avant coureur, ceux que bien évidemment, on ne remarque jamais... La poisse, c'est le nuage laiteux qui vient masqué son confrère grisonnant, la capote qui pète au beau milieu de votre meilleure partie de jambe en l'air, la tartine qui tombe inévitablement sur le côté beurré. Elle vous fait espérer avant de vous cracher à la gueule. Elle vous gruge de la pire façon qui soit - par envie, par désir, par plaisir. Pire encore, une fois qu'elle vous a trouvé elle vous colle comme une seconde peau. Et si vous avez le malheur de la fuir, si vous avez l'inconscience suprême de vous réfugier dans le bonheur, et bien sa punition n'en sera que plus cruelle. Et n'ayez pas l'espoir qu'un jour sa folie s'épuise, que part un quelconque vaudou de l'esprit, son imagination se tarisse, elle parviendra sans aucun problème à royalement vous casser les pieds, puis à racheter votre amour et ainsi répéter son cycle.  La poisse, c'est une emmerdeuse, une chieuse qui aime à jouer de ses atouts, de ses petits tours dérobés à son homologue, la chance pour mieux vous mener en bateau. Pour un nouveau tour de piste. Pour vous fais tanguer, berceau de tous les danger, gardiennes des pauvres brebis égarés. Une pute vous dis-je, une vraie. Celle qui plane au dessus des frères Caldwell, toute sourire, toute contente et parfaitement étudiée. Elle savait ce qu'elle souhaitait obtenir, elle les connaissait bien à force. Et apparemment, eux n'avaient pas encore apprit à la connaitre.

▬  Merde, j'ai encore faim.

Et Nate, il était loin, si loin de se soucier de toutes ces petites choses qui pourraient mal tourné. Si loin de croire une seule seconde que leur viré pourrait dérapé. Oui, Nate, il avait bien d'autres préoccupations. Il avait l'estomac qui grondait et une grimace consterné qui jouait sur ses lèvres au pli contrarié. Parce que la nourriture, quoi qu'on en dise, restait son grand amour. Un de ceux qu'il entretenait à grand renfort de part de gâteaux cacaotés et de biscuits incessamment grignotés. Le troisième enfant Caldwell appartenait à cette catégorie d'individus qui s'empiffraient toujours, tout le temps, et ce à n'importe quelle occasion et qui la plupart de temps ne s'en rendait même pas compte. Ah et, outrage suprême, cette consommation excessive de sucre glucosés et autres additifs alimentaires n'avait même pas la décence de se marquer sur son corps. Certes, monsieur n'était pas un grand feignant. Certes, il s'agitait incessamment et bougeait bien plus qu'il n'était suffisant. Mais s'il y avait eut une justice en ce bas monde, il aurait au moins eut la décence d'afficher cette légère rondeur au bas du ventre que toutes les nanas se tapaient au moins une fois inévitablement. Mais si la poisse est une pute, la vie en est la reine mère alors la justice préférait se ranger du côté d'un Trump supprimant l'Obamacare.

▬ En plus j'crois que je me suis paumé.

Il jeta un regard à la ronde, sceptique.
Deejay lui avait donné ses entrées gratuites en lui affirmant qu'il s'agissait du nouveau club en vogue ou une connerie du genre. Mais si le coin semblait certes animé et assurément destiné à une certaine catégorie de divertissement, il n'avait en revanche rien à voir avec l'allée des boites de nuit qu'il avait l'habitude d'arpenter. Et ce n'était pas Nash qu'il avait trainé bon gré mal gré dans son sillage qui allait pouvoir l'aider. L'idée d'une soirée à déconner entre frère lui avait pourtant sembler opportune - depuis combien de temps n'avait-il même pas prit le temps de passer une heure avec lui? A juste se croiser dans l'appart comme de simples colocataires, comme des étrangers? Alors oui, lui faire profiter de la seconde entrée gratuite pour une nuit d'oubli lui était naturellement apparut comme une riche idée. Quel mal pouvait-il y avoir à ça après tout? Mais alors qu'il sortait les entrés froissés de la poche de son jean, dénichant dans le même élan un bonbon à la cerise qu'il s'empressa de caler entre ses dents, un léger détail lui sauta soudaienment aux yeux. Vous savez, ce genre de détail que vous ne remarquiez jamais avant qu'il ne soit trop tard. Détail qui en l'occurence représentait une élégante écriture calligraphiée en minuscules caractère  qui s'étalait dans un coin de la feuille cartonnée: Soirée d'inauguration du nouveau club BDSM pour habitués et non initiés. Un léger détail, comme il l'affirmait.

▬ Mmh, je viens de remarquer un truc.

Parce qu'il était toujours bon de le signifier, surtout lorsque son sourire de grand con venait indécemment étiré ses lèvres alors qu'un fou rire cherchait déjà à naitre. C'est donc sans un mot que le cadet Caldwell vint coincé l'invitation entre les doigts de son frère, prenant appui contre un lampadaire en attendant que ce dernier digère la nouvelle.
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MessageSujet: Re: what the fuck are you doing? ▲ Pingo   Dim 25 Juin - 1:41

some like it violent
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il y a les talons qui claquent contre le macadam au rythme de l’allégresse. il y a les coeurs qui s’affolent sous l’adrénaline de leur jeunesse. il y a ces regards qui cherchent ce royaume perdu du bout de la vie. et puis, il y a surtout la nuit comme seule chaperon au-dessus de leurs têtes pleines de rêves à abimer contre cette chienne de vie. il y a juste eux et leurs envies d’ailleurs qui se font écho. il y a juste eux et la perspective fragile d’un renouveau. parce que ça faisait bien longtemps qu’ils n’ont pas marché à l’unisson pour braver la nuit, pour s’élever contre la vie. ça faisait bien longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvé. juste nate et nash sans aucune ombre au tableau. sans aucun autre facteur à risque pour rendre tout ça beaucoup moins beau. beaucoup plus triste. en vérité, nash a tout laissé derrière. dans le sillon des rues il a tout abandonné. il a arrêté d’y penser. dans un soupire il s’est juré que ce soir, rien ne viendrait le troubler. il a la tête perdue dans les vapeurs alcooliques qui lui collent à la peau. il a les lèvres durement scellées autour d’une marlboro. de temps en temps un regard inquisiteur pour son cadet quand il ne fouille pas les abords d’immeubles pour trouver enfin ce qu’ils se sont mis en tête de chercher. mais surtout, il est bien là, à courir après l’inconnu sans même savoir dans quoi il s’est embarqué. nate aurait pu lui promettre la pire des aventure qu’il s’y serait jeté corps et âmes sans exprimer le moindre regret. si d’ordinaire nash est fatigué d’exister, ce soir il a l’impression qu’enfin il renaît. Merde, j'ai encore faim. encore. toujours. avidité mal domptée d’un appétit presque jamais comblé. comme si tout ce qu’il lui avait manqué dans sa triste existence il le comblait en victuailles. peut-être que ça fonctionne après tout. parce qu’il a toujours cet air satisfait quand il s’agit de grailler. il a toujours cet air comblé quand il a de quoi becter. plus que quand la question ne se pose pas. plus que ce soir où à l’évidence, d’elle-même, sa faim ne se tarira pas. ça serait plutôt étonnant que ça soit pas le cas. un soupire exaspéré qui s’élève dans les volutes de fumée. nash, il ne comprend pas. il n’a même jamais compris. c’est dans d’autres trésors de la vie qu’il comble ses envies. contre l’âpreté de l’alcool d’une bouteille qu’il a toujours plus ou moins à portée. contre la morsure corrosive d’un rail de coke quand il a la chance d’en frôler. mais, manger, ce n’est pas assez. c’est trop peu ou alors il lui faudrait dévorer l’univers entier pour avoir l’infime sentiment qu’il n’a plus rien à combler. c’est qu’il est creux nash. vide de tout. vide d’envie et de rêve. délaissé d’espoir mais, emplit de cauchemars. il est creux nash et jamais rien ne lui donne suffisamment l’impression d’être complet. il y a toujours ce petit quelque chose qui manque. un je ne sais quoi que lui-même ne saurait nommer. il n’y a que dans les illusions foireuses que parfois il y croit. juste un peu. juste à peine pour dire qu’il a essayé. En plus j'crois que je me suis paumé.  il a la langue qui claque, nash. ce mauvais rictus contrarié qui vient fendre son visage qui se crispe à nouveau dans le soucis qu’il a l’habitude d’arborer. c’est mauvais comme croyance. aussi fâcheux que le pressentiment qui vient lui tordre les tripes. ça sonne comme un échec à son oreille. ça fait s’envoler tous les espoirs qu’il a eu tord de nourrir. c’était peut-être trop simple que ça se passe aussi facilement. c’était peut-être trop simple qu’ils n’aient qu’à arpenter la ville en espérant qu’à travers les immeubles le graal apparaitrait gentiment. hélas, non. et, lui ne sait même pas où chercher. lui ne sait même pas par où aller. si d’aventure il a eu maintes occasions de fouler ces rues jusqu’à user les semelles de de son infortune, ce soir il ne peux rien y changer. c’est nate qui a eu l’idée. c’est nate qui l’a convaincu qu’il fallait y aller. et, pourquoi ? pour se perdre une fois les sentiers battus dépassés. Mmh, je viens de remarquer un truc. l’attention aux aguets, il finit par délaisser l’inquisition des façades pour reporter son attention sur le sourire un peu trop fière de son propre frère. il a soudainement l’air trop sûr à s’étouffer à moitié pour ne pas véritablement montrer qu’il est en train de se bidonner. alors, nash il a le regard inquiet qui se posent sur le papier qui glisse entre ses doigts jusqu’à ce que la vérité lui saute aux yeux pour venir l’achever. un truc. un infini détail qui change tout. un infini détail qui vient éclaircir toute la part d’ombre qui régnait sur la destination de cet excursion. un infini détail qui cingle son estomac lorsque le malheureux pressentiment se précise. un infini détail qui aussi bien que risible à d’abord le don de l’agacer. t’es sérieux ?! t’as pas appris à lire abruti ? c’est aussi virulent que la main qui se lève pour le frapper au sommet de sa sale petite tête de crétin trop naïf. s’il le pouvait, il lui comblerait sa faim en lui faisant bouffer sa connerie. bien sûr qu’il y avait un piège. bien sûr que ça ne pouvait être aussi évident. bien sûr qu’il fallait voir ternir la soirée par un misérable truc qu’il avait oublié de regarder. putain, je me posais des questions sur toi… valait mieux pas savoir en fait. balayé d’un revers de la main, quand tout le reste de son être accuse mal la tournure de cette fourberie. il le savait. il en est certain. mais, pour autant, il n’ arrive pas à rester sérieux bien longtemps. aussi frustrant que ça puisse l’être, c’est tout aussi risible. gênant mais, amusant. il n’y a qu’à eux que ce genre de poisse pouvait arriver. il n’y a qu’à eux que ce genre d’aventure pouvait se présenter. à quoi bon prétendre le contraire quand leur vie entière s’était construire sur ce genre de pièges inévitables. fondations pourries et branlantes qui se maintenaient que dans la simple chance d’être ensemble pour s’éviter de sombrer. ce soir, pour une fois, c’était à nate d’assumer. …on fait quoi du coup ? qu’il se met à hésiter les doigts nerveusement accrochés à la nuque sans même prendre la peine de le regarder vraiment, les yeux rivés sur les invitations et cette avertissement indécent qui lui brûle la rétine. si ce n’est pas le genre de lieux qu’il se plait à fréquenter, il faut bien admettre que la perspective de passer une soirée avec son frère lui tient trop à coeur. une soirée rien qu’à eux, hors du temps et de son lot d’emmerdes. hors leur quotidien morose qui leur colle à la peau. hors la misère ambiante qui ne se tarie jamais. hors les problèmes familiaux qui viennent trop facilement tout gâcher. juste nate et nash comme ils ne l’ont plus été depuis trop longtemps et la perspective alléchante de n’avoir rien à débourser, seulement à profiter. mais, à quel prix ? celui d’échouer dans la quatrième dimension. celui d’avoir à admettre que même si la destination le dérange c’est uniquement parce qu’elle éveille la curiosité. mais ça, il ne l’avouera jamais. alors, ce foireux destin, c’est entre les mains de son frère qu’il se plait à le laisser. juste comme ça pour s’amuser. juste comme ça pour le tester. et, peut-être que plus tard il trouvera comment se venger.  

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MessageSujet: Re: what the fuck are you doing? ▲ Pingo   Jeu 27 Juil - 15:55

La vie est essentiellement, eh bien, à la fois ennuyeuse et dangereuse. A n'importe quel moment, le sol pourrait se fissurer. Évidemment, ça n'arrive pratiquement jamais c'est ce qui la rend si ennuyeuse.

Life isn't about finding shelter in the storm. It's about learning to dance in the rain.
Ce fut soudain, comme un doute ; était-ce un rire ou un coup brusque qui avait fait sursauter ainsi sa cage thoracique ? Était-ce l'éclat d'un amusement, la brutalité d'une surprise ou la crainte d'une douleur ? Probablement un peu de tout – probablement un peu de rien. Mais ce fut, soudain, sur le visage de Nash, deux grands yeux d'encres rond comme deux pièces de monnaie. Et du fond de ses entrailles surgit soudain l’habituel lassitude, rage sourde envers cette nonchalance au grandiose indolent, jurant ridiculement avec la sérénité organisée qui en tapissait le regard, rage envers cette sensation de vide qui l’assaillait à chaque fois que la vie jouait ainsi de ses nerfs. Et il n'y avait peut être que la rage qui parvenait encore à soulever sa cage thoracique, à insuffler aux poumons ce souffle brûlant qui plus que tout autre chose le faisait encore se sentir vivant. La claque fuse et se répercute contre l'arrière de son crâne, déclenchant cette hilarité qui lui secoue les iris, ébranle ses cordes vocales. Là où Nash n'était que rage, Nate se bâtissait de rire et de sourire en symphonie, une légèreté de grand gosse aux rictus toujours trop grand dont la fausse naïveté au charmant préfabriqué ne cessait jamais de brillé. C'était son caprice, sa carapace, le nerfs de ses désirs et le fardeau de ses envies.

Nate l'enfant sourire.
Un sourire à toi, un second à lui. Il continue, comme une machine à sous. Leur présence paye son bonheur éphémère, s'il ne s'attarde pas à se demander comment sera hier. Il est beau dans sa douceur, galant dans ses maladresses, il est ça. Il est par ci, par là, il s'occupe de tout, de rien. Pourtant, tout au fond de son cœur aliéné brille une petite lumière, une flamme. Une flamme dévorante qui l’autorise parfois, rarement, à profiter de la vie. C’est cette flamme qui l’a menée dans les bras de certaines. C’est cette flamme qui le mènera à sa perte. C’est cette flamme qui a achevé de le rendre esclave. Et cette flamme menace d’être étouffée. Qu'attend t-il pour s'envoler à des jours heureux ? Rien. Ses pieds stagnent le sol comme un oiseau se perche. Il est bien, ici. La terre est tendre, les rêves sont doux. Il est bien, il le pense, il le sait. Avec ses frères, avec sa soeur, avec son sang, sa malédiction. Nate mourra ici comme il y a toujours vécue. En essayant de faire sourires les siens.

▬  Ranges les crocs nashito, une erreur de temps à autres ça arrive à tout le monde.

Et il riait. Il riait à s'en tenir les côtes, à en recracher sa friandise. Oui, celle ci, il ne l'avait encore jamais faites. Et peut être - peut être aurait il mieux fait de s'en abstenir. Il n'en ressortait jamais rien de bon lorsqu'on titillait la susceptibilité de l'aîné Caldwell. Nash était de ceux qui sortaient les armes avant d'ouvrir son coeur. Un véritable fonceur, un pur et dur comme on en faisait plus. A force, Nate avait apprit à composer avec. C'était maladroit, loin de l'aisance relationnel qu'il exprimait vis à vis de sa soeur cadette, comme un puzzle dont il peinait encore à emboiter les pièces. Mais Nash était ainsi, distant en apparence mais seulement en apparence. Sa royal indifférence, cet orgueil naïf et vain qu'il baladait à chaque instant, n'étaient en vérité qu'un énième moyen de s'en protéger. Des autres, du monde, de l'abandon, de l'indifférence. Nash claquait la porte sur les gens comme leur mère l'avait fait un jour pour eux - oeil pour oeil, c'était la loi du Talion. Ca, Nate pouvait aisément le comprendre. Pourtant, le savoir n'aidait pas à tout instant. Il serait mal honnête de sa part de prétendre qu'il était toujours aisé d'être l'enfant raisonnable, celui qui en chaque occasion enterrait systématiquement sa rage. Un jour, cette dernière viendrait lui exploser au visage. Un jour, cette graine sombre qui s'enracine dans sa poitrine commencerait à fleurir. De ça il n'en doutait pas, sans doute même était-ce inévitable. Mais il verrait ça plus tard Nate. Bien plus tard. Parce que pour l'instant il y avait ce rire sincères qui lui remuait les artères, il y avait le regard effaré de son frère qui lui donnait envie de recommencer juste pour le plaisir d'à nouveau l'observer.

▬ Elles sont bizarres tes questions frérots. T'aurais pas des penchants inavoués que t'aurais envie de raconter à ton frangin adoré?

Et elles devenaient irrépressibles, ces foutues taquineries. Elles jaillissaient de ses lèvres comme de foutues promesses. Promesse d'une folle nuit à venir et d'une migraine mirifique, promesse que ce gamin là, avec ses yeux trop clair et ses lèvres qui jamais ne s'épuisaient continuerait encore longtemps de faire de sa vie un véritable enfer. Mais c'était un doux malheur, cette absolue certitude que quoi qu'il arrive, peu importe les circonstances, il y aurait toujours quelqu'un derrière sois. Et qu'importe au fond que cette personne soit un grand con qui enchainait les conneries, avec ces airs de gamins tombés de la lune qui vivait constamment en orbite. Parce que ce gamin, comme tous les autres, constituait cette absolue certitude que nous étions encore en vie. Et Nate, il y rattachait volontiers son Eden. Sa famille constituait son univers, si un seul d'entre eux disparaissait  son monde s'effriterait. Parce qu'ils étaient les seuls à l'avoir toujours considéré, à ne jamais l'avoir abandonner. Même Nash et ses grognements, Nash et ses éternelles réprimandes continuait encore à l'héberger alors même qu'il ne cessait de les réprouver. Et il avait beau dire el Nasho, il avait beau l'invectivé comme s'il était soudainement frappé d'une quelconque aliénation, son regard ne pouvait se détacher de la façade coloré avec une certaine fascination. Intérêt irrépressible pour l'interdit. Tout ce qui était répréhensible avait son charme parait-il.

▬ Bah, une bouteille offerte ça ne se refuse pas. Et puis, rien ne nous oblige à nous faire saucissonné non plus.

Et ça pulsait soudainement sous leurs fronts, ces peut être qui se dessinaient sous la courbe de leurs impulsions. Nate était un grand raisonnable, mais avant tout un éternel curieux. Ce club, c'était tout ce que leur code moral lui interdisait et tout ce que son milieu réprouvait. C'était tout ce qu'il n'avait jamais vu aussi. Vraiment vu. Sans fard et sans racontars. Et puis, comment résister à l'appel des boissons alcoolisés indolemment donnés? Nate n'en avait pas envie. Et puis, comme il l'affirmait, rien ni personne ne les obligeait à devenir autre chose que simple spectateur. C'était une évidence, une vérité toute nue qu'il se plaisait volontiers à laisser rouler sur sa langue. Alors son regard se tourna à nouveau vers Nash, une condamnation, une provocation.

▬ Chiche.

Et ça dansait sur la courbe de son sourire: Allons en enfer, main dans la main.
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