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 on s'écorche. (elloan)

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MessageSujet: on s'écorche. (elloan)   Lun 19 Juin - 19:57

Elle est plantée là, bêtement, sans savoir comment elle est revenue ici. Y a le tract entre ses doigts, tout froissé, à moitié déchiré, parce qu'elle l'a malmené. Avec ses émotions, avec ses doigts violents et désespérés. Elle est plantée là, à regarder la foule se presser à l'intérieur du nightclub où joue encore STELLARR505. Ce nom qu'elle n'avait même pas retenu la première fois. Elle n'y avait même pas prêté attention. Johnny avait simplement dit : tu verras, ils sont géniaux. Et au final, elle ne sait toujours pas s'ils le sont vraiment. Elle ne se souvient pas de la musique. Elle ne se souvient de rien. Juste de ce regard, de ce contact et des mots brûlants, des mots qui se sont plantés dans son cœur comme des balles empoisonnées. Et depuis, y a son image qui tourne en boucle, gravée sur ses rétines. Y a son regard qui la tient éveillée, nuit et jour, jour et nuit. Y a sa chaleur et sa rancœur, son étonnement et son accablement. Y a tout ça qui tourne en boucle, comme un vieux CD rayé qui n'arrêterait pas de sauter. Le scratch des platines qui fait écho à celui de son âme. L'esprit qui dérape, qui rembobine et repart. Et elle finit par avancer, sans même le remarquer. Elle finit là, dans la foule, sans comprendre, sans savoir. L'espoir et la peur qui lui nouent les tripes et lui refilent la nausée. Les hurlements, les applaudissements et les gosses qui débarquent sur scène. Visages cachés, anonymat préservé, pourtant elle sait. Elle sait lequel c'est. Elle le reconnait tout de suite. Sa taille, sa dégaine, ses mouvements. C'est lui. Elle le sait, comme une mère qui reconnait son enfant même après 20 ans sans le voir. Elle le sait parce qu'il dégage un truc que les autres n'ont pas. Parce que c'est lui, parce que c'est comme ça, parce que, parce que, un point c'est tout. Et ça tremble et ça vibre tout autour d'elle, les baffles qui font battre les cœurs à l'unisson et pourtant, celui d'Elliot reste sur le mauvais tempo. Cadence foireuse, bancale et irrégulière. A cause de l'émotion, à cause des démons, à cause de tout ce qui va de travers, à cause de tout, finalement. Immobile au milieu des corps dansants. Elle n'écoute pas, elle ne regarde pas. Elle ne fait que voir. Lui, silhouette noire éclairée par moment par les néons excités. Du bleu, du vert, du rouge, du jaune. Ça détonne et ses yeux morflent. Y a comme une frustration terrible de le voir sans vraiment l'apercevoir. Silhouette élancée trop lointaine. Elle s'en fout de tout ça, elle veut juste l'avoir près d'elle. Se noyer dans ses yeux trop clairs et pourtant si orageux. Elle veut sentir son odeur et son souffle chaud qui meurt sur son visage. Elle veut la proximité, celle qui nécrose et qui fout à genoux. Celle qui fait mal et c'est tant mieux. Parce que depuis qu'elle l'a revu, depuis la dernière fois, elle devient dingue. Son absence est insupportable. Bien plus que la première fois. Elle voudrait hurler, l'appeler à la mort, se péter les cordes vocales, juste pour qu'il la regarde encore une fois. Mais elle est plus muette que jamais. Et les heures passent, son corps fatigue mais elle tient bon. Sans savoir pourquoi, sans savoir ce qu'elle espère. Parce qu'elle sait qu'elle n'ira pas le voir après. Qu'elle n'ira pas se faufiler dans les coulisses pour l'interpeller, pour lui dire, hey, rhoan, regarde moi, retient moi. Non, elle sortira, elle s'en ira, et elle continuera de hurler en silence. Et y a personne qui l'entend. Personne, personne, personne. Les hurlements encore, qui la tirent de sa torpeur et le groupe qui fait coucou à l'assemblée, pour les saluer, avant de se tirer. Et le coeur d'Elliot qui se serre. Elliot qui voudrait que le concert dure encore. Toute la nuit, toute la vie. Jusqu'à ce qu'elle trouve le courage. Sans savoir si elle le trouvera. Sûrement pas. Elle n'a jamais éé du genre courageuse Elliot. Elliot, c'est celle qui part sans un au revoir, pas la sauveuse qui oublie ses peines pour ne pas décevoir les autres. Elliot c'est pas l'héroïne. Ou peut-être celle qu'on s'injecte dans les veines. Celle qui nous fait croire l'espace d'un instant que tout ira mieux, que tout va bien. Et quand elle repart, tout est bien pire qu'avant. Plus noir et plus froid. Elliot elle dévaste, elle prend et elle se casse. Elle ne sait pas donner, elle ne sait pas réchauffer les cœurs isolés, les cœurs ensanglantés. Le sang, c'est elle qui le fait couler. Égoïstement. Elle pourrait en avoir honte. Encore faudrait-il qu'elle en ait conscience. Alors, elle suit le mouvement, la foule qui sort par groupes, pour prendre l'air avant de retourner à l'intérieur finir la soirée avec le DJ habituel. Elle se retrouve à l'air libre et il fait chaud cette nuit. Mais elle a froid. Elle reste à nouveau plantée là, les bras croisés, l'air hagard, tellement paumée. On dirait une gosse abandonnée sur l'autoroute lors du grand départ de l'été. Comme un chien trop encombrant dont on ne veut plus. Et puis, y a l'éclat de rire si reconnaissable qui retentit. Elle tourne la tête et elle le voit, là-bas, mêlé à un autre groupe, avec pleins de gens qui fument et qui discutent joyeusement. Il a l'air bien, il a l'air heureux. Et ça l'énerve. Peut-être qu'il ne l'est pas, peut-être qu'il fait semblant, mais ça lui suffit pas. Et il ne la regarde pas, il ne la voit même pas. De trois quart par rapport à elle, elle n'est même pas dans son champ de vision. Invisible parmi les vivants et ça réveille un truc virulent dans sa poitrine. L'indignation, la frustration, la rage et le chagrin. Le désespoir et les hurlements qui en ont assez de se faire étouffer. Le souffle qui s'accélère, la colère qui monte, l'envie de se faire voir et entendre. Mais Elliot ne sait jamais faire les choses correctement. Elle pourrait se faufiler parmi les jeunes, venir tapoter son épaule pour attirer son attention. Lui prendre la main et l'emmener plus loin. Mais elle ne sait pas faire, y a longtemps qu'elle n'est plus civilisée. Alors, elle cherche juste un moyen d'attirer son attention. Et y a l'occasion, puérile mais trop belle qui se présente. Ce mec un peu ivre qui lui passe devant pour rejoindre ses amis et qui lui marche sur le pied au passage, sans faire exprès, sans même s'en rendre compte. Et Elliot qui craque, son esprit qui se fissure et son myocarde qui explose. Ses deux mains qui se posent dans le dos du gars et elle pousse de toutes ses forces, pour le faire tomber par terre et entrainer des gens dans sa chute. Ça cri, ça proteste, ça s'indigne. Et le mec se retourne et se met à hurler sur Elliot. — Mais t'es cinglée putain ?! Et faut pas lui dire ça à Elliot. Parce qu'elle a trop peur que ce soit vrai. Et ça l'est, mais elle se voile encore un peu la face. Ça la rassure. Et peut-être que ça l'empêche aussi de sombrer totalement et sans issue de secours. Mais ce soir, la folie est reine et règne. Elliot se jette sur le garçon, toutes griffes dehors et ça dégénère. Un cercle qui se forme autour d'eux, certains disent qu'il faut intervenir et arrêter le massacre, les autres se marrent, y en a même qui filment la scène. Elliot se retrouve finalement à terre, dos contre le trottoir et le mec au-dessus d'elle, éméché, qui serre sa gorge dans l'espoir de la calmer. Il lui hurle d'arrêter mais ça ne fait que l'exciter d'avantage. Ses ongles qui viennent lacérer le visage du malheureux qui se met à crier de douleur, alors qu'Elliot continue de s'acharner sur lui. Et subitement, y a comme un courant d'air. Le mec qui se fait soulever et éloigner d'elle. Les mains d'Elliot qui gesticulent dans le vide et bien vite, son corps qui se fige. Rhoan. Perché au-dessus d'elle, le type entre les mains et son regard qui se pose sur sa silhouette frêle sans comprendre ce qu'il se passe visiblement. Les bras d'Elliot retombent le long du sol et soudain, toute la fatigue se fait ressentir. Elle pèse lourd et son corps est tout ankylosé. La poitrine qui se lève et se baisse rapidement, essoufflée, encore dans un état second. Mais ça va mieux. Il est là. Juste là. Il la voit. Il est là. Tout va bien maintenant. Tout va bien. Elle ne bouge plus, ne dit plus rien. Il est là, c'est tout ce qu'elle voulait. Elle sourirait, si elle pouvait. Mais y a longtemps qu'elle ne peut plus. Sûrement qu'elle ne pourra plus jamais.
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MessageSujet: Re: on s'écorche. (elloan)   Mar 20 Juin - 12:11

Rhoan sent son cœur qui tangue au rythme des machines,
Et il danse
Et il saute
Et il vit.
Il fait putain de trop chaud sous ce masque et c’était sûrement une mauvaise idée, mais Moe trouvait ça marrant alors il lui a cédé. Il fait putain de trop chaud sur cette scène mais c’est habituel, et c’est quand il se plonge dans la fournaise qu’il se sent le mieux, qu’il se sent éternel. On lui a pété ses platines et ses poings se serrent toujours quand il y repense –quand il repense à ce moment tout entier, à Seven et ses poings et ses cris et son flingue dans sa bouche- mais il a trouvé le moyen de les remplacer. C’est pas pareil mais il faut s’habituer. Rhoan a toujours du apprendre à s’adapter.
Il regarde la foule et ses lumières qui clignotent, boum boum boum dans les oreilles et dans les cœurs. On lui dit souvent que ce qu’il fait c’est du vent, de la musique d’excités, de drogués qui se croient grands. Mais les gens ne connaissent rien, puisque quand il voit la scène vibrer, Alice gueuler dans le micro, Moe tabasser les tambours et la foule les mains levées, il sait que ce qu’il fait n’est pas vain,
Qu’il a un but.
Les visages dans la foule sont inconnus, certains moins que d’autres. Certains qu’il a déjà baisé comme des moins que rien pour s’oublier, certains qu’il affectionne. Mais les lumières sont aveuglantes et il est prisonnier de son propre souffle
Il connait la mélodie par cœur
Il ferme les yeux.

L’après-concert est parfois meilleur, enfin c’est ce que les autres lui disent. Rhoan n’a jamais été sociable ou mondain, et depuis qu’il essaye d’arrêter les cachets, il s’éclipse souvent des soirées avant la fin, pour éviter que ça dérape. Il aime l’adrénaline de la scène, se laisse parfois caresser les hanches et toucher le cœur par des inconnus, il aime danser et valser sous les lumières des stroboscopes, mais le contact humain, l’humain en général le laisse distant et froid, la plupart du temps. Alors il fume son éternelle clope, écoute les conversations, lâche un rire, se fond dans la masse, même si parfois il en ressort, qu’on lui lance un regard d’admiration ou de désir qu’il ne remarque même pas. L’étoile qui s’ignore.
Et le bruit qui éclate.
C’est fréquent, les bagarres, surtout à ses concerts à lui. Les gens alcoolisés ou sous drogue qui se laissent emporter. Parfois même c’est Rhoan qui commence à cogner, parce qu’il ne contrôle plus rien, parce que l’animal a pris possession de lui une nouvelle fois et qu’il a besoin de quelqu’un sur qui se défouler. Parce qu’il lui faut sa dose de sang, innocent vampire qu’il tente de faire taire sans succès. Bête féroce en cage qui ne fait que tourner.
Il voit le mec à terre qui semble étrangler une fille, et là il voit rouge. Grand justicier bancal, Rhoan se fraye un chemin à travers l’attroupement qui essayent de les séparer –ou qui filment et rient. Quelle bande de cons.
« Lâche-la putain lâche-la ! »
Ses bras aux airs pourtant frêles encerclent celui qui fait deux fois son poids et il le tire en arrière comme on dompterait un fauve.
Et puis
Il baisse le regard
Vers la fille allongée sur le sol
Et tout s’arrête.
Il aurait du s’en douter en voyant les ongles déments et l’acharnement, que c’était elle. Ça ne pouvait être qu’elle, la foutue tornade parmi la foule. Rhoan ne lui dit rien, il détourne le regard comme si elle était devenue un tas d’ordures, une flaque d’eau à éviter. Il lâche le type mais le pousse un peu plus loin, sans violence, il y en a déjà eu assez –et s’il connaît toujours Elliot, il sait qu’il n’en a pas vu la moitié.
« Tout le monde se casse, c’est fini. »
Alice lui jette un regard surpris, de loin, elle aussi reconnaît la fille, celle qui a fui dans les coulisses l’autre jour, celle que tu as suivi en courant comme pour rattraper un rêve. Tu mimes avec ta bouche que tu t’en charges et elle décide de jouer la sécurité. Circulez, y’a plus rien à voir. La place se vide, les portables se rangent dans les poches. Et toi tu reviens près du corps allongé, qui semble déjà être sans vie. Comme si Elliot était un cadavre, que tu l’avais déjà tuée. Mais tu ne comprends pas. Elle est partie, la dernière fois, sans se retourner, sans essayer de vous réparer. C’est toi qui lui a demandé, sous le coup de la colère et la rancœur et sous l’étouffement causé par le poids de ton cœur, mais tu ne le pensais pas, évidement,
Toi tu aurais aimé une étreinte, à provoquer des sanglots
Des excuses sincères
Rien de tout ça
Juste vos regards vides qui se croisent
Et ta main qui se tend vers elle pour tenter de la relever
Même si elle ne devrait pas l’accepter.
« Qu’est-ce que tu fous là ? »
T'as même pas envie de savoir la réponse,
peur d'avoir mal.
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MessageSujet: Re: on s'écorche. (elloan)   Lun 14 Aoû - 21:48

Lâche-la putain lâche-la ! Et elle aimerait Elliot, oh ça oui, elle aimerait que cette fureur et cette inquiétude sincère lui soit destinée. Mais elle n'est pas sotte et encore moins naïve. Elle sait qu'il n'a pas vu. Qu'il n'a pas vu que c'était elle, là, allongée par terre, à se débattre comme une fauve, à attaquer, à griffer, comme si elle voulait tuer son adversaire. Et cette conviction se confirme lorsque leurs regards se croisent. Elle y voit passer, très brièvement, l'étonnement, voir même la stupéfaction. Avant de finalement laisser place à un mépris évident. Le regard du garçon qui se détourne du sien, comme un abandon, comme un rejet. Un refus. Comme si elle n'existait finalement pas et qu'il n'avait rien vu. Qu'il venait de retirer ce garçon d'un simple fantôme vaporeux qui aurait déjà disparu. Et Elliot souffle et souffre. Ses muscles tendus après l'effort et l'adrénaline qui retombe lui provoque une violente douleur physique. Mais c'est tellement futile comparée à celle de son palpitant, une fois de plus malmené par le jeune homme et tout l'acide qu'il déverse dessus. Elliot ferme les yeux et s'immobilise. Le corps mou, on dirait qu'elle est morte. Comme si elle avait enfin succombé aux blessures de son âme. Hémorragie interne, son cœur qui aurait finit de se vider, pour enfin laisser place à la paix éternelle. Mais non. Elle demeure bien vivante, en témoignent les quelques tressauts qui l'animent encore, contre sa volonté. — Tout le monde se casse, c’est fini. Et elle voudrait s'imprégner de sa voix, pour venir bander ses plaies. S'en imprégner de la tête aux pieds, comme si ça allait pouvoir la soulager et la sauver. Elle rouvre péniblement les yeux et remarque à peine la foule qui se disperse à contre-coeur. Les téléphones qui se baissent et qui disparaissent de son champ de vision, pour seulement laisser place à l'ambiance lumineuse de la ville endormie. Et au vide. Toujours ce même vide qui revient, encore et encore, inlassablement. Et très vite, elle se met à sentir les pavés froid sous son corps abimé, et la brûlure autour de sa gorge. Et c'est un contraste enivrant, qui la fait frissonner et qui la réchauffe à la fois. Comme toujours, elle se perd dans le dédale de ce qu'elle ressent, parce que c'est incohérent. Et elle se dit qu'elle va rester là. Jusqu'à ce que la douleur disparaisse, ou bien jusqu'à ce qu'elle meurt de faim et de soif. En espérant que ça arrive rapidement. Mais encore une fois, ses plans sont contrés par la silhouette de Rhoan qui revient se dresser au-dessus d'elle, comblant le vide. La main tendue qu'elle ne prend pas tout de suite, parce que bouger lui demande un effort surhumain à cet instant. Et, peut-être aussi, parce qu'elle a peur de ce contact physique et de tout ce qu'il pourrait réveiller en elle. Peur de ressentir des choses, comme toujours. Peur, peur, peur. C'est entêtant et ça lui refile la migraine. — Qu’est-ce que tu fous là ? Et cette question qui résonne partout dans sa cage thoracique et lui refile des hauts le cœur. Qu'est-ce qu'elle fout là ? Elle réfléchit. Mais rien ne vient. — Je n'sais plus. Qu'elle murmure, incertaine, tout en trouvant enfin le courage d'attraper sa main. Cette main qui hier encore était celle d'un gamin. Plus petite que la sienne. Mais aujourd'hui, elle se sent minuscule lovée dans sa paume. Il l'aide à se redresser et elle ne gémit même pas malgré son corps endoloris. Habituée à la souffrance physique, comme une vieille amie. Compagnon de route fidèle. Et elle se retrouve là, face à lui, incapable de retirer sa main de la sienne. Son regard noir qui se perd dans le sien. Et elle voudrait pouvoir plonger dedans, pour s'y réchauffer et s'y noyer aussi. Pour l'éternité. Son palpitant qui s'active doucement et tout son corps qui lui hurle de venir voler un peu de sa chaleur corporelle pour ne pas mourir de cette hypothermie qui la ronge depuis qu'elle est partie. Mais elle n'ose rien, elle ne bouge plus, comme un animal craintif qui essaye de jauger le danger qui se présente devant lui. Histoire de savoir s'il est plus prudent de fuir ou s'il vaut mieux affronter l'ennemi. Et sans crier gare, sa main se referme plus fermement autour de la sienne, comme pour l'empêcher de la lâcher et de s'en aller. Et les mots s'échappent tout seul, sans qu'elle n'ait le moindre contrôle dessus. — Emmène moi chez toi. C'est susurré tout bas, comme une prière honteuse. Et elle-même ne sait plus vraiment à quoi elle joue ni dans quoi elle s'aventure. Ses pensées qui s'emmêlent et s'embrouillent, se retrouvant dépourvues de sens. Amas dégoulinant et sanglant qui encrasse sa raison et ses veines. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle a trop froid ce soir et qu'elle a besoin de chaleur. Besoin d'une bulle brûlante dans laquelle se recroqueviller. Une bulle aussi chaude que les traces rouges autour de son cou frêle. Et si Rhoan veut laisser les mêmes traces un peu partout sur son corps, ça lui convient. N'importe quoi tant qu'il la réchauffe et la tire de cet interminable glacier qui givre son cœur malade.
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MessageSujet: Re: on s'écorche. (elloan)   Lun 14 Aoû - 23:45

Rhoan voudrait bien croire à un mirage. L'énième fois où il verrait ses yeux sombres au détour d'une rue ou sur le visage d'une inconnue, le sourire absent les pommettes creusées la détresse violente qui l'a toujours habitée, il aimerait croire à son fantôme délaissé, celui qu'il n'a jamais pu sauver. Celui qui s'est tiré ou tué sans lui dire au revoir. Il l'a revue tant de fois, pourtant la balle a ôté une grande partie de sa mémoire. Mais Elliot était gravée dans son cœur, pas dans sa tête, et le palpitant est intact bien que meurtri, lui aussi il saigne à chaque battement, les cicatrices gonflées de sang. Sur le sol il y a son fantôme mais il est bien vivant et il ne croit plus aux songes. Quand sa main attrape la sienne quand ses yeux dans les siens le brûlent il a presque un hoquet parce qu'il ne sait pas comment faire. La poigne le serre et il veut s'en aller, à son tour de fuir, c'est trop, c'est trop et il ne sait pas comment faire pour embraser un souvenir. Il soupire. Elle ne sait plus pourquoi elle est venue et quand elle le regarde, lui non plus. Il ne sait pas pourquoi il l'a sauvée, pourquoi il l'aide, il devrait lui dire de partir de ne plus jamais le regarder. Pourtant quand il voit les traces sur sa gorge il a envie de retrouver le type de le tabasser de le tuer. C'est son instinct viscéral et ça fait des années, mais il veut toujours la protéger. Elle pourrait l'avoir laissé un nombre de fois incalculable, elle pourrait lui avoir craché dessus. Il aurait toujours envie de la serrer à faire péter ses côtes frêles contre ses bras. Et il veut pas, il veut pas être faible comme ça et redevenir le gamin apeuré qui faisait tourner un monde entier autour de ses yeux trop noirs. Il a l'impression de sombrer, quand sa bouche malgré lui murmure « ok. » quand il garde sa main dans la sienne alors qu'il a assez de force pour se dégager. Faible faible faible. Il s'en veut déjà il sait pas ce qu'il fait. Mais il la connaît, ou du moins il connaît la Elliot d'avant, et il a peur des conséquences s'il refuse, il a aussi peur de la voir partir à nouveau, pour de bon, pour de vrai. Son cerveau essaye de lui hurler : elle est là, elle n'est pas morte, elle est là et quelque part elle est toujours à toi. Il n'y croit qu'à moitié. « Tu peux marcher ? »
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