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 I can give you the creeps (nelice)

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MessageSujet: I can give you the creeps (nelice)   Mer 14 Juin - 18:23

Minuit, l’heure du crime et les ombres qui dansent sur les murs. La sienne au milieu entourée de farandoles de lignes et de silhouettes qui se découpent à l’aide des rayons de la lune. Ou des réverbères. Savannah le soir et l’absence d’étoiles en plein milieu de la ville, Savannah le soir et l’absence de lune tout simplement. Y a que les voitures, la vie qui s’endors petit à petit et Alice qui referme la porte doucement derrière elle. Deux soirs qu’elle dort au deuxième étage de cet immeuble abandonné. Ancien hôpital ou ancienne clinique, entre les deux, les fantômes des années passées qui hantent les couloirs. Elle adore. Y a pas de solitude réelle, suffit d’hausser la voix et d’écouter le vent parler en retour.
Elle grimpe les escaliers, casque qui entoure son cou et la musique qui pulse à travers l’air. Elle marque le tempo, les doigts qui pianotent sur la rembarde d’escalier pendant qu’elle danse, valsant sur les marches. Bonne journée, bonne soirée, des billets dans les poches et une boîte de nouilles sautées dans le sac en plastique qu’elle trimballe à côté. Y a plus que son lit qui l’attend, matelas de fortune et draps chipés chez Rhoan pour faire une pseudo couverture. Lecture, musique, nourriture. Que demander de plus ? Pas grand-chose surement. Si ce n’est un bon bain chaud mais l’eau ne circule plus depuis trop longtemps dans les tuyaux.
Elle arrive enfin dans la salle où elle a élu domicile, un bloc opératoire surement, vu l’état du matériel qui reste sur place. C’est flippant, c’est terrifiant et vu les légendes sur l’endroit, ça lui promet encore une bonne semaine de tranquillité sans que personne ne vienne l’emmerder. Tant mieux. Alice balance ses affaires sur une des tables encombrées de vieux papiers, des dossiers qu’elle a déjà feuilleté sans rien comprendre à ce qui était écrit, puis enlève le cadenas à un des casiers et sors son sac. Y a tout dedans, l’essentiel en quelques vêtements, brosse à dent et comprimés, tout ce qu’elle refuse de se séparer. Le reste c’est aléatoire, ça reste dans la salle de répet ou chez Rhoan, chez Moe, elle entasse, cache, comme un écureuil en prévision de l’hiver. Rapidement elle fait tomber sa robe trop moulante pour se changer : jogging troué et t-shirt d’un groupe de métal obscure qu’elle a surement dû ramasser pour un dollar ou deux dans un thrift shop. C’est sa passion du moment, les t-shirts de concerts, ceux d’il y a des années, qui ont encore les tâches de bières ou parfois un peu d’herbe coincée entre les plis. Puis sans attendre elle s’installe sur son tas de draps, la musique toujours lancée et les nouilles à portée de main. Y a la bière qui vient rejoindre le festin, ainsi que le livre du moment, une édition abimée de l’Iliade qu’elle a déniché en même temps que ce foutu t-shirt.
Elle est bien Alice, dans sa bulle, la voix de Robert Plant qui monte dans les aigues sur Kashmir. All I see turns to brown, as the sun burns the ground. And my eyes fill with sand, as I scan this wasted land, trying to find, trying to find where I've been. les baguettes pour taper le rythme sur une batterie imaginaire et la voix qui fredonne. Y a l’histoire d’Achille et Hector, les lames qui s’entrechoquent et son esprit qui s’évade. Jusqu’à ce qu’un grand bruit résonne dans tout le bâtiment, la faisant sursauter. La porte qui s’ouvre deux étages plus bas, le grincement du métal et Alice qui jure. Rapidement elle se lève, étend sa couette sur ses affaires et attrape son téléphone pour faire de la lumière. Sans faire de bruit elle quitte la pièce et se dirige vers les escaliers pour voir qui a décidé de venir les faire chier, elle et les autres coincés dans les murs.
Il lui faut pas longtemps à Alice pour le remettre. Le roux gringalet qui éclaire le rez de chaussé avec sa lampe foireuse. Nemo. Pas le poisson rouge. Pas le capitaine du Nautilus. Nemo. Foutu diable aux cheveux de feux, celui qui manque de finir étrangler à chaque séance de thérapie. Elle a jamais compris ce qu’il foutait là Alice, à part faire chier le monde entier. Il a ses surnoms mauvais, ceux qui mettent en lumière votre plus grand défaut. Rotten Girl, foutu zombie. Mais Alice elle s’en fout. Alice elle en rigole, elle fait tourner les consonnes et les voyelles de cette appellation quand il a le dos tourné. Rotten Girl. Pourtant ce soir elle a envie de s’amuser, faire disparaitre de ce visage parsemé de taches de rousseur, ce sourire médisant qui brille trop souvent. A son tour de rigoler. A son tour de se moquer. Et du bout des doigts elle pousse une des caisses qui trônent dans les escaliers vers le bas. badaboum, une série de verres qui se fracassent sur le sol dans un vacarme assourdissant. Profitant du bruit elle remonte un peu vers le premier étage, le cerveau tournant à cent à l’heure pour trouver son prochain tour. Et pourquoi pas chanter ? Girls and boys, come out to play, the moon doth shine as bright as day; leave your supper, and leave your sleep, and come with your playfellows into the street. Et la voix qui résonne, en même temps que son rire.

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MessageSujet: Re: I can give you the creeps (nelice)   Dim 18 Juin - 15:00

Il a un joint entre les lèvres et ses écouteurs crachent du Radiohead en pendouillant à son cou, la lampe de poche sous le bras tandis qu’il fait aller son briquet, et la petite flamme vacillante accepte enfin de le laisser fumer son herbe. C’est thérapeutique. C’est ce qu’il à tout le monde, du moins. C’est pas faux, il lui arrive d’être défoncé au point de plus avoir envie de mourir, après quelques-uns d’affilée. C’est un truc qu’il aime pas trop avec le weed, que ça lui vire ses envies suicidaires. Il a repéré l’hosto abandonné depuis quelques nuits, avait pas encore eu l’occas’ d’aller y faire un tour. Un peu la flemme, aussi, mais cette nuit, ça lui dit bien d’aller voir ce qu’il y reste comme matériel médical et machins glauques. Peut-être de quoi se shooter. Sans doute pas, si ça a été le cas, tous les camés de la ville ont dû s’y réunir pour une grande orgie à la fermeture. Doit même plus rester un cacheton par terre. La porte lui résiste à peine, pour ne pas dire pas du tout. Elle doit avoir été forcée des centaines de fois, et les efforts de la ville pour la garder scellée ont pas l’air d’avoir payé. Il fait noir comme dans un four, dans cette merde, et il jette le halo de sa lampe torche aux alentours, remarque les escaliers avant de mater l’autre côté.

« ENCULÉ DE. » Une caisse vient de dévaler l’escalier, déversant des vieilles fioles et ce genre de conneries qu’on trouve dans les hôpitaux qui se brisent au pied des marches. Il a sursauté, évidemment, il a hurlé aussi, faut pas non plus déconner. Il a le réflexe de pointer directement sa torche à l’étage, visiblement trop tard, parce qu’il ne distingue aucune silhouette suspecte. Nemo a beau aimer les histoires de fantômes, ça ne veut pas dire qu’il y croit, et il sait que les caisses ne s’élancent pas dans les escaliers sans que quelqu’un de bien vivant les y ait poussées. Il fulmine en ramassant son joint qu’il a laissé tomber par terre, se dirige vers les marches, écrasant le verre de ses baskets sans s’en soucier. Il n’a pas vraiment peur, Nemo, de s’avancer dans le noir à la recherche d’un parfait inconnu, peut-être un serial killer ou un drogué en plein trip qui le prendra pour un monstre et lui défoncera la gueule à coups de bassin chirurgical. Les deux lui conviennent, être tué par un serial killer était un de ses premiers souhaits d’anniversaire, après tout. Il n’a pas peur de mourir, donc, c’est une chose. Ça ne l’empêche pas d’être réceptif aux films d’horreur. Il ne se met pas pour autant à trembler quand la personne se met à chanter une comptine qu’il détestait quand il était gosse. Il se contente de lever les yeux au ciel, même si elle – ça a l’air d’une voix féminine – ne peut pas le voir. « Très drôle, Chucky. Montre-toi, sale pute », il dit, assez fort pour qu’elle l’entende et qu’elle en déduise qu’il est un gros misogyne à buter sur-le-champ. Nemo n’a jamais compris comment il a réussi à survivre aussi longtemps sans se faire massacrer, avec toutes les saloperies qu’il a pu dire ou faire. Sûrement parce qu’il fait pitié, avec ses conneries.

Le premier étage est glauque à souhait, et toujours aucune trace de la meuf qui a décidé de se foutre de lui. Il fait passer consciencieusement sa lampe sur chaque mur, mais rien. A croire qu’elle est douée pour le camouflage, cette conne. Plutôt que de continuer à chercher vainement, il décide d’explorer les couloirs du premier étage, pour fumer tranquillement.  


Dernière édition par Nemo Hornigold le Dim 18 Juin - 20:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I can give you the creeps (nelice)   Dim 18 Juin - 20:04

Il hurle. Il hurle et elle doit se retenir de ne pas hurler à son tour. De rire. Y a le sourire stupide sur ses lèvres qui s’étire et le ricanement qui résonne dans sa cage thoracique. Gamine, gamine, Rhoan serait si fière d’elle. Il le sera quand elle lui racontera. Elle se sent revivre en cet instant Alice, pas souvent blagueuse, c’est surtout elle qui subit dans sa famille quand les jumeaux la prennent pour cible. Encore, toujours. La fois où ils avaient inversé sa teinture ou alors que toutes ses fringues s’étaient retrouvées couvertes de paillettes. Mais aujourd’hui c’est son tour, c’est la revanche pour les pauvres maltraités de la thérapie, c’est lui rendre un peu la monnaie de sa pièce. Puis rigoler. Surtout rigoler. Parce qu’elle en a besoin Alice, de rire, de chasser le blues, la foutue mélancolie qui s’installe sans jamais vouloir bouger. Alors vite elle se faufile entre les déchets abandonnés au sol, les restes de boites, de cartons, de métal qui prennent la poussière années après années. Y a la musique qui sort de sa bouche, comptine stupide et bien trop flippante dans la situation actuellement. Elle veut qu’il hurle, elle veut qu’il crie, elle veut le voir sauter au plafond et la peur déformer son visage. Elle veut tout ça Alice, pour se réchauffer un peu, pour se moquer beaucoup. Très drôle, Chucky. Montre-toi, sale pute . De nouveau y a le sourire qui grimpe sur ses lèvres. Sale pute. Toujours aussi éloquent, toujours aussi charmeur, un vrai gentleman qui doit séduire des donzelles à la pelle. Sale pute. Elle sait, on le lui dit souvent, quand elle refuse d’écarter les cuisses pour n’importe qui, quand elle crache à la figure ou qu’elle sort sa lame pour expliquer qu’entre elle et les autres y a qu’un gagnant et que c’est une putain de gagnante. Sale pute. Mais une pute qui veut jouer. Il devrait être heureux Nemo, d’avoir enfin une amie, une partenaire, quelqu’un avec qui valser.
Quand elle l’entend monter les escaliers elle attrape un bocal en verre qui traine par terre et le jette un peu plus loin, le verre qui se brise et qui se repend par terre dans le silence tinte pendant un moment. Puis c’est une porte qu’elle claque, sautillant tranquillement au milieu des couloirs qu’elle commence à connaitre par cœur. Il n’hurle pas. Ou plus. En écoutant bien elle sait qu’il n’est pas loin dans l’étage, sans doute autre part, quelques mètres qui les sépare. Dans l’air y a comme une odeur d’herbe et Alice ferme un instant les yeux pour ne pas réagir à ça. Elle fume encore, parfois, quand elle a trop mal pour parler, quand la morphine ne lui tombe pas sous les doigts. Elle fume encore malheureusement, mais essaye d’arrêter. Alors savoir qu’un joint est à portée c’est difficile. Raison de plus pour le faire chier. Il avait qu’à pas venir squatter ici. Rapidement elle fouille dans ses poches et en sort un rouge à lèvre couleur carmin qu’elle utilise rapidement pour inscrire des mots sur les murs. Ecriture maladroite, la main qui tremble un peu et les lettres qui s’assemble. You’re gonna die in here. Si elle était dans American Horror Story elle aurait un putain de succès.

Y a les minutes qui passent, l’ennuie qui commence à la prendre et les tours qui commencent à lui manquer. Alors doucement elle arrête de faire du bruit, presque même de respirer. Silencieuse elle écoute les pas de Nemo pour savoir où le retrouver et prépare son attaque. Reste de nouilles sautées qu’elle a ramassée dans sa chambre improvisée, elle se glisse jusqu’à l’endroit ou se trouve le jeune homme, sans lumière pour la trahir, sauf peut-être l’écran de son téléphone qu’elle a allumé en mode vidéo. Pas question de laisser cet instant s’évanouir dans la nature, elle compte bien l’immortaliser encore, encore.
Finalement elle le voit, tout seul avec sa lampe et son joint, l’air aussi blasé que d’habitude. T’en fais pas ça va changer. Elle attend qu’il avance vers elle, cachée derrière le mur dans un coin et quand enfin Nemo arrive tout proche d’elle, Alice fait un pas se le côté. « BOUH » qu’elle hurle avant de lui lancer les restes de nouilles à la figure, le téléphone brandit dans l’autre main pour tout filmer. Il a piètre allure le Nemo, avec ses carottes qui se fondent dans sa masse capillaire et les nouilles qui pendent sur son nez et ses oreilles. Alors elle explose Alice. Elle rigole, elle rigole tellement que ça fait mal au ventre et qu’elle commence à en pleurer. Elle rigole parce que c’est stupide, parce que c’est ridicule, et que Nemo tire une tête à immortaliser. Une photo, deux photos, elle profite du moment de battance, de surprise pour le mitrailler avant de rattraper son souffle. « Tu verrais ta gueule Satan. C’est magnifique » Satan. Comme une petite blague, même si c’est surement pas ça qui finira par le vexer.
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MessageSujet: Re: I can give you the creeps (nelice)   Dim 18 Juin - 23:29

Elle s’amuse, la meuf. Il peut le dire rien qu’aux bruits de fracas, claquements, grincements qui fusent d’un peu partout autour de lui. Elle a pas dû beaucoup s’amuser dans sa vie, c’est sûr. Il n’y prête plus franchement attention, la marijuana faisant son petit effet et Joy Division dans les oreilles. Il a toujours aimé l’ironie du nom de ce groupe. Il shoote dans quelques trucs qui traînent à terre en explorant les lieux. Ce serait trop bien pour tourner un film d’horreur, et ça lui donne envie de refaire des maquillages de zombies. Ils pourraient faire des séances photos d’enfer ici, les mecs qui le payent pour les changer en monstres le temps d’une soirée. Le halo de sa lampe passe sur une suite de mots, écrits au rouge à lèvres. Encore une fois, il lève les yeux au ciel et lance à la cantonade : « Ton sang aurait fait plus d’effet, connasse. » Il sort un marqueur indélébile de son sac à dos, toujours rempli de bombes de peinture et tout le kit du parfait petit vandale – il n’est pas très mature pour ça (il n’est mature pour rien, au fond – et rajoute un If only ! sous la phrase morbide. Il n’y croit plus trop, à sa serial killeuse, c’est triste à dire, mais c’est comme ça. Il retire à nouveau ses écouteurs, las, prêt à faire demi-tour pour se trouver un toit où finir son joint sous les étoiles. Ça commence à le faire chier, l’hôpital, surtout parce qu’il n’y a pas les médocs qu’il espérait tant, même s’il savait d’avance qu’ils n’y seraient pas. C’est silencieux, tout à coup, on dirait qu’elle s’est lassée, elle aussi. C’est dommage, peut-être qu’elle avait des drogues dures à lui proposer. Arrivé au bout du couloir, il retourne sur ses pas.

« PUTAIN DE MERDE DE SA RACE DE SALOPE DE MES DEUX. » Il a sursauté, encore, plus à cause des trucs visqueux qui lui ont atterri sur la gueule qu’à cause du pitoyable bouh lancé par la demoiselle. Nemo n’est pas spécialement coquet. Bon, il l’est pas du tout, reste qu’il aime pas ce prendre des trucs non identifiés sur la face. Même s’il s’avère que ce sont des nouilles sautées, après examen en tenant la chose entre deux doigts dégoûtés. Il grimace, hausse les épaules et fait disparaître la pâte dans sa bouche, devant une Alice qui se croit apparemment en pleine séance photo. Satan, qu’elle vient de l’appeler, après avoir enfin réussi à contenir son rire. C’est bien la première fois qu’il la voit rire, Rotten Girl. C’est le surnom qu’il lui a filé, comme il en refile à tous les paumés qui suivent la thérapie de groupes dans laquelle on l’a foutu de force. Satan, et ça lui fait lever les yeux au ciel, parce que y’a rien de plus niais qu’un bonhomme avec une fourche et des cornes, selon lui. Mais il ne mérite pas de meilleur surnom, c’est de sa faute. Il vaut pas non plus la peine qu’on se coupe les veines pour lui écrire des menaces avec son sang. « Rotten. Merci pour le repas offert. Qu’est-ce tu fous là, ils t’ont oubliée quand ils s’occupaient de ton traitement ? » Il se soucie peu des photos ou de la vidéo qu’elle a prises, y’a déjà trop de dossiers sur lui sur internet pour qu’il soit vraiment dérangé. La mine blasée, il essuie ses cheveux du revers de la main pour en faire tomber l’excédent de nouilles et petits légumes sautés. Ça avait l’air appétissant, tout ça. « J’suis un peu déçu de pas faire face à une mort tragique, tu m’excuseras de pas rire avec toi. » Il cache sa déception, bien réelle, derrière un mouvement de sourcils sarcastique. « Tu vas faire quoi, maintenant qu’t’as fini ta blague ? J’suis toujours opé pour qu’on baise. » Non, ça marche pas, en général, mais faut pas demander à Nemo de se fouler, non plus, et il tend son joint à Alice, lâche un « T’en veux ? » avant de retirer sa main et de le remettre entre ses lèvres. « J’déconne, j’partage pas. Même avec les souffreteuses dans ton genre. »
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MessageSujet: Re: I can give you the creeps (nelice)   Lun 19 Juin - 19:15

Ton sang aurait fait plus d’effet, connasse. Ha l’éloquence, toujours, toujours. Sale gosse malpoli, s’il avait été un de ses frères, Carmen l’aurait taloché encore et encore jusqu’à ce qu’il arrête de jurer. Enfin, devant elle. Parce que derrière les Rivera n’étaient pas mieux que Nemo. Ptêtre pire parfois. Sauf Alice. Les jurons elle a du mal, ça vient pas naturellement. Peut être aussi qu’elle râle pas souvent, qu’elle trouve pas de raison d’hurler, de rager. Connasse. Si ça lui fait plaisir, mais pas question de s’ouvrir les veines pour le faire flipper, elle en est pas à là. Pas encore. Peut être un jour qui sait, quand elle aura épuisé toutes ses idées stupides.
Finalement elle l’attend au tournant, balançant ses nouilles à la figure du rouquin et bingo il hurle. Encore. Assez d’insultes pour affoler tout un couvent de bonnes sœurs. Et Alice rigole, elle rigole à s’en faire mal au ventre, elle rigole parce qu’au fond elle trouve ça terriblement marrant, parce qu’elle se sent redevenue gamine rien qu’un instant, et pour une fois c’est elle qui tire les ficelles, c’est elle qui décide. PUTAIN DE MERDE DE SA RACE DE SALOPE DE MES DEUX. Mais la surprise est de courte durée et Nemo reprend rapidement son air blasé, pendant qu’Alice récupère son souffle, les larmes aux yeux. Elle a toujours le sourire tenace, trop rare pour elle, la mine morose la plus part du temps, mais aujourd’hui y a ses yeux qui brillent un peu, sans doute plus de roses sur ses joues que d’habitude, la magie du rire d’enfant. Rotten. Merci pour le repas offert. Qu’est-ce tu fous là, ils t’ont oubliée quand ils s’occupaient de ton traitement ? Alice se rapproche un peu et attrape une nouille collée sur sa joue pour la manger avant de hausser les épaules, pas vraiment touchée par la phrase provoquante du jeune homme. Il a bien mieux dans ses manches et elle le sait. « De rien, c’est surtout comme tu tires tout le temps la gueule j’me suis dis que t’avais surement faim et je voulais t’aider à sourire un peu. Mais vu ta tronche j’en déduis que c’était pas ça. » Elle répond pas à l’autre partie, sur ce qu’elle fout ici. Pas tout de suite le moment de révéler sa situation de sdf assumé. En face d’elle Nemo entreprend d’enlever la nourriture restante de ses cheveux et de son visage, pas sur qu’il y arrive vraiment, et surement qu’il aura besoin d’une bonne douche, mais ça elle n’en a pas vraiment grand-chose à faire. Ptêtre qu’elle commence déjà regretter la fin de ses nouilles et la fin qui refait surface, cette traitresse.
J’suis un peu déçu de pas faire face à une mort tragique, tu m’excuseras de pas rire avec toi. Ah. La mort. La mort et Nemo. Nemo et le suicide, Nemo et les idées noires qu’il déballe en thérapie. C’est qu’il est sérieux le gosse, bien décidé à finir ses journées dévoré par les loups ou étranglé dans un coin par un tueur en série. Chacun ses délires après tout, elle c’est les poèmes obscurs quand lui se passionne pour les morts improbables. « Désolé j’ai pas l’humeur psychopathe ce soir, faudra revenir si tu veux que je t’étrangle » clin d’œil, elle lui envoie un baiser dans l’air, sachant pertinemment qu’il réagira à ça, parce qu’elle a pas finit de jouer Alice, loin de là. Une fois qu’elle est lancée, c’est pour la soirée.
Tu vas faire quoi, maintenant qu’t’as fini ta blague ? J’suis toujours opé pour qu’on baise. Ah. Nemo, Nemo. Et le sourire qui revient, plus moqueur cette fois ci. C’est la même à chaque fois, la proposition qui revient, comme un bonjour à chaque fois qu’ils se retrouvent à côtés. On baise ? Comme on va manger ? et la simplicité de la chose. Ptêtre qu’un jour elle dira oui, pour voir la gueule qu’il tirera à ce moment là. Ptêtre qu’un jour elle se contentera de le castrer pour qu’il arrête de la souler. Elle sait pas. Elle avisera en temps voulu. « Et moi je suis toujours opé pour que tu le demande poliment. Tu sais genre, des fleurs, une bonne bouteille de vin tout le blabla, ptêtre que je te laisserais toucher après ça » et ses doigts qui effleurent doucement les lèvres du roux, avant de retourner au fond de ses poches. Les trucs romantiques comme ils détestent tous les deux, elle sait parfaitement qu’il est plutôt roses noires et toiles d’araignées que champagne et confettis. Parce qu’ils se ressemblent trop sur certains points, elle a fini par s’en rendre compte dernièrement, en l’écoutant, en l’observant quand il est persuadé qu’elle ne fait que fixer le mur pendant les cercles de paroles.

T’en veux ? Qu’il lui propose soudain, le joint à portée de main et Alice qui sent son cœur s’accélérer. Pour certains c’est la promesse d’une danse charnelle qui fout des papillons dans l’estomacs, puis y a ceux comme Alice, les anciens camés à la recherche permanente des réminiscences des soirées d’extases. Rapidement elle se passe la langue sur les lèvres, hésitante, elle s’apprête à le saisir comme hypnotisée quand Nemo le lui retire et vient le coincer entre ses lèvres. J’déconne, j’partage pas. Même avec les souffreteuses dans ton genre. Référence à sa maladie, aux crises de douleurs qui la placardent au sol, et les hurlements que ça lui arrache quand elle se fait avoir. « Hm. Tant mieux, je comptais te le laisser, pas envie de me ruiner la santé » ah menteuse, menteuse, menteuse. Terrible menteuse Alice. Alors sans attendre elle lui tourne le dos lui faisant signe de la tête de la suivre. « Et toi Weasley tu fais quoi ici ? Tu sais c’est propriété privée, t’as amené quoi pour la maitresse des lieux comme offrande ? » les escaliers, ils les gravissent et finalement elle ouvre la porte vers son repère de fortune pour aller fouiller dans ses affaires, histoire de sortir son paquet de cigarette. A son tour elle allume le batonnet de nicotine qu’elle coince dans sa bouche avant de s’installer sur une des anciennes tables d’opérations, les pieds battants dans le vide. « C’est chez moi ici, j’ai décidé. Donc c’est quoi mon cadeau ? Surprend moi. » impérieuse, elle exige, les yeux rivés dans ceux de Nemo, sans aucune gêne ni aucune honte à le fixer ainsi. C’est comme un jeu, à savoir qui flanchera le premier, qui détournera la tête pour couronner l’autre roi ou reine de la soirée.
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MessageSujet: Re: I can give you the creeps (nelice)   Mar 20 Juin - 21:27

Il hausse les épaules, Nemo, fait l’indifférent, même si ça le fait toujours ricaner intérieurement, les réparties d’Alice. Il aime bien tout ça, les joutes verbales, la tension sur les mots, l’air de rien, mais il a même pas le cœur pour un sourire en coin. C’est son petit spectacle qui s’effrite, aujourd’hui, Nemo le clown n’a pas envie de rire. Il voulait vraiment être seul, ce soir. Il aurait dû se casser dès qu’il a su que quelqu’un se cachait là, quelqu’un toujours capable de se déplacer et de parler de manière audible, en tout cas. Il aurait pu supporter la compagnie d’un ou deux camés. Pas d’Alice. Peut-être qu’il a mal pris de s’être fait avoir deux fois d’affilée, coup de poing dans son orgueil de mâle. Sans doute, il s’en fout d’admettre ce genre de choses. Le joint aide un peu à supporter, heureusement, et il se demande combien il lui en faudra pour que ça le fasse marrer, tout ça. Il a pas une grande réserve sur lui, peut-être pour un de plus, et ça fait trop longtemps qu’il en consomme pour qu’il n’ait pas fait les frais de l’accoutumance. Il en faut toujours plus pour planer, et ça craint. « Meuf, t’as déjà un pied dans la tombe, ruine-toi la santé tant que tu le peux encore », il fait en décollant une dernière nouille de son oreille. Il la suit, bêtement, parce qu’il veut voir l’étage et que Marie-Jeanne adoucit son tempérament, faut croire. Et ses yeux vont vers le ciel, une fois encore, peut-être que Dieu existe, pour qu’il regarde aussi souvent au plafond. C’est surtout qu’elle vient de l’appeler Weasley et qu’il s’interroge si un jour les gens auront de meilleures références à lui servir, si tant est qu’il vive assez longtemps pour le savoir. « Weasley, sérieux ? T’as pas trouvé plus original ? J’sais pas, ‘hey, mini-Trump, t’as fait don d’tes cheveux pour sa moumoute ?’, non ? » Il est à peu près certain qu’Atticus, lui, aurait trouvé mille références littéraires mieux que ça, et il se demande si le monde entier a été élevé dans un trou à rats pour n’avoir qu’Harry Potter à la bouche. Ok, c’est le côté élitiste d’une éducation trop classique qui remonte. Mais non, il sera pas désolé pour ça. Il est jamais désolé pour rien, de toute façon.

Ils grimpent les marches ensemble, arrivent dans une salle d’opération où elle a visiblement élu domicile. Boh, Alice est une clocharde, donc. C’est marrant. Elle s’allume une clope et il farfouille dans les recoins, juste pour voir si y’a pas un truc intéressant qui traîne. Elle semble se considérer comme la princesse des lieux et Nemo n’en a pas grand-chose à faire, quand elle plonge ses prunelles au fond des siennes pour lui demander quel cadeau il lui a apporté. Nemo ne regarde pas les gens dans les yeux. C’est quelque chose qu’il pratique depuis des années, par défiance pour l’autorité, d’abord, et les professeurs, directeurs et parents qui le sommaient de les regarder dans les yeux. Ensuite, parce qu’il a très vite appris que c’est une manière très probante de se faire haïr, soit parce que ça inspire de la méfiance, soit parce qu’on le trouve lâche. Les deux lui vont, du moment qu’on le déteste, c’est bon pour lui. L’attitude de défi d’Alice ne lui fait donc ni chaud ni froid, et il détourne les yeux la seconde qui suit. « J’t’ai offert mon corps, à découper ou à baiser, t’as voulu faire aucun des deux, tant pis pour toi. Ça m’arrange, t’façon, mes p’tites pilules à moi me niquent l’envie. Elles sont pas bleues, c’est peut-être ça le souci. » Il continue son inspection des lieux en se reprenant une bouffée de weed, soupire doucement. « C’est sympa chez toi. J’aime beaucoup la déco. » Il s’avance vers un des murs, sort son marqueur pour souligner les contours d’une tache d’humidité, lui rajoute des yeux vicieux, une bouche malsaine, des dents dégueulasses. « Comme t’es l’hôtesse, t’offres quoi à boire, Rotten ? »
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I can give you the creeps (nelice)

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