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 Let me help you - Coloc' 3B

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MessageSujet: Let me help you - Coloc' 3B   Mar 6 Juin 2017 - 17:15


Let me help you
Moira & Daniel


Lundi après-midi. Comme chaque lundi après mon passage à la bibliothèque pour faire mes recherches je me rendais à la plage pour réfléchir au sens de l’existence, de la vie, j’y allais juste pour flâner et me retrouver seul avec moi-même. Mon côté un peu rêveur pouvait ressortir. Parfois je me prenais à méditer des pensées de philosophes avec un bouquin, d’autres jours, je ne faisais que marcher, bercé par la mer. Aujourd’hui, entendre les vagues s’écrouler sur le sable me rappelait Tel-Aviv. Tel-Aviv c’était les journées passées avec ce qui deviendrait la coloc’ à faire bronzette, embêter les filles dans l’eau, faire la tournée des bars… Tel-Aviv c’était les soirées qu’on passait à draguer, juste pour se marrer avec Ismaël et Adam. On draguait pour un soir et puis plus rien, du moins pour moi. Je faisais croire à mes amis que je prenais les numéros des filles mais en fait non. Je ne faisais ça que pour m’éviter des remarques un peu lourdes des copains. Ce n’était pas mon genre, les rencontres en boite ou dans des bars, mais je cachais mon jeu. Je cherchais juste à m’amuser, rien de plus et j’entretenais l’image du playboy qui m’avait été attribuée. Tel-Aviv c’était aussi les moments en famille – mais la famille c’était aussi les amis donc finalement il y avait toujours foule et les Benssaïd notamment, y étaient quasiment toujours conviés. Bref, Tel-Aviv c’était le bon temps. La plage était déserte et j’avais la sensation que le monde s’offrait à moi. Je profitai quelques instants de ce moment de bien-être avant de repartir vers l’appartement, en espérant ne croiser ni les vieux grincheux, ni les enfoirés de la 2B. Le retour se fit sans encombre et je me pris à aider une vieille à traverser. Elle était aimable et elle m’a même fait des blagues. Ça changeait des vieux de l’immeuble… Je passai la porte de l’immeuble et montai quatre à quatre les escaliers. Une fois devant la porte, j’ouvris la porte. Normalement j’étais seul, les uns et les autres étaient soit au travail, soit à la fac, soit je ne sais où à faire je ne sais quoi. Cependant je n’eus qu’un tour à faire dans la serrure, signe que l’un d’eux était déjà rentré. Je passai le pas de la porte et me dirigeais vers la pièce à vivre quand je vis Moira assise sur un des tabourets de la cuisine ouverte prête à absorber je ne sais quelle connerie encore. Quand ce n’était pas l’un, c’était l’autre. Putain ! Il fallait vraiment tout faire dans cette baraque ! Je décidai de la jouer à l’effet de surprise.

« On partage ? », fis-je le plus naturellement possible, histoire de la surprendre encore plus
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Mar 6 Juin 2017 - 18:03

Elle avait décidé de sécher. Rien qu’une fois. Juste une fois. Elle avait demandé à Paige de la couvrir, prétendre un mal de ventre atroce ou une maladie fulgurante histoire de faire avaler à Jeff le mensonge. Bien sur qu’il ne goberait pas. Il la connaissait depuis trop longtemps pour savoir qu’elle n’était jamais malade et qu’elle ne séchait jamais le travail. Pourtant aujourd’hui elle avait décidé de sécher. Pour éviter Elliot principalement, et les tensions de leur dernière rencontre sur le bateau. Et puis pour éviter Léonard aussi. L’impression d’être de trop dans la relation, de perdre pied, de se retrouver à se noyer. Elle détestait Moira, le sentiment de lourdeur sur son cœur, la gorge qui se serre, la peur qui revient au galop. Putain ce qu’elle détestait ça. Alors oui, elle avait décidé de sécher, de fuir, comme toujours, tournant le dos au problème, persuadé qu’en l’ignorant tout redeviendrais normal le lendemain. Foutue Moira. Alors elle s’était enfuie après la pause déjeuner, préférant partir nager pendant une bonne heure plutôt que de retourner se faire hurler dessus par leur patron toujours à fleur de peau plutôt que devoir s’approcher d’Elliot et de ses grands yeux orageux, plutôt que de tout simplement se sentir aussi mal.
Après la nage elle avait décidé de revenir à l’appartement, prendre une douche, envoyer quelques sms, trouver quelqu’un avec qui sortir pour se dépenser, pour passer le temps. Taffy surement, s’il n’était pas en service. Ou petit Merle rien qu’une fois. Elle avait fait des efforts Moira, elle avait même mis une jolie robe, rouge d’après ce que disait l’étiquette et fait un joli maquillage, espérant avoir utilisé les bonnes couleurs. C’était toujours le hasard dans cet appartement, car un des jeux favoris de Meora était de lui mélanger ses annotations pour qu’elle se retrouve comme une idiote à porter son pantalon jaune citron et son t-shirt vert sapin. Connasse de meilleure amie. Mais comment la détester.
Bref. Elle s’installe sur la table du salon, téléphone devant elle et sachet à portée de doigts. Y avait plus qu’à attendre, et au pire elle sortirait toute seule, elle irait danser, chanter, valser jusqu’au bout de la nuit, jusqu’à ce que son corps supplie d’arrêter, jusqu’à ce que son cerveau décide de se débrancher. Délicatement Moira ouvre le sachet et verse un peu de la poudre blanche sur la table, utilisant ensuite une carte de fidélité d’un magasin quelconque pour dessiner sa ligne. Cocaïne. La sale habitude prise à VTT et le besoin permanent d’être à cent pour cent, de courir plus vite que le vent. La jeune femme fait tourner un instant la petite paille entre ses doigts avant de se baisser pour commencer à inspirer la poudre blanche.
On partage ? « PUTAIN » Y a le cœur qui fait trois tours dans sa cage thoracique, et la paille qui part à l’autre bout de la table. Elle se redresse d’un bond se tournant pour faire face à un Daniel apparu comme par magie. « Merde merde merde Daniel ! Tu veux que je fasse une crise cardiaque ? » c’est pas qu’elle cache qu’elle prend de la drogue, c’est pas non plus qu’elle a honte de ce qu’elle fait, c’est juste qu’elle était persuadée d’être seule au monde pendant un instant et la voilà confrontée au Jiminy Criquet de la colocation. Rapidement elle rattrape sa paille, calme son cœur avant de dévisager son ami. « Et puis c’est quoi ces conneries ? On partage ? Depuis quand tu tourne à ça toi ? » depuis quand il tourne à quelque chose tout court de toute façon ? Bien sur y a les conneries lors des soirées, y a les joints qui passent de main en main, mais le reste ? Le dur ? Elle n’y croit plus vraiment.
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Mer 7 Juin 2017 - 14:00


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Moira & Daniel


J’avais fait mon petit effet. Moira resta sans voix plusieurs secondes après un « Putain » sorti de je ne sais où. Elle se retourna et me toisa, l’air un peu perdu. Elle ne savait plus vraiment où se mettre. Mais qu’est ce qui lui prend, bordel ? Je savais que Moira buvait, fumait et avait des activités pas très recommandables, mais merde ! Il fallait tomber bien bas pour s’installer seul chez soi pour se défoncer jusqu’à n’en plus pouvoir. Dieu sait si elle ne s’était pas déjà enfiler un voire plusieurs sachets avant mon arriver. Je la regardais, en face de sa table avec le tas de poudre et la paille qui avait valsé à l’autre bout. Quel triste tableau ! Ce que j’étais en colère… A quoi elle jouait ?

« Merde merde merde Daniel ! Tu veux que je fasse une crise cardiaque ? »

Je pourrais lui demander la même chose. Non mais sérieux, je devais déjà m’occuper de Meora et porter à bout de bras cette coloc’ qui partait un peu plus en couille chaque jour. Si elle commençait à tomber un peu plus dans la drogue elle allait non seulement sombrer mais elle allait entrainer mon pote Isma avec elle. Il fallait vraiment faire quelque chose. Pour elle. Pour Ismaël. Pour nous tous en fait. Le problème, c’est que j’avais l’impression d’être le seul à m’en rendre compte. J’avais toujours les yeux rivés sur Moira qui s’agitait comme une gamine, cherchant frénétiquement à récupérer sa paille… Qu’elle n’allait pas garder longtemps, c’est moi qui vous le dit !

« Et puis c’est quoi ces conneries ? On partage ? Depuis quand tu tournes à ça toi ? »

J’eus un rire nerveux. Continuer sur ma lancée ou changer de stratégie ? La difficulté de la psychologie et des relations en général en fait. Toujours se demander comment agir tout en restant le plus spontané et naturel possible. Certains ont un don pour le relationnel, d’autres non. Je ne sais pas trop dans quelle catégorie me ranger avec mes études et tout ça… Mais bon, ce n’est pas la question. Il fallait que je me concentre sur Moira. Moira, qui se comportait comme une ado… Je n’aurai pas joué la comédie longtemps, juste le temps d’entrer en matière et de signaler ma présence. Juste le temps de me poser avant d’exploser. Alors que je tergiversais je tirai le tabouret près de celui de Moira et m’installai à quelques centimètres de la bombe en robe rouge qui se tenait dans le salon. Je n’y avais pas vraiment prêté attention avant. Bref, pas le temps pour ça. Ne pas se laisser distraire. C’était à moi maintenant et je bouillais de l’intérieur. Je tapai du poing sur la table faisant valser la poudre blanche et fermement mais sans être trop brusque je partis en mission de sauvetage.

« Putain Moira ! A quoi tu joues bordel ? C’est quoi cette merde encore ? Et puis pourquoi t’es pas au travail avec Meora ? Tu veux planer ?! Tu veux te sentir libre ?! Tu veux vibrer ?! Très bien… ! Mais compte pas sur moi pour te laisser toucher à ça, aujourd’hui ! »

Je ramassais le rail de cocaïne dans ma main et d’un bond j’étais face à la poubelle, sur le point de laisser la poudre blanche s’écouler dans le sac noir. Elle se redressa à son tour et maintenant elle me faisait face, autour de la poubelle. Ma main pleine de drogue planait toujours au-dessus de la poubelle alors que je la fixai avec insistance, attendant une quelconque réaction de sa part.
 
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Mer 7 Juin 2017 - 22:47

Il est furieux Daniel. Ca émane de partout, de son regard orageux et l’impression qu’elle va se faire taper sur les doigts. Foutu daron comme ils aiment l’appeler pour se moquer gentiment. Ouais, foutu Daron qui essaye de tout contrôler, de les sauver quand il n’y a rien à récupérer. Il tape du poing sur la table et elle sursaute presque. Presque. Y a ses poings qui se crispent et son regard qui s’évade. Y a que Daniel pour lui faire cet effet-là. Pour lui donner l’impression d’avoir merdé quelque part. Et elle déteste ça. Putain Moira ! A quoi tu joues bordel ? C’est quoi cette merde encore ? Et puis pourquoi t’es pas au travail avec Meora ? Tu veux planer ?! Tu veux te sentir libre ?! Tu veux vibrer ?! Très bien… ! Mais compte pas sur moi pour te laisser toucher à ça, aujourd’hui ! Et sans plus attendre il se lève et ramasse la poudre blanche sur la table prêt à la jeter dans la poubelle. « Daniel ! » Parce que c’est pas que sa drogue, parce que c’est aussi celle de Léo, parce que c’est celle acheté aux trop nombreuses soirées de VTT avec Jeff pour approuver toutes les transactions merdiques. Rapidement elle lui attrape le poignet pour l’empêcher de vider sa paume dans la poubelle et reprend. « C’est bon t’as fini de faire la morale. Je suis grande ok ? Plus besoin de jouer au paternel de substitution quand on est loin de la maison ! » elle râle Moira, un peu plus et elle gonflerait les joues, sale enfant capricieuse à qui on refuse sa sucrerie. « J’ai mon aprem de libre. Pour ça que je ne travaille pas. » menteuse, menteuse, menteuse. Suffira qu’il demande à Meora ce soir. Peut-être que la blonde la couvrira, peut-être qu’elle oubliera. C’est compliqué parfois avec Meora et sa morale trop tenace. Lentement Moira relève la tête pour dévisager Daniel. Y a plus de surprise ni même de colère dans son regard à elle. Juste de la détermination. « J’étais fatiguée ok ? Quand je suis comme ça j’ai juste besoin d’un coup de pouce et on repart. La cocaïne ça fait pas planer…Et ça rend pas accro. Alors c’est bon ! » et toutes ces putains de phrases qu’elle se répète à longueur de journée, persuadée au final d’avoir raison et de tout maitriser. Comme toujours. Elle est pro là dedans Moira. Pro de la maitrise de tout faire se casser la gueule. Idiote. « J’en prends pas. Mais s’il te plait ne jette pas ça. Ca coûte une blinde ! » Non pas qu’elle ai vraiment des problèmes d’argent, mais parfois trop c’est trop et y a les factures qui s’accumulent, l’argent qui tarde à rentrer et la vie qui continue son court sans vraiment attendre qu’on ait remplis la jauge. « Fais pas ton rabat joie Daniel. » qu’elle finit par murmurer plus doucement, faisant glisser son pouce délicatement sur la peau de Daniel. Caresse ou supplique, un peu des deux, comme un besoin de paix et d’arrêter de crier.
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Jeu 8 Juin 2017 - 22:20


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Ma main planait au-dessus de la poubelle et je ne sais pas vraiment ce que j’attendais, planté là. J’aurais dû mettre cette fichue drogue dans la poubelle mais je préférais que l’idée de se rétracter vienne de Moira. Après tout, elle était majeure, je n’étais que son ami d’enfance et colocataire. Elle pouvait me baffer, récupérer sa poudre et aller fumer ailleurs. Je ne me débattrais pas, pour que ça parte en pugilat. On était plus des gamins. Elle protestait déjà. Je savais que ça finirait par se passer comme ça. Comme une ado, mais vous savez, le genre d’ado que vous aimeriez baffer mais en même temps auquel vous êtes tant attaché… J’étais en train de radoucir, de baisser ma garde quand Moira récupéra le contenu de ma main, en agrippant mon poignet.

« C’est bon t’as fini de faire la morale. Je suis grande ok ? Plus besoin de jouer au paternel de substitution quand on est loin de la maison ! »

« Je suis grande ok ? », j’avoue j’ai failli exploser de rire. Sa mine boudeuse, son air renfrogné, son timbre agacé. Une véritable tête à claque, mais tellement mignonne quand elle faisait la moue que ça en devenait drôle. Elle critiquait encore mon côté paternel protecteur, comme Meora, comme toute la coloc’ en fait. J’étais le seul à avoir la tête sur les épaules dans cette baraque. Ça pouvait être lourd parfois, pour eux, pour moi, mais finalement je pense que chacun de nous, se satisfaisait de la situation. Je ne le dirais jamais, mais j’aimais ce côté pilier de la coloc’ et du groupe… enfin sauf quand il s’agissait de recadrer Moira qui cherchait à se droguer comme une junkie.

« J’ai mon aprem de libre. Pour ça que je ne travaille pas. »

Mensonge. Moira fronçait de quelques centimètre les sourcils, tic que j’avais repéré chez elle quand elle mentait ou qu’elle était mal à l’aise. La plupart des gens ont une mimique significative qui indique la gêne, le stress, le mensonge, le malaise… Moira ne faisait pas exception. Déjà énervé, ça me foutait encore plus en rogne de savoir qu’elle osait me mentir. A moi. Moi, qu’elle connaissait depuis toujours. Ok, je n’étais pas Meora, pas sa meilleure amie, pas son alter ego, mais quand même, je pensais qu’elle pouvait aller au-dessus de ça avec moi. Je n’étais là que pour l’aider. A l’agacement se mêla la déception. Pourquoi cela m’affectait tant. Je préférais le silence, attendant qu’elle finisse sa tirade.

« J’étais fatiguée ok ? Quand je suis comme ça j’ai juste besoin d’un coup de pouce et on repart. La cocaïne ça fait pas planer…Et ça rend pas accro. Alors c’est bon ! »


Auto persuasion. Pas besoin de l’apprendre en cours de psychologie, ça se savait que dans le cas des addictions, les plus accros étaient ceux qui niaient le plus leur dépendance et leur consommation. Basique. Elle n’était peut-être pas addicte mais pour moi ça ne changeait rien. C’est mon amie et je veux ce qu’il y a de mieux pour elle.  

« J’en prends pas. Mais s’il te plait ne jette pas ça. Ca coûte une blinde ! »


J’aurais au moins réussi à l’empêcher cette fois. Mais qu’en serait-il des suivantes ? Moira était complètement paumée. Je le savais. Je le sentais. Pas besoin d’être psy. Moira, je lisais quasiment en elle comme dans un livre ouvert. C’était celle que je connaissais le mieux après Meora et ça rendait la mission de sauvetage encore plus compliquée. Aider d’illustre inconnue est une bataille bien plus aisée, mais quand il s’agit de ceux qu’on aime, c’est une autre histoire. J’étais complètement obnubilé par mon problème, par mon urgence, ma préoccupation – Moira – que mes sens se brouillèrent légèrement. Elle continuait à parler mais je ne l’écoutais plus vraiment, en même temps elle me demandait de ne pas être rabat joie. C’était mon rôle de « daron » mais elle avait raison : pas la bonne stratégie ! Pas la bonne solution. Trop occupé à réfléchir, j’en oubliais presque sa présence en face de moi jusqu’à ce qu’une décharge électrique ne me parcoure le corps. Mon corps se contracta tout entier au contact de son pouce qui dansait sur le dessus de ma main. Quand l’avait-elle saisi ? Je ne saurais le dire. J’observai la scène du coin de l’œil, le cœur ratant certains battements. A quoi jouait-elle ? Aucune idée, mais je ne voulais pas rompre ce moment. Pourquoi ? Cette promiscuité soudaine m’était étrangère mais je ne pu m’empêcher de répondre, sans trop savoir ce que je faisais. Mon pouce faisait des allers-retours symétriques sur sa main à ceux de Moira sur la mienne et je la pressai tendrement pour la rassurer et lui témoigner ma présence. Quand quelqu’un se sent à la dérive, la présence physique est un des meilleurs moyens de réconfort. Encore une chose que je savais. Mais agissais-je comme ça seulement pour ça ? Seulement pour que mon amie aille mieux. N’y avait-il pas autre chose. Nos doigts étaient à présent tous entremêlés et je me pris à aimer cette position. Je grimaçai à cette pensée et me rappelai que nous formions un putain de trio avec la poubelle qui nous séparait. Je reculai d’un pas et lâchai sa main, me grattant la nuque. Mon moyen à moi de signifier mon malaise. Je me raclai la gorge.

« On ne va peut-être pas rester planter là comme ça, tu crois pas ? Pas très sexy, la poubelle ! ». J’eus un rictus. Un sourire plutôt. Je me faisais rire. Une pirouette encore et toujours pour échapper à une situation embarrassante. Elle rit. A ma réflexion ? A la situation ?

D’un ton léger, mais ferme, je continuais. Une idée venait de me venir.
« Je te propose un deal – tu noteras le jeu de mots ! On ne jette pas cette jolie petite poudre mais tu la remets dans le sachet et tu me le donnes ? Promis, je le garde en sécurité. »

 
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Sam 10 Juin 2017 - 23:42

Y a quelque chose qui change, comme un virement dans l’air, un truc pas prévu. Elle l’avait pas vu venir Moira, le cœur qui se chamboule un instant quand y a les regards qui s’entrechoquent. Foutue proximité. Foutue solitude. Eux deux seuls c’est jamais une bonne idée, ça ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais. C’est qu’une caresse du bout du pouce, un truc idiot, un truc innocent. C’est ça pas vrai ? Elle a jamais compris Moira, pour Daniel avait cette autorité là. Le seul capable de l’encadrer, de lui dire d’arrêter, de calmer le volcan en éruption permanente au fond de son être. Les doigts qui s’entremêlent et Moira qui sent la tempête s’apaiser, l’angoisse aussi un peu. Jusqu’à ce que Daniel s’échappe, laissant sa main pendre dans le vide avant de venir la poser sur sa hanche, histoire qu’elle ne se sente pas seule. Foutue main qui prend des habitudes trop vites. On ne va peut-être pas rester planter là comme ça, tu crois pas ? Pas très sexy, la poubelle ! La poubelle, Daniel et la gêne qu’elle pourrait discerner si elle portait un peu plus d’attention à autre chose qu’elle-même. Y a le rire amusé qui s’échappe, comme pour détendre l’atmosphère. « Je sais pas j’ai toujours trouvé ça sexy les poubelles »   foutue Moira et ses talents d’allumeuse. Foutue Moira incapable d’être sérieuse. C’est à se taper la tête contre le mur.
Je te propose un deal – tu noteras le jeu de mots ! On ne jette pas cette jolie petite poudre mais tu la remets dans le sachet et tu me le donnes ? Promis, je le garde en sécurité. Ah Daniel, Daniel, Daniel. Toujours pareil, fin négociateur, à mettre un terme aux querelles les plus coriaces depuis toujours. Daniel le ciment, Daniel le pilier, Daniel la base solide à la qu’elle s’accrocher en pleine chute libre. Chute souvent provoquée par Moira. Trop souvent même. Deux antagonistes qui auraient dû se haïr jusqu’au bout. Et pourtant. Pourtant. Y a le sourire de Moira qui fleurit enfin sur son visage, elle s’écarte légèrement avant de retourner vers la table du salon. « Deal. Mais je te préviens je devrais la récupérer bientôt parce que je la partage et c’est pas tout pour moi »   non. Y en a aussi pour Leo. Un truc à partager à la pause de midi ou de minuit, après avoir couché ensemble. Ou avant. Ca dépendait. Mais même Leo c’était devenu compliqué. Tout devenait compliqué. Partout, tout le monde, Meora, Ismaël, la Terre entière au final et Moira qui n’est pas parée pour ça ? Doucement elle vient récupérer la poudre blanche dans le creux de la paume de Daniel avant de la remettre dans le sachet qu’elle ferme et tend à son ami. « Tiens tu vois je tiens paroles »   toujours. Peut être pas très fut fut sur un bon nom de choses, mais Moira ne ment jamais, et ne trahis jamais ses promesses. Sans doutes deux de ses plus grandes qualités.  « Tu me connais Daniel, tu sais que la drogue je fais attention. Toujours. »   Surtout depuis cet été il y a sept ans. Cet été où Meora avait apporté de la drogue mal coupée qui l’avait envoyé direct à l’hopital et presque dans la tombe. Moira y avait laissé quelques plumes, mais elle avait réussi à trouver le chemin de retour. « Je suis pas stupide. Enfin si. Parfois. Mais pas pour la drogue »   promis juré. Elle s’empêche d’ajouter que celle à surveiller c’est plutôt Meora. Ou Ismaël. Les deux à la tendance trop forte, au contrôle moyen au dosage inexistant. Mais Moira ne dit rien. Elle se tourne vers la cuisine et va ouvrir le frigo, sortant deux bières du frigo qu’elle décapsule. Si elle n’a pas sa cocaïne, autant tourner à autre chose. Puis Taffy n’a toujours pas répondu à son sms, donc elle n’a toujours pas de plan pour la soirée. De nouveau elle s’installe face à Daniel et fait glisser une des deux bières vers lui. « T’es obligé de la boire avec moi. Pour te faire pardonner »  sourire malicieux qui prend soudain toute la place sur son visage, elle fait tinter sa bouteille sur celle de Daniel avant de commencer à boire.   «  Et toi Freud tu fais quoi ici à cette heure ci. T’as pas cours ? »  vingt-huit ans et les fesses toujours clouées au banc de l’école. Elle comprend pas Moira. Elle comprend pas. Certes ils ont pris du retard avec le service, deux ans pour elle, trois ans pour lui. Mais quand même. Dès qu’elle a pu quitter la classe pour aller exercer sur le terrain, elle s’y était précipité. Mais pas Daniel, Daniel toujours étudiant, éternel prodige au cerveau parfois terrifiant. « On fait l’école buissonnière ? Mais c’est une honte monsieur El Kassem, je me demande ce que votre père aurait à dire de tout ça »  comme une blague entre eux, et les parents de Daniel et Meora qui au final sont devenu les siens par extension et inversement. Les deux maisons côtes à côtes, les soirées passées à se faufiler par la fenêtre pour aller dans la chambre d’en face et jouer à des jeux tous les quatre avant de s’endormir dans l’herbe, les yeux rivés vers les étoiles. Y a la nostalgie qui l’enveloppe. Terrible Nostalgie qui la rendrait presque triste. Presque.
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Dim 11 Juin 2017 - 20:29


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C’était un bon moyen de lui retirer sans la braquer. Si elle me le demandait, j’aviserais sur le coup. Elle n’avait vraiment pas besoin de cette dose de cocaïne. Moira ne s’en rendait pas compte. Trop occupée à s’amuser, à tenter de s’occuper de sa personne. Je dis bien « tenter » parce qu’on voit où ça l’a mené… J’espérais sincèrement que le marché allait pouvoir aboutir. Elle était si imprévisible. Je la voyais déjà me rire au nez, récupérer sa poudre et repartir pour l’absorber tranquille avec l’un de ses guignols de copains après m’avoir attendri avec ce geste pourtant insignifiant. Je tentais de chasser l’image de nos deux mains entre-mêlées avec peine. Quand on se retrouvait seuls c’était pour parler d’Ismaël ou Meora, pour essayer d’arranger les choses. Je la recadrais de temps en temps, parce qu’elle demeurait aussi ingérable à sa manière mais chaque fois c’était différent. On discutait, on rigolait, les mises à nu étaient rares. C’était Moira quoi ! Il n’y avait jamais eu cette proximité jusqu’à aujourd’hui. C’était très nouveau pour moi. Plutôt distant, ni très démonstratif, ni très tactile, j’aimais le contact humain mais dans une moindre mesure. J’avais ma bulle, sorte de carapace inatteignable pour quiconque. Seule Meora, ma petite sœur chérie, avait le droit à des signes d’affection. Il y avait bien les flirts dans les boites de Tel-Aviv ou de Savannah, les périodes de collé-serrés sur la piste de danse mais c’était la dynamique de la fête, rien qui ait une quelconque importance. L’amusement. Rien de sérieux. Rien qui pouvait poser question.

« Deal. Mais je te préviens je devrais la récupérer bientôt parce que je la partage et c’est pas tout pour moi »  

Super, au moins ça de gagner. Elle marchait. Elle joint les gestes à la parole, récupérant délicatement la poudre et la remettant dans le sachet, rétablissant d’ailleurs un microcontact entre nos deux chairs. Me voilà possesseur de la petite poche transparente de drogue. Bien. Je gardais le silence, rangeant le tout dans la poche arrière de mon jean. Rien dans le deal ne m’obligeait à lui rendre. Qu’est-ce que j’en avait à foutre que ce ne soit pas que pour elle ? Je pourrais me débarrasser de la drogue et irait donner de l’argent à son acolyte. Après tout s’il voulait se défoncer, ce n’était pas mon problème. Tant que cet acolyte n’était ni un membre de la coloc, ni un patient, je m’en fichais. Pas terrible pour un psy. Personne n’est parfait. Je pourrais culpabiliser, mais finalement pas vraiment. C’était pour son bien. Comme pour me faire réfléchir encore à la décision que j’avais prise de ne jamais lui rendre la drogue qui était en ma possession, elle reprit la parole.

« Tiens tu vois je tiens paroles » puis « Tu me connais Daniel, tu sais que la drogue je fais attention. Toujours. Je suis pas stupide. Enfin si. Parfois. Mais pas pour la drogue »

C’est ce qu’elle disait. Elle avait déjà sombré. Elle en prenait moins, elle faisait attention, du moins elle essayait mais contrairement à Meora et Ismaël qui n’avaient encore jamais touchés leurs limites en la matière, elle l’avait fait il y a quelques années. Je me revoyais à son chevet il y a sept ans, dans la chambre de l’hôpital de Savannah. Elle était allongée dans son lit d’hôpital, inconsciente. Ismaël et Meora étaient en route. Je n’étais pas loin donc était arrivé le premier. On était nouveau en ville. On avait fini notre service militaire. On profitait de la vie comme on l’avait toujours fait. Il a suffi d’une fois. Ça a dégénéré et Moira s’est retrouvée alitée quelques temps, nous laissant impuissant. Ensuite elle a été suivie mais j’en porte encore des stigmates. J’avais cru perdre une amie, après une mère. Ce moment où tu arrives et où tu trouves sans connaissance quelqu’un que tu aimes. Avec Moira c’était différent, elle avait été prise en charge mais ça m’avait immédiatement ramené à mes huit ans et à la découverte de maman. Meora ne parle jamais de cet épisode, mais je pense qu’inconsciemment, elle fait plus attention à la drogue aujourd’hui. Pareil pour Ismaël. Voir Moira aujourd’hui face à son rail de drogue m’a rappelé ce moment douloureux. Moment où nous étions loin de Tel-Aviv, et où je m’étais promis de ne rien dire à ses parents dont j’étais si proche, parce que je pensais pouvoir veiller sur elle, sur eux, seul et sans aide. Je m’en étais voulu puis c’était passé mais ce qui venait de se produire remis en cause la décision que j’avais prise à ce moment-là… Alors que j’étais replongé dans ce souvenir douloureux, de mon amie dans un lit d’hôpital, celle-ci décapsula deux bières et m’en tendit une. Trinquons !  

« Et toi Freud tu fais quoi ici à cette heure ci. T’as pas cours ? On fait l’école buissonnière ? Mais c’est une honte monsieur El Kassem, je me demande ce que votre père aurait à dire de tout ça »

« On peut pas être en avance sur tout tu sais », je lui fit un clin d’œil. A vrai dire, je n’étais pas pressé de travailler. Parfois, j’aidais, j’assurais le service de psychologie une à deux fois par semaines à l’université mais ça me suffisait. C’était plaisant de maintenir une vie d’étudiant, de pouvoir mener sa vie comme bon nous semble. Finalement, rendre des devoirs régulièrement, écrire une thèse, était plus facile que de gérer des horaires de travail souvent éreintantes dans le domaine de la psychologie.

« Comme dirait le philosophe français Voltaire dans Candide : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin… » » .

Pour l’ennui, je fis une moue et me mimais le soir vautrer sur le canapé avec ma bière et mes bouquins. Pour le vice je récupérais le sachet de cocaïne de ma poche et le secouais devant ses yeux avant de le remettre dans ma poche arrière et bu pratiquement cul sec ma bière. Pour le besoin je montrais l’appartement d’un signe. Chaque famille payait à sa hauteur. Avec Meora on s’était arrangé et pour le moment elle payait plus que moi pour les El Kassem, du moins jusqu’à ce que je finisse ma thèse.
« Bref vu ma vie, j’ai beau adorer Voltaire, je ne suis pas mécontent de mon train de vie d’étudiant. Au moins, je peux sécher sans qu’il y ait de conséquence pour la boite… ».

C’était dit sur un ton léger mais je savais qu’elle comprendrait le message subliminal… Elle m’avait menti tout à l’heure et j’étais bien décidé à savoir le pourquoi du comment de sa présence à la maison. Elle regardait droit devant elle, évitant mon regard. Je pris délicatement son menton de ma main libre et le tournais légèrement vers moi.

« Qu’est ce qui t’arrive Moira ? Je vois bien que ça ne va pas… »

 
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MessageSujet: Re: Let me help you - Coloc' 3B   Mer 21 Juin 2017 - 19:49

Elle sait jamais vraiment sur quel pied danser avec Daniel, ni comment prendre ses mots, ses gestes. C’est ça qu’est difficile avec lui, ce trop plein de sérieux souvent éclipsé par un sourire moqueur à vous foutre des papillons dans le ventre pour un oui ou pour un non. C’est sa malédiction Moira, les sourires, et surtout ceux des amis. Celui de Rose, celui d’Adam, celui de Daniel. Shit. Avec Rose et Adam c’est plus facile, c’est plus maitrisable. Mais Daniel c’est ce poisson glissant, à la peau qui lui file entre les doigts, sans qu’elle sache vraiment quoi faire avec ce qu’il lui laisse. Parfois elle a envie de hurler, de lui demander d’arrêter de jouer, mais elle se doute bien que tout le monde lui rigolera au nez. Alors Moira fait semblant, elle continue d’avancer, sourire sur le visage, bière dans la main et les mots qui provoquent. Elle se laissera pas avoir Daniel, elle est parée. Ou presque.
On peut pas être en avance sur tout tu sais. Qu’il lui répond alors qu’il vient trinquer avec elle. Moira rigole doucement avant d’hocher la tête. Non. On ne peut pas être en avance sur tout, parfois même on devient sacrément en retard et c’est mieux comme ça. Comme dirait le philosophe français Voltaire dans Candide : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin… » En véritable acteur il mime à chaque maux qu’il évoque et Moira pose son menton dans le creux de sa main pour le regarder, comme une gamine qui applaudit à la fin de la représentation. Trop souvent les gens voient Daniel comme un homme trop sérieux, le père, le paternel, celui qui dirige et surveille ; Elle aussi elle a cette putain de déformation, pensant qu’il n’a pas une once d’amusement au fond de lui. Alors à chaque fois elle est surprise, années après années, à quand son masque s’effiloche. Il boit sa bière presque en entier et Moira l’imite, plus lentement mais aussi surement. L’alcool ils arrivent à tenir dans la coloc, depuis le temps qu’ils font les cons et qu’ils abusent. Elle s’apprête à répondre mais Daniel continue, et c’est moins drôle tout d’un coup, un peu comme un coup de couteau. Bref vu ma vie, j’ai beau adorer Voltaire, je ne suis pas mécontent de mon train de vie d’étudiant. Au moins, je peux sécher sans qu’il y ait de conséquence pour la boite… Elle sait qu’elle est visée. Elle sait qu’il lui reproche d’avoir quitté son travail plus tôt que prévu, de jouer à la gamine adolescente encore, qui se croit pouvoir sécher les cours comme lui le fait. Moira repose sa bière sur la table et croise les doigts, la moue boudeuse, le regard qui s‘assombrit un peu. Elle est grande. 26 ans qu’elle se traine, 3 ans bientôt qu’elle fait son boulot. Elle sait ce qui coûte à la boîte et ce qui ne coûte pas. Pourtant Daniel a l’art de lui foutre un coup dans le bide sans prévenir et elle déteste ça. « Daniel tu… » Mais Daniel qui la coupe, attrapant son menton pour la forcer à le regarder. Moira ravale ses mots et scelle ses lèvres, le temps d’un instant pour l’écouter. Encore. Qu’est ce qui t’arrive Moira ? Je vois bien que ça ne va pas… Lentement elle se dégage, recule un peu pour s’enfoncer dans sa chaise. Elle baisse pas les yeux cette fois, affrontant le regard de Daniel. « Ca va, t’en fais pas, c’est juste beaucoup de fatigue on est en plein rush au taff en ce moment et j’avais besoin de souffler » au fond, c’est pas faux. C’est même plutôt vrai, avec Jeff insupportable derrière eux, encore plus depuis que Leonard et Elliot sont revenu de leur escapade. Parce qu’il est pas stupide Jeff. Il est pas stupide. Et elle non plus. « Puis c’est compliqué avec mon binôme au travail, tu sais Léonard » elle en a parlé, plusieurs fois, puis Meora qui a du surement raconter pas mal de chose, c’est pas comme si c’était un secret la relation qu’elle entretenait avec lui. Deux ans qu’ils ont cette espèce d’alchimie étrange, ce besoin de se toucher constamment, cette alchimie qu’elle peine à retrouver avec les autres. C’est pas de l’amour, loin de là, mais c’est différent. Elle hausse les épaules avant de finir sa bière cul sec. « Tu sais Daniel je suis pas comme Meora ou Ismaël. On est pareil toi et moi, alors t’en fais pas je suis résistante. » doucement elle étant le bras pour poser sa main sur celle du jeune homme, petit sourire comme pour le rassurer.
« Je voulais sortir ce soir, mais personne me répond, donc je suppose que tu feras l’affaire. » Négligemment elle hausse les épaules, soupire un peu comme si c’était une épreuve de devoir le supporter avant de rigoler. « Tu veux sortir ou est-ce qu’on reste tous les deux avec notre meilleure amie la bouteille ? » et déjà elle éloigne les pensées plus sombres pour se focaliser sur ce qu’elle le plus dans la vie : s’amuser, faire la fête, rigoler.
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