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 Please wake up ! [Atticus]

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MessageSujet: Please wake up ! [Atticus]   Jeu 1 Juin - 0:23

Il y a cette musique étrange qui passe, nouveau hit du moment aux bruits assourdissant mais dont le rythme électrise... c'est comme une décharge, une impulsion qui donne envie de se lever et de bouger, de danser jusqu'à ne plus en pouvoir, jusqu'à ne plus penser. Cela lui fait penser à une drogue à Reid, une drogue très forte qui enivre les sens et qui, quand on oubli le monde autours et la gêne que cela peut créer, devient terriblement planante. Pourtant il ne danse pas Reid, non, il se laisse peut être porter par cette musique dont il ne connaît pas le nom et ne pourrait chanter l'air si on lui demandait mais il ne bouge pas, du moins pas plus que la main pour dessiner frénétiquement sur son carnet. Car oui, il est de ceux là Reid, de ces étrangeté qui vont en boite de nuit pour se détendre mais qui, au lieu de faire pour tout le monde, décide de commander un verre et de recréer sur le papier ce qu'il voit dans ce terrible amas de gens se frottant les uns aux autres d'une manière plus ou moins sensuelle. Seulement que voit-il Reid ? Eh bien, à en juger par les traits tracés au crayon sur sa feuille, c'est un homme qu'il voit, celui qui, au bar, est assit à l'opposé de lui, de sorte qu'il lui est possible de le regarder en face sans avoir l'air de totalement lorgner sur sa personne. Un brun, magnifique et les cheveux en bataille. Joli regard, joli nez, joli bouche... une beauté parfaite prise dans un moment de détente, ne se doutant pas que quelqu'un ne fait que l'observer depuis quinze minutes maintenant.

C'est déjà le quatrième dessin qu'il fait de lui, appuyé contre le bar, le verre à la main. Cela peut paraître étrange, sans doute un peu effrayant, mais il l'a trouvé beau Reid, il l'a trouvé si beau qu'il voulait capturer ce moment et, peut être, s'en inspirer pour son art. Mais c'est aussi un moyen de trouver le courage, de s'en donner suffisamment pour... passer à l'action ? Oui, pour quitter son siège et aller le voir. Car la vérité c'est que Reid... est quelqu'un de plutôt réservé, réservé en tout cas quand il s'agit de gens réveillant cet intérêt... particulier en lui. Il n'est pas du genre aventureux, il n'est pas du genre sans peur à foncer tête baissé en se disant : On verra bien ! En tout cas il ne l'est plus, plus depuis six ans maintenant et il a donc besoin de temps, du temps qu'il occupe en dessinant afin de se dire que, au moins, si jamais il ne se décide pas assez vite il aura toujours ses croquis en guise de consolation de cette opportunité manquée. Mais va-t-il la manqué cette fois ? Reid n'en a vraiment pas envie et quand, enfin, il se rend compte que son nouveau dessin représente le jeune homme en question complètement torse nu il s'arrête net, rougit face au message que tente de lui envoyer son subconscient et il referme d'un coup son carnet à dessin. Il ne doit plus attendre, il ne peut plus attendre. Alors il se lève, range son carnet et fini son verre d'une traite avant de s'avancer vers son bel inconnu.

Mais trop tard il s'en va, il s'en va et Reid sent son cœur se serré. Il a été trop lent, encore une fois, il a trop hésité et ce qui aurait pu être une jolie rencontre se transforme en un dépriment vide. Alors il baisse les yeux, perd un peu espoir et se dit, pendant un instant, que rentrer serait peut être la meilleure solution. Mais il ne l'accepte pas, non, il ne veut pas que tout ce courage qu'il a rassemblé ne serve à rien alors il le suit, il le suit vers la porte arrière de cette boite. Il veut juste tenter de le rattraper, de lui parler avant que vraiment il ne soit plus du tout accessible. Alors il passe la porte, le rejoint dehors et, en le voyant seul dans cette ruelle, décide de se jeter à l'eau « Excusez moi ! Je... je voulais juste vous... je voulais juste vous... hey ! » Les mots sont difficile à trouver, mais là n'est en réalité pas le problème, non, car son beau brun s'écroule alors que Reid cherchait quoi dire. Comment ? Reid panique, il se précipite vers lui et le rattrape de justesse « Hey ! Hey ! Vous allez bien ? Qu'est-ce qui vous arrive ?! » Lui a-t-il fait aussi peur ? Est-ce à cela que ressemble une crise cardiaque ? Il ne sait pas et il a peur Reid, si peur qu'il appelle à l'aide mais personne ne vient, personne n'entends car la musique est trop forte. Alors il s'assoit au sol, l'allonge sur ses genoux tout en le tenant toujours partiellement dans ses bras et il tente de capter son attention, de vérifier son souffle, son pouls « Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je dois faire ? » Répète-t-il nerveusement, voyant à son regard qu'il est encore conscient mais ne comprenant pas pourquoi son corps ne semble pas réagir.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Lun 19 Juin - 22:43

Elle est affreuse, la musique crachée par les baffles dans tous les angles. Pas moyen de s'en isoler. Atticus se demande comment les barmen supportent ça à longueur d'heures. Il se demande ce qu'il fout là, aussi. De toute évidence, il n'a rien à voir avec les zombies conditionnés depuis tout petits à la musique industrielle qui se trémoussent sur la piste de danse. Ça le dégoûte, parfois, de voir à quel point les gens sont inconscients de la merde dont on les nourrit. Et ils en redemandent. Ils ne connaissent plus que ça. Il se demande aussi, en sourdine, si ce n'est pas lui qui est dans l'erreur, si sa vie n'est pas aussi fausse, plus fausse même que la leur, s'il n'a pas été conditionné lui aussi par son éducation, ses parents, ses rencontres, si le libre-arbitre n'est pas qu'un pur fantasme. Il pense aux philosophes qu'il a lus, qui ont décortiqué le sujet, qui se sont contredits les uns les autres, qui n'en sont jamais arrivés à une conclusion qui le satisfasse tout à fait. Il aime prétendre le contraire, il aime se sentir à part quand il les observe, ces jeunes qui dansent sur de la musique qui lui scie les tympans. Il les observe alternativement avec la distance bienveillante d'un vieux sage et avec le mépris puéril d'un adolescent qui prend ses propres œillères pour les frontières de la vérité. Il les observe et il se sent perdu parce qu'il ne sait pas s'il les déteste sans raison ou s'il a envie de les aimer sans raison. Alors il noie son cerveau dans l'alcool, pour qu'il arrête de carburer un peu, puisqu'il n'est bon à rien ce soir, tout juste bon à converser avec un pilier de bar mais il n'y en a pas ici.

Ce qu'il y a, en face de lui, c'est un jeune homme aux cheveux décolorés. Il faut croire que c'est à la mode, il n'arrête pas d'en croiser. En tout cas, celui-là lui jette des regards trop fréquents pour qu'Atticus se méprenne sur ce qui lui passe par la tête. Il griffonne sur un carnet et Atticus se demande si c'est un collègue, un poète, un écrivain qui jette ses mots sur le papier au beau milieu d'un night club parce que la muse l'a frappé et que c'est tout ce qui compte pour lui. Ou peut-être qu'il dessine. Oui, le mouvement de son crayon ressemble plus à celui d'un artiste en pleine esquisse. En se rendant compte qu'il le fixe à son tour, Atticus baisse les yeux sur son verre presque vide. Il hésite à en commander un dernier avant de s'éclipser. Il hésite à en commander un avant-dernier avant d'aller rejoindre le mec aux cheveux presque blancs. Comme si l'univers lui faisait signe — pas qu'il croie aux signes, non —, sa tête se met à tourner méchamment. Pas difficile à interpréter : Atticus, arrête de boire. Il se pince l'arrête du nez comme si ça pouvait stabiliser la Terre, et il part sans un regard en arrière. Tant pis pour son artiste. Peut-être qu'il écrivait juste sa liste de courses, de toute façon. Peut-être qu'il n'était pas intéressant.

Il est à peine sorti du club qu'il entend une voix derrière lui et la porte qui claque une seconde fois. Il n'a pas à se retourner pour savoir qui lui a couru après. Il n'en a pas l'occasion, de toute façon, parce qu'il s'écroule sur place avant d'avoir eu le temps d'envisager la moindre réaction. Il sent ses jambes qui cèdent sous lui et ses bras qui ne répondent même pas au réflexe le plus élémentaire de protéger sa tête dans sa chute. Il tombe sur le côté, heureusement, et sa tête ne heurte pas trop violemment le pavé. Il entend le jeune homme appeler à l'aide et il aimerait lui dire qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre, mais les muscles de sa mâchoire non plus ne répondent plus à ses commandes. Il ne peut pas protester quand il lui soulève les épaules et l'appuie contre lui, il ne peut pas non plus le remercier, parce que c'est plus agréable que le bitume. Il essaie de respirer calmement, d'ignorer la panique dans la voix du jeune homme qui ne réalise pas, bien sûr, qu'il ne fait qu'empirer les choses en lui communiquant son anxiété. Mais Atticus a l'habitude. Il sait que même si la cataplexie lui procure les pires sensations de son existence, elle est toujours passagère. Il sait qu'elle passe plus rapidement lorsqu'il ne panique pas.

Il lui faut quand même deux bonnes minutes avant de retrouver l'usage de ses muscles. Il commence par fermer et rouvrir la bouche, comme pour vérifier que tout y est bien en place, et se redresse en s'appuyant sur le garçon à a mine délavée. Il lui adresse un faible sourire. « Merci, c'est passé. Désolé pour la frayeur, c'est rien de grave, j'ai juste été trop... » Quoi ? Surpris ? Heureux de l'entendre le rejoindre ? Il est parfois pris de crises lorsqu'il éclate de rire ou lorsqu'il est en colère ou pris d'une envie de pleurer, bref, lorsqu'il est perturbé par une émotion vive, même positive. Mais elles sont rarement aussi violentes, rarement intégrales, ses crises. Il est un peu chamboulé, lui aussi, parce qu'il a peur que ça le reprenne aussitôt qu'il osera sourire trop fort ou finalement aguicher ce mec auquel il doit bien ça, maintenant. Il hausse les épaules. « Je sais pas. Mais c'est pas grave. Je t'ai pas fait trop peur ? Tu pouvais rien faire de plus. Je t'offrirais bien un verre pour te remercier, mais j'en pouvais plus de la musique et perso, j'ai assez bu. » Trop. Ça explique peut-être en partie la violence de la crise, il n'est pas sûr.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Mar 11 Juil - 20:01

Il ne sait pas ce qu'il doit faire Reid... il ne sait pas, il n'en a pas la moindre idée. Il est là, assit sur le sol, avec dans ces bras ce type... ce type qui le faisait rêver, ce type qui le faisait imaginer, ce type qui l'inspirait en somme et qui a présent gît là, inerte dans ses bras et pourtant les yeux grand ouverts. Qu'est-ce donc ? Une attaque ? Il en a vu des attaque, il en a passé du temps à l'hôpital à voir des gens tomber, d'autres mourir à cause de leur cœur, à cause de leur corps. Mais encore une fois nulle attaque, nul anévrisme, rien, ce n'est rien de semblable à ce qu'il connaît et du coup, forcément, il panique plus encore, incapable de savoir quoi faire, incapable d'appeler à l'aide car ici... ici ils sont seuls, isolés et coupés du monde. Il ne veut pas le voir mourir ce type qu'il a suivit, il ne veut pas le voir partir lui qu'il a finalement eut le courage d'aborder après un temps si long à l'observer en secret et à le dessiner. Mais il est impuissant et ça ça tue Reid pour le coup car dans l'immédiat... il ne sait pas si il peut changer quoi que ce soit à ce qui risque bien de se passer.

Cependant et heureusement pour lui, tout ceci ne fut au final rien de plus qu'un terrible moment d'angoisse. Car il n'y a pas d'issu macabre à cette histoire, tout ce que Reid a pu croire ne furent rien d'autres que des films, des visions d'horreurs inventé par un esprit stressé et paniquer. Car le garçon qu'il tient dans ses bras... le garçon revient à la vie. Très lentement certes, mais il reprend quand même le contrôle, rassurant par la même occasion Reid qui se dit à présent qu'il ne devra pas voir quelqu'un perdre la vie dans ses bras même si il craint toujours que cela puisse recommencer. Enfin, au moins il peut souffler, ceci littéralement quand il entend la voix du brun résonner comme la plus agréable des mélodies qui soit. Cela dit Reid lui même n'a pas encore retrouvé la parole. C'est tout juste même si il arrive à entendre ses paroles, à l'écouter, à le comprendre. Donc il se concentre, il se concentre pour tenter de rassembler ses pensées et ne pas lui foutre de vent. Une frayeur en tout cas oui il en a eut une, une terrible même. Mais il a été trop quoi ? Cela l'intrigue, plus encore quand son camarade est finalement incapable de terminer sa pensée. Dans tous les cas il ne trouve pas ça pas grave et il a presque envie de rire quand il lui demande si il n'a pas eut trop peur.

« J'étais terrorisé oui ! » Finit-il par lâcher quand enfin sa voix se décide à lui revenir. Il le regarde longuement, tentant un petit sourire même si il ne se leurre pas, il est encore un peu secoué par tout ça. « C'était quoi ? » lâche-t-il bêtement avant de se rendre compte que cette formulation ne veut rien dire « Je veux dire... il t'es arrivé quoi ? Ça ressemblait pas à... ce que j'ai pu voir... » il se sent un peu gêné, il se doute bien que cela ne doit pas faire tant de sens pour son beau brun. Il ne sait pas qu'il en a vu des gens à la santé fragile passer, que ce soit à l'hôpital ou à des groupes de parole. Mais il tente de repousser les questionnements... de les réduire en tout cas, histoire de ne pas l'accabler. Il sait à quel point cela peut être insupportable quelqu'un qui pose trop de questions, même par pur gentillesse. Les gens lui posent toujours trop de question quand son système immunitaire s'emballe et que son corps lui rappelle qu'il est malade. Il ne veut pas que son beau brun le voit comme ces gens que parfois Reid aimerait voir partir pour qu'il puisse reprendre son souffle. Alors il tente, une nouvelle fois, de remettre ses idées en place, se rappelant alors de ses autres paroles et risquant un nouveau sourire toujours un peu crispé « Et c'était rien... surtout car j'ai rien fait ! Et j'avoue ne pas vraiment vouloir retourner à l'intérieur moi non plus. » Il l'observa alors, allongé contre lui, toujours dans ses bras avant de sentir le rouge lui monter aux joue car il avait oublié... leur proximité avant de finalement ajouter « Cela dit peut être que tu as pas envie de rester par terre dans cette vieille ruelle salle et dans mes bras maladroit ? À défaut d'un verre on peut peut être trouver un endroit un peu plus agréable pour se remettre de nos émotions, non ? Cela vaudra toujours mieux que la benne à ordure. » Le sourire de Reid s'étend finalement, parvenant à quelque peu se détendre avant d'enfin pouvoir dire « D'ailleurs, moi c'est Reid. » heureux d'avoir l'occasion de se présenter, avant que l'angoisse ne le rattrape et que son sourire se perde quelque peu « Mais tu es sûr que ça va, hein ? Tu veux pas aller à l'hôpital ou appeler qui que ce soit ? » Combien même il aurait envie de passer du temps avec lui il a peur... pour son état... se retrouvant dans la peau de tous ses proches à lui et se rendant compte à quel point cela n'est ni agréable, ni facile.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Dim 30 Juil - 23:22

Il ne peut pas s'empêcher de sourire quand le grand blond s'exclame qu'il était terrorisé. Tant pis s'il rit trop fort, dans le pire des cas il retombera dans ses bras comme une damoiselle en détresse. « Oh, carrément ? Eh bien je suis désolé de t'avoir terrorisé, je m'amuse pas à faire peur aux gens promis. » Dans leur famille, ça, c'est plutôt le rôle de Nemo, mais en réalité Atticus aussi s'attire parfois des regards inquiets. Il a la mâchoire un peu engourdie lorsqu'il parle, alors il fait quelques grimaces avant de reprendre : « Disons que tu m'as fait de l'effet. » Il lui fait un clin d’œil et puis il s'autorise à rire, mais seulement du bout des lèvres pour éviter la rechute tant redoutée. « Enfin, ça, c'était une crise de cataplexie, c'est comme si tes muscles décidaient de faire une pause sans te demander ton avis. C'est assez fulgurant quand ça frappe. Je crois que tu m'as seulement surpris, n'importe qui d'autre aurait juste sursauté, moi... » Il désigne d'un geste leurs deux corps affalés au beau milieu d'une ruelle. « Faut que j'évite les sensations fortes. » Et cette fois son ton se fait amer, parce que c'est la vérité, la cataplexie le frappe lorsqu'il ressent trop fort, et ressentir fort c'est tout ce qu'il souhaite dans la vie. Sa maladie empire ces derniers temps et il sait que c'est à cause des drogues qu'il prend beaucoup trop fréquemment mais, ces drogues, il continue à se convaincre qu'il les prend pour ne pas devenir fou. Faut-il choisir entre un semblant de stabilité mentale et la capacité à entendre une porte claquer sans s'écrouler sur place ? Apparemment, la stabilité, il y est définitivement allergique. Il enregistre l'hésitation du garçon lorsqu'il lui parle de ce qu'il a pu voir, mais il sent qu'il serait un peu brutal de lui demander d'expliquer ce qu'il entend par-là tout de suite. Il préfère le mettre en confiance et voir s'il vaut vraiment la peine de s'intéresser à lui avant de laisser sa curiosité l'emporter.

« Si, t'aurais pu me laisser là sans intervenir, ça arrive. Sûrement parce qu'on me prend pour un ivrogne dans ces cas-là, » il fait avec un sourire en coin. Une fois remis de ses émotions, il libère tout à fait son chevalier servant, se lève et lui tend une main pour l'aider à se redresser. « Atticus, » il fait en réponse à celui qui se présente comme Reid. Ça lui fait penser au roseau et il se demande s'il porte bien son prénom, du genre souple mais solide, celui qui plie mais ne rompt pas, etc. Il lui évitera les citations de Pascal dès le premier soir. « Aller ailleurs ? T'as quelque chose contre les coupe-gorges ? » il plaisante, et puis il se met à avancer vers la sortie de la ruelle en lui faisant signe de l'accompagner. « T'en fais pas, j'ai vraiment pas besoin d'aller à l'hôpital, ni d'appeler quelqu'un. J'ai l'habitude et tant que je me fracasse pas le crâne dans la chute, généralement c'est assez anodin. » Il essaie d'avoir l'air rassurant, puisque Reid a l'air plus chamboulé que lui. Une fois qu'ils arrivent dans la rue passante et bien éclairée, Atticus l'interroge du regard, prêt à lui demander où il lui plairait d'aller, mais avant : « Oh, mais t'es pas obligé de rester non plus, si c'est ce qui t'inquiète. T'as pas à te sentir responsable et je vais bien, vraiment. » Il sait pertinemment qu'il l'a suivi dans l'espoir de l'aborder, parce que ses regards au bar ne lui ont pas échappé, mais il pourrait comprendre que Reid n'ait pas envie de s'embarrasser d'un amant malade. C'est sa chance pour changer d'avis et tourner les talons. Mais puisqu'il ne la saisit pas... « Moi, j'te propose : un truc à manger et on se pose au bord de la fontaine là-bas, sinon y a une cour sympa sur le côté de la cathédrale où j'aime bien entrer par effraction. On peut aussi faire les deux. Mais je préfère te prévenir, si on part pour passer du temps ensemble, j'ai une sale tendance à m'endormir partout. Je vais essayer d'éviter, mais inutile de paniquer si ça arrive, d'accord ? » Il ne se sent pas trop somnolent dans l'immédiat mais souvent ça ne prévient pas.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Mer 30 Aoû - 21:04

Il est perdu Reid, il ne sait pas comment dire ça mieux. L'autre ça a l'air de l'amuser pourtant, comme ci ce n'était rien, mais Reid est putain de perdu ! Sans doute cela lui passe au dessus de la tête, le côté humoristique de la chose, mais il a eut tellement peur aussi... Pour le moment tout ce qu'il ressent c'est du soulagement, celui de voir que sa muse du soir va bien. « J'espère bien, car sinon tu auras ma crise cardiaque sur la conscience ! » Il se détend, sourit un peu tandis que la pression s'envole lentement mais sûrement. Cela fait du bien putain... puis d'un seul coup il y a cette phrase, dite comme ci c'était tout à fait normal mais qui manque de faire s'étrangler Reid. Il lui a fait de l'effet ? Il devient alors terriblement rouge, le genre de chose incapable à cacher sur sa peau trop blanche, avant de secouer la tête en entendant l'autre rire. Il se paye sa tête le bougre mais au moins ça a le mérite de le faire sourire. Il n'a cependant pas vraiment le temps de réagir car ce qui suit... Il lui explique son ténébreux garçon, il lui explique son problème et donc forcément Reid n'en perd pas une miette. Mais surtout il fait tourner les informations, encore et encore, jusqu'à être certain de bien avoir tout compris « Woaw... ça doit pas être drôle à Disneyland... » et là il se maudit Reid, il se maudit d'avoir rien trouvé de mieux qu'une réplique pareille... « Pardon je suis désolé, je dis de la merde sous le coup du choc. » dit-il alors en souriant, se frottant l'arrière du crane. « Cela ne doit en effet pas être facile tous les jours. » et Reid a envie de lui dire qu'il comprend dans un sens, ce que ça fait d'avoir quelque chose qui influe sur sa relation aux autres, même si il se doute bien que cela doit être bien plus dérangeant pour son compagnon, handicapé au quotidien, alors que lui peut vivre normalement, juste désespérément seul.

Mais alors que Reid tente de lui dire qu'il n'a pas fait grand chose, il a envie de s'indigner quand Atticus... joli nom qu'Atticus il trouve... bref, quand Atticus lui dit que si, il a bien fait quelque chose, il ne l'a pas abandonné sur place. « Mais... c'est horrible ! Qui pourrait faire ça ? Puis ivrogne ou pas c'est pareil, on ne laisse pas quelqu'un comme ça... » Cela ne rentre pas dans le code de conduite de Reid, il ne comprend pas... Et il ne s'imagine pas avoir pu laisser une telle créature, aussi belle, seule dans la crasse et l'obscurité. Cela lui paraît tellement... impossible. Et voilà que Reid sourit de nouveau comme un con en le regardant, là, dans cette ruelle à l'éclairage pourtant tristoune. Il est vraiment beau son oiseau blessé... beau lui et son air à la fois fort et fragile, beau avec son humour qui arrache un petit rire discret d'entre ses lèvres « Oh non les coupe-gorges ont leur charme, surtout pour les petits aventuriers en kilt comme moi. Mais je me disais, quitte à choisir, autant aller dans un joli endroit avec un joli... » il rougit et se mord la lèvre inférieur « Enfin t'as compris. » Avant de suivre Atticus, le cœur battant comme celui d'un adolescent après avoir demandé à un premier garçon d'aller à un rendez vous galant. En tout cas il se rassure, il le croit quand il lui dit qu'il n'a pas besoin d'aller à l'hôpital. Pourquoi ? Car il a l'impression de s'entendre quand il dit la même chose aux autres, quand il leur dit que ce n'est pas grave quand son corps devient plus pâle que celui d'un cadavre et que parfois il crache du sang. Il sait que ce n'est rien et pourtant les autres ne sont témoin que d'une chose, le côté dramatique de la scène. Alors il se dit que ça doit être pareil, effrayant à voir mais pas si grave dans la réalité « D'accord. Et je veillerais à toujours te rattraper avant que tu ne touche le sol, ta tête ne risque rien. » Oui... c'est décidément un ado qui drague... mais ce n'est pas grave, il est comme ça Reid et si ça ne fait pas mouche c'est que ça ne fera rien.

Et finalement ils retournent à la civilisation, à la lumière et au monde. D'un coup cela lui manque presque, cette légère intimité qu'ils ont eut pendant quelques instant. Il entend alors la voie d'Atticus et tourne la tête vers lui. Il lève un sourcil puis lui lance un air amusé « Tu sais, je n'étais pas sortit pour vider les poubelles, hein ? Je ne me sens obligé de rien et responsable... bon ça un peu quand même, mais ça me plaît, d'accord ? » Et il lui sourit, en grand, essayant à son tour de le rassurer sur les raisons de sa présence. Il n'y a pas de pitié dans ses actions, juste beaucoup d'intérêt à son encontre. Si cela n'avait pas été le cas, il ne serait en effet pas sortit du bar en premier lieu et toute cette situation n'aurait jamais existé. Et surtout il veut lui faire comprendre qu'il n'a pas peur. Enfin, si, il est inquiet bien sûr car il ne connaît pas encire, mais il n'a pas envie de prendre la fuite, comme quelqu'un devant un produit abîmé car il n'est pas abîmé aux yeux de Reid, il est plus beau encore qu'il ne l'imaginait. Et maintenant il rit « Dis donc ! Tu connais tous les jolis coins du quartier on dirait. Que dois-je en déduire ? Mais oui, ton plan me plaît, je trouve que c'est une excellente idée, effraction comprise ! Et ne t'en fais pas, si tu t'endors je veillerais sur toi jusqu'à ce que tu rouvres les yeux. » Quitte à l'embrasser... comme dans un conte de fée... Même si ce n'est sans doute pas très légale mais il aime l'image au moins ! Ils vont alors se chercher à manger, quelque chose qui permettra de remettre l'équilibre dans leurs corps après l'alcool ingurgité, avant de finalement se décider pour la cour, ce que Reid aime bien il doit avouer pour se retrouver de nouveau en tête à tête avec lui. Et après avoir dû se faufiler sans autorisation Reid ne peut que le reconnaître, un décors digne d'un film « C'est vraiment charmant. Je me demande comment tu as fait pour découvrir un si joli coin. »
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Jeu 31 Aoû - 23:43

C'est difficile de dompter le sourire carnassier qui lui chatouille les lèvres. Reid a l'air troublé comme un adolescent et sûrement pas seulement à cause de la crise dont il vient d'être le témoin, pas seulement le choc quoiqu'il dise. C'est moi qui te fait cet effet-là beau blond ? Et puis il y a son indignation à l'idée qu'on puisse abandonner à son sort quelqu'un de prostré dans la rue, comme s'il n'avait jamais rien vu de tel. Il est tombé sur un idéaliste. Un doux rêveur qui se voile sans doute la face s'il n'a pas remarqué les clochards qu'on préfère contourner au coin des rues en regardant les vitrines d'en face pour pouvoir prétendre ne pas les avoir vus. Il pourrait y aller de son commentaire cynique, peut-être un truc à faire fuir son prétendant, mais il entend un mot qui détourne son attention et lui fait baisser les yeux. Un kilt ? C'est bien la preuve qu'il n'avait pas les yeux en face des trous pour ne pas avoir remarqué ça avant. Mais le fait est que Reid a les jambes à l'air et Atticus ne peut pas s'empêcher de se demander s'il le porte à la façon traditionnelle ou non. Combien d'épaisseur de tissus entre eux quand il avait la tête sur ses genoux ? Que Reid vaille la peine pour plus d'un soir ou pas, il a bien envie de vérifier ça très vite. Ça tombe bien, puisque Reid ne prévoit pas non plus de le lâcher. « Oh, ça te plaît ? On aurait un petit syndrome du sauveur monsieur ? » plaisante Atticus avant d'entraîner Reid dans le premier fast food qu'il repère. Ce n'est pas la gastronomie qui le motive ce soir.

Il finit de grignoter ses frites sur le chemin qui les sépare de la cathédrale et, arrivé face à la grille qu'il a toujours vue fermée — parce qu'il ne s'y est jamais intéressé de jour —, il fourre ses restes à la poubelle pour pouvoir l'escalader les mains libres. La cour est coincée entre un bout de façade de la cathédrale, haute, majestueuse et blanche dans la lumière de la lune, et la grande cour d'un lycée catholique. Il ne sait pas à quel bâtiment elle appartient, seulement qu'elle n'est pas très entretenue et semble ne servir à rien. Ce serait dommage que personne ne lui donne une raison d'exister. Aussitôt dans la cour, il s'installe entre les énormes racines noueuses d'un arbre, le seul qui pousse de leur côté de la grille. Les autres gros chênes qui projettent leurs ombres et leurs feuillages au-dessus d'eux appartiennent à la cour de l'école.

« Content que ça te plaise, c'est sympa oui. Tu l'as dit, je connais tous les jolis coins du quartier. C'est parce que je dors dans la crypte sous la cathédrale. » Et il rit, pas tant de sa blague elle-même que du fait qu'il l'a clairement empruntée à Nemo. « Non, j'aime bien errer dans la ville, je l'ai trouvée par hasard, je sais plus. » La fin de sa phrase, c'est un mensonge mais il ne peut pas lui dire que c'est une fille, ancienne élève du lycée d'à côté, qui la lui a faite découvrir. L'endroit n'est pas aussi secret qu'il essaie de le faire croire à Reid, mais il s'y est déjà rendu à plusieurs reprises, seul et accompagné, et n'a été dérangé qu'une fois. D'ailleurs... « Bon, par contre, entre la cathédrale, l'école et le cimetière pas très loin, il doit y avoir un ou deux gardiens de nuit qui rôdent par là donc vaut mieux pas faire trop de bruit. Mais ça devrait aller, t'as pas l'air d'avoir l'alcool turbulent et moi non plus. » Contrairement à sa conquête de la fameuse fois où ils ont dû fuir le gardien comme des gosses.

Il lâche un soupir de contentement et s'adossant à l'arbre et regarde Reid, de ses cheveux si clairs qu'ils brillent presque dans le noir à ses rangers, en passant avec bien trop d'insistance sur le kilt qui l'intrigue tant. « Tu fais quoi dans la vie, tu lances des troncs ? Non, sérieusement, laisse-moi deviner. Infirmier, interne ? » Il le voit bien dans le domaine de la médecine, parce qu'il a fait allusion à ce qu'il a vu en comparaison à sa cataplexie, parce qu'il a un faible pour le fait d'aider les gens, parce qu'un médecin en kilt ça lui donnerait envie d'aller à l'hôpital plus souvent, mais il a l'air trop jeune pour être déjà médecin.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Dim 17 Sep - 18:19

Il trouve ça beau dans un sens Reid, que l'homme qui lui plaît lui soit tombé dans les bras. Bien sûr ce n'était pas beau sur le moment, c'était pas romantique... c'était juste terrifiant. Mais maintenant que la crise est passé, qu'il va bien, que Reid aussi et que tout va pour le mieux dans le plus parfait des mondes... il ne peut s'empêcher d'y voir un petit côté poétique, romantique dans cette rencontre incongrue où le beau ténébreux aurait presque pu finir réveillé par le baiser d'une princesse blonde si on ré-imaginait quelque peu les faits. Alors si ça lui plait de prendre soin de son beau prince nocturne maintenant ? Bien sûr que ça lui plaît ! Au point de le faire sourire en entendant la remarque d'Atticus « On peut dire ça ! Pour une fois que ce n'est pas moi qu'il faut sauver. » et il rit Reid, avec toute la timidité qui le caractérise. Car oui, d'habitude ces lui le damoiseau en détresse. Alors forcément, que les rôles s'inversent pour une fois... et puis il lui plaît, il lui plaît terriblement son brun donc forcément ça aide.

Mais les deux ne restent pas là, il décide de s'en aller, de visiter de nouvelles contrées un peu plus fabuleuse que celle de leur première mésaventure, prenant victuailles et autres en passant. Après tout Atticus, Si Reid décidait en effet de rester, lui avait promis de lui montrer les plus beaux endroits du coin et ça c'était quelque chose qu'il espérait bien voir réalisé. Bien qu'en réalité... il se fiche bien d'où il peut être... il se doute bien que ce sera beau mais ce n'est que secondaire, secondaire à côté de passer un peu de temps avec lui, plus encore du temps seul en tête à tête, sans personne pour les épier tandis qu'ils apprennent lentement à se connaître. Décidément Reid ne s'est pas trompé en jetant son dévolu sur ce garçon ! Car ce garçon... il est un peu comme lui, il est un peu à part, dans un monde où la drague ne se limite pas à quelques mots doux, un baiser et un coup rapide dans une ruelle. Non, il a l'air d'aimer autant que lui de créer une certaine atmosphère, créer un contact un peu unique avant, d'en effet, de commencer ce ballet de séduction si caractéristique à ce genre de rencontre. Et Atticus lui présente vraiment un pays de merveilles, non pas à la Alice mais avec cette beauté à la fois sombre et magnifique que seul ce genre de lieu peut offrir. Il regarde Reid, comme l'artiste qu'il est, avec des yeux plein d'étoiles, imaginant milles histoires qui ont pu se dérouler ici, mettant en scène des personnages imaginaires et fantastique, avant de se tourner devant sa créature fantastique, son si charmant compagnon nocturne qu'il rejoint rapidement au pied de cette arbres aux immenses racines.

Et il est totalement sous son charme ! Charme de cet arbre magnifique bien sûr mais surtout il est sous le charme de son inconnu croisé Belle au Bois Dormant qui a cet humour qui rentre totalement dans ce qu'il aime « Oh, quel dommage ! Je commençais à aimer l'image du sombre et beau chevalier qui, une fois la nuit passer, s'abrite du monde extérieur dans sa crypte aménagée. Protégé de la douleur, protégé du temps. » Et il lui sourit, sourit avec toute la douceur du monde avant de regarder de nouveau le parc « En tout cas, c'est vraiment un joli hasard alors, j'aimerais en faire plus souvent des trouvailles de ce genre même si... » il se tourne de nouveau vers Atticus et rougit « Je n'ai pas à me plaindre ce soir. » Vraiment pas à se plaindre. Cette rencontre... est juste l'un de plus beau hasard qu'il lui ait été donné de vivre ces derniers temps. Alors oui, il ne connaissait peut être pas de si joli endroit avant, mais il le découvre en la plus belle des compagnies. Et un nouveau rire s'échappe de ses lèvres quand Atticus le préviens des risque de se faire surprendre « Ne t'en fais pas, je serais des plus silencieux. Ce serait bête d'avorter cette soirée. » Il ne tente même plus d'être subtile Reid, il est juste bien alors il dit les choses comme il sont. Il donnerait tout pour pouvoir contrôler le temps et suspendre ce moment aussi longtemps que possible. Et il rit de nouveau quand son camarade tente de deviner ce qu'il fait dans la vie « Lancer des troncs ? Avec mes petits bras ? J'ai peut être la carrure mais la force pas vraiment ! » Quoique... avec les matériaux qu'il manipule, lancer des troncs doit bien lui être possible « Non, je ne suis rien de tout ça. Je suis étudiant en art, sculpteur. J'espère bien en vivre plus tard, si les gens décident que j'ai le talent nécessaire pour marquer les esprits. Sinon je finirais SDF avec mes cailloux. » et encore un rire qui s'échappe de ses jolies lèvres avant de se concentrer de nouveau sur le brun « Pourquoi tu pensais que j'étais dans le domaine médicale ? » car oui, il a bien remarqué ce détail dans ces propositions et qu'il trouve cela amusant qu'il ait remarqué que, dans un sens, il y est lié. « Et toi que fais tu ? Laisse moi deviner... Mmmmh... poète nocturne aux thèmes sombres mais dont le fond est toujours lumineux ? Vivant au jour le jour et progressant dans la vie en marquant si fort chaque personne qu'il croise qu'ils se montre tous généreux envers toi ? » Et il sourit... car il trouve que ça lui va bien, même si il sait qu'il raconte là quelque chose d'irréel.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Mar 26 Sep - 19:27

Il lâche un petit rire amusé. « Un chevalier ? Je pensais vampire, je suis d'un banal. » Par contre le grand décoloré a décidément l'air d'un rêveur invétéré, peut-être même un peu poète. Un médecin poète, pourquoi pas ? Atticus est bien un thanatopracteur poète, entre autres choses. Il est facile à faire rougir, Reid, et à faire rire aussi. Ce n'est pas le genre de facilité qui ennuie Atticus pourtant, plutôt le genre qui le flatte et qui lui donne envie d'aller plus loin, de creuser encore pour voir tout ce qu'il serait capable de provoquer chez lui. Et puis il a un rire d'enfant, de ces rires qui font pétiller les yeux et illuminent le visage entier, de ces rires dont on pourrait écouter la musique longtemps sans se lasser. Il ne sait pas d'où ça vient, Atticus, cette impression d'une authenticité brute chez Reid, d'une candeur qui lui reste jusque dans le jeu de séduction. Atticus, il est incapable d'être aussi entier, il doit toujours se draper d'un peu de fausseté, il ne se débarrasse jamais de sa duplicité, il aime trop entretenir ce mystère en toc qu'il fait planer autour de lui. Elle est tout sauf innocente la pensée qui lui traverse l'esprit quand Reid lui promet d'être silencieux. Silencieux quand quoi ? Silencieux quand je m'aventurerai sous ton kilt ? Ce n'est sûrement pas ce que Reid avait à l'esprit, non. Il faut vraiment qu'il calme ses ardeurs. Ils savent déjà tous les deux ce qu'ils veulent et ils savent qu'ils l'obtiendront, le temps ne presse pas.

Il se sent moins comme un imposteur tout à coup, quand Reid lui dit ce qu'il fait dans la vie. Il se sent moins comme un imposteur parce qu'il sent son cœur s'affoler comme celui d'un adolescent qui se sent tomber amoureux pour la première fois. Ce n'est pas la première fois bien sûr mais ça fait longtemps qu'il n'a pas connu cette sensation. Il y a bien Ronnie mais c'est différent, c'était moins soudain, plus insidieux. Non, ça, le cœur qui frémit, le foudroiement, ça ne lui est pas arrivé depuis Hannah. Il n'est pas poète alors mais il est bien artiste, ses mains ne composent pas de vers mais elles transforment la matière. Ça lui va bien aussi. Pourquoi la médecine ? Atticus hausse les épaules. « Je te voyais bien travailler avec du vivant. Je sais pas si t'as des talents de Pygmalion mais y a quelque chose de l'ordre de la création et donc de la vie dans ce que tu fais, tu vois j'étais pas si loin. » Il termine sur un clin d’œil. Il aime bien s'écouter Atticus mais il a du mal à se prendre au sérieux. Comme d'habitude il est juste doué pour se donner l'air intéressant quand il sort des inepties.

Ses sourcils se haussent quand Reid y va de son hypothèse quant à ses occupations. « Tu tapes un peu plus dans le mille que moi, je dois l'admettre. » Tu parles qu'il entretient le mystère. « Pour le lumineux faudra t'adresser à quelqu'un d'autre que moi par contre, » il précise avec un sourire las. « Si j'en donne l'impression c'est parce que je suis comme la lune, je me contente de réfléchir la lumière du soleil. C'est ta faute quoi. » N'empêche qu'il est doué pour la drague façon poète à deux balles. La vérité c'est qu'il l'absorbe, la lumière des autres, il l'absorbe jusqu'à les épuiser et même si Reid en est aussi chargé que le soleil, il serait sans doute capable de l'éteindre à la longue. Atticus est un trou noir, il le sait depuis longtemps. Le seul qu'il peut garder dans sa vie c'est Nemo parce qu'il est de la même espèce que lui et qu'ils n'arrivent pas à s'entre-dévorer. Alors oui, la vie des gens, il lui arrive de la marquer à l'encre indélébile, mais il prend bien plus que ce qu'on lui donne, Atticus. Il pivote un peu contre le large tronc pour se rapprocher de Reid et mieux lui faire face, une jambe repliée contre lui, l'autre qu'il étend de façon à la faire passer sous les deux jambes de l'autre qui forment un pont. Il se demande à quel point Reid sera généreux, il se demande ce qu'il pourra lui prendre qu'il ne lui aura pas déjà offert sur un plateau. Il approche une main un peu trop froide malgré la tiédeur de la nuit et caresse sa mâchoire du dos de l'index. C'est vrai qu'ils ont tout leur temps, c'est vrai que rien ne presse, mais il a le cœur impatient Atticus, ce cœur qui tambourine encore pour lui rappeler qu'il est vivant, et il n'a pas envie d'attendre, il n'a pas envie de laisser le temps lui filer entre les doigts. À quoi ça sert d'attendre ? C'est juste laisser une chance de plus à la mort de venir les cueillir avant d'avoir joui de la vie. Ou de lui. Il lui relève un peu le menton et vient embrasser doucement ses lèvres, luttant contre le monstre avide qui commence déjà à gronder à l'intérieur tant il en veut plus, plus vite, tout de suite, tout de suite.
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MessageSujet: Re: Please wake up ! [Atticus]   Ven 13 Oct - 13:29

« Un vampire ? C'est aussi intéressant ! » Qu'il répond Reid avec un sourire. Après tout... cela reste très romanesque ! Romanesque tant que l'on ne se laisse pas avoir par les horreurs faites à notre génération sur les vampires. Et puis c'est intéressant car le vampire il... car oui, il n'est pas juste un enfant de cœur le beau Reid ! Mais ce ne sont que des pensées, des pensées idiotes qui le font rire plus qu'autre chose car c'est une chose qu'il aime par dessus tout Reid, le fait de rire. Car en riant tout le reste paraît plus léger et quand tout est léger alors on peut profiter de la vie, qu'importe ses emmerdes. Et ce dont il veut particulièrement profiter pour le coup Reid, c'est de ce merveilleux moment, ce moment tout à fait improbable, le genre que les gens ne croiraient pas si il devait le raconter et dont sa seule satisfaction serait de savoir qu'il l'a réellement vécu. Et ça lui va en soit Reid, ça lui va d'être le seul à y croire car quand les autres s'enferme dans un monde morne et froid, lui il peut vivre les plus belles des aventures ! Et une aventure... il sait que ce sera en effet le cas, ceci dans un sens ou dans un autre, il n'est pas dupe ! Mais encore une fois il n'est pas si sage et au fond il en crève d'envie. Mais Reid oblige, il n'aime pas les approches direct, il aime la poésie et la magie du moment plus que la précipitation d'une étreinte provoqué par l'unique attraction physique et sexuelle. En clair il veut l'aimer cet inconnu nocturne Reid, il veut l'aimer même si ce n'est que l'espace d'une nuit, il veut vraiment sentir son cœur battre en se perdant dans ses yeux magnifiques.

Et il sent que ça peut arriver, que c'est possible. Il sait même que cela va arriver, il n'a aucun doute là dessus. Car son sombre chevalier, son rôdeur nocturne... il est absolument tout ce qu'il aime Reid. Il dégage une beauté et une douceur aussi bien intérieure qu'extérieure, il est le genre de créature improbable dont il aimerait faire un millier de statues et il sait que déjà il va hanter ses songes pour bien des nuits à répéter cette rencontre encore et encore. Le sujet de l'artiste vient d'ailleurs sur le tapis quand, au détours d'une conversation, Atticus lui demande ce qu'il fait, ayant été associé à la médecine par ce dernier ce qui, en soit le fait beaucoup sourire étant donné son lien avec le médicale. Il est alors comparé à Pygmalion et son sourire s'élargit tout comme ses joues se teintes à nouveau « Hahaha, on va dire que ce n'est pas si loin oui ! Cela dit cela ne m'empêche pas de travailler avec du vivant parfois... mon inspiration je la puise des gens et si c'est la matière que je modèle, c'est la vie qui façonne mes idées. Ce que j'aime, c'est capturer l'essence des êtres les plus merveilleux qui croise mon chemin dans mes statues. » qu'il dit alors avec des étoiles plein les yeux, qu'il dit surtout en ne pouvant décrocher son regard du brun qui, clairement, est un des êtres merveilleux qu'il vient de mentionner et dont il aimerait découvrir chacun des courbes, les explorer de ses mains, les graver dans son esprit afin de pouvoir en donner le rendu le plus merveilleux qui soit. Mais bien que confiant, il n'en est pas encore à lui demander cela. Surtout qu'au vu de leurs échanges et de cette étincelle qu'il peut capter dans ses yeux... il sent bien que durant cette nuit il n'aura même pas besoin de demander.

Mais pour le moment le jeu continu et c'est à Reid de tenter de deviner les activités de son beau chevalier noir. Et un petit air de fierté ne peut s'empêcher d'apparaître sur son visage quand le bouclé lui dit qu'il a tapé dans le mille. Bien sûr il ne sait pas si il dit ça pour lui faire plaisir, si il est réellement poète et vagabonds ou si il cache, même à lui même, ses réelles activités, mais il est fier quand même, fier car ça à l'air de lui plaire et ça lui plaît à lui aussi. Il a l'impression, pour le coup, de rencontrer en chair et en os l'expression de son fantasme, de celui du rêveur souhaitant rencontré l'improbable et il rit, rougissant terriblement, à la remarque de son camarade nocturne qui certes se dénigre mais en profite pour lui faire un merveilleux compliment « Serais-je donc ton soleil ô toi ma lune ? » Lui qui s'est toujours comparé à une fleur mourante recherchant en permanence ses rayons, s'imaginer comme étant le soleil lui même lui fait chaud au cœur. Et l'idée qu'Atticus puisse être sa lune... cela a toujours été une belle histoire que celle de la lune et du soleil. Puis il y a ce contact, cette caresse. Il y a le cœur de Reid qui s'affole alors qu'il sent les doigts glacées de la lune caresser sa peau chaude des émotions qu'il créé en lui. Et enfin il y a ce baiser, un baiser dont il a rêvé bien plus qu'il ne lui serait permis de l'admettre et dont il profite avidement. Il y a son corps qui pivote pour lui faire un petit peu plus face, sa position qui ressemble à celle d'une écolière en jupe en faisant attention à garder les genoux légèrement relevés pour ne pas écraser de trop la jambe d'Atticus et surtout il y a ses mains qui viennent se perdre dans les cheveux de celui que, ce soir, il aime plus que tout au monde.
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