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 behind closed doors (asher)

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Syndrome de Stockholm

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MessageSujet: behind closed doors (asher)   Sam 27 Mai - 18:24

Kim ? Il faudrait que vous partiez, j'attends du monde.
C'est la voix douce de Mme Abberline qui s'élève dans mon dos. Je me redresse, éponge à la main et fait volte face pour la regarder. Elle me sourit, dans l'encadrement de la porte. Elle me fait de la peine. Avec ses yeux éteints et ses anti-dépresseurs dont elle se gave. Je hoche la tête, silencieuse, juste pour lui signifier que l'information est passée et que je vais déguerpir rapidement. Elle ne sait pas elle, ce que ça signifie pour moi de partir 20 minutes plus tôt. Ces 20 minutes de liberté qui s'ouvrent à moi. Ces 20 minutes d'un bonheur éphémère, qui a peine savouré deviendra déjà un lointain souvenir qu'il me sera préférable d'oublier. Pour éviter de péter les plombs face à la frustration terrible qu'il laissera derrière lui. Je retire mes gants et range mes affaires, toujours aussi silencieuse. J'ai appris à ne pas me faire remarquer dans ce boulot. Parce que c'est ce qu'on attend de moi finalement. Être une sorte de fantôme qui évolue dans l'ombre, juste là pour dépoussiérer les meubles et effectuer toutes les tâches qu'on exigera de moi. Ça me convient. Parce que je sais que je pourrais être au night club, avec les autres filles. Celles qui se déhanchent, celles qu'on échange pour une nuit contre un peu de fric. Et j'ai de la chance d'évoluer loin de cet aspect du gang. A l'abri finalement. Enfin, en quelque sorte. Mes yeux qui se baissent sur mes avant-bras dévoilés et encore teintés de bleus. Foutu Bran. Je la salue brièvement en partant et son sourire tout cassé me serre le cœur. Son mari est un sacré con et ça me révolte de voir qu'elle le laisse faire. Qu'elle ne s'enfuit pas, alors qu'elle pourrait. Peut-être qu'elle ne peut pas, en fait. Peut-être que la prison psychologique dans la quelle elle est coincée ne lui laisse aucune échappatoire. Qu'importe. A chacun ses problèmes. Je referme la porte derrière moi et emprunte l'escalier, commençant à descendre. Qu'est-ce que je vais faire de ces 20 minutes de gagné ? Je ralentis et finis par m'arrêter, avant de relever la tête pour regarder le haut de la cage d'escalier. J'hésite quelques secondes avant de faire demi-tour et de monter les marches à vive allure, poussée par une impatience semblable à celle d'une gamine au matin de Noël. Lorsque j'atteins le dernier étage, un peu à bout de souffle, mes yeux parcourent la petite affiche sur la porte qui mène au toit. Un gros sens interdit avec quelques mots en-dessous, et je ne les comprend pas tous. Pour autant, je sais bien ce que signifie cet avertissement. Je fais la moue, regarde à gauche, à droite. J'ai déjà désobéis à un gang composé d'énervés de la gâchette, alors ce n'est pas un foutu panneau qui va me décourager. Déterminée, je pousse la porte et m'avance sur le toit. Aussitôt, un courant d'air revigorant vient glisser sur mon visage et je ferme les yeux une seconde en soufflant. Je m'approche rapidement du bord, un sourire tranquille sur les lèvres, subjuguée par la vue qui s'étale devant moi. Le ciel un peu gris mais le soleil qui passe à travers, éclairant la ville d'une façon une peu irréelle. Je pose mes coudes sur le rebord et cale ma tête dans mes paumes de mains, détendue. Je me laisse porter par le calme de l'instant, sereine. Oubliant un peu tout autour de moi. Jusqu'à m'oublier moi-même. Oublier la côte encore douloureuse sous ma chaire. Oublier ma lèvre encore fendue, ma joue encore égratignée par la fureur de Bran. J'oublie tout. Lovée dans une bulle hors du temps. Tout est si calme. Il y a juste le murmure de la ville en fond. Et ça a quelque chose de rassurant. Toute cette vie qui grouille, là, juste en bas. Et moi qui domine tout ça. Loin d'eux, loin de tout. Et j'aimerais que cet instant s'éternise. Indéfiniment. Les minutes qui s'écoulent sans que je ne les vois passer. Le ciel qui s'assombrit sans que je ne le remarque. Les yeux rivés sur l'océan au loin. Cet océan qui me fait envie depuis notre arrivée ici. Et puis soudain, la porte qui claque et qui me fait sursauter. Je me redresse et me tourne, le cœur battant, inquiète. Il est quelle heure ? Est-ce que j'ai trop tardé ? Est-ce qu'on a déjà remarqué mon absence ? Est-ce que c'est Bran qui m'a retrouvée ? Mais mon regard tombe sur la silhouette d'un grand brun, qui m'est parfaitement inconnu. Alors je me désintéresse de lui, sans un mot, sans un regard de plus. Mais sa présence me gêne. Il a percé ma bulle et je ne parviens plus à être tranquille. Je sors mon téléphone et constate malheureusement que les 20 minutes sont déjà passées. Il est temps pour moi de rentrer. Je me dirige vers la porte, le pas rapide et léger, toujours sans regarder l'étranger. Mais en arrivant devant la porte, je bug. Mon regard qui va et qui vient à la recherche de la poignée : rien. Une simple serrure et le reste est une foutue surface plane.
Qu'est-ce que... ?
Je ne comprends pas. Mes mains qui viennent finalement se poser sur la porte, essayant de l'ouvrir tant bien que mal. Mais cette dernière ne bouge pas d'un centimètre.
Non, non, non...
Et je commence déjà à m'affoler. Je ferme les yeux, souffle un instant. C'est rien Lim, c'est rien. Et je comprends mieux maintenant le petit panneau d'avertissement. Mais rien n'est perdu. Je me tourne vers l'homme. Il est peut-être de l'immeuble. Il a peut-être la clé. Je l'interpelle vivement.
Hey ! Vous avez les clés ?
Je darde sur lui mes prunelles d'acier. Je n'ai pas de temps à perdre. Mon bus ne va pas tarder à passer et il ne faut pas que je le rate. Parce que si je suis en retard et que Bran appelle Mme Abberline pour essayer de savoir pourquoi, je suis mal. Très mal. Je me tends, ma main qui se crispe sur la porte. Et puis, j'entends le grondement de l'orage au loin. Je tourne la tête vers le ciel et fronce les sourcils. C'est pas le moment toi. Mais visiblement, lui est d'un autre avis. Je fronce le nez lorsqu'une goutte de pluie se prend dans mes cils. Je l'essuie rapidement et fusille les nuages du regard. On a dit que ce n'était pas le moment putain.
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MessageSujet: Re: behind closed doors (asher)   Lun 29 Mai - 19:59



Lim & Asher
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Il a jamais su résister à une interdiction. Ça a commencé tout petit, quand la transgression filtrait à travers les paroles trop sages de l’enfant bien élevé qu’il était, quand il avait souvent eu envie d’envoyer paître sa gouvernante au lieu de lui obéir mais qu’il l’avait toujours fait comprendre de manière subtile, délicate, de manière à ce qu’on ne puisse absolument pas le lui reprocher. Il avait mangé ce scone parce qu’il était tombé par terre, il avait renversé le vase parce qu’il ne l’avait pas vu, il avait fait tomber Maxine parce que son pied trainait malencontreusement dans le passage. Tu parles du petit ange. La vérité, c’est qu’y a quelque chose qui bout dans son cœur quand il fait quelque chose qui n’est pas permis, quand il dit des mots qui dépassent sa pensée, quand il se retrouve dans l’action, sous le feu. Il est bête, Asher, parce qu’il applique toujours ça à trente piges passées, l’envie de tout foutre en l’air, l’envie de cramer des bouts de monde mais de jamais totalement y foutre le feu, le rebelle en apparences mais pas en actes, jamais. Putain d’impuissance et de manque de couilles, très certainement. S’il n’avait pas été élevé avec les grands principes de ses parents, il aurait certainement pu crever l’univers, Asher, y coller un gros trou avec son Colt jusqu’à ce qu’il saigne ses étoiles. Il a l’envie, en tout cas. L’envie de tout faire péter, de mettre un bordel monstre dans la vie de ceux qui l’entourent, comme le font les mauvaises personnes qui se prennent pour des saintes, comme le font les enfoirés qu’il passe tellement de temps à traquer, sans se rendre compte qu’y en a peut-être un caché derrière son miroir. C’est comme ça depuis Elena. Comme ça depuis qu’elle a marqué sa vie au fer rouge mais qu’elle s’est barrée, c’est comme ça depuis qu’il n’a pas essayé de la retenir, c’est comme ça depuis qu’il déteste celui qu’il est devenu, celui qu’il a toujours été. C’est con, hein, de détruire son monde juste pour une peine de cœur, de tout envoyer balader juste parce qu’on a trop mal pour assumer ? C’est pas comme s’il avait pléthore de trucs à se reprocher. C’est pas comme si ça tournait dans sa tête H24, même quand il sort du commissariat et aperçoit un vol à la tire à quelques mètres de lui. « Putain », réflexe automatique de la personne qui a pris l’habitude de ne plus trop réfléchir, de laisser ses pattes la guider là où elles le voudront bien. Il rentre dans un immeuble, Asher suit. Il a plus son uniforme, donc sa légitimité est pas terrible, et il se rend compte en cours de route qu’il a laissé son flingue au poste. Merde, c’est trop tard de toute façon. Il sprinte dans l’entrée, jusqu’aux escaliers. Il sait pas exactement où est parti le mec, parce qu’il l’a lâché des yeux une seconde et qu’il n’a pas fait l’effort d’évaluer les options, de comprendre ce qu’il aurait pu faire. Même sa logique l’a lâché, depuis Lena. Elle a vraiment tout détruit, putain. Tant pis, loupé pour loupé, il montre les étages d’une foulée athlétique, jusqu’à arriver à la porte, au symbole dessus, au petit réservé au personnel. De retour au commencement. Vous vous souvenez quand je vous ai dit qu’il n’a jamais su résister à une interdiction ? Une porte avec un sens interdit n’échappe pas à la règle, et y a quelque chose qui lui souffle, dans son esprit, que c’est la planque idéal pour un voleur. Il ne se pose pas trop de questions, donc, quand il ouvre la porte et atterrit sur le toit, à quelques dizaines de mètres du sol. Et y a ses yeux qui cherchent partout, qu’il vont de droite à gauche, qui voit seulement une gamine qu’il ne prend pas la peine de détailler. Trop tard.

Y a un soupir énervé qui s’échappe de ses lèvres alors qu’il attrape une cigarette dans sa poche, la plante au coin de sa bouche avant de l’allumer au bout de deux coups de briquet. Tant qu’à être là, autant rester un peu, autant retarder la redescente dans la rue, là où la vie continue son cours, là où tout est gris, sans intérêt, merdique. Il a dérangé la gamine, apparemment, parce qu’elle va pour partir alors que lui vient d’arriver. Il hausse les épaules, s’en désintéresse, il a même pas vu qu’elle a le corps constellé d’ecchymoses, le visage blessé à plusieurs endroits. A croire qu’il est immunisé. Y a eu Eanna, y a eu Jael. Quelqu’un dont il se foutait, quelqu’un qui représente toute sa vie. Savannah semble être l’endroit parfait pour exercer librement toutes les violences domestiques possibles et imaginables, faut croire. Ville de tarés, une pensée qui s’insinue presque dans son souffle alors qu’il se rapproche du bord, l’appel du vide grondant au fond de ses tripes, rapidement interrompu par la gamine qui s’énerve sur la petite porte métallique et qui l’interpelle. Putain, il a une tête à faire partie du personnel, à avoir une clé sur lui ? « Non », réponse brève et froide, alors qu’il reporte son attention sur la rue, visiblement pas conscient de la gravité de la situation. Jusqu’au ciel qui commence à gronder et aux premières gouttes de pluie. « Putain », il souffle, se tourne vers l’inconnue. Faut tout faire soi-même ici, c’est ça ? Sauver les gosses, arrêter les méchants, ouvrir des portes ? Servir le thé pendant qu’on y est ? Il la rejoint en quelques enjambées, observe un instant la porte sans poignée. Evidemment, fallait que ça tombe sur lui. Sur eux. Il sait pas si la petite a l’habitude d’avoir la guigne mais sur son référentiel, c’est pas plus surprenant que ce qu’il lui arrive au quotidien. « Merde. Merde merde MERDE. » On dirait un singe qui s’énerve sur un truc qu’il comprend pas, et son pied vient automatiquement shooter contre le fer qui émet un tintement retentissant. Très efficace, Asher. « Bon », il dit en essuyant une goutte de son front. Et voilà l’orage qu’ils sont sur le point de se prendre sur la gueule. « C’est génial. Parfait. Merveilleuse conclusion d’une journée exceptionnelle. » Il parle tout seul, fait demi-tour, laisse totalement tomber l’idée d’ouvrir la porte. Il tâtonne rapidement sa poche, s’aperçoit qu’il a laissé son téléphone à son bureau. Foutu pour foutu, il s’éloigne de nouveau et s’assied au bord du toit, les jambes se balançant au-dessus du vide.

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MessageSujet: Re: behind closed doors (asher)   Mer 7 Juin - 12:18

Non.
C'est lâché froidement, comme si je le dérangeais. Et j'ai envie de lui faire remarquer que c'est lui qui est venu me déranger dans ma trêve. J'ai aussi envie de lui dire qu'il a tort de me snober comme ça, parce qu'il se retrouve donc dans la même galère que moi. Mais je ne dis rien. Préférant lui laisser découvrir ça tout seul et me délecter de l'expression qu'il aura à ce moment, lorsqu'il se retrouvera comme un con devant une porte qui refuse de s'ouvrir. En attendant, je ne parviens pas à me calmer. La nervosité qui grimpe en flèche alors que je réalise que je suis vraiment mal. Je continue d'essayer d'ouvrir la porte, gardant un espoir stupide qu'elle finisse par céder. Pour je ne sais quelle raison, par je ne sais quel miracle. Mais là, vraiment, je ne serai pas contre un miracle. Je sors mon téléphone et j'hésite une seconde à appeler Bran. Mais je me ravise vite : c'est une très mauvaise idée. Surtout que s'il me retrouve enfermé sur un toit avec un inconnu, je sais très bien comment il va réagir. Ce qu'il va penser, s'imaginer. J'ai bien vu ce que ça avait donné chez Woody. Et je ne veux pas revivre ça. Je passe mes doigts dans mes cheveux, agitée, frustrée. Je me tourne à nouveau vers l'homme, avec l'intention de retourner le voir pour lui dire d'appeler quelqu'un pour qu'on vienne nous ouvrir. Mais il me devance alors que la météo commence à se jouer de nous. Il râle et finit par faire demi-tour pour s'approcher de la porte. Je recule d'un pas, croise les bras et l'observe avec un petit sourire mesquin, pour admirer son échec.
Merde. Merde merde MERDE.
Je darde mes prunelles sur lui, salement moqueuse. Ce n'est pourtant pas le moment, mais c'est plus fort que moi. Il finit par refiler un coup de pied contre la porte et je me tends aussitôt, le fusillant du regard.
Elle ne s'ouvrira pas mieux en se faisant agresser.
La voix froide, tempérée. Je lève les yeux au ciel et me décale en décroisant mes bras et en soufflant. Si en plus je suis tombée sur un nerveux impatient, ça va être vraiment un mauvais moment.
C’est génial. Parfait. Merveilleuse conclusion d’une journée exceptionnelle.
Je souffle une seconde fois. Je crois que je préfère encore qu'il cogne la porte plutôt qu'il se mette à se lamenter. J'ai autre chose à faire que d'écouter les plaintes d'un inconnu. Je serre les dents et ferme les yeux une seconde, pivotant pour lui tourner le dos afin de me calmer. J'hésite une seconde et finit par prendre mon téléphone pour appeler Ipo. Elle est peut-être pas loin. Elle pourra peut-être venir me libérer rapidement. Ça sonne dans le vide et je finis par tomber sur le répondeur. Je retiens un gémissement de frustration.
Ipo, je.. Rappelle moi vite, c'est urgent ok ? Rappelle moi. Vite.
Je raccroche, supprime l'appel de mon journal d'appel pour ne pas que Bran le voit si jamais lui venait l'idée de vérifier, comme il le fait souvent et je range le téléphone dans ma poche. En me retournant, je vois que le brun est allé s'asseoir sur le rebord. Il est sérieux ? Je me fâche et la pluie qui commence à tomber de plus en plus abondamment n'aide pas à me calmer. Sans parler de l'orage qui gronde au loin, les nuages noirs qui viennent dans notre direction. Je m'approche de l'inconnu rapidement, impatiente et l'interpelle fermement.
Hey, vous êtes sérieux là ? Vous.. Vous allez rester là et attendre que la porte s'ouvre toute seule ?!
J'écarte les bras, sidérée, énervée. Ma voix est un tantinet agressive. Je pointe la porte du doigt, comme pour le motiver à se bouger et à y retourner.
Puisque vous avez l'air d'aimer cogner contre, allez y, défoulez-vous, le bruit finira peut-être par attirer l'attention de quelqu'un.
Je pourrais le faire moi. Mais ce n'est pas mon truc les effusions. La simple idée de me mettre à taper contre et à appeler à l'aide me refroidis et me crispe. Je passe mes mains sur mon visage puis dans mes cheveux, les tirant vers l'arrière, alors que la pluie commence à sérieusement les tremper. Je commence déjà à avoir froid et je refuse de rester là à me prendre un orage en pleine figure sans rien faire. Me faisant pressante, je reprends de plus belle.
Ou téléphonez à quelqu'un ! Mais n'restez pas comme ça à rien faire.
Il doit bien avoir des amis, des collègues, de la famille, quelque chose. Je souffle, nerveuse, posant sur lui mon regard devenu ombrageux. Avec tout ce stress je m'embrouille un peu dans les mots que j'utilise, mon accent laotien repointant le bout de son nez malgré mes efforts. Mais je n'y fais pas vraiment attention. Je suis focalisée sur le fait de trouver une solution pour sortir au plus vite. Vraiment très vite.
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MessageSujet: Re: behind closed doors (asher)   Hier à 21:25



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Il ne peut pas dire qu’il est vraiment contrarié, Asher. Indifférent serait le terme le plus approprié. Il s’en fout un peu de cette porte sans poignée, de cette gamine qui se fout de lui, qui relève ses sautes d’humeur. Il s’en fout mais d’un autre côté, ça rajoute une goutte d’eau au vase de sa journée de merde, ça rajoute une épine à son pied déjà bien estropié, déjà trop éraflé. Il aspire sur sa cigarette, écoute la nana appeler quelqu’un, lui laisser un message. Elle n’a pas l’air ultra dégourdie, franchement. S’il avait eu son téléphone, il aurait essayé tous les numéros de son répertoire jusqu’à tomber sur quelqu’un de disponible. D’ailleurs, c’est ça qui est un peu con à l’heure actuelle. Avec tous ces gadgets, plus personne ne connait le numéro de personne. Même si elle lui filait son téléphone, il serait bien incapable de contacter qui que ce soit. A part ses parents, à New York. Ils seraient ravis de savoir qu’il est coincé sur un toit, s’enquerraient même de savoir s’il envisage de sauter. Y a ses yeux qui dérivent vers le vide, maintenant, c’est malin. Bien sûr qu’il a envie de sauter. Bien sûr que ça lui crève les poumons, le cerveau et le cœur, bien sûr qu’il y a un truc qui semble murmurer son prénom, en contrebas. Il ne peut pas dire que l’idée ne lui a jamais effleuré les pensées, qu’il n’a jamais songé une seule seconde à faire une dégringolade d’une centaine de mètres pour s’exploser la tête sur le bitume. Il ne peut pas non plus dire qu’il n’y pense pas aujourd’hui. C’est un sentiment bizarre, en réalité, celui de vouloir sauter et d’avoir envie de s’accrocher au rebord, tout ça à la fois. Il aimerait être avec Caïn, là, maintenant, être avec Caïn et s’accrocher à son regard pour ne pas le baisser vers la ville et y voir une porte de sortie.
C’est des grosses gouttes qui tombent maintenant, mais c’est pas pour lui déplaire. Il a l’impression d’être rafraîchi, d’un coup, comme si ses idées redevenaient plus nettes, comme si ses pieds touchaient terre à nouveau. Pourtant, il est toujours assis au-dessus du vide, la clope au coin des lèvres, bientôt trop mouillée pour qu’il puisse encore aspirer son tabac. Il attrape le bâton entre son index et son pouce, le balance dans le vide. Ça tombera peut-être sur la tête d’un passant, il s’en fout, il avait qu’à pas se trouver là. Haussement de sourcils, petit sourire. Pas assez de temps pour profiter de l’idée absurde qu’un mégot puisse s’écraser sur le crâne chauve d’un technicien de surface, y a la gamine qui l’interpelle. Il soupire, ne la regarde pas, pose ses mains de chaque côté de ses cuisses, phalanges blanchies recroquevillées sur le rebord. S’il l’ignore, elle oubliera peut-être qu’il existe. Quoique. Non. Elle continue, elle s’acharne. Elle lui demande s’il va rester là. « Ouais, j’vais rester là », il lâche nonchalamment. Y a la pluie qui tombe de plus en plus fort, le trempe bientôt tout entier. Il passe une main sur son front, dans ses cheveux, le regard toujours fuyant alors que sa compagne d’infortune recommence à se plaindre. A ce train-là, il aurait mieux valu qu’il soit coincé avec Elena Popescu. « J’vais pas cogner contre cette porte, j’ai pas envie de me fatiguer pour rien. » C’est vrai. C’est du métal, ça bougera pas, peu importe l’effort qu’il y mettra. Il va pas se péter les orteils pour faire plaisir à une jolie paire d’yeux. Ça lui a plutôt fait du tort, jusqu’à maintenant, le costume de chevalier servant. S’il pouvait ne pas le revêtir, juste une fois, ça l’arrangerait. Mais elle insiste, encore, et il ne peut pas continuer à l’ignorer. Il pose les yeux sur elle, la détaille, sourit lorsqu’il entend l’accent poindre dans sa voix. Il est pas le seul intrus ici, à ce qu’il voit. « Vous avez un accent », il fait subtilement remarquer, ses intonations britanniques marquant chaque syllabe. Il peut parler, lui, vingt-sept années aux Etats-Unis et toujours infoutu de parler comme les locaux. Il y tient, à sa particularité. Peut-être qu’elle aussi. « Mais pour vous répondre, j’ai pas mon téléphone. Appelez le 911, mes collègues devraient débarquer rapidement. » Il cache même pas qu’il est flic. Folie, stupidité, il ne saurait dire. D’habitude, il essaie de ne pas se faire reconnaitre, surtout quand il se trouve en présence de quelqu’un qui a visiblement des choses à se reprocher. Il tend la main vers elle, prend un air dépité, pressé, aboule ton téléphone et fais pas chier. « Donnez-moi ça », il ordonne, la voix cassée par le tabac qui s’est posé au fond de sa gorge. « J’vais pas appeler les flics si vous l’voulez pas. Promis. » En fait, il a le numéro de Caïn en tête, alors il peut tenter. C’est peut-être une connerie, c’est peut-être pas sage, c’est peut-être pas correct après ce qu’ils ont vécu, mais il s’en fout. Y a qu’une seule personne à qui il fasse une confiance absolue, et c’est lui. Si la petite a peur des flics, il ne va pas lui servir des officiers sur un plateau. Il est pas cruel à ce point, il a un cœur, merde.

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