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 once upon a time ∆ mad

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MessageSujet: once upon a time ∆ mad   Jeu 25 Mai - 18:57

once upon a time



Ça vibre dans sa tête. Le système nerveux en déséquilibre. L'estomac en vrille. Ça lui vient en pleine gueule. Elle a l'haleine de la vodka et le teint de la tequila. Le sang qui bouillonne encore de l'euphorie de la nuit. Elle a pas beaucoup dormi Savage. Elle est encore dans les nuages. Mais là y a le soleil à son zénith qui lui crame les paupières. Fait chier. Elle veut pas s'lever. Elle a les tripes dans la gorge et le feu à l'encéphale. Mais elle sait Savage qu'elle doit se dégager des draps. Se dégager des bras. Elle sent la peau chaude et moite du veinard dans son dos. Le torse parsemé de poil, les pecs musclés et toutes ces conneries qui font mouiller les filles. Elle se marre Savage en y pensant. Et y a des brins de la soirée qui lui reviennent à la mémoire. La musique. Les corps qui s'désarticulent au rythme des basses. Les rires. Les pleures. Le sexe. Les états d'âme. Les joints. L'alcool. Et Savage. Paumée dans l'mirage de l'éthanol. R'ssers-moi un verre. Encore. Savage au centre de la piste. Savage plongée dans l'insouciance. Elle était belle ouais. Elle l'est toujours. Savage elle est d'celles qui t'envoûtent. Et puis qui t'laissent à la déroute. C'est pas malsain non, c'est juste qu'elle s'en fout.

Alors elle soupire la brune. Elle ouvre les yeux sur une chambre en bordel. Des fringues partout. Les siens abandonnés sur le parquet. Elle se libère de la chaleur. Elle se libère de l'étreinte d'une nuit. L'amour d'une nuit. En se relevant elle fait grincer le lit. Mais l'inconnu joue au bel au bois dormant. Ça l'arrange Savage. Elle veut pas faire de discours. Elle veut pas s'emmerder avec la gêne qui suit les coups de reins. Discrètement, Savage remet ses sous-vêtements et puis sa robe. Et comme toujours Savage s'fait la malle. Clope au bec, loin des effluves sentimentales. P'têt' bien qu'ils se reverront ouais. P'têt' même qu'ils finiront au même endroit. Mais elle restera pas. Elle restera jamais. Savage c'est la fumée qu'on sait pas retenir. C'est celle qu'on avale et qui nous calcine les poumons avant de s'enfuir entre les lèvres. Et la vague de vide qui nous soulève. Et l'air frais qui la submerge. Elle prend la route vers son appartement. Elle l'a déjà oublié cette nuit. Elle l'a déjà oublié lui.

Sans qu'elle s'en rende compte Savage arrive chez elle. Le bruit d'la clé dans la serrure lui amoche les tympans. La boîte d'efferalgan. Savage elle aime pas prendre des cachets. Mauvais souvenirs enracinés. Manon crevée par les pilules. Le palpitant lâcher au crépuscule. Elle secoue la tête Savage, elle veut pas y penser. Alors elle se déshabille et se calme les esprits sous une douche froide. À peine éveillée. Savage retapée. Elle sèche sa longue crinière mais elle prend pas la peine de se maquiller. Enfile une salopette en jeans et le premier t-shirt qui lui passe sous la main. Et elle repart Savage, avec sa dégaine de hipster. Parce qu'elle sait pas rester en place. Parce que ses pensées l'agacent. La harnachent. À lui. Elle a son poison dans les veines. Et son odeur dans l'épiderme. Tatouée sans l'vouloir. Tatouée par le connard. Elle l'a plus revu depuis. Depuis.

Mettez-moi n'importe quel film. Pas un truc pourri à l'eau de rose. Elle sait pas pourquoi, y a ses pas qui l'ont mené ici. Elle voulait juste s'évader. S'reposer. Et plus penser à rien. Le ticket entre les mains, Savage traverse le grand hall pour rejoindre la salle de projection. Un instant, juste un instant, elle croit le voir dans la masse. Mais elle se dit qu'c'est pas possible. Pas ici. Pas comme ça. Par hasard. Elle trace sa route à travers la foule. Doit y avoir un blockbuster à la con en avant première. Elle est soulagée Savage quand elle voit que sa salle est à l'opposée de celle des moutons. Elle ouvre la porte et se fait avaler par l'obscurité. Y a juste quelques péquenauds comme elle. Et bien assez de places pour pas avoir à entendre le bruit insupportable des pop corns. Elle va s'asseoir dans le fond. Et Savage attend. Elle attend d'avoir l'esprit abruti par les images qui défilent. Les histoires qui s'entremêlent dans une absurde fiction. Ouais, Savage elle est juste là, et elle attend.



Dernière édition par Savage Leroy le Dim 11 Juin - 21:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: once upon a time ∆ mad   Dim 11 Juin - 16:54

Once upon a time
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dans le lointain, même les sirènes étouffées semblent venir à bout d'un calme qui ne trouvera aucune sérénité. dans le lointain, y résonne un parfum qui s'emmêle et ne trouvera ni souvenirs ni rêves colorés. et dans les heures d'une matinée qui s'étire et s'étend, c'est des pensées mélangées, c'est des soupires tiraillés, des draps froissés qui n'abritent ni rêves ni conte de fée. réalité. il n'y a ici qu'un tas de cellules amochés, qu'un corps trop torturé. et les âmes ne trouvent aucun répit loin de l'enfer qui devrait les abrités. tiraillées par un temps qui file vers l'éternité, c'est l'insomnie qui aura raison de leur folie. de sa folie. bien à lui, bien enfouie. elle reste là accrochée, les dents bien plantés. parasite d'une vie qui ne s'en ira jamais. et c'est la folie qui façonne, qui construit cet être qui s'ennuie et se tourne encore et encore. son odeur trop accroché à son cœur, il souffre sans même chercher à s'en médicamenter. elle est partie dans les brumes juste avant l'aurore, et il ne la reverra pas. il ne la cherchera pas. Mad ne sait pas. enfant sans être roi, démon de son propre esprit il se piège dans ce schéma d'abandon qu'il répète encore et encore. avec un sourire de fou, il oubliera. et elle s'est enfuie, les larmes en elle, le corps embrasé, le cœur amoché. putain de soirée. putain d'une nuit embrasé. il aimait ses lèvres boudeuses, mais plus encore c'était ses yeux sombre et peureux. elle avait dans le coeur un gouffre à l'en faire se damner, et comme toujours Mad il a sombrer. entre ses bras, bien vite entre des draps. et Mad n'arrive maintenant plus à trouver le sommeil, bercer dans des souvenirs qui n'auront de cesse de le hanter. son corps disparait, et se remplace par des monstres bien moins bienveillant. alors il ferme les yeux, et les images sont des flashs effrénés. et quand son corps se retourne sur ce matelas trop usé, ce sont ses bras qui viennent tel un cauchemar l'enlacer. alors il tourne encore, alors le bleu acide voit le jour, alors il y a un soupire puis une autre tentative. mais ça revient encore et encore, l'ennui, l'envie. la mort de l'esprit.

et Mad n'est pas de la matinée, Mad ne sait jamais s'occuper. esprit trop amoché, c'est le corps qu'on occupe, de travail, de drogué, de soirées, puis qui s'épuise et dort durant des journées. Mad ne sait pas voir le jour, il ne sait pas voir les heures chaudes. ombre de la nuit, homme de la lune, qui ne vit qu'entre deux ombres de réverbère. mais aujourd'hui il semblerait qu'encore une fois ce ne soit pas d'actualité. tel une ombre c'est une main tatouée, amochés, des ongles au vernis mal enlevé qui se referme sur un paquet trop abimé. cliché d'un temps mal écoulé, il tire sa carcasse hors des draps pour chercher un briquet abandonné. l'bordel dans l'appartement ne l'interpelle pas, il ne veut que se débarrasser de cette odeur au mauvais parfum bas de gamme qui colle à son corps son aucun vêtement. cheveux trop dégueulasse qui glissent entre ses doigts quand il se passe son autre main sur son crâne. c'est l'bordel de l'existence qui s'exprime dans chaque pore de cette peau trop tatoué, de ses yeux trop absent et de cernes trop encrées. le tabac vient l'en laver. pensées éparpillées, il se glisse sous l'eau en veillant à garder ce tabac à l'abri de l'humidité. il s'en ira crever son ennui sur le béton de cette ville avec trop de vie. il ira noyé son absence dans un endroit insolite dont il n'a pas encore l'idée. Mad ne travaille pas avec les choses planifiées. il ne fait qu'improviser, que suivre un destin qu'il ne veut pas se tracer. à quoi bon soufflerait-il sans aucune naïveté. un tee-shirt aussi blanc que son âme ne l'est pas, un jean moulant qui a trop servit, il ne s'abrite que sous cette veste en cuir qui le qualifie que trop bien. usé, et trop résistant. monsieur, pour quel film ? retour à la réalité, il cligne des yeux comme on revient d'une absence trop prolongée. celui en salle 3. parce qu'il se laisse que trop porter, il ne laissera jamais personne décider. lui demander de choisir pour lui, c'est pas Mad. mais en débattre serait trop long et pas au programme comme l'ombre du fantôme de son passé s'glisse jusqu'à brûler ses rétines. Manon. comme une décharge, comme un frison. il s'laisse couler, il s'laisse décontenancé. pauvre type trop éprouvé. comme un drogué, il y a la seconde de l'espoir. de déception. parce que revenir c'est pire. puis ça revient le frapper, sa manière de marcher, sa manière d'exister. et il revient à la réalité, parce que Manon c'est du passé et que cette silhouette n'appartient donc à personne. personne d'autre que Savage. Mirage estompé, il ne s'en détournera pas, éternel fou aliéné. et elle disparait, comme dans un souvenir, comme dans un soupir, elle se glisse derrière une salle. même le destin pourrait le nier, c'est bien trop pour y résister. et Mad et son corps déglingué se glissent derrière la porte qui s'habille du chiffre 3. hasard assassin. ce n'est plus de l'ennui, c'est de l'envie. c'est un calme olympien qui l'abrite à l'instant et qui s'étend sur chacun de ses muscles. apaisé dans ses plus grandes cruautés, dans ses plus grands péchés. calme que dans sa propre absurdité il longe les rangés de sièges sans se presser. elle est là, plus haut, plus loin. trop lointaine et pourtant si réelle. il devrait fuir, mais y'a de trop grand panneaux avec le mot "souffrir". sourire. siège après siège y'a la rangé qui s'avale et qui disparait entre eux. juste un siège, plus qu'un siège. de quoi se protéger ? pas pour lui, se protéger ou plutôt provoquer. il s'arrête, il se pose, il attire son regard sans même le chercher. ce démon, cette Savage, à toujours déchainer la déraison. Manon dans sa splendeur. des cheveux mal séchés, des vêtements qui ne cachent pas son corps identique. Manon dans sa manière de l'observer, Manon dans sa voix et chaque centimètre carré. Manon l'enterrée, Manon la suicidé. Manon l'absence, Savage le présent. rien de simple à expliquer. il se perd sans le montrer. toujours aussi reconnaissable dans les lumières de l'obscurité. Mad la folie, Savage l'oubli. elle a disparue, elle est partie, au matin elle s'était enfuie. plus de Savage et qu'un parfum inconnu qui ne ressemble pas à Manon. et le souvenir de sa peau, et sa respiration contre la tienne, sommeil vengeur. elle s'est tirée, mais peut-elle seulement gagner ?
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MessageSujet: Re: once upon a time ∆ mad   Sam 17 Juin - 1:09

once upon a time



Tu dois faire une erreur. Ça claquait comme une fatalité. Impact amer dans l'atmosphère. Tu dois faire une erreur. Et le souffle éphémère. Des mots. Juste des mots lancés comme ça. Offerts à la gueule du paumé. Et ses rétines perturbées. Savage qui vacille vers Manon. La frontière mince de l'illusion. Et la main du connard qui la brûle. Comme de l'acide. Comme un retour dans le passé. Comme un souvenir au goût d'cachets. Elle aurait pu dire n'importe quoi Savage. Le voir s'enfoncer dans l'mirage. Mais elle a pas réfléchi. Et en même temps elle a pas menti. Manon elle est plus là. Laissée pour morte dans les draps de l'hôpital. Tu dois faire une erreur. T'as fait que ça Mad, des erreurs. Et Manon elle est plus. Manon disparue. Alors Savage elle mène la danse. Elle pue un peu l'arrogance. Quand elle te regarde en biais. Quand elle te dit qu'tu te fais des idées. Quand elle te ramène à ta minable réalité. Savage c'est le fantôme du passé. C'est la silhouette de Manon semblable jusqu'à l'épiderme. La gueule de poupée qu't'as jamais su oublier. Mais y a Savage dans le regard. Cette ironie qui t'égare. Et le sourire qui désempare. C'est tout c'qu'elle t'a laissé Savage, la saveur amer de tes erreurs. Elle s'est envolée. Elle a rien laissé. Rien qu'le souvenir d'une nuit. Et puis l'oubli. Savage qui s'casse. Savage qui s'efface. Avec l'aube. Elle a des airs de crépuscule Savage. À toujours disparaître sans laisser d'traces. Manon c'était l'pilier. Savage l'instabilité. Alors c'est ça qu'tu fais. Tu veux t'perdre dans les flots de Savage. Dans ses flots qui ravagent. Des vagues d'ironie et un sourire constant. Toujours ce sourire agrafée à la gueule. Comme si elle savait pas s'en défaire. Comme figé dans la porcelaine de son épiderme. Figé dans l'argile d'un corps qui lui appartient pas. Comme un virus Savage. Comme un parasite qu'a fait son nid. Puis qu'a tout pris. Qu'a tout détruit. Jusqu'à ronger les fondations. Jusqu'à renier Manon. Manon la jolie. Manon la frénésie. Savage l'hérésie. La vie volatile. Savage qui sait pas si c'est elle ou Manon qui s'est perdue dans les bras de Mad. Noyée dans l'inconscience. Noyée dans les souvenirs que l'odeur ravivent. Des gestes. Des murmures. C'était la même peau. C'était le même parfum. C'était le même regard. Mais ça pouvait pas bien s'finir. Quand Manon a préféré crever, Savage elle préfère fuir.

Mais y a des histoires qui peuvent pas se finir comme ça. Et y a p'têt' pas de fin à cette histoire là. Savage elle a pas encore vu l'épilogue de son propre film. Elle sait qu'y a un nom qui apparaîtra en gros plan chez les figurants. Mad? C'était pas une illusion. C'était pas son imagination. Et cette démarche qu'elle reconnaîtrait entre milles. Il est là. Comme un loup qui s'faufile. Les cheveux mal coiffé. La silhouette androgyne. Et cette dégaine de marionnette déglinguée. Sans l'vouloir Savage vacille. Manon palpite. Y a qu'un pas vers la déraison. Qu'un siège vers l'abandon. Y a les pubs qui défilent et qui se reflètent sur son visage pâle. Il a le teint froid Mad. Le regard vide. Et parfois elle le voit qui s'allume. Qui s'anime. Face au fantôme qui l'enivre. Toujours aussi reconnaissable dans les lumières de l'obscurité. Comme une réplique. Sonorités poétiques. Mad prend place. Il en prend trop. Il occupe toute la salle et Savage ça l'emmerde. Le film commence mais elle saura jamais de quoi ça parle. Savage dévisage. Savage analyse. Avec cette sensation dans les tripes d'être le jouet du destin. Parce qu'ils se retrouvent toujours sur l'même chemin. À s'écorcher les pieds. À s'casser la gueule sur le sentier. Y en a qui diraient que c'est beau le destin. Que c'est un signe. Mais ils savent tous les deux que c'est malsain. Que c'est un signe de rien. Sinon de leur déchéance commune. Alors Savage elle s'lève pas pour s'asseoir ailleurs. Loin du con. Loin du fou qu'a bousillé Manon. Non. Savage elle a cet éternel sourire qui se plaque sur ses lèvres à peine maquillées. Toujours aussi théâtral. Un rire. Une mèche coincée derrière l'oreille. Et cet air de nonchalance. Tu vois Mad, j'm'en fous. J'm'en fous qu'tu sois là. J'm'en fous de toi. J'm'en fous de nous. À se le répéter si fort, p'têt' que ça marchera non ? Peut-être que Savage partagera plus l'palpitant avec Manon.

Y a les bruits de pop corn qui perturbent l'atmosphère. Y a les artères qui s'activent et Savage qui se penche. Amusée par la distance. Et les mots qui résonnent à peine. Presque dissimulés par ceux des acteurs qui animent la toile. T'as peur de moi, Mad? Les pupilles qui s'écarquillent. La moquerie au bord des lèvres. Savage elle provoque. Elle se redresse et recentre son attention sur le film. L'air de rien. L'air de tout. C'est un peu pourri non? Viens on joue. Viens on se cherche. Viens on s'fait mal. Puis on s'répare. Puis on se sépare.

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MessageSujet: Re: once upon a time ∆ mad   Sam 22 Juil - 12:17

Once upon a time
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elle ne bouge pas, douce et droite, indifférente et froide, elle s'éloigne et piétine encore une fois le reflet impossible dans un esprit qui se divise. Mad ne sait jamais, depuis cet instant Mad l'esprit en feu semble ne jamais se reposer. Mad s'en fout, Mad s'en fiche, Mad se tire et délaisse les vivants. dans un reflet parfait d'un visage qui ne voit jamais les sentiments, on dirait qu'il arrive à s'y faire mais derrière c'est différent. tourment de regrets, tourments d'absence, et la nuit dans le noir Manon est absente, Manon n'est plus si chiante. elle est morte et ne veut plus revenir, elle est morte et son sosie il devrait le fuir. Manon s'est perdu, entre ses doigts à lui, entre certains de ces défis... ils s'aimaient à mourir et Mad n'a pas été conçu pour souffrir. il a été conçu pour se malmener, pour s'endiabler, pour s'entailler l'âme mais pas dans la simplicité... alors il a suivit son chemin et maintenant il se heurte à bien pire qu'il aurait pu vouloir créer. s'il savait s'ouvrir il lui dirait de s'en aller, il lui dirait qu'il ne voit que Manon et qu'elle n'est pas assez bien respectée. mais il y avait ce fantôme au fond de ses yeux, il s'est laisser berner. pour atténuer le manque, pour atténuer l'absence... puis il s'est fait piéger, par les rires éloignés, par les gestes inventé, par une Savage enflammée.

et la lumière s'éteint laissant une salle dans la pénombre et deux êtres humains plus si concentré. Mad sait qu'il a une emprise sur cette ombre mais il n'en comprend pas le sens. tout comme elle ignore son passé et qu'il l'utilise juste pour cette apparence qu'il aimerait voir renaître. peut-être pour encore mieux la détruire, peut-être pour réussir à changer pour cette fois. pour de vrai. mais elle n'a jamais réussit Manon, elle a trop vite sombrer... alors il prend sa dose de fantôme, sa dose de Manon et Savage elle ignore - à son sens - et c'est bien mieux. Toujours aussi théâtral. si seulement encore elle le connaissait, si de Manon elle avait pas que les traits... elle saurait que la théâtralité n'est pas la seule habituée dans cette vie qu'il a tracé. qu'il y a la notion de drame et qu'ici la mort ne vient jamais avec une réelle solvatation. Mad il hausse une épaule, l'bleu des yeux éclairé par un écran qui ne trouve plus aucun intérêt pour lui. T'as peur de moi, Mad? Manon. Manon le fantôme, Manon le démon. Manon qui prend place et souffle l'air de ses poumons, un instant y'a le froid qui s'installe dans la salle, le film qui s'arrête, le temps qui s'effrite. d'abord il y a toujours cette étrangeté quand elle prononce ce surnom qu'une morte lui a donné, Savage elle le dit avec la même force, la même voix mais pas les mêmes sentiments, mais c'est bizarre, malsain et tordant. pour elle il aura du faire marche arrière, prononcé ce prénom que depuis des années il n'a plus donné. mais Maxim n'existe pas, Maxim les vestiges ont été emporté par Manon sans qu'elle le sache. et Mad est partout, dans ses veines, dans sa tête et dans son cœur. et celui-ci dans cet instant tremble vaguement à l'agonie. Manon le fantôme lui fait peur, terrorise une partie qu'il ne veut pas voir sortir, ou s'enfuir. Mad voulait sa mort, Maxim pleure son absence. double personnalité qu'il aime interroger. et Savage elle sourit, elle en joue de ce pouvoir qu'elle ne peut pas comprendre. et elle lui tire un sourire, à Mad l'indifférent, il y a la lèvre qui s'étire vaguement, et les deux opales bleues qui se pose sur sa silhouette obscurcie. si ça pouvait être vrai, tu m'en remercierais... mais elle l'intrigue, elle le fascine et dans ses sombres délires elle l'électrise, alors elle ne passera pas entre ses filets. alors elle ne filera pas loin de sa vie malsaine et ses jeux dangereux. C'est un peu pourri non? si seulement elle savait... il ignore le film, il ignore l'histoire, les voix ou le sujet. il ne voit qu'elle et dans sa tête il y a déjà le reste qui s'éloigne dans une autre réalité. il sourit pour de vrai, il la voit elle la Savage qui contrôle, et le fantôme de Manon qui s'estompe. il aimerait que ça soit vrai. et les doigts de Mad viennent se brûler au premier contact de sa peau qui rencontre le bras de Savage, on pourrait lui crier de reculer qu'il ne saurit même pas écouter. fou et masochiste. ça dépend si tu t'intéresses au film.. sa peau qui glisse sous ses doigts jusqu'à trouver sa main, ça pourrait être doux si c'était pas aussi acide en ramenant des images plus brulantes et méchante d'un passé avec une douceur plus encrée. il l'a tire, vers lui, à lui, se lève en silence... suis moi.. fais moi confiance, qu'il pourrait prononcé, ça serait le même ton et seule Manon saurait le gifler, hurler que non... c'est en le suivant qu'elle a sombrer, c'est en l'aimant qu'il s'est trompé. mais Mad ne recommencera pas les mêmes erreurs, Mad il pensait ne pas en sa présence mais maintenant il l'a bruler son véritable coeur. et Savage elle résiste une seconde, et il sait qu'elle veut contrôler autant qu'elle veut décider, et qu'elle réfléchira encore un instant avant de décider.
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MessageSujet: Re: once upon a time ∆ mad   Dim 30 Juil - 22:27

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Savage elle s'dit qu'au fond c'est eux les héros. Les protagonistes d'un film pathétique. Un peu le genre mélodramatique. De ceux qui font pleurer dans les chaumières. Les amours perdus. Les amours pas nets. Les amours qui s'noient dans la connerie humaine. Celle de Mad. Celle de Manon aussi. Manon trop conne. Manon trop folle. Entre fuir et crever elle a choisi. C'est presque comique quand on y pense. Aimer à en mourir, ça n'a jamais autant eu d'sens. Putain si tu savais Mad... Si tu savais qu'y a pas de fantôme. Pas de tombe pour Manon. Sauf pour son nom. Que Savage c'est sa pure création. Un peu comme les monstres à la Burton qu'elle dessinait. Savage elle est apparue en filigrane sur son palpitant. Puis elle a pris racine. Elle a planté son arrogance dans les artères et c'était presque reposant. Se laisser bercer par la nonchalance. Au fond c'était Savage le meilleur des cachetons. La dose létale à retardement. Jusqu'à Savannah. Jusqu'à ce moment précis. Et Manon parfois ressurgit. Dans l'regard. Dans les sourires. Puis s'efface derrière l'alter-ego.

Si ça pouvait être vrai, tu m'en remercierais... Ce serait plus simple ouais. Ils en sortiraient peut-être même indemne. Mais la simplicité c'est pas pour eux. C'est pour le commun des mortels. Ceux qui savent s'aimer. Ceux qui savent se passionner sans en crever. Ceux qui s'tendent la main dans la rue. Et qu'est-ce que c'est beau putain. Manon elle était destinée à ça. Un amour calme. Une vie douce. Elle était pas vénale Manon. Elle était pas conne non plus. Et surtout elle était belle. C'était pas ça qui manquait les mecs tranquilles qui lui f'saient la cour. Le genre de gars qui te fait rire tout le temps. Qui te fait sentir princesse. Qui t'sort aux restaurants et qui t'emmène en week end sur un coup de tête. Le genre de gars qui donne tout. Qui s'donne tout court. Mais Manon elle a dévié. Elle a pas compris qu'elle allait finir à la dérive. Comme le soleil qu'est attiré par la lune. Mad ça a été son éclipse. Son big bang. Et puis plus rien et puis Savage.

Savage dans le noir. Savage dans l'amertume. Et les palpitations qui claque contre son épiderme. Alors Mad, on joue? Maintenant qu't'es là. Maintenant qu'on s'tourne autour comme des vautours. Ça dépend si tu t'intéresses au film.. Elle pourrait lui dire que non. Qu'y a ses projecteurs internes braqués sur lui. Que son point de fuite c'est lui. Que ça l'a toujours été. Et c'est malsain. C'est trouble. Mais elle dit rien Savage. Elle se contente de sourire parce que c'est encore son seul rempart. Avant qu'ils se jettent dans la décadence. La leur. Celle qui connaît pas de limites. Une chute sans fin vers la folie qui les tient. Et c'est Mad qui les tire en premier vers le bas. C'est presque habituel. Un retour en arrière. Et son duvet qui se dresse à son contact. Elle reste calme Savage. Le visage seulement déformé par son sourcil qui se lève. Mais dans sa tête c'est le bordel. Parce que Manon elle est là tapie dans l'ombre. Elle observe. Elle en crève. De ce geste à la con qui paraîtrait anodin pour n'importe quel pelé qui passe par là. Un jeune couple qui s'aime. Un amour qui s'anime. Des caresses instantanées dans l'obscurité. Mais ils savent tous les deux qu'y a pas de ça entre eux. Que c'est sale. Qu'il y a rien de pur, rien de candide. C'est même sordide. Vestiges d'un amour suicidaire. Mad semble s'y perdre. Il prend sa main et se lève en tirant la brune vers lui. Suis moi.. Il a des airs de tentation. De provocation. Suis-moi si tu l'oses, qu'il semble lui dire. Et dans les bas fonds de sa conscience, y a une fêlure. Y a Manon et le souvenir de son abdication. Mais Savage elle est pas faible non. C'est plus la même. C'est plus Manon. Suis-moi. Y a ces mots qui restent en suspens. Y a comme un silence. Comme un temps de latence. Et puis Savage qui se rapproche. Comme Eve qui cueille sa pomme. Elle joue. Elle sourit. Elle se colle à Mad et c'est chimique. Bah vas-y Mad, emmène-moi... Elle souffle au creux de son oreille. Emmène-moi quelque part ou juste là. Emmène-moi avec des mots ou tes mains qui se désolent de se heurter à une pâle imitation. Emmène-moi pour qu'on s'allonge sur le bitume. Emmène-moi vers la folie vous a déjà perdu. Toi et Manon. Mais le jeu sera différent. Y a plus d'Manon. Y a Savage et son sourire qui s'étire. Puis son corps qui s'éloigne en attendant que tu l'emmènes là où tu voudras. Ce sera p'têt' pas beau, ce sera p'têt' violent. Mais ce sera différent.

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MessageSujet: Re: once upon a time ∆ mad   Sam 19 Aoû - 19:17

Once upon a time
Savage & Mad



et du film il se fiche, comme de la salle et de ces inconnus. il n'y a aucune attache, aucun encrage, et dans le temps qui file Mad il s'accroche jamais. fausse idée, mauvaise vérité. dans chaque secondes il y a les respirations et ces douces douleurs. fou à interné, fou à oublier, il s'attache sans que les gens sachent. indifférent et lointain, il reste de marbre et pourtant il fut un temps c'était des sourires qui s'accrochaient à ses lèvres. on le dit froid, on le croit fourbe, et pourtant il y'a des fois où il est en vie. et puis parfois, il oublie. le reste, la vie, et tout ce passé qui commence à glacer. et à l'instant il ne sait pas si avec Savage il veut se retrouver. lui qui s'est si bien perdu. elle pourrait le faire sourire, elle pourrait y arriver parce que Savage est de glace Savage rien ne l'agace, elle reste lisse avec ce contrôle et ses sourires... et il pourrait s'il l'envisageait.
alors par instant il pense à elle. comme ce soir là, ce soir où Savage l'a trop intrigué, trop animé et que dans l'alcool et les rires partagé, entre cerveau embrumé il a finit par l'utiliser. Savage troqué pour une Manon oubliée. des lèvres auxquelles il s'est accroché, un corps qu'il a accaparé. c'était pas Savage contre lui, entre ses bras, sous ses doigts c'était une Manon trop éloignée. mais Mad ne le dit pas, Mad le garde pour soi. utiliser le sosie pour soigner le manque, pour soigner l'oublie... si seulement c'était vrai.

Bah vas-y Mad, emmène-moi... il y a son souffle qui cogne contre sa peau, et la peau se glace d'envie. il ne lui en faut pas plus, il ne lui en fallait pas moins et le brun trop ravagé il la tire pour fuir et l'amener. après lui. avec lui. contre lui. dans sa folie. c'est Mad et l'obscure envie, envie de rien, envie de tout, envie d'elle sans savoir quel visage. Savage l'obnubile, il s'intrigue de son sourire qui revient tout le temps, il s'intrigue de son assurance et s'enivre de son arrogance. Savage dessine Manon, dans chaque détails comme une illusion. alors il utilise ce qu'il a, pour retrouver sa brune, pour retrouver la sienne. sa Manon qui a trop bien joué, sa Manon qui a gagné. le film il ne saura le décrire, le meilleur scénario se tient proche de lui, sa main dans la sienne et leur silhouette qui s'glissent vers le haut. une porte jamais fermée, une porte pourtant condamné. coulisse de ce lieu adulé. le son s'étouffe, et le bruits de souffleur et machines vient le combler. demie obscurité, il se retourne sans la lâcher. sans l'approcher. tu vas encore disparaitre avant le petit matin ? il parle à demie voix, il sourit dans les yeux et ce bleu s'incruste sur elle. elle l'a lâché avant qu'il soit réveillé. c'était peut-être mieux. c'était peut-être pire. Mad il peut pas choisir entre les deux. alors dis moi... tu deviens quoi quand tu t'évapores à chaque fois que je te vois ? ... fantôme qui l'obnubile, fantôme qui l'obsède. encore et encore. il recule, l'observe, elle si absente.
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