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 Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]

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MessageSujet: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Mar 23 Mai - 16:24

Seven... Otto finirait-il par admettre que si cela le travaillait autant, que si il ne le lâchait pas avec ses sms accusateur, c'était parce qu'en réalité il lui manquait ? Le plus drôle c'est qu'il y avait de plus forte chance que cela arrive plutôt que Seven admette qu'il avait réellement apprécié le plus jeune et ça le tuait un peu Otto... Il regarde son téléphone Otto, il regarde ces derniers sms qu'ils se sont échangés et sa mine s'attriste... au moins il va le revoir... mais dans quelles circonstances ? Son cœur, déjà, a souffert en reconnaissant son numéro sur ces affiches, lui qui pensait avoir tourné la page cela lui a fait un choc. Seulement quand il avait décidé de le contacter cela n'a fait qu'empirer, le provoquant, connement, au point de l'enrager car Otto était tout bonnement incapable de lui dire qu'il lui manquait putain et lui manque encore aujourd'hui. C'est idiot, n'est-ce pas, de s'accrocher à un connard ? Un connard homophobe qui ne l'a jamais toléré dans son entièreté. C'est un peu comme avec JJ... à croire que Otto aime ça, se faire du mal. Sauf que, contrairement à JJ, il y a vraiment eut de bons moment entre eux, des moments vraiment sympa où Otto pensait vraiment avoir trouvé un ami, un  ami pas très tolérant mais un ami en plus d'un vrai bad boy. Alors pourquoi, pourquoi un tel retournement de situation à la dernière minute ? C'est la réponse que cette étrange retrouvaille doit apporter... normalement.

Il attend donc Otto, il attend sur leur lieu de rendez vous, leur ancienne planque. Cette dernière ? Un parking sous terrain, un dont les voitures sont parfois tellement poussiéreuses que l'on se demande si il y a encore âme qui vive qui y passe à part eux. C'était là, à l'époque, leur sanctuaire. Otto le voit bien encore, ce petit coin où ils installaient leurs sacs de couchage, comme ci encore aujourd'hui restait les marque de leur passage. Otto se sent con... de donner autant d'importance à ce lieu, d'avoir autant de réminiscence qui lui font mal. Le rejet... le rejet... en vrai il a beau rejeter tout le monde, Otto ne supporte pas le rejet. Coeur trop mou et trop sensible, caché sous ce masque d'une soit disant vie de plastique, la vérité c'est qu'il souffre Otto, il souffre atrocement chaque fois qu'on lui tourne le dos et c'est exactement ce que Seven a fait... ce qu'il a fait alors qu'ils avaient déjà passé outre leurs différences pour devenir plutôt proche. Putain d'homophobe ! Ça le fatigue Otto tout ça, ça le fatigue de voir que des gens peuvent être aussi cons, surtout qu'il est convaincu qu'au fond Seven... Seven n'est qu'un putain de refoulé ! Et il a flippé car avec lui cela devenait de plus en plus évident. Mais il a besoin de l'entendre, de l'entendre de sa bouche, qu'il lui dise en le regardant droit dans les yeux la véritable raison pour enfin pouvoir tourner la page ou... au contraire ne pas le lâcher. Car oui, si Otto sent le moindre doute dans les explication de Seven... c'est terminé, jamais il ne le laissera partir, il ne le laissera pas faire l'autruche, qu'importe le nombre de coups de Seven et la violence de ces derniers.

Mais pour le moment Otto était forcé d'attendre, assit en tailleur sur le capot d'une voiture sans le moindre respect, se foutant bien de la poussière malgré son mini short qui ne laissait aucune place à l'imagination et toujours affublé de sa ceinture de têtes de poupées et de Lulu. Il se doute bien que ce n'est pas la meilleure des tenues pour faire face à Seven, surtout avec ses baskets transparentes laissant voir ses chaussettes roses, du même rose que ce débardeur qu'il portait et cette veste en fourrure synthétique blanche. Mais justement, Otto ne veut pas le ménager, bien au contraire, Otto veut le provoquer, le mettre face à ce qu'il déteste vraiment pour le forcer à réagir mais aussi... aussi pour le tester... pour voir si d'eux deux il était le seul à avoir de l'affection pour l'autre ou si Seven allait simplement le tabasser pour son look sans chercher plus loin et dans ce cas Otto en aurait fini... qu'il crève ce connard, il ne voudrait plus jamais le voir après ça... même si au fond Otto sait que c'est faux et tout ce qu'il gagnerait serait de pleurer un peu plus ce soir car, comme toujours, les gens choisissent le bien paraître au lieu de le choisir lui et ça lui fait mal putain, ça lui fait mal...
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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Dim 4 Juin - 15:51

Le regard aussi sombre que déterminé, le pas pressé et les poings serrés, sa fureur est palpable à chaque pas qu'il fait. Il fulmine il rumine il est au bord de l'implosion, Otto a trop poussé, Otto va le payer. C'est pas l'moment de jouer avec ses nerfs, de jouer tout court – il est trop à fleur de peau et un rien suffit à mettre le feu aux poudres. Il a essayé pourtant, il l'a prévenu, ta gueule et oublie-moi comme des avertissements parce qu'il sait de quoi il est capable, surtout en c'moment. La tronche encore salement abîmée, les ecchymoses et les plaies mal refermées, il ressemble à un déchet, un clébard qu'on a sorti du caniveau. Et il avance, les messages d'Otto qui tournent en boucle dans sa tête et ça se superpose à tout c'qui le tourmente et il perd les pédales, ravagé par la colère et la détresse qu'il est pas foutu d'avouer. Y a trop de rage et de haine et tout s'accumule et c'est Otto qui va prendre ; Otto qui a trop joué avec le feu et qui se retrouve au bûcher. C'est injuste de payer pour tous les autres mais c'est une proie facile parce que Seven s'dit qu'il fera jamais le poids contre lui et puisqu'il a voulu le provoquer va falloir assumer. Il en a rien à foutre de sa discussion et des explications, ça l'intéresse pas il veut pas, il a ni envie de parler ni envie d'écouter, tout ce qui résonne dans ses tempes c'est cogner cogner cogner. Tant pis pour l'époque où ils se sont entraidés – c'est justement pour ça qu'il lui a donné une porte de sortie mais Otto n'a pas voulu la prendre, tant pis pour lui. Seven s'enfonce dans le parking souterrain et il fait sombre mais il le repère sans aucun mal. En même temps c'est dur de le louper Otto, avec le rose et la fourrure et le mini short et sa foutue ceinture. Ça lui donne encore plus envie de le fracasser et il accélère, les yeux verrouillés sur sa cible comme un flingue dont la gâchette serait hors de contrôle. Pas un mot pas un son quand il arrive à sa hauteur, il se contente d'agripper l'une de ses jambes brutalement pour l'attirer à lui, le faisant glisser sur le capot où il s'est perché. Il tire jusqu'à presque le faire tomber par terre, le retenant avec sa propre carcasse penchée au-dessus de lui, le gardant couché sur le capot. Son poing se lève puis s'écrase dans son nez sans plus de cérémonie, une fois puis deux puis trois, et il s'arrête pour enrouler ses doigts autour de sa gorge. C'est pas vraiment pour l'étrangler, juste pour le tenir en place, un étau qui l'empêche de lui échapper. Il serre pas ou juste un peu – c'est douloureux mais ça suffit pas à lui couper la respiration. « J'VAIS T'APPRENDRE À FAIRE LE MALIN AVEC MOI. » Sa voix résonne entre les murs et il a le regard fixé sur lui mais on dirait qu'il le voit même pas, les prunelles tellement noires qu'elles en deviennent insondables. Il a du violet sous les yeux et des déclinaisons de bleu sur le nez et les pommettes, les traces de l'épuisement et la violence et la douleur, tout ce qui s'incruste dans sa peau jusqu'à suinter à travers ses yeux, à travers ses mots. « OUVRE TA GUEULE, VAS-Y, CONTINUE COMME DANS TES PUTAINS D'MESSAGES. J'VAIS TELLEMENT T'DÉFONCER QUE MÊME TA MÈRE ELLE VA PAS T'RECONNAÎTRE. » Il hurle, les veines de son cou saillantes, à lui vriller les tympans, à s'en péter les cordes vocales. Il est hors de lui, la main toujours campée sur la gorge d'Otto, l'autre venant prendre appui sur le capot, près de sa tête. Tellement agité par la rage que ses phalanges tremblent, sa silhouette tangue. On dirait qu'il va se désintégrer sous l'poids de ses propres émotions, incapable de contenir un truc aussi violent et destructeur. « C'est quoi ton problème hein ?! T'es suicidaire en plus d'être une tarlouze de merde ? Tu veux que j'te crève ? » Quand il parle c'est rauque parce qu'il a gueulé trop fort et maintenant il a l'impression qu'on a passé du papier de verre dans sa trachée – ça pique ça brûle ça fait mal. Au moins autant que d'regarder Otto et sa dégaine reconnaissable entre mille, ça lui fout la nausée ça attise le brasier, il a envie de le démolir jusqu'à enfin être apaisé. Mais il sait que ça suffira pas, ça suffit jamais et chaque fois il rentre avec les phalanges aussi déglinguées que son cœur, parce que peu importe sur qui il cogne et combien il s'acharne, ça n'arrive jamais à le calmer. Jamais pour de vrai.
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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Mer 14 Juin - 19:03

Si Otto voulait provoquer... ce fut en effet réussit ! Il était là, assit sur son capot de voiture tranquillement jusqu'à enfin voir le visage de Seven se dessiner. Otto n'soait rien dire, n'osait rien faire, bien sûr qu'il voulait obtenir des réponses mais il ne voulait pas le faire éclater dès le départ. Ce fut malheureusement déjà le cas pourtant... à dire vrai Seven devait avoir dépassé sa limite avant même de débarquer dans ce parking et à peine arrivé à sa hauteur, il ne lui laissa même pas le temps de réfléchir à une réponse, attrapant simplement sa jambe et le tirant sans la moindre douceur, lui faisant perdre l'équilibre, lui faisant perdre ses repère. Otto avait vite compris ce qui allait se passer... mais c'était trop tard, il n'avait pas eut le temps de se préparer et avant même d'avoir eut le temps de se mettre en position défensive il reçu un coup puis deux puis trois. Son visage était déjà en sang... son nez très certainement pété et la douleur pouvait se lire sur les traits de son expression déformée. Il n'a même pas le temps de geindre Otto, même pas le temps de sangloter que déjà il sent ces mains se serrer autours de son cou, un cou qui a déjà été bien affaiblit par JJ quelques temps plus tôt et qui lui fait mal et qui lui fait peur même si cela est moins violent que la dernière fois. Otto voulait en effet faire le malin... Otto voulait des putains de réponses et à trop jouer avec le feu il se demande si, d'ici quelques jours, on ne va pas seulement retrouvé son cadavre là, au milieu de la crasse et de la poussière, oublié de tous.

Il déglutit, tente de former des mots malgré la douleur et le sang qui lui coule sur le visage jusqu'à ses oreilles. Il tente de lui répondre sans vraiment savoir quoi dire exactement. La haine de Seven est féroce... ses mots ne pourront que l'enrager plus et il est déjà plus enragé que là où Otto voulait le mener et quand bien même... il n'est même plus certain à se stade qu'il entendrait quoi que ce soit si jamais il venait à parler. Mais il tente quand même, il tente et voudrait faire de l'esprit mais tout ce qu'il lâche c'est « Lâche moi ! Arrête s'il te plaît arrête ! » Il a déjà pris des coups Otto, plus souvent qu'il n'aurait dû même et pourtant là... c'est pas pareil, c'est Seven, ce n'était pas prévu, pas comme ça, pas aussi vite et du coup il panique. Il agite les jambes, tente de se débattre avec ses bras mais cela ne sert pas à grand chose. Il le tient trop fortement et lui il est trop faible, ce n'est pas comme ça qu'il s'en sortira. Et d'un coup il se redemande si il s'en sortira. Est-ce que Seven serait vraiment capable de mener ses menaces à bout ? Est-ce qu'il serait vraiment capable de le crever ? Et est-ce qu'il serait capable de le faire uniquement car c'est un putain de PD ? Alors Otto il puise dans ses forces, tente de retrouver son courage et ses paroles acides « T'as traîné avec cette tarlouze... t'as vécu avec cette tarlouze... t'as dormit avec cette tarlouze... T'étais bien avec cette tarlouze mais c'est plus facile de la frapper que d'assumer ça hein ? C'est plus facile de me casser le nez et de me menacer pour jouer les mecs au lieu d'assumer que fut un tant t'as aimé cette tarlouze, hein ?! T'as pas de couilles Seven, t'as pas de putain de couilles ! » Sale hypocrite... voilà ce que pense Otto, ce n'est rien d'autre qu'un sale hypocrite.

Il s'agit de nouveau, tente de se débattre, de lui donne des coups de pied dans le ventre, des coups de pieds dans les couilles... mais Seven est trop proche, collé contre lui, ne lui laissant pas la moindre ouverture. Il passe ses mains autours de son poignet, tente de le repousser... frappe son bras, tente de repousser son visage mais Seven reste toujours là, le tenant tel un prédateur. Otto n'a que les mots mais ses mots ne lui offriront qu'un destin funeste « Lâche moi putain ! Spèce de salaud ! Spèce de PD même pas capable d'assumer qu'il aime autant les queues que moi ! » Il le provoque... il le provoque un peu trop sans doute mais il sait pas quoi faire, il panique totalement en vrai « Ouai c'est ça, t'as bien entendu, t'es qu'un PD ! Et j'ai pas peur ! T'es pas capable de me crever car t'as pas les couilles de faire un truc de concret dans ta vie ! » Mais les larmes coulent... lentement mais sûrement, jusqu'à ce que la quantité soit telle qu'il ne puisse plus les cacher. Alors il commence à sangloter Otto, ceci de manière incontrôlable. Il a sa voix qui se déforme, sa voix qui se tord sous la douleur mais pas par celle que lui inflige Seven avec ses mains « T'es qu'un PD Seven... t'es qu'un PD car tu m'as laissé tout seul et je sais pas ce que j'ai fais de mal ! Je voulais pas que tu me laisses tout seul... Pourquoi tu m'as laissé tout seul ?... » Et il dit ça en pleurant Otto.
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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Mar 20 Juin - 19:40

« Lâche moi ! Arrête s'il te plaît arrête ! » Et ça lui donne envie de recommencer alors que le visage d'Otto est déjà maculé de sang, alors qu'il est évident qu'il n'fait pas le poids contre lui. Il le sent s'agiter sous sa poigne et c'est comme un bout d'viande agité sous le nez d'un charognard – plus sa proie se débat dans le vide, plus il a envie de serrer cogner fracasser, jusqu'à tout dévaster. Pourtant y encore une barrière invisible, un truc qui le maintient dans cet équilibre précaire. Pendant une seconde il sait plus s'il veut l'achever ou juste partir sans s'retourner. Otto scelle son sort tout seul. « T'as traîné avec cette tarlouze... t'as vécu avec cette tarlouze... t'as dormi avec cette tarlouze... T'étais bien avec cette tarlouze mais c'est plus facile de la frapper que d'assumer ça hein ? C'est plus facile de me casser le nez et de me menacer pour jouer les mecs au lieu d'assumer que fut un temps t'as aimé cette tarlouze, hein ?! T'as pas de couilles Seven, t'as pas de putain de couilles ! » Il voit rouge. Parce que l'autre utilise des mots qui n'lui conviennent pas, parce que ça donne une autre dimension à leur relation – dans sa bouche ça sonne sûr et profond et intime et c'est tout c'que Seven ne veut pas, n'a jamais voulu. C'est à mille lieues de c'qui est imprimé dans sa tête, le souvenir périssable de ces allées et venues incessantes entre le dégoût et l'entraide, la complicité fugace et le rejet trop violent. Il peut pas écouter ça. « J'AI PAS D'COUILLES ? MOI J'AI PAS D'COUILLES ?! » C'est comme se faire insulter de lâche et de faible et de minable, tout ce qu'il exècre, tout ce qu'il ne veut pas être. Sa main migre de la gorge d'Otto jusqu'à son col qu'il agrippe, le soulevant du capot une seconde pour mieux l'y projeter brutalement et le coincer à nouveau de tout son poids. « J'en ai plus que c'que t'auras jamais, parce que t'es qu'une pauvre merde. À faire la grande gueule dans tes messages et maintenant quoi hein ? HEIN ?! » Il le jauge d'un air mauvais, continue à le maintenir en place d'une paume appuyée sur son plexus, pendant que sa main libre vient attraper son visage, coinçant ses joues entre son pouce et le reste de ses doigts. Y a du sang qui coule sur sa peau mais il s'en fout, il serre, serre, serre, jusqu'à sentir la forme des molaires à travers la chair. « Regarde-toi putain, tu m'fous la gerbe. T'es même pas capable d'te défendre. » Et Otto qui recommence à se débattre comme pour lui donner tort, qui tente de frapper mais ses coups n'ont pas le moindre impact parce qu'il est en position de faiblesse et qu'il n'a clairement pas l'avantage physique. Seven ne réagit même pas, comme s'il sentait rien, parce qu'il a appris à encaisser plus efficacement qu'un sac de frappe. Et c'est pas les maigres coups d'Otto qui vont pouvoir le déstabiliser. « Lâche moi putain ! Spèce de salaud ! Spèce de PD même pas capable d'assumer qu'il aime autant les queues que moi ! » Otto il a pas les coups, mais il a les mots. Ça claque dans l'air et Seven se fige, tous les muscles tendus, son regard planté dans le sien. Comme pour le défier de répéter. « Ouais c'est ça, t'as bien entendu, t'es qu'un PD ! Et j'ai pas peur ! T'es pas capable de me crever car t'as pas les couilles de faire un truc de concret dans ta vie ! » C'est bien plus efficace que toutes ses tentatives de riposte physique. Seven ne bouge toujours pas et on dirait qu'il retient son souffle – ça lui donne l'air d'une statue détraquée, prête à s'écrouler. Il le fixe sans ciller et il les voit les larmes, il les entend les sanglots. Et bien sûr que ça résonne dans une part de lui ; celle qui traînait dans la rue, celle qui a arpenté trop de coins foireux avec l'ombre d'Otto dans son sillage. Bien sûr ça fait écho mais il supporte pas les pleurs, il les a jamais supportés. Il sait pas quoi en faire alors ça l'met toujours en colère, mais là c'est encore pire. Parce qu'Otto remet en cause des choses trop sensibles, parce qu'il enfonce ses griffes dans les plaies déjà à vif. Et il chiale et il a pas l'droit, c'est trop pathétique. « T'es qu'un PD Seven... t'es qu'un PD car tu m'as laissé tout seul et je sais pas ce que j'ai fait de mal ! Je voulais pas que tu me laisses tout seul... Pourquoi tu m'as laissé tout seul ?... » Y a un truc qui s'brise dans la voix d'Otto, et y a un truc qui vrille dans le regard de Seven. Il se remet en mouvement aussi brusquement qu'il s'était arrêté, les mains qui attrapent solidement la carcasse d'Otto et il le secoue avec hargne, le faisant cogner contre la voiture à plusieurs reprises au passage, s'acharnant comme un môme dérangé le ferait avec une poupée désarticulée. « TA GUEULE PUTAIN TA GUEULE ! C'EST QUOI QU'TU COMPRENDS PAS QUAND J'TE DIS QUE J'M'EN FOUS ?! » Il s'arrête, le plaque à nouveau sur le capot, laissant ses phalanges retrouver leur place sur sa jugulaire. « J'm'en fous de toi. T'es rien, tu piges ? Tu seras jamais rien. » Sa voix est éraillée, son regard teinté d'une lueur détraquée. « Tu croyais quoi ? Qu'on était potes ? Si j'te laissais m'coller c'est juste parce que j'pouvais me servir de toi. » Pour tromper la solitude, pour se rassurer parfois, pour avoir quelqu'un à jeter dans la gueule du loup pendant qu'il sauve sa propre peau. De l'égoïsme à l'état pur et une forme d'attachement à lui bien réelle, mais trop encrassée par toute sa haine. « Mais j'ai plus besoin d'toi alors lâche-moi. J'en ai rien à foutre de ta gueule et tu vois Otto, la vérité c'est qu'si tu m'avais pas rendu service aussi souvent, j'serais pas en train d'te parler là. J'serais en train d't'exploser. » Et le pire c'est qu'il ment pas, le pire c'est qu'il lui donne une chance, d'la même façon qu'il a voulu lui laisser une échappatoire dans ses messages. C'est corrosif et sale et bancal, mais c'est bien là. C'est un geste à sa façon, la seule chose qu'il est capable d'offrir parce qu'il a rien d'autre que sa rage et tout ce qu'il peut faire c'est la contenir une seconde. « J'te l'répète une dernière fois : j'm'en fous. On a jamais été amis et on l'sera jamais. » Pourtant il accorde suffisamment de crédit à ce qu'ils ont partagé pour lui donner ça, cette porte de sortie un peu foireuse. Et brusquement il se recule, attrape son haut une nouvelle fois pour le décoller de la voiture et le propulser vers le sol, assez fort pour le faire trébucher. Mais il revient pas à la charge, il laisse l'air se charger de tension sans la faire exploser. « Dégage. » C'est un ordre. Parce qu'il fait un effort mais il arrive déjà à bout de sa patience, et ses poings le démangent, et il a tellement envie de le fracasser qu'il est pas sûr qu'il pourrait s'arrêter. Pas tellement pour Otto ou même ses mots – plutôt pour tout ce qui le tourmente et il a besoin d'une cible à accabler et il en a une déjà toute trouvée. C'est un sursis. Si Otto tire le mauvais fil, tout est fini.
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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Dim 2 Juil - 19:16

Il avait tout envisagé Otto, tout envisagé et pourtant... c'était comme ci cela n'avait servit à rien, comme ci la réalité était impossible à prédire car ce qui était en train de se passer là... c'était pire que toute situation qu'il avait pu imaginer, plus douloureux que ce qu'il se pensait capable d'encaisser et plus incontrôlable qu'il ne le pensait possible. Il n'y avait pas eut de discussion, pas de warning pour lui dire de faire attention, Seven était arrivé dans un état de rage destructeur et rien, absolument rien ne semblait capable de le faire sortir de cet état. Il le tenait, le frappait, l'insultait autant qu'il le pouvait et surtout il le faisait douter... sur ce qu'il pensait être réellement leur lien à tous les deux et par la même occasion sur ses chances de survie vis à vis de cette rencontre. Otto aurait-il pu se fourvoyer de la sorte ? Seven l'aurait-il en réalité toujours détesté ? N'acceptant à l'époque sa compagnie que parce qu'il n'y avait personne d'autre à exploiter à ce moment là ? Cette simple idée lui faisait l'effet de barbelés que l'on faisait tourner autours de son cœur... il ne voulait pas croire qu'il n'était que... ça. Et il en aurait pleuré sans doute si il ne pleurait pas déjà toutes les larmes de son corps sous la douleur physique et psychologique qu'il ressentait déjà.

Et pourtant il se débattait Otto, il se débattait comme un diable mais c'était bien inutile. Il ne faisait pas le poids, il n'avait pas la moindre chance contre le grand brun. Même son avantage, sa souplesse, ne pourrait en aucun cas lui sauver la mise dans la position où il était actuellement. Pour le moment tout ce qu'il peut faire c'est ressentir cette terrible douleur alors qu'il le plaque contre ce capot avec violence, suffoquer à cause de l'impact et gémir alors que sa poigne vient se refermer autours de son visage. Et son cœur se serre un peu plus à ses paroles, ses espoirs s'éteignent un peu plus aussi en voyant qu'il a raison. Il n'est pas capable de se défendre... sauf avec les mots bien sûr, mais des mots qu'il n'aurait sans doute jamais dû utiliser car ses mots... ses mots ne peuvent pas le sortir de cette situation, juste lui donner des coups qui n'auront comme résultat que de l'enrager plus encore. Et il voit bien que ça fait de l'effet, il le voit bien Seven qui se fige, qui se raidit, qui se retient. Alors il se lâche, lâche ce qu'il a sur le cœur jusqu'à totalement craquer et lâcher, après son venin, sa peine et sa détresse, la douleur de l'avoir vu disparaître de sa vie, ce con qui, à une époque, il avait vraiment apprit à aimer. Mais cela ne semble pas atteindre le cœur de Seven. À dire vrai il n'est plus très sûr que Seven ait encore un cœur. Car une fois les lamentations de Otto terminées il se remet en marche et cela n'a rien de beau.

Otto se retransforme en poupée de chiffon, secoué et plaqué à plusieurs reprise contre cette voiture, le sonnant plus qu'il n'aurait aimé l'admettre. Il n'est pas certain de pouvoir tenir la cadence très longtemps pour être totalement franc. Mais il essaye de se concentrer, d'entendre ses paroles, ses hurlements plutôt. Il voudrait tellement lui rétorquer des choses, avoir les bonnes paroles, comme toujours, celles qui blessent et font effet, comme toujours encore une fois... mais sa répartie est enterré sous un océan de douleur. Sa vision est floue, ses pensées incertaines au point qu'il ne remarque que bien après que cette nouvelle douleur qu'il ressent est celle de la main de Seven ayant reprit sa position sur sa nuque. Il se sent partir Otto, prêt à sombrer dans le coma mais il s'accroche... il s'accroche... mais à quoi ? Car ses mots à lui aussi font mal. Rien... il n'est rien... et ça le terrifie ça Otto de n'être rien... il fait genre comme ça, à vouloir être un délinquant qui se fout de tout et qui veut crever dans un caniveau mais c'est que du flanc, que de la gueule. Cela le terrifie de n'avoir d'importance pour personne et surtout pour ceux chez qui il recherchait de l'approbation. Puis il se fait balancer Otto, balancer dans tous les sens du terme mais surtout au sol, s'étalant comme une grosse merde, s'écorchant, saignant un peu plus et salissant ses fringues. Il est là, étendu sur ce sol poussiéreux, tremblant et faible, à peine capable de se redresser. Il ne sanglote même plus, les larmes coulent certes mais il n'a plus vraiment la force de pleurer. Il se sent vide Otto. Finalement il puise dans ses force, il tente de se décoller du sol, s'appuie sur ses avants bras, tente de se mettre à genoux mais reste à quatre pattes, à quelques centimètre du ciment, incapable de faire plus. Il crache un peu de sang aussi et... après un long moment d'effort, il reparle enfin « Non... » là est sa réponse « Non... je ne partirais pas... » surtout car il n'en est pas capable, là tout de suite il ne peut aller nul part... mais il ne veut pas attirer sa pitié, il veut le défier, même si ça signe son arrêt de mort. « Je ne dégagerait pas... je préfère encore que tu me butes... que tu termines le boulot car ça fera moins mal... moins mal que ce que tu essayes de me faire avaler. » Il pousse encore un peu, arrive finalement à se mettre à genoux et à pivoter un peu pour faire face à Seven. Il le regarde, non pas avec un regard de défis mais un regard vide et blasé, les bras ballant le long du corps et il ajoute « Si je ne suis rien pour toi... prouve le moi... achève moi car il n'y a que comme ça que je lâcherais l'affaire... » Ce n'est pas qu'il ne l'en pense pas capable, à dire vrai à ce stade Otto n'est plus sûr de rien. Non... c'est surtout que si c'est la vérité alors c'est la vérité dans bien d'autres cas et que sa fuite pour éviter l'hypocrisie des autres il la retrouve partout. Et si tel est le cas il n'a pas envie de subir plus longtemps cette lente agonie à se demander si quiconque l'aime réellement ou si c'est encore un mensonge car malgré tous ses efforts pour se rendre insensible il n'en peut plus de souffrir émotionnellement.
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pot d'échappement

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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Mer 19 Juil - 3:36

Il a perdu tout contrôle et p't'être bien qu'il l'avait perdu avant même d'arriver, avant même qu'Otto ne s'amuse à le provoquer. Le contrôle ça fait longtemps qu'il lui a échappé et maintenant il lui reste plus rien – que la rage qui le consume et qui dévaste tout sur son passage. Il avance plus Seven, il rampe et dans sa bouche y a que des cendres. L'acide qu'il crache à la gueule du monde et l'amertume qui vient lui ronger les entrailles, plus ça va plus il s'isole et il sait plus comment faire pour s'en sortir, il sait pas comment stopper le massacre. Alors il continue. Il continue quand il fracasse tous ceux qu'il croise, il continue quand il ravale toutes ses émotions pour ne laisser exploser que la rage, il continue quand il repousse ceux qu'il aime le plus jusqu'à s'faire détester du monde entier. Il continue et il s'enfonce et Otto n'est qu'un maillon de plus dans la chaîne de sa décadence, Otto est au mauvais endroit au mauvais moment, Otto a poussé les mauvais boutons. Otto paie pour les autres et bien sûr c'est salaud, bien sûr il le sait. Mais c'est ça ou crever et c'est bien la seule chose qu'il a jamais été foutu de faire – pas même quand il pensait le vouloir.

Otto est là, et sous ses coups Otto ploie.
Otto pleure, à chaque mot on dirait qu'Otto meurt.

Même s'il est plus grand, plus fort, il sent sa douleur. Il la sent et il déteste ça ; il supporte déjà pas ses propres émotions alors celles des autres sont comme des agressions perpétuelles. Il sait pas gérer l'empathie qui lui pourrit la vie, et il est incapable de faire face à ce qu'il provoque chez les autres. Pourtant il regarde. La carcasse d'Otto qui a rencontré le sol à cause de sa poigne, étendu dans la crasse et la poussière, sûrement l'impression d'être en morceaux. Il fait plus un bruit – la seule chose que Seven perçoit c'est sa respiration. La sienne fend l'air aussi, saccadée, irrégulière. Comme les battements d'son cœur qui vibre à ses tempes. L'éclat de rage redescend peu à peu et comme chaque fois il s'retrouve avec le souffle court et les mains qui tremblent, l'impression qu'il va s'écrouler maintenant qu'y a plus sa fureur pour le tenir debout. Il appuie ses paumes sur le capot, dos à Otto, tête baissée et dos crispé. Il cherche à reprendre sa respiration et le train d'ses pensées, retrouver le contrôle maintenant qu'la tempête dans sa tête s'est calmée. Il sait qu'elle est pas partie, qu'elle se lèvera encore et encore parce qu'il arrive pas à s'en débarrasser, parce qu'il est constamment à fleur de peau. Et il est épuisé. De gueuler cogner bousiller, détruire et s'auto-détruire.

Souvent il aimerait que ça s'arrête. Mais il sait pas comment s'y prendre et il a besoin d'tout ça pour vivre – sans sa colère il est qui ? Il est quoi ? Rien. Qu'un pauvre clébard paumé bon à jeter au caniveau. Tant qu'il a la rage, c'est qu'il est vivant. Si ça disparaît, lui aussi.

« Non... » Il l'avait presque oublié ou peut-être que non, peut-être qu'il espérait juste que ça suffirait. Que les coups et les mots auraient raison de lui, le pousseraient à se barrer. C'est ce qu'il fait – il pousse tout l'monde à se barrer. Mais quand il tourne la tête, il voit Otto à quatre pattes, à cracher du sang, visiblement mal en point. Pourtant il trouve encore le moyen de le défier. « Non... je ne partirai pas... » Il ferme les yeux et se détourne à nouveau, penché au-dessus d'la voiture, muscles tendus et dents serrées. « Je ne dégagerai pas... je préfère encore que tu me butes... que tu termines le boulot car ça fera moins mal... moins mal que ce que tu essayes de me faire avaler. » Il a envie d'le faire fuir une bonne fois pour toutes mais il a même pas la force de bouger, prostré dans la même position, luttant pour pas exploser à nouveau. Sa voix est basse et éraillée quand il daigne enfin ouvrir la bouche. « Putain mais ta gueule. Casse-toi j'te dis. » Encore une fois il avertit, donne une chance. C'est plus que ce qu'il donne à la plupart des gens.

Quand il pivote, Otto est agenouillé, bras ballants et regard vide. Comme s'il attendait plus rien. Comme s'il connaissait déjà la fin. « Si je ne suis rien pour toi... prouve le moi... achève moi car il n'y a que comme ça que je lâcherai l'affaire... » Il comprend pas Seven, il comprend pas cet acharnement, cette ténacité qui n'a pas lieu d'être. Il comprend pas pourquoi y en a qui s'accrochent encore alors qu'il les écorche ; il sait pas ce qu'ils espèrent, ce qu'ils attendent, il sait juste qu'il sera jamais ce qu'ils veulent, ce dont ils ont besoin. Il sera jamais ce qu'ils espèrent et pour ça il préfère les sortir de sa vie un à un, avant d'voir la peur dans leurs yeux, le dégoût, la haine – ces trucs qu'il voit en croisant son reflet. Otto n'est qu'un acharné de plus et il a envie de hurler mais il a tout juste la force de continuer à respirer. Alors il ricane, c'est faible, c'est dégueulasse, ça pue l'mépris. Il ricane et il vrille ses prunelles dans les siennes, restant sagement campé contre la voiture. « Tu comprends pas hein ? Je. M'en. Fous. » Il ment, comme toujours. Il dit toujours ça mais il s'en fout jamais, son plus gros problème c'est qu'il s'en fout pas assez. « J'veux pas t'buter, tu m'fais trop pitié et j'ai rien à y gagner. J'veux juste que tu m'lâches. »

Lentement il se redresse, avance jusqu'à arriver près d'Otto. Il le surplombe de toute sa hauteur et l'autre lui a jamais paru aussi minuscule qu'en cette seconde, à genoux, du sang un peu partout sur la gueule. Il trouve ça pathétique. « T'espères quoi ? Devenir mon ami ? Tu crois qu'on va jouer aux poupées tous les deux ? » Et il s'remet à rire – c'est un son aussi agréable qu'une scie sur un bout d'métal. Il se moque de lui, de tout ce qu'il représente. Son pied qui shoote dans l'une des têtes accrochées à la ceinture d'Otto, pour lui montrer ce qu'il en pense. « Les gens comme moi traînent pas avec les gens comme toi. Si demain j'croise un mec fringué comme toi, j'le fracasse. » C'est la vérité et sûrement qu'Otto le sait. Au final il l'épargne et s'il fait ça c'est parce qu'il l'a apprécié y a longtemps, même s'il l'a jamais accepté pleinement. Il tire aucune satisfaction de l'état dans lequel il l'a mis et c'est bien ça l'problème – son bouc émissaire improvisé ne sert à rien. Parce qu'il a pas d'reproches à lui balancer, rien à lui faire payer. Il le hait pas – pas lui en tant que personne, seulement ce qu'il véhicule. C'est stérile. Et ça l'désespère, parce qu'il va repartir avec le même poids sur les épaules que quand il est arrivé. Tout ce qu'il a craché c'était du vent, les poings, les mots, c'était creux et maintenant tout ce qui lui reste c'est une douleur diffuse du fond d'la poitrine jusqu'au bout des doigts.

Il finit par s'accroupir, une main venant trouver la gorge d'Otto à nouveau – la trace de ses phalanges commence déjà à s'y imprimer. Il serre, ses yeux dans les siens, et s'il a le regard toujours aussi noir c'est plus d'la rage. C'est la fureur contenue, enfouie, et l'épuisement visible jusque dans ses traits marqués, ses yeux cernés, son allure de déchet. On dirait qu'il va partir en morceaux et p't'être bien que c'est déjà le cas. « C'que tu t'es imaginé sur toi et moi, t'oublies.  J'veux pas t'voir. J'veux pas t'parler. J'veux pas t'écouter. » Pourtant y a une époque où il le faisait. Parce que c'était un allié d'une certaine façon, parce qu'il se sentait important à ses côtés. Plus puissant, plus flippant. Parce qu'il voyait bien la façon dont Otto le regardait, et parfois ça l'poussait à le cogner, parfois ça lui donnait l'impression de compter. Maintenant il préfère tout piétiner.

« J'sais pas pourquoi tu t'es amusé à m'faire chier mais tu vas t'arrêter. J'ai été sympa Otto. Et tu sais que j'le serai pas une deuxième fois. » Pourtant Otto repartira avec les traces de lui incrustées dans la chair ; son cou, son visage, son torse, son dos. Ça va rester pendant des semaines et au final c'est sûrement le seul moyen qu'a Seven pour marquer les gens. Il sait marquer les corps, pas les esprits.
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comme ma bite

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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   Aujourd'hui à 14:37

Il est cassé Otto, il est totalement brisé. Il espérait... il ne sait pas... il voulait l'énerver bien sûr, le mettre en colère, rien que sa tenue n'était autre qu'une provocation. Mais au fond Otto, ce qu'il espérait c'était réussir à le mettre en face d'une réalité ou du moins... ce qu'il pensait en être une. Il voulait pousser Seven à admettre que, oui, il l'avait aimé à un moment et que cela n'avait pas disparu. Mais dans l'immédiat Otto n'est plus sûr de rien. Car tout son corps le lance, son cœur lui fait mal et sa volonté... sa volonté est brisée maintenant. Il ne sait plus quoi penser, il ne sait plus ce qu'il doit croire Otto... lui qui était certain... certain que cela marcherait, que tel un miroir il était capable de mettre les gens face à leur propre reflet mais tout ça... c'était du flanc ! Car là tout ce qu'il a gagné c'est de manger la poussière, de sentir le sang couler sur son visage et ses larmes humidifier son visage. Pourquoi Seven ne l'aime pas ? Pourquoi il ne l'aime pas putain ?! Lui il l'aime tellement... il était son héros dans le temps, un qui, après l'avoir d'abord repoussé, l'avait pris sous son aile et lui avait tant appris. Était-ce vraiment terminé ? Cela semblait bien.

Alors oui, Otto pourrait partir, mettre tout ça derrière lui, mais il ne peut pas, il en est incapable. Non seulement physiquement il n'arrive plus à se déplacer, le simple fait de se tenir dressé lui demande toutes ses forces alors partir ? Mais en plus il est incapable de lâcher prise, incapable de tourner la page car il l'a dit à Seven, si c'est ça autant crever car clairement il ne peut pas supporter la douleur que cela créerait en son cœur. Pourtant Seven enchaîne, Seven l'achève. Il n'en a rien a foutre, voilà ce qu'il dit, il ne veut même pas le buter, il n'en voit pas l'intérêt. Sans doute si Otto avait encore les idées clair il y verrait des signes, des preuves d'une affection encore présente ? Mais là Otto il commence à se demander si là n'est pas simplement la réalité ? Alors il l'écoute le plus âgé, il l'écoute cracher son poison et il tente de se retenir de fondre en larme quand il soulève le ridicule que représente eux deux amis. Seven le méprise... et il n'est plus dans une situation où il est capable d'accepter ses différences, cet aspect qui fait tâche dans la rue. En clair il est réduit Otto à cette image qu'il renvoie à tout le monde. Alors étrangement le rire de Seven devient moins douloureux, ses mots ne lui font plus autant mal, glissant sur son corps déjà meurtrit et ses larmes cessent peu à peu de couler... Otto n'a plus rien a verser. Il réagit à peine d'ailleurs en sentant la poigne de Seven se refaire autours de son cou, gémissant certes mais se laissant simplement faire. Il attend que ce soit fini Otto, il attend qu'il ait fini son petit spectacle pour enfin en placer une.

Et quand enfin viens le moment, quand enfin la parole lui est rendu, il commence alors à parler avec cette voix d'outre tombe d'une nuque bien trop écrasée « Je suis vraiment désolé... pour toi. Je ne me rendais pas compte à quel point... tu étais perdu. » Cela n'est pas dit avec sarcasme, ce n'est pas non plus dit avec ironie. Non, ces paroles sont on ne peut plus sincère « Toute ma vie n'est qu'une putain de mascarade... l'image que je renvoie n'est qu'une illusion qui me plaît plus que la vérité... mais tout ça j'en ai conscience. Toi tu t'es forgé une telle image... que tu te rends même plus compte qu'il s'agit d'un leurre ! Je suis tellement désolé Seven... car ta vie va être bien triste et il n'y a rien que je puisse faire. Je suis désolé Seven... de pas avoir agit plus tôt. » Alors le regard d'Otto change complètement, affichant de la tristesse et de la compassion pour celui qui n'a plus que haine à son égard. Il passe ensuite une main sur le côté du visage de Seven, se fichant bien des représailles « Qu'est-ce qui a bien pu t'arriver... Je voulais vraiment retrouver mon ami... mais il est enterré trop loin pour que je puisse l'atteindre à présent... » Finalement les yeux d'Otto se ferment, son bras retombe et il est là, inerte dans la poigne de Seven. Il a perdu connaissance.
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MessageSujet: Re: Kill me... kiss me... I don't care but make a choice ! [Seven]   

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