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 Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike

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MessageSujet: Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike   Jeu 18 Mai - 22:02

Do you know how sometimes - when you are riding your bike and you start skidding across sand, or when you miss a step and start tumbling down the stairs - you have those long, long seconds to know that you are going to be hurt, and badly?

In a society run by terror, no statements whatsoever can be taken seriously.
Il n'y avait peut être que ça de vrai.
Le goût persistant du tabac froid qui s'incrustait heure après heure sur le plat de la langue, l'odeur si caractéristiques de ces  grandes villes qui n'en étaient pas vraiment qui imprégnaient l'air, les mégots éparpillés à même le bitume, jetés dans cette nonchalance toute coutumière, alors qu'il fixait le vide encore emprunt de ses carcasses inhumaines, en songeant que...
Il n'y avait peut être que ça de vrai.

Une heure perdue entre lui et l'éternel, un instant figé, l'esprit érodé, enfumé de ces neurones qu'on ne cessait de brasser, de retourner, en priant pour que la tempête se mût en brise printanière. Il n'y avait rien de bienséant lorsque la vie se muait en salope, pute des bacchanales, catin contemporaine dans les coups du sort qu'elle vous infligeaient. Et elle aimait à jouer avec vos nerfs la demoiselle, elle aimait les tordre entre ses blanches mains jusqu'à en broyer les viscères. Parce que la vie, elle ne nous appartenait pas. Parce que la vie, on ne la possédait pas. Elle vous possède Vie et non l'inverse.
Nate, il était juste curieux de savoir quand sa passe prendrait fin.

Dans le pénombre, ses grands yeux sombres balayèrent l'espace, comme si, dans un bête coup d'espoir, la réponse à ses pensés pseudo philosophique allait se matérialiser à même la pierre grise. Il avait froncé les sourcils, dépité malgré lui. Alors son visage se peignit de son habituel lassitude, mimique trop sage pour un garçon d'un naturel volage, homme encore enfant, qui avait un long chemin à parcourir avant de devenir grand. Et du fond  de ses entrailles surgit soudain cette colère familière, rage sourde envers cette ville à la propreté faussée, jurant ridiculement avec la pourriture qui en tapissait les allés, rage envers cette sensation de vide qui lui vrillait le crâne. Et il n'y avait peut être que la haine qui valait encore que l'on s'y attarde lorsque l'amour se faisait si ténu, si hagard qu'on parvenait soudainement à le confondre avec un mirage.

▬ Tu parles d'une merde.

Tragédie de leurs existences comme de leurs inexistence. Tragédie de ceux qui étaient nés du mauvais côtés de la barrière, gamins malaisés aux poches troués qui avaient apprit à haïr avant de savoir aimer, à préfère le vice aux prières et le larcins aux rêves. Dans un sourire en biais adressé au vide, en une moue ironique où toutes ces choses, toutes ces pensés qu'il n'avait jamais prit le temps de formulés, qu'il n'avait jamais crut bons de réinventer, prenaient tous leurs sens. Au fond, il avait vu trop d'injustice pour que lui importe réellement ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas. Seul le résultat comptait en définitive. Alors au bout de ses doigts ne subsistait que cette barquette de frites tièdes, dont le goût se mêlait avec aisance à celui, beaucoup plus entêtant de la bière qu'il avait commandé avec.  

▬  T'peux m'en remettre une autre chef?

Et de cette voix de nouveau enjouée, comme si des dérives de son esprit ne subsistait que cet habituel engouement, joie presque primaire envers son destin et la lumière qu'il contenait. Nate. Peut être bien qu'il mentait au monde comme à lui même. Peut être bien qu'il était de ceux dont les sourires naissent plus vite que les soupirs mais dont l'amertume ne vint jamais à périr. Pourtant, lorsqu'on le voyait ainsi, affalés sur les marches de la ville, billet tendu vers le propriétaire du food truck, il n'avait l'air que de ça. Un gamin coincé dans un corps trop grand.

▬ Et donnes en une aussi à l'autre en passant.

Nate était bâtit d'impulsion. Beaucoup trop pour appréhender ne serait-ce qu'un modique pourcentage de ce que le commun des mortels qualifiait de conséquences. Abandonnant une nouvelle fois son attention au vide,  il fit craquer les os de sa nuque sans plus s'attarder sur ce qui l'entourait. Sans réellement prêter attention à la personne qu'il venait d'avancer. Qu'est ce que deux dollars dans une vie après tout ? Rien qui ne vaille la peine qu'il s'y attarde trop en avant.
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MessageSujet: Re: Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike   Mer 24 Mai - 13:00

Effluves d'alcool, qui n'émane pas de lui mais du bar, mélange de soûlard et de désespoir, un brin de pathétisme peut-être sur certains visages. Il tue le temps autant qu'il massacre sa vie, ike. Autant qu'il bousille son corps dans les luttes vaines, celle des corps comme celle de l'âme. La gueule abîmée par une mauvaise défaite, la main caleuse qui s'agrippe au verre terminé en une gorgée. Il écoute même plus ce type qui lui parte à sa droite, parce qu'il a rien a répondre, pas plus qu'il a envie d'écouter. Il attend. Et c'est le flou, la ouate autour de son esprit, c'est pas tant l'alcool que l'amertume. C'est la léthargie de celui qui n'a pas envie de penser, pas envie de se torturer. Pour se perdre dans la plaisante indifférence. Il ne se soucie que du rien, des jours qui s'écoulent, du temps qui passe qu'on aimerait voir s'écouler plus vite. Toujours un peu plus vite. Les deux pieds dans le gouffre, la tête dans les eaux troubles desquels il ne veut même pas sortir. En apnée sous sa propre vie. Bien trop heureux de ne prêter attention a rien. Il balance des fonds de poches sur le comptoir, tintements de pièces qui attire l'attention le temps de pousser la porte et de s'engouffrer dans les rues de Savannah déjà mille fois visitées, il les connaît sur le bout des doigts, il regardent a peine ce qu'il s'y passe maintenant, après avoir trop longtemps observé, le jour, la nuit. Toujours les mêmes choses qui s'y passent, le ballet lassant duquel ils font tous partis. Jusqu'à city market et ses bruits constants qu'il entend chaque jour à sa fenêtre. La voix, qu'il reconnaît sans parvenir à mettre un visage dessus qui interpelle le serveur du food-truck. Une bière qu'on tend, vers lui. Un coup d'oeil vers l'immeuble miteux qu'il habite, et la certitude qu'il n'a pas envie de rentrer maintenant. Il prend la canette – la perche qu'on lui tend – et sonde les quelques passants, pas bien difficile de trouver celui qui lui a offert la bière. « Nate » Rien qu'un petit mouvement de tête, pour saluer, pour dire merci. Tâter un peu le terrain. Pour éviter de trop parler aussi, hésitant brièvement à le rejoindre.  Il a supporté assez de Cadwell pour toute une vie, pour les trois prochaines aussi. Mais c'est Nate. Nate qui a la tête dans les étoiles, Ike les pieds ancré bien au sol. Peut-être que le ciel c'est tout ce qu'il reste quand on vit dans les bas fond, lever le nez bien haut et chercher les étincelles qui restent dans le monde. Une faible lueur pour ne pas vivre dans le noir. Il donne envie souvent, de simplement écouter le silence. Y a cette sérénité en lui, sans doute qu'une surface pour impressionner la galerie, mais assez pour calmer les tumultes le temps d'un vague instant. Et qui est-il pour refuser un semblant de paix même illusoire ? « T'offres souvent des bières aux passants? » Sans doute peut-être pas. Qu'est-ce qu'il en sait Ike ? Il connaît Nash sans le connaître, parce qu'il est gamin dans le paysage depuis des années, parce qu'il est frère de harpie. Il sait des choses sans rien savoir, uniquement ce qu'il entrevoit de ses propres yeux dans sa façon d'être parfois singulière. Il en discerne seulement les bribes des instants partagés, peut-être trop rare pour se dire amis, trop pour se dire inconnus. La main qui tient la cannette offerte, le corps qui tombe lourdement à côté de lui, dans cet entre-deux incertain. quelque chose. Un rien. Il est maladroit ike, de toute façon, dans ses mots comme dans ses gestes. « Qu'est ce que tu fais là? » Seul. La nuit. Sans rien dire, ni rien faire. A offrir une bière au premier qui passe, juste comme ça. Il s'encombre pas des ça va?, des quoi de neuf?, sans doute parce qu'il s'en fiche, Ike. Ou simplement qu'avec Nate il s'est jamais vraiment agit de ça, qu'il demande pas parce que ça le concerne pas vraiment. Pour pas parler non plus de ce qui peut flotter dans l'air, des questions a poser ou qu'on veut éviter. Ce soir, ils se retrouvent que par un heureux hasard, pas par envie, c'est juste ces deux types qui errent qui se croisent dans les rues noires. Il est lassé, Ike, les combats il les garde pour un autre jour. pour demain. ce soir, ça ressemble a la Suisse, terrain neutre et serein. Juste pour être, le temps d'une heure ou simplement d'une bière.

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MessageSujet: Re: Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike   Ven 26 Mai - 23:47

Do you know how sometimes - when you are riding your bike and you start skidding across sand, or when you miss a step and start tumbling down the stairs - you have those long, long seconds to know that you are going to be hurt, and badly?

In a society run by terror, no statements whatsoever can be taken seriously.
Ike.
Ike n'était pas la première personne qu'il aurait souhaité voir en cet instant de communion.
Il n'était pas celui dont le nom franchissait spontanément ses lèvres ces derniers temps, ni celui auquel il songeait de manière bienveillante - encore moins lorsque son regard croisait celui de sa soeur. Il avait perdu cette lueur familière qui chauffait ses iris lorsque ses yeux voguaient vers les siens - il faisait naitre tout autre chose, quelque chose de brûlant qui explosait dans le creux des côtes. Ike, c'était celui qui avait disparut de son hémisphère presque aussi vite qu'il y était apparut - ça avait quelque chose d'étourdissant, d'ahurissant de voir à quel point il était facile d'en arracher les racines. Mais Ike, il semblait avoir besoin d'appeler la lumière, d'avaler le soleil pour qu'il  lui donne un peu de sa chaleur. C'était la paix que son visage réclamait, c'était cet apaisement fragile et volatile qu'il avait toujours collé au fond de ses rétines  - Nate était doué pour ça, pour les concessions, pour les armistices.
On l'approchait sans craindre qu'il ne morde.
Mais quand il s'agissait de clarté, Nate dérangeait.
Il tâchait - jurait.

Nate était comme un point rouge sur une aquarelle. Il ne s'harmonisait à rien, jamais ; avec ses cheveux noirs comme du goudron léger, ses sourires de sales gosses, ténues comme un fard orangé sur la peau blanche, il trimballait des airs de lutin évadé d'une poudrière. La surprise qui avait gonflée ses veines avait brusquement laissée sur sa langue une impression amère, alors tout ça, toute cette colère soudaine, tous ces revirements théâtraux, c'était l'absurdité la plus incongrue qu'on ne lui ait jamais déposé sur le coin des lèvres. Oui Ike, lui en vouloir semblait soudainement hors de propos. Ridicule même, presque dérisoire. Il n'était que ce type aux épaules un peu courbés, aux traits fatigués et aux mots mesurés. Parce que Ike, il semblait tâtonner, avancer d'un pas prudent d'équilibriste dans cet immense labyrinthe que constitue le clan Caldwell. Et ça le fit doucement sourire Nate, ça le fit presque rire alors que l'homme s'affalait près de lui.

▬ Ike.

Il savait qu'il n'aurait certainement pas dût être là - qu'il aurait dût être ailleurs, n'importe où, n'importe quand, mais pas là, pas en compagnie de ce type ci. Qu'il profanait volontairement. Mais Nate, il n'avait jamais désiré prendre part à l'éternel je t'aime moi non plus auquel semblait se livrer sa soeur et son ex petit copain. C'était un terrain sur lequel il n'était pas désiré et ne cherchait pas à se rendre désirable. L'amour était à ces yeux une énigme propre à chaque couple, à chaque tandem, à chaque histoire. L'amour était cette flamme qui pouvait tout aussi bien réchauffer les coeurs que les érodés. Un poison violent offert de la pointe d'un baiser brûlant. Toutefois, il n'aurait pas dû être là - briser ses propres menaces en foulant les nuages. Il n'aurait pas dû s'en foutre si fort, lever sa bière en direction du visage familier, et prendre ses aises comme s'il se trouvait en terrain conquis, comme si cette rue comme les bâtiments qui l'encadraient, au fond, lui appartenait. Il était partout comme chez lui Nate.
Nate, tout était si simple lorsqu'on l'écoutait.

▬  En ce moment j'offre les bières comme les pizzas. Alors une de plus ou une de moins.

Il avait lâché ces quelques mots en levant son nez vers le ciel, un sourire en coin jouant sur ses lèvres, avant de prendre une nouvelle gorgée de la bouteille blottit entre ses doigts. Il s'esclaffe doucement. Laisse la question tournoyer un instant dans son esprit, la pesant dans un sens puis dans l'autre avant de s'étirer dans un grognement paresseux. Son visage quitta la voute céleste pour se tourner vers celui de son vis à vis.

▬ J'ai des moments comme ça où ma tête se change en vrai bordel. Et j'ai besoin de me tenir loin du monde pour faire un tri. Pas toi?

L'esprit était, après tout, un bordel des plus singuliers. Un monde flottant au dessus de toute raison où faits concrets et simples coups de bluff se mêlaient dans un marasme assourdissant. Et si le cadet Caldwell n'avait que le goût d'en peindre les rouages des couleurs les plus criardes, optimisme éhonté et incessamment réaffirmé d'un avenir meilleur, il ne pouvait empêcher ces incessants va et vient d'en devenir pesant, étouffant. Poigne écrasante de toutes ces choses qui lui traversaient les pupilles sans qu'il ne sache à qui se confier, à qui les dire. Alors il n'y avait que ces escapades pour souffler un vent de fraicheurs sur ses neurones surchauffés, il n'y avait que ses fuites hors du cocon familial qui lui permettait de remettre son monde à la bonne place. Cela fonctionnait. Pour l'instant, tout du moins.

▬ Et toi, qu'est ce que tu fais là?

La paix. Elle semblait si naturelle ici. Presque immuable sous la curiosité de ce regard là. C'était un regard fait pour recevoir des histoires, un regard qui n'appelait qu'aux dialogues, aux échanges ou à l'écoute.
Et Nate prit une nouvelle gorgée de bière, sa tête appuyée contre son poing.
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MessageSujet: Re: Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike   Mer 7 Juin - 7:55

Le temps file et t'attends presque l'instant ou le soleil se lèvera, ou une nouvelle journée commencera. Peut-être que la prochaine sera meilleur, que l'air sera plus respirable, que t'auras moins de mal à avancer. Demain. Demain ça ira mieux. Alors t'attends que demain vienne dans le semi-silence qui vous entoure. Incapable de vraiment parler à Nate. Alors là aussi t'attends, qu'il parle ou qu'il se taise vraiment, juste savoir ou tu mets les pieds si tout ça c'était le hasard ou s'il a une conversation a mener. Mais il est trop serein Nate, du coin de l'oeil tu l'observes dans sa plénitude étrange. Le visage calme, presque trop pour quelqu'un comme lui. Il a cette étrange manière d'être, presque comme sorti de lui-même, a mille lieux des conflits qui ronge son monde, qui le ronge peut-être lui. Volant au dessus de son corps et de sa vie juste pour parvenir, quelques instants, à cet état de tranquillité singulière qu'il affiche si bien. Peut-être qu'il rumine intérieurement, là, à regarder les étoiles et boire sa bière et son silence. Peut-être que les rouages de son cerveau tournent à mille a l'heure et ne s'arrête jamais vraiment, pourtant quand on le voit on penserait qu'il est ailleurs. A danser avec les étoiles, dormir sur le coton d'un nuage avant d’atterrir en douceur dans l'obscurité ambiante. Même sa voix semble venir d'un autre espace, résonnant dans le calme, presque jusque dans ton être. Il vibre, Nate. De calme et de tumulte, mêlé doucement l'un à l'autre. « Quel générosité. » Un brin sarcastique, peut-être intrigué. Nate, fresque étrange. Sans doute trop abstrait pour toi, t'as jamais su déchiffrer les œuvres singulières et lui, il est sans doute plus unique que bien d'autres. Tout en dualité, il est le calme dans les ouragans, parfois taciturne, parfois vif. Sans cesse en changement, tu sais jamais a quoi t'attendre. Parfois le regard dur qui te jure que si tu t'approches ça ira mal, parfois le regard calme qui te recroise dans une rue et t'offre une bière sans ciller. Presque avec indifférence. Finalement la rancœur qu'il avait pu affiché s'est peut-être diluée dans ses réflexions, les étoiles ont apaisés ses colères. Peut-être qu'elle réapparaîtra au matin, quand la lune qu'il observe laissera place au soleil. peut-être pas., peut-être que Nate agit seulement sur l'instant et qu'une fois l'instant passé il agit autrement. Il est étrange. Unique. Peut-être différent. Dans votre univers bancal, il fait office d'ovni parfois. « Et sa fonctionne ? T'arrives a faire le tri? » Nez levé vers le ciel, Nate observe. Qu'est-ce qu'il y voit pour trouver ça si intéressant ? L'immensité te fais sentir minuscule, toi. Infime rouage d'un monde trop grand pour les gens comme toi, comme vous. Le sentiment d'être insignifiant dans tout cet univers, y a rien de beau là-dedans. T'aimerais bien avoir ses yeux juste un instant, sa tête aussi. Il pense différemment, il a l'air a des années lumières de la lourdeur du présent. Il semble pas remarquer ces gens qui errent sans vraiment savoir ou ils vont, ceux qui se perdent dans leurs verres de l'autre côté de la rue, ceux qui rient, ceux qui font la gueule. Il regarde que les étoiles Nate, et du bout d'un sourire il semble presque les entendre. pas toi? il le demandait naturellement, alors t'essayes en essayant d'adopter le même calme que lui. T'essayes. Tu regardes encore, encore, encore. Tu vois rien de plus que ce qui passe devant tes yeux, ça t'apporte aucune paix, aucun répit. Une. Deux. Dix. Vingt secondes et toujours rien. « j'ai pas encore trouvé ce qui m'aide a faire le tri. » Peut-être les quelques minutes passé dans les combats de rues, sur des ring d'infortune ou y a plus que le battement du sang dans tes tempes que t'entends, que la sensation des coups donnés et reçus que tu sens. Y a que là ou vraiment, t'es pas englué dans tes souvenirs, dans tes pensées, tes errances. T'es dans l'instant présent, à l'atmosphère lourde mais ou l'étau autour de ta gorge se défait un court temps. Et passé l'adrénaline, tout reviens comme un raz-de-marrée que même les étoiles ne savent arrêter. « J'en sais rien. » lâché dans un soupir. Est-ce que t'as déjà su ce que tu faisais là ? Ou t'allais ? Ce que tu voulais ? T'as erré, comme tant d'autres et tu t'es retrouvé là, par hasard ou par destin t'en sais trop rien. Tu te poses pas la question, tu cherches pas de réponse. « Est-ce qu'il faut une raison? » Parce que t'en a pas vraiment. « Tu m'as offert une bière. » T'en bois une gorgée comme pour prouver tes dire et tu le dis comme si ça justifiait vraiment ta présence dehors, pour pas vraiment répondre, pour pas vraiment dire ce que tu sais déjà. T'es dans le flou constant. Tu vis dans une brume opaque dans laquelle tu navigues comme tu peux, des pas maladroits qui t'emmène sans que t'y fasses vraiment attention, qui t'ont mené jusque-là, jusqu'à lui peut-être.
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MessageSujet: Re: Some nights I stay up cashing in my bad luck ▲ Natike   Mer 14 Juin - 13:00

Do you know how sometimes - when you are riding your bike and you start skidding across sand, or when you miss a step and start tumbling down the stairs - you have those long, long seconds to know that you are going to be hurt, and badly?

In a society run by terror, no statements whatsoever can be taken seriously.
Il y avait de l'ironie sur le pli de sa langue - si familière, si banalisé, qu'il ne put qu'en sourire. Par habitude, par regain de moquerie aussi, comme une saine indifférence qui viendrait du bouillonnement incessant de ses entrailles brûlantes. Oh, il savait mordre Ike - un talent rare perdu au milieu de tant d'autres de mauvaise manie.

▬ Ou bêtise, aux choix.

Comme pour toute autre chose.
La pensée populaire pencherait d'avantage vers ce genre d'allégation. La force était souvent synonyme de dureté et la dureté, par définition, s'exemptait de ce genre de générosité. Nate se s'attendait pas à ce genre de réaction, à ce qu'il s'attarde vraiment. Avenant. Presque amical. Au fond Ike, Nate ne le connaissait pas, pas plus que ça. Le genre de type avec qui il pouvait plaisanter devant un match de foot, bière à la main, mais dont il ne connaitrait jamais l'équipe favorite. Le courant d'air de son existence, qui allait et venait dans son quotidien au gré des ruptures et des réconciliations qu'il vivait avec sa soeur. Leur relation avait toujours été superficielle, comme toutes celles qu'il entretenait avec les autres. Il donnait que rarement plus que ça. C'était sa propre conception de la dureté, cette barrière inconsciente qu'il plaçait entre lui et le monde. Ce besoin égoïste de ne rien approfondir, jamais. De toujours garder cette porte dérobée par laquelle il pourrait s'échapper. Comme on l'avait fait avant avec lui. Oeil pour oeil.

▬  Parfois non. Parfois oui. Ce soir ça a plutôt été concluant.

Il y croyait fort, Nate.
Il y croyait fort, même lorsque les mots battaient encore à ses tempes.
Il y croyait fort alors qu'il se faisait gamin des rues sur ses marches, sa tête rejeté sur ses épaules comme s'il attendait un miracle. Et c'est cette paix fragile qui semblait s'étendre au fil de leur conversation. C'était elle qui trop souvent semblait faire défaut à ceux qui étaient nés du mauvais côté de la barrière. A Ike qui semblait en avoir désespérément besoin. Besoin de s'en gorger comme une seconde peau jusqu'à ce qu'elle absorbe ses maux. Besoin de la capturer dans le creux de son poing de peur qu'elle ne s'échappe, de peur qu'elle puisse l'abandonner une nouvelle fois. Sur son visage, une curiosité presque attentive courrait. Pourtant, quelques battement de cils avant, lorsque l'étonnement se disputait à la contrariété, ses yeux avaient vacillé sous une pointe d'hostilité - il n'aurait pas crut que lui parler aurait put être aussi simple, sans menace et sans regard en coin, sans les dents qui grince et surtout, sans cette envie latente de lui sauter à la gorge pour obtenir une réponse à ces questions qui traversaient son regard à chaque fois qu'il pensait à lui.

▬ Peut être que t'as été le chercher trop loin. Peut être que ce qui t'aide est plus près que tu ne le penses.

Il avait aussi une tête à ça, Ike. A pas encore savoir ce qui lui fait vraiment du bien. Ce qui lui suspend le souffle, ce qui lui fait se dire: Merde, c'était ça alors? Et c'est soufflé du bout des lèvres, comme une évidence. Comme un secret. Dans ce besoin inavoués qui allument de grands feux à l'horizon et creuses des sillons luminescent dans les iris opalescent. Encore un drame de l'humanité.  Encore ce besoin de vivre à cent à l'heure sans jamais savoir comment s'arrêter. Tout doit être plus fort si on souhaite asservir le reste, la douleur comme l'échec, peut-être. Alors on choisit les corps qui s'enlacent, les poings qui s'éclatent. On choisit les mauvais coup, ceux qui tournent toujours mal, qui lorsque l'on se les remémorent, nous font rire aux éclats. On choisit de cueillir ce que l'argent ne peut pas offrir, l'adrénaline, les endorphines, le courage, la douleur, qu'importe dans le fond. Ces trucs là n'arrange jamais rien. Ils donnent juste l'illusion de voir le bout du tunnel pour vous y replonger la tête la première. Parce qu'il n'y a rien d'exceptionnel à sans cesse jouer avec les limites. Y'a rien d'incroyable dans cette volonté de faire mal et de se faire mal. Y'a rien de gratifiant à tout contrôlé de cette façon là. T'es juste tout aussi pourrie que le reste de ce foutu quartier. T'es juste pas foutu de te sortir de ce trou en vérité. Alors c'est plus simple de regarder le ciel. C'est plus simple de s'y perdre en songeant que demain, peut être. Peut être que tout ira bien. Non, que tout ira mieux. Parce que bien, on l'est déjà, lorsqu'on a un toit, lorsqu'on a des gens qui tiennent à soi et à qui on tient en retour. On est déjà bien lorsqu'on arrive encore à rire aux éclats, à s'en tenir les côtes, à s'en écorcher les doigts. Lorsqu'on trouve encore un peu de beau dans chaque dalle de béton, à travers chaque fenêtre. Lorsqu'on peut encore offrir une bière même à quelqu'un qu'on est censé détesté en s'disant que ça se vaux. En songeant que c'est mieux comme ça. Qu'il y a des moments où la rancoeur ne compte pas. Qu'elle gâche juste tout. Qu'elle entaché tout. L'oubli; Nate le cueillait de la manière la plus simple qui soit. Il le trouvait dans le rythme de ses pas, dans les cieux, dans les rires, dans l'éclat des sourires. Dans la solitude aussi. Il rêvait encore Nate. Comme un Peter Pan qui refuserait de pleinement grandir.

▬ Après ce que j't'ai dis la dernière fois t'aurais put changer d'avis.

Il ne s'en souvenait plus vraiment. Il savait juste que ça avait été moche, sortit tout droit de ses entrailles, ça c'était fracassé entre eux comme une menace. Comme une promesse de lui faire mal. Comme toutes ces choses qui lui passaient par la tête à chaque fois que l'on touchait l'un des siens. Il n'y pouvait rien. C'était quelque chose de viscéral, de primaire, ce besoin de les protéger. De veiller sur eux. Parce que personne n'avait jamais prit la peine de le faire. Parce qu'il y avait des moments où il se demandait encore si les choses auraient été différentes s'ils avaient eut un père ou une mère. Pourtant il ne s'énervait que rarement Nate. Pourtant il avait plutôt l'âme tranquille, au quotidien. Un souffle suspendu et les yeux trop clairs. Une gueule de pacifiste, qui parle à coup de longue phrase moralisatrice et se mêle de ce qui ne le regarde pas pour le plus grand bien.

▬ Mais non, faut pas de raisons.

Juste une bière et des galères, des silences qui s'étendent et ces regards qui se croisent sans faire mine de se sauter à la gorge. Faut juste un calumet de la paix, qu'on s'échange à longue gorgées de blonde.
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