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 rampage of sweetness (madash)

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mimolette

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MessageSujet: rampage of sweetness (madash)   Jeu 18 Mai - 11:32

morsure caustique d'une vapeur poudrée. le myocarde s'emballe quand l'encéphale ralentit. dans un soupire, l'inspiration nocive se calme quand les pupilles se parent entièrement de noir pour avaler l'océan topaze. le souffle manque et les sourires éclosent pour mourir dans un éclat. neige acide qui ronge le présent pour l'éteindre et l'effacer. les souvenirs passés au vitriol, tout s'efface et dans l'esquisse maladroite d'un sourire, il ne reste plus qu'une immensité de possibilités qui se présentent. celles d'un futur à recommencer, d'un maintenant à surpasser. tu t'abandonnes à cette étreinte criminelle jusqu'à ce que le temps te rattrape. un flash électrisant qui te ramène à la vie et te soulève d'une incroyable facilité. là, tu pourrais refaire le monde si tu le voulais. tu restes pas ? tu esquisses un faible sourire en rassemblant tes affaires, balançant la tête avec une conviction outrancière. pas le temps. c'est sec et déterminé. non, tu n'as pas le temps pour t'éterniser ici entre les cristaux de rêves et les volutes épaisses de songes délaissés. tu n'as pas le temps de te laisser mourir ici éternellement au contacte abrutissant de ton ami, qu'importe avec quelle poudre il saurait te faire changer d'avis. je vois, ça sent la meuf tout ça, ou alors c'est ta soeur qui t'ordonne de… tu as ce regard mauvais qui le décourage de donner suite à sa digression mais qui n'éteint pas ses rires. railleries écoeurantes qui soulèvent la colère là où tu voulais la voir se dissiper. nora n'a rien ordonné. nora ne t'attend pas. nora ne t'attend plus. dans le sillon de poudre qui pare encore le bout de ton nez, c'est surtout cette pensée que tu voulais oublier. évaporer l'absence et la douleur dans un nuage acidulé. laisser derrière toi la culpabilité et tous les reproches que vous vous êtes lâchement balancés. délaisser nora qui, même quand elle est n'est plus là bouscule tout ce en quoi tu crois. dans le fond, tu es pratiquement certain qu'elle n'en souffre même pas. tu es persuadé que ça ne l'atteint même pas. alors, pour cette fois, tu t'es juré de ne pas laisser se creuser le manque et la faute. ta gueule. que tu grognes en lui lançant le premier truc qui te tombe sous la main avant de récupérer ta veste à la hâte pour t'échapper d'ici avant de ne lui donner des raisons de continuer sur sa lancée. salut solennelle et tu t'éclipses sans un dernier regard pour t'engouffrer sur le chemin de ton dernier rendez-vous pour la journée. tu lui rendras. tu ne sais pas quand, tu ne sais pas comment mais, tu le feras. ce soir, c'est autre chose qui te préoccupe. ce soir, c'est une autre personne qui mérite ton attention. visage boudeur à la crinière folle. dépendance affective qui aide à dompter le vide grandissant dans ta poitrine.  ce sentiment de frustration et d'incomplétude que tu refuses d'éprouver pour la seule personne qui en est la cause. nora dont la possessivité maladive de conduit inévitablement à vouloir renouer avec l'élément déclencheur de cette furie absurde. mads qui abrège les peines quand elle ne les provoque pas. mads dont la présence caustique irradie et déborde sur les maux qui ne la concernent pas. mads, placébo d'un idéal que tu n'atteindras peut-être jamais. quand plus rien d'autre ne va, quand plus rien d'autre n'a de sens, elle est et demeure le dernier rempart jusqu'à la chute. jusqu'à ce qu'elle se substitue à tes espérances pour être la dernière à te pousser dans le néant. mais, pas ce soir. ce soir, elle est la promesse d'un réconfort perdu. baume au coeur au-dessus d'un vague à l'âme qui se fait doucement oublier dans les méandres cokés d'un soupire nocif. c'est comme ça, le coeur un peu plus léger que tu t'es empressé de la retrouver, poussé par l'adrénaline grandissante et un déni certain. loin des minutes qui se sont écoulées, loin du temps qui s'est pressé de filer, tu arrives au bout de périple avec un entrain trop rarement frôlé. gamin plus heureux que malheureux, tu te laisses happer dans ta transe camée pour te soustraire à ta morosité habituelle. l'amertume envolée, la rage évaporée, c'est l'humeur taquine et allègre qui se découvre. alors, tu te dépêches pour ne rien perdre de cette défonce inespérée avant d'arriver. l'impatience te pousse jusqu'à atteindre la tour qui te garde de ta princesse improvisée. dernier obstacle que tu repousses sans attendre, balayant la porte dans un grand fracas pour t'annoncer. saluuuuut ! que tu clames en entrant, planqué derrière la fierté de ton sourire et tes allures de sauveur à peine crédible. paraîtrait qu'ici une jeune demoiselle est en détresse, manque d'attention, genre ? rhétorique un peu trop soucieuse lancée en même temps que tu t'avances pour vous cloîtrer ensemble en toute intimité. derrière toi tu laisses tout le reste. des préoccupations abstraites, aux souffrances obscures qui t'assaillaient encore en arrivant. tu délaisses tout en souhaitant que rien ne vienne entacher l'évasion de ce soir. tu as tant à te faire pardonner. tant à rattraper. seulement pour elle. peut-être aussi un peu pour toi. pour cette conscience stupide qui se rappelle qu'elle aussi a besoin de toi. comme l'a juré un autre que toi. je suis au top pour parler de la magie des licornes, j’en connais un rayon. me demande pas pourquoi ni comment d’ailleurs, on s’en fout… ou de tout ce que tu voudras d’autre en fait, c’est toi qui décide ce soir.  la langue se délie plus que d'habitude et la connerie grandit jusqu'à déborder mais, tu t'en fiches. tu as besoin de laisser le sérieux s'échapper pour ne plus garder qu'insouciance et facilité. c'est plus simple quand tu n'es plus toi-même, perdu dans l'écueil abrutissant de la poudre magique. pour autant, tu feins l'innocence pour ne pas soulever plus de doute en t'approchant jusqu'à la capturer dans l'espace de tes bras. c'est sans doute plus elle qui te tient plutôt que toi qui l'enlace. misérable réconfort que tu réclames avant les hostilités, qu'importe ce qu'elle aura décidé de toi. une paix fragile que tu voles dans le creux de son cou où étrangement tout semble plus serein qu'ailleurs. juste, avant de dire quoi que ce soit, profite, c'est la promo du jour. y'a ce large sourire qui se dessine derrière ton murmure. prière tacite qui voudrait que tout se passe bien. que tout se passe mieux que ça n'a pu l'être jusqu'ici. à ces utopies brisées qu'ici tu voudrais pouvoir lui partager.



Dernière édition par Nash Caldwell le Dim 18 Juin - 21:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: rampage of sweetness (madash)   Mer 24 Mai - 13:42

Trésor, ça va ? La voix douce et soucieuse de sa mère qui s'élève dans son dos. Mads se redresse tranquillement alors qu'elle était avachie sur le comptoir du motel, l'air hagard. Elle cligne des yeux et fait pivoter la chaise roulante sur laquelle elle est installée pour pouvoir faire face au regard tendre de sa mère. Elle hausse les épaules, fidèle à elle-même. — Ouais. Et aussitôt, le regard de sa mère devient désapprobateur, signe qu'elle n'est pas dupe et qu'elle ne gagnera pas si facilement dans son petit jeu d'évitement. — En effet, tu respires la joie de vivre. La jeune fille lève les yeux au ciel et échappe un long râle plaintif, ne voulant absolument pas avoir cette discussion. Elle se laisse tomber au fond de la chaise, la tête en arrière et demeure silencieuse, faisant la morte. — Madusa, ne lève pas les yeux au ciel. La tigresse se redresse et se crispe. — Mamaaaaaan. Qu'elle geint, détestant quand elle la traite encore comme si elle n'était qu'une adolescente en pleine crise. Sa mère hausse les épaules et s'affaire à ranger quelques papiers. — Tant que tu vivras sous mon toit, je te traiterais en conséquences. Mads écarquille les yeux, hébétée et furieuse à la fois. Cette conversation, elles l'ont déjà eu des centaines de fois. Et ça l'insupporte, Mads. Elle serre les dents et souffle bruyamment, sachant qu'il ne vaut mieux pas s'engager sur cette voie, au risque de perdre. Surtout qu'elle a un service à lui demander. Elle laisse une minute de silence s'écouler avant de tenter. — M'man, tu pourrais me remplacer ce soir ? J'ai d'la visite. Sa mère s'interrompt dans ce qu'elle fait et pivote pour faire face à sa fille, un sourire taquin au bord des lèvres. — Sidney ? Et y a le cœur de Mads qui se serre. Y a cette colère qu'elle n'explique pas qui lui saute à la gorge et aussitôt, elle se braque. Mine fâchée, moue exaspérée et elle répond, un peu agressive. — Nan ! T'sais y pas que Sid dans ma vie hein. Sa mère se met à ricaner, moqueuse. Elle aussi elle sait. Elle aussi elle voit, depuis toutes ces années, cette petite danse grotesque à laquelle ils se livrent. Mais elle ne dit rien, elle connait sa fille. La prendre de front est la pire des options. — Qui alors, je connais ? Mads roule des yeux à nouveau. — C'est Nash. Et le visage de sa mère qui s'illumine. — Oh, le jeune Caldwell ! Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Comment va la petite fratrie ? Mads se referme de plus en plus, sous le regard perplexe de sa mère. Elle repense à son altercation avec Nora et sa dernière entrevue plutôt désastreuse avec Nash. Et elle n'a aucune envie d'évoquer tout ça. — C'est un interrogatoire ? Tu dis juste oui ou non, c'bon. Au tour de sa mère de lever les yeux au ciel, exaspérée. — Très bien, c'est oui. Mais ce sera retenu sur ta paye. Mads s'indigne, proteste, mais rien n'y fait. Sa mère sourit tranquillement, victorieuse et quitte l'accueil du motel après avoir lancé un petit clin d’œil complice à sa fille. Et Mads croise les bras, capricieuse, insultant au passage le téléphone qui se met à sonner. Connerie de téléphone.

Deux heures plus tard, elle s'éclipse enfin dans sa chambre pour se préparer un peu. Un coup rapide sous la douche et elle retourne dans la chambre pour s'habiller. D'abord le haut. Et alors qu'elle fait glisser son short en jean le long de ses jambes, y a la porte qui s'ouvre dans un grand fracas, lui arrachant un cri de surprise au passage. — Saluuuuut ! Elle manque de se casser la gueule, se redresse rapidement et finit de s'habiller tout en beuglant. — PUTAIN NASH ! Elle boutonne le short et pivote enfin pour faire face à un Nash qui semble étrangement euphorique. Elle pose une main sur son cœur, alors que celui-ci s'est carrément emballé à cause de cette entrée aussi inattendue que bruyante. Et depuis quand il ne frappe plus avant d'entrer celui-là ? Elle lui fait les gros yeux mais il n'en a clairement rien à cirer. — Paraîtrait qu'ici une jeune demoiselle est en détresse, manque d'attention, genre ? Elle s'étrangle à moitié en entendant ça. Elle croise ses bras et le dévisage, à la fois hébétée et indignée. — Pardon ? Qu'elle demande d'un ton glacé. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de manque d'attention encore ? Et pourquoi il sourit autant ? Pourquoi il a la tête d'un mec qui vient de remporter le gros lot ? Elle a la sale impression d'avoir été propulsée dans une dimension parallèle. C'est quoi l'arnaque ? — Je suis au top pour parler de la magie des licornes, j’en connais un rayon. Me demande pas pourquoi ni comment d’ailleurs, on s’en fout… ou de tout ce que tu voudras d’autre en fait, c’est toi qui décide ce soir. What the.. ? Mads ne bouge pas d'un millimètre, sciée. La bouche entrouverte, y a finalement que son regard qui s'agite un peu alors qu'elle essaye de comprendre ce qu'il se passe. Elle cligne un peu des yeux et finit par refermer la bouche, sans savoir quoi répondre à tout ça. Ça sort de nulle part, c'est inhabituel, c'est étrange. Ce n'est pas Nash. Et subitement, le voilà qui s'élance et qui vient l'attraper pour l'enlacer, avec peut-être un peu trop d'enthousiasme. Elle se retrouve comprimée contre lui, sans rien comprendre. — Wow, calmos Hulk. Qu'elle souffle en posant ses mains sur les bras de Nash pour essayer de le faire se décoller d'elle : en vain. Il est accroché avec une détermination joyeuse qui la perturbe carrément. Elle a un peu de mal à assembler les pièces du puzzle. — Juste, avant de dire quoi que ce soit, profite, c'est la promo du jour. Et y a son souffle qui vient caresser sa nuque, lui arrachant un léger frisson. Elle n'a pas l'intention de se fâcher, loin de là. Elle ne l'a pas fait venir pour ça. C'est même la dernière chose qu'elle veut ce soir. Mais là, y a quand même un truc qui lui échappe. — Écoute, j'apprécie vraiment le fait que tu sois si content de me voir mais... Est-ce que tu pourrais être content un peu moins fort ? Qu'elle dit tout en essayant de le faire relâcher la pression autour d'elle. Alors ça, c'était de l'étreinte ou elle ne s'y connait pas. Et dès qu'il se redresse un peu elle en profite pour inspirer un grand coup et relever les yeux vers lui. Elle ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais elle se ravise au dernier moment en voyant la matière blanche légèrement disséminée autour du nez de Nash. Elle fronce les sourcils alors que son palpitant rate un battement. Non. Non pas ça. Elle porte sa main au visage du garçon et passe son index sur la fine poudre avant de l'observer et de la faire rouler entre son index et son pouce. Elle serre les dents et y a un étrange sentiment qui vient l'étreindre à cet instant. La déception, la tristesse, l'inquiétude, la colère. Tout ça qui se mélange et qui lui noue la gorge. Elle repose son regard dans le sien, ne sachant pas comment réagir à ça. Elle voudrait le gifler, l'engueuler, exiger des explications, l'insulter, lui dire qu'il n'est qu'un con et qu'il n'a pas le droit de faire ça. Comme si l'alcool ça ne suffisait pas déjà. Mais y a les bribes des reproches qu'il lui a fait la dernière fois qui reviennent brusquement et qui annihilent sa colère. Elle a bien compris. Il n'a pas besoin de quelqu'un qui se fâche et qui lui tourne le dos. Il a besoin d'une main tendue, il a besoin de quelqu'un à ses côtés. Comme lui l'a été pour elle toutes ces années. Elle déglutit. Il est peut-être temps de lui renvoyer l'ascenseur. De lui prouver qu'elle n'est pas une amie si nulle que ça. Elle sourit faiblement, le cœur un peu fendu à la simple idée qu'il puisse être tombé là-dedans. Elle en parlera avec lui, c'est promis. Mais plus tard. — Attend, t'as un truc là. Qu'elle souffle, pour qu'il comprenne qu'elle a bien vu, bien compris. Mais qu'elle ferme les yeux, pour ce soir. Juste ce soir. Et c'est avec une douceur assez rare qu'elle vient essuyer les restes sur son nez. Puis, elle pose ses deux mains sur ses joues, l'observe un instant, le sourire triste. Avant de finalement l'attirer à elle pour venir capturer ses lèvres. Comme si elle pouvait chasser tout le mal qui le ronge avec un simple baiser. Elle relâche ses lèvres juste un instant, pour murmurer. — Je n'ai pas envie de parler ce soir. Et ses doigts glissent dans les cheveux de Nash, elle vient se coller à lui, se cambrant excessivement comme pour l'inviter à venir y poser ses mains. — Et toi ? Qu'elle demande malgré tout, prête à sacrifier un moment intime avec lui s'il en a besoin. Elle vient l'embrasser à nouveau, avant de laisser glisser ses lèvres sur ses joues, l'arête de sa mâchoire, puis son cou. — Et je n'suis pas en manque d'attention. Qu'elle ne peut pas s'empêcher de préciser, le ton langoureux. Pourtant, c'est vrai. Plus que jamais. Mais elle refuse de l'admettre. Comme toujours. Sa main droite quitte les cheveux de Nash pour venir se nicher dans le bas de son dos, sous son t-shirt, l'appelant à elle. Priant pour qu'il n'ait pas envie de parler.
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MessageSujet: Re: rampage of sweetness (madash)   Sam 24 Juin - 0:12

au milieu des flocons de neige mordants, flanqué d’une euphorie débordante, d’une joie exubérante, ça semblait être l’idée du siècle. au milieu des désillusions les rires se mêlaient, les sourires se répondaient, les yeux se cherchaient, les coeurs s’accrochaient. quelque part au milieu de ta tête embrumée tu y croyais. un rêve qui deviendrait vrai. une utopie sur le point de se réaliser. interlude heureuse qui viendrait bousculer la morosité persistante de ces derniers jours. de ces derniers temps. de ce cauchemar réel qui annonçait ta fin jusqu’à cette fracture familiale qui creuse un peu plus le destin foireux des caldwell. juste pour cette fois déposer les armes face à ce combat persistant et peut-être un peu l’oublier. seulement pour cette fois. tant pis si ça foire, t’auras au moins essayé. tant pis si rien ne change une fois les illusions fanées, t’en auras au moins profité. mais, sur ton nuage haut perché, tu as oublié le décalage qui vous séparait. tu as oublié que quand tu es comme ça, tu n’es plus vraiment toi. tu n’es plus vraiment celui qu’on attend. celui qu’elle attendait. PUTAIN NASH ! sa stupeur s’entend à peine derrière les grondements joviales de ton bonheur synthétique. la ronde infernale de la défonce va trop vite autour de toi. valse tourbillonnante qui t’emporte au loin sur le chemin de ce soulagement égoïste qui en oublie trop souvent les autres. qui en oublie de faire attention à elle et cette peur manifeste qui l’a bousculée. à elle et cette exaspération qui se brouille dans ta joie. ton propre sourire t’aveugle quand les battements décadents de ton coeur t’assourdissent. les mots déboulent de ta bouche recouvrant les pauvres siens qu’elle échappe pour peut-être tenter de mettre un sens sur cette mascarade mais, tu ne l’entends pas. tu ne la vois pas vraiment non plus. c’est juste une ombre volatile face à ton délire. un ombre après laquelle tu as besoin de t’agripper pour ne pas sombrer. comme si elle était le dernier lien qui te raccrochait à la réalité. Wow, calmos Hulk. il y a ce souffles rieur qui s’en va mourir contre son cou, ignorant ses supplications, ignorant son geste dissuasif. tu n’as pas envie de lâcher. tu n’en as ni l’envie, ni la force. tu as juste besoin de sentir un peu de chaleur contre le froid polaire qui t’emplit depuis trop longtemps. tu as juste besoin d’un peu de douceur pour palier à la dureté qui semble incapable de t’épargner. tu as juste besoin de sentir un peu de vie là où tout semble être mort. qu’importe que ce soit trop lui demander, qu’importe si ça fait trop mal de l’exiger. tu n’auras jamais le courage de lui demander, seulement de le lui arracher. juste pour quelques secondes qui t’insufflent ce misérable réconfort que tu pensais perdu. juste quelques secondes où tout d’un coup tout semble beaucoup moins difficile à supporter. Écoute, j'apprécie vraiment le fait que tu sois si content de me voir mais... Est-ce que tu pourrais être content un peu moins fort ? cette fois, les mots parviennent à passer les remparts de ta démence pour faire mouche contre tes habitudes beaucoup moins affectives. contre tes habitudes qui fuient cette écoeurante tendresse plutôt que de la rechercher. contre tes habitudes froides et antipathiques qui d’ordinaire se pâment de savoir faire sans. en temps normal oui mais, ce jour n’a rien de normal. et, même en ayant voulu fuir l’évidence, elle parvient à te rattraper. ça sonne tellement faux, tellement ridicule maintenant que l’adrénaline s’essouffle et qu’elle dit non. du bout de ses mots qui découragent, du bout de ses mains qui te repoussent. du bout de son regard inquiet qui se lève le tien lorsque que tu fini, enfin, par la relâcher un peu. pour une fois. que tu marmonnes pour toi-même, le regard fuyant. oui, pour une fois que tu en as besoin. vraiment besoin. pas qu’un peu, pas de loin. pas pour faire semblant. pour une fois qu’elle aurait pu ne rien dire, t’écouter, se laisser aller, laisser faire. pour une fois que les choses auraient pu être différentes. pourquoi ? pour rien. seulement parce que tu es perdu, un peu confus. parce que tu as besoin de te rassurer. parce que tu as besoin de combler ce vide immense qui se creuse un peu plus à chaque instant. ce trou béant dans ta poitrine qui voit tout et tout le monde s’échapper un plus au fil de temps. cette plaie douloureuse que ni la boisson, ni la poudre, ni ceux que tu pensais t’aimer ne sauraient apaiser à défaut de la soigner. alors, quand il ne reste plus rien, il y a toujours mads. mads et les faux semblants qui soulagent un tant soit peu, pendant un temps. maladroitement, rudement, parfois même douloureusement mais, qu’importe. c’est toujours mieux que l’absence, toujours mieux que le silence. mieux que l’ignorance. ça pique sous la langue, brûle contre la peau. mais, c’est bien là. réel et vivant. acide et enivrant. comme le toucher incertain de son doigt sur ton nez qui se plisse. comme ce silence lourdement pesant qui retombe sur vous. comme cette tension palpable qui danse entre vous. merde. machinalement, tu te raidis en voyant ses doigts dompter contre leur pulpe le flagrant délit. coupable pris la main dans le sac que rien ne saurait discréditer. les yeux se font un peu plus fuyants, le dos se courbe et tu attends la sentence. morale indiscutable qui te condamnerait comme le premier des idiots. mais rien ne vient. il n’y a que ce silence de mort qui s’étire un peu plus. il n’y a que l’expression indéchiffrable de son visage qui te fait face. il n’y a que l’incompréhension dans ses yeux qui perce. il n’y a que ce sourire brisé qui vient fendre son visage. mais, rien d’autre. rien quand elle aurait tant à dire. rien quand elle aurait tant à faire, surtout fuir. surtout t’éviter, te repousser, te rejeter. rien alors qu’elle a posé le doigt sur cet appel à l’aide si mal dissimulé. Attend, t'as un truc là. ta gorge se resserre sous ton malaise. tu voudrais fuir et tout recommencer. fuir et laisser tes démons enneigés loin de ce face à face qui dérange. loin de ce regard triste et de sa soudaine douceur qui riment presque avec pitié. loin de cette déception qui vient ternir le jade de ses iris. c’est pire d’avoir à deviner le discours muet qui passe entre vous. celui hurlerait ta connerie pendant que tu en rirais pour ne pas avoir à avouer le mal être qu’elle enveloppe. mais, peut-être qu’elle ne dit rien parce qu’elle a compris. peut-être qu’elle ne dit rien parce qu’il n’y a rien à en dire, qu’elle n’a pas les mots. peut-être qu’elle ne dit rien parce que ce n’est pas à elle de te juger, de te condamner, de te pardonner. pourtant, elle le fait quand même un peu. le pardon avant la sanction, le moindre de ses mots s’absente derrière son baiser. et, c’est aussi simple que ça pour balayer les troubles et tout recommencer. pour oublier ce qu'elle sait, pour oublier ce que tu as fait. pour seulement t'offrir ce que tu attendais. ou presque. Je n'ai pas envie de parler ce soir. un souffle léger qui s'enroule autour de toi comme ses doigts, comme son corps. comme cette invitation sous-entendue avec une insolente évidence. Et toi ? tu planes, certes mais, tu es encore loin d'avoir atteint le fin fond de l'abrutissement. tu n'es pas con non plus, pas encore assez pour ne pas comprendre. pas encore assez pour l'ignorer. juste assez pour hésiter. juste assez pour souffrir d'être un peu trop défoncé. si le poison de ses charmes ne laissent pas indifférent, le palpitant qui s'emballe sous sa détermination, ton souffle qui s'épuise contre l'avidité de ses lèvres, l'hémoglobine qui s'enflamme sous la caresse de sa peau contre la tienne, accélèrent la virulence de ton trip. ta tête tourne alors sa démonstration prend des allures de supplice. il y a ce soupire résigné qui t'échappe finalement alors que tes mains rejoignent sa taille, décidées à t'octroyer quelques secondes de répit pour atterrir. Et je n'suis pas en manque d'attention. tu te stoppes presque aussitôt dans ton geste, oubliant de la repousser en sentant ses doigts se frayer un chemin dans ton dos. à peine. que tu réponds moqueur en voyant là le prétexte idéal pour rebondir sans avoir à admettre que tu n'es pas vraiment prêt. pas maintenant. d'une main tu cherches son menton pour relever son visage vers le tien. pourtant, c'est évident. ça voit, ça se sent. même le dernier des cons a été capable de le cerner parce qu'il en a fait les frais. ça tu ne l'as pas oublié. c'est pourtant pas ce que mon petit doigt m'a dit. tu la dévisages en grimaçant légèrement, amusé. tu es venu pour soulager ton âme meurtrie mais, pour elle aussi. comme on t'en a supplié parce que tu as été incapable de le comprendre tout seul. mais, aussi pour faire taire les mauvaises langues qui s'agitent autour de vous. celles qui disent que vous vous faites du mal. celles qui vous jalousent. celles qui vous haïssent de vous savoir à deux face à eux. celles qui ne comprennent pas ce qu'il y a entre vous. qui ne comprendront peut-être jamais. en fait j'avoue… il s'est trompé. c'est pas de l'attention qui te manque, ça t'en as tellement que ça finit par déborder. ta main retombe pour rejoindre sa jumelle qui s'échappe pour se soustraire définitivement à cette étreinte. tu t'éloignes pas à pas, furtivement, sans lui tourner le dos pour scruter la moindre de ses réactions. l'offensée ou l'amusée. toi tu es loin de jouer les sérieux, camouflant ta gêne derrière ton sourire taquin de celui qui prend un malin plaisir à se faire désirer. c'est de l'affection que tu veux en fait. un murmure suave que tu ponctues du bout de ta bouche mimant puérilement un bisou avant de te stopper quelques bons mètres plus loin. mais ça est-ce que tu l'as mérité… j'en suis pas sûr. que tu finis par lâcher, faussement sérieux, faussement soucieux. parce que tu connais la réponse. parce qu'à l'évidence si l'un de vous deux ne le mérite pas, ce n'est certainement pas elle. parce que tu joues les idiots pour tester sa détermination. sorte de préliminaires un peu risqués qui pourraient aussi bien tout gâcher que te laisser le temps dont tu as besoin pour tout reconnecter. parce que si tu n'es pas assez sérieux pour parler, tu l'es bien assez pour jouer.

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