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 cold inside. (jalina)

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MessageSujet: cold inside. (jalina)   Mar 16 Mai - 17:39

La mine défaite, l'allure douteuse, le voilà qui se fait déposer par Ellis devant le cirque en pleine nuit. Le travail est fini. Ils se saluent brièvement et Jax s'enfonce entre les roulottes, discret, évitant les zones où quelques âmes encore éveillées trainent ensemble. Il fuit tout le monde en ce moment. Parce qu'il sait qu'il déconne. Parce qu'il entend les rumeurs qui courent, les remarquent qui vont bon train sur ses absences répétées, les réflexions que l'ont fait à ses parents. Ses parents qui, justement, cherchent à comprendre. Mais Jax a rompu le dialogue. Il se sauve, les évite, reste loin du cirque. Et quand il est là, tout ce qu'il fait c'est chercher Halina. Lui parler, veiller, s'assurer qu'elle tient toujours debout. Et ce malgré son manque de collaboration. Elle ne dit plus grand chose depuis Halloween. Elle erre, l'air toujours ailleurs. Tellement loin de la réalité. Comme si elle avait subitement réalisée ce que celle-ci était trop laide et qu'elle ne la supportait plus. Et il a mal, chaque fois qu'il la voit. Il sait qu'un truc s'est brisé, qu'un truc s'est passé. Mais Hali ne veut rien dire. Sauvage, silencieuse. Ça le ronge. Il y pense tout le temps. Sans arrêt. Qu'il soit au cirque ou occupé ailleurs. Y a que ça qui tourne en boucle dans sa tête. Il a essayé, à plusieurs reprises, de l'approcher, de la faire parler. Il a voulu lui montrer qu'il était là. Pour elle. Tout le temps. Autant qu'elle voudra. Mais elle ne réagit pas, elle ne réagit plus. Et il se demande s'il ne préférait pas quand elle le détestait. Au moins, elle était vivante. Là, il n'est plus très sûr de quoi que ce soit. Âme fantôme, âme glacée. Loin des brasiers qu'elle allume sur son passage d'ordinaire. Loin de tout. Loin de lui. Ça fait mal. Et il s'éloigne malgré lui, parce qu'il ne sait plus comment l'aborder, ni comment l'aider. Il a l'impression d'empirer les choses à chaque tentative. Alors, il la laisse respirer. Pas sûr que ce soit une bonne idée. Tout lui semble mauvais, rien ne convient. Il est perdu. Complètement perdu. Halina lui manque. En le chassant après la plage, elle avait laissé un grand vide. Vide qu'il croyait à nouveau comblé après Halloween. Mais ce n'était qu'un leurre. Le vide est toujours là, encore plus profond, encore plus douloureux. Et il a l'impression qu'il n'y a rien à faire. Qu'il est désarmé. Qu'il y a plus de solution. Juste à accepter cette terrible situation.

   Il rentre dans sa caravane et lave ses mains ensanglantées dans l'évier. L'eau qui se teinte de rouge, qui se teinte de honte. Il fronce les sourcils, l'air grave, préoccupé. Il est tellement en train de foirer. Il souffle et va dans sa salle-de-bain, pour attraper le désinfectant. Et il admire sa gueule dans le miroir au passage. Le menton écorché à cause de son altercation avec Zyki. Il serre les dents et baisse les yeux, pour ne plus voir ça. Pour fuir cette douleur aussi. La famille Kida ne lui aura apporté que de la désolation. Une lente agonie, qui le tue un peu plus chaque jour. Et ça ne finira jamais. Parce qu'il n'arrêtera jamais de les aimer. Halina et Zyki. Ils sont là, incrustés sous sa peau. Il déglutit et va s'asseoir sur la banquette, passant le coton imbibé de produit sur ses mains abimées. Elles sont laides ses mains aujourd'hui. Entaillées, salies, marquées, rugueuses. Elles qui avant étaient si soignées, si délicates, si habiles. Elles qui savaient manier les lames avec finesse et précision, ne servent plus aujourd'hui qu'à frapper la gueule d'inconnus endettés. Et il a honte. Vraiment. La culpabilité qui l'assaille. La culpabilité qui lui fait courber l'échine et regarder ses pieds quand il marche. Sa fierté s'est tirée. Son cœur tombe en ruines. Il ne reste plus grand chose de lui. De celui qu'il a été pendant 25 longues années.

   Il regarde par la fenêtre, hésitant. De toute façon, il n'a pas sommeil. Il dort de moins en moins. La nervosité et diverses angoisses le tiennent éveillé. Il pense trop. Il cogite trop. Il ne dort plus assez. Et ça n'aide pas non plus. Alors, il attrape la caisse sous son lit, celle qui contient ses précieux couteaux et il quitte sa caravane pour rejoindre le chapiteau. Entrainement imprévu. Juste pour se vider la tête. Juste pour se rappeler un peu qui il est. Parce qu'il n'en sait plus rien. Il ne sait même plus où est sa place. Ni où il est heureux. Y a tout qui se mélange dans son esprit. Ça s'embrouille et il s'enfonce. Tout ça, c'est trop lourd pour lui. Pour qu'il garde la tête haute. Il enchaine les mauvais choix. Jusqu'où il ira comme ça ?

   Il traverse le campement, jusqu'au chapiteau. Et tout est silencieux. Au départ en tout cas. Mais bien vite, y a le bruit du bois transpercé par des lames qui raisonnent doucement. Délicat tintement, comme un murmure familier et rassurant. Mais il ne comprend pas. Personne d'autre dans le cirque ne pratique cet art-là. Alors, dans l'ombre des gradins il s'approche de la piste et c'est là qu'il la voit. Halina. Poignards en mains, qui volent et s'enfoncent dans le bois. Et ça lui fait peur de voir ça. Il ne sait pas trop pourquoi. Comme une sorte de mauvais pressentiment qui lui saute à la gorge et lui broie les tripes. Il l'observe un instant, discret, silencieux, sans comprendre. Qu'est-ce qu'elle fait là ? Pourquoi elle fait ça ? Il la distingue péniblement à cause de l'obscurité. Y a juste la lumière de la lune qui filtre à travers la toile du chapiteau et qui l'éclaire de façon un peu angoissante. Lumière blanche qui vrille dans sa crinière fauve. L'éclat de sa peau qui devient presque fantomatique. La douleur dans sa poitrine qui se réveille, plus forte que jamais. Comme une alarme interne qui lui hurle qu'il ne peut pas rester sans rien faire. Qu'il doit prendre les devants et bousculer les choses s'il le faut. Mais ça ne peut plus rester comme ça. Ni eux, ni elle. Il s'était promis de prendre soin d'elle, de veiller sur elle. Il ne peut pas renoncer à cette promesse. Alors, il pose sa caisse et s'avance dans l'ombre. Ses chaussures qui frottent la piste l'annoncent et il arrive sur le côté, sans un mot. Elle s'interrompt en l'entendant et leurs regards se croisent. S'accrochent et s'écorchent. Il serre les dents, pour ne pas perdre son courage. Pour ne pas laisser ce truc qui émane d'elle le bouffer. Délicatement, il se faufile derrière elle, son torse qui frôle le dos menu de sa tigresse. Sa main gauche qui se pose sur le bassin d'Halina, pour l'orienter afin qu'elle se place mieux face à la cible. Sa main droite qui vient rectifier sa prise sur la lame. Sa voix calme qui murmure à son oreille. - Il faut la tenir plus haut. Tu verras, ce sera plus facile. Et une fois sa position corrigée, il s'écarte, toujours sans mouvement brusque. Calme et dur, comme toujours. Comme avant. Il passe devant elle et remonte jusqu'à la planche en bois. Là, il vient s'installer le dos contre celle-ci, refaisant face à Halina. Les rôles s'inversent. Il devient l'assistant et elle la pro des lames. Il ne sait pas trop ce qu'il fait, il agit de façon instinctive. Le regard emprunt d'une douleur évidente, qui se distingue à peine dans le noir ambiant. Il attend qu'elle lance les couteaux. Patiemment. Confiant. De toute façon, même si elle lui envoyait une lame en plein cœur, ça ne pourrait pas faire plus mal qu'à cet instant. Et à nouveau, sa voix qui s'élève. Ferme et douce, basse, grave. - Hali. Il faut que tu me parles. Il faut qu'elle lui dise. Il faut qu'elle lui explique. Il faut qu'il sache. Pour pouvoir l'aider. Pour pouvoir l'aimer sans partir en cendres chaque fois qu'il la croise.  

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MessageSujet: Re: cold inside. (jalina)   Jeu 15 Juin - 16:47

Allongée sur mon lit, je fixe le plafond de ma caravane. J’ai voulu aller le voir, Jax. J’ai tapé à sa caravane, et personne n’était là. Je sais pas pourquoi j’ai fais ça. J’en ai eu envie, besoin. Y a des soirs où la peur m’enveloppe complètement, dans ses bras et me presse comme un citron jusqu’à ce que ça fasse mal. Quand j’ai peur c’est Jax que je veux auprès de moi. J’ai pris mon courage à deux mains et je suis sortie de ma caravane, j’ai fendu la nuit pour aller jusqu’à la sienne, évitant le regard des quelques personnes encore debout. J’ai frappé, une fois, deux fois. Je n’ai pas eu le cœur à insister, sans trop savoir s’il était absent ou s’il ne voulait pas me voir. Le contre-coup a été dur à encaisser. Et j’ai repensé à toutes ces fois, celles où on allait se chercher au milieu de la nuit, pour ne rien dire, juste pour marcher le long de la plage, revoir quelques poses de notre numéro, et finir par apprécier le calme de l’un et de l’autre. Je me suis souvenu de cette fois-là, celle où il avait faillit m’embrasser et que j’avais cru que mon cœur allait exploser. Je me suis souvenue de tout avec un coup amer au fond de la gorge et je suis retournée me confinée dans ma propre solitude, mon angoisse, le lit de ma caravane.

Ce n’est pas toujours comme ça, ça ne l’est plus en tout cas. Ce n’est pas toujours aussi angoissant le soir. Mais ça revient par vague, comme un putain de rouleau qui s’écraserait sur moi et contre lequel je ne peux rien. Le genre de chose qu’on veut chasser de son esprit, mais qui vous apparaît si clairement en tête qu’on ne peut même pas l’ignorer, impossible. J’ai fermé les yeux du plus fort que j’ai pu mais c’est devenu assourdissant. Je me suis redressée dans la hâte les muscles crispés par la peur. Debout j’ai parcouru ma caravane, à la recherche de n’importe quoi. Quelque chose qui ferait dormir. Mais je n’ai rien, ni beuh, ni alcool ni rien d’intéressant pour faire taire mon cerveau. La seule chose que j’ai - que j’avais - c’était Jax. Alors je cherche à le retrouver, même s’il n’est pas là. Et j’enfile un pantalon en toile pour rejoindre le chapiteau.

Ses couteaux, la planche contre laquelle je m’adosse, je prend tout comme si je préparais notre répétition, comme avant. J’arrivais avant lui, pour tout mettre en place, en bonne petite assistante, en bonne numéro deux. Silencieuse, je regarde ses couteaux comme des reliques, des restes de nous perdu quelque part dans l’espace-temps. J’en aurais presque chialé si j’en étais capable, si la fatigue ne m’assommait pas déjà, s’il restait assez de place pour ça dans ma tête ce soir. Je caresse le métal du bout de mes doigts, ceux de ma main malade. Je ne ressens presque rien. Quand l’un de mes doigts glisse le long de la lame, un peu de sang s’échappe, à peine. La lame est tellement affûtée que la coupure est plus fine que celle d’une feuille de papier. Un sourire en coin fend à peine mon visage. Je prend l’un de ses couteaux.

Je n’ai pas souvent été à cette place, elle me fascine un peu. Je vois à travers ses yeux, je ressens l’excitation, la pression, l’envie de mettre le couteau au cœur de la cible. J’esquisse un sourire éteint, lance ma première lame, qui s’écrase lamentablement sur le sol. Il m’a déjà montré, une fois ou deux, comment lancer. Je ne suis pas maladroite, mais c’est tellement inhabituel pour moi. Comme si je renouais avec quelque chose de très vieux, d’enterrer que je tentais de ramener à la vie par miracle. Je prends une autre lame, je lance à nouveau, cette fois le couteau s’enfonce dans le bois. Petit à petit, ça me reviens. Ça circule dans mes veines. Je vise plus juste lors de mes essais suivants, même si ma main tremble encore. D’émotion peut-être. La nostalgie m’étrangle. Et puis, un bruit. Je sursaute.

Il s’approche de moi, le visage et les mains tuméfiés. Il s’approche, perce l’obscurité du chapiteau vide, tue le silence qui m’enveloppait, me protégeait. Il est là, Jax, celui que j’ai cherché toute la nuit pour aller mieux. Mais ça ne va pas mieux. Je le vois, entaillé, visiblement sorti d’un réglement de compte et ça me fend le coeur. J’aimais savoir tout ce qui se passait dans sa vie, j’aimais être sa confidente, celle à qui il racontait tout. Non, c’est faux, on ne parlait pas tellement lui et moi, mais au moins j’étais celle qu’il allait trouver quand il allait mal, quand il se passait quelque chose. Il se fait de plus en plus rare au cirque, comme s’il voulait s’en échapper, s’éloigner. Un peu d’abord, jusqu’à la brisure définitive. Jusqu’à ce qu’il ne s’arrache à moi pour toujours. Un de ces quatre, il ne reviendra plus. Et pourtant, a-t-il vraiment pensé à moi ? Il ne me doit plus rien maintenant. Mais c’est plus fort que moi, chaque fois que je l’aperçois je suis comme soulagée, libérée d’un truc énorme. Je ne sais jamais où il est allé, ce qu’il y a fait. Je l’évite trop pour pouvoir lui poser la question, et personne n’ose aborder le sujet avec moi de toute façon, ils ont tous peur que je pique une crise. Alors je suis dans le flou, tout comme l’est notre relation. Je ne sais plus rien de lui, et il ne sait plus rien de moi. On est deux étrangers, reliés par un amour trop fort pour eux.

Je lui jette un coup d’œil, sans m’attarder. Je reprend un couteau et tire de toute mes forces, comme si je voulais prouver quelque chose. Même s’il se plante dans la planche, il est loin d’être centré. Je sens Jax qui s’approche, je sens ce halo autour de lui plus près de moi. Il est tout proche, derrière moi maintenant. Bam. Bam. Mon cœur s’accélère brutalement ça m’en filerait presque des vertiges. Il est juste derrière moi, très proche. Et puis d’un coup, je sens son torse qui me frôle. Je ferme les yeux et mes muscles se décontractent. S’il savait à quel point j’en avais besoin. Comme si je voyais la lumière après des siècles de cécité. Sa main glisse jusqu’à mon bassin. J’ai l’impression de vivre la scène au ralenti. L’intensité de cette proximité me paralyse complètement. Y a un écho en moi, quelque chose qui résonne, ça bourdonne dans mes oreilles. Les mains des hommes me font si peur maintenant. Les siennes me rendent folles. Je garde les yeux fermés, j’ai peur de les ouvrir et qu’il ait disparu. Où est-ce que t’étais Jax ? Je chuchote, si bas, que je ne suis même pas sûre qu’il m’ait entendu. En tout cas, il ne répondit pas, mais son autre main, elle s’échappe jusqu’à la lame. Il rectifie ma prise, avec délicatesse et sa voix éraillée me parvint alors : Il faut la tenir plus haut. Tu verras, ce sera plus facile. Il est là mon héros. Celui à la voix calme et sûre qui provoque chez moi un sentiment de confiance absolue. Il m’a manqué, tellement, terriblement. Il me manque encore, même maintenant. Car il ne peut rien faire à part rester statique, et obéïr sans broncher.

Il s’éloigne, et c’est comme si, l’espace d’une seconde, il m’arrachait les organes en même temps. Une douleur brève mais intense. Il me contourne et va droit vers la planche en bois. Il n’est qu’une silhouette sombre à travers la pénombre maintenant. Trop loin pour que je distingue son visage, trop près pour l’ignorer. Il est là, debout contre cette planche, comme je l’ai été tant de fois. Droite et fière, heureuse, excitée par notre numéro et par la foule. Hali. Il faut que tu me parles. Sa voix s’élève, je ne sais même plus quoi faire. J’ai la lame dans la main, mais je fais retomber mon bras le long du corps. Parler, je ne peux pas. Je ne pourrais jamais. C’est pour ça que lui et moi ne pouvons plus nous fréquenter. C’est pour ça que j’ai dis le mettre dans un coin, jeter la clé, essayer de survivre seule. Traverser ça seule. Peut-être que plus tard, peut-être… Quand ça sera moins douloureux, moins présent. Quand j’en aurais finis avec ces angoisses, ces nuits sans sommeil, ces sommeils remplis de cauchemars. Peut-être ouais, mais pas maintenant. Je ne peux pas parler. Faute de mots, je lève la main, trop vite. J’envoie la lame sans même y réfléchir.

Je n’ai pas pris le temps de viser, ou à peine, du coup j’ai tapé à côté. Elle ne frôle même pas la planche. Mais l’excitation du danger est bien là, différente de ce que j’ai connu, mais réelle. Mon estomac se noue et j’ai des fourmis dans les membres, ça crépite en moi. Je prend une autre lame. Je l’envoie à nouveau. Plus proche cette fois-ci, elle se plante dans le bois, mais bien loin de Jax. Je ne lui laisse même pas le temps de faire une remarque que j’en attrape une autre, je l’envoie, un peu plus proche à nouveau. Je prend la dernière lame qu’il me reste sous la main, j’ai la vue trouble, je ne vise pas.

Y a un silence d’une seconde, on n’entend que le couteau qui vibre dans le bois, là, à quelques centimètres seulement de lui. Sûrement une distance énorme pour lui, mais moi, mon coeur à louper un battement. J’inspire profondément, tente de reprendre mes esprits et avance droit sur lui. Je ramasse au passage les quelques lames que j’ai mal envoyé avant ça. Enfin, j’arrive à ses pieds, me redresse, attrape de ma main libre la lame coincée tout près de son épaule. Avant de la prendre, je m’arrête et le fixe, dans les yeux cette fois-ci, la première depuis trop de temps maintenant. Comment je pourrais te parler Jax, t’es jamais là. J’ai besoin d’orienter la discussion sur lui, j’ai besoin de savoir. Car je sais que je ne peux pas partager. Je le regarde une seconde et attrape son poignet plutôt que la lame je le monte jusqu’à nos visages pour mettre en évidence ses éraflures. Qu’est-ce que c’est ? Ça vaut pour toutes c’est autres marques, que je vois régulièrement sur sa peau. Devant son silence soudain, je roule des yeux et détache la larme de la planche avant de faire demi-tour. Je pose les couteaux sur la table près de moi et me remets en position, prête à tirer. C’est toi qui dois me parler. Je lève un couteau, attendant sa réponse avant de le jeter.
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MessageSujet: Re: cold inside. (jalina)   Jeu 22 Juin - 16:06

Où est-ce que t’étais Jax ? Il l'entend ce murmure, mais il n'y répond pas. Il ne peut pas répondre. Parce que la vérité est trop laide et qu'il a trop honte. Surtout face à elle. Il n'a pas envie qu'elle sache, parce qu'il n'a pas envie de la décevoir. Pas envie que son avis sur lui change. Mais peut-être que c'est trop tard. Peut-être qu'elle lui en veut déjà trop. Peut-être qu'il a déjà tout gâché. Et cette idée lui tord les boyaux, ça lui fait peur. Il est fatigué de tout foutre en l'air avec elle. Fatigué de l'aimer sans que rien ne soit jamais possible entre eux. Comme une foutue histoire tragique, condamnée à l'échec avant même d'avoir réellement commencée. Et ça le frustre, ça le met en colère et ça lui fait mal. Il voudrait retrouver ces quelques jours heureux qu'ils ont eu ensemble, bien que secrets. Et ça le tue, là, d'être si proche d'elle, une main sur sa hanche, l'autre sur ses doigts, sans pouvoir être plus proche encore. Y a cette envie terrible qui le tenaille. La serrer dans ses bras, enfouir sa tête dans sa nuque, venir chercher ses lèvres avec les siennes. L'envie de lui dire que tout va bien, que tout va s'arranger, qu'ils vont surmonter ça. Mais il ne peut pas. Parce que qu'il sait que c'est faux. Peut-être aussi parce qu'il n'ose pas en parler. C'est encore trop délicat, trop risqué. Il craint de mettre le feu au poudre et de la sentir exploser entre ses doigts. Probablement qu'il a peur de la perdre définitivement en fait. Et au fond, est-ce que ce n'est pas déjà un peu le cas ? Il emprunte dangereusement cette route en s'éloignant du cirque. Et il voudrait lui prendre la main et l'emmener avec lui. Lui dire, viens, on part, on se tire d'ici, tous les deux. Mais il ne dit rien, il ne fait rien. Parce que c'est Jax et qu'il ne sait pas faire ces choses-là. Alors il se contente de lui donner quelques conseils avant d'aller prendre place contre la planche en bois. Et de lui dire qu'elle doit lui parler. Parce que lui, il n'y arrivera pas. Et que de toute façon, ce n'est pas important. Et il voit le bras d'Halina qui se baisse, comme si elle abandonnait la partie. Son front se plisse et il voudrait hurler. Lui hurler de réagir, de dire quelque chose, de faire quelque chose. Que ça le tue de la voir aussi stoïque, de ne plus l'entendre râler après tout le monde, de ne plus faire de crises, de ne plus lever les yeux au ciel et lâcher des répliques cinglantes à tout va. Qu'elle lui manque terriblement. Et qu'il n'en peut plus de la regarder sombrer sans pouvoir l'aider. Il voudrait être ce radeau dans lequel elle vient chercher refuge pour échapper à la noyade. Mais il n'est rien du tout. Juste ce bout de bois qui flotte et qui passe à côté d'elle, et qui ne peut qu'assister impuissant à la regarder se faire engloutir. C'est terrifiant. Et tout à coup, la lame qui vole à côté de lui et qui atterrit par terre, plus loin. Il s'est contracté. Il n'a pas l'habitude d'être de ce côté. Il n'a pas l'habitude de faire confiance. Et Hali n'a pas l'habitude de lancer des couteaux. Il se dit que c'est peut-être un peu suicidaire. Mais il ne bouge pas malgré tout. Pour ne pas la contrarier. Pour lui montrer qu'il est là, et qu'il s'en remet à elle. Qu'il lui remet sa vie entre les mains, ce qu'il a de plus précieux. Parce qu'il l'aime tellement fort qu'il veut bien défier la mort. Il veut qu'elle le sache, qu'elle le comprenne, pour qu'elle arrête de le fuir et de se renfermer quand il l'approche. Elle continue de lancer des lames, qui se rapprochent de plus en plus de lui et il est de moins en moins serein. Pour autant, il reste figé. Parce qu'il voit que ça plait à Halina. Peut-être qu'elle a besoin de ça. D'avoir le contrôle. Même s'il ne sait pas pourquoi, même s'il n'y comprend plus rien. Y a juste son cœur qui bat la chamade, un mélange d'appréhension et de désespoir. Et en même temps, ça faisait longtemps qu'il ne s'était plus senti aussi proche d'elle. Un bout de leur complicité retrouvée, mais c'est éphémère. Elle détruit rapidement cette petite pointe de chaleur qui était venue envelopper son palpitant, à coup de mots assassins et de reproches justifiés. — Comment je pourrais te parler Jax, t’es jamais là. Il déglutit et baisse les yeux, alors qu'elle est toute proche désormais, à quelques centimètres de lui et qu'elle le darde de ses prunelles. Il n'en mène pas large, affichant un air coupable. A tel point qu'il n'arrive même pas à soutenir son regard. Il continue de fixer le sol, le visage fermé, impassible. Elle attrape son poignet et il frémit. Quand elle lui met sous le nez, il lui faut deux secondes avant qu'il se décide à regarder l'état de sa main. C'est pas beau à voir. Elles sont loin ses jolies mains d'artistes, soignées et sans éraflures. — Qu’est-ce que c’est ? Il soupire, détourne le regard et se libère de son emprise, pas enclin à communiquer là-dessus lui non plus. Chacun restant campé dans ses secrets. La communication est comme brisée. La complicité ruinée. Hali lève les yeux au ciel et s'éloigne, mécontente du silence de Jax et elle se remet en position, prête à réitérer ses lancés. — C’est toi qui dois me parler. Il n'est pas d'accord. Il se redresse et la fixe quelques secondes, songeur, avant de finalement s'agiter. — Stop. Il se détache de la planche et agite les mains devant lui, tout en s'approchant d'elle. — Stop, stop, stop. Il en a marre de tout ça. Il en a marre de prendre des pincettes et d'attendre en espérant que ça finira par aller mieux, par s'arranger tout seul. Il vient se dresser devant elle, l'air un peu perturbé, comme à bout de souffle. Il pose son regard sur elle, à la fois sévère et tendre. Dur et bienveillant. — Tu veux rien me dire ? D'accord. Mais va falloir trouver une solution malgré tout. J'en peux plus moi. Il lève doucement ses mains et les passe le long des bras d'Hali, sans la toucher pour autant, restant à quelques centimètres de sa peau. — J'sais même plus si j'peux encore te toucher. Ou te parler. J'deviens dingue. Sa voix est basse, un peu nerveuse, grave. Les sourcils froncés, la mine préoccupée, comme il fait toujours. Cet air d'ours mal léché au grand cœur. — Tu me manques, Hali. Il le murmure tout bas, comme s'il avait honte de l'avouer. Il s'approche encore un peu, attiré par leur proximité, son corps qui ne peut pas résister. Et il vient poser tout doucement son front contre le sien. Comme s'il avait peur de la briser. — Si tu ne veux rien m'expliquer, d'accord. Mais faut que tu me dises comment j'peux t'aider. Et je le ferais. Je ferais n'importe quoi. Et il est sincère. Elle pourrait lui demander les pires horreurs qu'il le ferait si ça pouvait l'aider, la soulager, la venger. Il ferait n'importe quoi pour qu'elle puisse aller mieux, qu'elle puisse être heureuse comme avant. — Hali, faut que tu me dises.. C'est.. C'est quelqu'un ? Il n'est pas aveugle Jax. Il a bien vu son cou qu'elle cachait avec des tissus et sa façon bancale de marcher qu'elle a conservé quelques temps. Il a bien vu qu'elle était craintive et fuyait les contacts physiques. Alors même s'il ne comprend pas tout, même s'il ne sait pas, il n'est ni aveugle ni stupide. Il serre les dents et ses yeux se voilent de colère et de chagrin. — Quelqu'un t'as fait du mal ? Et cette idée le rend malade. Il étouffe rien que d'y penser. Il a des envies de meurtre rien que d'imaginer. Elle n'est pas en sucre Halina, alors si quelqu'un a réussi à la briser autant, c'est que ça a dû être terrible. Et ça le rend fou, vraiment fou. Ça lui fait mal, de partout, ça lui déchire le cœur, il en tremble presque. Il a envie de l'envelopper entre ses bras pour chasser tout le mal qui l'habite et qui la ronge. Il a envie de faire quelque chose, il a envie de la sauver. De les sauver. Parce que si elle sombre, il coulera avec elle. Et il est convaincu qu'ils méritent mieux que ça. Il ferme les yeux, pour lui cacher toute la rage qui monte dans son regard. Et il murmure, à mi-mots, tout bas, comme avec un animal terrifié qu'on voudrait rassurer. — Explique moi, Hali. Fais moi confiance. Il le faut, parce qu'il ne supportera plus de la voir comme ça pendant encore très longtemps. C'est trop douloureux. Comme un pieux qu'on lui enfoncerait un peu plus chaque jour dans la poitrine. Lente agonie. Elle doit parler. Il veut l'aider. Il va la sauver. Il en est persuadé.
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MessageSujet: Re: cold inside. (jalina)   Lun 10 Juil - 17:30

Stop. Qu’il s’exclame, alors que j’étais à deux doigts de lâcher la lame. Je me coupe dans mon élan et reste le bras suspendu dans l’air, je le regarde et penche la tête sur le côté, un peu moqueuse. Quoi, déjà ? J’ai un air mauvais quand je dis ça, condescendant. En fait, j’ai peur. J’ai peur de ce qui va suivre, j’ai peur qu’il me contraigne à parler. Stop, stop, stop. Qu’il répète en grignotant la distance qui nous sépare. Je souffle et pose le côté à ma gauche, et je recule d’un pas, comme si la proximité me dérangeait soudainement. Il va me forcer à parler, il ne me laissera pas m’en tirer. Les semaines ont passé maintenant, les mois aussi. Il est lassé de mon petit jeu du roi du silence maintenant. Ça sera tout ou rien, je le sens. Il se plante là, tout près de moi. Juste en face et il épingle son regard noir sur moi. Il essaye de me transpercer de part en part avec ses yeux trop bleus, son air trop sévère et sa carrure impénétrable. Je n’ose même plus le regarder, mes yeux viennent se noyer sous le sable, je shoote devant avec mes pieds. Tu veux rien me dire ? D'accord. Mais va falloir trouver une solution malgré tout. J'en peux plus moi J’esquisse un rictus. Oh vraiment, il en a marre ? Pauvre pépère. Ma mâchoire se contracte. Je le hais, je le hais putain. Il va m’obliger à le dire. Y a pas d’solution. Que je marmonne boudeuse. Et là sa main s’approche, sans me toucher, sans même me frôler. Et pourtant je sens son aura se répandre sur moi. Je frissonne et mes yeux se ferment. Et ses murmures s’infiltrent en moi. Il me manque aussi, s’il savait. Il me manque tellement. Tout me manque dans notre relation. C’était d’une telle évidence entre nous, écrit quelque part. Une passion brute, d’une violence exaltante. Et j’essaies, oui j’essaies de toutes mes forces de me souvenir du sentiment qui m’innondait, avant tout ça. Quand on n’était encore que des amants illégitime, quand on se cachait. Je revis par flashs quelques-uns de nos rendez-vous clandestins. Mais je n’arrive plus à ressentir. Ce bonheur immense qui prenait toute la place dans mon bas-ventre. Ce sentiment d’être exactement à la bonne place, au bon endroit, avec la bonne personne. Ça, je n’y arrive plus. Y a des éclats de sang, de chagrin qui est venu assombrir tout ça. J’aimerais redevenir celle que j’étais, indomptable, libre et heureuse. Le fait est que ça ne sera jamais le cas. Et ça, comment je pourrais lui expliquer ? Il n’a de toute façon pas envie de l’entendre. Il plaque son front contre le mien, comme il aime le faire. Je me laisse minablement faire une seconde, incapable de lui résister. Il a une présence trop forte pour moi, il est si charismatique, même en restant silencieux. Il gagne du terrain, encore, et encore, et encore… Si tu ne veux rien m'expliquer, d'accord. Mais faut que tu me dises comment j'peux t'aider. Et je le ferais. Je ferais n'importe quoi. Il insiste. Et moi, d’un coup, c’est comme un électrochoc. Je me recule, sépare nos crânes et le repousse. Je le déteste ! Il fait tout le temps ça, il s’insinue en moi et me pousse à faire exactement ce qu’il veut que je fasse. Je le regarde durement mais je ne sais plus quoi répondre. Il me fait perdre le fil de ma pensée, comme d’habitude. Je suis instable, prête à craquer. Il n’imagine pas la force que je dois rassembler pour ne pas m’effondrer. Aujourd’hui, hier, tous les autres jours avant ça. Il ne peut pas imaginer combien c’est dur de garder le secret. Mais ça le serait cent fois plus de le révéler. Mes yeux se voilent quand je le regarde à nouveau. Hali, faut que tu me dises.. C'est.. C'est quelqu'un ? Je fronce légèrement les sourcils, un peu sous le choc de cette révélation. Il a vu hein, il a compris. Comme Penelope avait compris ce soir-là, comme tout le monde à l’air de le savoir. Comme si c’était marqué sur mon front, comme si je faisais tellement pitié que ça crevait les yeux de tout le monde. J’avale ma salive, ma gorge est sèche, nouée. Je ne sais même pas quoi répondre. Mon rythme cardiaque s’affole. Il va le dire, il va briser ce pacte de silence que j’ai passé avec moi-même, il va tout gâcher et je ne peux rien faire pour l’en empêcher. Toutes ces semaines, tous ces mois. Tout ça n’aura servit à rien, car il va exposer à tous mon sale petit secret. Suffit d’une personne, suffit qu’une seule autre personne soit au courant et tout sera fichu. Je ne pourrais jamais oublier. Jamais. Quelqu'un t'as fait du mal ? C’est comme une couteau en plein coeur qu’il s’amuserait à remuer, pour étendre la plaie, faire couler plus de sang. Je suis en train de me liquéfier complètement, je ne vais pas tarder à être aspirer par le sable. Au moins je serais loin de lui, loin de tout ce qu’il va dire, dans quelques secondes à peine. Je ne veux pas entendre ce mot, le mot que je n’ai même jamais pu me répéter dans le crâne. Je suis paralysée par la peur, et ça me ramène irrémédiablement à ce soir-là, à cette même peur à laquelle j’ai essayé d’échapper trente secondes avant d’être impuissante. Les muscles se tendent quand on essaye de se débattre, ça fait encore plus mal que ce que l’on peut imaginer. Et puis y a un moment où on attend juste que ça passe, qu’il parte, que ça soit fini. J’en suis encore à cette étape. J’attends que JJ sorte de chaque parcelle de ma peau où il est encore planqué. Il s’évapore, petit à petit. Jax putain, tu vas tout gâcher. Et encore une fois, je ne peux rien faire pour l’empêcher. Et puis, enfin, une porte de sortie, une petite, entrouverte. Il murmure : Explique moi, Hali. Fais moi confiance. Doucement, mes yeux qui voyaient flous se remettent à le fixer. Nos regards s’accrochent une seconde, il comprend rapidement que je ne vais pas me confier, loin de là. Il le sait parce que mes yeux envoient des éclairs. À mon tour de le foudroyer sur place. Je reste stoïque, bien face à lui, à quelques centimètres. Ma poitrine frôle son torse, je me plante là, refusant catégoriquement de lui céder du terrain. Et puis j’assène, implacable et haineuse : Y a deux minutes j’étais pas obligée de te dire et maintenant faut que je t’explique ? Ma voix est chargée de reproches. Je secoue la tête, dégoûtée par lui, soulagée aussi, même il ne peut pas s’en douter. Soulagée de pouvoir m’échapper de cette situation. C’est pas ce qui m’est arrivé qui te rend dingue, non, c’est que tu supportes pas de pas savoir tout ce qui se passe dans ma vie. Ma voix tremble de rage pendant que je commence à croire à mes prendres excuses. Il veut simplement savoir, incapable de contrôler sa curiosité, son besoin de contrôle sur moi, comme il l’a eut toute sa vie. Il avait le contrôle quand il m’a cloué sur cette planche de bois, quand il me lançait ses couteaux, il a toujours eu le contrôle et je lui ai laissé endosser cette responsabilité, transie d’amour pour sa personnalité si imposante. Je finis par m’en convaincre, persuadée d’avoir raison. Ça renforce ma colère, et je continue mon laïus : C’est exactement pour ça que c’est plus possible entre nous Jax. Tu me laisseras jamais garder le secret. Tu vas insister, encore et encore, parce que tu veux savoir ce qui s’est passé, tu veux savoir ce qu’on m’a fait. Et je finirais par craquer, parce que c’est ce que j’ai toujours fais. J’vais finir par te le dire. Et j’en ai pas la moindre envie. J’avoue à demi-mot qu’on ne sera plus jamais ensemble, et cette réalité éclate dans mes tripes. Me coupe un moment la respiration et la chique. JJ aura détruit ça aussi. Il nous aura détruit Jax et moi. Je ravale mes larmes, qui de toute façon sont fatiguées de tomber sans arrêt. Je recule d’un pas, capitule à peine. Je me mets les mains sur le crâne pour envoyer mes cheveux en arrière. Après une brève inspiration j’affronte enfin son regard. Si tu veux de l’honnêteté, commence par me parler de tes nouveaux copains. D’où tu traines quand t’es pas au cirque. À qui tu casses la gueule ? Hein ? Je croises les bras sous ma poitrine et attend une réponse pendant cinq secondes avant d’enchaîner, intransigeante : Tu vois, toi aussi t’as pas envie de tout partager. Je le défis, entre nous il y a peut-être un mètre maintenant. C’est symbolique comparé au gouffre qui nous sépare désormais.
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