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 say you won't let go (cole)

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MessageSujet: say you won't let go (cole)   Dim 14 Mai - 22:45



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say you won't let go
Je savais depuis longtemps, depuis que Cole était revenu en ville et que j’étais au courant de ses fiançailles, que les choses ne seraient pas faciles à vivre. Puis, ma grossesse était venue empirer les choses, mais consciente que mon ex-petit ami avait le désir de me venir en aide, même si rien n’était clair dans sa façon de faire, j’étais persuadée à m’encourager, à me dire que peut-être que je pourrais parvenir à donner à mon enfant un semblant de vie de famille, ou du moins, un père qui serait à peu près présent, et un mère qui serait toujours là pour lui, ou elle. Cependant, je savais aussi que ce serait probablement le pire que je pourrais supporter. Mais visiblement, ce n’était pas assez. Je ne savais pas ce que j’avais pu faire pour être punie de la sorte, mais pour moi, savoir désormais que la dite fiancée de Cole, cette fiancée que je m’étais promise de détester, parce qu’elle avait ruiné ma vie, avait ruiné ma chance d’être heureuse pour un mariage sans amour, alors que je savais que j’aurais pu rendre Cole heureuse et que l’inverse était aussi vrai, c’était beaucoup trop. Cette haine, je ne savais l’entretenir, parce que cette fameuse femme, c’était mon amie, cette amie dont j’avais vu l’éclat dans ses yeux quand elle parlait de son éventuel mariage. Est-ce que c’était parce qu’elle l’aimait vraiment, ou parce qu’elle était surexcitée d’avoir une robe hors de prix ? Je n’avais pas su le déterminer, mais je savais bien que ça n’avait aucune importance désormais, parce que qu’importe ses raisons, ses motifs, ce qu’elle pouvait en penser, ça ne changeait rien au fait que toute cette histoire était en train d’avoir raison de moi, petit à petit. Mais le souci, c’était que je ne pouvais pas me laisser aller, parce que j’avais un bébé qui grandissait en moi, un bébé que je voulais voir naître, même si je savais qu’avec lui allait naître, de ce jour et pour le reste de ma vie, cette douleur d’un amour raté. Est-ce que ça vaudrait le coup ? Je l’espérais, sincèrement, parce que peut-être que ce petit bout, il serait tout ce que j’aurais au final. En effet, depuis que j’avais appris le lien entre Cole, Cassy et moi-même, j’avais fait profil bas. Je n’avais pas répondu à quelconque message, quelconque appel, que ce soit de Cole ou de sa fiancée. Je ne voulais pas leur parler, je voulais essayer de vivre malgré tout, me renfermer dans mon monde. Avec le boulot, parfois, c’était facile, mais quand le personnel prenait le dessus, ce l’était moins. Comme la veille, quand j’étais allée à mon échographie, où j’avais bien vu le bébé, et que même, par accident, j’en avais appris le sexe - parce que par respect, je m’étais refusée de ne pas le connaître en l’absence du père de cet enfant - le tout fut plus complexe. Ce matin, je m’étais levée misérable, parce que tout cela m’était tourné dans la tête toute la soirée, et une bonne partie de la nuit. Malgré tout, je refusai de ne pas me présenter à la mairie pour y travailler. De ce fait, j’y allai, non sans avoir cette envie de ne pas voir qui que ce soit. Pendant un instant, ça marcha, puisque je me plongeai dans les dossiers pendant tout ce temps, mais soudainement, mon réceptionniste me rappela à la réalité, me signifiant que mon rendez-vous, avec cet individu dont le nom ne me disait rien, était arrivé. Soupirant, j’eus envie pendant un instant de refuser de le recevoir, mais au final, parce que ce serait faillir à mon éthique professionnelle, je finis par dire, peu enthousiaste:  « Faites-le venir à mon bureau… », avant de raccrocher et ranger nonchalamment mes papiers pour lui présenter une table de travail un peu plus ordonnée.


Dernière édition par Saskia Cavalleri le Mer 14 Juin - 1:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mar 13 Juin - 21:53


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Cole ne comprenait pas ce qui était en train de se passer avec Saskia, la jeune femme ne répondait pas à ses appels, elle répondait mollement à ses texto. Il avait la sensation d’avoir raté un épisode. Il pensait que les choses se passeraient mieux entre eux depuis l’échographie et pour cause il avait pris le temps de la rassurer, de lui prouver qu’il serait présent à ses côtés. Il pensait réellement qu’ils avaient franchis un cap de confiance. Cole ne pouvait pas rester assis sans rien faire pendant que la mère de son futur enfant le snobait de la sorte. Il devait comprendre ce qui était en train de se passer. Saskia était d’un caractère complexe, mais elle ferait passer le bonheur de leur enfant avant ses humeurs du moins il l’espérait. Cole ne pouvait s’empêcher de penser au pire. Est-ce que sa mère était au courant ? Est-ce qu’elle avait fait pression sur la jeune femme ? ou encore est-ce que finalement Saskia avait changé d’avis, mais qu’elle n’osait pas lui en parler ? Une chose était sûre, il allait rapidement le découvrir. Il ne pensait pas que la révélation de sa grossesse à sa fiancée changerait quelque chose entre eux. Après tout, Cassy avait promis de ne rien dire et le mariage était toujours sur la bonne voie. Il se disait qu’il avait plutôt bien gérer la situation. Il n’imaginait pas que Saskia puisse être en colère ou se sentir seule. Il avait fait de son mieux avec les cartes qu’il avait. Il savait que la jeune femme ne voudrait pas le recevoir chez elle ou au bureau alors il avait décidé de jouer la ruse. Il allait demander un rendez-vous professionnel avec elle sous un autre nom ainsi elle ne pourrait pas refuser. C’était de la tricherie, mais elle ne lui laissait pas vraiment le choix. Cole était donc devant la mairie en train d’attendre que l’assistante de la jeune femme vienne le chercher. Il espérait que son petit mensonge allait marcher et qu’il n’allait pas se faire découvrir au dernier moment. De toute façon, il ne comptait laisser personne l’empêcher de voir la mère de son bébé. Quand enfin l’assistante vint le chercher, un soupir de soulagement se fit entendre. Elle devait le prendre pour un homme très étrange à réagir de cette façon. Ce n’était pas comme si Saskia était une rockstar. Cole se préparait mentalement désormais à affronter la jeune femme. Il ne savait pas du tout dans quel état d’esprit il allait la trouver. Quand il entra enfin dans son bureau il pu lire la surprise sur son visage. Il essayait de cacher son sourire satisfait pour ne pas l’agacer. « Tu dois te demander ce que je fais ici ? C’est M. Samuel. Puisque tu ne répondais pas à mes appels je me suis dit que je devrais prendre officiellement un rendez-vous. » Lui confia Cole. Il ne comptait pas y aller dans la dentelle. Il avait passé plusieurs mauvaises nuits alors il était venu ici pour des réponses. Il pensait qu’il les méritait amplement. Il lui demanda ensuite : « Peux-tu me dire ce qu’il se passe ? » Il n’était pas en colère, il était simplement curieux et anxieux. Elle savait qu’il détestait ne pas savoir ce qu’il se passait pourtant, elle semblait conserver sa mauvaise habitude de lui cacher des choses.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mer 14 Juin - 1:48



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Normalement, il me faisait toujours plaisir d’accueillir les gens à mon bureau. Même les plus chiants, même avec ceux avec qui je me devais d’être agréable quand je n’en avais pas envie. Parce que j’aimais mon boulot, parce que tout semblait me motiver d’une façon ou d’une autre. Mais là, tout de suite, alors que je ne savais même pas qui était ce Monsieur Samuel, je n’avais pas envie de le recevoir. Sans même le connaître, je me faisais une mauvaise image de cette personne, en venant à la conclusion que ce serait un individu qui tomberait dans la liste des gens que je n’appréciais pas, alors que je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Ce n’était pas un préjugé très hâtif, mais plutôt un grande manque de motivation, un pressentiment comme quoi cette journée serait longue et pénible. Et rapidement, je me rendis compte que j’avais raison, mais pas pour les raisons que je pensais dans un premier temps. La principale raison qui expliqua cela, ce fut le fait que ce ne fut pas un inconnu qui entra dans mon bureau, mais une personne que je connaissais que trop bien, si bien que je cherchais à l’éviter depuis quelque temps maintenant. Et cette personne, visiblement, avait profité de ce moment pour changer de nom. En effet, depuis quand Cole s’appelait Samuel ? Pourquoi prenait-il rendez-vous ? Comme si ces questions s’étaient inscrites dans mon visage quand je l’avais vu rentrer, il était venu à y répondre prestement, ne tournant pas autour du pot, comme il aimait le faire, comme moi j’aimais que les gens le fassent. Voilà pourquoi nos conversations n’étaient jamais compliquées, avant. Nous allions toujours droit au but, et même si parfois c’était bref, voire même cru, c’était toujours facile à gérer. Mais là, plus rien n’était facile, la preuve était que Cole avait cru bon de prendre rendez-vous sous un nom bidon pour me voir. Et ça, c’était agaçant, à un tel point que par réflexe, par mécanisme de défense surtout, je répondis entre mes dents:  « Ça ne t’est pas venu à l’esprit que je le faisais pour une raison ? » Peut-être un peu trop tard, je l’avais prononcé à voix basse, bien consciente qu’au vu de nos caractères respectifs, qu’au vu de la tête que Cole tirait, ce ne serait pas suffisant, ça ne ferait que mettre de l’huile sur un feu que je ne me sentais pas prête, physiquement et mentalement, à allumer. Et puis, ce n’était pas comme si ce serait suffisant pour faire quitter Cole, puisque je l’avais bien vu, il était entré déterminé à avoir quelque chose, des réponses, visiblement. Et même si je ne savais pas comment lui formuler la chose, que je ne savais pas ce que lui, il pouvait savoir de toute cette situation - même si je me doutais bien que Cassy lui avait avoué au moins une chose ou deux - je savais que si je voulais être tranquille à un moment ou un autre, je n’avais pas le choix, puisque mon ex-petit-ami, il était têtu comme moi, alors il ne lâcherait pas le morceau, comme moi j’avais l’habitude de ne pas le lâcher. Enfin, sauf lorsqu’il était question de lui et moi, ça, je n’avais pas eu le choix, j’avais l’impression. Embêtée d’être ainsi acculée au pied du mur, je croisai mes bras de façon plus ou moins fluide et aisée sur ma poitrine, mon inconfort venant du fait que mon ventre commençait à s’arrondir, que je n’en avais pas vraiment l’habitude, et que je ne voulais pas vraiment la prendre. Non pas tant que je n’acceptais pas ma grossesse, depuis mon rendez-vous d’hier, c’était même plus sûr que jamais que je voulais avoir cet enfant dans ma vie, puisqu’il serait probablement tout ce qui me resterait. Ce qui me bloquait tant, c’était que je ne voulais que personne ne pense que ma grossesse m’empêcherait de travailler. Voilà pourquoi je portais encore des hauts amples, tant et aussi longtemps que cela m’était possible de le faire, comme en ce moment. Mais passant outre les signes visibles du fait que j’attendais un bébé, le bébé de Cole, je fermai les yeux, puis je finis par me convaincre de répondre:  « Je ne peux pas rester dans ton entourage en sachant que c’est elle, ta fiancée. Je n’ai pas le droit de faire ça à Cassy. Et puis, c’est peut-être mieux ainsi, en fait. » Mieux pour qui ? Pour Cole, puisqu’ainsi, il n’aurait pas à se complexer quant à son mariage. Pour Cassy qui, je l’espérais pour elle, pourrait aller au bout de ces préparatifs par rapport auxquels elle était si excitée la dernière fois que je lui avais parlé. Mais pour moi ? Non, ce ne l’était pas du tout, je le savais, mais il était hors de question que j’en vienne à embêter Cole avec ce qui était, probablement pour lui, l’équivalent de conneries superficielles, même si ça me tourmentait depuis maintenant plusieurs jours, à un tel point que je ne savais même plus comment j’allais pouvoir en faire fi, si j’y parvenais un jour.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mer 14 Juin - 19:08


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Cole voulait vraiment garder son calme, mais avec le comportement de la jeune femme c’était très difficile. Au lieu de se montrer raisonnable elle l’agressait en lui disant qu’elle avait une bonne raison de ne pas lui donner de nouvelle. Il n’aimait pas cette attitude venant de sa part et il savait que la grossesse n’arrangeait rien, mais il ne pouvait pas rester là sans rien faire. Il ne pouvait pas tout lui passer parce qu’elle était enceinte et qu’elle avait les hormones en folie. Lorsque Saskia lui confia que c’était pour Cassy qu’elle faisait ça il compris alors ce que ça voulait dire. La jeune femme était amie avec sa fiancée avant tout ça. Elle préférait se mettre de côté pour ne pas se mettre en travers de ce mariage. Il comprenait ce qu’elle voulait dire, mais il ne pensait pas que c’était un problème. Il avait parlé avec Cassy et elle était prête à le soutenir même si c’était difficile. Il ne comprenait pas pourquoi ils ne pouvaient pas s’arrêter pour que ça fonctionne. Après tout Saskia portait son bébé, mais ils avaient mis un terme à leur romance. Il voulait croire que cela pouvait se régler. Il ne voulait pas devoir choisir entre son bébé et Cassy parce que chacun avait de lourdes conséquences. Son mariage avec Cassy devait sauver son entreprise, des emplois et une partie de l’économie. Puis il devait avouer qu’il commençait doucement à s’attacher à ce petit bout de femme. Dans un autre côté, Saskia était la mère de son bébé et il tiendrait toujours à elle. Tout ceci était compliqué, mais Cole voulait que ça puisse se régler il n’allait pas s’avouer vaincu aussi facilement. Cole voulait qu’elle comprenne que contrairement à ce qu’elle pouvait faire auparavant désormais tout était différent. En effet, elle portait son bébé et elle ne pouvait pas décider de s’éloigner, de ne plus donner signe de vie parce qu’elle pense que c’est mieux pour tout le monde. Cole pensait avoir son mot à dire dans tout ça. Il voulait qu’elle prenne conscience qu’ils allaient devoir trouver de nouveaux moyens de communication même si c’était très difficile. Il ne supportait pas l’idée qu’elle décide sans lui et de perdre son bébé. Il était vraiment heureux à l’idée de devenir père même si c’était compliqué. Il voulait faire de son mieux pour que tout aille bien, mais il avait besoin que Saskia soit prête à faire des efforts. Il savait qu’elle avait peur, qu’elle voulait agir au mieux, mais elle ne pouvait pas le faire seule. Qu’elle le veuille ou pas elle avait besoin de lui. « Nous allons avoir un bébé ensemble Saskia, tu ne peux pas décider de t’éloigner parce que tu connais ma fiancée et que ça te met mal à l’aise. » Lui expliqua Cole d’une voix très calme. Il savait combien cette situation était gênante et il en était réellement désolé, mais il ne voulait pas laisser tout ça se mettre en travers de la grossesse de la jeune femme. Il voulait agir en adulte. « Cette situation est délicate pour tout le monde, mais tu ne peux pas continuer à agir comme si ça ne concernait que toi. On doit penser au bébé et ce bébé a besoin de ses deux parents ! » Rajouta-t-il. Contrairement à ce qu’on pourrait croire il continuait à rester calme. Sa voix était posée et sûre d’elle. Il essayait de ne pas l’agresser, mais de communiquer avec elle. Il espérait vraiment qu’elle allait comprendre son point de vue. Il pensait que tout était possible si tout le monde mettait de l’eau dans son vin. Il ne comprenait pas ce qui pourrait empêcher Saskia de dire oui après tout elle devait avoir confiance en Cole. Il n’allait pas la laisser sur le bord de la route pour faire sa vie avec Cassy. Il voulait que tout se règle en bonne intelligence.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mer 14 Juin - 19:33



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Bien sûr que Cole allait me dire que cela ne lui convenait pas comme solution. Bien sûr qu’il n’allait pas comprendre que cette distance, je l’imposais volontairement parce que je savais que j’en avais besoin, parce que j’avais encore un maigre espoir que peut-être cela pourrait me permettre de m’en remettre, de continuer à avancer, malgré la présence de ce bébé qui me rappelait constamment le lien que j’avais avec lui, qui me rappelait constamment que jamais cet enfant ne pourrait avoir deux parents ensemble, et que là, c’était encore plus vrai, puisque je savais que je ne saurais jamais me battre contre Cassy pour l’avoir. Décidément, je préférais quand je pouvais m’imaginer sa fiancée comme étant une chipie sans personnalité. Au moins, je pouvais la détester, pour vrai, me dire que peut-être je pourrais convaincre Cole que ça ne valait pas le coup qu’il passe sa vie avec elle. Mais là, il était question de mon amie, alors non, je ne pouvais pas le faire, et pour la première fois de ma vie, je baissais les bras. Jamais je n’avais fait ça, et voilà qu’on me le reprochait. Mais en mon sens, ce n’était pas ça, le pire. Le pire, c’était que Cole ne mentionnait pas une seule fois qu’il me le reprochait parce qu’il tenait à moi, de quelconque façon. La seule chose dont il parvenait à parler, c’était du bébé. Peut-être que je me bornais un peu trop rapidement et peut-être que ma façon de penser était étroite, mais j’avais l’impression que qu’importe ce que nous avions vécu, qu’importe ce qui se passait par la suite, tout ce qui comptait désormais, c’était cet enfant. C’était lui, en gros, qui me gardait liée à Cole. S’il n’avait pas été là, que serais-je pour lui ? Probablement rien du tout, certainement cette femme à qui il avait dit, lors de sa dernière visite en ces lieux, qu’il avait le droit d’être là, comme tout le monde, comme une vulgaire employée, voilà tout. Dégoûtée par cette idée, je grimaçai, puis désireuse de mettre fin à cette conversation aussi rapidement que possible, je lui répondis:  « T’en fais pas, tu le verras, ton gosse ! » J’avais tenu ces propos d’un ton quelque peu agacé, mais quand même calme. Enfin, pour le moment, je restais calme, même si je me doutais bien que cela ne saurait vraiment durer. Détournant mon regard pour tenter de reprendre une certaine contenance, j’inspirai profondément, même si ce fut chose difficile, puis je me décidai à ajouter:  « Mais t’as jamais pensé que peut-être c’était mieux pour moi aussi ? Que je n’ai pas envie de me stresser constamment en te voyant ou en la voyant elle ? » J’avais mis ça seulement sur le compte du stress, puisque s’il s’était renseigné un minimum, il saurait déjà que c’était mauvais pendant une grossesse, et que j’en avais déjà suffisamment avec mon boulot. Mais la vérité, c’était que simplement penser à lui, penser à son mariage, ça me faisait mal. Mais ça, il ne semblait pas le réaliser, pas une seule seconde. Et il était hors de question que je me plie au fait de lui avouer que je tenais toujours à lui et que je ne parvenais pas à faire mon deuil de notre relation, parce que ce petit être qui était en train de pousser dans mon ventre me rappelait à tous les jours ce que nous avions vécu, ce que nous aurions pour devenir, soit une famille une vraie. Je lui avais déjà dit précédemment que c’était lui, mon bonheur, et personne d’autre. S’il n’était pas assez intelligent pour s’en rappeler et faire quelque chose avec, alors je ne pouvais rien faire.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Lun 19 Juin - 12:25

Cole savait qu’en venant ici les choses ne seraient pas simples. Saskia n’avait pas disparu des radars pour rien, mais il n’avait pas envie de se disputer avec elle. Pourtant, il n’allait pas vraiment avoir le choix. En effet, la jeune femme ne semblait pas disposée à discuter calmement. Elle aurait sûrement préféré être prête pour leur confrontation, mais puisqu’elle ne répondait pas elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Cole ne supportait pas le ton sur lequel lui parlait la jeune femme. Comment osait-t-elle parler de leur enfant comme d’un gosse qu’il pourrait voir ? Elle n’avait pas plus de droit sur lui. Il n’aimait pas qu’elle dise ça comme si elle lui faisait une faveur. Il se sentait mis au second rang et cela ne lui plaisait pas. Il décidait néanmoins de ne rien répondre parce qu’il savait que sinon tout ceci allait très mal se terminer. Il devait garder son calme et se comporter en adulte. Il fallait bien qu’un des deux le fassent. Cole pensait qu’avec une bonne organisation, communication tout pourrait très bien se passer. Certes, cela serait très étrange, embarrassant au début, mais il avait bonne espoir. Il était prêt à tout pour que ça fonctionne. Il ne comprenait pas que Saskia avait peur d’être la cinquième roue du carrosse, qu’elle avait besoin qu’il prenne aussi soin d’elle et pas que de l’enfant. Cependant, il ne pouvait pas le deviner. Il n’était pas dans la tête de la jeune femme. Soudain, la jeune femme l’agressait encore en lui disant qu’apparemment il ne pensait pas assez à elle. Tout ceci semblait la stresser à la fois de le voir lui ou Cassy. Il ne comprenait pas que la jeune femme puisse être jalouse. A ses yeux, ce n’était pas possible sinon elle aurait essayé de le retenir. Il n’avait pas envie que la jeune femme se stresse pour tout ceci cependant, il ne savait pas comment ça pouvait marcher si elle s’éloignait. Il avait envie que les choses se passent au mieux. Il ne comprenait pas pourquoi Saskia refusait de faire un effort. Après tout Cassy acceptait sa présence dans leur vie, dans leur mariage. Il avait l’impression de ne rien comprendre. « Et c’est quoi ta grande solution pour que ça marche ? Puisque tu n’as ni envie de me voir, ni envie de voir Cassy. » Lui demanda Cole. Puisqu’elle était certaine de savoir ce qui était le mieux pour tout le monde, il attendait qu’elle partage ça avec lui. Il voulait qu’elle se rende compte que sa prise de recule ne marcherait pas sur le long terme. Elle devait réfléchir à ce qui serait le mieux pour leur enfant. De plus, Cole n’avait pas envie de devoir supporter ses sautes d’humeurs sans cesse. Il pensait l’avoir suffisamment rassuré la dernière fois. Il ne comprenait pas pourquoi il devait recommencer.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Jeu 22 Juin - 1:45



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Cette frustration me laissait partagée entre frustration et désespoir. Frustration parce que bien sûr, j’en voulais à Cole de n’être qu’un homme, de ne rien comprendre à ce qui se passait. Je voulais qu’il ouvre les yeux, qu’il se rende compte que si je prenais du recul, ce n’était pas un simple caprice, que ce n’était pas juste en raison du stress, qu’il y avait plus que ça. J’avais envie qu’il fasse comme lorsque nous étions ensemble, qu’il soit capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Il était un des seuls qui savait le faire à l’époque et bien que dans un premier temps, cela m’avait déstabilisée, désormais, ce genre de moments me manquait grandement, encore plus ici et maintenant. Mais ce n’était plus le cas, ce n’était juste plus possible comme avant, tristement. Ce que cela faisait, c’était que je restais là, blessée, me faisant du mal en ne faisant qu’imaginer qu’il soit avec quelqu’un d’autre, qui plus est avec une personne que je ne saurais pas détester, une personne à laquelle je ne pouvais pas vraiment me mesurer. Et pourquoi je me heurtais tant ? Tout simplement parce que je tenais à lui. Comme une idiote, je tenais à lui. Ça faisait un moment que je le savais, que je m’en doutais, mais cela m’avait frappée encore plus lorsque j’avais découvert le lien entre Cassy et lui. Depuis ce temps, cela me faisait mal, et alors que je pensais que ça ne saurait être pire, voilà que Cole venait de me prouver le contraire en me montrant que tout ce à quoi il tenait, c’était le bébé. Avait-il vraiment tourné la page aussi vite sur notre histoire, ou juste sur nos adieux de la dernière fois ? Ou peut-être était-ce ma faute ? Peut-être aurais-je dû le lui dire à ce moment ? Mais comment ? En l’obligeant à annuler ses fiançailles, alors que je savais que ce ne serait que caprice de ma part ? Complètement perdue, je ne savais que, quoi ou comment penser, alors clairement, je n’étais pas dans un état convenable pour trouver une solution pour accommoder tout le monde. Par conséquent, ce fut plutôt hérissée que je dis:  « Je n’en ai pas, d’accord, tu es content ? » Ce fut à partir de ce moment que la frustration commença à prendre le dessus, et combiné avec les hormones qui me travaillaient de plus en plus, surtout ces derniers jours, je grimaçai, puis j’ajoutai:  « Ce n’est pas comme si toi, tu en avais proposé une. Tout ce que tu as fait, c’est débarquer en parlant du bébé, encore et toujours de lui ! » Je savais pertinemment que sur le coup de la colère, je semblais limite jalouse de l’enfant que je portais, mais ce n’était pas le cas. Tout ce que je souhaitais, c’était tenter de lui faire ouvrir les yeux sur le fait que je ne voulais pas qu’être l’utérus qui portait son enfant. Était-ce trop demandé ? Était-ce trop demandé qu’il soit un peu là pour moi également ? Parce que je savais bien qu’il me l’avait promis, je ne voulais pas dire par là qu’il brisait cette fameuse promesse… Étais-je exigeante à ce point ? Était-ce vraiment terrible de vouloir un peu plus de support, de réconfort, alors que je savais déjà que rien ne serait facile ? Parce que ce n’était pas que ma grossesse qui était lourde en ce moment, mes sentiments, surtout, l’étaient. Et malgré moi, je laissai échapper cette idée lorsque je finis par lâcher, en détournant mon regard du sien:  « Peut-être que toi, quand tu le verras, ça ne te fera rien, mais quand je le verrai, à chaque fois, c’est toi que je vais voir… » Et ça, ce serait qu’il ressemble ou pas à Cole, j’en étais persuadée, au vu de comment j’étais faible quand il était question de lui, même aujourd’hui, même après ce qu’il m’avait fait. Dégoûtée de ma propre personne pour ça, dégoûtée de lui par la même occasion, je terminai en marmonnant:  « Mais ça tu ne le comprends même pas. En fait je crois que t’es devenu encore plus bête qu’avant. » Limite, c'était à croire que je prenais plaisir à l’insulter, mais pas du tout. Je vivais juste un paquet d’émotions contradictoires à ce moment précis, et je tentais encore et toujours de me protéger par le sarcasme, mais là, je sentais que sous peu, je n'y parviendrais plus.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Lun 26 Juin - 16:50

Cole restait silencieux laissant Saskia déverser sa colère et son flot de mots sur lui. Elle devait avoir besoin de s’exprimer. Il décidait de la laisser faire peu importe combien ses paroles étaient difficiles à entendre. Elle était aussi rude qu’avant pour ne pas dire plus. Cole commençait à comprendre que Saskia était jalouse de l’attention que peut porter Cole à leur enfant ou encore à Cassy. Il voyait qu’elle souffrait de ne pas être celle auprès de lui-même si elle ne le disait pas ainsi. Il était surpris de constater qu’elle pouvait avoir encore envie d’être auprès de lui, mais encore plus qu’elle ne l’ait jamais dit. Il trouvait ça injuste parce qu’il n’était pas devin et qu’il ne pouvait pas deviner qu’elle vivait tout ceci très mal. Cole pouvait comprendre que c’était difficile de voir son visage partout et surtout dans celui de leur enfant parce qu’elle ne pourrait pas en profiter pleinement. Elle allait devoir tout partager avec Cole et Cassy. Il savait que ce n’était pas juste, mais il ne savait pas ce qu’il pouvait faire d’autre. La jeune femme était bloquée sur sa situation sans penser que cela pourrait être difficile pour Cole. Il savait qu’elle était enceinte, mais elle se montrait assez égoïste. Elle ne se doutait pas que c’était difficile de se dire qu’il n’allait pas élever son enfant avec elle, qu’il allait devoir le partager. Ce n’était pas ainsi qu’il avait imaginé sa vie de père. Pire, il y a encore quelques mois il imaginait qu’il ferait sa vie avec elle et ce n’était plus le cas aujourd’hui. Il avait dû faire le deuil de leur relation pour le bien de son entreprise et la survie de milliers d’emplois. C’était aussi très difficile pour lui, mais Saskia s’en moquait ou alors elle n’avait pas envie de l’entendre. « Parce que tu penses que c’est évident pour moi ? » Lui demanda Cole. Il tenait à ce qu’elle comprenne sa position. Il n’avait plus envie de devoir supporter ses remarques encore longtemps. Il avait besoin d’une partenaire et pas d’une ennemie. Il voulait pouvoir compter sur elle, mais c’était mal parti. « A chaque fois que je devrais te ramener notre enfant, je devrais vous laisser en imaginant ce qu’aurait pu être ma vie avec vous deux si les choses auraient été différentes. Mais je ne peux pas m’offrir le luxe d’y penser parce que sinon je risquerais de revenir et je ne peux pas revenir, je n’en ai pas le droit. » Lui confia le beau blond avant de baisser les yeux. Il l’aimait encore c’était certain, mais il ne pouvait pas se laisser aller à écouter son cœur. Il devait continuer sa promesse qu’il le veuille ou pas. « J’essaye simplement d’adapter une situation compliquée et au lieu de me soutenir tu m’insultes et me fait passer pour le roi des salauds. » Rajouta-t-il. Il en avait assez qu’elle le blâme pour tout à croire qu’il ne faisait que le mal autour de lui et surtout envers elle. Il avait envie qu’elle prenne conscience des conséquences de ses paroles. Sous prétexte qu’elle est enceinte, il ne comptait pas tout lui passer.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mer 28 Juin - 16:00



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Même si cela ne se voyait pas aux premiers abords, j’étais consciente que ce n’était pas chose facile pour Cole non plus. En effet, pas une seule fois j’avais pensé que ce serait totalement simple pour lui, qu’il allait n’en avoir rien à faire. Mine de rien, le fait qu’il pense au bébé me montrait qu’il souhaitait s’impliquer. Ce qui clochait à ce moment précis, c’était plutôt le fait que justement, il ne pensait qu’à cela, comme si je n’étais rien de plus que celle qui allait le porter, celle qui le déposerait chez lui, qui ne saurait dire un seul mot, et voilà tout. J’avais beau être bornée, mais je n’étais pas complètement idiote non plus. Par contre, concernant l’attention qu’il portait à ma personne, ça, je ne prévoyais pas changer d’idée, puisque je pensais que sa réaction était suffisante pour me prouver que j’avais raison. Et pourtant, il parvint à me prouver le contraire lorsque soudainement, il en vint à m’avouer qu’alors que moi, j’allais souffrir de voir notre enfant, alors lui, il allait avoir des regrets, des regrets que nous ne puissions pas avoir une vraie vie de famille. Cette révélation arriva comme une claque en pleine figure, et combiné avec mes hormones, elle vint me monter les larmes aux yeux, alors que je n’avais clairement pas l’habitude de pleurer, encore moins en public. Et là, intérieurement, je me mis à maudire la société, les attentes des gens, tout ce qui nous empêchait de vivre comme on le souhaitait. Qu’avions-nous fait pour nous retrouver dans une telle situation ? L’avions-nous vraiment mérité ? Tout cela se mit à tourner dans ma tête, si bien que dans l’immédiat, je ne sus répondre. Ce fut seulement lorsque Cole vint à supposer que je le prenais pour le roi des salauds que je tentai de reprendre un semblant de contenance, puis dire, du tac au tac:  « Cesse de dramatiser, je n’ai jamais dit une chose pareille. » Par contre, je n’eus pas retrouvé suffisamment de contrôle sur moi-même pour continuer, et pire encore, je ne savais que dire. Bien sûr, j’avais encore et toujours envie qu’il ouvre les yeux, mais pouvais-je vraiment lui dire clairement ? En venant limite à la conclusion que c’était probablement là ma dernière solution pour qu’il comprenne, je me décidai à céder. Cela ne me fit pas plaisir, comme je le prouvai en cachant mon visage dans ma main pendant un instant, et plus encore, je le laissai là quand je commençai à dire:  « Mais ça fait chier Cole… Ça fait chier depuis le début, toute cette histoire, et là, c’est encore pire… » Ce fut qu’après cela que je retirai ma main de mon visage, mais je ne fus pas encore prête à regarder Cole, alors ce fut en considérant mes pieds que je poursuivis:  « C’est pire parce que ça fait mal… Parce que désormais je sais que tu n’es pas avec une poupée sans cervelle… » Perdant le contrôle sur mes pensées suite à ce propos, je commençai à rire avant d’ajouter:  « Tu sais, parfois, je m’imaginais que peut-être, un jour, tu n’arriverais plus à la supporter, et qu’au final, tu allais lâcher prise… Pas que je ne crois pas que tu n’es pas un homme de parole mais bon… J’ai espéré… » Suite à cela, je me calmai, essuyai maladroitement les quelques larmes qui étaient coulées sur mes joues, puis je croisai de nouveau mes bras sur ma poitrine pour dire:  « Mais maintenant je sais que ce n’est juste pas possible… Et si j’ai décidé de m’éloigner c’est parce que j’ai besoin de temps pour me faire à l’idée, pour me faire à l’idée que je dois m’ajuster dans toute cette histoire. Je ne veux pas être égoïste, je veux juste… Que ça fasse moins mal… » Sentant que je perdais mes mots, que je me répétais, que je revenais toujours au même, je m’arrêtai, déglutissant, tellement peu habituée à ne pas me sentir en contrôle de la sorte. Mais déterminée à aller au bout de mon histoire, je soupirai, puis je dis, même si ce fut avec une voix plus brisée:  « Mais qu’est-ce que ça change, en fait ? Tu l’as dit toi-même, tu n’as pas le choix, et même si chaque jour, je meurs d’envie de te convaincre de changer d’idée, ce serait juste bête, bête et égoïste de ma part… Alors s’il te plait, fais juste considérer le fait que j’ai besoin de temps pour m’y faire… Je ne sais pas combien, je ne sais même pas si j’y parviendrai un jour, mais t’as pas à t’en faire, je ne suis pas idiote au point d’affecter la vie du bébé pour autant. » En fait, limite, je tentais de me conforter en me disant que c’était peut-être mieux que ça arrive maintenant, mais au fond, c’était là qu’un maigre réconfort, parce que je savais que rien ne saurait vraiment me remonter le moral à ce point.

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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Jeu 29 Juin - 18:59

Cole écoutait attentivement ce qu’elle avait à dire et son discours prenait tout son sens. Elle avait raison sur beaucoup de points. Maintenant qu’il arrêtait de faire l’autruche en regardant ailleurs pour ne pas voir les sentiments qu’ils ont toujours l’un pour l’autre il comprit sa position. Non seulement sa fiancée n’est pas une inconnue, mais c’est une jeune femme charmante qu’elle adorait auparavant. Elle espérait qu’il se mette à la détester et qu’il revienne vers elle, mais elle prenait conscience que ça n’arriverait sûrement pas et que c’était bien plus compliqué que ça. Si elle pouvait détester l’idée qu’il soit fiancé c’était difficile de détester sa fiancée qui avait finalement ce dont elle rêvait. Cole sentait son cœur se serrer parce que lui aussi aurait aimé faire les choses bien ensemble. Il aurait aimé s’unir avec elle pour le meilleur et pour le pire, fonder une famille, mais rien n’est jamais vraiment simple. La jeune femme avait besoin de s’éloigner pour pouvoir mener à bien sa grossesse sereinement tout en faisant le deuil de leur relation. Elle avait besoin de l’oublier pour aller mieux. Il ne pouvait pas lui en vouloir de faire passer avant ce qui était bon pour elle. Il était désolé, tellement désolé de toute cette situation. Il aurait voulu être son prince charmant, mais à la place il était l’homme qui l’a faisait encore et toujours souffrir. Il ne savait pas quoi lui dire puisque rien de ce qu’il pourrait dire ou faire n’apaiserait sa peine. Elle allait avoir son enfant, elle allait le voir en épouser une autre et tout partager avec. C’était difficile à accepter. Il ressentait la même chose, mais il ne pouvait pas s’échapper de cette situation. Il devait vivre avec peu importe combien ça faisait mal parce que ce qu’il voulait ne comptait pas en comparaison. Il n’avait pas envie de la laisser partir, de la voir s’éloigner parce que malgré leur dispute sa présence lui faisait du bien. Il allait cependant, devoir le faire. Cole devait cesser d’être égoïste et il allait devoir la laisser partir. Cole savait bien qu’elle n’était pas assez idiote pour affecter la vie du bébé bien au contraire. Elle serait une mère courageuse et formidable. Il était malheureusement privé de le voir de ses propres yeux. Il devrait se contenter de morceaux parce que ça ne serait pas juste de rester dans le coin et de torturer la jeune femme avec leurs sentiments respectifs. Ils allaient devoir faire les choses comme les autres, partager l’enfant et s’éviter jusqu’à ce que ça fasse moins mal. Cole en prenait conscience désormais. « Tu as raison, je dois te laisser aller de l’avant pour le bien du bébé, mais surtout pour ton bien à toi. Je suis désolé de te faire subir tout ça, crois-moi. » Lui confia Cole. Elle ne venait pas de rêver, il venait de lui donner raison. Il allait l’écouter désormais et il ne parlait pas du bébé en premier. Il avait aussi compris ça. « Je ne t’importunerais plus, on fera selon tes règles, mais sache que je serais toujours là si tu as besoin. » Rajouta-t-il. Il l’a regarda une dernière fois avant de tourner les talons. Il devait s’en aller de cette pièce et commencer à appliquer ses promesses même si cela lui faisait un mal de chien. Elle méritait tellement mieux.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Ven 30 Juin - 1:37



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Au bout du compte, j’étais presque persuadée qu’être franche comme je l’avais été, même si ç’avait été très difficile, avait été probablement la chose la plus efficace que j’avais faite dans cette conversation. Mais après, jamais je n’aurais pensé que cette technique mènerait à des résultats aussi efficaces aussi rapidement, dans le sens où jamais je n’aurais cru que tout de suite après mon discours, Cole allait me donner raison. Sachant qu’il pouvait être aussi têtu que moi, j’étais persuadée qu’il allait trouver une faille à celui-ci, l’exploiter, tenter de me faire avoir tort sur un point ou un autre, menant à une discussion qui serait probablement douloureuse et interminable. Mais non, à la place, il céda, acceptant de me donner la distance dont j’avais besoin, le temps nécessaire pour que je puisse à peu près me conforter dans l’idée de vivre une vie, d’élever son enfant sans lui. Compte tenu de ce que je venais de lui demander, je n’allais pas me plaindre du fait qu’il comptait répondre à ma requête, même si je ne considérai pas cela comme étant une victoire non plus. Il n’en demeurait pas moins que compte tenu des sentiments que j’éprouvais pour lui, j’aurais préféré ne jamais avoir à l’éloigner de moi de la sorte. J’aurais préféré de loin qu’il m’en empêche, qu’il change encore une fois d’idée, mais il fallait que je me rende à l’évidence; c’était désormais impossible. Il me fallait être rationnelle, et la seule façon que je pouvais l’être en ce moment, c’était de prendre en considération le fait qu’il acceptait ma demande, et qu’en pensant à mon bien, cela prouvait qu’il tenait à moi un minimum, autrement que ce que j’avais pu m’imaginer précédemment. Ce n’était pas plus mal, mais ce n’était pas moins douloureux pour autant, je ne pouvais pas le nier. Malgré tout, histoire de ne pas céder à nouveau, histoire de ne pas tourner ne rond, me perdre dans mes idées, dans mes envies et mes sentiments comme je le faisais trop souvent ces derniers jours, je n’en fis rien, me contentant de simplement baisser le regard, comme pour mettre fin à la conversation en silence. Ce à quoi je ne m’attendis pas toutefois, c’était que Cole, lui, allait prendre cette fin de discussion comme une opportunité pour quitter la pièce, quitter la mairie, mettre fin à cet échange, à tout échange que nous pourrions avoir prochainement. Combien de temps allions-nous rester sans parler ? Quelques jours ? Quelques semaines ? Jusqu’à la naissance du bébé ? Combien de temps allais-je mettre pour mettre mes sentiments en place dans ma tête et dans mon coeur ? Malheureusement, je ne saurais pas le dire. Cependant, une chose était certaine, c’était que je n’étais pas certaine que je voulais que cela se termine ainsi. Mais comment pouvais-je le retenir ? Ce n’était pas comme si je pouvais lui demander une marque d’affection quelconque en guise d’adieu, ou d’aurevoir temporaire, parce que je savais que cela ferait d’autant plus mal. Et comme si soudainement, il tentait de m’aider, ou du moins, me faire comprendre que je ne pouvais pas l’oublier, le bébé se mit à s’agiter dans mon ventre. Rien de majeur, pas de quoi avoir mal, mais ce fut suffisant pour me secouer, et me faire dire à l’adresse de Cole:  « Attends… » Et sans même vérifier s’il allait se retourner ou pas, je contournai mon bureau pour en ouvrir le petit tiroir du haut et en sortir une enveloppe de la clinique où je faisais mes suivis de grossesse. Lorsque je l’eus en main, je revins en sa direction, puis je lui dis:  « Ce sont les clichés de l’échographie d’hier… J’en ai des doubles, tu peux les garder… » Bien sûr, je n’étais pas fière de ne pas l’avoir prévenu que j’avais rendez-vous la veille, mais j’espérais que cela rattraperait le coup un minimum. Et j’espérais aussi que d’ici la prochaine fois, je serais capable de me faire violence suffisamment pour le laisser m’accompagner. Là, hier, c’était juste trop frais, trop difficile. Mais cela ne voulait pas dire que je n’avais pas pensé à lui pendant tout ce temps, et comme pour le lui prouver, j’ajoutai, une main instinctivement posée sur mon ventre, comme pour y calmer le foetus qui s’y agitait toujours:  « Et je ne voulais pas apprendre le sexe du bébé sans toi, mais je l'ai su quand même… Par accident… » Sur ces mots, je ne dis plus rien, me mordillant la lèvre inférieure en attendant de voir ce qu’il allait dire, s’il voudrait le savoir ou pas avant de partir.

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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Mer 12 Juil - 19:54

Cole pensait que sa présence n’était plus désirée. Il avait suffisamment stressé la jeune femme avec leur drama personnel. Il devait lui laisser le temps d’aller de l’avant, de passer à autre chose sans lui. Il ne tenait pas à remuer le couteau dans la plaie inutilement. Il devait aussi avancer et construire sa propre vie sans elle. Certes, ce bébé les lierait à jamais, mais il allait épouser une autre femme d’ici quelques mois et cela changeait tout. Ils ne pouvaient plus continuer à faire un pas en avant et trois pas en arrière. Désormais, les conséquences ne concernent plus qu’eux, il y a aussi Cassy et ce bébé. Cole ne pouvait pas être égoïste il devait commencer à agir en homme peu importe combien la séparation peut être difficile. Alors qu’il allait sortir de son bureau la jeune femme le rattrapa. Il ne s’y attendait absolument pas à voir la façon dont elle se comportait. Il pensait qu’elle n’attendait que ça. Mais Saskia lui réservait une jolie surprise. En effet, elle lui confia qu’elle avait été à la deuxième échographie hier et qu’elle avait des clichés pour lui. Elle les avait eu en double alors elle les lui donnait. Elle avait envie qu’il puisse partager ce moment en différé ce qui était gentil de sa part. Elle aurait très bien pu garder tout ça pour elle. Elle faisait donc un pas vers lui afin d’arranger la situation pour le bébé ce qui était bon signe pour l’avenir. « Merci .. » Lui répondit le beau blond. Il n’était pas froid, il était surtout surpris qu’elle partage ces clichés avec lui. Il aurait pensé qu’elle ne le fasse pas après tout ça. Il ne lui tenait d’ailleurs pas rigueur pour l’échographie. Il comprenait qu’elle venait d’apprendre à propos de Cassy et que ce n’était pas le meilleur moment. Il n’aurait pas voulu provoquer du stress inutile durant ce beau moment. Il espérait cependant, qu’elle lui offre la chance la prochaine fois de participer. Il a aussi envie de vivre ce moment à ses côtés. Il a envie de faire partie de la vie de ce bébé même s’il est encore dans le ventre de la jeune femme. Cependant, il ne le demandera pas de suite. Il ne tient pas à gâcher ce moment de répit entre eux. Alors qu’il allait ouvrir les clichés pour voir à quoi ressemblait leur bébé, Saskia lâcha une information de la plus haute importante. Elle connaissait le sexe du bébé, elle l’avait appris – par accident – ce qui le surprenait beaucoup. Il ne savait pas s’il devait lui demander ou pas ce que c’était. Dans tous les cas, il serait heureux, mais il n’a jamais été très patient. Il ne s’imagine pas attendre les derniers mois pour le découvrir. « Qu’est-ce qu’on va avoir alors ? » Lui demanda Cole comme un petit garçon surexcité devant un cadeau. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps pour le savoir. Il espérait alors qu’elle allait partager cette nouvelle avec lui.
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MessageSujet: Re: say you won't let go (cole)   Dim 16 Juil - 15:31



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Je savais bien que je n’avais rien fait pour provoquer une réaction contraire, mais au moment où je vins à parler de l’échographie et des photos que j’avais pu en tirer, Cole sembla se radoucir quelque peu. C’était limite si je pouvais percevoir un certain contentement dans le fait que j’avais pensé à lui en demandant ces fameux doubles. Je n’allais pas le nier, c’était tant mieux, même si en parallèle, ça me faisait comprendre que toute cette histoire, complexe comme pas deux, m’écoeurait encore plus que je n’aurais pu l’imaginer. Parce que là, tout de suite, en parlant du bébé, autrement que comme étant la dernière chose qui nous liait, l’issue de la seule étincelle qui semblait nous rester et qui était en train de doucement disparaître, j’avais ce que je pensais être un aperçu de comment nous aurions pu nous comporter s’il n’avait pas été question de son mariage, que peut-être nous aurions pu nous réjouir autrement de la venue de cet enfant, même si ce n’était pas planifié. Et tristement, cette pensée ne rendait pas le moment apaisant, même si quelque chose me donnait envie que celui-ci ne s’arrête pas. Était-ce pour cela que j’avais avoué à Cole que je connaissais le sexe du bébé ? Peut-être, même si par orgueil, je pourrais très bien me convaincre que c’était simplement la moindre des choses. Par contre, est-ce que mon orgueil saurait me convaincre que la réaction de Cole était normale aussi ? Ne me ferait pas du tout craquer ? Malheureusement non. J’avais souvent connu Cole comme étant quelqu’un de relativement austère, qui ne cédait pas à la plaisanterie bien souvent, alors le voir ainsi, à attendre ma réponse, comme un gamin qui veut son cadeau de Noël, comme probablement notre enfant allait attendre ses cadeaux de Noël à un moment ou un autre, me fit quelque peu faillir. Pour ne pas céder à la tentation de sourire, je dus fermer les yeux, mais comme pour me rappeler dans le moment présent, le bébé céda de nouveau à l’envie de me donner des coups de pied. Soupirant, je devins quand même faible, puis je fis un autre pas en direction de Cole, histoire de prendre son poignet - parce que sa main, pour moi, pour ma santé mentale, c’était trop dangereux - et je fis en sorte qu’il pose sa paume sur mon ventre pour sentir le bébé bouger, tandis que je lui disais finalement:  « Un garçon. On va avoir un fils. » Pendant tout ce temps, je m’étais faite violence pour ne pas croiser son regard, mais après avoir laissé tomber ces mots, cette nouvelle qui en était une certainement énorme, je ne pus faire autrement que de lever les yeux pour le regarder, guetter sa réaction, me laisser aller à la contemplation du visage de Cole, même si c’était peut-être pour la dernière fois avant longtemps, la dernière fois pour toujours peut-être aussi.

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